Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
28 déc. 2015 au 18 mars 2026
Questions
346
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 346 questions évaluables
Réponse directe
171
Réponse partielle
69
Réponse à côté
102
Refus explicite
4
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 301 à 325 sur 346
Question 301Jean-Louis Bourlanges sur l'Europe : "Aujourd'hui, nous sommes seuls au monde"
Et vous diriez de droite ?
Réponse à côté
Non, non, mais vertical. REM, ce sont des gens qui sont intelligents, actifs. Moi, je ne m'associe pas du tout aux critiques qu'on fait des personnes. Mais en revanche, c'est une courroie de transmission. C'est-à-dire que vous avez, ça obéit au gouvernement, et personne n'ont débranché sur le pays. Non, mais je crois qu'il faut réformer le mode de scrutin. Il faut que le gouvernement trouve à l'Assemblée des gens avec lesquels il doit négocier. La facilité dont bénéficie le gouvernement pour avoir une majorité, c'est un poison pour lui. C'est un poison pour le gouvernement, car comme disait Valéry, on ne s'appuie que sur ce qui résiste. Et donc, il faut avoir un échange. Et même chose pour…
« Non, non, mais vertical. REM, ce sont des gens qui sont intelligents, actifs. Moi, je ne m'associe pas du tout aux critiques qu'on fait des personnes. Mais en revanche, c'est une courroie de transmission. C'est-à-dire que vous avez, ça obéit au gouvernement, et personne n'ont débranché sur le pays. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges sur l'Europe : "Aujourd'hui, nous sommes seuls au monde"
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 81 observations89 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Non, mais je crois qu'il faut réformer le mode de scrutin. Il faut que le gouvernement trouve à l'Assemblée des gens avec lesquels il doit négocier. La facilité dont bénéficie le gouvernement pour avoir une majorité, c'est un poison pour lui. C'est un poison pour le gouvernement, car comme disait Valéry, on ne s'appuie que sur ce qui résiste. Et donc, il faut avoir un échange. Et même chose pour le Sénat. Depuis le début, je trouve que dans la réforme constitutionnelle, on aurait dû mettre un grand domaine de compétences à égalité Sénat-Assemblée nationale sur les collectivités territoriales. Ça aurait permis de rétablir le lien avec la France territoriale. Or là, le Sénat est indépendant et on voit que ça agace excessivement le gouvernement. Il faut donner ses chances à la démocratie représentative. Et pour lui donner ses chances, il faut que l'Assemblée nationale ne soit pas une réplique simple et obéissante au président de la République, mais un partenaire réel. Et il faut que le bicamérisme soit utilisé à fond. Ça ne suffira pas, mais on doit commencer par ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges sur l'Europe : "Aujourd'hui, nous sommes seuls au monde"Vérifier à 14:04
Question 302Jean-Louis Bourlanges sur l'Europe : "Aujourd'hui, nous sommes seuls au monde"
L'Europe à la une, conflit politique autour d'Air France-KLM, élections européennes, Brexit, tour d'horizon des grands enjeux de l'Union avec l'un des meilleurs spécialistes de l'Europe. Vos questions sur l'appli France Inter au 01 45 24 7000. L'invité du grand entretien avec Léa Salamé et député Modem des Hauts-de-Seine, ancien eurodéputé. Bonjour Jean-Louis Bourlange. Bonjour. Crise politique inédite entre la France et les Pays-Bas après le raide surprise de l'État néerlandais pour acheter près de 14% du capital d'Air France-KLM. Ni le président de la République ni Bercy n'ont été prévenus. Emmanuel Macron réclame des explications. C'est ça l'Europe aujourd'hui Jean-Louis Bourlange ?
Réponse directe
Oui c'est ça l'Europe aujourd'hui. Les rapports entre les États n'ont jamais été aussi mauvais, sont détériorés. Vous avez vu ce qui s'est passé entre l'Italie et la France. On voit bien l'extrême climat de tension autour du Brexit et on voit cette hargne assez grande des néerlandais. En même temps je crois que sur le fond des choses, les Français devraient quand même faire preuve d'un petit peu de réserve. C'est de bonne guerre ? Non c'est pas de bonne guerre, non mais justement, c'est pas de bonne paix en tout cas. Donc il faudrait, mais sur le fond, si vous voulez, Air France n'a pas affiché au cours des trois dernières années un spectacle très très réjouissant pour KLM, là on voulait ab…
« Oui c'est ça l'Europe aujourd'hui. Les rapports entre les États n'ont jamais été aussi mauvais, sont détériorés. Vous avez vu ce qui s'est passé entre l'Italie et la France. On voit bien l'extrême climat de tension autour du Brexit et on voit cette hargne assez grande des néerlandais. En même temps je crois que sur le fond des choses, les Français devraient quand même faire preuve d'un petit peu de réserve. C'est de bonne guerre ? Non c'est pas de bonne guerre, non mais justement, c'est pas de bonne paix en tout cas. Donc il faudrait, mais sur le fond, si vous voulez, Air France n'a pas affiché au cours des trois dernières années un spectacle très très réjouissant pour KLM, là on voulait absolument resserrer, changer en fait la donne, car pour l'instant on avait un groupe et deux compagnies. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges sur l'Europe : "Aujourd'hui, nous sommes seuls au monde"Vérifier à 0:38
Question 303Jean-Louis Bourlanges sur l'Europe : "Aujourd'hui, nous sommes seuls au monde"
Ah oui, donc vous devez vraiment être malheureux à l'Assemblée nationale. Un mot quand même, quand on regarde cette grande étude du Cévit-Pof, quand on regarde la liste, ceux qui pensent voter pour la liste La République en marche, Modem, c'est frappant de voir à quel point c'est la France qui va bien, et qui va même très bien. Qu'est-ce que vous dites à la France qui va moins bien, celle des employés, des ouvriers, des petits salaires ?
Réponse directe
Non, pas du tout. Je pense qu'effectivement c'est beaucoup plus facile pour les gens qui ont l'avenir devant eux, d'être positifs dans la vie. Mais je pense qu'il faut répondre en profondeur aux attentes de tout le monde. Mais je ne crois pas que ceux qui sont en bas de l'échelle, pour dire les choses simplement, seront gagnants si la France pratique le protectionnisme, si elle se replie, si elle se coupe de tout le monde, si l'Europe n'est pas capable de parler d'une seule voix. Regardez Trump, il nous menace clairement dans nos intérêts économiques, si nous ne les défendrons qu'ensemble. Donc je pense qu'il y a un immense effort à faire. Mais là, le problème que vous posez, Ali Badou, va…
« Non, pas du tout. Je pense qu'effectivement c'est beaucoup plus facile pour les gens qui ont l'avenir devant eux, d'être positifs dans la vie. Mais je pense qu'il faut répondre en profondeur aux attentes de tout le monde. Mais je ne crois pas que ceux qui sont en bas de l'échelle, pour dire les choses simplement, seront gagnants si la France pratique le protectionnisme, si elle se replie, si elle se coupe de tout le monde, si l'Europe n'est pas capable de parler d'une seule voix. Regardez Trump, il nous menace clairement dans nos intérêts économiques, si nous ne les défendrons qu'ensemble. Donc je pense qu'il y a un immense effort à faire. Mais là, le problème que vous posez, Ali Badou, va beaucoup plus loin. C'est le problème de la structuration de la vie politique française. C'est vrai que la droite et la gauche ont disparu corps et âme, parce que ça ne correspondait plus, les clivages dont cette gauche et cette droite étaient porteurs n'étaient plus le clivage essentiel, qui était plutôt, est-ce qu'on travaille ensemble ou est-ce qu'on se coupe les uns des autres ? Bon, mais ce clivage n'a pas été remplacé. Et le problème, moi je suis malheureux là où je suis dans la majorité, parce que je trouve qu'on n'a pas du tout fait ce qu'il fallait, c'est-à-dire reconstruire un système partisan avec une gauche modérée, une droite modérée, un centre qui travaille ensemble. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges sur l'Europe : "Aujourd'hui, nous sommes seuls au monde"Vérifier à 11:30
Question 304Jean-Louis Bourlanges sur l'Europe : "Aujourd'hui, nous sommes seuls au monde"
Qu'en pensez-vous Jean-Louis Boulanger ?
Réponse directe
Je pense d'abord, je comprends très bien votre souci, votre désir, mais je pense que graver, faire entendre deux musiques sur une même bande sonore, ça risque d'être un peu cacophonique et vous ne pouvez pas poser au corps électoral deux questions fondamentales en même temps si elles ne sont pas profondément liées. Mais surtout, moi je voudrais savoir ce que le référendum, ce qu'on poserait comme question au référendum. C'est ça la question, je ne crois pas qu'on puisse résoudre les problèmes de la France par un référendum aujourd'hui, je pense que c'est un problème beaucoup plus profond et je voudrais quand même que l'élection européenne soit au cœur, dans la tête des Français, le 26 mai q…
« Je pense d'abord, je comprends très bien votre souci, votre désir, mais je pense que graver, faire entendre deux musiques sur une même bande sonore, ça risque d'être un peu cacophonique et vous ne pouvez pas poser au corps électoral deux questions fondamentales en même temps si elles ne sont pas profondément liées. Mais surtout, moi je voudrais savoir ce que le référendum, ce qu'on poserait comme question au référendum. C'est ça la question, je ne crois pas qu'on puisse résoudre les problèmes de la France par un référendum aujourd'hui, je pense que c'est un problème beaucoup plus profond et je voudrais quand même que l'élection européenne soit au cœur, dans la tête des Français, le 26 mai quand ils iront voter. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges sur l'Europe : "Aujourd'hui, nous sommes seuls au monde"Vérifier à 22:27
Question 305Jean-Louis Bourlanges sur l'Europe : "Aujourd'hui, nous sommes seuls au monde"
Mais il y a la question économique Jean-Louis Bourlange, mais restons quand même, est-ce que c'est pas une rupture dans l'esprit de l'Union Européenne ?
Réponse directe
On ne joue plus, on ne se connaît plus dans le club. C'est extrêmement grave. Moi j'ai connu une Europe au cours des trente dernières années où quand on était en désaccord, les chefs d'Etat se réunissaient, ils s'entendaient bien, ils étaient tous au pouvoir, ils étaient contents d'être là, et l'un disait j'ai un problème, et les autres disaient comment on peut t'aider ? Et on essayait de trouver des solutions. Là on a, avec la Hongrie, avec la Pologne, l'affaire des hélicoptères en Pologne, ça a été aussi extrêmement brutal, avec l'Italie, avec les Pays-Bas, on a une situation de tension qui est extrêmement préoccupante et qui correspond d'ailleurs à la tension qu'on observe à l'intérieur…
« On ne joue plus, on ne se connaît plus dans le club. C'est extrêmement grave. Moi j'ai connu une Europe au cours des trente dernières années où quand on était en désaccord, les chefs d'Etat se réunissaient, ils s'entendaient bien, ils étaient tous au pouvoir, ils étaient contents d'être là, et l'un disait j'ai un problème, et les autres disaient comment on peut t'aider ? Et on essayait de trouver des solutions. Là on a, avec la Hongrie, avec la Pologne, l'affaire des hélicoptères en Pologne, ça a été aussi extrêmement brutal, avec l'Italie, avec les Pays-Bas, on a une situation de tension qui est extrêmement préoccupante et qui correspond d'ailleurs à la tension qu'on observe à l'intérieur de nos Etats. Nous avons un raidissement, une brutalisation des rapports internationaux et, je ne parle pas du Pakistan qu'a évoqué Pierre Asker en instant, mais une brutalisation des rapports internationaux et une brutalisation des rapports démocratiques dans nos sociétés qui est extrêmement préoccupante et injustifiée en réalité. Il faudrait vraiment faire preuve de, comme dirait l'autre, moderato cantabile. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges sur l'Europe : "Aujourd'hui, nous sommes seuls au monde"Vérifier à 1:34
Question 306Jean-Louis Bourlanges
Si chez vous, vous avez une vieille table, par exemple, à décaper, vous appelez Mélenchon et vous lui dites « cette table, elle veut te perquisitionner ». Et la colère du leader de la France Insoumise qui a choqué jusqu'au standard de France Inter, Frédéric Bec-Bédé s'est donc occupé de l'accueil des auditeurs.
Réponse à côté
Ma foi, ça semble faisable. Que proposez-vous comme chronique ce matin ? Et c'est parti, musique. Bienvenue au spa auditif, Frédéric Bec-Bédé. Et à présent, vous contemplez un coteau verdoyant couvert de potiocs qui broutent et qui font… Macron, Mélenchon, comme ils sont loin, ils sont tout petits à l'horizon, comme des petits potiocs. Personne ne me touche. Ma personne est sacrée. Je suis parlementaire. Descendez de cette table ! Descendez de cette table ! Arrêtez de salir mon matériel !
« Ma foi, ça semble faisable. Que proposez-vous comme chronique ce matin ? »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 5:36Voir 2 autres passages
« Et c'est parti, musique. »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 5:42
« Bienvenue au spa auditif, Frédéric Bec-Bédé. Et à présent, vous contemplez un coteau verdoyant couvert de potiocs qui broutent et qui font… Macron, Mélenchon, comme ils sont loin, ils sont tout petits à l'horizon, comme des petits potiocs. »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 5:46
Question 307Jean-Louis Bourlanges
Le président de la République peut-il encore être le maître des horloges ?
Réponse à côté
Nous vivons, mes chers compatriotes, une situation inédite, une époque nouvelle. Et nous serons jugés à l'aune de notre lucidité et de notre courage. Nous devons regarder en face ce monde tel qu'il est. Je vous remercie.
« Nous vivons, mes chers compatriotes, une situation inédite, une époque nouvelle. Et nous serons jugés à l'aune de notre lucidité et de notre courage. Nous devons regarder en face ce monde tel qu'il est. »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 22:29Voir 1 autre passage
« Je vous remercie. »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 23:04
Question 308Jean-Louis Bourlanges
Ça peut lui servir pour mobiliser ses troupes et justement faire passer toute cette enquête autour du financement de sa campagne au second plan ?
Réponse directe
Déjà, il y a des nouvelles accusations qui sortent ce week-end. Donc, ça ne va pas faire passer le fond, à mon avis, au second plan, en tout cas pas longtemps. Mais par ailleurs, sur l'impact politique de cette colère qui est feinte et ensuite perdue, eh bien, il y a une contradiction, en fait, dans la France insoumise, dans la stratégie même de Jean-Luc Mélenchon. S'il veut incarner simplement la colère dite populiste, alors on pourrait croire que ça lui sert. Mais en réalité, il y a plus que ça dans la France insoumise. Il y a aussi la volonté de s'adresser aux électeurs de gauche traditionnels et de convertir, en fait, à sa propre stratégie, l'ensemble de l'espace politique de gauche. Or…
« Donc, ça ne va pas faire passer le fond, à mon avis, au second plan, en tout cas pas longtemps. Mais par ailleurs, sur l'impact politique de cette colère qui est feinte et ensuite perdue, eh bien, il y a une contradiction, en fait, dans la France insoumise, dans la stratégie même de Jean-Luc Mélenchon. S'il veut incarner simplement la colère dite populiste, alors on pourrait croire que ça lui sert. Mais en réalité, il y a plus que ça dans la France insoumise. Il y a aussi la volonté de s'adresser aux électeurs de gauche traditionnels et de convertir, en fait, à sa propre stratégie, l'ensemble de l'espace politique de gauche. Or, les électeurs de gauche qui sont extrêmement attachés à l'indépendance de la justice, qui sont extrêmement attachés au programme même de Jean-Luc Mélenchon sur ces questions, eh bien, ils vont être rebutés par une telle attitude. »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 11:46
Question 309Jean-Louis Bourlanges
La démocratie a-t-elle encore le temps ?
Réponse à côté
Nous vivons, mes chers compatriotes, une situation inédite, une époque nouvelle. Et nous serons jugés à l'aune de notre lucidité et de notre courage. Nous devons regarder en face ce monde tel qu'il est. Je vous remercie.
« Nous vivons, mes chers compatriotes, une situation inédite, une époque nouvelle. Et nous serons jugés à l'aune de notre lucidité et de notre courage. Nous devons regarder en face ce monde tel qu'il est. »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 22:29Voir 1 autre passage
« Je vous remercie. »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 23:04
Question 310Jean-Louis Bourlanges
Donc c'est de la bonne stratégie politique ?
Réponse à côté
Raphaël ? Non, il y a un véritable problème. On voit bien que le pouvoir macronien se délite, en tout cas qu'il laisse un espace de contestation immense, de plus en plus grand. et l'opposition multiple n'arrivent pas à s'affirmer. Et là, je pense que ce qui s'est passé ne permettra pas à la France insoumise d'incarner cette opposition et cette contestation du pouvoir macronien et de représenter une alternance crédible. Donc, il y a un vrai problème politique sur la scène politique française. Là, c'est quand même assez évident. Et on comprend aussi pourquoi Emmanuel Macron lui-même aime bien le fait d'avoir Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen comme principaux opposants, parce qu'il sait qu'à…
« Raphaël ? Non, il y a un véritable problème. On voit bien que le pouvoir macronien se délite, en tout cas qu'il laisse un espace de contestation immense, de plus en plus grand. et l'opposition multiple n'arrivent pas à s'affirmer. Et là, je pense que ce qui s'est passé ne permettra pas à la France insoumise d'incarner cette opposition et cette contestation du pouvoir macronien et de représenter une alternance crédible. Donc, il y a un vrai problème politique sur la scène politique française. Là, c'est quand même assez évident. Et on comprend aussi pourquoi Emmanuel Macron lui-même aime bien le fait d'avoir Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen comme principaux opposants, parce qu'il sait qu'à tout moment, c'est des grenades découpillées qui peuvent exploser. »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 15:07Voir 2 autres passages
« Non, il n'y a pas de quoi devenir dingue. Au contraire, c'est une responsabilité immense. On voit effectivement une arrogance... »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 16:27
« On voit une arrogance... »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 16:36
Question 311Jean-Louis Bourlanges
Ça vous fait sourire. C'est un deuil sacramentel. C'est ainsi, oui, qu'on doit parler aux députés de la nation. Vous avez entendu, évidemment, le président de la République s'exprimer mardi dernier. Comment expliquez-vous qu'en 18 mois seulement, la situation se soit totalement retournée pour lui ?
Réponse à côté
Je ne crois pas que la situation se soit totalement retournée. Je ne crois pas qu'il ait perdu la maîtrise des événements et je ne crois pas qu'il ait jamais été à lui tout seul le maître des horloges. Je pense que c'est... Moi, ce qui m'avait frappé quand je m'étais présenté, j'ai été élu, non pas en raison de ma bonne mine ou de mon caractère sacré de ma personne, comme vous l'évoquez, j'ai été élu parce que j'étais le candidat d'Emmanuel Macron. J'étais au Modem et j'étais le candidat d'Emmanuel Macron. Les gens demandaient
« Je ne crois pas que la situation se soit totalement retournée. Je ne crois pas qu'il ait perdu la maîtrise des événements et je ne crois pas qu'il ait jamais été à lui tout seul le maître des horloges. Je pense que c'est... Moi, ce qui m'avait frappé quand je m'étais présenté, j'ai été élu, non pas en raison de ma bonne mine ou de mon caractère sacré de ma personne, comme vous l'évoquez, j'ai été élu parce que j'étais le candidat d'Emmanuel Macron. J'étais au Modem et j'étais le candidat d'Emmanuel Macron. Les gens demandaient »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 23:30
Question 312Jean-Louis Bourlanges
Mais il aurait fallu rompre les relations diplomatiques avec l'Arabie Saoudite ?
Réponse directe
Raphaël ? On est d'accord sur l'analyse sur l'Arabie Saoudite, mais la fin de votre parole... Je me doutais un petit peu. Emmanuel Macron n'a pas suivi les Etats-Unis sur le bombardement de la Syrie. Ça fait des années que la France réclame des sanctions beaucoup plus fortes contre Bachar el-Assad et que les Etats-Unis reculaient. Moi, je suis d'accord pour critiquer Emmanuel Macron toutes les semaines, mais en l'occurrence, il n'a pas suivi. Ce n'était pas une politique suivie, c'était la politique de la France depuis longtemps. Et déjà en campagne électorale sur France 2, il avait dit exactement la même chose. Mais revenons à l'Arabie Saoudite. Non, maintenant, je n'en ai pas parlé parce…
« Et encore que ne pas être un gentleman. C'est quand même céder à l'hubris de manière complètement délirante. C'est extrêmement rare. Il faut le souligner quand même. C'est extrêmement rare ce qui s'est passé. Même les tyrannies les plus affermies et les plus rebutantes ne découpent pas quelqu'un en morceaux dans un consulat sur une terre étrangère en utilisant un lieu diplomatique pour se livrer à un acte de barbarie. Donc il y a là quelque chose qui relève de l'hubris. Et effectivement, une hubris qui est suscitée par quoi ? Par le sentiment que de toute façon, l'alliance avec l'Arabie Saoudite, tellement au-dessus de toute autre considération, qu'en fait, on peut tout se permettre. Et donc, la conséquence, c'est évidemment qu'il faut réviser les relations avec l'Arabie Saoudite et mettre une pression sur ce prince héritier, sur Riyad. C'est l'évidence absolue. Donc non seulement il faut annuler le sommet, la participation au sommet, mais il faut que ce soit plus durable et qu'il y ait des exigences extrêmement claires. Parce que le problème, c'est que quand on a une alliance avec un pays, l'enjeu, c'est de ne pas se laisser emporter par l'hubris du dirigeant qu'on est censé soutenir. »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 20:06
Question 313Jean-Louis Bourlanges
Mais restons sur le président de la République et sur Emmanuel Macron. Est-ce que vous opposez, Raphaël, à savoir que c'est un président des individus et de l'individualisme et non pas le président du collectif ?
Réponse partielle
D'abord, je crois que l'individualisme a fait des problèmes mais même dès quand Marcel Bluestel-Blancher va voir, M. Blanchet, comme disait De Gaulle, va voir le président de la République de l'époque, le général De Gaulle, il lui dit « Mon général, vous ne vous adressez pas à des millions de Français, vous entrez dans chaque famille, vous vous adressez à chaque famille singulièrement. Et De Gaulle comprend ça. Il comprend donc cette révolution individualiste, elle est évidemment en marche depuis longtemps. Mai 68 la consacre. Mais en revanche, là où je ne suis pas d'accord, c'est qu'il y a effectivement cette dimension individualiste en disant « Nous devons faire, par exemple, du social su…
« D'abord, je crois que l'individualisme a fait des problèmes mais même dès quand Marcel Bluestel-Blancher va voir, M. Blanchet, comme disait De Gaulle, va voir le président de la République de l'époque, le général De Gaulle, il lui dit « Mon général, vous ne vous adressez pas à des millions de Français, vous entrez dans chaque famille, vous vous adressez à chaque famille singulièrement. Et De Gaulle comprend ça. Il comprend donc cette révolution individualiste, elle est évidemment en marche depuis longtemps. Mai 68 la consacre. »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 33:17Voir 1 autre passage
« Mais en revanche, là où je ne suis pas d'accord, c'est qu'il y a effectivement cette dimension individualiste en disant « Nous devons faire, par exemple, du social sur mesure et pas du social de guichet, par exemple. » Mais en même temps, Emmanuel Macron est très soucieux d'inscrire sa démarche dans la continuité historique. C'est l'un des seuls, depuis Malraux, à avoir fait un discours avant même d'être élu président de la République à Orléans sur Jeanne d'Arc. Mais c'est de l'esthétique, ça n'est pas une politique. C'est de l'esthétique, ce n'est pas une politique. Non, c'est surtout que c'est pas... Soit on laisse Jeanne d'Arc au Front National. Non, mais vous oubliez une dimension, Jean-Louis Boulard. Je finis juste cette phrase et je vous laisse Natacha Polanyi parler. »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 33:47
Question 314Jean-Louis Bourlanges
Vous êtes sûr de ça ?
Réponse à côté
Oui, il avait dit qu'il était le bruit et la fureur. Et qu'il fallait que les citoyens, désormais, soient tous égaux. Et qu'il faut démonarchiser la République, faire une sixième réplique. Il y a beaucoup de gens qui sont venus sur ce logiciel. Et tout d'un coup, ils entendent « moi, la République, c'est moi », c'est-à-dire la phrase la plus jupitérienne possible. Et ils se retrouvent, en fait, face à quelqu'un qui se voit aussi haut qu'Emmanuel Macron. C'est-à-dire que les deux sont dans une compétition monarchiste, une compétition de l'incarnation charismatique. Et finalement, les électeurs de la sixième république, ceux qui sont venus pour la sixième république, ils vont avoir du mal, qu…
« Oui, il avait dit qu'il était le bruit et la fureur. Et qu'il fallait que les citoyens, désormais, soient tous égaux. Et qu'il faut démonarchiser la République, faire une sixième réplique. Il y a beaucoup de gens qui sont venus sur ce logiciel. Et tout d'un coup, ils entendent « moi, la République, c'est moi », c'est-à-dire la phrase la plus jupitérienne possible. Et ils se retrouvent, en fait, face à quelqu'un qui se voit aussi haut qu'Emmanuel Macron. C'est-à-dire que les deux sont dans une compétition monarchiste, une compétition de l'incarnation charismatique. Et finalement, les électeurs de la sixième république, ceux qui sont venus pour la sixième république, ils vont avoir du mal, quand même, à gérer cette contradiction-là. Pourquoi est-ce que c'est différent, le bruit et la fureur ? »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 12:46
Question 315Jean-Louis Bourlanges
Est-ce que cette séquence risque d'être fatale à Jean-Luc Mélenchon ou est-ce que vous pensez au contraire que ça peut lui servir ?
Réponse directe
Déjà, il y a des nouvelles accusations qui sortent ce week-end. Donc, ça ne va pas faire passer le fond, à mon avis, au second plan, en tout cas pas longtemps. Mais par ailleurs, sur l'impact politique de cette colère qui est feinte et ensuite perdue, eh bien, il y a une contradiction, en fait, dans la France insoumise, dans la stratégie même de Jean-Luc Mélenchon. S'il veut incarner simplement la colère dite populiste, alors on pourrait croire que ça lui sert. Mais en réalité, il y a plus que ça dans la France insoumise. Il y a aussi la volonté de s'adresser aux électeurs de gauche traditionnels et de convertir, en fait, à sa propre stratégie, l'ensemble de l'espace politique de gauche. Or…
« Donc, ça ne va pas faire passer le fond, à mon avis, au second plan, en tout cas pas longtemps. Mais par ailleurs, sur l'impact politique de cette colère qui est feinte et ensuite perdue, eh bien, il y a une contradiction, en fait, dans la France insoumise, dans la stratégie même de Jean-Luc Mélenchon. S'il veut incarner simplement la colère dite populiste, alors on pourrait croire que ça lui sert. Mais en réalité, il y a plus que ça dans la France insoumise. Il y a aussi la volonté de s'adresser aux électeurs de gauche traditionnels et de convertir, en fait, à sa propre stratégie, l'ensemble de l'espace politique de gauche. Or, les électeurs de gauche qui sont extrêmement attachés à l'indépendance de la justice, qui sont extrêmement attachés au programme même de Jean-Luc Mélenchon sur ces questions, eh bien, ils vont être rebutés par une telle attitude. »
France Inter — Le grand face-à-face · Jean-Louis BourlangesVérifier à 11:46
Question 316Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"
Quelle est la différence substantielle qui existe entre le Modem et la République en marche et qui aurait permis de peser, d'apporter quelque chose de plus dans ces premiers mois de présidence ?
Réponse directe
Je crois que la différence, c'est une différence de structuration du parti. En réalité, ce dont nous étions, moi, ce dont j'étais partisan, et là, je crois qu'Emmanuel Macron a pris un autre choix, c'était de faire une majorité à la Merkel. C'est-à-dire une majorité où il y ait une gauche modérée, un centre, assez largement démocrate-chrétien, ce qui est à peu près le cas du Modem, et des sociolibéraux venus, notamment, des républicains, des anciens républicains indépendants et des jupéistes. Et on aurait eu des familles qui seraient enracinées dans les sensibilités françaises. Le choix de la République en marche, c'est un parti qui dépend, en fait, uniquement, dont le seul fédérateur est l…
« Je crois que la différence, c'est une différence de structuration du parti. En réalité, ce dont nous étions, moi, ce dont j'étais partisan, et là, je crois qu'Emmanuel Macron a pris un autre choix, c'était de faire une majorité à la Merkel. C'est-à-dire une majorité où il y ait une gauche modérée, un centre, assez largement démocrate-chrétien, ce qui est à peu près le cas du Modem, et des sociolibéraux venus, notamment, des républicains, des anciens républicains indépendants et des jupéistes. Et on aurait eu des familles qui seraient enracinées dans les sensibilités françaises. Le choix de la République en marche, c'est un parti qui dépend, en fait, uniquement, dont le seul fédérateur est la politique d'Emmanuel Macron. C'est donc, comme le dit Jérôme Jaffray, une pyramide qui repose, je l'ai dit aussi d'ailleurs, mais après lui, c'est une pyramide qui repose sur la pointe. Et donc, là, c'est très différent. On n'est pas du tout dans le même rapport. Nous, nous avons une base, on ne représente pas 100% des Français, mais on représente une sensibilité très précise, très solide dans l'opinion publique. Et eux, ils représentent la politique du gouvernement. Et ça rend difficile le fonctionnement. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"Vérifier à 12:06
Question 317Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"
Merci, Anne, pour cette question. J'ai l'impression que la ligne vient d'être coupée ou perdue. On entend la colère au standard de France Inter. Anne le dit ce matin dans ses mots, mais ça fait des mois qu'on entend de la part des retraités des propos aussi vifs. Jean-Louis Bourlange, comment les recevez-vous ?
Réponse directe
D'abord, je crois que c'est tout à fait légitime de dire que quelque chose est mal ou quelque chose est bien. L'auditrice dit que ce n'est peut-être pas à la mode. Je crois que c'est un bon critère. C'est pourquoi nous sommes, par exemple, sur l'Europe, nous avons le sentiment de savoir ce qui est bien et de savoir ce qui est mal. Peut-être que ça ne correspond pas à ce que pense tout le monde, mais là, je trouve très franchement que c'est tout à fait excessif ce que vous dites. Le pacte social n'est pas rompu. C'est d'ailleurs pour ça que la dépense publique a du mal à être maîtrisée. Je reviens à la question qui m'a été posée tout à l'heure. Il y a peut-être eu des maladresses sur la CSG.…
« D'abord, je crois que c'est tout à fait légitime de dire que quelque chose est mal ou quelque chose est bien. L'auditrice dit que ce n'est peut-être pas à la mode. Je crois que c'est un bon critère. C'est pourquoi nous sommes, par exemple, sur l'Europe, nous avons le sentiment de savoir ce qui est bien et de savoir ce qui est mal. Peut-être que ça ne correspond pas à ce que pense tout le monde, mais là, je trouve très franchement que c'est tout à fait excessif ce que vous dites. Le pacte social n'est pas rompu. C'est d'ailleurs pour ça que la dépense publique a du mal à être maîtrisée. Je reviens à la question qui m'a été posée tout à l'heure. Il y a peut-être eu des maladresses sur la CSG. Peut-être que le niveau d'augmentation de la CSG était trop bas. Il aurait fallu exonérer davantage de monde. Mais globalement, tout est véritablement maintenu. Et les personnes âgées ne sont pas dans une situation d'oubli du gouvernement. Simplement, oui, moi, je ressens des choses différemment de vous, mais je ressens tout à fait nettement que les gens de ma génération, je ne suis pas un poulet de l'année, j'appartiens très clairement à la catégorie d'âge que vous évoquez, eh bien, nous sommes quand même un peu poussés dehors, c'est vrai. Mais la génération qui est la mienne, qui est la génération des Trente Glorieuses, la génération de l'après-guerre, on a beaucoup, on a beaucoup occupé le pouvoir. On ne l'a pas toujours bien occupé. On l'a bien occupé, bien exercé pendant quelques années, mais depuis une vingtaine d'années, on ne peut pas dire que ce que nous avons fait était très bien. Donc, il y a une impatience des générations futures qui me donne à moi parfois le sentiment d'être un peu mis sur la touche. Mais c'est la vie. Léa ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"Vérifier à 18:18
Question 318Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"
Jean-Louis Bourlange, est-ce qu'il n'y a pas aussi un problème inhérent aux démocraties du XXIe siècle ?
Réponse à côté
Tout se retourne. Écoutez, je ne sais pas, il suffit de continuer à réformer pour voir si ça m'a... Parce qu'en réalité, il y a deux choses qui m'énervent. C'est l'idée qu'il faille dire tout ce qu'on fait au moment de la campagne électorale. Je trouve qu'un candidat doit dire ce qu'il fait dans les trois premiers mois de sa présidence, et ensuite dégager de grandes orientations. Et ensuite, il faut tout de suite dire, tout de suite dire, qu'on travaille pour 5, 10 ans, 15 ans, et agir comme si on serait pour toujours au pouvoir, même si le fait de faire ce qu'on fait vous fait prendre des risques. Casser le temps court, la tyrannie du temps court. François Hollande a passé sa vie à prendre…
« Tout se retourne. Écoutez, je ne sais pas, il suffit de continuer à réformer pour voir si ça m'a... Parce qu'en réalité, il y a deux choses qui m'énervent. C'est l'idée qu'il faille dire tout ce qu'on fait au moment de la campagne électorale. Je trouve qu'un candidat doit dire ce qu'il fait dans les trois premiers mois de sa présidence, et ensuite dégager de grandes orientations. Et ensuite, il faut tout de suite dire, tout de suite dire, qu'on travaille pour 5, 10 ans, 15 ans, et agir comme si on serait pour toujours au pouvoir, même si le fait de faire ce qu'on fait vous fait prendre des risques. Casser le temps court, la tyrannie du temps court. François Hollande a passé sa vie à prendre des précautions électorales, à ne pas choisir, à ménager les uns et les autres, et le résultat, c'est qu'il n'a même pas été en mesure de se présenter. Donc, il faut avoir le courage d'y aller. Et je pense que de ce point de vue-là, Emmanuel Macron est vraiment dans le rôle. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"Vérifier à 9:14
Question 319Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"
Vous dites, on a eu raison, il fallait le faire, c'était bien, maintenant c'est encore mieux.
Refus explicite
Non, je ne dis pas. D'abord, il y a l'entre-deux. Oui. C'est le premier point. Le centre. Il y a l'entre-deux. Non, mais il y a le fait qu'on a eu toute une série de lois sur laquelle on ne sentait pas très bien l'inspiration. Lesquelles ? Par exemple, la révision constitutionnelle. Moi, je ne me reconnais pas, j'étais toujours très passionné par l'évolution des institutions. J'ai fait partie de la commission Balladur qui a préparé la révision de 2008. Et cette révision constitutionnelle, je ne dis pas qu'elle soit en soi mauvaise, mais je n'en sens pas l'inspiration. Je crois qu'il y avait deux choses à faire et je ne les retrouve pas. Il y avait une réhabilitation du pouvoir parlementaire…
« Non, je ne dis pas. D'abord, il y a l'entre-deux. Oui. C'est le premier point. Le centre. Il y a l'entre-deux. Non, mais il y a le fait qu'on a eu toute une série de lois sur laquelle on ne sentait pas très bien l'inspiration. Lesquelles ? Par exemple, la révision constitutionnelle. Moi, je ne me reconnais pas, j'étais toujours très passionné par l'évolution des institutions. J'ai fait partie de la commission Balladur qui a préparé la révision de 2008. Et cette révision constitutionnelle, je ne dis pas qu'elle soit en soi mauvaise, mais je n'en sens pas l'inspiration. Je crois qu'il y avait deux choses à faire et je ne les retrouve pas. Il y avait une réhabilitation du pouvoir parlementaire, comment redonner du pouvoir au Parlement, ce qui est de l'intérêt du chef de l'État. Car il a intérêt à des contre-pouvoirs s'il veut se prémunir contre l'accusation de dérive monarchique. Et deuxièmement, le rapport avec la France des territoires, je crois que ça a passé par un accord très serein avec le Sénat. Et personnellement, je pense qu'on devrait aller vers une co-décision, donc une augmentation des pouvoirs du Sénat, sur toute la gestion du secteur local. C'est une idée personnelle. Mais au moins, on aurait une direction. Pour l'instant, vous n'êtes pas suivi hier. Tandis que là, apparemment, je ne suis pas tout à fait... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"Vérifier à 4:18
Question 320Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"
La personne, ce qu'il fait, ce qu'il dit, la manière dont il parle, le type de relation qu'il a, la technocratie, au fait qu'il est souvent, en tout cas, il donne ce sentiment, certain de lui-même. Comment voyez-vous ce...
Réponse directe
Écoutez, il y a deux choses qui sont très positives. Il y a la hauteur, la hauteur de vue, la hauteur des discours. Le symbole de ces discours qui sont vraiment d'une très grande élévation et qui rassemblent la nation, c'est l'hommage au colonel Beltrame, c'est l'hommage à Simone Veil. Il y a deuxièmement quelque chose que je trouve qu'il faut apprécier, qui a d'ailleurs été apprécié par les Français pendant la campagne, c'est quand il va au contact, et quand il est au contact, il s'accroche. Il discute longtemps avec des gens avec lesquels il n'est pas d'accord. Mais justement... Je vais quand même aller dans le sens... Ce qui est sans doute plus grave, plus préoccupant, pardon, c'est une…
« Écoutez, il y a deux choses qui sont très positives. Il y a la hauteur, la hauteur de vue, la hauteur des discours. Le symbole de ces discours qui sont vraiment d'une très grande élévation et qui rassemblent la nation, c'est l'hommage au colonel Beltrame, c'est l'hommage à Simone Veil. Il y a deuxièmement quelque chose que je trouve qu'il faut apprécier, qui a d'ailleurs été apprécié par les Français pendant la campagne, c'est quand il va au contact, et quand il est au contact, il s'accroche. Il discute longtemps avec des gens avec lesquels il n'est pas d'accord. Mais justement... Je vais quand même aller dans le sens... Ce qui est sans doute plus grave, plus préoccupant, pardon, c'est une certaine désinvolture. Il y a toutes ces formules qui sont inutiles sur le pognon de dingue. Que le pognon de dingue ait été mis en scène, parce que ça a été quand même mis en scène par l'Elysée, demeure pour moi un objet de perplexité. Comment peut-on... Et cette désinvolture, et puis ce côté très juvénile d'ailleurs, en disant, c'est moi, et puis le reste ne compte pas trop, je crois. Mais là, c'est une... Je crois qu'il va progresser. C'est un très jeune président, qui est très dynamique, très actif, très brillant, et puis il faut un peu qu'il se canalise. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"Vérifier à 5:52
Question 321Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"
Est-ce qu'il y a, Jean-Louis Bourlange, un problème avec le style de gouvernement, le style d'Emmanuel Macron comme président ?
Réponse directe
Écoutez, il y a deux choses qui sont très positives. Il y a la hauteur, la hauteur de vue, la hauteur des discours. Le symbole de ces discours qui sont vraiment d'une très grande élévation et qui rassemblent la nation, c'est l'hommage au colonel Beltrame, c'est l'hommage à Simone Veil. Il y a deuxièmement quelque chose que je trouve qu'il faut apprécier, qui a d'ailleurs été apprécié par les Français pendant la campagne, c'est quand il va au contact, et quand il est au contact, il s'accroche. Il discute longtemps avec des gens avec lesquels il n'est pas d'accord. Mais justement... Je vais quand même aller dans le sens... Ce qui est sans doute plus grave, plus préoccupant, pardon, c'est une…
« Écoutez, il y a deux choses qui sont très positives. Il y a la hauteur, la hauteur de vue, la hauteur des discours. Le symbole de ces discours qui sont vraiment d'une très grande élévation et qui rassemblent la nation, c'est l'hommage au colonel Beltrame, c'est l'hommage à Simone Veil. Il y a deuxièmement quelque chose que je trouve qu'il faut apprécier, qui a d'ailleurs été apprécié par les Français pendant la campagne, c'est quand il va au contact, et quand il est au contact, il s'accroche. Il discute longtemps avec des gens avec lesquels il n'est pas d'accord. Mais justement... Je vais quand même aller dans le sens... Ce qui est sans doute plus grave, plus préoccupant, pardon, c'est une certaine désinvolture. Il y a toutes ces formules qui sont inutiles sur le pognon de dingue. Que le pognon de dingue ait été mis en scène, parce que ça a été quand même mis en scène par l'Elysée, demeure pour moi un objet de perplexité. Comment peut-on... Et cette désinvolture, et puis ce côté très juvénile d'ailleurs, en disant, c'est moi, et puis le reste ne compte pas trop, je crois. Mais là, c'est une... Je crois qu'il va progresser. C'est un très jeune président, qui est très dynamique, très actif, très brillant, et puis il faut un peu qu'il se canalise. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"Vérifier à 5:52
Question 322Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"
Vous ne comprenez donc pas la ligne MoDem LREM, c'est ça ?
Réponse directe
Je comprends très bien qu'on ne sera pas content de ce qui se passe. Mais je trouve que le concept sur lequel nous sommes est tout à fait fidèle à ce que nous sommes. Nous avons le MoDem. J'ai été en désaccord tactiquement avec le moment où il s'est construit. Mais le MoDem avait été porteur d'une idée précise. C'est qu'on devait avoir une nouvelle majorité pour la France qui se faisait non pas par opposition entre la droite et la gauche, mais par convergence entre la droite modérée, la gauche modérée et le centre. C'est exactement ce combat que mène Macron. C'est dans ce combat que se reconnaît la République en marche. Et c'est donc dans ce combat que nous nous reconnaissons aussi. Et c'es…
« Je comprends très bien qu'on ne sera pas content de ce qui se passe. Mais je trouve que le concept sur lequel nous sommes est tout à fait fidèle à ce que nous sommes. Nous avons le MoDem. J'ai été en désaccord tactiquement avec le moment où il s'est construit. Mais le MoDem avait été porteur d'une idée précise. C'est qu'on devait avoir une nouvelle majorité pour la France qui se faisait non pas par opposition entre la droite et la gauche, mais par convergence entre la droite modérée, la gauche modérée et le centre. C'est exactement ce combat que mène Macron. C'est dans ce combat que se reconnaît la République en marche. Et c'est donc dans ce combat que nous nous reconnaissons aussi. Et c'est pourquoi nous avons un pacte d'alliance avec la République en marche. Ce qui ne veut pas dire que nous soyons toujours d'accord avec elle. Mais ça ne veut pas dire non plus que nous soyons en opposition stratégique. Restez fidèles à votre inspiration initiale, madame. C'était la bonne. Anne, bonjour. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "À quoi sert le Modem aujourd'hui : nous sommes libéraux, sociaux et européens"Vérifier à 16:06
Question 323Jean-Louis Bourlanges
Qu'est-ce qu'il y a à harmoniser demain et dans les prochains sommets ?
Réponse directe
Il y a à harmoniser, si on s'en tient au bout de chaîne, il y a à harmoniser l'accueil qu'on réserve, la façon dont on traite des demandeurs d'asile. Alors là, nous heurtons tout de suite des demandeurs d'asile qui frappent à notre porte. Il y a trois attitudes possibles. On les rejette complètement. C'est ce que fait l'Italie en ce moment. Et tant pis, à la mer, les gens se noirront. Et puis, on fait, c'est un peu ce qu'ont fait les Australiens vis-à-vis des boat people, il y a une trentaine d'années. Les Australiens ne veulent pas avoir de gens venus de l'Asie chez eux. Ils se sont dit, personne ne rentre. Bon, ça, c'est une politique, ça n'est pas la nôtre. C'est contraire à tous nos eng…
« Il y a à harmoniser, si on s'en tient au bout de chaîne, il y a à harmoniser l'accueil qu'on réserve, la façon dont on traite des demandeurs d'asile. Alors là, nous heurtons tout de suite des demandeurs d'asile qui frappent à notre porte. Il y a trois attitudes possibles. On les rejette complètement. C'est ce que fait l'Italie en ce moment. Et tant pis, à la mer, les gens se noirront. Et puis, on fait, c'est un peu ce qu'ont fait les Australiens vis-à-vis des boat people, il y a une trentaine d'années. Les Australiens ne veulent pas avoir de gens venus de l'Asie chez eux. Ils se sont dit, personne ne rentre. Bon, ça, c'est une politique, ça n'est pas la nôtre. C'est contraire à tous nos engagements internationaux. Bon, si on ne fait pas ça, il faut évidemment soit traiter l'affaire nationalement en disant, chacun fait ce qu'il veut chez lui et on fait des frontières nationales. C'est l'abdication de l'Europe. C'est ce que propose aussi Mme Macron. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis BourlangesVérifier à 8:17
Question 324Jean-Louis Bourlanges
Dans le concret, Jean-Luc Boulange, on harmonise quelle politique migratoire européenne ?
Réponse partielle
Il y a à harmoniser, si on s'en tient au bout de chaîne, il y a à harmoniser l'accueil qu'on réserve, la façon dont on traite des demandeurs d'asile. Alors là, nous heurtons tout de suite des demandeurs d'asile qui frappent à notre porte. Il y a trois attitudes possibles. On les rejette complètement. C'est ce que fait l'Italie en ce moment. Et tant pis, à la mer, les gens se noirront. Et puis, on fait, c'est un peu ce qu'ont fait les Australiens vis-à-vis des boat people, il y a une trentaine d'années. Les Australiens ne veulent pas avoir de gens venus de l'Asie chez eux. Ils se sont dit, personne ne rentre. Bon, ça, c'est une politique, ça n'est pas la nôtre. C'est contraire à tous nos eng…
« Il y a à harmoniser, si on s'en tient au bout de chaîne, il y a à harmoniser l'accueil qu'on réserve, la façon dont on traite des demandeurs d'asile. Alors là, nous heurtons tout de suite des demandeurs d'asile qui frappent à notre porte. Il y a trois attitudes possibles. On les rejette complètement. C'est ce que fait l'Italie en ce moment. Et tant pis, à la mer, les gens se noirront. Et puis, on fait, c'est un peu ce qu'ont fait les Australiens vis-à-vis des boat people, il y a une trentaine d'années. Les Australiens ne veulent pas avoir de gens venus de l'Asie chez eux. Ils se sont dit, personne ne rentre. Bon, ça, c'est une politique, ça n'est pas la nôtre. C'est contraire à tous nos engagements internationaux. Bon, si on ne fait pas ça, il faut évidemment soit traiter l'affaire nationalement en disant, chacun fait ce qu'il veut chez lui et on fait des frontières nationales. C'est l'abdication de l'Europe. C'est ce que propose aussi Mme Macron. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis BourlangesVérifier à 8:17
Question 325Jean-Louis Bourlanges
Comment qualifiez-vous cette crise européenne du moment, cette séquence ?
Réponse directe
C'est une crise extrêmement grave, beaucoup plus grave que toutes celles qu'on a vécues, parce que ce n'est pas du tout une crise de l'Union Européenne, mais c'est une crise des peuples et des États européens face à un problème fondamental qui est le rapport au droit de l'homme, le rapport à nos devoirs en matière des immigrés. Et ce que, si vous voulez, l'Europe, pour que ça marche, ça suppose deux choses. Qu'il y ait une assez bonne solidarité entre les peuples, ce n'est pas évident. On voit le budget européen, c'est 1% du PIB européen. Les dépenses publiques en France, c'est 56% du PIB français. 1%, ça montre la mesure de ce que les Européens sont vraiment prêts à mettre en commun, à met…
« C'est une crise extrêmement grave, beaucoup plus grave que toutes celles qu'on a vécues, parce que ce n'est pas du tout une crise de l'Union Européenne, mais c'est une crise des peuples et des États européens face à un problème fondamental qui est le rapport au droit de l'homme, le rapport à nos devoirs en matière des immigrés. Et ce que, si vous voulez, l'Europe, pour que ça marche, ça suppose deux choses. Qu'il y ait une assez bonne solidarité entre les peuples, ce n'est pas évident. On voit le budget européen, c'est 1% du PIB européen. Les dépenses publiques en France, c'est 56% du PIB français. 1%, ça montre la mesure de ce que les Européens sont vraiment prêts à mettre en commun, à mettre ensemble. Et donc, il y a une crise d'égoïsme. Nous avons l'habitude de ça. Les États se défendent de façon égoïste. Et le sens de l'Europe, c'est de leur dire, on fait un petit effort parce que nous avons des choses à régler en commun. Et puis, là-dessus, s'est greffé quelque chose de très différent, qui est une divergence. Or, l'Europe a été bâtie depuis le début, depuis Jean Monnet, depuis 50, a été bâtie pour rendre explicite et traduire dans les faits des convergences implicites. Le pari de l'Europe, c'est de dire ce qu'a dit Monnet. Arrêtez de vous chamailler, arrêtez de vous battre les Allemands, les Français, etc. Regardez votre intérêt commun. Votre intérêt commun, c'est la paix. Votre intérêt commun, c'est de faire du commerce, de faire de l'économie. Et on va bâtir des institutions et des procédures qui permettront de concrétiser cela. Mais qu'est-ce qui se passe quand on est en situation de divergence ? Or, là, c'est ça le problème. On a, au sein de l'Union Européenne, une vraie crise des valeurs. Il y a des gens qui sont, comme la France, comme fidèles à nos engagements internationaux et à nos engagements politiques depuis 45, qui ont permis de reconstruire, après le désastre des deux guerres mondiales, une vraie civilisation humaniste. Et puis, il y a beaucoup de gens qui refusent cela. Et ça, cette différence-là, elle est très difficile à gérer. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis BourlangesVérifier à 0:23
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
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« Oui, de toute évidence, puisqu'il y a eu encore des frappes cette nuit sur les pays du Golfe, que vous voyez ce qui se passe au Liban à travers le Hezbollah, vous voyez ce qui se passe en Irak à travers les milices affiliées au régime iranien. Donc oui, il y a des capacités de nuisance et de chaos tout à fait fortes de l'Iran encore. Maintenant, sur les volumes, comme vous le dites très justement, il y a en fait les Etats-Unis et Israël frappent. Les Etats-Unis et Israël se concentrent sur les cibles politiques. Vous avez les Etats-Unis qui frappent les capacités de production de vecteurs, c'est-à-dire de missiles, de drones, etc. Puis les capacités maritimes aussi. Néanmoins, effectivement, il y a encore des ripostes qui sont extrêmement dangereuses pour la stabilité de la région. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 4:11
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités10 juil. 2024 au 18 mars 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46Voir 2 autres passages
« oui bonjour je alors non je ne peux pas laisser dire que la France ne fait rien au Liban on a plusieurs centaines de soldats au sud Liban dans la finule l'opération de maintien de la paix des Nations Unies qui était déployée au sud Liban et ce n'est pas une mission facile on a effectivement le Charles de Gaulle qui est en Méditerranée orientale ce qui est un soutien au Liban on a une opération humanitaire qui est en cours qui est très forte et on a une action diplomatique qui consiste comme le président le fait à travailler aussi entre la Syrie et le Liban parce qu'il y a un sujet sur ce point là et en 2024 c'est la France avec les Etats-Unis d'ailleurs qui a travaillé à une médiation mais vous entendez Marc il vous dit protéger »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 17:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04Voir 2 autres passages
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées10 juil. 2024 au 18 mars 2026 · 17 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19Voir 2 autres passages
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 36 observations38 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 7:58Voir 2 autres passages
« Donc il faut prendre assez littéralement les déclarations, d'où qu'elles viennent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:10
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 19 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19Voir 2 autres passages
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 36 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne crois pas qu'on change des régimes par des interventions militaires extérieures. Maintenant, c'est difficile de se prononcer. Il y a beaucoup de confusion. Je veux dire, la population iranienne doit pouvoir choisir son destin. Là, de toute évidence, ce n'est pas le cas. J'ajoute un point, c'est quand même qu'il y a un blackout qui est très inquiétant, qui est en train de se remettre en place en Iran. On sait ce qui s'est passé la dernière fois qu'il y a eu un blackout. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 5:26Voir 2 autres passages
« Les deux. Le diagnostic est juste. Nous ne sommes pas à la hauteur, mais je le dis sur toutes les chaînes, depuis le début de la guerre, on a parlé d'économie de guerre, on a parlé de changement d'air, on n'a pas fait le quart de la moitié de ce qu'on devrait faire. De plus, on est effectivement en profondeur désunis. Vous savez, le couple franco-allemand est fragile. Ce n'est pas que nous ne nous aimons pas. Nous avons de bons rapports entre les sociétés actuellement, ce qui n'a pas toujours été le cas. Mais notre perception de l'ordre n'est pas la même. Si l'affaire du Groenland avait perduré, je crois qu'on avait un risque fort de fracture entre l'Allemagne et la France sur la nature de la réponse. Parce que les Allemands ne touchent pas à ma bagnole, ne touchent pas à ma sidérurgie, ne touchent pas à ma chimie. L'industrie, c'est l'identité nationale allemande telle qu'elle s'est reconstruite depuis 1945. Tandis que la France, elle, son identité nationale, c'est de caracoler dans l'histoire. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 29:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées10 juil. 2024 au 18 mars 2026 · 19 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« oui bonjour je alors non je ne peux pas laisser dire que la France ne fait rien au Liban on a plusieurs centaines de soldats au sud Liban dans la finule l'opération de maintien de la paix des Nations Unies qui était déployée au sud Liban et ce n'est pas une mission facile on a effectivement le Charles de Gaulle qui est en Méditerranée orientale ce qui est un soutien au Liban on a une opération humanitaire qui est en cours qui est très forte et on a une action diplomatique qui consiste comme le président le fait à travailler aussi entre la Syrie et le Liban parce qu'il y a un sujet sur ce point là et en 2024 c'est la France avec les Etats-Unis d'ailleurs qui a travaillé à une médiation mais vous entendez Marc il vous dit protéger »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 17:36Voir 2 autres passages
« écoutez laissez-nous le bénéfice d'essayer et de travailler en tout cas lorsque nous avons fait la médiation en 2024 il n'y avait pas des autorités aussi courageuses au Liban on va le faire on va y travailler et surtout on va réarmer très fort les forces armées libanaises »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 18:53
« Simplement, l'ordre européen en 1918 ne s'est pas mis en place à cause, en réalité, de la défection américaine. C'est-à-dire que Wilson avait joué un rôle, le président Wilson avait joué un rôle très important dans la construction de la paix. Une paix qu'il avait voulue, et elle l'était globalement, même si on critique le traité de Versailles, de façon un peu abusive. Le traité de Trianon, avec la Hongrie, méritait d'être critiqué. Le traité de Versailles n'était pas si déséquilibré que ça, contrairement à ce qu'a dit Keynes et d'un autre genre en Bainville. Il n'a pas favorisé l'arrivée d'Hitler au pouvoir, le traité de Versailles ? Non, mais enfin, c'était une situation. Non, parce qu'on a quand même engagé un processus de réconciliation avec Briand. On a passé les accords de Locarno. Pour finir, on n'a pas du tout touché les réparations qu'on devait toucher. Donc tout ça a été construit. Mais à partir du moment où les Américains se sont retirés de l'affaire, les Anglais ont suivi. On dit non, non, nous, on ne peut pas être garant de nouvel ordre politique. Ça a toujours été l'hésitation anglaise, le désengagement, le large ou l'Europe. Et la France s'est retrouvée devant assumer l'ensemble de l'équilibre européen avec une population très insuffisante, un niveau technologique et industriel qui n'était pas comparable à celui de l'Allemagne. Et on a organisé tout ce système avec la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, qui sont des créations françaises assez largement. Mais on n'avait pas la force. Je crois que c'est ce que dit Haro, je crois qu'il a raison. Plus encore que ce que dit Bloch, ce qui nous a perdus, c'était vraiment la disproportion des charges par rapport aux moyens que nous avions. Et alors, en 1945, les choses ont changé parce qu'essentiellement, grâce à Truman, Roosevelt, on ne savait plus très bien où il en était à la fin de son mandat, mais Truman a estimé, et quand vous voyez la NSS de Truman, c'est exactement le contraire de la NSS de Trump. C'est-à-dire qu'il dit que l'ordre passe par une solidarité profonde, politique, économique, militaire et de valeur entre les deux rives de l'Atlantique, entre l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada et puis les pays européens. Et on a construit ça, à ce moment-là, d'une façon très solide. Et c'était quand même les conséquences, en réalité, de l'horreur de la Première Guerre mondiale et puis de la récidive qu'a été la Seconde Guerre mondiale. On avait pris la mesure. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités11 juin 2024 au 24 janv. 2026 · 24 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28Voir 2 autres passages
« Simplement, l'ordre européen en 1918 ne s'est pas mis en place à cause, en réalité, de la défection américaine. C'est-à-dire que Wilson avait joué un rôle, le président Wilson avait joué un rôle très important dans la construction de la paix. Une paix qu'il avait voulue, et elle l'était globalement, même si on critique le traité de Versailles, de façon un peu abusive. Le traité de Trianon, avec la Hongrie, méritait d'être critiqué. Le traité de Versailles n'était pas si déséquilibré que ça, contrairement à ce qu'a dit Keynes et d'un autre genre en Bainville. Il n'a pas favorisé l'arrivée d'Hitler au pouvoir, le traité de Versailles ? Non, mais enfin, c'était une situation. Non, parce qu'on a quand même engagé un processus de réconciliation avec Briand. On a passé les accords de Locarno. Pour finir, on n'a pas du tout touché les réparations qu'on devait toucher. Donc tout ça a été construit. Mais à partir du moment où les Américains se sont retirés de l'affaire, les Anglais ont suivi. On dit non, non, nous, on ne peut pas être garant de nouvel ordre politique. Ça a toujours été l'hésitation anglaise, le désengagement, le large ou l'Europe. Et la France s'est retrouvée devant assumer l'ensemble de l'équilibre européen avec une population très insuffisante, un niveau technologique et industriel qui n'était pas comparable à celui de l'Allemagne. Et on a organisé tout ce système avec la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, qui sont des créations françaises assez largement. Mais on n'avait pas la force. Je crois que c'est ce que dit Haro, je crois qu'il a raison. Plus encore que ce que dit Bloch, ce qui nous a perdus, c'était vraiment la disproportion des charges par rapport aux moyens que nous avions. Et alors, en 1945, les choses ont changé parce qu'essentiellement, grâce à Truman, Roosevelt, on ne savait plus très bien où il en était à la fin de son mandat, mais Truman a estimé, et quand vous voyez la NSS de Truman, c'est exactement le contraire de la NSS de Trump. C'est-à-dire qu'il dit que l'ordre passe par une solidarité profonde, politique, économique, militaire et de valeur entre les deux rives de l'Atlantique, entre l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada et puis les pays européens. Et on a construit ça, à ce moment-là, d'une façon très solide. Et c'était quand même les conséquences, en réalité, de l'horreur de la Première Guerre mondiale et puis de la récidive qu'a été la Seconde Guerre mondiale. On avait pris la mesure. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités11 juin 2024 au 24 janv. 2026 · 23 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28Voir 2 autres passages
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités11 juin 2024 au 29 sept. 2025 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« jusqu'en 2027 ? Je ne sais pas, ça dépend des partis politiques. Est-ce que le Parti Socialiste cherchera la dissolution, c'est-à-dire le rapprochement du RN du pouvoir ? Est-ce que le RN lui-même voudra gouverner maintenant ? Est-ce qu'il n'aura pas la tentation de faire précéder son arrivée au pouvoir d'une victoire présidentielle, si je puis dire ? Tout ça est très incertain. Mais il y a une chose dont je suis sûr, c'est qu'aujourd'hui, ce qui manque, ce sont des idées. Ce qui manque, c'est... Il n'y a pas de débat politique en France. Il y a des débats sur à qui je prends de l'argent, à qui j'en donne, etc. Est-ce que je diminue de temps ? Mais vous n'avez pas de débat sur la politique économique. Quelle doit être la politique économique ? Comment se situer par rapport au plan Draghi ? Vous n'avez pas de débat sur la politique européenne. Quelle doit être... Comment doit s'organiser la relance européenne ? Comment doit-on prendre la relève d'une Amérique défaillante ? Vous n'avez pas de débat sur la politique sociale, en réalité. Nous voyons bien que la solidarité sociale ne peut pas être reposée entièrement sur les salariés. Donc il s'agit de trouver d'autres formes d'association au financement. Tout ça est en débat, n'est pas en débat. Et donc les Français sont en face d'un mur et je pense que l'une des solutions, l'une des voies, pas de solution que devrait suivre Sébastien Lecornu, c'est d'afficher une véritable offre politique. Ce que Bayrou a commencé de faire mais qu'il n'a pas fait suffisamment. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 13:13Voir 2 autres passages
« Non, je crois qu'il a estimé, et je crois qu'il avait raison, qu'il ne pouvait pas gouverner dans la confusion. Qu'il ne pouvait pas faire un budget, faire passer un budget qui reflétait ce qui lui paraissait être la priorité essentielle du pays, c'est-à-dire une concentration des forces gouvernementales, de l'autorité de l'État, sur le redressement financier et économique du pays. Il estimait que ce n'était pas possible. A-t-il quelle sera la conséquence de cela ? Je pense qu'il a quand même contribué à une prise de conscience accrue de la part de nos concitoyens. Pas évident, parce que moi, quand il a fait sa sortie il y a un mois, sur son projet de budget, je me suis dit, voilà quelqu'un qui dit la vérité au pays, il est très bas dans les sondages, il est à 16%, il devrait remonter un peu. Et bien non, il est descendu à 12%, ce qui prouve l'étendue du rejet d'une grande partie de nos concitoyens à l'égard du diagnostic du Premier ministre. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Après la chute de François Bayrou, quel avenir pour la France ? L'analyse de Jean-Louis BourlangesVérifier à 5:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
« Non. D'abord, je pense qu'elles sont quand même limitées, c'est-à-dire qu'il y a une forme d'attrition qui joue. Mais ensuite, c'est une stratégie du chaos qui est menée par l'Iran depuis le début, d'où les frappes sur les pays de la région, d'où l'activation des milices un peu partout. Et donc, c'est une stratégie de chaos qui se déploie, ce qui n'est pas surprenante. Parce qu'on savait, et je pense que l'armée américaine aussi sait que l'Iran peut tout à fait répondre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 1:28
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28
« Oui, alors, c'est ce que je disais quand on n'avait pas les moyens de nos ambitions. C'est qu'on ne fait pas du tout les choix qu'on doit faire sur le plan économique, sur le plan technologique, et même sur le plan militaire, même si Macron a fait de gros efforts sur ce plan-là. Donc, je pense que... J'ai perdu votre question, c'était... »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 30:32
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 10:01
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 10:01
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28
« Je crois que c'est simplement l'expression d'un délire égocentrique qui ne peut mener nulle part. Alors, évidemment, on a tout un tas de clients qui y vont parce qu'ils ne veulent pas se brouiller avec lui. Donc, c'est un peu comme dans la pièce de Pirandello, Henri IV de Pirandello, où on voit l'empereur, l'empereur d'Allemagne, Henri IV, et tout le monde qui lui fait la cour. Bon, s'ils sont tous avec des costumes bons. Et puis, on s'aperçoit à la fin du premier acte que, en fait, c'est une salle de clinique et qu'Henri IV est fou. Donc, il se croit au XIe siècle, c'est quelqu'un qui se croit au XIe siècle et tout le monde lui donne la comédie, rentre dans son jeu. Je trouve qu'on en est là. On en est là. Les gens jouent la comédie du respect. Personne. Le mépris est total. Ce qui s'est passé récemment sur les affaires du Groenland, c'est une étape très... On va en parler du Groenland. Psychologiquement, c'est une étape extrêmement importante parce que des gens qui étaient un peu incertains de Trump, ont pris la mesure qu'il était dangereusement irresponsable. Et il y a un certain nombre de contrefeux qui se sont allumés, principalement aux États-Unis, un peu en Europe. Mais c'est la découverte du caractère presque pathologique de la politique américaine du président des États-Unis qui a émergé sur la scène internationale. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 17:53
« Non, je crois que c'est assez difficile, c'est très difficile pour Emmanuel Macron, mais je crois qu'il ne se débrouille pas très bien, si je puis dire, pour une raison simple, c'est qu'il porte, avec ce communiqué d'hier, il porte la responsabilité de l'échec d'une tentative Front Populaire qui, de toute manière, était inscrite dans les faits. Personne ne peut imaginer un seul instant que les formations qui sont réunies sur ce programme assez profondément d'aimant des forces du Front Populaire, animées par un homme qui est très contesté, qui dans les sondages apparaît comme très rejeté par l'opinion publique qu'est Jean-Luc Mélenchon. Personne ne pouvait imaginer qu'un tel attelage aurait eu une majorité à l'Assemblée nationale. Simplement, en procédant comme il procède, le président porte sur lui la responsabilité politique devant l'opinion de cet échec qui ne lui est pas imputable. Car en réalité, il faut bien voir que la situation, certes, la dissolution, notre ami Guillaume Tabard l'a expliqué très bien, la dissolution a été le fait générateur d'une situation très difficile, mais les résultats de l'élection n'ont fait que confirmer et amplifier les résultats de l'élection législative deux ans plus tôt. C'est-à-dire qu'est apparu un pays profondément divisé, profondément en trois groupes qui sont incompatibles les uns avec les autres, et ça, le président n'en est pas responsable, même s'il a la responsabilité, en revanche, d'en gérer les conséquences. Donc je crois que là, il y a une situation dont il faut partir. Alors, la question, moi, je souffre beaucoup en tant que citoyen depuis des semaines, parce que je trouve qu'il y a un immense absent dans la discussion à laquelle nous assistons. Nous avons des forces politiques, des partis, nous avons des personnalités, nous avons des jeux, nous avons, comme dirait le général de Gaulle, les poisons et les délices du système, des chausse-trappes un peu partout, un Mélenchon qui excelle aux jeux politiciens, comme il l'a encore montré en disant qu'au bout du compte, son parti n'était pas candidat à des postes gouvernementaux. C'était très très malin. Mais tout ça n'a aucun sens. La vérité, c'est qu'on ne met pas sur la table les seuls problèmes qui comptent, c'est-à-dire les options pour le pays. Et tant qu'on ne partira pas de ce qui est bon ou mauvais pour le pays, de ce qu'on veut faire... Alors, le programme, ce n'est pas un programme. Le programme du Nouveau Front Populaire, c'est un catalogue de promesses catégorielles destinées à attirer un certain nombre d'électeurs non financés. Un programme, c'est autre chose. Ce sont des réponses à des questions fondamentales. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européenVérifier à 0:40