Jean-Louis Bourlanges — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
28 déc. 2015 au 18 mars 2026
Questions
346
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 346 questions évaluables
Réponse directe
171
Réponse partielle
69
Réponse à côté
102
Refus explicite
4
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 101 à 125 sur 346
Question 101L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 2 mars 2025
Redites-vous la même chose aujourd'hui ?
Réponse à côté
Je ne sais pas s'il n'avait aucun intérêt. Je pense qu'il a tenu un bon discours. Ce que j'ai toujours pensé, c'est deux choses. C'est qu'on ne pouvait pas, et je retrouve, il parle de l'intérêt de M. Trump comme si on jugeait l'intérêt du pays, de l'Amérique et le nôtre à la même aune. Or, en réalité, ce que montre Trump, c'est qu'il a d'autres idéaux, d'autres schémas en tête. Il a des schémas qui sont beaucoup plus proches de ceux de Poutine et de ceux de Xi que les nôtres. Il ne croit pas à la démocratie, il le montre, la démocratie libérale. Il croit à un nationalisme impérialiste qui fait que les grandes puissances disposent de leur environnement, de leur entourage, qui est le cas des…
« Je ne sais pas s'il n'avait aucun intérêt. Je pense qu'il a tenu un bon discours. Ce que j'ai toujours pensé, c'est deux choses. C'est qu'on ne pouvait pas, et je retrouve, il parle de l'intérêt de M. Trump comme si on jugeait l'intérêt du pays, de l'Amérique et le nôtre à la même aune. Or, en réalité, ce que montre Trump, c'est qu'il a d'autres idéaux, d'autres schémas en tête. Il a des schémas qui sont beaucoup plus proches de ceux de Poutine et de ceux de Xi que les nôtres. Il ne croit pas à la démocratie, il le montre, la démocratie libérale. Il croit à un nationalisme impérialiste qui fait que les grandes puissances disposent de leur environnement, de leur entourage, qui est le cas des deux autres. Il croit à l'argent, il veut fonder une espèce d'oligarchie financière. Poutine a construit une cryptocratie et Xi aussi, il y a un nombre de milliardaires absolument étonnant. Et enfin, il croit, et ça c'est à terme, il croit à l'autonomie dominatrice d'une technologie de Poutine. Est-ce que représente Musk ? Est-ce que représente donc on est dans un contexte... »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 81 observations89 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
LCI — L'événement du dimanche · L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 2 mars 2025Vérifier à 18:10
Question 102L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 2 mars 2025
vous n'y croyez pas ?
Réponse à côté
Oui c'est un débat très très complexe moi je suis très favorable à la force de dissuasion j'ai toujours été favorable à cela mais je crois qu'il faut bien voir que la notion d'intérêt vitaux n'existe pas à partir du moment où si vous déclenchez le feu nucléaire l'ensemble de votre territoire est détruit donc je pense que ce n'est pas un outil adapté pour prévenir une attaque des forces conventionnelles en revanche dans un monde de prolifération sauvage avec plus de doctrine n'importe qui des dingues comme les coréens etc. qui se dotent de ça c'est très bien d'avoir les moyens de dire si vous nous embêtez nous vous frappons et de ce point de vue là là nous pouvons très clairement faire bénéf…
« Oui c'est un débat très très complexe moi je suis très favorable à la force de dissuasion j'ai toujours été favorable à cela mais je crois qu'il faut bien voir que la notion d'intérêt vitaux n'existe pas à partir du moment où si vous déclenchez le feu nucléaire l'ensemble de votre territoire est détruit donc je pense que ce n'est pas un outil adapté pour prévenir une attaque des forces conventionnelles en revanche dans un monde de prolifération sauvage avec plus de doctrine n'importe qui des dingues comme les coréens etc. qui se dotent de ça c'est très bien d'avoir les moyens de dire si vous nous embêtez nous vous frappons et de ce point de vue là là nous pouvons très clairement faire bénéficier nos voisins frapper Strasbourg ou frapper Hambourg on peut très bien dire aux coréens c'est la même chose et donc n'y mettez pas la patte mais en revanche on ne peut pas considérer que l'extension de la force de dissuasion soit une protection contre une offensive de l'armée rouge la dernière grande politique qu'on a amenée à cet égard ça a été l'équipement des Pershing face au SS-20 c'est-à-dire des fusées de moyenne portée opérationnelle et on a fait à ce moment-là une très très grande politique occidentale qui avait été préparée par monsieur Giscard d'Estaing au congrès au conseil de la Guadeloupe avec Carter et qui a été mise en oeuvre par Mitterrand dans les conditions que l'on sait ça a été une opération extrêmement brillante et qui a contribué très puissamment à l'effondrement de l'Union soviétique »
LCI — L'événement du dimanche · L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 2 mars 2025Vérifier à 45:46
Question 103L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 2 mars 2025
C'est là, Bourriou, en direct de Londres. Merci beaucoup pour ces derniers détails. Merci également à Kosselia Buech, qui vous accompagne pour les images. Messieurs, la dernière déclaration de cette matinée, elle vient du Premier ministre britannique. Et voilà ce qu'il dit. Après des échanges avec les présidents américains, ukrainiens et français, nous nous sommes mis d'accord pour que le Royaume-Uni, avec la France, et peut-être un ou deux autres pays, travaillent avec l'Ukraine. Un plan de paix pour cesser les combats. Quand on a cessé de discuter avec Vladimir Poutine, est-ce envisageable ?
Réponse à côté
Je ne sais pas, c'est très difficile de porter une appréciation sur une déclaration aussi laconique. Ce qu'on voit, ce qui est la contradiction fondamentale dans laquelle nous sommes, nous autres Européens, est de notre fait. Parce que si nous sommes dans cette situation, c'est que depuis des années, nous n'avons pas fait les choix, nous n'avons pas pris les mesures qui s'imposent. C'est que nous sommes confrontés à des Américains dont on voit, ce n'est pas l'affaire de vendredi qui est peut-être la plus spectaculaire, mais c'est bien davantage les déclarations de la semaine dernière, où on a vu que M. Trump avait complètement renoncé à tout ce qui était la base de notre alliance occidental…
« Je ne sais pas, c'est très difficile de porter une appréciation sur une déclaration aussi laconique. Ce qu'on voit, ce qui est la contradiction fondamentale dans laquelle nous sommes, nous autres Européens, est de notre fait. Parce que si nous sommes dans cette situation, c'est que depuis des années, nous n'avons pas fait les choix, nous n'avons pas pris les mesures qui s'imposent. C'est que nous sommes confrontés à des Américains dont on voit, ce n'est pas l'affaire de vendredi qui est peut-être la plus spectaculaire, mais c'est bien davantage les déclarations de la semaine dernière, où on a vu que M. Trump avait complètement renoncé à tout ce qui était la base de notre alliance occidentale, pour choisir totalement le narratif de Poutine et les intérêts de Poutine. Donc nous sommes confrontés à des Américains qui sont des amis qui ne nous valent pas de bien, si je puis dire. Ils l'ont montré en diverses occasions. Ce n'est pas uniquement de la posture, vous dites ? Nous sommes entièrement dépendants parce qu'on n'a pas fait les choix stratégiques qui sont nécessaires et dont les Ukrainiens sont actuellement, je ne dis pas que ce serait le cas dans 3 ans, dans 4 ans, mais dans 3 ans, dans 4 ans, ce sera peut-être tous morts. Donc on cherche de façon éperdue et assez pathétique un accord avec les Américains, alors que les Américains nous ont clairement dit de toutes les manières, en soutenant des partis pro-poutiniens, en attaquant tous leurs alliés, en se moquant des valeurs qui sont les nôtres, enfin tout ce qui a été dit par M. Vance, par M. Musk et par d'autres. Nous sommes donc dans une situation pathétique. Et d'autre part, le second volet de l'affaire, et c'est évidemment très difficile d'articuler les deux, c'est la reconquête d'une autonomie européenne. Le fait que maintenant nous savons que la garantie de l'article 5 de l'OTAN ne vaudra rien. Bien sûr que Trump va rester dans l'OTAN, bien sûr que c'est trop intéressant pour lui d'être dans la place, mais l'article 5, l'article de solidarité avec nous, il l'interprétera comme il voudra, et donc nous devons conquérir une autonomie dans tous les domaines, et nous n'y sommes pas du tout préparés. Nous autres Français, nous avons certainement un très bon héritage, de ce point de vue-là. C'était les principes fondamentaux qui avaient été posés par le général de Gaulle, et dont nous ne sommes pas totalement écartés, mais même, par exemple, les scalps. Les scalps, il y a du matériel américain, et les Américains peuvent avoir une sorte de contrôle sur l'utilisation d'en frais. Mais globalement, c'est extrêmement difficile d'organiser un sommet, dans lequel on dit, un, il faut réaffirmer la solidarité avec les Américains, et deux, il faut organiser l'Europe sans les Américains. Là, il y a une quadratour du cercle dont je crains que nos dirigeants européens aient du mal à se sortir. »
LCI — L'événement du dimanche · L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 2 mars 2025Vérifier à 3:35
Question 104L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 2 mars 2025
accommodants parce qu'on arrive dans les dernières minutes de cette émission à vous on a besoin aussi de votre éclairage quant à la question de la dissuasion nucléaire européenne cette question périlleux débat rouvert par Emmanuel Macron et vous en parliez le nouveau chancelier allemand Frédéric Mers de quoi parle-t-on exactement ?
Refus explicite
je crois que le général est beaucoup plus compétent moi j'ai ma petite idée mais c'est vraiment une idée de néophyte
« je crois que le général est beaucoup plus compétent moi j'ai ma petite idée mais c'est vraiment une idée de néophyte »
LCI — L'événement du dimanche · L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 2 mars 2025Vérifier à 44:17
Question 105L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 2 mars 2025
Claire Cambier, Charlotte Le Fêté en direct de Londres, merci beaucoup pour ces dernières précisions. Messieurs, on évoquait avant de se quitter ce moment dans le bureau Oval vendredi dernier, le président français à la presse dit et parle d'une conférence de presse qui a mal tourné. Est-ce vraiment cela ?
Réponse directe
Je crois qu'il a raison, on ne peut pas dire que ça a bien tourné. Oui, là-dessus on lui accorde le point. La question est quand même de savoir si c'est simplement la faute à pas de chance ou le fait que Zelensky était un peu fatigué. Non, je crois que tout a été fait pour créer une situation extrêmement défavorable au président Zelensky, ne serait-ce que le fait qu'il était en face, il avait en face de lui deux personnes. En général, le vice-président n'intervient jamais. Elle est dans son rôle au sein de l'Union Européenne. Vous avez un indépendant de service par rapport aux Américains, c'est la France. Depuis De Gaulle, depuis toujours, on est celui qui dit on ne doit pas dépendre des Am…
« Je crois qu'il a raison, on ne peut pas dire que ça a bien tourné. Oui, là-dessus on lui accorde le point. La question est quand même de savoir si c'est simplement la faute à pas de chance ou le fait que Zelensky était un peu fatigué. Non, je crois que tout a été fait pour créer une situation extrêmement défavorable au président Zelensky, ne serait-ce que le fait qu'il était en face, il avait en face de lui deux personnes. En général, le vice-président n'intervient jamais. »
LCI — L'événement du dimanche · L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 2 mars 2025Vérifier à 28:35
Question 106Gouvernement : "François Bayrou est au point d'équilibre", juge Jean-Louis Bourlanges
On va y revenir, on va filer au standard Jean-Louis Bourlange, où de nombreux auditeurs veulent vous interroger d'un mot, puisque vous êtes membre du même parti. François Bayrou a été reçu deux fois hier par le Président de la République. Alors, il est temps de nous livrer le scoop. Sera-t-il le prochain Premier ministre de la France ?
Réponse à côté
Oui, bonjour France Inter. J'avais une idée justement à vous proposer. En imaginant que de l'extrême gauche à l'extrême droite, il n'y ait pas de méchants en fait, il y ait juste des gens avec des priorités qui leur sont propres et différentes. Est-ce qu'on pourrait imaginer qu'une coalition avec les sujets de la justice sociale, la lutte contre le blanchiment et l'écologie gérée par des personnalités de gauche, le libéralisme et l'économie libérale, plutôt droit et centre droit, et puis les questions de sécurité et d'immigration sur une aile un peu plus à droite ?
« Oui, bonjour France Inter. J'avais une idée justement à vous proposer. »
France Inter · Gouvernement : "François Bayrou est au point d'équilibre", juge Jean-Louis BourlangesVérifier à 14:22Voir 1 autre passage
« En imaginant que de l'extrême gauche à l'extrême droite, il n'y ait pas de méchants en fait, il y ait juste des gens avec des priorités qui leur sont propres et différentes. Est-ce qu'on pourrait imaginer qu'une coalition avec les sujets de la justice sociale, la lutte contre le blanchiment et l'écologie gérée par des personnalités de gauche, le libéralisme et l'économie libérale, plutôt droit et centre droit, et puis les questions de sécurité et d'immigration sur une aile un peu plus à droite ? »
France Inter · Gouvernement : "François Bayrou est au point d'équilibre", juge Jean-Louis BourlangesVérifier à 14:28
Question 107Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européen
Peut-il se réinventer ?
Réponse à côté
Je ne le connais pas si bien que ça. Je n'ai jamais eu beaucoup de contacts avec lui sur le plan... J'ai toujours eu des relations très chaleureuses, mais pas très approfondies avec lui. Je pense que c'est extraordinaire, parce qu'il a fait preuve, pour arriver au pouvoir, d'un talent exceptionnel, cet homme qui n'était rien, aucun parti, arrivant comme ça et s'imposant en quelques mois comme président de la République. Et puis après, il a pris tout un ensemble de mesures, que ce soit en politique étrangère, en politique militaire, et en politique économique et sociale, la lutte contre le chômage, qui ont été très heureuses. En revanche, il y a un immense coin aveugle, anglomore, qui est ce…
« Je ne le connais pas si bien que ça. Je n'ai jamais eu beaucoup de contacts avec lui sur le plan... J'ai toujours eu des relations très chaleureuses, mais pas très approfondies avec lui. Je pense que c'est extraordinaire, parce qu'il a fait preuve, pour arriver au pouvoir, d'un talent exceptionnel, cet homme qui n'était rien, aucun parti, arrivant comme ça et s'imposant en quelques mois comme président de la République. Et puis après, il a pris tout un ensemble de mesures, que ce soit en politique étrangère, en politique militaire, et en politique économique et sociale, la lutte contre le chômage, qui ont été très heureuses. En revanche, il y a un immense coin aveugle, anglomore, qui est celui des relations entre les Français et l'État. Et c'est pour ça qu'il doit à la fois être à l'origine du mouvement de renouveau que j'ai évoqué, et en même temps, s'en tenir à distance. C'est pour ça que j'ai dit accoucheur et non pas père. Est-ce que c'est son intention ? Vous qui êtes bien informé, est-ce que c'est son intention ? J'ai l'impression que ça n'est pas, on va dire les choses de façon assez prudente, ça n'est pas sa tendance naturelle. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européenVérifier à 10:39
Question 108Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européen
Jean-Louis Bourlange, ex-président de la Commission des Affaires étrangères, ex-député, il a pris du champ par rapport à la vie politique, mais il est toujours aussi passionné. C'est l'invité de la matinale de Radio Classique. Comment voulez-vous qu'un président qui, aujourd'hui, est dans la tactique politique, dans ses consultations, dans ses concertations, dans la façon dont il a mené sa barque depuis la dissolution, pourquoi ne change-t-il pas ?
Réponse à côté
Je ne le connais pas si bien que ça. Je n'ai jamais eu beaucoup de contacts avec lui sur le plan... J'ai toujours eu des relations très chaleureuses, mais pas très approfondies avec lui. Je pense que c'est extraordinaire, parce qu'il a fait preuve, pour arriver au pouvoir, d'un talent exceptionnel, cet homme qui n'était rien, aucun parti, arrivant comme ça et s'imposant en quelques mois comme président de la République. Et puis après, il a pris tout un ensemble de mesures, que ce soit en politique étrangère, en politique militaire, et en politique économique et sociale, la lutte contre le chômage, qui ont été très heureuses. En revanche, il y a un immense coin aveugle, anglomore, qui est ce…
« Je ne le connais pas si bien que ça. Je n'ai jamais eu beaucoup de contacts avec lui sur le plan... J'ai toujours eu des relations très chaleureuses, mais pas très approfondies avec lui. Je pense que c'est extraordinaire, parce qu'il a fait preuve, pour arriver au pouvoir, d'un talent exceptionnel, cet homme qui n'était rien, aucun parti, arrivant comme ça et s'imposant en quelques mois comme président de la République. Et puis après, il a pris tout un ensemble de mesures, que ce soit en politique étrangère, en politique militaire, et en politique économique et sociale, la lutte contre le chômage, qui ont été très heureuses. En revanche, il y a un immense coin aveugle, anglomore, qui est celui des relations entre les Français et l'État. Et c'est pour ça qu'il doit à la fois être à l'origine du mouvement de renouveau que j'ai évoqué, et en même temps, s'en tenir à distance. C'est pour ça que j'ai dit accoucheur et non pas père. Est-ce que c'est son intention ? Vous qui êtes bien informé, est-ce que c'est son intention ? J'ai l'impression que ça n'est pas, on va dire les choses de façon assez prudente, ça n'est pas sa tendance naturelle. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européenVérifier à 10:39
Question 109Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européen
J'espère que vous l'êtes aussi, c'est tout ce que je vous souhaite. On va revenir sur le long communiqué publié hier soir par la présidence de la République. Avant ça, j'aimerais demander aux parlementaires que vous avez été, puisque vous avez décidé de vous mettre à la retraite, si j'ose dire, de la politique, ranger des voitures, demander à l'homme d'expérience que vous êtes, s'il a compris ce qu'Emmanuel Macron a entrepris avec et depuis la dissolution. Est-ce que tout ça vous a semblé clair ?
Réponse directe
Non, je crois que c'est assez difficile, c'est très difficile pour Emmanuel Macron, mais je crois qu'il ne se débrouille pas très bien, si je puis dire, pour une raison simple, c'est qu'il porte, avec ce communiqué d'hier, il porte la responsabilité de l'échec d'une tentative Front Populaire qui, de toute manière, était inscrite dans les faits. Personne ne peut imaginer un seul instant que les formations qui sont réunies sur ce programme assez profondément d'aimant des forces du Front Populaire, animées par un homme qui est très contesté, qui dans les sondages apparaît comme très rejeté par l'opinion publique qu'est Jean-Luc Mélenchon. Personne ne pouvait imaginer qu'un tel attelage aurait…
« Non, je crois que c'est assez difficile, c'est très difficile pour Emmanuel Macron, mais je crois qu'il ne se débrouille pas très bien, si je puis dire, pour une raison simple, c'est qu'il porte, avec ce communiqué d'hier, il porte la responsabilité de l'échec d'une tentative Front Populaire qui, de toute manière, était inscrite dans les faits. Personne ne peut imaginer un seul instant que les formations qui sont réunies sur ce programme assez profondément d'aimant des forces du Front Populaire, animées par un homme qui est très contesté, qui dans les sondages apparaît comme très rejeté par l'opinion publique qu'est Jean-Luc Mélenchon. Personne ne pouvait imaginer qu'un tel attelage aurait eu une majorité à l'Assemblée nationale. Simplement, en procédant comme il procède, le président porte sur lui la responsabilité politique devant l'opinion de cet échec qui ne lui est pas imputable. Car en réalité, il faut bien voir que la situation, certes, la dissolution, notre ami Guillaume Tabard l'a expliqué très bien, la dissolution a été le fait générateur d'une situation très difficile, mais les résultats de l'élection n'ont fait que confirmer et amplifier les résultats de l'élection législative deux ans plus tôt. C'est-à-dire qu'est apparu un pays profondément divisé, profondément en trois groupes qui sont incompatibles les uns avec les autres, et ça, le président n'en est pas responsable, même s'il a la responsabilité, en revanche, d'en gérer les conséquences. Donc je crois que là, il y a une situation dont il faut partir. Alors, la question, moi, je souffre beaucoup en tant que citoyen depuis des semaines, parce que je trouve qu'il y a un immense absent dans la discussion à laquelle nous assistons. Nous avons des forces politiques, des partis, nous avons des personnalités, nous avons des jeux, nous avons, comme dirait le général de Gaulle, les poisons et les délices du système, des chausse-trappes un peu partout, un Mélenchon qui excelle aux jeux politiciens, comme il l'a encore montré en disant qu'au bout du compte, son parti n'était pas candidat à des postes gouvernementaux. C'était très très malin. Mais tout ça n'a aucun sens. La vérité, c'est qu'on ne met pas sur la table les seuls problèmes qui comptent, c'est-à-dire les options pour le pays. Et tant qu'on ne partira pas de ce qui est bon ou mauvais pour le pays, de ce qu'on veut faire... Alors, le programme, ce n'est pas un programme. Le programme du Nouveau Front Populaire, c'est un catalogue de promesses catégorielles destinées à attirer un certain nombre d'électeurs non financés. Un programme, c'est autre chose. Ce sont des réponses à des questions fondamentales. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européenVérifier à 0:40Voir 1 autre passage
« Je ne vais pas proposer des apocalypses aussi dramatiques que celles que vous proposez, que vous imaginez, David Havicaire. Mais je crois que le président de la République et l'ensemble des responsables politiques auraient dû et devraient aujourd'hui mettre sur la table les grands choix. Qu'est-ce que c'est que les grands choix ? C'est est-ce qu'en politique étrangère, est-ce qu'on est pour Moscou ou pour Kiev ? Est-ce qu'on est pour la fidélité à nos alliances militaires ou pour la rupture de nos alliances militaires ? Est-ce qu'on est pour davantage de solidarité européenne ou davantage de chacun pour soi ? Est-ce qu'on est pour l'aggravation des déficits budgétaires ou la stabilisation et la réduction de ces déficits ? Est-ce qu'on est pour la stabilisation fiscale ou l'augmentation des impôts ? Est-ce qu'on est pour le nucléaire ou contre le nucléaire dans la lutte contre le réchauffement climatique ? Est-ce qu'on est pour les investissements technologiques ou est-ce qu'on est pour une priorité aux dépenses de consommation ? Ce sont ça les choix qui sont ceux du pays. Et si vous les posez sur la table, vous verrez que les Français sont assez globalement d'accord pour faire les bons choix. Peut-être pas surtout. Bien sûr, quand on leur dit si vous partez plutôt à la retraite, est-ce que vous êtes pour ? Ah ben oui, c'est mieux. Si on vous augmente en tant que conseillère, est-ce que vous êtes pour ? Ah ben bien sûr, c'est mieux. Si vous êtes chômeur, est-ce qu'on vous indénise un peu plus longtemps ? Ah ben bien sûr, c'est mieux. Etc. Mais ça, c'est pas un choix. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européenVérifier à 4:13
Question 110Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européen
Vous qui connaissez Emmanuel Macron, qu'est-ce qu'il a dans la tête ?
Réponse à côté
Je ne le connais pas si bien que ça. Je n'ai jamais eu beaucoup de contacts avec lui sur le plan... J'ai toujours eu des relations très chaleureuses, mais pas très approfondies avec lui. Je pense que c'est extraordinaire, parce qu'il a fait preuve, pour arriver au pouvoir, d'un talent exceptionnel, cet homme qui n'était rien, aucun parti, arrivant comme ça et s'imposant en quelques mois comme président de la République. Et puis après, il a pris tout un ensemble de mesures, que ce soit en politique étrangère, en politique militaire, et en politique économique et sociale, la lutte contre le chômage, qui ont été très heureuses. En revanche, il y a un immense coin aveugle, anglomore, qui est ce…
« Je ne le connais pas si bien que ça. Je n'ai jamais eu beaucoup de contacts avec lui sur le plan... J'ai toujours eu des relations très chaleureuses, mais pas très approfondies avec lui. Je pense que c'est extraordinaire, parce qu'il a fait preuve, pour arriver au pouvoir, d'un talent exceptionnel, cet homme qui n'était rien, aucun parti, arrivant comme ça et s'imposant en quelques mois comme président de la République. Et puis après, il a pris tout un ensemble de mesures, que ce soit en politique étrangère, en politique militaire, et en politique économique et sociale, la lutte contre le chômage, qui ont été très heureuses. En revanche, il y a un immense coin aveugle, anglomore, qui est celui des relations entre les Français et l'État. Et c'est pour ça qu'il doit à la fois être à l'origine du mouvement de renouveau que j'ai évoqué, et en même temps, s'en tenir à distance. C'est pour ça que j'ai dit accoucheur et non pas père. Est-ce que c'est son intention ? Vous qui êtes bien informé, est-ce que c'est son intention ? J'ai l'impression que ça n'est pas, on va dire les choses de façon assez prudente, ça n'est pas sa tendance naturelle. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européenVérifier à 10:39
Question 111Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européen
Par quel big bang politique ou quel mécano-politique vous mettez en mesure de faire choisir le peuple français ?
Réponse directe
Je crois d'abord que ce qui manque, c'est de poser ça sur la table. Tant qu'on raisonne sur des querelles politiciennes, des trucs qui n'intéressent personne. En revanche, le Parlement, je crois que François Bayrou avait raison de dire que du rapprochement de tous ces partis politiques, compte tenu de la situation actuelle, il ne ressort rien. Et il ne ressortira rien. Donc moi, ce que je crois, c'est que le président devrait... Alors on dit personnalité de la société civile, tel ou tel... C'est pas ça le problème. Le problème, c'est que nous n'avons pas besoin d'une brochette de politiciens comme gouvernement. Nous avons besoin d'une équipe de France. Je vois... On a cité des noms. J'en ai…
« Je crois d'abord que ce qui manque, c'est de poser ça sur la table. Tant qu'on raisonne sur des querelles politiciennes, des trucs qui n'intéressent personne. En revanche, le Parlement, je crois que François Bayrou avait raison de dire que du rapprochement de tous ces partis politiques, compte tenu de la situation actuelle, il ne ressort rien. Et il ne ressortira rien. Donc moi, ce que je crois, c'est que le président devrait... Alors on dit personnalité de la société civile, tel ou tel... C'est pas ça le problème. Le problème, c'est que nous n'avons pas besoin d'une brochette de politiciens comme gouvernement. Nous avons besoin d'une équipe de France. Je vois... On a cité des noms. J'en ai cité plusieurs, d'ailleurs. J'ai cité le nom de Didier Migaud, qui était premier président de la Cour des comptes, qui est formidable en matière budgétaire. On a cité le nom de Viroad Gallo, qui est gouverneur de la Banque de France, qui serait une garantie sur le plan international. On a cité Jean-Dominique Sénard, qui est un très grand industriel. On a cité Bernard Cazeneuve, qui a été un très bon ministre de l'Intérieur et un premier ministre éphémère, mais respecté. On a cité... D'autres gens, d'autres noms ont été cités. On dit, est-ce que ça doit être l'un ou l'autre ? Ce n'est pas le problème. Le premier de cordée n'est pas le problème. Ce qu'il faut, c'est les prendre tous. Constituer, et ça, c'est la responsabilité, en Ve République, du président de la République. Non pas pour diriger lui-même l'équipe gouvernementale. Il doit se retirer après. Il doit être l'accoucheur. Et non pas le père de la politique de demain. Comment faites-vous pour que les autres ne fassent plus de politique ? »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européenVérifier à 5:53Voir 1 autre passage
« Oui, mais vous savez, ceux qui croient en leur destin présidentiel, ils s'effacent les uns les autres. Si vous mettez Bertrand, vous faites hurler Wauquiez. Enfin, je ne fais pas de dessin. C'est un jeu de bonne taux. Mais en revanche, dans le système actuel, bien sûr qu'il y a des gens des partis politiques. Les gens que j'ai cités sont proches du parti socialiste ou proches de partis plus libéraux. Peu importe. Et vous aurez des gens. Quelqu'un comme Marc Fénaud, par exemple, ou Jean-Noël Barraud, qui appartiennent au Modem, dont j'étais l'un des représentants, ce sont des gens qui ont leur place et plein d'autres. Ça, ce n'est pas la question. Mais ce qu'il faut, c'est que cette équipe arrive, qu'elle se prononce, qu'elle dise ce qu'elle veut faire au pays. Et à ce moment-là, le Parlement, le Parlement prendra ses responsabilités. Le système institutionnel est tel que le gouvernement n'a pas à solliciter la confiance. De Gaulle l'a dit sous tous les tons. Le gouvernement est constitué par le président de la République. Bon, mais il faut, à ce moment-là, qu'il prenne son autonomie. Et à ce moment-là, le Parlement devra prendre ses responsabilités. Et je dis que si le Parlement vote la censure à un tel gouvernement, s'il dit non au réveil de la France, eh bien, il devra en porter la responsabilité devant l'opinion. Je crois que c'est cette opération de vérité sur le fond des choses et de renouvellement. Parce qu'il y a quelque chose que je n'ai pas dit et qui est très important. C'est que, quelle est l'origine de la frustration des Français ? Ce qui ne va pas, ce que nous n'avons pas résolu, ce que Macron n'a pas résolu, c'est la pathologie de notre rapport à l'État. Nous avons une société qui n'en peut plus d'être anesthésiée, infantilisée, numérisée, stérilisée par une administration tatillonne. Et même, nous avons fait, j'en prends ma part de responsabilité, nous avons fait des lois qui étaient des cathédrales de réglementation. Votre invité, ce matin, le disait à propos de la distribution. Nous avons fait des cathédrales de réglementation. Thierry Cotillard, c'est-à-dire que tout ça ne va pas. Et c'est là où il faut porter le problème. Il faut porter le fer et il faut créer de nouvelles relations entre les Français. Et ça, ça passe par, effectivement, un coup de jeûne ou un coup de jeûne, enfin un coup de renouveau, pas forcément de jeûne, mais un coup de renouveau qui devrait, effectivement, donner à toute cette espèce de jeu, de jeu de société auquel nous assistons, devrait l'éliminer et devrait faire place à un vrai choix, un vrai débat sur l'avenir de notre pays. »
Question 112Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07
Bien, nous sommes partis pour les tractations de quelques jours, de quelques semaines, évidemment. On verra comment les choses se déroulent prochainement. Le sommet de l'OTAN en Washington, parlons-en. Emmanuel Macron est arrivé sur place, vous avez vu, il y a une demi-heure. On va beaucoup parler de l'aide à l'Ukraine. On l'a déjà dit aussi, Donald Trump n'est pas là, mais tout le monde pense bien à lui. S'il repasse dans quelques mois, est-ce que l'Amérique sera toujours aussi atlantiste ?
Réponse directe
Écoutez, d'abord l'Ukraine. Un mot sur l'Ukraine. Ça a été la grande oubliée de ces élections. C'est quand même le grand sujet géopolitique qui conditionne l'indépendance de la France, l'indépendance des États européens, et on voit que nous sommes en face d'une recrudescence absolument inouïe et inhumaine de la violence exercée par Moscou sur ce malheureux peuple ukrainien. Donc je trouve que j'ai été très très choqué... Oui, alors que les relations entre les Russes et les Indiens ont toujours été bonnes. Donc c'est très significatif. Et moi, en tant qu'ancien président de la Commission des Affaires Orangères, j'ai été très choqué de cette amnésie qui s'est emparée du peuple français et des…
« Oui, alors que les relations entre les Russes et les Indiens ont toujours été bonnes. Donc c'est très significatif. Et moi, en tant qu'ancien président de la Commission des Affaires Orangères, j'ai été très choqué de cette amnésie qui s'est emparée du peuple français et des dirigeants politiques sur cette affaire. Là, je crois que nous devons effectivement renforcer, et vraiment, quels que soient les choix que nous ferons en politique intérieure, nous devons, nous Français, nous Européens, nous Occidentaux et membres de l'Alliance Atlantique, nous devons absolument intensifier nos efforts de soutien à l'Ukraine. Sur la question que vous posez sur Trump, je crois que... Mon sentiment, c'est que Trump ne quittera jamais l'OTAN. Pourquoi ? Parce que c'est un élément d'influence important. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 8:15Voir 2 autres passages
« on aime bien les gratifications électorales. Mais c'est plus difficile. Mais le vrai problème. Donc là, je crois que Trump a un point, si vous voulez. Il ne faut pas nier cette réalité. En revanche, le vrai problème, c'est de savoir quel est le degré de solidarité qui s'exprime par l'article 5 de l'OTAN. Vous savez, c'est quand même quelque chose. Quel sera exactement le niveau d'implication des Américains en cas de menace ? Mais il semble remettre ça en cause. »
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Question 113Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07
Est-ce que ça offre une liberté de ton encore plus grande que celle que vous aviez ?
Réponse directe
La liberté de ton sera la même. Mais la différence, c'est que l'ARCOM est beaucoup moins vigilante. Et que quand on est parlementaire, on n'a pas le droit de parler dans ce pays. C'est assez étrange.
« La liberté de ton sera la même. Mais la différence, c'est que l'ARCOM est beaucoup moins vigilante. Et que quand on est parlementaire, on n'a pas le droit de parler dans ce pays. C'est assez étrange. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 0:33
Question 114Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07
Est-ce que pour vous, c'est ça le sujet du moment à l'OTAN, ou ce n'est pas le sujet prioritaire ?
Réponse à côté
Écoutez, d'abord l'Ukraine. Un mot sur l'Ukraine. Ça a été la grande oubliée de ces élections. C'est quand même le grand sujet géopolitique qui conditionne l'indépendance de la France, l'indépendance des États européens, et on voit que nous sommes en face d'une recrudescence absolument inouïe et inhumaine de la violence exercée par Moscou sur ce malheureux peuple ukrainien. Donc je trouve que j'ai été très très choqué... Oui, alors que les relations entre les Russes et les Indiens ont toujours été bonnes. Donc c'est très significatif. Et moi, en tant qu'ancien président de la Commission des Affaires Orangères, j'ai été très choqué de cette amnésie qui s'est emparée du peuple français et des…
« Écoutez, d'abord l'Ukraine. Un mot sur l'Ukraine. Ça a été la grande oubliée de ces élections. C'est quand même le grand sujet géopolitique qui conditionne l'indépendance de la France, l'indépendance des États européens, et on voit que nous sommes en face d'une recrudescence absolument inouïe et inhumaine de la violence exercée par Moscou sur ce malheureux peuple ukrainien. Donc je trouve que j'ai été très très choqué... »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 7:47Voir 2 autres passages
« Oui, alors que les relations entre les Russes et les Indiens ont toujours été bonnes. Donc c'est très significatif. Et moi, en tant qu'ancien président de la Commission des Affaires Orangères, j'ai été très choqué de cette amnésie qui s'est emparée du peuple français et des dirigeants politiques sur cette affaire. Là, je crois que nous devons effectivement renforcer, et vraiment, quels que soient les choix que nous ferons en politique intérieure, nous devons, nous Français, nous Européens, nous Occidentaux et membres de l'Alliance Atlantique, nous devons absolument intensifier nos efforts de soutien à l'Ukraine. Sur la question que vous posez sur Trump, je crois que... Mon sentiment, c'est que Trump ne quittera jamais l'OTAN. Pourquoi ? Parce que c'est un élément d'influence important. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 8:15
Question 115Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07
Est-ce que ça ne serait pas un piège ?
Réponse à côté
C'est de faire rentrer l'Ukraine ? Oui, dans l'OTAN. Écoutez, moi, ce que je constate, c'est que les peuples, les États qui n'y sont pas sont menacés. C'est le cas de la Moldavie, c'est le cas de la Géorgie, c'est plus que le cas de l'Ukraine. Donc, au moins, quand on est dans l'OTAN, chacun sait à quoi s'en tenir. Et les Américains, les Russes, pardon, n'ont certainement pas envie de tester une guerre en vraie grandeur avec l'OTAN. Donc, je crois que, dans ce genre de choses, moi, je ne suis pas pour la stratégie de l'ambiguïté stratégique. Je suis favorable à la ligne claire, comme on dit dans Tintin. C'est-à-dire que chacun sache où on est. Et là, ce que je constate, c'est que les garant…
« C'est de faire rentrer l'Ukraine ? Oui, dans l'OTAN. Écoutez, moi, ce que je constate, c'est que les peuples, les États qui n'y sont pas sont menacés. C'est le cas de la Moldavie, c'est le cas de la Géorgie, c'est plus que le cas de l'Ukraine. Donc, au moins, quand on est dans l'OTAN, chacun sait à quoi s'en tenir. Et les Américains, les Russes, pardon, n'ont certainement pas envie de tester une guerre en vraie grandeur avec l'OTAN. Donc, je crois que, dans ce genre de choses, moi, je ne suis pas pour la stratégie de l'ambiguïté stratégique. Je suis favorable à la ligne claire, comme on dit dans Tintin. C'est-à-dire que chacun sache où on est. Et là, ce que je constate, c'est que les garanties qui avaient été données aux Ukrainiens avant, à Budapest, par exemple, eh bien, c'était les Russes, les Américains, les Britanniques avaient dit qu'on protège l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Vous voyez ce que ça a donné ? Donc, là, je crois qu'il faut être extrêmement et extrêmement clair extrêmement vigilant et, effectivement, Kissinger pensait ça aussi. Kissinger disait, d'abord, l'Ukraine a une puissance militaire, il faut l'intégrer. Il y a une puissance militaire importante. Ça a devenu un grand, une grande puissance militaire d'Europe, l'Ukraine. Il faut donc l'intégrer dans un ensemble cohérent et il faut y aller et il faut protéger. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 14:06Voir 2 autres passages
« Moi, ce qui m'inquiète, ce n'est pas l'agression, à court terme, ce n'est pas l'agression de la Russie contre les puissances de l'OTAN. Ce qui m'inquiète, c'est l'Ukraine, la Moldavie, la Géorgie. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 15:27
« Écoutez, moi, je trouve que ce qu'on vit à propos de Biden est absolument tragique. La vieillesse est un naufrage, disait le général de Gaulle. C'est un naufrage physique, mais ce n'est pas un naufrage moral. Ce qu'a fait Biden pour son pays a été vraiment d'une très grande dignité, d'une très grande efficacité. Il a mené une politique économique intelligente qui ne nous a pas toujours aidés. Il a mené une politique de solidarité avec l'Ukraine extrêmement brillante. Il a mené une politique de défense de l'état de droit et de la démocratie aux États-Unis tout à fait brillante. Maintenant, je suis triste, effectivement. Moi, je l'ai aperçu quand il est venu à Paris à l'occasion de la commémoration du débarquement. Il m'a apparu assez en forme. Enfin, je ne sais pas. Mais, effectivement, c'est très triste de voir qu'il n'a pas la force physique. Le général de Gaulle disait j'exercerai mon pouvoir tant que j'aurai ou les forces ou la vie. C'est important. Et là, je trouve que c'est dommage car, quoi qu'il arrive, ça aura été un excellent président des États-Unis et ce sera difficile de le remplacer. Et en tout cas, Trump, disons pour être sympathique, que Trump est quand même infiniment plus imprévisible. »
Question 116Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07
Est-ce que ça ne serait pas l'occasion, rêver pour Vladimir Poutine, de parachever un petit peu son œuvre, si vous me passez l'expression, sur l'Ukraine, finalement ?
Réponse à côté
C'est de faire rentrer l'Ukraine ? Oui, dans l'OTAN. Écoutez, moi, ce que je constate, c'est que les peuples, les États qui n'y sont pas sont menacés. C'est le cas de la Moldavie, c'est le cas de la Géorgie, c'est plus que le cas de l'Ukraine. Donc, au moins, quand on est dans l'OTAN, chacun sait à quoi s'en tenir. Et les Américains, les Russes, pardon, n'ont certainement pas envie de tester une guerre en vraie grandeur avec l'OTAN. Donc, je crois que, dans ce genre de choses, moi, je ne suis pas pour la stratégie de l'ambiguïté stratégique. Je suis favorable à la ligne claire, comme on dit dans Tintin. C'est-à-dire que chacun sache où on est. Et là, ce que je constate, c'est que les garant…
« C'est de faire rentrer l'Ukraine ? Oui, dans l'OTAN. Écoutez, moi, ce que je constate, c'est que les peuples, les États qui n'y sont pas sont menacés. C'est le cas de la Moldavie, c'est le cas de la Géorgie, c'est plus que le cas de l'Ukraine. Donc, au moins, quand on est dans l'OTAN, chacun sait à quoi s'en tenir. Et les Américains, les Russes, pardon, n'ont certainement pas envie de tester une guerre en vraie grandeur avec l'OTAN. Donc, je crois que, dans ce genre de choses, moi, je ne suis pas pour la stratégie de l'ambiguïté stratégique. Je suis favorable à la ligne claire, comme on dit dans Tintin. C'est-à-dire que chacun sache où on est. Et là, ce que je constate, c'est que les garanties qui avaient été données aux Ukrainiens avant, à Budapest, par exemple, eh bien, c'était les Russes, les Américains, les Britanniques avaient dit qu'on protège l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Vous voyez ce que ça a donné ? Donc, là, je crois qu'il faut être extrêmement et extrêmement clair extrêmement vigilant et, effectivement, Kissinger pensait ça aussi. Kissinger disait, d'abord, l'Ukraine a une puissance militaire, il faut l'intégrer. Il y a une puissance militaire importante. Ça a devenu un grand, une grande puissance militaire d'Europe, l'Ukraine. Il faut donc l'intégrer dans un ensemble cohérent et il faut y aller et il faut protéger. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 14:06Voir 1 autre passage
« Moi, ce qui m'inquiète, ce n'est pas l'agression, à court terme, ce n'est pas l'agression de la Russie contre les puissances de l'OTAN. Ce qui m'inquiète, c'est l'Ukraine, la Moldavie, la Géorgie. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 15:27
Question 117Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07
Est-ce que vous dites, en moissonnant un peu du côté des républicains, en moissonnant un petit peu du côté des socialistes, des écologistes, voire des communistes, on peut bâtir quelque chose, un peu braque-ballant, mais ce qu'il tiendra, finalement ?
Réponse à côté
J'ai une approche qui est assez différente de celle que j'entends ici et là, partout. Je pense qu'il faudrait peut-être partir du fond des choses. Pour l'instant, on n'a pas de programme. Le programme du Fonds populaire, ce n'est pas la peine de se fatiguer, ce n'est pas un programme. C'est un catalogue de gratification électorale que personne ne sait comment financer et dont le résultat évident sera de compromettre les grands équilibres économiques du pays. Mais sur les choix fondamentaux d'un pays, pour ou contre le développement de l'Europe, pour l'Ukraine ou pour Moscou, pour une conception de la démocratie fondée sur la laïcité universaliste. Ce sont les grands principes dont parle le…
« J'ai une approche qui est assez différente de celle que j'entends ici et là, partout. Je pense qu'il faudrait peut-être partir du fond des choses. Pour l'instant, on n'a pas de programme. Le programme du Fonds populaire, ce n'est pas la peine de se fatiguer, ce n'est pas un programme. C'est un catalogue de gratification électorale que personne ne sait comment financer et dont le résultat évident sera de compromettre les grands équilibres économiques du pays. Mais sur les choix fondamentaux d'un pays, pour ou contre le développement de l'Europe, pour l'Ukraine ou pour Moscou, pour une conception de la démocratie fondée sur la laïcité universaliste. Ce sont les grands principes dont parle le Président. Oui, je me reconnais tout à fait dans cette présentation des choses. Et je trouve que là, le problème, nous sommes coincés. Nous sommes coincés pourquoi ? Parce que les socialistes ont signé, en adhérant au Fonds populaire, un programme qui, je crois, est véritablement un programme insensé, qui est le programme le plus extrémiste qu'on ait jamais signé à gauche, bien différent du programme Common 81, qui est un programme qui, en réalité, est totalement conçu par LFI, qui est inapplicable. Et alors maintenant, Mélenchon leur dit... Certains vont se dédire. Mélenchon dit, vous avez signé, donc vous appliquez ça. Et comme d'autre part, les socialistes sont un peu tenus au maintien d'une alliance avec LFI dans la perspective des municipales, ils risquent de ne pas pouvoir s'écarter. Donc vous pensez qu'ils ne vont pas se dédire, là, dans les prochaines semaines ? J'en sais rien, mais je crois que c'est ça. C'est une composante importante de la... Je ne sais pas, moi, je souhaiterais évidemment que ce soit François Bayrou qui soit nommé Premier ministre, parce que c'est un homme de concorde. Mais je comprendrais très bien que le Président de la République nomme quelqu'un de mouvance socialiste. Moi, j'avais pensé, effectivement, à Cazeneuve, qui a été un très bon Premier ministre, à M. Migaud, qui a été un très bon Président de la Commission des Finances, et qui est mon premier Président à la Cour des Comptes. C'est quelqu'un de sensibilité socialiste, mais réaliste, capable de faire prendre au pays des choix raisonnables. Mais je pense que là, ça ne passera pas au Front populaire. Et c'est pourquoi je suis, Guillaume Paul, je suis très, très inquiet. Parce que je crois qu'on va aller dans une situation de blocage institutionnel, et qu'au bout du compte, le grand bénéficiaire de tout cela, ça risque d'être Marine Le Pen et le Rassemblement National. C'est une erreur de croire que le Rassemblement National a été terrassé. Ils ont fait 10 millions, ils ont rassemblé 10 millions d'électeurs. Ils n'ont pas baissé entre les deux tours. Ils ont été victimes, effectivement, des accords de désistement entre les autres formations. Et là, Mme Le Pen est dispensée de l'examen probatoire du gouvernement, alors que ça aurait été sans doute une calamité. Parce qu'on a bien vu, dans la campagne, que M. Bardella n'avait absolument rien dans son chapeau à offrir aux Français, et que le personnel du Rassemblement National était très faible. Mais là, ils vont être dispensés de ça. Donc si nous ne débloquons pas, dans le cœur de l'Assemblée républicaine, si nous ne débloquons pas la situation, et là, je crois que les socialistes sont eux-mêmes bloqués par Mélenchon, c'est ça qui m'inquiète. Au moins, le message, ce n'est pas un message, mais le sentiment que j'exprime, c'est un sentiment d'extrême gravité, d'extrême inquiétude. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 3:56
Question 118Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07
qu'il ne quittera pas l'OTAN ou qu'il ne se retirera pas ?
Réponse à côté
Parce qu'il n'a aucun intérêt. C'est un élément d'influence considérable, un élément de pression dans les négociations économiques, un élément d'acquisition aussi de moyens militaires. Parce qu'on achète une grande partie, un peu trop d'ailleurs, il faut un équilibre. On achète un peu trop de matériel militaire aux Etats-Unis. Donc, il veut que ça coûte moins cher et il veut s'engager moins. Alors, le vrai problème, c'est nous. C'est-à-dire non seulement notre niveau, non seulement le niveau financier de ce que nous devons faire, mais le type d'organisation que nous voulons avoir entre nous pour réagir en cas d'agression et de molesse américaine. Vous savez, la crise de Berlin dans les anné…
« Parce qu'il n'a aucun intérêt. C'est un élément d'influence considérable, un élément de pression dans les négociations économiques, un élément d'acquisition aussi de moyens militaires. Parce qu'on achète une grande partie, un peu trop d'ailleurs, il faut un équilibre. On achète un peu trop de matériel militaire aux Etats-Unis. Donc, il veut que ça coûte moins cher et il veut s'engager moins. Alors, le vrai problème, c'est nous. C'est-à-dire non seulement notre niveau, non seulement le niveau financier de ce que nous devons faire, mais le type d'organisation que nous voulons avoir entre nous pour réagir en cas d'agression et de molesse américaine. Vous savez, la crise de Berlin dans les années 60, les Américains et les Anglais étaient à plat vente devant Moscou. Seul le général de Gaulle a dit « Moi, je prends la défense de Konrad Adenauer et des Allemands. Berlin, nous devons préserver Berlin » et il a emporté le morceau. Et ça, c'est des cas de figure qui se produisent. Donc, il faut que nous soyons capables, nous, Européens, d'avoir une force de réaction vis-à-vis des Russes. Et là, quand je vois effectivement que les deux grandes formations populistes françaises, c'est-à-dire l'ERN d'un côté et LFI de l'autre, sont en fait très profondément travaillées par la propagande russe et très réellement indifférentes au sort de l'Ukraine, je m'inquiète. Encore un sujet d'inquiétude. Je suis désolé de ne pas être très optimiste. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 10:36
Question 119Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07
Le non-dit dans cette histoire, c'est, je demande aux forces politiques, alors, on exclut LFI et le RN, clairement. Est-ce que vous y croyez, vous, la constitution d'une majorité arc-en-ciel, qui serait relative ?
Réponse à côté
J'ai une approche qui est assez différente de celle que j'entends ici et là, partout. Je pense qu'il faudrait peut-être partir du fond des choses. Pour l'instant, on n'a pas de programme. Le programme du Fonds populaire, ce n'est pas la peine de se fatiguer, ce n'est pas un programme. C'est un catalogue de gratification électorale que personne ne sait comment financer et dont le résultat évident sera de compromettre les grands équilibres économiques du pays. Mais sur les choix fondamentaux d'un pays, pour ou contre le développement de l'Europe, pour l'Ukraine ou pour Moscou, pour une conception de la démocratie fondée sur la laïcité universaliste. Ce sont les grands principes dont parle le…
« J'ai une approche qui est assez différente de celle que j'entends ici et là, partout. Je pense qu'il faudrait peut-être partir du fond des choses. Pour l'instant, on n'a pas de programme. Le programme du Fonds populaire, ce n'est pas la peine de se fatiguer, ce n'est pas un programme. C'est un catalogue de gratification électorale que personne ne sait comment financer et dont le résultat évident sera de compromettre les grands équilibres économiques du pays. Mais sur les choix fondamentaux d'un pays, pour ou contre le développement de l'Europe, pour l'Ukraine ou pour Moscou, pour une conception de la démocratie fondée sur la laïcité universaliste. Ce sont les grands principes dont parle le Président. Oui, je me reconnais tout à fait dans cette présentation des choses. Et je trouve que là, le problème, nous sommes coincés. Nous sommes coincés pourquoi ? Parce que les socialistes ont signé, en adhérant au Fonds populaire, un programme qui, je crois, est véritablement un programme insensé, qui est le programme le plus extrémiste qu'on ait jamais signé à gauche, bien différent du programme Common 81, qui est un programme qui, en réalité, est totalement conçu par LFI, qui est inapplicable. Et alors maintenant, Mélenchon leur dit... Certains vont se dédire. Mélenchon dit, vous avez signé, donc vous appliquez ça. Et comme d'autre part, les socialistes sont un peu tenus au maintien d'une alliance avec LFI dans la perspective des municipales, ils risquent de ne pas pouvoir s'écarter. Donc vous pensez qu'ils ne vont pas se dédire, là, dans les prochaines semaines ? J'en sais rien, mais je crois que c'est ça. C'est une composante importante de la... Je ne sais pas, moi, je souhaiterais évidemment que ce soit François Bayrou qui soit nommé Premier ministre, parce que c'est un homme de concorde. Mais je comprendrais très bien que le Président de la République nomme quelqu'un de mouvance socialiste. Moi, j'avais pensé, effectivement, à Cazeneuve, qui a été un très bon Premier ministre, à M. Migaud, qui a été un très bon Président de la Commission des Finances, et qui est mon premier Président à la Cour des Comptes. C'est quelqu'un de sensibilité socialiste, mais réaliste, capable de faire prendre au pays des choix raisonnables. Mais je pense que là, ça ne passera pas au Front populaire. Et c'est pourquoi je suis, Guillaume Paul, je suis très, très inquiet. Parce que je crois qu'on va aller dans une situation de blocage institutionnel, et qu'au bout du compte, le grand bénéficiaire de tout cela, ça risque d'être Marine Le Pen et le Rassemblement National. C'est une erreur de croire que le Rassemblement National a été terrassé. Ils ont fait 10 millions, ils ont rassemblé 10 millions d'électeurs. Ils n'ont pas baissé entre les deux tours. Ils ont été victimes, effectivement, des accords de désistement entre les autres formations. Et là, Mme Le Pen est dispensée de l'examen probatoire du gouvernement, alors que ça aurait été sans doute une calamité. Parce qu'on a bien vu, dans la campagne, que M. Bardella n'avait absolument rien dans son chapeau à offrir aux Français, et que le personnel du Rassemblement National était très faible. Mais là, ils vont être dispensés de ça. Donc si nous ne débloquons pas, dans le cœur de l'Assemblée républicaine, si nous ne débloquons pas la situation, et là, je crois que les socialistes sont eux-mêmes bloqués par Mélenchon, c'est ça qui m'inquiète. Au moins, le message, ce n'est pas un message, mais le sentiment que j'exprime, c'est un sentiment d'extrême gravité, d'extrême inquiétude. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 3:56
Question 120Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07
Ça veut dire qu'au moment où c'est la règle depuis une dizaine d'années, depuis 2014, que les pays membres de l'OTAN sont tenus d'investir au moins 2% de leurs produits intérieurs bruits, l'équivalent de 2% de leurs produits intérieurs bruits dans les dépenses de défense. Est-ce que vous dites, dans un monde incertain comme le nôtre, celui dans lequel nous rentrons, peut-être que demain, ça ne sera peut-être plus 2, mais 3, 4, voire 5% qu'il faudra investir à l'image de ce que font les Américains, finalement, aujourd'hui ?
Réponse à côté
Nous avons un problème particulier, si on compare par exemple aux Polonais. Nous avons un système de défense triple. Nous avons d'abord la dissuasion. C'est notre défense, c'est notre garantie. C'est très utile, contrairement à ce qu'on dit, parce qu'il y a un tas de gugus un peu partout dans le monde qui sont équipés d'armes nucléaires, comme les Coréens ou d'autres, et on a vraiment intérêt à avoir cette arme de dissuasion. Ça prend une grande part. On a des forces de projection qui ont beaucoup servi en Afrique, en Afghanistan ou ailleurs. Il faut quand même les maintenir. On a des responsabilités internationales, même si au cours des dernières années, ça n'a pas été formidablement posit…
« Nous avons un problème particulier, si on compare par exemple aux Polonais. Nous avons un système de défense triple. Nous avons d'abord la dissuasion. C'est notre défense, c'est notre garantie. C'est très utile, contrairement à ce qu'on dit, parce qu'il y a un tas de gugus un peu partout dans le monde qui sont équipés d'armes nucléaires, comme les Coréens ou d'autres, et on a vraiment intérêt à avoir cette arme de dissuasion. Ça prend une grande part. On a des forces de projection qui ont beaucoup servi en Afrique, en Afghanistan ou ailleurs. Il faut quand même les maintenir. On a des responsabilités internationales, même si au cours des dernières années, ça n'a pas été formidablement positif, ce que nous avons pu faire outre-mer. Et puis troisièmement, on a la défense européenne, et là, ça demande des moyens classiques, modernisés, évidemment. Il faut les drones, il faut des avions modernes, mais il faut aussi de l'artillerie, il faut des blindés, etc. Et là, nous sommes quand même, précisément à cause de nos deux autres enjeux, nous sommes un peu faibles. Donc il fallait, dans la loi de programmation militaire, nous étions un certain nombre à dire, il faut renforcer ce troisième volet. Simplement, les dépenses militaires, les gens trouvent que c'est des dépenses qu'on prend au système social, ils n'aiment pas. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 12:32
Question 121Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07
Est-ce que c'est une bonne chose de s'engager aujourd'hui dans cette...
Réponse partielle
C'est de faire rentrer l'Ukraine ? Oui, dans l'OTAN. Écoutez, moi, ce que je constate, c'est que les peuples, les États qui n'y sont pas sont menacés. C'est le cas de la Moldavie, c'est le cas de la Géorgie, c'est plus que le cas de l'Ukraine. Donc, au moins, quand on est dans l'OTAN, chacun sait à quoi s'en tenir. Et les Américains, les Russes, pardon, n'ont certainement pas envie de tester une guerre en vraie grandeur avec l'OTAN. Donc, je crois que, dans ce genre de choses, moi, je ne suis pas pour la stratégie de l'ambiguïté stratégique. Je suis favorable à la ligne claire, comme on dit dans Tintin. C'est-à-dire que chacun sache où on est. Et là, ce que je constate, c'est que les garant…
« C'est de faire rentrer l'Ukraine ? Oui, dans l'OTAN. Écoutez, moi, ce que je constate, c'est que les peuples, les États qui n'y sont pas sont menacés. C'est le cas de la Moldavie, c'est le cas de la Géorgie, c'est plus que le cas de l'Ukraine. Donc, au moins, quand on est dans l'OTAN, chacun sait à quoi s'en tenir. Et les Américains, les Russes, pardon, n'ont certainement pas envie de tester une guerre en vraie grandeur avec l'OTAN. Donc, je crois que, dans ce genre de choses, moi, je ne suis pas pour la stratégie de l'ambiguïté stratégique. Je suis favorable à la ligne claire, comme on dit dans Tintin. C'est-à-dire que chacun sache où on est. Et là, ce que je constate, c'est que les garanties qui avaient été données aux Ukrainiens avant, à Budapest, par exemple, eh bien, c'était les Russes, les Américains, les Britanniques avaient dit qu'on protège l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Vous voyez ce que ça a donné ? Donc, là, je crois qu'il faut être extrêmement et extrêmement clair extrêmement vigilant et, effectivement, Kissinger pensait ça aussi. Kissinger disait, d'abord, l'Ukraine a une puissance militaire, il faut l'intégrer. Il y a une puissance militaire importante. Ça a devenu un grand, une grande puissance militaire d'Europe, l'Ukraine. Il faut donc l'intégrer dans un ensemble cohérent et il faut y aller et il faut protéger. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 14:06
Question 122Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07
Ça tombe bien, vous n'êtes plus parlementaire. Donc vous aurez une liberté de ton encore plus débritée. Parler de deux sujets. Parler un petit peu politique, évidemment. Et puis parler du sommet de l'OTAN. On va largement en parler dans un instant. D'abord, la politique. On est rattrapé ce soir par cette lettre d'Emmanuel Macron, publiée il y a un peu plus d'une heure, qui dit clairement, lettre aux français dans la presse quotidienne régionale, « Personne ne l'a emporté. Je demande à l'ensemble des forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines d'engager un dialogue pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle pour le pays. » Et le président nous dit, c'est que sur la base des résultats de ces concertations, qu'il nommera un Premier ministre. Mais il dit qu'il faut laisser du temps au temps. Est-ce qu'il faut comprendre déjà qu'on va passer l'été au frais pour vous, Jean-Louis Bourlange ?
Réponse directe
Je crois que le président a vraiment raison de dire que, un, aucun groupe n'a gagné. Et que donc, si on veut faire quelque chose, il faut non pas imposer. Mélenchon sait, j'impose mon parti au groupe Front Populaire, et j'impose le Front Populaire à tous les autres. Ce n'est pas comme ça que ça doit se faire. On met à part le RN, évidemment, qui n'est pas dans notre circuit. Mais pour le reste, il faudrait se mettre autour d'une table, et ça, je crois qu'il a raison, et négocier. Maintenant, si ça va être interprété, ça l'aide, me semble-t-il, on verra, comme une façon de gagner du temps et de priver des gens qui considèrent à tort, d'ailleurs, au Front Populaire, qu'ils ont gagné. Parce qu…
« Je crois que le président a vraiment raison de dire que, un, aucun groupe n'a gagné. Et que donc, si on veut faire quelque chose, il faut non pas imposer. Mélenchon sait, j'impose mon parti au groupe Front Populaire, et j'impose le Front Populaire à tous les autres. Ce n'est pas comme ça que ça doit se faire. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 1:19Voir 1 autre passage
« On met à part le RN, évidemment, qui n'est pas dans notre circuit. Mais pour le reste, il faudrait se mettre autour d'une table, et ça, je crois qu'il a raison, et négocier. Maintenant, si ça va être interprété, ça l'aide, me semble-t-il, on verra, comme une façon de gagner du temps et de priver des gens qui considèrent à tort, d'ailleurs, au Front Populaire, qu'ils ont gagné. Parce qu'ils n'ont pas vraiment gagné. Personne n'a vraiment gagné. Personne n'a gagné. Mais de priver d'un changement nécessaire. Donc, je crois qu'il y aura certainement des tensions assez fortes autour de ces perspectives. Vous avez remarqué que le Président dit de façon un petit peu elliptique « Monsieur Attal restera comme Premier ministre à part entière, si je puis dire. Puis, il deviendra chef d'un gouvernement qui expédiera les affaires courantes. » Mais il ne dit pas « quand ». Moi, il me semble que « quand », ça sera la veille des grandes échéances législatives, puisqu'il faudra bien que, si la majorité sortante veut avoir des postes dans la prochaine Assemblée, il faudra bien que les ministres puissent voter. Alors, ils ne peuvent pas voter s'ils restent membres du gouvernement. Rocard avait, en son temps, présenté la démission du gouvernement de manière à permettre à ses ministres de prendre part aux votes, aux élections législatives. Donc, je pense que cette non-date, ça doit tourner autour de cette idée. que le 17, puisqu'on aura le 18, le 19 et le 20, on aura les grandes échéances à l'Assemblée, le vote de la Présidente, le vote du groupe allemand, puis le vote des présidents de commission le jour d'après. Il faudra que les ministres soient là. Et puis, alors, après, on aura, dans l'esprit du Président, me semble-t-il, un Attal expéditeur des affaires courantes. Mais là, je pense qu'il y a des impatiences dans la nouvelle Assemblée qui vont se manifester et qui ne vont pas l'entendre de cette oreille. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 1:40
Question 123"Faire l'union de la gauche, c'est assurer la victoire du RN", estime Jean-Louis Bourlanges
C'est un trait de caractère là que vous décrivez ?
Réponse directe
C'est un trait institutionnel aussi. Oui mais de caractère également ? Ce n'est pas Emmanuel Macron qui a dit que le Premier ministre est un collaborateur, c'est Nicolas Sarkozy. On a cette dérive depuis longtemps. Non mais je vous pose la question là, d'une pratique du pouvoir. Votre question est malicieuse, mais je pense que vous connaissez vous-même la réponse. On ne peut pas exclure que le président de la République soit assez attaché à ses prérogatives. Oui alors moi je n'irai pas jusqu'à parler du Brice. Alors vous parleriez de quoi ? Je dis que le président de la République est très très soucieux que le pouvoir soit exercé par lui. Ce qui n'est pas conforme à la lettre de la Constitu…
« C'est un trait institutionnel aussi. Oui mais de caractère également ? Ce n'est pas Emmanuel Macron qui a dit que le Premier ministre est un collaborateur, c'est Nicolas Sarkozy. On a cette dérive depuis longtemps. Non mais je vous pose la question là, d'une pratique du pouvoir. Votre question est malicieuse, mais je pense que vous connaissez vous-même la réponse. On ne peut pas exclure que le président de la République soit assez attaché à ses prérogatives. »
France Inter · "Faire l'union de la gauche, c'est assurer la victoire du RN", estime Jean-Louis BourlangesVérifier à 4:15Voir 1 autre passage
« Oui alors moi je n'irai pas jusqu'à parler du Brice. Alors vous parleriez de quoi ? Je dis que le président de la République est très très soucieux que le pouvoir soit exercé par lui. Ce qui n'est pas conforme à la lettre de la Constitution, mais ce qui est conforme à la pratique institutionnelle. Moi je crois que malgré le quinquennat, l'une des clés d'un épaisement démocratique dans ce pays, c'est de redonner un pouvoir réel au Premier ministre. C'est cette voie qui n'a pas été suivie et je pense que c'est une bonne voie. »
France Inter · "Faire l'union de la gauche, c'est assurer la victoire du RN", estime Jean-Louis BourlangesVérifier à 4:41
Question 124"Faire l'union de la gauche, c'est assurer la victoire du RN", estime Jean-Louis Bourlanges
Tout de même, une page d'histoire. Comment en est-on arrivé là, à ce décalage immense, avec la promesse de 2017, où, au soir de son élection, Emmanuel Macron déclare « Je ferai tout durant les cinq années qui viennent pour que les Français n'aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes ». Après sept ans de macronisme, Jean-Louis Bourlange, qu'est-ce que vous avez raté ?
Réponse partielle
Écoutez, je ne sais pas ce que nous avons raté, mais je sais que nous ne l'avons pas raté seul. C'est l'ensemble de l'Europe qui dérive vers des formes de populisme extrêmement, très impressionnantes. Moi, ce que je constate, et c'est très dur à dire politiquement, c'est un désaccord, un divorce profond entre les besoins du pays et les attentes du pays. Les attentes, c'est plus de pouvoir d'achat, c'est plus de subventions, c'est plus de care, comme disait Mme Aubry. C'est tout un ensemble de soins, tout un ensemble de choses. Et les besoins, c'est renforcer les budgets militaires, c'est renforcer l'investissement, renforcer la technologie, accroître la compétitivité des entreprises. Et il…
« c'est un désaccord, un divorce profond entre les besoins du pays et les attentes du pays. Les attentes, c'est plus de pouvoir d'achat, c'est plus de subventions, c'est plus de care, comme disait Mme Aubry. C'est tout un ensemble de soins, tout un ensemble de choses. Et les besoins, c'est renforcer les budgets militaires, c'est renforcer l'investissement, renforcer la technologie, accroître la compétitivité des entreprises. Et il y a là, quand on voit que le programme du RN, c'est aujourd'hui, c'est quand même caricatural, le rétablissement de la retraite à 60 ans, au moment où le corps dit, la réforme à 64 ans, c'était insuffisant. Il ne dit pas, c'était mal. Il dit, on n'en a pas fait assez. Et M. Glucksmann dit, on va mettre M. Berger qui est le champion. »
France Inter · "Faire l'union de la gauche, c'est assurer la victoire du RN", estime Jean-Louis BourlangesVérifier à 10:19
Question 125"Faire l'union de la gauche, c'est assurer la victoire du RN", estime Jean-Louis Bourlanges
Jean-Louis Bourlange, Bruno Le Maire, estime hier que ces élections anticipées auront les conséquences les plus lourdes de l'histoire de la Ve République. Ce sont ces mots. Elles sont d'une gravité sans précédent pour notre nation. Vous situez l'enjeu au même niveau ?
Réponse partielle
Écoutez, je crois l'avoir dit que vraiment ce qui nous sépare de l'extrême droite et de la NUPES, contrôlée à nouveau par le LFI, ce sont des choix essentiels. Ce sont les choix que nous avons faits à la libération. Nous avons fait à la libération le choix de la démocratie représentative, le choix de l'Europe, le choix de la solidarité atlantique, le choix de l'économie sociale de marché. Or, d'une façon ou d'une autre, ce sont ces choix qui ont donné le mieux, parce que nous sommes quand même le continent, le continent européen, qui est le plus riche, le plus sûr, le plus libre dans toute l'histoire et dans toute la planète. Et c'est ça qui, quand même, est assez sérieusement remis en caus…
« Écoutez, je crois l'avoir dit que vraiment ce qui nous sépare de l'extrême droite et de la NUPES, contrôlée à nouveau par le LFI, ce sont des choix essentiels. Ce sont les choix que nous avons faits à la libération. Nous avons fait à la libération le choix de la démocratie représentative, le choix de l'Europe, le choix de la solidarité atlantique, le choix de l'économie sociale de marché. Or, d'une façon ou d'une autre, ce sont ces choix qui ont donné le mieux, parce que nous sommes quand même le continent, le continent européen, qui est le plus riche, le plus sûr, le plus libre dans toute l'histoire et dans toute la planète. Et c'est ça qui, quand même, est assez sérieusement remis en cause. Alors, on va voir si les prédictions funestes de Bruno Le Maire se réalisent ou pas. Essayons d'éviter qu'elles se réalisent en gardant la majorité. »
France Inter · "Faire l'union de la gauche, c'est assurer la victoire du RN", estime Jean-Louis BourlangesVérifier à 13:31
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
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« Oui, de toute évidence, puisqu'il y a eu encore des frappes cette nuit sur les pays du Golfe, que vous voyez ce qui se passe au Liban à travers le Hezbollah, vous voyez ce qui se passe en Irak à travers les milices affiliées au régime iranien. Donc oui, il y a des capacités de nuisance et de chaos tout à fait fortes de l'Iran encore. Maintenant, sur les volumes, comme vous le dites très justement, il y a en fait les Etats-Unis et Israël frappent. Les Etats-Unis et Israël se concentrent sur les cibles politiques. Vous avez les Etats-Unis qui frappent les capacités de production de vecteurs, c'est-à-dire de missiles, de drones, etc. Puis les capacités maritimes aussi. Néanmoins, effectivement, il y a encore des ripostes qui sont extrêmement dangereuses pour la stabilité de la région. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 4:11
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités10 juil. 2024 au 18 mars 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46Voir 2 autres passages
« oui bonjour je alors non je ne peux pas laisser dire que la France ne fait rien au Liban on a plusieurs centaines de soldats au sud Liban dans la finule l'opération de maintien de la paix des Nations Unies qui était déployée au sud Liban et ce n'est pas une mission facile on a effectivement le Charles de Gaulle qui est en Méditerranée orientale ce qui est un soutien au Liban on a une opération humanitaire qui est en cours qui est très forte et on a une action diplomatique qui consiste comme le président le fait à travailler aussi entre la Syrie et le Liban parce qu'il y a un sujet sur ce point là et en 2024 c'est la France avec les Etats-Unis d'ailleurs qui a travaillé à une médiation mais vous entendez Marc il vous dit protéger »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 17:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04Voir 2 autres passages
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées10 juil. 2024 au 18 mars 2026 · 17 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19Voir 2 autres passages
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 36 observations38 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 7:58Voir 2 autres passages
« Donc il faut prendre assez littéralement les déclarations, d'où qu'elles viennent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:10
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 19 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19Voir 2 autres passages
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 36 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne crois pas qu'on change des régimes par des interventions militaires extérieures. Maintenant, c'est difficile de se prononcer. Il y a beaucoup de confusion. Je veux dire, la population iranienne doit pouvoir choisir son destin. Là, de toute évidence, ce n'est pas le cas. J'ajoute un point, c'est quand même qu'il y a un blackout qui est très inquiétant, qui est en train de se remettre en place en Iran. On sait ce qui s'est passé la dernière fois qu'il y a eu un blackout. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 5:26Voir 2 autres passages
« Les deux. Le diagnostic est juste. Nous ne sommes pas à la hauteur, mais je le dis sur toutes les chaînes, depuis le début de la guerre, on a parlé d'économie de guerre, on a parlé de changement d'air, on n'a pas fait le quart de la moitié de ce qu'on devrait faire. De plus, on est effectivement en profondeur désunis. Vous savez, le couple franco-allemand est fragile. Ce n'est pas que nous ne nous aimons pas. Nous avons de bons rapports entre les sociétés actuellement, ce qui n'a pas toujours été le cas. Mais notre perception de l'ordre n'est pas la même. Si l'affaire du Groenland avait perduré, je crois qu'on avait un risque fort de fracture entre l'Allemagne et la France sur la nature de la réponse. Parce que les Allemands ne touchent pas à ma bagnole, ne touchent pas à ma sidérurgie, ne touchent pas à ma chimie. L'industrie, c'est l'identité nationale allemande telle qu'elle s'est reconstruite depuis 1945. Tandis que la France, elle, son identité nationale, c'est de caracoler dans l'histoire. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 29:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées10 juil. 2024 au 18 mars 2026 · 19 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« oui bonjour je alors non je ne peux pas laisser dire que la France ne fait rien au Liban on a plusieurs centaines de soldats au sud Liban dans la finule l'opération de maintien de la paix des Nations Unies qui était déployée au sud Liban et ce n'est pas une mission facile on a effectivement le Charles de Gaulle qui est en Méditerranée orientale ce qui est un soutien au Liban on a une opération humanitaire qui est en cours qui est très forte et on a une action diplomatique qui consiste comme le président le fait à travailler aussi entre la Syrie et le Liban parce qu'il y a un sujet sur ce point là et en 2024 c'est la France avec les Etats-Unis d'ailleurs qui a travaillé à une médiation mais vous entendez Marc il vous dit protéger »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 17:36Voir 2 autres passages
« écoutez laissez-nous le bénéfice d'essayer et de travailler en tout cas lorsque nous avons fait la médiation en 2024 il n'y avait pas des autorités aussi courageuses au Liban on va le faire on va y travailler et surtout on va réarmer très fort les forces armées libanaises »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 18:53
« Simplement, l'ordre européen en 1918 ne s'est pas mis en place à cause, en réalité, de la défection américaine. C'est-à-dire que Wilson avait joué un rôle, le président Wilson avait joué un rôle très important dans la construction de la paix. Une paix qu'il avait voulue, et elle l'était globalement, même si on critique le traité de Versailles, de façon un peu abusive. Le traité de Trianon, avec la Hongrie, méritait d'être critiqué. Le traité de Versailles n'était pas si déséquilibré que ça, contrairement à ce qu'a dit Keynes et d'un autre genre en Bainville. Il n'a pas favorisé l'arrivée d'Hitler au pouvoir, le traité de Versailles ? Non, mais enfin, c'était une situation. Non, parce qu'on a quand même engagé un processus de réconciliation avec Briand. On a passé les accords de Locarno. Pour finir, on n'a pas du tout touché les réparations qu'on devait toucher. Donc tout ça a été construit. Mais à partir du moment où les Américains se sont retirés de l'affaire, les Anglais ont suivi. On dit non, non, nous, on ne peut pas être garant de nouvel ordre politique. Ça a toujours été l'hésitation anglaise, le désengagement, le large ou l'Europe. Et la France s'est retrouvée devant assumer l'ensemble de l'équilibre européen avec une population très insuffisante, un niveau technologique et industriel qui n'était pas comparable à celui de l'Allemagne. Et on a organisé tout ce système avec la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, qui sont des créations françaises assez largement. Mais on n'avait pas la force. Je crois que c'est ce que dit Haro, je crois qu'il a raison. Plus encore que ce que dit Bloch, ce qui nous a perdus, c'était vraiment la disproportion des charges par rapport aux moyens que nous avions. Et alors, en 1945, les choses ont changé parce qu'essentiellement, grâce à Truman, Roosevelt, on ne savait plus très bien où il en était à la fin de son mandat, mais Truman a estimé, et quand vous voyez la NSS de Truman, c'est exactement le contraire de la NSS de Trump. C'est-à-dire qu'il dit que l'ordre passe par une solidarité profonde, politique, économique, militaire et de valeur entre les deux rives de l'Atlantique, entre l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada et puis les pays européens. Et on a construit ça, à ce moment-là, d'une façon très solide. Et c'était quand même les conséquences, en réalité, de l'horreur de la Première Guerre mondiale et puis de la récidive qu'a été la Seconde Guerre mondiale. On avait pris la mesure. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités11 juin 2024 au 24 janv. 2026 · 24 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28Voir 2 autres passages
« Simplement, l'ordre européen en 1918 ne s'est pas mis en place à cause, en réalité, de la défection américaine. C'est-à-dire que Wilson avait joué un rôle, le président Wilson avait joué un rôle très important dans la construction de la paix. Une paix qu'il avait voulue, et elle l'était globalement, même si on critique le traité de Versailles, de façon un peu abusive. Le traité de Trianon, avec la Hongrie, méritait d'être critiqué. Le traité de Versailles n'était pas si déséquilibré que ça, contrairement à ce qu'a dit Keynes et d'un autre genre en Bainville. Il n'a pas favorisé l'arrivée d'Hitler au pouvoir, le traité de Versailles ? Non, mais enfin, c'était une situation. Non, parce qu'on a quand même engagé un processus de réconciliation avec Briand. On a passé les accords de Locarno. Pour finir, on n'a pas du tout touché les réparations qu'on devait toucher. Donc tout ça a été construit. Mais à partir du moment où les Américains se sont retirés de l'affaire, les Anglais ont suivi. On dit non, non, nous, on ne peut pas être garant de nouvel ordre politique. Ça a toujours été l'hésitation anglaise, le désengagement, le large ou l'Europe. Et la France s'est retrouvée devant assumer l'ensemble de l'équilibre européen avec une population très insuffisante, un niveau technologique et industriel qui n'était pas comparable à celui de l'Allemagne. Et on a organisé tout ce système avec la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, qui sont des créations françaises assez largement. Mais on n'avait pas la force. Je crois que c'est ce que dit Haro, je crois qu'il a raison. Plus encore que ce que dit Bloch, ce qui nous a perdus, c'était vraiment la disproportion des charges par rapport aux moyens que nous avions. Et alors, en 1945, les choses ont changé parce qu'essentiellement, grâce à Truman, Roosevelt, on ne savait plus très bien où il en était à la fin de son mandat, mais Truman a estimé, et quand vous voyez la NSS de Truman, c'est exactement le contraire de la NSS de Trump. C'est-à-dire qu'il dit que l'ordre passe par une solidarité profonde, politique, économique, militaire et de valeur entre les deux rives de l'Atlantique, entre l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada et puis les pays européens. Et on a construit ça, à ce moment-là, d'une façon très solide. Et c'était quand même les conséquences, en réalité, de l'horreur de la Première Guerre mondiale et puis de la récidive qu'a été la Seconde Guerre mondiale. On avait pris la mesure. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités11 juin 2024 au 24 janv. 2026 · 23 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28Voir 2 autres passages
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités11 juin 2024 au 29 sept. 2025 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« jusqu'en 2027 ? Je ne sais pas, ça dépend des partis politiques. Est-ce que le Parti Socialiste cherchera la dissolution, c'est-à-dire le rapprochement du RN du pouvoir ? Est-ce que le RN lui-même voudra gouverner maintenant ? Est-ce qu'il n'aura pas la tentation de faire précéder son arrivée au pouvoir d'une victoire présidentielle, si je puis dire ? Tout ça est très incertain. Mais il y a une chose dont je suis sûr, c'est qu'aujourd'hui, ce qui manque, ce sont des idées. Ce qui manque, c'est... Il n'y a pas de débat politique en France. Il y a des débats sur à qui je prends de l'argent, à qui j'en donne, etc. Est-ce que je diminue de temps ? Mais vous n'avez pas de débat sur la politique économique. Quelle doit être la politique économique ? Comment se situer par rapport au plan Draghi ? Vous n'avez pas de débat sur la politique européenne. Quelle doit être... Comment doit s'organiser la relance européenne ? Comment doit-on prendre la relève d'une Amérique défaillante ? Vous n'avez pas de débat sur la politique sociale, en réalité. Nous voyons bien que la solidarité sociale ne peut pas être reposée entièrement sur les salariés. Donc il s'agit de trouver d'autres formes d'association au financement. Tout ça est en débat, n'est pas en débat. Et donc les Français sont en face d'un mur et je pense que l'une des solutions, l'une des voies, pas de solution que devrait suivre Sébastien Lecornu, c'est d'afficher une véritable offre politique. Ce que Bayrou a commencé de faire mais qu'il n'a pas fait suffisamment. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 13:13Voir 2 autres passages
« Non, je crois qu'il a estimé, et je crois qu'il avait raison, qu'il ne pouvait pas gouverner dans la confusion. Qu'il ne pouvait pas faire un budget, faire passer un budget qui reflétait ce qui lui paraissait être la priorité essentielle du pays, c'est-à-dire une concentration des forces gouvernementales, de l'autorité de l'État, sur le redressement financier et économique du pays. Il estimait que ce n'était pas possible. A-t-il quelle sera la conséquence de cela ? Je pense qu'il a quand même contribué à une prise de conscience accrue de la part de nos concitoyens. Pas évident, parce que moi, quand il a fait sa sortie il y a un mois, sur son projet de budget, je me suis dit, voilà quelqu'un qui dit la vérité au pays, il est très bas dans les sondages, il est à 16%, il devrait remonter un peu. Et bien non, il est descendu à 12%, ce qui prouve l'étendue du rejet d'une grande partie de nos concitoyens à l'égard du diagnostic du Premier ministre. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Après la chute de François Bayrou, quel avenir pour la France ? L'analyse de Jean-Louis BourlangesVérifier à 5:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Radio Classique — L'invité de la matinale · Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européenVérifier à 7:38
« Oui, il a même fait des déclarations. Mais avec Trump, il faut en prendre. Qu'est-ce qui vous fait penser »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 10:30
« sur lequel il est assez légitime. Les Américains consacrent 5% de leur PIB à peu près aux dépenses militaires. Nous, à peu près 2. Et les Européens, à peu près 2. Les Américains sont fondés à dire « Écoutez, vous êtes bien gentils, mais vous êtes suffisamment riches, suffisamment grands, suffisamment puissants et suffisamment intelligents pour mettre un peu plus au taquet. » Et je crois que c'est bien. C'est d'ailleurs ce que nous faisons. »
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 9:07
BFM Business — La grande interview · Jean-Louis Bourlanges, ancien député MoDem – 10/07Vérifier à 15:53
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
« Non. D'abord, je pense qu'elles sont quand même limitées, c'est-à-dire qu'il y a une forme d'attrition qui joue. Mais ensuite, c'est une stratégie du chaos qui est menée par l'Iran depuis le début, d'où les frappes sur les pays de la région, d'où l'activation des milices un peu partout. Et donc, c'est une stratégie de chaos qui se déploie, ce qui n'est pas surprenante. Parce qu'on savait, et je pense que l'armée américaine aussi sait que l'Iran peut tout à fait répondre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 1:28
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28
« Oui, alors, c'est ce que je disais quand on n'avait pas les moyens de nos ambitions. C'est qu'on ne fait pas du tout les choix qu'on doit faire sur le plan économique, sur le plan technologique, et même sur le plan militaire, même si Macron a fait de gros efforts sur ce plan-là. Donc, je pense que... J'ai perdu votre question, c'était... »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 30:32
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 10:01
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 10:01
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28
« Je crois que c'est simplement l'expression d'un délire égocentrique qui ne peut mener nulle part. Alors, évidemment, on a tout un tas de clients qui y vont parce qu'ils ne veulent pas se brouiller avec lui. Donc, c'est un peu comme dans la pièce de Pirandello, Henri IV de Pirandello, où on voit l'empereur, l'empereur d'Allemagne, Henri IV, et tout le monde qui lui fait la cour. Bon, s'ils sont tous avec des costumes bons. Et puis, on s'aperçoit à la fin du premier acte que, en fait, c'est une salle de clinique et qu'Henri IV est fou. Donc, il se croit au XIe siècle, c'est quelqu'un qui se croit au XIe siècle et tout le monde lui donne la comédie, rentre dans son jeu. Je trouve qu'on en est là. On en est là. Les gens jouent la comédie du respect. Personne. Le mépris est total. Ce qui s'est passé récemment sur les affaires du Groenland, c'est une étape très... On va en parler du Groenland. Psychologiquement, c'est une étape extrêmement importante parce que des gens qui étaient un peu incertains de Trump, ont pris la mesure qu'il était dangereusement irresponsable. Et il y a un certain nombre de contrefeux qui se sont allumés, principalement aux États-Unis, un peu en Europe. Mais c'est la découverte du caractère presque pathologique de la politique américaine du président des États-Unis qui a émergé sur la scène internationale. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 17:53
« Non, je crois que c'est assez difficile, c'est très difficile pour Emmanuel Macron, mais je crois qu'il ne se débrouille pas très bien, si je puis dire, pour une raison simple, c'est qu'il porte, avec ce communiqué d'hier, il porte la responsabilité de l'échec d'une tentative Front Populaire qui, de toute manière, était inscrite dans les faits. Personne ne peut imaginer un seul instant que les formations qui sont réunies sur ce programme assez profondément d'aimant des forces du Front Populaire, animées par un homme qui est très contesté, qui dans les sondages apparaît comme très rejeté par l'opinion publique qu'est Jean-Luc Mélenchon. Personne ne pouvait imaginer qu'un tel attelage aurait eu une majorité à l'Assemblée nationale. Simplement, en procédant comme il procède, le président porte sur lui la responsabilité politique devant l'opinion de cet échec qui ne lui est pas imputable. Car en réalité, il faut bien voir que la situation, certes, la dissolution, notre ami Guillaume Tabard l'a expliqué très bien, la dissolution a été le fait générateur d'une situation très difficile, mais les résultats de l'élection n'ont fait que confirmer et amplifier les résultats de l'élection législative deux ans plus tôt. C'est-à-dire qu'est apparu un pays profondément divisé, profondément en trois groupes qui sont incompatibles les uns avec les autres, et ça, le président n'en est pas responsable, même s'il a la responsabilité, en revanche, d'en gérer les conséquences. Donc je crois que là, il y a une situation dont il faut partir. Alors, la question, moi, je souffre beaucoup en tant que citoyen depuis des semaines, parce que je trouve qu'il y a un immense absent dans la discussion à laquelle nous assistons. Nous avons des forces politiques, des partis, nous avons des personnalités, nous avons des jeux, nous avons, comme dirait le général de Gaulle, les poisons et les délices du système, des chausse-trappes un peu partout, un Mélenchon qui excelle aux jeux politiciens, comme il l'a encore montré en disant qu'au bout du compte, son parti n'était pas candidat à des postes gouvernementaux. C'était très très malin. Mais tout ça n'a aucun sens. La vérité, c'est qu'on ne met pas sur la table les seuls problèmes qui comptent, c'est-à-dire les options pour le pays. Et tant qu'on ne partira pas de ce qui est bon ou mauvais pour le pays, de ce qu'on veut faire... Alors, le programme, ce n'est pas un programme. Le programme du Nouveau Front Populaire, c'est un catalogue de promesses catégorielles destinées à attirer un certain nombre d'électeurs non financés. Un programme, c'est autre chose. Ce sont des réponses à des questions fondamentales. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européenVérifier à 0:40