Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
28 déc. 2015 au 18 mars 2026
Questions
346
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 346 questions évaluables
Réponse directe
171
Réponse partielle
69
Réponse à côté
102
Refus explicite
4
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 75 sur 346
Question 51Jean-Louis Bourlanges : « Emmanuel Macron a voulu surfer sur le mécontentement des agriculteurs »
– Juste pour terminer sur le Mercosur, avant de parler du budget, hier soir, la France a demandé le report du vote européen prévu cette semaine. C'est une erreur ?
Réponse directe
– Écoutez, c'est le report, je comprends vraiment le Premier ministre qui se dit je vais en plus signer ça cette semaine, mais ça tombe très mal, effectivement.
« – Écoutez, c'est le report, je comprends vraiment le Premier ministre qui se dit je vais en plus signer ça cette semaine, mais ça tombe très mal, effectivement. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Jean-Louis Bourlanges : « Emmanuel Macron a voulu surfer sur le mécontentement des agriculteurs »Vérifier à 15:36
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 81 observations89 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 52Jean-Louis Bourlanges : « Emmanuel Macron a voulu surfer sur le mécontentement des agriculteurs »
Il a été trop solitaire ?
Réponse directe
Oui, j'avais des choses. Oui, je le regrette. J'avais une certaine idée de ce qu'il pouvait faire et dire. Et moi, je n'avais aucune envie de reprendre du service, si vous voulez. Mais je pense que j'étais un visiteur du soir qu'il aurait pu consulter de temps en temps. Et j'avais effectivement des choses à dire, notamment sur sa déclaration de politique générale. Je crois que c'était le moment. Et ce moment a été manqué il y a un an, donc en janvier, de passer un pacte avec les Français, de faire une grande déclaration qui expliquait ce qui était possible, ce qui ne l'était pas et qui précisait notamment ce qu'on pouvait attendre d'un contact avec les socialistes et ce qu'on ne devait pas…
« Oui, j'avais des choses. Oui, je le regrette. J'avais une certaine idée de ce qu'il pouvait faire et dire. Et moi, je n'avais aucune envie de reprendre du service, si vous voulez. Mais je pense que j'étais un visiteur du soir qu'il aurait pu consulter de temps en temps. Et j'avais effectivement des choses à dire, notamment sur sa déclaration de politique générale. Je crois que c'était le moment. Et ce moment a été manqué il y a un an, donc en janvier, de passer un pacte avec les Français, de faire une grande déclaration qui expliquait ce qui était possible, ce qui ne l'était pas et qui précisait notamment ce qu'on pouvait attendre d'un contact avec les socialistes et ce qu'on ne devait pas accepter d'eux. Il y avait, je crois, une clarification à faire qu'il a essayé de faire avec beaucoup de courage. Après… »
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Question 53Jean-Louis Bourlanges : « Emmanuel Macron a voulu surfer sur le mécontentement des agriculteurs »
– Juste sur l'Ukraine, M. Bourlange, est-ce que vous pensez que Volodymyr Zelensky réussira à préserver son intégrité territoriale ou est-ce qu'il sera contraint de céder des territoires ?
Réponse partielle
– Je crois que… Je n'en sais rien. Ça dépend de ce qu'on appelle l'intégrité territoriale. Personnellement, je pense qu'il est inadmissible de demander à l'Ukraine d'abandonner des territoires qu'ils ont défendus, qu'ils n'ont même pas été occupés par les Russes. Quand on cède des territoires, nous, quand on a cédé l'Alsace-Moselle en 1871, on l'avait perdu, c'est un fait. Donc je crois que ça serait très difficile pour lui de l'accepter. Alors, ils sont en train de construire, d'essayer de construire des cathédrales de papier, c'est-à-dire un cessez-le-feu, des zones démilitarisées. Tout ça n'a pas grand sens, en réalité. Une zone démilitarisée d'une partie du territoire que les Russes con…
« – Je crois que… Je n'en sais rien. Ça dépend de ce qu'on appelle l'intégrité territoriale. »
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« Personnellement, je pense qu'il est inadmissible de demander à l'Ukraine d'abandonner des territoires qu'ils ont défendus, qu'ils n'ont même pas été occupés par les Russes. Quand on cède des territoires, nous, quand on a cédé l'Alsace-Moselle en 1871, on l'avait perdu, c'est un fait. Donc je crois que ça serait très difficile pour lui de l'accepter. Alors, ils sont en train de construire, d'essayer de construire des cathédrales de papier, c'est-à-dire un cessez-le-feu, des zones démilitarisées. Tout ça n'a pas grand sens, en réalité. Une zone démilitarisée d'une partie du territoire que les Russes considèrent comme le leur, c'est inimaginable pour les Russes. Une zone démilitarisée de l'autre côté. Ce qu'il faut, c'est préserver absolument la capacité de défense de l'Ukraine. En réalité, Poutine ne poursuit que très secondairement la conquête territoriale. Il va s'en servir, parce que s'il obtient quelque chose, il pourra expliquer qu'il a gagné la guerre. Et ça, il est assez bon pour ce genre de choses. Mais son but n'est pas celui-là. Son but, c'est de détruire un pouvoir démocratique, autonome et souverain, proche de l'Occident, intégré à l'Union européenne. Ça, il ne peut pas le supporter. Il veut que l'Ukraine soit une Biélorussie. Et c'est là le véritable enjeu. Les concessions territoriales, il faudrait bien en faire, dans la limite que je viens de rappeler. Mais ce qui est absolument vital, c'est qu'on garde un pouvoir démocratique, souverain à Kiev. »
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Question 54Jean-Louis Bourlanges : « Emmanuel Macron a voulu surfer sur le mécontentement des agriculteurs »
– Donc là vous ne dites pas il faut plus de clauses miroir, il faut des clauses de sauvegarde, ce que demande la France.
Réponse à côté
– Non mais les clauses, si on rentre dans le dossier technique, moi si vous voulez j'applique sur cette affaire, il y a un propos du Talmud qui me plaît beaucoup, le Talmud dit si quelqu'un est condamné à l'unanimité, il faut immédiatement le libérer, parce que ça veut dire qu'il n'a pas fait valoir ses droits à la défense, c'est le cas du Mercosur. Le Mercosur a été condamné partout sans avoir été débattu. Le problème dans ce pays, c'est qu'on ne débat pas, et le Parlement, peut-être le Sénat est-il plus adapté à cela que l'Assemblée nationale, mais on ne débat pas en profondeur des problèmes, on ne pose pas, sur tous les domaines, sur le domaine stratégique, sur le domaine européen, sur l…
« – Non mais les clauses, si on rentre dans le dossier technique, moi si vous voulez j'applique sur cette affaire, il y a un propos du Talmud qui me plaît beaucoup, le Talmud dit si quelqu'un est condamné à l'unanimité, il faut immédiatement le libérer, parce que ça veut dire qu'il n'a pas fait valoir ses droits à la défense, c'est le cas du Mercosur. Le Mercosur a été condamné partout sans avoir été débattu. Le problème dans ce pays, c'est qu'on ne débat pas, et le Parlement, peut-être le Sénat est-il plus adapté à cela que l'Assemblée nationale, mais on ne débat pas en profondeur des problèmes, on ne pose pas, sur tous les domaines, sur le domaine stratégique, sur le domaine européen, sur le domaine économique, quelle est la politique économique qu'il faut faire, comment effectivement relever les défis technologiques, comme nous y invite Draghi, sur tous les sujets, il y a un immense étouffoir qui repos, et on ne discute que deux choses, à qui on va prendre de l'argent, et à qui on va en donner. Et ça, ça tient lieu, depuis en tout cas la dissolution, ça tient lieu de débats politiques. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Jean-Louis Bourlanges : « Emmanuel Macron a voulu surfer sur le mécontentement des agriculteurs »Vérifier à 13:18
Question 55Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Jean-Louis Broulange, on peut avoir des interrogations sur la reconnaissance de l'État palestinien, le timing, sans être un soutien de Benjamin Netanyahou ?
Réponse à côté
Oui, absolument, mais je trouve qu'il y a certains, par exemple, la rabbine, Mme Herveller, a fait entendre une parole extrêmement positive. Je ne vous dis pas que la communauté juive doit, comme un ensemble, voter pour telle ou telle catégorie, vous avez tout à fait raison, mais je trouve que ce serait bien qu'on entende actuellement beaucoup plus de voix issues de la communauté juive qui disent, nous sommes conscients que... parce qu'il y a un lien profond avec Israël qui est assumé, justement assumé, demandez au président du CRIF, il assume tout à fait ce lien.
« Oui, absolument, mais je trouve qu'il y a certains, par exemple, la rabbine, Mme Herveller, a fait entendre une parole extrêmement positive. Je ne vous dis pas que la communauté juive doit, comme un ensemble, voter pour telle ou telle catégorie, vous avez tout à fait raison, mais je trouve que ce serait bien qu'on entende actuellement beaucoup plus de voix issues de la communauté juive qui disent, nous sommes conscients que... parce qu'il y a un lien profond avec Israël qui est assumé, justement assumé, demandez au président du CRIF, il assume tout à fait ce lien. »
France Inter · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 21:42
Question 56Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Jean-Louis Bourlange, vous êtes un proche de François Bayrou, membre du Modem. Une semaine décisive s'ouvre pour le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, qui n'a pas convaincu pour l'instant, et c'est le moins qu'on puisse dire, les socialistes. Un ultime rendez-vous est prévu en fin de semaine, après une nouvelle journée de mobilisation sociale. Sébastien Lecornu se dirige-t-il selon vous vers le plus court mandat à Matignon de toute la Ve République ?
Réponse partielle
Écoutez, je ne sais pas, je pense que M. Lecornu, que j'admire beaucoup, je l'ai bien connu, je l'ai pratiqué quand j'étais à la Commission des Affaires étrangères, on a participé à des opérations ensemble, notamment de soutien à l'Arménie. Je crois que c'est un homme compétent, intelligent, habile, très porté à l'écoute et au dialogue. Je crois qu'il a donc les qualités requises. Mais on lui demande de gagner une partie de poker avec un deux de trèfle. Il a absolument, il l'a dit d'ailleurs lui-même, il n'a absolument rien dans les mains. Il dit que je suis le Premier ministre sans doute le plus faible de toute la Ve République. Oui, alors il porte en mandoulière sa propre faiblesse, qui e…
« Écoutez, je ne sais pas, je pense que M. Lecornu, que j'admire beaucoup, je l'ai bien connu, je l'ai pratiqué quand j'étais à la Commission des Affaires étrangères, on a participé à des opérations ensemble, notamment de soutien à l'Arménie. Je crois que c'est un homme compétent, intelligent, habile, très porté à l'écoute et au dialogue. Je crois qu'il a donc les qualités requises. Mais on lui demande de gagner une partie de poker avec un deux de trèfle. Il a absolument, il l'a dit d'ailleurs lui-même, il n'a absolument rien dans les mains. Il dit que je suis le Premier ministre sans doute le plus faible de toute la Ve République. Oui, alors il porte en mandoulière sa propre faiblesse, qui est une attitude christique à laquelle on ne peut que rendre hommage. Mais d'une façon générale, je crois qu'il est confronté à une situation très dure que j'ai dénoncée dès la dissolution. C'est qu'il y a, me semble-t-il, un décalage abyssal entre ce qu'attendent les Français de la politique et ce que des hommes politiques responsables peuvent donner. Aujourd'hui, si vous voulez, pour résumer le débat, aujourd'hui, on a besoin de travailler plus. On a besoin d'investir plus. On a besoin de dépenser moins. Les partis politiques, notamment les oppositions, veulent dépenser plus, veulent travailler moins et à travers la taxe Zuckman, veulent transformer de l'investissement en fonctionnement. Donc on a un décalage profond. Il y a deux attitudes face à cela. Soit vous cédez, et ce que M. Lecornu a marqué dans son interview d'hier, c'est qu'il ne céderait pas. Soit vous prenez le risque d'être renversé. Et c'est le risque qu'a pris François Bayroux. Il a été renversé. Maintenant, il s'agit de savoir si les partis politiques veulent jouer indéfiniment à ce jeu qui, de toute manière, ne conduit, il faut bien le savoir, qu'au rassemblement national. »
France Inter · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 8:55
Question 57Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Mais Jean-Louis Boulange, vous dites, les oppositions veulent, mais les Français aussi. Quand on regarde les enquêtes d'opinion, ils sont tous très favorables à davantage de justice fiscale, à cette fameuse taxe Zuckman que vous évoquez. Est-ce qu'on n'est pas dans une situation paradoxale où, pour précisément conjurer l'instabilité politique, Sébastien Lecornu doit faire un certain nombre de concessions, et il refuse de les faire comme si le pouvoir macroniste n'avait pas compris qu'il fallait une rupture ?
Réponse à côté
Non, ce mot de rupture est un mot mensonger. On ne sait pas avec quoi il faut rompre. Moi, je pense que nous ne sommes pas, si vous voulez, nous ne sommes pas en 1788, c'est-à-dire à la veille d'une révolution nécessaire. Nous sommes au contraire dans une situation où les valeurs fondamentales sur lesquelles s'est organisée la société française depuis la guerre, c'est-à-dire la démocratie, la prospérité, une économie libre, la laïcité, la démocratie représentative, la sécurité collective et l'Europe, ces valeurs-là sont fondamentalement menacées d'un bout à l'autre du territoire. Donc le problème, c'est de les sauvegarder, de préserver cet héritage. Nous ne sommes pas en 1788, nous sommes e…
« Non, ce mot de rupture est un mot mensonger. On ne sait pas avec quoi il faut rompre. Moi, je pense que nous ne sommes pas, si vous voulez, nous ne sommes pas en 1788, c'est-à-dire à la veille d'une révolution nécessaire. Nous sommes au contraire dans une situation où les valeurs fondamentales sur lesquelles s'est organisée la société française depuis la guerre, c'est-à-dire la démocratie, la prospérité, une économie libre, la laïcité, la démocratie représentative, la sécurité collective et l'Europe, ces valeurs-là sont fondamentalement menacées d'un bout à l'autre du territoire. Donc le problème, c'est de les sauvegarder, de préserver cet héritage. Nous ne sommes pas en 1788, nous sommes en 1938, comparaison n'est pas raison, bien sûr. C'est-à-dire qu'il s'agit bien de comprendre que dans quelques années, ce sera trop tard, que nos intérêts, nos valeurs, nos lois, la protection de la conscience individuelle, la laïcité, tout cela est fondamentalement menacé à l'intérieur et à l'extérieur. Regardez ce qu'on a vu sur la Moldavie et l'attitude des Russes, regardez les discours de M. Trump, tout cela fait partie d'un immense basculement et il s'agit de savoir de quel côté de ce basculement on se trouve. Et les socialistes, je le dis nettement, s'ils mènent cette politique du pire, qui est celle que choisit Olivier Faure, cela n'aura qu'un but, qu'un effet, pas qu'un but, mais qu'un effet, qui est d'installer le Rassemblement National au pouvoir. C'est peut-être quelque chose de difficile à admettre, mais c'est ça la réalité du pays aujourd'hui. »
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Question 58Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
C'est pour ça qu'il a échoué, c'est ça ?
Réponse directe
Non, ce n'est pas pour ça qu'il a échoué. Non, comme toujours dans ce pays, on échoue pour ses qualités et on réussit pour ses défauts. Mais je pense que François Bayrou a eu raison de poser le problème dans les termes où il l'a posé, mais il a eu tort de ne pas développer suffisamment une alternative. C'est-à-dire qu'il a fait un diagnostic, il a montré l'obstacle, et il n'a pas dessiné ce à quoi j'ai appelé il y a un instant, il n'a pas dessiné en profondeur une alternative au blocage dans lequel nous étions. Je crois que nous avons besoin, ce pays a besoin, d'entendre un discours qui n'est pas un discours qui l'admet volontiers, mais qui est un discours fondamental de redressement face à…
« Non, ce n'est pas pour ça qu'il a échoué. Non, comme toujours dans ce pays, on échoue pour ses qualités et on réussit pour ses défauts. Mais je pense que François Bayrou a eu raison de poser le problème dans les termes où il l'a posé, mais il a eu tort de ne pas développer suffisamment une alternative. C'est-à-dire qu'il a fait un diagnostic, il a montré l'obstacle, et il n'a pas dessiné ce à quoi j'ai appelé il y a un instant, il n'a pas dessiné en profondeur une alternative au blocage dans lequel nous étions. Je crois que nous avons besoin, ce pays a besoin, d'entendre un discours qui n'est pas un discours qui l'admet volontiers, mais qui est un discours fondamental de redressement face à une situation qui est sans précédent depuis la guerre. »
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Question 59Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Donc rien ne pourra se faire tant que Benjamin Netanyahou sera au pouvoir ?
Réponse partielle
Je pense que, en tout cas, tant que l'extrême droite qui rassemble des gens qui ont été têtés pour l'assassinat de Rabin, il faut bien le voir, c'est quand même cette équipe-là qui a provoqué la mort de Rabin, tant que ces gens-là seront au pouvoir. Et ce que je dis, moi je ressens très fortement la douleur et la souffrance, l'inquiétude de la communauté juive en France. Je pense que ce que vivent les Juifs est terrible, et compte tenu du passé, c'est vécu comme une espèce de répétition, de retour à quelque chose d'horrible. Mais je leur dis très sincèrement qu'ils doivent absolument, non pas préconiser deux États, c'est pas ça, mais expliquer, prendre leur distance par rapport à la politiq…
« Je pense que, en tout cas, tant que l'extrême droite qui rassemble des gens qui ont été têtés pour l'assassinat de Rabin, il faut bien le voir, c'est quand même cette équipe-là qui a provoqué la mort de Rabin, tant que ces gens-là seront au pouvoir. Et ce que je dis, moi je ressens très fortement la douleur et la souffrance, l'inquiétude de la communauté juive en France. Je pense que ce que vivent les Juifs est terrible, et compte tenu du passé, c'est vécu comme une espèce de répétition, de retour à quelque chose d'horrible. Mais je leur dis très sincèrement qu'ils doivent absolument, non pas préconiser deux États, c'est pas ça, mais expliquer, prendre leur distance par rapport à la politique de Netanyahou, et bien montrer qu'une solution politique au problème palestinien s'impose. »
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Question 60Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
– Ça vous décrivez l'enjeu de 2027 au fond, parce que dans la situation politique actuelle, qui peut tenir des discours ?
Réponse partielle
– On y est déjà, vous savez, on y est déjà. Moi je pense que depuis la réélection du président, les choses n'ont pas été menées politiquement comme elles auraient dû l'être. J'ai beaucoup de respect pour le président de la République, mais je crois qu'il n'a pas mesuré les conditions dans lesquelles il a été réélu, et notamment que c'est à ce moment-là qu'il fallait recréer un pouvoir primo-ministériel, un pouvoir de Premier ministre fort. Mais nous vivons un… Si vous voulez me dire que la situation est très préoccupante d'ici les présidentielles, oui, elle est très préoccupante. Je crois que nous allons tout droit vers le pouvoir du Rassemblement National. et qu'il s'agit, pour des gens co…
« – On y est déjà, vous savez, on y est déjà. Moi je pense que depuis la réélection du président, les choses n'ont pas été menées politiquement comme elles auraient dû l'être. J'ai beaucoup de respect pour le président de la République, mais je crois qu'il n'a pas mesuré les conditions dans lesquelles il a été réélu, et notamment que c'est à ce moment-là qu'il fallait recréer un pouvoir primo-ministériel, un pouvoir de Premier ministre fort. Mais nous vivons un… Si vous voulez me dire que la situation est très préoccupante d'ici les présidentielles, oui, elle est très préoccupante. Je crois que nous allons tout droit vers le pouvoir du Rassemblement National. et qu'il s'agit, pour des gens comme moi, qui ont les valeurs que j'ai, qui ont le combat que j'ai eu en faveur de l'Europe, en faveur de la liberté, en faveur de la démocratie représentative, en faveur d'une économie ouverte et solidaire, il faut effectivement… il y a matière à s'inquiéter très fortement. »
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Question 61Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Ils sont Français de confession juive, et non, pour l'immense majorité, absolument rien à voir avec la politique de Netanyahou. Pourquoi leur lancer cet appel à se désolidariser ?
Réponse partielle
Parce qu'ils sont assez largement solidaires actuellement. Quand on voit ici ou là des mises en cause du racisme du président de la République en disant qu'en soutenant le Hamas, il soutient l'autorité palestinienne, non, vous ne pouvez pas, je crois que c'est un...
« Parce qu'ils sont assez largement solidaires actuellement. Quand on voit ici ou là des mises en cause du racisme du président de la République en disant qu'en soutenant le Hamas, il soutient l'autorité palestinienne, non, vous ne pouvez pas, je crois que c'est un... »
France Inter · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 21:11
Question 62Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Alors venons-en à la crise politique française, si vous le voulez bien. Qui n'en finit pas ?
Réponse partielle
Écoutez, je ne sais pas, je pense que M. Lecornu, que j'admire beaucoup, je l'ai bien connu, je l'ai pratiqué quand j'étais à la Commission des Affaires étrangères, on a participé à des opérations ensemble, notamment de soutien à l'Arménie. Je crois que c'est un homme compétent, intelligent, habile, très porté à l'écoute et au dialogue. Je crois qu'il a donc les qualités requises. Mais on lui demande de gagner une partie de poker avec un deux de trèfle. Il a absolument, il l'a dit d'ailleurs lui-même, il n'a absolument rien dans les mains. Il dit que je suis le Premier ministre sans doute le plus faible de toute la Ve République. Oui, alors il porte en mandoulière sa propre faiblesse, qui e…
« Écoutez, je ne sais pas, je pense que M. Lecornu, que j'admire beaucoup, je l'ai bien connu, je l'ai pratiqué quand j'étais à la Commission des Affaires étrangères, on a participé à des opérations ensemble, notamment de soutien à l'Arménie. Je crois que c'est un homme compétent, intelligent, habile, très porté à l'écoute et au dialogue. Je crois qu'il a donc les qualités requises. Mais on lui demande de gagner une partie de poker avec un deux de trèfle. Il a absolument, il l'a dit d'ailleurs lui-même, il n'a absolument rien dans les mains. Il dit que je suis le Premier ministre sans doute le plus faible de toute la Ve République. Oui, alors il porte en mandoulière sa propre faiblesse, qui est une attitude christique à laquelle on ne peut que rendre hommage. Mais d'une façon générale, je crois qu'il est confronté à une situation très dure que j'ai dénoncée dès la dissolution. C'est qu'il y a, me semble-t-il, un décalage abyssal entre ce qu'attendent les Français de la politique et ce que des hommes politiques responsables peuvent donner. Aujourd'hui, si vous voulez, pour résumer le débat, aujourd'hui, on a besoin de travailler plus. On a besoin d'investir plus. On a besoin de dépenser moins. Les partis politiques, notamment les oppositions, veulent dépenser plus, veulent travailler moins et à travers la taxe Zuckman, veulent transformer de l'investissement en fonctionnement. Donc on a un décalage profond. Il y a deux attitudes face à cela. Soit vous cédez, et ce que M. Lecornu a marqué dans son interview d'hier, c'est qu'il ne céderait pas. Soit vous prenez le risque d'être renversé. Et c'est le risque qu'a pris François Bayroux. Il a été renversé. Maintenant, il s'agit de savoir si les partis politiques veulent jouer indéfiniment à ce jeu qui, de toute manière, ne conduit, il faut bien le savoir, qu'au rassemblement national. »
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Question 63Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Ce que François Bayrou a commencé de faire, ça n'a pas quand même été un franc succès. Un mot là-dessus, Jean-Louis Bourlange, puisque vous êtes un de ses proches. François Bayrou qui a fait sa rentrée politique hier à l'Île-sur-la-Sorgue, avec le recul sur l'échec de François Bayrou quant à sa volonté de sensibiliser les Français à la question de la dette, à cet ultimatum lancé aux oppositions. Comment est-ce que vous expliquez avec un peu de recul ce sujet ?
Réponse partielle
Je n'ai pas été associé à aucun moment à l'action de François Bayrou depuis qu'il a été Premier ministre.
« Je n'ai pas été associé à aucun moment à l'action de François Bayrou depuis qu'il a été Premier ministre. »
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Question 64Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Jean-Louis Boulange, en évoquant effectivement ce précédent du mur des cons, vous posez aussi la question, qui est dans le débat aujourd'hui, de l'impartialité des juges. Vous avez entendu l'avocat de Nicolas Sarkozy, Jean-Michel Darrois, mettre en avant le fait que la présidente du tribunal correctionnel, qui a condamné en collégialité Nicolas Sarkozy, avait manifesté contre la réforme de la justice proposée par l'ancien président en 2011. Est-ce qu'il y a un sujet aujourd'hui d'impartialité, de problèmes quant à l'impartialité des magistrats ?
Réponse partielle
J'ai donné des exemples qui fait que, et on voit bien qu'il y a une passion, il y a une passion notamment, qui est une vieille passion des juges contre les hommes politiques. C'est normal. Les hommes, les politiques font la loi. Les juges l'appliquent et l'interprètent. Il y a forcément une tension. Alors là, c'est là où Mitterrand avait raison, de dire que ça date de très longtemps, ça date de l'ancien régime. Le conflit entre le Parlement de Paris et l'ancienne monarchie a été une des causes directes de la Révolution française. C'est une tension. Maintenant, je crois que ça crée, de la part du côté des magistrats, ça crée un devoir moral d'impartialité. Vous savez, moi j'ai été magistrat.
« J'ai donné des exemples qui fait que, et on voit bien qu'il y a une passion, il y a une passion notamment, qui est une vieille passion des juges contre les hommes politiques. C'est normal. Les hommes, les politiques font la loi. Les juges l'appliquent et l'interprètent. Il y a forcément une tension. Alors là, c'est là où Mitterrand avait raison, de dire que ça date de très longtemps, ça date de l'ancien régime. Le conflit entre le Parlement de Paris et l'ancienne monarchie a été une des causes directes de la Révolution française. C'est une tension. Maintenant, je crois que ça crée, de la part du côté des magistrats, ça crée un devoir moral d'impartialité. Vous savez, moi j'ai été magistrat. »
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Question 65Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
à d'autres communautés ou à d'autres religions en France ?
Réponse directe
Bien sûr, je demande ça à mon parti, je demande ça à tout le monde. Pourquoi voulez-vous que je le demande ? Moi, j'ai pris cette position et... Oui, ils sont citoyens, moi aussi.
« Bien sûr, je demande ça à mon parti, je demande ça à tout le monde. Pourquoi voulez-vous que je le demande ? Moi, j'ai pris cette position et... »
France Inter · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 22:19
Question 66Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Jean-Louis Broulange, pardonnez-moi, mais il est étrange cet appel. Pourquoi les Français de confession juive se sentiraient tenus d'une manière ou d'une autre par la politique du gouvernement de Benjamin Netanyahou ?
Réponse partielle
Parce qu'ils sont assez largement solidaires actuellement. Quand on voit ici ou là des mises en cause du racisme du président de la République en disant qu'en soutenant le Hamas, il soutient l'autorité palestinienne, non, vous ne pouvez pas, je crois que c'est un...
« Parce qu'ils sont assez largement solidaires actuellement. Quand on voit ici ou là des mises en cause du racisme du président de la République en disant qu'en soutenant le Hamas, il soutient l'autorité palestinienne, non, vous ne pouvez pas, je crois que c'est un... »
France Inter · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 21:11
Question 67Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Oui, pourquoi on appelait à leur religion pour interférer dans la politique d'un autre État ?
Réponse partielle
Ils ne sont pas interférés. Nous avons une position française, de la diplomatie française, que je trouve personnellement assez légitime. Et je trouve que ce serait bien d'entendre des voix qui, effectivement, du côté de la communauté juive, montrent bien qu'une vraie défense du sionisme, ça ne passe pas par l'écrasement de l'autorité palestinienne.
« Ils ne sont pas interférés. Nous avons une position française, de la diplomatie française, que je trouve personnellement assez légitime. Et je trouve que ce serait bien d'entendre des voix qui, effectivement, du côté de la communauté juive, montrent bien qu'une vraie défense du sionisme, ça ne passe pas par l'écrasement de l'autorité palestinienne. »
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Question 68Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Et est-ce qu'il faudrait, comme certains le demandent, avancer vers un devoir de réserve des juges ?
Réponse partielle
J'ai donné des exemples qui fait que, et on voit bien qu'il y a une passion, il y a une passion notamment, qui est une vieille passion des juges contre les hommes politiques. C'est normal. Les hommes, les politiques font la loi. Les juges l'appliquent et l'interprètent. Il y a forcément une tension. Alors là, c'est là où Mitterrand avait raison, de dire que ça date de très longtemps, ça date de l'ancien régime. Le conflit entre le Parlement de Paris et l'ancienne monarchie a été une des causes directes de la Révolution française. C'est une tension. Maintenant, je crois que ça crée, de la part du côté des magistrats, ça crée un devoir moral d'impartialité. Vous savez, moi j'ai été magistrat.
« J'ai donné des exemples qui fait que, et on voit bien qu'il y a une passion, il y a une passion notamment, qui est une vieille passion des juges contre les hommes politiques. C'est normal. Les hommes, les politiques font la loi. Les juges l'appliquent et l'interprètent. Il y a forcément une tension. Alors là, c'est là où Mitterrand avait raison, de dire que ça date de très longtemps, ça date de l'ancien régime. Le conflit entre le Parlement de Paris et l'ancienne monarchie a été une des causes directes de la Révolution française. C'est une tension. Maintenant, je crois que ça crée, de la part du côté des magistrats, ça crée un devoir moral d'impartialité. Vous savez, moi j'ai été magistrat. »
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Question 69Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Un tout dernier mot avec vous, Jean-Louis Broulange, sur ce qui s'est passé hier soir et cette nuit en Moldavie. La victoire, les premiers résultats sont tombés. Du camp pro-européen à l'occasion des élections. Et ce, malgré une campagne de désinformation sans précédent menée par la Russie. C'est ce qu'a dit l'Union européenne. C'est ce qu'a dit également la présidente pro-européenne, Maya Sandou. Vous êtes soulagé, vous, Jean-Louis Broulange, l'européen de ses résultats en Moldavie ?
Réponse directe
Ce n'est pas seulement l'européen. Je suis soulagé le démocrate. J'ai rencontré à plusieurs reprises Mme Sandou, qui nous avait fait visite à l'Assemblée nationale. C'est une personne pour laquelle j'ai un infini respect. Elle est à la fois, elle défend la démocratie, elle défend la liberté de son, l'indépendance de son pays, et elle défend la moralisation de la vie publique dans son pays. Ce sont trois combats qui sont extrêmement dignes, et je me réjouis profondément que malgré une campagne de désinformation sans précédent de la part des Russes, elle ait gagné son pari.
« Ce n'est pas seulement l'européen. Je suis soulagé le démocrate. J'ai rencontré à plusieurs reprises Mme Sandou, qui nous avait fait visite à l'Assemblée nationale. C'est une personne pour laquelle j'ai un infini respect. Elle est à la fois, elle défend la démocratie, elle défend la liberté de son, l'indépendance de son pays, et elle défend la moralisation de la vie publique dans son pays. Ce sont trois combats qui sont extrêmement dignes, et je me réjouis profondément que malgré une campagne de désinformation sans précédent de la part des Russes, elle ait gagné son pari. »
France Inter · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 23:27
Question 70Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Jean-Louis Boulange, en évoquant, effectivement, ce précédent du mur des cons, vous posez aussi la question, qui est dans le débat aujourd'hui, de l'impartialité des juges. Vous avez entendu l'avocat de Nicolas Sarkozy, Jean-Michel Darrois, mettre en avant le fait que la présidente du tribunal correctionnel qui a condamné en collégialité Nicolas Sarkozy avait manifesté contre la réforme de la justice proposée par l'ancien président en 2011. Est-ce qu'il y a un sujet aujourd'hui d'impartialité, de problème quant à l'impartialité des magistrats ?
Réponse directe
J'ai donné des exemples qui font que, et on voit bien qu'il y a une passion, il y a une passion notamment, et qui est une vieille passion des juges contre les hommes politiques. C'est normal. Les hommes, les politiques font la loi. Les juges l'appliquent et l'interprètent. Il y a forcément une tension. Alors là, c'est là où Mitterrand avait raison de dire que ça date de très longtemps, ça date de l'ancien régime. Le conflit entre le Parlement de Paris et l'ancienne monarchie a été une des causes directes de la Révolution française. C'est une tension. Maintenant, je crois que ça crée, de la part du côté des magistrats, ça crée un devoir moral d'impartialité. Vous savez, moi j'ai été magistra…
« J'ai donné des exemples qui font que, et on voit bien qu'il y a une passion, il y a une passion notamment, et qui est une vieille passion des juges contre les hommes politiques. C'est normal. Les hommes, les politiques font la loi. Les juges l'appliquent et l'interprètent. Il y a forcément une tension. Alors là, c'est là où Mitterrand avait raison de dire que ça date de très longtemps, ça date de l'ancien régime. Le conflit entre le Parlement de Paris et l'ancienne monarchie a été une des causes directes de la Révolution française. C'est une tension. Maintenant, je crois que ça crée, de la part du côté des magistrats, ça crée un devoir moral d'impartialité. Vous savez, moi j'ai été magistrat. J'ai été magistrat. Jean-Louis Bourlange, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 6:48
Question 71Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
à d'autres communautés ou à d'autres religions ?
Réponse à côté
Bien sûr, je demande ça à mon parti, je demande ça à tout le monde. Pourquoi voulez-vous que je le demande ? Moi, j'ai pris cette position. moi aussi.
« Bien sûr, je demande ça à mon parti, je demande ça à tout le monde. Pourquoi voulez-vous que je le demande ? Moi, j'ai pris cette position. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 22:19Voir 1 autre passage
« moi aussi. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 22:28
Question 72Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Un tout dernier mot avec vous, Jean-Louis Bourlange, sur ce qui s'est passé hier soir et cette nuit en Moldavie. La victoire, les premiers résultats sont tombés du camp pro-européen à l'occasion des élections et ce, malgré une campagne de désinformation sans précédent menée par la Russie, c'est ce qu'a dit l'Union européenne, c'est ce qu'a dit également la présidente pro-européenne Maya Sandou. Vous êtes soulagé, vous, Jean-Louis Bourlange, l'européen de ses résultats en Moldavie ?
Réponse directe
Ce n'est pas seulement l'européen, je suis soulagé le démocrate, j'ai rencontré à plusieurs reprises Mme Sandou qui nous avait fait visite à l'Assemblée nationale, c'est une personne pour laquelle j'ai un infini respect, elle est à la fois, elle défend la démocratie, elle défend la liberté de son, l'indépendance de son pays et elle défend la moralisation de la vie publique dans son pays. Ce sont trois combats qui sont extrêmement dignes et je me réjouis profondément que malgré une campagne de désinformation sans précédent de la part des Russes, elle ait gagné son pari.
« Ce n'est pas seulement l'européen, je suis soulagé le démocrate, j'ai rencontré à plusieurs reprises Mme Sandou qui nous avait fait visite à l'Assemblée nationale, c'est une personne pour laquelle j'ai un infini respect, elle est à la fois, elle défend la démocratie, elle défend la liberté de son, l'indépendance de son pays et elle défend la moralisation de la vie publique dans son pays. Ce sont trois combats qui sont extrêmement dignes et je me réjouis profondément que malgré une campagne de désinformation sans précédent de la part des Russes, elle ait gagné son pari. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 23:28
Question 73Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Mais Jean-Louis Boulange, vous dites, les oppositions veulent, mais les Français aussi. Quand on regarde les enquêtes d'opinion, ils sont tous très favorables à davantage de justice fiscale à cette fameuse taxe Zuckman que vous évoquez. Est-ce qu'on n'est pas dans une situation paradoxale où, pour précisément conjurer l'instabilité politique, Sébastien Lecornu doit faire un certain nombre de concessions et il refuse de les faire comme si le pouvoir macroniste n'avait pas compris qu'il fallait une rupture ?
Réponse à côté
Non, ce mot de rupture est un mot mensonger. On ne sait pas avec quoi il faut rompre. Moi, je pense que nous ne sommes pas, si vous voulez, nous ne sommes pas en 1788, c'est-à-dire à la veille d'une révolution nécessaire. Nous sommes au contraire dans une situation où les valeurs fondamentales sur lesquelles s'est organisée la société française depuis la guerre, c'est-à-dire la démocratie, la prospérité, une économie libre, la laïcité, la démocratie représentative, la sécurité collective et l'Europe, ces valeurs-là sont fondamentalement menacées d'un bout à l'autre du territoire. Donc, le problème, c'est de les sauvegarder, de préserver cet héritage. Nous ne sommes pas en 38, nous ne sommes…
« Non, ce mot de rupture est un mot mensonger. On ne sait pas avec quoi il faut rompre. Moi, je pense que nous ne sommes pas, si vous voulez, nous ne sommes pas en 1788, c'est-à-dire à la veille d'une révolution nécessaire. Nous sommes au contraire dans une situation où les valeurs fondamentales sur lesquelles s'est organisée la société française depuis la guerre, c'est-à-dire la démocratie, la prospérité, une économie libre, la laïcité, la démocratie représentative, la sécurité collective et l'Europe, ces valeurs-là sont fondamentalement menacées d'un bout à l'autre du territoire. Donc, le problème, c'est de les sauvegarder, de préserver cet héritage. Nous ne sommes pas en 38, nous ne sommes pas en 1788, nous sommes en 1938, sur comparaison on n'est pas raison, bien sûr. C'est-à-dire qu'il s'agit de bien de comprendre que dans quelques années, ce sera trop tard, que nos intérêts, nos valeurs, nos lois, la protection de la conscience individuelle, la laïcité, tout cela est fondamentalement menacé à l'intérieur et à l'extérieur. Regardez ce qu'on a vu sur la Moldavie et l'attitude des Russes, regardez les discours de M. Trump, tout cela fait partie d'un immense basculement et il s'agit de savoir de quel côté de ce basculement on se trouve. Et les socialistes, je le dis nettement, s'ils mènent cette politique du pire, qui est celle que choisit Olivier Faure, ça n'aura qu'un but, qu'un effet, pas qu'un but, mais qu'un effet qui est d'installer le Rassemblement National au pouvoir. C'est peut-être quelque chose de difficile à admettre, mais c'est ça la réalité du pays aujourd'hui. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 11:20
Question 74Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Ça vous décrivez l'enjeu de 2027 au fond, parce que dans la situation politique actuelle, qui peut tenir des discours ?
Réponse directe
On y est déjà, vous savez, on y est déjà. Moi je pense que depuis la réélection du président, les choses n'ont pas été menées politiquement comme elles auraient dû l'être. J'ai beaucoup de respect pour le président de la République, mais je crois qu'il n'a pas mesuré les conditions dans lesquelles il a été réélu et notamment que c'est à ce moment-là qu'il fallait recréer un pouvoir primo-ministériel, un pouvoir de premier ministre fort. Mais nous vivons un... Si vous voulez me dire que la situation est très préoccupante d'ici les présidentielles, oui, elle est très préoccupante. Je crois que nous allons tout droit vers le pouvoir du Rassemblement National et qu'il s'agit pour des gens comme…
« On y est déjà, vous savez, on y est déjà. Moi je pense que depuis la réélection du président, les choses n'ont pas été menées politiquement comme elles auraient dû l'être. J'ai beaucoup de respect pour le président de la République, mais je crois qu'il n'a pas mesuré les conditions dans lesquelles il a été réélu et notamment que c'est à ce moment-là qu'il fallait recréer un pouvoir primo-ministériel, un pouvoir de premier ministre fort. Mais nous vivons un... Si vous voulez me dire que la situation est très préoccupante d'ici les présidentielles, oui, elle est très préoccupante. Je crois que nous allons tout droit vers le pouvoir du Rassemblement National et qu'il s'agit pour des gens comme moi qui ont les valeurs que j'ai, qui ont le combat que j'ai eu en faveur de l'Europe, en faveur de la liberté, en faveur de la démocratie représentative, en faveur d'une économie ouverte et solidaire. Il faut effectivement... Il y a matière à s'inquiéter très fortement. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 16:14
Question 75Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"
Et est-ce qu'il faudrait, comme certains le demandent, avancer vers un devoir de réserve des juges ?
Réponse à côté
J'ai donné des exemples qui font que, et on voit bien qu'il y a une passion, il y a une passion notamment, et qui est une vieille passion des juges contre les hommes politiques. C'est normal. Les hommes, les politiques font la loi. Les juges l'appliquent et l'interprètent. Il y a forcément une tension. Alors là, c'est là où Mitterrand avait raison de dire que ça date de très longtemps, ça date de l'ancien régime. Le conflit entre le Parlement de Paris et l'ancienne monarchie a été une des causes directes de la Révolution française. C'est une tension. Maintenant, je crois que ça crée, de la part du côté des magistrats, ça crée un devoir moral d'impartialité. Vous savez, moi j'ai été magistra…
« J'ai donné des exemples qui font que, et on voit bien qu'il y a une passion, il y a une passion notamment, et qui est une vieille passion des juges contre les hommes politiques. C'est normal. Les hommes, les politiques font la loi. Les juges l'appliquent et l'interprètent. Il y a forcément une tension. Alors là, c'est là où Mitterrand avait raison de dire que ça date de très longtemps, ça date de l'ancien régime. Le conflit entre le Parlement de Paris et l'ancienne monarchie a été une des causes directes de la Révolution française. C'est une tension. Maintenant, je crois que ça crée, de la part du côté des magistrats, ça crée un devoir moral d'impartialité. Vous savez, moi j'ai été magistrat. J'ai été magistrat. Jean-Louis Bourlange, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 6:48
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
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« Oui, de toute évidence, puisqu'il y a eu encore des frappes cette nuit sur les pays du Golfe, que vous voyez ce qui se passe au Liban à travers le Hezbollah, vous voyez ce qui se passe en Irak à travers les milices affiliées au régime iranien. Donc oui, il y a des capacités de nuisance et de chaos tout à fait fortes de l'Iran encore. Maintenant, sur les volumes, comme vous le dites très justement, il y a en fait les Etats-Unis et Israël frappent. Les Etats-Unis et Israël se concentrent sur les cibles politiques. Vous avez les Etats-Unis qui frappent les capacités de production de vecteurs, c'est-à-dire de missiles, de drones, etc. Puis les capacités maritimes aussi. Néanmoins, effectivement, il y a encore des ripostes qui sont extrêmement dangereuses pour la stabilité de la région. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 4:11
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités10 juil. 2024 au 18 mars 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46Voir 2 autres passages
« oui bonjour je alors non je ne peux pas laisser dire que la France ne fait rien au Liban on a plusieurs centaines de soldats au sud Liban dans la finule l'opération de maintien de la paix des Nations Unies qui était déployée au sud Liban et ce n'est pas une mission facile on a effectivement le Charles de Gaulle qui est en Méditerranée orientale ce qui est un soutien au Liban on a une opération humanitaire qui est en cours qui est très forte et on a une action diplomatique qui consiste comme le président le fait à travailler aussi entre la Syrie et le Liban parce qu'il y a un sujet sur ce point là et en 2024 c'est la France avec les Etats-Unis d'ailleurs qui a travaillé à une médiation mais vous entendez Marc il vous dit protéger »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 17:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04Voir 2 autres passages
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées10 juil. 2024 au 18 mars 2026 · 17 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19Voir 2 autres passages
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 36 observations38 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 7:58Voir 2 autres passages
« Donc il faut prendre assez littéralement les déclarations, d'où qu'elles viennent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:10
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 19 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19Voir 2 autres passages
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 36 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne crois pas qu'on change des régimes par des interventions militaires extérieures. Maintenant, c'est difficile de se prononcer. Il y a beaucoup de confusion. Je veux dire, la population iranienne doit pouvoir choisir son destin. Là, de toute évidence, ce n'est pas le cas. J'ajoute un point, c'est quand même qu'il y a un blackout qui est très inquiétant, qui est en train de se remettre en place en Iran. On sait ce qui s'est passé la dernière fois qu'il y a eu un blackout. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 5:26Voir 2 autres passages
« Les deux. Le diagnostic est juste. Nous ne sommes pas à la hauteur, mais je le dis sur toutes les chaînes, depuis le début de la guerre, on a parlé d'économie de guerre, on a parlé de changement d'air, on n'a pas fait le quart de la moitié de ce qu'on devrait faire. De plus, on est effectivement en profondeur désunis. Vous savez, le couple franco-allemand est fragile. Ce n'est pas que nous ne nous aimons pas. Nous avons de bons rapports entre les sociétés actuellement, ce qui n'a pas toujours été le cas. Mais notre perception de l'ordre n'est pas la même. Si l'affaire du Groenland avait perduré, je crois qu'on avait un risque fort de fracture entre l'Allemagne et la France sur la nature de la réponse. Parce que les Allemands ne touchent pas à ma bagnole, ne touchent pas à ma sidérurgie, ne touchent pas à ma chimie. L'industrie, c'est l'identité nationale allemande telle qu'elle s'est reconstruite depuis 1945. Tandis que la France, elle, son identité nationale, c'est de caracoler dans l'histoire. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 29:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées10 juil. 2024 au 18 mars 2026 · 19 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« oui bonjour je alors non je ne peux pas laisser dire que la France ne fait rien au Liban on a plusieurs centaines de soldats au sud Liban dans la finule l'opération de maintien de la paix des Nations Unies qui était déployée au sud Liban et ce n'est pas une mission facile on a effectivement le Charles de Gaulle qui est en Méditerranée orientale ce qui est un soutien au Liban on a une opération humanitaire qui est en cours qui est très forte et on a une action diplomatique qui consiste comme le président le fait à travailler aussi entre la Syrie et le Liban parce qu'il y a un sujet sur ce point là et en 2024 c'est la France avec les Etats-Unis d'ailleurs qui a travaillé à une médiation mais vous entendez Marc il vous dit protéger »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 17:36Voir 2 autres passages
« écoutez laissez-nous le bénéfice d'essayer et de travailler en tout cas lorsque nous avons fait la médiation en 2024 il n'y avait pas des autorités aussi courageuses au Liban on va le faire on va y travailler et surtout on va réarmer très fort les forces armées libanaises »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 18:53
« Simplement, l'ordre européen en 1918 ne s'est pas mis en place à cause, en réalité, de la défection américaine. C'est-à-dire que Wilson avait joué un rôle, le président Wilson avait joué un rôle très important dans la construction de la paix. Une paix qu'il avait voulue, et elle l'était globalement, même si on critique le traité de Versailles, de façon un peu abusive. Le traité de Trianon, avec la Hongrie, méritait d'être critiqué. Le traité de Versailles n'était pas si déséquilibré que ça, contrairement à ce qu'a dit Keynes et d'un autre genre en Bainville. Il n'a pas favorisé l'arrivée d'Hitler au pouvoir, le traité de Versailles ? Non, mais enfin, c'était une situation. Non, parce qu'on a quand même engagé un processus de réconciliation avec Briand. On a passé les accords de Locarno. Pour finir, on n'a pas du tout touché les réparations qu'on devait toucher. Donc tout ça a été construit. Mais à partir du moment où les Américains se sont retirés de l'affaire, les Anglais ont suivi. On dit non, non, nous, on ne peut pas être garant de nouvel ordre politique. Ça a toujours été l'hésitation anglaise, le désengagement, le large ou l'Europe. Et la France s'est retrouvée devant assumer l'ensemble de l'équilibre européen avec une population très insuffisante, un niveau technologique et industriel qui n'était pas comparable à celui de l'Allemagne. Et on a organisé tout ce système avec la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, qui sont des créations françaises assez largement. Mais on n'avait pas la force. Je crois que c'est ce que dit Haro, je crois qu'il a raison. Plus encore que ce que dit Bloch, ce qui nous a perdus, c'était vraiment la disproportion des charges par rapport aux moyens que nous avions. Et alors, en 1945, les choses ont changé parce qu'essentiellement, grâce à Truman, Roosevelt, on ne savait plus très bien où il en était à la fin de son mandat, mais Truman a estimé, et quand vous voyez la NSS de Truman, c'est exactement le contraire de la NSS de Trump. C'est-à-dire qu'il dit que l'ordre passe par une solidarité profonde, politique, économique, militaire et de valeur entre les deux rives de l'Atlantique, entre l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada et puis les pays européens. Et on a construit ça, à ce moment-là, d'une façon très solide. Et c'était quand même les conséquences, en réalité, de l'horreur de la Première Guerre mondiale et puis de la récidive qu'a été la Seconde Guerre mondiale. On avait pris la mesure. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités11 juin 2024 au 24 janv. 2026 · 24 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28Voir 2 autres passages
« Simplement, l'ordre européen en 1918 ne s'est pas mis en place à cause, en réalité, de la défection américaine. C'est-à-dire que Wilson avait joué un rôle, le président Wilson avait joué un rôle très important dans la construction de la paix. Une paix qu'il avait voulue, et elle l'était globalement, même si on critique le traité de Versailles, de façon un peu abusive. Le traité de Trianon, avec la Hongrie, méritait d'être critiqué. Le traité de Versailles n'était pas si déséquilibré que ça, contrairement à ce qu'a dit Keynes et d'un autre genre en Bainville. Il n'a pas favorisé l'arrivée d'Hitler au pouvoir, le traité de Versailles ? Non, mais enfin, c'était une situation. Non, parce qu'on a quand même engagé un processus de réconciliation avec Briand. On a passé les accords de Locarno. Pour finir, on n'a pas du tout touché les réparations qu'on devait toucher. Donc tout ça a été construit. Mais à partir du moment où les Américains se sont retirés de l'affaire, les Anglais ont suivi. On dit non, non, nous, on ne peut pas être garant de nouvel ordre politique. Ça a toujours été l'hésitation anglaise, le désengagement, le large ou l'Europe. Et la France s'est retrouvée devant assumer l'ensemble de l'équilibre européen avec une population très insuffisante, un niveau technologique et industriel qui n'était pas comparable à celui de l'Allemagne. Et on a organisé tout ce système avec la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, qui sont des créations françaises assez largement. Mais on n'avait pas la force. Je crois que c'est ce que dit Haro, je crois qu'il a raison. Plus encore que ce que dit Bloch, ce qui nous a perdus, c'était vraiment la disproportion des charges par rapport aux moyens que nous avions. Et alors, en 1945, les choses ont changé parce qu'essentiellement, grâce à Truman, Roosevelt, on ne savait plus très bien où il en était à la fin de son mandat, mais Truman a estimé, et quand vous voyez la NSS de Truman, c'est exactement le contraire de la NSS de Trump. C'est-à-dire qu'il dit que l'ordre passe par une solidarité profonde, politique, économique, militaire et de valeur entre les deux rives de l'Atlantique, entre l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada et puis les pays européens. Et on a construit ça, à ce moment-là, d'une façon très solide. Et c'était quand même les conséquences, en réalité, de l'horreur de la Première Guerre mondiale et puis de la récidive qu'a été la Seconde Guerre mondiale. On avait pris la mesure. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités11 juin 2024 au 24 janv. 2026 · 23 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28Voir 2 autres passages
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités11 juin 2024 au 29 sept. 2025 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« jusqu'en 2027 ? Je ne sais pas, ça dépend des partis politiques. Est-ce que le Parti Socialiste cherchera la dissolution, c'est-à-dire le rapprochement du RN du pouvoir ? Est-ce que le RN lui-même voudra gouverner maintenant ? Est-ce qu'il n'aura pas la tentation de faire précéder son arrivée au pouvoir d'une victoire présidentielle, si je puis dire ? Tout ça est très incertain. Mais il y a une chose dont je suis sûr, c'est qu'aujourd'hui, ce qui manque, ce sont des idées. Ce qui manque, c'est... Il n'y a pas de débat politique en France. Il y a des débats sur à qui je prends de l'argent, à qui j'en donne, etc. Est-ce que je diminue de temps ? Mais vous n'avez pas de débat sur la politique économique. Quelle doit être la politique économique ? Comment se situer par rapport au plan Draghi ? Vous n'avez pas de débat sur la politique européenne. Quelle doit être... Comment doit s'organiser la relance européenne ? Comment doit-on prendre la relève d'une Amérique défaillante ? Vous n'avez pas de débat sur la politique sociale, en réalité. Nous voyons bien que la solidarité sociale ne peut pas être reposée entièrement sur les salariés. Donc il s'agit de trouver d'autres formes d'association au financement. Tout ça est en débat, n'est pas en débat. Et donc les Français sont en face d'un mur et je pense que l'une des solutions, l'une des voies, pas de solution que devrait suivre Sébastien Lecornu, c'est d'afficher une véritable offre politique. Ce que Bayrou a commencé de faire mais qu'il n'a pas fait suffisamment. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 13:13Voir 2 autres passages
« Non, je crois qu'il a estimé, et je crois qu'il avait raison, qu'il ne pouvait pas gouverner dans la confusion. Qu'il ne pouvait pas faire un budget, faire passer un budget qui reflétait ce qui lui paraissait être la priorité essentielle du pays, c'est-à-dire une concentration des forces gouvernementales, de l'autorité de l'État, sur le redressement financier et économique du pays. Il estimait que ce n'était pas possible. A-t-il quelle sera la conséquence de cela ? Je pense qu'il a quand même contribué à une prise de conscience accrue de la part de nos concitoyens. Pas évident, parce que moi, quand il a fait sa sortie il y a un mois, sur son projet de budget, je me suis dit, voilà quelqu'un qui dit la vérité au pays, il est très bas dans les sondages, il est à 16%, il devrait remonter un peu. Et bien non, il est descendu à 12%, ce qui prouve l'étendue du rejet d'une grande partie de nos concitoyens à l'égard du diagnostic du Premier ministre. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Après la chute de François Bayrou, quel avenir pour la France ? L'analyse de Jean-Louis BourlangesVérifier à 5:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
« Non. D'abord, je pense qu'elles sont quand même limitées, c'est-à-dire qu'il y a une forme d'attrition qui joue. Mais ensuite, c'est une stratégie du chaos qui est menée par l'Iran depuis le début, d'où les frappes sur les pays de la région, d'où l'activation des milices un peu partout. Et donc, c'est une stratégie de chaos qui se déploie, ce qui n'est pas surprenante. Parce qu'on savait, et je pense que l'armée américaine aussi sait que l'Iran peut tout à fait répondre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 1:28
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28
« Oui, alors, c'est ce que je disais quand on n'avait pas les moyens de nos ambitions. C'est qu'on ne fait pas du tout les choix qu'on doit faire sur le plan économique, sur le plan technologique, et même sur le plan militaire, même si Macron a fait de gros efforts sur ce plan-là. Donc, je pense que... J'ai perdu votre question, c'était... »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 30:32
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 10:01
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« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28
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« Je crois que c'est simplement l'expression d'un délire égocentrique qui ne peut mener nulle part. Alors, évidemment, on a tout un tas de clients qui y vont parce qu'ils ne veulent pas se brouiller avec lui. Donc, c'est un peu comme dans la pièce de Pirandello, Henri IV de Pirandello, où on voit l'empereur, l'empereur d'Allemagne, Henri IV, et tout le monde qui lui fait la cour. Bon, s'ils sont tous avec des costumes bons. Et puis, on s'aperçoit à la fin du premier acte que, en fait, c'est une salle de clinique et qu'Henri IV est fou. Donc, il se croit au XIe siècle, c'est quelqu'un qui se croit au XIe siècle et tout le monde lui donne la comédie, rentre dans son jeu. Je trouve qu'on en est là. On en est là. Les gens jouent la comédie du respect. Personne. Le mépris est total. Ce qui s'est passé récemment sur les affaires du Groenland, c'est une étape très... On va en parler du Groenland. Psychologiquement, c'est une étape extrêmement importante parce que des gens qui étaient un peu incertains de Trump, ont pris la mesure qu'il était dangereusement irresponsable. Et il y a un certain nombre de contrefeux qui se sont allumés, principalement aux États-Unis, un peu en Europe. Mais c'est la découverte du caractère presque pathologique de la politique américaine du président des États-Unis qui a émergé sur la scène internationale. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 17:53
« Non, je crois que c'est assez difficile, c'est très difficile pour Emmanuel Macron, mais je crois qu'il ne se débrouille pas très bien, si je puis dire, pour une raison simple, c'est qu'il porte, avec ce communiqué d'hier, il porte la responsabilité de l'échec d'une tentative Front Populaire qui, de toute manière, était inscrite dans les faits. Personne ne peut imaginer un seul instant que les formations qui sont réunies sur ce programme assez profondément d'aimant des forces du Front Populaire, animées par un homme qui est très contesté, qui dans les sondages apparaît comme très rejeté par l'opinion publique qu'est Jean-Luc Mélenchon. Personne ne pouvait imaginer qu'un tel attelage aurait eu une majorité à l'Assemblée nationale. Simplement, en procédant comme il procède, le président porte sur lui la responsabilité politique devant l'opinion de cet échec qui ne lui est pas imputable. Car en réalité, il faut bien voir que la situation, certes, la dissolution, notre ami Guillaume Tabard l'a expliqué très bien, la dissolution a été le fait générateur d'une situation très difficile, mais les résultats de l'élection n'ont fait que confirmer et amplifier les résultats de l'élection législative deux ans plus tôt. C'est-à-dire qu'est apparu un pays profondément divisé, profondément en trois groupes qui sont incompatibles les uns avec les autres, et ça, le président n'en est pas responsable, même s'il a la responsabilité, en revanche, d'en gérer les conséquences. Donc je crois que là, il y a une situation dont il faut partir. Alors, la question, moi, je souffre beaucoup en tant que citoyen depuis des semaines, parce que je trouve qu'il y a un immense absent dans la discussion à laquelle nous assistons. Nous avons des forces politiques, des partis, nous avons des personnalités, nous avons des jeux, nous avons, comme dirait le général de Gaulle, les poisons et les délices du système, des chausse-trappes un peu partout, un Mélenchon qui excelle aux jeux politiciens, comme il l'a encore montré en disant qu'au bout du compte, son parti n'était pas candidat à des postes gouvernementaux. C'était très très malin. Mais tout ça n'a aucun sens. La vérité, c'est qu'on ne met pas sur la table les seuls problèmes qui comptent, c'est-à-dire les options pour le pays. Et tant qu'on ne partira pas de ce qui est bon ou mauvais pour le pays, de ce qu'on veut faire... Alors, le programme, ce n'est pas un programme. Le programme du Nouveau Front Populaire, c'est un catalogue de promesses catégorielles destinées à attirer un certain nombre d'électeurs non financés. Un programme, c'est autre chose. Ce sont des réponses à des questions fondamentales. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européenVérifier à 0:40