Jean-Louis Bourlange, est-ce que le monde s'est affolé un peu vite cette nuit quand a été découverte la frappe de ce missile en Pologne ?
Réponse directeÉvidemment, on s'est affolé un peu vite, mais c'est normal. On a une affaire comme ça, les médias s'y mettent, tout le monde est inquiet. On ne sait pas ce que c'est, on ne sait pas d'où ça vient. Donc il y a une espèce d'emballement qui s'est produit. Moi, je dois dire que je n'ai jamais été très impressionné par cette affaire-là. J'ai été beaucoup plus impressionné, comme l'a rappelé Patrick Cohen à l'instant, par l'ampleur des destructions qui ont été infligées par les Russes à la population ukrainienne. Les Russes, selon une formule célèbre, ne font la guerre actuellement qu'aux civils. C'est absolument... Et là, il y avait un phénomène, et je crois qu'au bout du compte, je crois que mo…
« Évidemment, on s'est affolé un peu vite, mais c'est normal. On a une affaire comme ça, les médias s'y mettent, tout le monde est inquiet. On ne sait pas ce que c'est, on ne sait pas d'où ça vient. Donc il y a une espèce d'emballement qui s'est produit. Moi, je dois dire que je n'ai jamais été très impressionné par cette affaire-là. J'ai été beaucoup plus impressionné, comme l'a rappelé Patrick Cohen à l'instant, par l'ampleur des destructions qui ont été infligées par les Russes à la population ukrainienne. Les Russes, selon une formule célèbre, ne font la guerre actuellement qu'aux civils. C'est absolument... Et là, il y avait un phénomène, et je crois qu'au bout du compte, je crois que monsieur, j'ai cru comprendre que le président Biden avait une formule assez heureuse. Il avait dit, au bout du compte, c'est quand même une responsabilité russe. Parce que c'est effectivement une contre... C'est une balle perdue, si je comprends bien. Ils ont envoyé un missile qui s'est égaré, etc., dans une stratégie de défense. Donc la responsabilité fondamentale, c'est celle-là. Alors moi, je n'ai jamais cru qu'il y aurait un risque d'emballement. Je pense que si ça avait été d'origine russe, ça aurait sans doute été une bavure, un échec, etc. Peut-être que ça aurait pu entraîner une réaction proportionnée immédiate. Mais je ne pense pas qu'on soit du tout dans une situation comparable à celle que vous avez évoquée en 1er septembre 1939, où là, on avait vraiment une volonté très, très délibérée d'Hitler et de Staline, d'ailleurs, parce qu'ils avaient... »
