Jean-Pierre Farandou — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
29 mars 2024 au 7 avr. 2026
Questions
202
Entretiens
9
Sources
9
Heures analysées
2,8 h
Répartition sur 202 questions évaluables
Réponse directe
121
Réponse partielle
32
Réponse à côté
44
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 101 à 125 sur 202
Question 101Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Ça veut dire en termes de formation ?
Réponse directe
D'abord, on leur assure au minimum 75% de rémunération de leur salaire brut pendant 12 mois. Donc c'est une période assez longue où ils sont sécurisés au plan économique. Et deuxièmement, des conseillers. Les conseillers emploi vont être mis à leur disposition pour des diagnostics individuels, pour chacun. L'histoire de chacun est différente. qu'un nouveau projet professionnel, disons, on va les aider à réussir et à Saint-Ouen et à Orléans.
« D'abord, on leur assure au minimum 75% de rémunération de leur salaire brut pendant 12 mois. Donc c'est une période assez longue où ils sont sécurisés au plan économique. Et deuxièmement, des conseillers. Les conseillers emploi vont être mis à leur disposition pour des diagnostics individuels, pour chacun. L'histoire de chacun est différente. qu'un nouveau projet professionnel, disons, on va les aider à réussir et à Saint-Ouen et à Orléans. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités29 mars 2024 au 7 avr. 2026 · 28 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les pénuries s'expliquent aussi pas mal par un comportement de précaution. On voit bien que les gens, et c'est normal, veulent être sûrs d'avoir le plein, donc ils se précipitent pour faire le plein. Et aussi, on sait qu'il y a des marques de distributeurs qui ont des prix peut-être un peu plus bas, et c'est particulièrement ces stations-là qui sont encombrées. Mais je le redis très clairement, au moment où on se parle, il n'y a pas de problème d'approvisionnement, ni en carburant, ni en gaz dans notre pays. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 0:29
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 102Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Ça veut dire qu'au lieu d'avoir des multiples guichets ou plusieurs lignes, on aura... Expliquez-nous vraiment ce que ça changera au quotidien.
Réponse directe
Bon, vous aurez un compte social unique où chacun pourra savoir exactement ce à quoi il a droit. Aujourd'hui, c'est très compliqué. Et on sait d'ailleurs des gens, on n'accède pas à leur droit parce qu'ils ne savent pas bien s'y retrouver dans la jungle des systèmes qui existent. Et deuxièmement, vous avez aussi un revenu social de référence où par foyer, on saura exactement, finalement, le niveau de revenu d'un foyer ou par le travail ou par les aides. Et à partir de là, c'est beaucoup plus équitable pour allouer un certain nombre d'aides. Voilà. Et deuxièmement, je le redis, tout ça, bien évidemment, ça rentre dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Il y a un plan de solidarité dans…
« Bon, vous aurez un compte social unique où chacun pourra savoir exactement ce à quoi il a droit. Aujourd'hui, c'est très compliqué. Et on sait d'ailleurs des gens, on n'accède pas à leur droit parce qu'ils ne savent pas bien s'y retrouver dans la jungle des systèmes qui existent. Et deuxièmement, vous avez aussi un revenu social de référence où par foyer, on saura exactement, finalement, le niveau de revenu d'un foyer ou par le travail ou par les aides. Et à partir de là, c'est beaucoup plus équitable pour allouer un certain nombre d'aides. Voilà. Et deuxièmement, je le redis, tout ça, bien évidemment, ça rentre dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Il y a un plan de solidarité dans ce pays. On a de la pauvreté. Ce n'est pas nouveau. Il y a dix ans, il y avait 9 millions de pauvres. Il y en a 10 millions. Donc, ce n'est pas nouveau qu'il est pour dans ce pays. Par contre, nous nous battons contre la pauvreté avec beaucoup d'énergie. Ce système d'aide, il est là pour ça. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 14:11
Question 103Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Donc il reste quelques jours effectivement pour en décider. À titre personnel, vous estimez toujours que l'État n'a plus les moyens d'être aussi généreux ?
Réponse directe
Alors sur la question de fond, c'est tout le débat un peu du financement de la sécurité sociale, de notre système de protection sociale. C'est un vrai sujet. On sait que ça consomme de plus en plus de part de notre richesse. Je pense que moi, il faut ouvrir le débat. Je pense que ce n'est pas l'occasion d'un projet de loi de finances qui est un peu technique, qui va vite. On est au Parlement. Moi, je suis prêt à engager un débat de fond. Comme je l'ai fait sur les retraites à travers une conférence qu'on a lancée dans le pays avec des partenaires sociaux, je suis prêt à réunir toutes les parties prenantes pour discuter c'est quoi notre modèle social, notre système de protection et comment o…
« Alors sur la question de fond, c'est tout le débat un peu du financement de la sécurité sociale, de notre système de protection sociale. C'est un vrai sujet. On sait que ça consomme de plus en plus de part de notre richesse. Je pense que moi, il faut ouvrir le débat. Je pense que ce n'est pas l'occasion d'un projet de loi de finances qui est un peu technique, qui va vite. On est au Parlement. Moi, je suis prêt à engager un débat de fond. Comme je l'ai fait sur les retraites à travers une conférence qu'on a lancée dans le pays avec des partenaires sociaux, je suis prêt à réunir toutes les parties prenantes pour discuter c'est quoi notre modèle social, notre système de protection et comment on le finance. Je pense que c'est un débat qu'il faut mettre sur la table. On est un peu aux limites, un peu au système. Il est né, vous avez, après la guerre, on a un système de la sécurité sociale qui a 80 ans. Le temps est peut-être venu maintenant de remettre à plat les conditions de financement de notre système de protection sociale. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 2:41
Question 104Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Donc, tant pis si ça doit prendre du temps ?
Réponse directe
Tant pis si ça doit prendre du temps, mais pas trop de temps non plus, parce qu'on a besoin d'un budget. C'est important, par exemple, pour les armées, on est prêt à mettre 6,7 milliards d'euros supplémentaires pour mieux se défendre. C'est dans le projet de loi. On parlait de la prime de Noël. La prime de Noël aussi, elle est dans le budget. Donc, c'est très, très important de donner un budget. Et j'espère, moi, je suis toujours optimiste, et je crois à la capacité de compromis, qu'on peut y arriver d'ici la fin de l'année.
« Tant pis si ça doit prendre du temps, mais pas trop de temps non plus, parce qu'on a besoin d'un budget. C'est important, par exemple, pour les armées, on est prêt à mettre 6,7 milliards d'euros supplémentaires pour mieux se défendre. C'est dans le projet de loi. On parlait de la prime de Noël. La prime de Noël aussi, elle est dans le budget. Donc, c'est très, très important de donner un budget. Et j'espère, moi, je suis toujours optimiste, et je crois à la capacité de compromis, qu'on peut y arriver d'ici la fin de l'année. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 6:34
Question 105Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Est-ce qu'un décret sera effectivement présenté pour augmenter le SMIC, et à quelle hauteur ?
Réponse directe
Je peux vous dire qu'aujourd'hui, c'est aujourd'hui normalement que ça se décide en Conseil des ministres, c'est ça la procédure. Le SMIC sera augmenté un peu plus que l'inflation. L'inflation est à 0,9%, c'est les derniers calculs sur un an. Le SMIC sera augmenté de 1,18%, donc avec un petit supplément par rapport à l'inflation. C'est un coup de pouce intégré au mode de calcul, parce que le mode de calcul fait qu'on donne souvent un peu plus que l'inflation, et d'ailleurs, depuis 2021, le SMIC a déjà été augmenté de 17%, alors que l'inflation est à 15%, elle a été augmenté de 15%, les salaires de 15%. Donc on voit, le SMIC se tient bien, et via les mécanismes d'indexation, on arrive bien à…
« Je peux vous dire qu'aujourd'hui, c'est aujourd'hui normalement que ça se décide en Conseil des ministres, c'est ça la procédure. Le SMIC sera augmenté un peu plus que l'inflation. L'inflation est à 0,9%, c'est les derniers calculs sur un an. Le SMIC sera augmenté de 1,18%, donc avec un petit supplément par rapport à l'inflation. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 7:04Voir 1 autre passage
« C'est un coup de pouce intégré au mode de calcul, parce que le mode de calcul fait qu'on donne souvent un peu plus que l'inflation, et d'ailleurs, depuis 2021, le SMIC a déjà été augmenté de 17%, alors que l'inflation est à 15%, elle a été augmenté de 15%, les salaires de 15%. Donc on voit, le SMIC se tient bien, et via les mécanismes d'indexation, on arrive bien à le maintenir à un niveau suffisant. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 7:25
Question 106Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Et est-ce qu'il y a un moyen de stopper cette hémorragie ?
Réponse directe
Il y a deux sujets. Il y a effectivement le traitement de fonds. On est envahi de produits chinois. C'est ça le problème. Il faut qu'on arrive à se protéger de ce plan d'invasion massive de produits chinois à très bas coût, avec du dumping social, des normes sanitaires qui ne sont pas respectées. Il faut absolument qu'on se protège au niveau français et au niveau européen. Ça, c'est central, c'est stratégique. Peut-être que l'Europe a été un peu naïve. Je pense qu'une fond de naïveté de l'Europe, c'est fini. Il faut que l'Europe se prenne en main. On a d'un côté les Chinois qui veulent nous envahir et de l'autre côté les Américains qui se protègent par leurs tarifs douaniers. Voilà, c'est ç…
« Il y a deux sujets. Il y a effectivement le traitement de fonds. On est envahi de produits chinois. C'est ça le problème. Il faut qu'on arrive à se protéger de ce plan d'invasion massive de produits chinois à très bas coût, avec du dumping social, des normes sanitaires qui ne sont pas respectées. Il faut absolument qu'on se protège au niveau français et au niveau européen. Ça, c'est central, c'est stratégique. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 9:14Voir 1 autre passage
« Peut-être que l'Europe a été un peu naïve. Je pense qu'une fond de naïveté de l'Europe, c'est fini. Il faut que l'Europe se prenne en main. On a d'un côté les Chinois qui veulent nous envahir et de l'autre côté les Américains qui se protègent par leurs tarifs douaniers. Voilà, c'est ça la réalité du monde. Dans cet environnement-là, l'Europe doit devenir plus solide et se protéger davantage. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 9:35
Question 107Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Et c'est ce qu'on va voir justement. Utile, comment ?
Réponse directe
D'abord elle a été versée hier, la prime de Noël. Donc ça y est, c'est fait. Ça c'est fait. Voilà. Donc c'est une bonne chose, c'est une bonne nouvelle. – Oui, oui. Elle a été versée dans les conditions habituelles. Donc on est des enfants, qu'on n'est pas des enfants, du moins qu'on est bénéficiaires du RSA. On a reçu la prime de Noël. Personne seul, personne avec enfant. Tout le monde a reçu la prime de Noël. L'année prochaine, donc là ça renvoie à ce que vous avez indiqué, c'est le débat sur le budget pour l'année prochaine. Ce budget pour l'année prochaine, pour l'État, on cherche à l'équilibrer. Vous savez qu'on voulait même partir dans la copie initiale à 4,7% de déficit. Parce que c'…
« D'abord elle a été versée hier, la prime de Noël. Donc ça y est, c'est fait. Ça c'est fait. Voilà. Donc c'est une bonne chose, c'est une bonne nouvelle. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 1:31Voir 1 autre passage
« – Oui, oui. Elle a été versée dans les conditions habituelles. Donc on est des enfants, qu'on n'est pas des enfants, du moins qu'on est bénéficiaires du RSA. On a reçu la prime de Noël. Personne seul, personne avec enfant. Tout le monde a reçu la prime de Noël. L'année prochaine, donc là ça renvoie à ce que vous avez indiqué, c'est le débat sur le budget pour l'année prochaine. Ce budget pour l'année prochaine, pour l'État, on cherche à l'équilibrer. Vous savez qu'on voulait même partir dans la copie initiale à 4,7% de déficit. Parce que c'est très important que l'État français sorte progressivement ce problème de déficit qui accroît la dette, taux d'intérêt de plus en plus élevé, la charge de la dette d'être en plus lourde. C'est ça. Dans cette copie initiale, c'est vrai, je l'ai dit, il y avait effectivement la proposition de réduire les bénéficiaires de la prime de Noël. C'était une proposition. Tout de suite, j'ai dit aussi que j'étais prêt à en discuter. Et d'ailleurs, c'est le Parlement qui va le faire. Donc pour le moment, rien n'est encore tranché. Et le Parlement, et notamment à l'Assemblée nationale, décidera de la manière dont tu veux appliquer la prime de Noël dans ce pays l'année prochaine. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 1:38
Question 108Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Est-ce que vous imaginez qu'elle puisse se calmer ?
Réponse partielle
Moi, d'abord, j'allais dire que je comprends la colère agricole. Parce que, voilà, c'est mon histoire personnelle. Ce n'est pas très important. Mais mes grands-parents ont été les paysans du Sud-Ouest dans les zones qui sont concernées. Voilà. Et des vaches, j'en ai connues dans les fermes. Et je connais l'attachement des paysans à leurs vaches. Ils les appellent par le prénom. Vous voyez, elles ont des prénoms, les vaches. Donc, le lien affectif est très important. Voilà. Donc, je fais court, mais je comprends tout à fait. Ce que le gouvernement a décidé, c'est de massifier, d'accélérer la vaccination dans le grand Sud-Ouest, dont non seulement les zones infectées, mais au-delà. Donc, il y…
« Voilà. Et des vaches, j'en ai connues dans les fermes. Et je connais l'attachement des paysans à leurs vaches. Ils les appellent par le prénom. Vous voyez, elles ont des prénoms, les vaches. Donc, le lien affectif est très important. Voilà. Donc, je fais court, mais je comprends tout à fait. Ce que le gouvernement a décidé, c'est de massifier, d'accélérer la vaccination dans le grand Sud-Ouest, dont non seulement les zones infectées, mais au-delà. Donc, il y a cinq départements concernés par des infections. C'est très contagieux. C'est une maladie qui est terrible. Donc, il faut vraiment mettre le paquet. Il faut les isoler. Et il y a un cordon sanitaire. Six départements autour pour faire vraiment un cordon sanitaire avec tout le reste du pays. L'enjeu, c'est d'éviter que cette maladie ne se propage pas aux 16 millions de bovins dans notre pays. Donc, on met le paquet. 750 000 vaccinations vont être faites. On mobilise tous les vétérinaires, les actuels, les retraités, ceux de l'armée, ceux de l'État, les étudiants. On met le paquet. On commence par l'Ariège. Il y a 1000 fermes en Ariège où la vaccination sera faite d'ici la fin de l'année. Voilà. C'est un effort de mobilisation générale. Je remercie d'ailleurs les vétérinaires qui se mobilisent tous. Vraiment, tout le monde se mobilise pour éradiquer cette maladie, notamment par un effort massif de vaccination accéléré dans le Grand Sud-Ouest. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 16:38
Question 109Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
On voit là que les prix des mutuelles vont encore augmenter. Est-ce qu'on n'arrive pas justement à ce bout du système où c'est les vases communicants où quand l'État ne veut plus, il se déverse sur les autres ?
Réponse directe
Aujourd'hui, le système de la sécurité sociale en France, la protection sociale, les retraites, la maladie, il est payé par le travail, par des cotisations patronales, donc s'il renvoie au coût du travail, et salariales, qui renvoie d'ailleurs à la différence entre salaire bruit et salaire net, qui est aussi un débat dans ce pays sur le pouvoir d'achat. Et de l'autre côté, il est payé de plus en plus aussi par l'État qui comble le trou, puisqu'il manque encore de l'argent, les cotisations ne sont pas suffisantes. C'est ça qu'il faut mettre sur la table. Il n'y a pas de solution évidente, mais en tout cas, discutons-en, regardons les formules possibles. Je pense que ce débat sera très utile.…
« Aujourd'hui, le système de la sécurité sociale en France, la protection sociale, les retraites, la maladie, il est payé par le travail, par des cotisations patronales, donc s'il renvoie au coût du travail, et salariales, qui renvoie d'ailleurs à la différence entre salaire bruit et salaire net, qui est aussi un débat dans ce pays sur le pouvoir d'achat. Et de l'autre côté, il est payé de plus en plus aussi par l'État qui comble le trou, puisqu'il manque encore de l'argent, les cotisations ne sont pas suffisantes. C'est ça qu'il faut mettre sur la table. Il n'y a pas de solution évidente, mais en tout cas, discutons-en, regardons les formules possibles. Je pense que ce débat sera très utile. Au fond, je suis en train de dire que la prochaine campagne présidentielle, elle sera sociale. Il faudra parler retraite, il faudra parler sécurité sociale, et on peut penser que le débat démocratique tranchera le modèle de protection que les Français souhaitent pour leur pays. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 3:50
Question 110Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Jean-Pierre Farandou, la question des allocations familiales. Le projet de loi de finances sur la sécurité sociale qui a donc été adopté prévoit de décaler l'âge de majoration des allocations familiales de 14 à 18 ans. Aujourd'hui, quand votre enfant avait 14 ans, votre allocation familiale était revalorisée, considérée qu'il vous coûtait plus cher. Ça ne sera qu'à 18 ans. Est-ce que vous n'allez pas lier à cette question-là pour les Français, pour le manque à gagner que ça serait pour les familles ?
Réponse directe
Ça, c'est le Parlement qui l'a décidé. La loi, elle va s'appliquer. Là encore, il ne faut pas oublier qu'il y a cette notion de recherche d'économie quand même. C'est l'équilibre entre l'économie et la sociale. En ce moment, honnêtement, déjà que les gens ne font pas de bébés... Il faut que tout le monde fasse des efforts. C'est bien le problème. On voit bien que chaque fois qu'on demande des efforts dans ce pays, c'est compliqué à accepter. Comment on fait ? On ne peut pas à la fois équilibrer ou chercher à équilibrer la sécurité sociale et refuser tous les efforts. Alors les efforts, c'est compliqué, c'est difficile. Difficile à assumer aussi, bien sûr, pour un gouvernement. Mais c'est no…
« Ça, c'est le Parlement qui l'a décidé. La loi, elle va s'appliquer. Là encore, il ne faut pas oublier qu'il y a cette notion de recherche d'économie quand même. C'est l'équilibre entre l'économie et la sociale. En ce moment, honnêtement, déjà que les gens ne font pas de bébés... Il faut que tout le monde fasse des efforts. C'est bien le problème. On voit bien que chaque fois qu'on demande des efforts dans ce pays, c'est compliqué à accepter. Comment on fait ? On ne peut pas à la fois équilibrer ou chercher à équilibrer la sécurité sociale et refuser tous les efforts. Alors les efforts, c'est compliqué, c'est difficile. Difficile à assumer aussi, bien sûr, pour un gouvernement. Mais c'est notre devoir aussi de trouver ces équilibres économiques, sociaux. Surtout qu'on ne s'en est pas trop mal sortis. Ce budget, il n'est pas mal. Il a évité le dérapage des comptes de la sécurité sociale, avec un chiffre qui reste raisonnable, même toujours en déficit. Mais on ne pouvait pas rétablir l'équipe d'un seul coup. Il apporte beaucoup de bonnes choses aux Français. Vous l'assumez, vous l'assumez. Oui, je l'assume. Et moi, honnêtement, ma lecture, je trouve que ce n'est pas un mauvais budget. J'entends beaucoup de critiques que je trouve excessives. Il arrange la retraite des femmes, par exemple, depuis le temps qu'on a parlé. Les femmes qui ont des enfants verront leur retraite améliorée. Il arrange aussi tout ce qui est l'accès aux soins dans les territoires. Donc il y a plein de bonnes choses dans le budget. Regardons ce qui va bien. Attention à ne pas tomber dans le catastrophisme dans ce pays. On voit toujours ce qui va mal, on le bourre souple. On ne voit pas ce qui va bien. Il y a beaucoup de choses qui vont bien dans ce pays. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 12:37
Question 111Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Vous êtes le ministre du Travail et des Solidarités, ancien président, directeur général de la SNCF. De très nombreuses questions à vous poser sur le SMIC, sur les allocations, sur la prime de Noël, sur l'emploi, sur le budget bien sûr. Mais en préparant cette interview, je me suis demandé si finalement vous n'étiez pas mieux à la tête de la SNCF. C'était presque plus confortable, non ?
Réponse à côté
C'est différent. C'est sûr que la SNCF, je la connaissais très bien. J'ai passé 45 ans de ma vie. Mais je suis content d'avoir accepté de m'engager pour le pays. Vous savez, moi je suis là pour les Françaises et les Français. Travail, solidarité, il y a beaucoup de choses. Je crois que tous les Français se sentent concernés par ces sujets. Si je peux être utile pour eux, je le ferai bien volontiers.
« C'est différent. C'est sûr que la SNCF, je la connaissais très bien. J'ai passé 45 ans de ma vie. Mais je suis content d'avoir accepté de m'engager pour le pays. Vous savez, moi je suis là pour les Françaises et les Français. Travail, solidarité, il y a beaucoup de choses. Je crois que tous les Français se sentent concernés par ces sujets. Si je peux être utile pour eux, je le ferai bien volontiers. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 0:25
Question 112Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Donc ça veut dire que pour ça, il faudrait que le budget soit voté, et vite, on n'a pas l'impression qu'il sera voté en Noël ?
Réponse directe
Moi j'espère, je suis un optimiste, je crois beaucoup au dialogue, je crois beaucoup au compromis. Ce qui va être très important, c'est ce qu'on appelle cette commission mixte paritaire de vendredi, avec 7 sénateurs et 7 députés, ils ont en main, quelque part, peut-être, le succès de ce projet de loi de finances pour la France, ce budget pour la France, espérons qu'ils arrivent à converger, s'ils convergent, ensuite il faudra que ce soit voté, mais moi, on fait tout côté État pour leur donner tout le matériau, tous les éléments pour qu'ils arrivent à converger vendredi ou samedi.
« Moi j'espère, je suis un optimiste, je crois beaucoup au dialogue, je crois beaucoup au compromis. Ce qui va être très important, c'est ce qu'on appelle cette commission mixte paritaire de vendredi, avec 7 sénateurs et 7 députés, ils ont en main, quelque part, peut-être, le succès de ce projet de loi de finances pour la France, ce budget pour la France, espérons qu'ils arrivent à converger, s'ils convergent, ensuite il faudra que ce soit voté, mais moi, on fait tout côté État pour leur donner tout le matériau, tous les éléments pour qu'ils arrivent à converger vendredi ou samedi. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 5:15
Question 113Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Je voudrais aussi vous interroger sur la démographie parce qu'on l'a appris hier. Ça y est, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il y a plus de morts que de naissances dans ce pays. Ça aura forcément des conséquences sur notre modèle social, comme vous le disiez, qui est à revoir. En gros, à un moment ou à un autre, il faudra soit qu'il y ait davantage d'immigration, soit qu'il y ait des gens qui travaillent plus longtemps, soit qu'on renonce à un certain nombre d'aides qui ne seront plus financées entre les actifs et les retraités. Qu'est-ce qu'on fait ?
Réponse partielle
C'est vrai que la démographie, c'est ce qui secoue le plus tous nos systèmes de protection. Mais évidemment, nos systèmes de protection, il a été conçu, comme on le disait, après la guerre. Il y avait 4 actifs pour en retraiter. Maintenant, il y a 1,4 actifs pour en retraiter. À l'époque, l'espérance de vie était beaucoup plus courte. Heureusement, grâce à le progrès de la médecine, les gens vivent plus vieux. Vivant plus vieux, on sait que le coût en maladie est plus élevé. Donc, vous l'avez dit, la démographie vient questionner tous nos systèmes d'aide. Voilà. Donc, comment il faut faire ? D'abord, il faut l'admettre. Il faut ouvrir les yeux. Vous savez, la lucidité, ce n'est pas toujours…
« C'est vrai que la démographie, c'est ce qui secoue le plus tous nos systèmes de protection. Mais évidemment, nos systèmes de protection, il a été conçu, comme on le disait, après la guerre. Il y avait 4 actifs pour en retraiter. Maintenant, il y a 1,4 actifs pour en retraiter. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 15:22Voir 1 autre passage
« À l'époque, l'espérance de vie était beaucoup plus courte. Heureusement, grâce à le progrès de la médecine, les gens vivent plus vieux. Vivant plus vieux, on sait que le coût en maladie est plus élevé. Donc, vous l'avez dit, la démographie vient questionner tous nos systèmes d'aide. Voilà. Donc, comment il faut faire ? D'abord, il faut l'admettre. Il faut ouvrir les yeux. Vous savez, la lucidité, ce n'est pas toujours facile d'admettre les choses. Après, on voit bien qu'effectivement, il va falloir certainement travailler plus de travail. Alors, plus de travail, ça veut dire aussi que les seniors travaillent davantage. Même si ça va mieux, là encore. Commençons par regarder la bouteille à moitié pleine. Le taux d'emploi des seniors, le taux d'emploi des jeunes n'a jamais été aussi élevé dans ce pays. On progresse. Mais on a encore des marges de progrès par rapport à la moyenne européenne. Moi, je veux travailler sur ces deux sujets. Taux d'emploi des jeunes, taux d'emploi des seniors. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 15:37
Question 114Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Il y a deux plans sociaux, j'allais dire silencieux, dans le pays. L'un dans le bâtiment et d'autre dans le commerce et notamment le commerce de l'habillement. On apprend que IKKS, l'enseigne de vêtements français, va se retrouver en redressement. 350 magasins qui pourraient fermer. Là aussi, c'est à chaque fois des emplois. Quel regard vous portez là-dessus ?
Réponse à côté
Il y a deux sujets. Il y a effectivement le traitement de fonds. On est envahi de produits chinois. C'est ça le problème. Il faut qu'on arrive à se protéger de ce plan d'invasion massive de produits chinois à très bas coût, avec du dumping social, des normes sanitaires qui ne sont pas respectées. Il faut absolument qu'on se protège au niveau français et au niveau européen. Ça, c'est central, c'est stratégique. Peut-être que l'Europe a été un peu naïve. Je pense qu'une fond de naïveté de l'Europe, c'est fini. Il faut que l'Europe se prenne en main. On a d'un côté les Chinois qui veulent nous envahir et de l'autre côté les Américains qui se protègent par leurs tarifs douaniers. Voilà, c'est ç…
« Il y a deux sujets. Il y a effectivement le traitement de fonds. On est envahi de produits chinois. C'est ça le problème. Il faut qu'on arrive à se protéger de ce plan d'invasion massive de produits chinois à très bas coût, avec du dumping social, des normes sanitaires qui ne sont pas respectées. Il faut absolument qu'on se protège au niveau français et au niveau européen. Ça, c'est central, c'est stratégique. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 9:14Voir 1 autre passage
« Peut-être que l'Europe a été un peu naïve. Je pense qu'une fond de naïveté de l'Europe, c'est fini. Il faut que l'Europe se prenne en main. On a d'un côté les Chinois qui veulent nous envahir et de l'autre côté les Américains qui se protègent par leurs tarifs douaniers. Voilà, c'est ça la réalité du monde. Dans cet environnement-là, l'Europe doit devenir plus solide et se protéger davantage. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 9:35
Question 115Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Est-ce que vous avez un peu d'espoir à leur donner ?
Réponse directe
Oui, d'abord, c'est un drame humain. Je viens de l'entreprise, vous le savez. Donc une entreprise qui ferme, c'est un drame. C'est d'abord un drame humain, c'est un drame économique, mais c'est d'abord un drame humain. 750 salariés vont perdre leur emploi sur le site de Saint-Ouen et sur le site d'Orléans. On va les aider, le ministère du Travail en particulier. C'est notre travail, c'est notre job. On va les accompagner un par un, pendant 12 mois. On va les aider à retrouver un emploi.
« Oui, d'abord, c'est un drame humain. Je viens de l'entreprise, vous le savez. Donc une entreprise qui ferme, c'est un drame. C'est d'abord un drame humain, c'est un drame économique, mais c'est d'abord un drame humain. 750 salariés vont perdre leur emploi sur le site de Saint-Ouen et sur le site d'Orléans. On va les aider, le ministère du Travail en particulier. C'est notre travail, c'est notre job. On va les accompagner un par un, pendant 12 mois. On va les aider à retrouver un emploi. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 8:02
Question 116Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Donc, les 350 magasins IKKS. Donc, effectivement, 40 000 emplois qui ont été détruits sur les dernières années dans le monde du bâtiment. Vous ne redoutez pas que le chômage, à nouveau, se réinstalle comme un chômage de masse ?
Réponse à côté
Non, d'abord, on est résilients. Il faut voir les chiffres, pour le moment. Alors, on voit bien que cette situation économique est terrible, quand même. On est pris en sandwich, quelque part, entre l'agression des Chinois et le protectionnis des Américains. Voilà. On ne résiste pas trop mal en France. Je ne sais pas si vous le savez, mais la France a fait la moitié la croissance européenne, à elle toute seule. Dans notre modèle, il est résilient. Et si il est résilient, c'est peut-être d'ailleurs que les politiques qu'on a conduites ces dernières années ne sont pas trop mauvaises. Cet équilibre entre politique de l'offre, politique de la demande. On a des grands champions. On a l'aéronautiq…
« Non, d'abord, on est résilients. Il faut voir les chiffres, pour le moment. Alors, on voit bien que cette situation économique est terrible, quand même. On est pris en sandwich, quelque part, entre l'agression des Chinois et le protectionnis des Américains. Voilà. On ne résiste pas trop mal en France. Je ne sais pas si vous le savez, mais la France a fait la moitié la croissance européenne, à elle toute seule. Dans notre modèle, il est résilient. Et si il est résilient, c'est peut-être d'ailleurs que les politiques qu'on a conduites ces dernières années ne sont pas trop mauvaises. Cet équilibre entre politique de l'offre, politique de la demande. On a des grands champions. On a l'aéronautique. Je crois que le carnet de commandes d'Airbus n'a jamais été aussi plein. On a le nucléaire. On a le BTP. On a l'armement. On a des grandes filières qui fonctionnent très bien et qui tirent toute l'économie française. Voilà. Donc, tout ça, nous l'avons en main. Donc, certes, tout n'est pas parfait. Mais honnêtement, notre pays résiste bien. Et on a des atouts pour résister dans cette grande concurrence mondiale qui s'organise. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 11:25
Question 117Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Jusqu'à quel âge, alors, vous allez continuer à travailler ?
Réponse directe
Moi, je peux vous dire d'abord, mon métier est un vrai métier, c'est un contrat à durée déterminée, vraiment indéterminée, parce que c'est la démocratie qui dira combien de temps... Oui, je ne sais pas. Et de toute manière, ça s'arrêtera avec les élections présidentielles de 2027. Donc, je veux rendre ce temps utile, avec humilité et en fédérant les gens. C'est pas un homme seul ou une femme seule qui peut réussir. Il faut cette capacité à trouver des gens qui convergent avec vous, que vous écoutez, vous trouvez des équilibres, vous trouvez des consensus. C'est ma méthode, je la déploierai. Elle a marché à la SNCF, alors c'est peut-être plus compliqué au niveau de la France, mais je suis co…
« Moi, je peux vous dire d'abord, mon métier est un vrai métier, c'est un contrat à durée déterminée, vraiment indéterminée, parce que c'est la démocratie qui dira combien de temps... »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 15:08Voir 1 autre passage
« Oui, je ne sais pas. Et de toute manière, ça s'arrêtera avec les élections présidentielles de 2027. Donc, je veux rendre ce temps utile, avec humilité et en fédérant les gens. C'est pas un homme seul ou une femme seule qui peut réussir. Il faut cette capacité à trouver des gens qui convergent avec vous, que vous écoutez, vous trouvez des équilibres, vous trouvez des consensus. C'est ma méthode, je la déploierai. Elle a marché à la SNCF, alors c'est peut-être plus compliqué au niveau de la France, mais je suis convaincu que sur ces critères-là, sur ces valeurs-là, on peut arriver à avancer dans ce pays. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 15:18
Question 118Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Alors, ça fait un mois et neuf jours que vous êtes ministre, monsieur Farandou, et puis il y a un certain nombre de déclarations que vous avez faites qui ont provoqué des polémiques, on peut le dire. Vous aviez dit, d'ailleurs, l'État, la France a été trop généreuse en parlant des primes, des chèques de Noël distribués à des parents qui n'avaient pas d'enfants. Et là, vous avez un nouveau combat, ce sont les ruptures conventionnelles, où là, vous dites, c'est un dispositif à la dérive, des gens profitent du chômage pour passer un an tranquille. Vous avez l'impression que les Français profitent du système ?
Réponse directe
Ce n'est pas les Français, c'est ceux qui utilisent les ruptures conventionnelles. Tout le monde n'utilise pas les ruptures conventionnelles. C'est un bon dispositif au départ. Comme d'habitude, souvent, les dispositifs, quand on les invente, ils ont leur sens. Le problème, c'est qu'au fil du temps, il y a des dérives. Et aujourd'hui, ce n'est pas moi, Jean-Pierre Farandou, qui le dit, c'est un rapport qui vient de sortir, sérieux, qui dit qu'en fait, il y a substitution. On ne démissionne plus, on prend une réforme conventionnelle. Pourquoi ? Parce que réforme conventionnelle, vous allez au chômage. Les démissions, non. Les entreprises ne font plus de licenciements, ils font ruptures conve…
« Ce n'est pas les Français, c'est ceux qui utilisent les ruptures conventionnelles. Tout le monde n'utilise pas les ruptures conventionnelles. C'est un bon dispositif au départ. Comme d'habitude, souvent, les dispositifs, quand on les invente, ils ont leur sens. Le problème, c'est qu'au fil du temps, il y a des dérives. Et aujourd'hui, ce n'est pas moi, Jean-Pierre Farandou, qui le dit, c'est un rapport qui vient de sortir, sérieux, qui dit qu'en fait, il y a substitution. On ne démissionne plus, on prend une réforme conventionnelle. Pourquoi ? Parce que réforme conventionnelle, vous allez au chômage. Les démissions, non. Les entreprises ne font plus de licenciements, ils font ruptures conventionnelles. On paie moins cher. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 8:45Voir 1 autre passage
« Parce que j'ai dit, je ne parle pas du chômage, je vous parle de ruptures conventionnelles. Il ne faut pas tout mélanger. Vous mélangez un petit peu, madame, excusez-moi de préciser. C'est des gens qui vont passer un an au chômage derrière, quand même, avec un système... Je ne parle pas du chômage, je parle de ruptures conventionnelles. Les ruptures conventionnelles, ça coûte un quart des allocations chômage. C'est un sujet financier aussi. Et ce n'est pas faux, et c'est là encore. C'est le rapport qui le dit, peut-être certaines personnes font la rupture conventionnelle, ont le droit au chômage, et peut-être certaines d'entre elles, et peut-être en connaissez-vous quelques-unes, moi ça peut être le cas, on voit que certaines personnes font le choix de rester un peu plus longtemps. Quand vous êtes au chômage, il faut avoir une attitude active de retour vers l'emploi. Parce que ça coûte cher le chômage. L'argent qu'on vous donne, c'est l'argent des Français. Il faut respecter l'argent de la Sécurité sociale, c'est notre bien commun. Il faut faire très attention à son usage. Et moi, je serai un ministre du Travail et des Solidarités, qui veut remettre les gens au travail, et qui veut faire très attention aux comptes de la Sécurité sociale. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 9:21
Question 119Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Et qui a dit banco pour l'instant de toutes les organisations syndicales dont vous parlez ?
Réponse directe
Bon, à ce stade, toutes les organisations syndicales sont partantes. Et côté patronal, deux sont partantes. Le MEDEF, pour le moment, réserve sa position. Moi, je suis convaincu...
« Bon, à ce stade, toutes les organisations syndicales sont partantes. Et côté patronal, deux sont partantes. Le MEDEF, pour le moment, réserve sa position. Moi, je suis convaincu... »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 7:31
Question 120Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
est-ce que là aussi, le Sénat va tout détricoter ?
Réponse directe
Là, si on en croit la majorité sénatoriale, composée de la droite et du centre, je crois qu'ils ont annoncé effectivement... Ils ont annoncé leur intention de ne pas accepter la suspension de la réforme des retraites. Bon, voilà, écoutez, le vote se fera. On verra bien ce qu'il se passe. Oui, mais il faut voir que les choses ne sont pas terminées. Ensuite, vous avez une synthèse qui peut être possible. Alors, à part la suspension des retraites, ça, je vous l'accorde. Mais sur le reste des éléments du budget de la Sécurité sociale, je pense qu'on peut avoir des convergences, franchement. En tout cas, c'est le sens de travail, sauf la suspension, je vous l'accorde. Et tout ça va revenir ensui…
« Là, si on en croit la majorité sénatoriale, composée de la droite et du centre, je crois qu'ils ont annoncé effectivement... »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 2:24Voir 2 autres passages
« Ils ont annoncé leur intention de ne pas accepter la suspension de la réforme des retraites. Bon, voilà, écoutez, le vote se fera. On verra bien ce qu'il se passe. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 2:32
« Oui, mais il faut voir que les choses ne sont pas terminées. Ensuite, vous avez une synthèse qui peut être possible. Alors, à part la suspension des retraites, ça, je vous l'accorde. Mais sur le reste des éléments du budget de la Sécurité sociale, je pense qu'on peut avoir des convergences, franchement. En tout cas, c'est le sens de travail, sauf la suspension, je vous l'accorde. Et tout ça va revenir ensuite, en deuxième lecture, à l'Assemblée nationale. Je dis à la fin, c'est l'Assemblée nationale qui a le dernier mot. C'est la formule que nous utilisons. Et je pense que ce travail de convergence peut tout à fait fonctionner à la suspension des réformes près. Mais l'Assemblée nationale, là-dessus, s'est engagée. »
Question 121Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
De manière générale, effectivement, il faut resserrer les cordes du cordon de la Bourse de l'État ?
Réponse directe
Moi, je vous parlais de la Sécurité sociale, que je connais mieux. Le problème, c'est que ça dérape. Enfin, on va finir cette année à 23 milliards d'euros de déficit. Si on ne fait rien, l'année prochaine, c'est 29 milliards d'euros. C'est considérable. Le budget que nous avions présenté réduisait ce déficit. Il était encore en déficit à 17 milliards et demi. Oui, il est essentiel qu'on ait une trajectoire de retour à l'équilibre. Parce que la Sécurité sociale, c'est payer nos retraites, c'est payer nos arrêts maladie, c'est payer l'hôpital. Vous voyez, on parle des choses lourdes. Il est essentiel qu'on arrive à maîtriser les comptes de la Sécurité sociale.
« Moi, je vous parlais de la Sécurité sociale, que je connais mieux. Le problème, c'est que ça dérape. Enfin, on va finir cette année à 23 milliards d'euros de déficit. Si on ne fait rien, l'année prochaine, c'est 29 milliards d'euros. C'est considérable. Le budget que nous avions présenté réduisait ce déficit. Il était encore en déficit à 17 milliards et demi. Oui, il est essentiel qu'on ait une trajectoire de retour à l'équilibre. Parce que la Sécurité sociale, c'est payer nos retraites, c'est payer nos arrêts maladie, c'est payer l'hôpital. Vous voyez, on parle des choses lourdes. Il est essentiel qu'on arrive à maîtriser les comptes de la Sécurité sociale. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 10:17
Question 122Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Vous pensez que le gouvernement va tenir ?
Réponse partielle
Moi, je peux vous dire d'abord, mon métier est un vrai métier, c'est un contrat à durée déterminée, vraiment indéterminée, parce que c'est la démocratie qui dira combien de temps... Oui, je ne sais pas. Et de toute manière, ça s'arrêtera avec les élections présidentielles de 2027. Donc, je veux rendre ce temps utile, avec humilité et en fédérant les gens. C'est pas un homme seul ou une femme seule qui peut réussir. Il faut cette capacité à trouver des gens qui convergent avec vous, que vous écoutez, vous trouvez des équilibres, vous trouvez des consensus. C'est ma méthode, je la déploierai. Elle a marché à la SNCF, alors c'est peut-être plus compliqué au niveau de la France, mais je suis co…
« Moi, je peux vous dire d'abord, mon métier est un vrai métier, c'est un contrat à durée déterminée, vraiment indéterminée, parce que c'est la démocratie qui dira combien de temps... »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 15:08Voir 1 autre passage
« Oui, je ne sais pas. Et de toute manière, ça s'arrêtera avec les élections présidentielles de 2027. Donc, je veux rendre ce temps utile, avec humilité et en fédérant les gens. C'est pas un homme seul ou une femme seule qui peut réussir. Il faut cette capacité à trouver des gens qui convergent avec vous, que vous écoutez, vous trouvez des équilibres, vous trouvez des consensus. C'est ma méthode, je la déploierai. Elle a marché à la SNCF, alors c'est peut-être plus compliqué au niveau de la France, mais je suis convaincu que sur ces critères-là, sur ces valeurs-là, on peut arriver à avancer dans ce pays. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 15:18
Question 123Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Autre déclaration qui a fait couler beaucoup d'encre, il s'agit de la pénibilité. Tout à l'heure, vous parliez d'ailleurs de l'amour du travail, ou en tout cas du bonheur à travailler. Vous dites que vous êtes allé en Norvège et que vous avez vu des conducteurs de bus très heureux, des conducteurs de tram très heureux de travailler jusqu'à 65 ans. Vous trouvez que 64 ans, ce n'est pas assez pour les Français ?
Réponse directe
Non, je ne dis pas ça. Tout le débat, c'est celui qu'on a commencé à avoir tout à l'heure. Comment ça se fait qu'en Norvège, vous parlez de la Norvège, moi j'ai vu des conducteurs de tramway à 65 ans qui avaient l'air très heureux de conduire leur tram. Comment ça se fait que nous, quand on a le même débat en France, une grande majorité des Français veut dire stop, je ne veux plus travailler, la perspective de faire deux ans de plus est un vrai problème. Il faut écouter le ressenti, il est réel le ressenti. La question, c'est les causes profondes. Donc comment on s'y prend ? Et si vous me parlez de la Norvège, je peux vous donner trois explications. D'abord, les conditions de travail sont i…
« Non, je ne dis pas ça. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 11:06Voir 1 autre passage
« Tout le débat, c'est celui qu'on a commencé à avoir tout à l'heure. Comment ça se fait qu'en Norvège, vous parlez de la Norvège, moi j'ai vu des conducteurs de tramway à 65 ans qui avaient l'air très heureux de conduire leur tram. Comment ça se fait que nous, quand on a le même débat en France, une grande majorité des Français veut dire stop, je ne veux plus travailler, la perspective de faire deux ans de plus est un vrai problème. Il faut écouter le ressenti, il est réel le ressenti. La question, c'est les causes profondes. Donc comment on s'y prend ? Et si vous me parlez de la Norvège, je peux vous donner trois explications. D'abord, les conditions de travail sont impeccables. C'est important les conditions de travail, les locaux de travail, l'environnement de travail. Deuxièmement, les relations hiérarchiques sont très apaisées. Ce n'est pas le cas en France. Vous avez un rapport récent de l'IGAS, les inspecteurs de la Sécurité sociale, qui disent, attention, on a encore un mode de bandagement parfois un peu rugueux en France. Ce n'est pas le cas. Et enfin, et c'est très important, il y a un plaisir de forme de camaraderie au travail. Vous savez franchement, si vous allez rejoindre des camarades, les locaux de travail sont sympas et votre chef, il vous accompagne, et vous permet de bien travailler, vous vous rendez bien compte que là, vous avez des facteurs positifs et que le travail n'est plus une corvée. Au contraire, le travail reste ce qu'il doit être, un élément de réalisation personnelle et de plaisir personnel. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 11:08
Question 124Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Vous dites observe et examine, Alexis, on aurait pu dire détricote tout, monsieur Farandou, puisque effectivement les taxes sur les mutuelles, le gel du barème sur la CSG, on a l'impression que le Sénat rétablit à peu près, ou évance, tous les amendements socialistes qui avaient été votés. À quoi ça va ressembler à la fin ?
Réponse à côté
Il faut voir que chaque chambre a son rôle à jouer. C'est un enchaînement de lecture. Donc on démarre à l'Assemblée nationale. Sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale, il y a eu un vote sur les recettes. On n'a pas eu le temps d'aller au bout des dépenses. Il a fallu passer au Sénat pour que le Sénat ait suffisamment de temps pour examiner ce projet de loi. Le Sénat fait son travail. Il y a une autre majorité politique. Vous savez, nous, on propose les choses, mais les choses ont été largement reprises par les parlementaires. Ça donne une version de la loi, une version de travail de la loi, j'allais dire à l'Assemblée nationale, qui arrive au Sénat. Le Sénat est souverain. Le…
« Il faut voir que chaque chambre a son rôle à jouer. C'est un enchaînement de lecture. Donc on démarre à l'Assemblée nationale. Sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale, il y a eu un vote sur les recettes. On n'a pas eu le temps d'aller au bout des dépenses. Il a fallu passer au Sénat pour que le Sénat ait suffisamment de temps pour examiner ce projet de loi. Le Sénat fait son travail. Il y a une autre majorité politique. Vous savez, nous, on propose les choses, mais les choses ont été largement reprises par les parlementaires. Ça donne une version de la loi, une version de travail de la loi, j'allais dire à l'Assemblée nationale, qui arrive au Sénat. Le Sénat est souverain. Le Sénat propose des amendements. Ils sont votés. Ils vont donc aussi amener une transformation de la loi. C'est la fabrique de la loi. Nous l'avons devant nous. Et ce n'est pas terminé. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 1:38
Question 125Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
Et à la CNCF, vous avez entendu beaucoup de conducteurs de tram dire, j'ai envie de travailler jusqu'à 65 ans ?
Réponse à côté
À la CNCF, les conducteurs, ils aiment leur travail. C'est le plus important. Ça aussi, il faut retrouver le sens du mot métier. Vous savez, avoir un métier dans les mains, être utile, servir à quelque chose. Il faut revaloriser les métiers, le travail. Et le travail, c'est lié à l'emploi, je veux le dire aussi. C'est pour ça qu'il faut que ce soit clair, moi je défends le développement des entreprises dans ce pays. Le travail est rattaché au développement économique, c'est les entreprises qui proposent du travail. Voilà, tout se tient.
« À la CNCF, les conducteurs, ils aiment leur travail. C'est le plus important. Ça aussi, il faut retrouver le sens du mot métier. Vous savez, avoir un métier dans les mains, être utile, servir à quelque chose. Il faut revaloriser les métiers, le travail. Et le travail, c'est lié à l'emploi, je veux le dire aussi. C'est pour ça qu'il faut que ce soit clair, moi je défends le développement des entreprises dans ce pays. Le travail est rattaché au développement économique, c'est les entreprises qui proposent du travail. Voilà, tout se tient. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 12:18
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« Non, mais la crise, elle est suivie de tous les jours. Vous savez, il y a une cellule de crise qui est au ministère de l'Économie. Le ministère du Travail en fait partie aussi pour voir les conséquences sur l'emploi des entreprises. Donc, c'est un peu au jour le jour. On voit bien que les déclarations ou les actes posés par le président Trump ou par d'autres acteurs changent la situation quasiment de manière quotidienne. Donc, il n'est pas normal que le gouvernement s'adapte. On ne connaît pas la durée, on ne connaît pas les modalités, on ne connaît pas les blocages. Voilà, tout ça demande un pilotage au quotidien et des décisions au quotidien. C'est ce qui se passe et c'est comme ça que le gouvernement gère cette crise. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 1:35
« Pareil, on fait très attention aussi aux finances publiques. Vous savez qu'on est très endettés, on essaie de réduire le déficit pour notre pays, pour les Français, pour les protéger. Sinon, les taux d'intérêt qu'on verse aux gens qui nous prêtent de l'argent vont finir par être le premier poste budgétaire de l'État. Donc, il faut être sérieux. Non, on a une approche ciblée. On a commencé par les secteurs directement touchés, dont les transports, bien évidemment, la pêche et les agriculteurs. On est en train de regarder aussi ce qu'on pourrait faire pour les infirmières libérales, par exemple, et les gros rouleurs. Donc là, il y a des mesures d'aide, des mesures de trésorerie, des prêts. Moi aussi, de mon côté, côté ministère du Travail, j'ai aussi décidé le principe de chômage partiel pour les entreprises les plus touchées. Donc, on accompagne les entreprises les plus touchées. Et quand on traite les entreprises, on traite aussi les salariés, bien évidemment, qui travaillent dans ces entreprises. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 2:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités29 mars 2024 au 7 avr. 2026 · 67 observations67 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On espère rattraper très vite 1,5 milliard d'euros. C'est quand même considérable. Au moment où on a besoin d'argent, on se l'est dit, à la fois pour la Sécurité sociale, mais peut-être aussi pour aider les entreprises et les Français. Et moi, j'ai bon espoir qu'après que dans la durée, au fond, la fraude se réduise, parce que si le... Par dissuasion, c'est-à-dire si la lutte contre la fraude est très lourde et très efficace, les entreprises se rendront compte que ça ne vaut pas la peine de frauder. Donc, elles frauderont moins et donc on réduira les fameuses 13 milliards. Donc, deux manières de récupérer, en tapant les fraudeurs et en les incitant à ne plus frauder. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 11:01Voir 2 autres passages
« Oui, la fraude sociale dans notre pays est évaluée à 13 milliards d'euros. Donc c'est quand même très important. Et frauder, c'est voler l'argent des Français. Voilà, c'est voler l'argent de la sécurité sociale. Donc c'est très important qu'on s'attaque plus fort à la fraude. Et cet après-midi, d'ailleurs, les députés auront un choix à faire. Quel message est-ce qu'ils envoient ? Est-ce qu'ils envoient un message pour renforcer la lutte contre la fraude et pour protéger les Français honnêtes et les entreprises nombreuses qui règlent leur charge sociale ? Ou au contraire, est-ce que c'est un message où on laisse faire ? Moi, je ne veux pas laisser faire. Je veux m'attaquer à la fraude. Et quelle fraude ? Notamment la fraude au travail dissimulé dans les entreprises qui ne font pas leur cotisation. On aura des instruments nouveaux. D'abord, on pourra croiser des bases de données pour mieux repérer les entreprises qui fraudent et être plus efficaces en matière de contrôle. Et deuxièmement, aussi, on a une capacité de flagrance. C'est qu'on bloque les comptes dès qu'on suspecte une entreprise de frauder. Ce qui fait qu'on peut mieux récupérer l'argent. Parce qu'à la fin, on veut récupérer l'argent pour la sécurité sociale. On a aussi une fraude à la formation. Vous savez qu'on a mis beaucoup d'argent, par exemple, dans l'apprentissage. 15 milliards d'euros. Vous avez des margoulins qui arrivent et qui trichent. Donc à la fois, ils font des formations de mauvaise qualité. Donc ils pénalisent l'argent public et ils pénalisent les jeunes. Les jeunes se retrouvent avec des formations au rabais. Ils ne peuvent pas retrouver du travail avec. Et donc, on sera très ferme. Et on a commencé déjà à fermer des centres de formation, d'apprentissage qui sont frauduleux. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 7:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées29 mars 2024 au 7 avr. 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, pas du tout. On a rappelé, j'ai rappelé plusieurs fois au Parlement, qu'on conservait le droit à l'erreur, par exemple. On pouvait être bienveillant aussi pour certaines négligences. Par contre, quand la fraude est répétée, intentionnelle et caractérisée, et qu'on a par exemple en main les preuves qu'une personne abuse du système et touche des aides auxquelles elle n'a pas droit, on se donne la capacité de suspendre le versement de ces aides dont on est sûr qu'elles sont injustifiées. Le recours est toujours possible, le contradictoire est toujours là. Voilà, c'est du bon sens. Pourquoi payer une aide quand on sait qu'elle est injustifiée ? Je crois que les Français ne le comprendraient pas. Et au contraire, les Français nous demandent de faire preuve de plus de fermeté et de logique dans la manière dont nous luttons contre les fraudeurs. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 9:53Voir 2 autres passages
« Non, pas du tout. On a rappelé, j'ai rappelé plusieurs fois au Parlement, qu'on conservait le droit à l'erreur, par exemple. On pouvait être bienveillant aussi pour certaines négligences. Par contre, quand la fraude est répétée, intentionnelle et caractérisée, et qu'on a par exemple en main les preuves qu'une personne abuse du système et touche des aides auxquelles elle n'a pas droit, on se donne la capacité de suspendre le versement de ces aides dont on est sûr qu'elles sont injustifiées. Le recours est toujours possible, le contradictoire est toujours là. Voilà, c'est du bon sens. Pourquoi payer une aide quand on sait qu'elle est injustifiée ? Je crois que les Français ne le comprendraient pas et au contraire, les Français nous demandent de faire preuve de plus de fermeté et de logique dans la manière dont nous luttons contre les fraudeurs. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Jean-Pierre FarandouVérifier à 10:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes7 avr. 2026 au 7 avr. 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais la crise, elle est suivie de tous les jours. Vous savez, il y a une cellule de crise qui est au ministère de l'Économie. Le ministère du Travail en fait partie aussi pour voir les conséquences sur l'emploi des entreprises. Donc, c'est un peu au jour le jour. On voit bien que les déclarations ou les actes posés par le président Trump ou par d'autres acteurs changent la situation quasiment de manière quotidienne. Donc, il n'est pas normal que le gouvernement s'adapte. On ne connaît pas la durée, on ne connaît pas les modalités, on ne connaît pas les blocages. Voilà, tout ça demande un pilotage au quotidien et des décisions au quotidien. C'est ce qui se passe et c'est comme ça que le gouvernement gère cette crise. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 1:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités21 nov. 2025 au 7 avr. 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, non, mon travail n'est pas signé des pétitions. Mon travail, c'est de soutenir des lois quand elles passent au Parlement. Oui, alors que ce soit clair, on sait bien que le 1er mai, c'est un symbole. Moi, en tant que ministre du Travail, je suis bien sûr très attaché au symbole de la fête du travail. Donc, ce n'est pas ça qu'on veut ajuster. Non, c'est juste une pratique installée depuis des décennies. Les boulangers sont ouverts le 1er mai. Les fleuristes, avec la vente du muguet, sont aussi ouverts le 1er mai. Or, notre code du travail, il a un petit trou dans la raquette. Voilà, il faut qu'on le complète. Et je sais que donc, Ensemble pour la République, le parti dirigé par Gabriel Attal va présenter une proposition de loi qui va permettre de régulariser cette situation. J'y serais bien sûr favorable. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 15:44Voir 2 autres passages
« Mon travail n'est pas si des pétitions. Mon travail, c'est de soutenir des lois quand elles passent au Parlement. Oui, alors que ce soit clair, on sait bien que le 1er mai, c'est un symbole. En tant que ministre du Travail, je suis bien sûr très attaché au symbole de la fête du travail. Donc, ce n'est pas ça qu'on veut ajuster. Non, c'est juste une pratique installée depuis des décennies. Les boulangers sont ouverts le 1er mai. Les fleuristes avec la vente du muguet sont aussi ouverts le 1er mai. Or, notre code du travail, il a un petit trou dans la raquette. Voilà, il faut qu'on le complète. Et je sais que donc, Ensemble pour la République, le parti dirigé par Gabriel Attal va présenter une proposition de loi qui va permettre de régulariser cette situation. Je serais bien sûr favorable. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Jean-Pierre FarandouVérifier à 15:53
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Chaînes causales explicitées22 mai 2024 au 7 avr. 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On espère rattraper très vite un milliard et demi d'euros. C'est quand même considérable. Au moment où on a besoin d'argent, on s'est dit, à la fois pour la sécurité sociale mais peut-être aussi pour aider les entreprises et les Français. Et moi, j'ai bon espoir qu'après que dans la durée, au fond, la fraude se réduise parce que par dissuasion, c'est-à-dire si la lutte contre la fraude est très lourde et très efficace, les entreprises se rendront compte que ça ne vaut pas la peine de frauder. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Jean-Pierre FarandouVérifier à 11:09Voir 2 autres passages
« Tout le débat, c'est celui qu'on a commencé à avoir tout à l'heure. Comment ça se fait qu'en Norvège, vous parlez de la Norvège, moi j'ai vu des conducteurs de tramway à 65 ans qui avaient l'air très heureux de conduire leur tram. Comment ça se fait que nous, quand on a le même débat en France, une grande majorité des Français veut dire stop, je ne veux plus travailler, la perspective de faire deux ans de plus est un vrai problème. Il faut écouter le ressenti, il est réel le ressenti. La question, c'est les causes profondes. Donc comment on s'y prend ? Et si vous me parlez de la Norvège, je peux vous donner trois explications. D'abord, les conditions de travail sont impeccables. C'est important les conditions de travail, les locaux de travail, l'environnement de travail. Deuxièmement, les relations hiérarchiques sont très apaisées. Ce n'est pas le cas en France. Vous avez un rapport récent de l'IGAS, les inspecteurs de la Sécurité sociale, qui disent, attention, on a encore un mode de bandagement parfois un peu rugueux en France. Ce n'est pas le cas. Et enfin, et c'est très important, il y a un plaisir de forme de camaraderie au travail. Vous savez franchement, si vous allez rejoindre des camarades, les locaux de travail sont sympas et votre chef, il vous accompagne, et vous permet de bien travailler, vous vous rendez bien compte que là, vous avez des facteurs positifs et que le travail n'est plus une corvée. Au contraire, le travail reste ce qu'il doit être, un élément de réalisation personnelle et de plaisir personnel. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 11:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais moi, je pense qu'effectivement, c'est l'occasion, au fond. Cette crise, parce que cette crise, elle est là, géopolitique, qui nous contraint. Rien que c'est un facteur très important. C'est l'occasion d'un rebond. C'est l'occasion d'un rebond au niveau français, au niveau européen. On a parlé des secteurs qui vont bien. Je les ai cités, l'armement, le nucléaire, mais les secteurs qui sont en difficulté, comme l'automobile. La France est un pays où il y a des constructeurs automobiles. Il faut nous protéger. L'Europe a été beaucoup trop naïve, notamment par rapport aux importations chinoises. Le choix du tout électrique, c'est sympa, entre les actions écologiques, mais ça a mis en difficulté nos entreprises, qui étaient plutôt des champions, des petits moteurs thermiques qui ne polluaient pas beaucoup. Il faut qu'on se protège. Je pense que des clauses de contenu industriel qui protégeraient nos industries, elles sont absolument nécessaires. C'est ce que veut faire le président de la République. En fait, cette difficulté peut être transformée en une occasion de mobilisation générale pour l'industrie, pour l'emploi et pour la jeunesse. »
BFMTV · Chômage, fraude sociale...L'interview du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 2:40Voir 1 autre passage
« Ça, c'est le Parlement qui l'a décidé. La loi, elle va s'appliquer. Là encore, il ne faut pas oublier qu'il y a cette notion de recherche d'économie quand même. C'est l'équilibre entre l'économie et la sociale. En ce moment, honnêtement, déjà que les gens ne font pas de bébés... Il faut que tout le monde fasse des efforts. C'est bien le problème. On voit bien que chaque fois qu'on demande des efforts dans ce pays, c'est compliqué à accepter. Comment on fait ? On ne peut pas à la fois équilibrer ou chercher à équilibrer la sécurité sociale et refuser tous les efforts. Alors les efforts, c'est compliqué, c'est difficile. Difficile à assumer aussi, bien sûr, pour un gouvernement. Mais c'est notre devoir aussi de trouver ces équilibres économiques, sociaux. Surtout qu'on ne s'en est pas trop mal sortis. Ce budget, il n'est pas mal. Il a évité le dérapage des comptes de la sécurité sociale, avec un chiffre qui reste raisonnable, même toujours en déficit. Mais on ne pouvait pas rétablir l'équipe d'un seul coup. Il apporte beaucoup de bonnes choses aux Français. Vous l'assumez, vous l'assumez. Oui, je l'assume. Et moi, honnêtement, ma lecture, je trouve que ce n'est pas un mauvais budget. J'entends beaucoup de critiques que je trouve excessives. Il arrange la retraite des femmes, par exemple, depuis le temps qu'on a parlé. Les femmes qui ont des enfants verront leur retraite améliorée. Il arrange aussi tout ce qui est l'accès aux soins dans les territoires. Donc il y a plein de bonnes choses dans le budget. Regardons ce qui va bien. Attention à ne pas tomber dans le catastrophisme dans ce pays. On voit toujours ce qui va mal, on le bourre souple. On ne voit pas ce qui va bien. Il y a beaucoup de choses qui vont bien dans ce pays. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 12:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées29 mars 2024 au 11 févr. 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, il y a eu des articles du Sénat qui ont été votés au Sénat, qui durcissaient effectivement les moyens donnés à France Travail, notamment en leur permettant d'accéder quasiment à des écoutes. Bon, ça ce sont des méthodes qui sont là pour lutter contre le grand banditisme, on n'est pas du tout dans cette situation-là. Donc, on ne recourra pas, on ne demande pas à recourir à ces capacités d'intervention, on a d'autres moyens pour vérifier les domicilations, par exemple. Donc, on ne recourra pas ni aux appels téléphoniques, ni aux listes des passagers sur les avions. »
BFMTV · Chômage, fraude sociale...L'interview du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 8:31Voir 2 autres passages
« Je pense que c'est avec les collectivités territoriales. Mais ça, c'est un peu l'empilage des couches à la française. Oui, c'est ça. Oui, il y a l'État, il y a les départements, il y a les régions, il y a les intercommunalités, il y a les communes. Tout ça génère effectivement des fonctions. Est-ce que c'est un peu trop ? Peut-être. Mais ça, il faut que chacun y réfléchisse. Je pense que l'idée de rendre l'État plus efficiente, je l'applique au ministère du Travail. Vous savez, je viens de l'entreprise, vous le savez. Dans l'entreprise, on sait ce que c'est que l'efficience. J'ai demandé à mes services de rentrer dans les logiques de tableau de bord, d'indicateurs de résultats, de performances, d'analyse des écarts, avec des revues de gestion. Voilà, on va rentrer le contrôle de gestion des entreprises au sein du ministère du Travail. »
BFMTV · Chômage, fraude sociale...L'interview du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 11:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées29 mars 2024 au 11 févr. 2026 · 15 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 7,9% effectivement, c'est une petite érosion par rapport à ce qu'on a pu connaître, mais on est en dessous de 8%. Est-ce que vous savez le nombre de fois on a été en dessous de 8% en France pendant ces 40 dernières années ? Les 3 dernières années, ça prouve que les politiques menées sont pas mal. Et puis après 2001, 2002, 2008. La moyenne c'est 9%. Donc en France, ça fait longtemps qu'on a un sujet un peu structurel autour du chômage quand on se compare aux autres pays européens. Et quand on est en dessous de 8%, c'est une bonne performance. C'est une des meilleures performances, je vous dis, sur les 40 dernières années. Alors le chômage vient d'où ? Il vient de l'emploi. Ce qu'il faut faire, la cause racine, c'est que nos entreprises se développent, créent de l'emploi. Voilà. Et il y a des possibilités dans la défense, dans le nucléaire, dans l'aéronautique, dont la vraie réponse de base de rang 1, c'est qu'il y ait plus d'emplois pour qu'il y ait moins de chômeurs. »
BFMTV · Chômage, fraude sociale...L'interview du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en intégralitéVérifier à 0:37Voir 2 autres passages
« Moi j'espère, je suis un optimiste, je crois beaucoup au dialogue, je crois beaucoup au compromis. Ce qui va être très important, c'est ce qu'on appelle cette commission mixte paritaire de vendredi, avec 7 sénateurs et 7 députés, ils ont en main, quelque part, peut-être, le succès de ce projet de loi de finances pour la France, ce budget pour la France, espérons qu'ils arrivent à converger, s'ils convergent, ensuite il faudra que ce soit voté, mais moi, on fait tout côté État pour leur donner tout le matériau, tous les éléments pour qu'ils arrivent à converger vendredi ou samedi. »
BFMTV · Budget, Smic, Brandt... L'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 5:15
« Alors, ça aussi, l'effet de la suspension, c'est que ça donne du temps. Voilà, puisque la réforme est suspendue jusqu'au 1er janvier 2028. Avant, il y a les présidentielles. On peut penser que les présidentielles peut-être s'empareront de ce sujet, et que les candidats feront leurs propres propositions. On le voit d'ailleurs, déjà, les partis commencent à faire des propositions sur leur vision des retraites pour les Françaises et les Français. Donc, ce temps est utile pour la démocratie. Il est aussi utile pour le dialogue social. Et moi, je suis très heureux que les partenaires sociaux, à la fois les organisations syndicales et patronales, aient accepté de se lancer dans une conférence sociale. On va beaucoup parler de travail. Je pense que moi, l'angle mort des deux réformes précédentes, c'est le travail. On n'a pas assez parlé des conditions de travail, de la rémunération, de la promotion interne, de la prévention des risques professionnels. Au fond, qu'est-ce qu'on fait pour que les salariés arrivent à 60 ans, 62 ans, plus en forme, à la fois physique et mentale ? S'ils étaient plus en forme, peut-être qu'on peut considérer que dans ce cas-là, ils accepteraient plus volontiers de travailler un peu plus. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas les Français, c'est ceux qui utilisent les ruptures conventionnelles. Tout le monde n'utilise pas les ruptures conventionnelles. C'est un bon dispositif au départ. Comme d'habitude, souvent, les dispositifs, quand on les invente, ils ont leur sens. Le problème, c'est qu'au fil du temps, il y a des dérives. Et aujourd'hui, ce n'est pas moi, Jean-Pierre Farandou, qui le dit, c'est un rapport qui vient de sortir, sérieux, qui dit qu'en fait, il y a substitution. On ne démissionne plus, on prend une réforme conventionnelle. Pourquoi ? Parce que réforme conventionnelle, vous allez au chômage. Les démissions, non. Les entreprises ne font plus de licenciements, ils font ruptures conventionnelles. On paie moins cher. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 8:45Voir 2 autres passages
« Parce que j'ai dit, je ne parle pas du chômage, je vous parle de ruptures conventionnelles. Il ne faut pas tout mélanger. Vous mélangez un petit peu, madame, excusez-moi de préciser. C'est des gens qui vont passer un an au chômage derrière, quand même, avec un système... Je ne parle pas du chômage, je parle de ruptures conventionnelles. Les ruptures conventionnelles, ça coûte un quart des allocations chômage. C'est un sujet financier aussi. Et ce n'est pas faux, et c'est là encore. C'est le rapport qui le dit, peut-être certaines personnes font la rupture conventionnelle, ont le droit au chômage, et peut-être certaines d'entre elles, et peut-être en connaissez-vous quelques-unes, moi ça peut être le cas, on voit que certaines personnes font le choix de rester un peu plus longtemps. Quand vous êtes au chômage, il faut avoir une attitude active de retour vers l'emploi. Parce que ça coûte cher le chômage. L'argent qu'on vous donne, c'est l'argent des Français. Il faut respecter l'argent de la Sécurité sociale, c'est notre bien commun. Il faut faire très attention à son usage. Et moi, je serai un ministre du Travail et des Solidarités, qui veut remettre les gens au travail, et qui veut faire très attention aux comptes de la Sécurité sociale. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 9:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 2:49
« – J'ai bon espoir quand même. Je pense que les débats parlementaires, vous savez, on a regardé quasiment 800 amendements. Je crois qu'il y en a 200 qui ont été retenus. On a même eu des amendements qui ont été votés à l'unanimité, notamment un amendement qui permet de remonter aux établissements de tête de pont des plateformes asiatiques qui trichent ou incitent leurs sous-traitants français à tricher. Donc ce amendement a été voté à l'unanimité. Donc j'ai bon espoir, mais je veux donner le sens profond de ce vote. Il faut voter pour le fait de renforcer les moyens de mieux lutter contre la fraude. »
CNEWS · La grande interview : Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des SolidaritésVérifier à 12:16
« On fait très attention aussi aux finances publiques. Vous savez qu'on est très endettés, on essaie de réduire le déficit pour notre pays, pour les Français, pour les protéger. Sinon, les taux d'intérêt qu'on verse aux gens qui nous prêtent de l'argent vont finir par être le premier poste budgétaire de l'État. Donc, il faut être sérieux. Non, on a une approche ciblée. On a commencé par les secteurs directement touchés, dont les transports, bien évidemment, la pêche et les agriculteurs. On est en train de regarder aussi ce qu'on pourrait faire pour les infirmières libérales, par exemple, et les gros rouleurs. Donc là, il y a des mesures d'aide, des mesures de trésorerie, des prêts. Moi aussi, de mon côté, côté ministère du Travail, »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Jean-Pierre FarandouVérifier à 2:21
« Il faut voir que chaque chambre a son rôle à jouer. C'est un enchaînement de lecture. Donc on démarre à l'Assemblée nationale. Sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale, il y a eu un vote sur les recettes. On n'a pas eu le temps d'aller au bout des dépenses. Il a fallu passer au Sénat pour que le Sénat ait suffisamment de temps pour examiner ce projet de loi. Le Sénat fait son travail. Il y a une autre majorité politique. Vous savez, nous, on propose les choses, mais les choses ont été largement reprises par les parlementaires. Ça donne une version de la loi, une version de travail de la loi, j'allais dire à l'Assemblée nationale, qui arrive au Sénat. Le Sénat est souverain. Le Sénat propose des amendements. Ils sont votés. Ils vont donc aussi amener une transformation de la loi. C'est la fabrique de la loi. Nous l'avons devant nous. Et ce n'est pas terminé. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 1:38
« La suspension de la réforme des retraites, elle fait partie de la loi rectificative. Et donc, elle est dans le projet de départ. Voilà. Donc, on travaille là-dessus. Donc, c'est la proposition du gouvernement, on est cohérents avec nous-mêmes. Donc, nous, notre proposition, on sait pourquoi, d'ailleurs, il faut revenir au pourquoi, finalement. Pourquoi, c'est la stabilité ? Pour être clair, pourquoi cette suspension est arrivée dans le paysage ? Parce que le Premier ministre a fait le choix, effectivement, de la mettre dans le débat, de la mettre dans le processus du vote de l'Assemblée et du Sénat, parce que c'est un élément de stabilité. Pourquoi ? Pour que le gouvernement puisse proposer un budget. L'objectif, c'est d'arriver à un budget, parce que sans budget, les choses seront beaucoup plus compliquées pour les Françaises et les Français. Par exemple, les 6 ou 7 milliards supplémentaires pour la défense, ils sont dans le budget de l'année prochaine. S'il n'y a pas de budget, malheureusement, notre ramée n'aura pas les moyens nécessaires pour faire face aux endroits. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 4:12
« Oui, mais il faut voir que les choses ne sont pas terminées. Ensuite, vous avez une synthèse qui peut être possible. Alors, à part la suspension des retraites, ça, je vous l'accorde. Mais sur le reste des éléments du budget de la Sécurité sociale, je pense qu'on peut avoir des convergences, franchement. En tout cas, c'est le sens de travail, sauf la suspension, je vous l'accorde. Et tout ça va revenir ensuite, en deuxième lecture, à l'Assemblée nationale. Je dis à la fin, c'est l'Assemblée nationale qui a le dernier mot. C'est la formule que nous utilisons. Et je pense que ce travail de convergence peut tout à fait fonctionner à la suspension des réformes près. Mais l'Assemblée nationale, là-dessus, s'est engagée. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 2:49
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 5:10
« Tout le débat, c'est celui qu'on a commencé à avoir tout à l'heure. Comment ça se fait qu'en Norvège, vous parlez de la Norvège, moi j'ai vu des conducteurs de tramway à 65 ans qui avaient l'air très heureux de conduire leur tram. Comment ça se fait que nous, quand on a le même débat en France, une grande majorité des Français veut dire stop, je ne veux plus travailler, la perspective de faire deux ans de plus est un vrai problème. Il faut écouter le ressenti, il est réel le ressenti. La question, c'est les causes profondes. Donc comment on s'y prend ? Et si vous me parlez de la Norvège, je peux vous donner trois explications. D'abord, les conditions de travail sont impeccables. C'est important les conditions de travail, les locaux de travail, l'environnement de travail. Deuxièmement, les relations hiérarchiques sont très apaisées. Ce n'est pas le cas en France. Vous avez un rapport récent de l'IGAS, les inspecteurs de la Sécurité sociale, qui disent, attention, on a encore un mode de bandagement parfois un peu rugueux en France. Ce n'est pas le cas. Et enfin, et c'est très important, il y a un plaisir de forme de camaraderie au travail. Vous savez franchement, si vous allez rejoindre des camarades, les locaux de travail sont sympas et votre chef, il vous accompagne, et vous permet de bien travailler, vous vous rendez bien compte que là, vous avez des facteurs positifs et que le travail n'est plus une corvée. Au contraire, le travail reste ce qu'il doit être, un élément de réalisation personnelle et de plaisir personnel. »
BFMTV · Retraites, chômage: l'interview en intégralité de Jean-Pierre Farandou, ministre du TravailVérifier à 11:08