Jacques Toubon — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
4 févr. 2016 au 1 janv. 2022
Questions
49
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 49 questions évaluables
Réponse directe
21
Réponse partielle
10
Réponse à côté
18
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 49
Question 1Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"
Et nomination qui n'avait donc pas été rejetée, Jacques Toubon, est-ce que vous aviez compris ces réactions ?
Réponse à côté
dans la mesure où tous ceux qui, comme le député qu'on vient d'entendre, se sont exprimés, ont tout simplement fait soit des contresens, soit des inexactitudes. C'est-à-dire ? J'ai voté, par exemple, pour prendre cet exemple, très simple, j'ai voté l'abolition de la peine de mort. Je suis abolitionniste. J'ai été abolitionniste derrière Jacques Chirac depuis les années 60 ou 70. Vous avez voté l'article 1 Mais tout simplement, l'article 1 qui abolissait la peine de mort, je l'ai voté. Je n'ai pas voté l'ensemble du texte pour une raison simple. Parce que j'ai dit, et d'autres de mes collègues du RPR l'ont dit aussi, de la Commission des lois, moi j'étais, en quelque sorte, le chef de file d…
« dans la mesure où tous ceux qui, comme le député qu'on vient d'entendre, se sont exprimés, ont tout simplement fait soit des contresens, soit des inexactitudes. C'est-à-dire ? J'ai voté, par exemple, pour prendre cet exemple, très simple, j'ai voté l'abolition de la peine de mort. Je suis abolitionniste. J'ai été abolitionniste derrière Jacques Chirac depuis les années 60 ou 70. Vous avez voté l'article 1 »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais je pense que... Je m'en suis déjà expliqué. Quand vous êtes, comme j'ai été le cas, comme j'ai été, c'était mon cas, de 1984 à 1988, secrétaire général du RPR, que, de 1986 à 1988, vous êtes dans une situation de cohabitation pour la première fois. Et on inaugure la cohabitation. Et qu'à ce moment-là, vous avez un président de la République, François Mitterrand, qui, avec beaucoup d'intelligence, fait tout pour nuire au gouvernement, et un secrétaire général du RPR qui essaye de tout faire pour soutenir ce gouvernement. Bon, ça amène naturellement à avoir des points de vue du secrétaire général du RPR à l'égard du président de la République, qui ne sont pas toujours d'une modération et d'une nuance totale. Mais c'est la fonction. Et c'est pour ça que j'ai souvent expliqué, lorsque j'ai été nommé défenseur des droits, que ma conception du défenseur des droits était une conception de totale liberté et de totale indépendance, ce que j'ai pratiqué pendant six ans, alors que j'ai été, pendant les 40 années précédentes de ma vie publique publique ou politique, dans des situations de solidarité gouvernementale, de groupes parlementaires, de militantisme partisan, qui étaient par définition des situations où vous n'aviez pas cette liberté, cette indépendance. Et je crois que, comme j'ai toujours été un juriste et que j'ai toujours cru dans la force du droit pendant ces six années de défenseur des droits, j'ai pu, de manière tout à fait libre, ou tout à fait indépendante, dire ce que j'avais à dire. Vous avez évoqué un certain nombre des positions que j'ai prises. Je voudrais juste dire quelque chose qui est passé un peu inaperçu parce que c'était une disposition d'une proposition de loi qui a assez vite disparu. Mais quand même, elle a existé. C'était à la fin de 2019, il a été question dans un texte, dans un projet de texte, de remplacer la liberté de manifester, qui nous avons conquise à la fin du XIXe siècle, qui fait partie des grandes libertés républicaines, par l'autorisation de manifester. Parce que ce texte disait si vous voulez faire une manifestation, vous allez d'abord la déclarer, etc. Si vous n'avez pas l'autorisation, etc., vous ne le ferez pas. c'était quand même du point de vue de la République, une révolution. Et avec d'autres, je m'y suis opposé et ça a disparu. Mais tout ceci pour dire que je crois que ce qui, pour moi, me paraît tout à fait important dans tout ça, c'est de ne jamais lâcher ses fondamentaux. Et Frédéric, je vous le dis, je pense qu'au cours des 55 ans de ma vie publique, de service public, puisque j'ai toujours été jusqu'à aujourd'hui dans le service public, je ne crois pas avoir jamais dérogé à mes fondamentaux. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 8:23
Voir 2 autres passages
« Mais tout simplement, l'article 1 qui abolissait la peine de mort, je l'ai voté. Je n'ai pas voté l'ensemble du texte pour une raison simple. Parce que j'ai dit, et d'autres de mes collègues du RPR l'ont dit aussi, de la Commission des lois, moi j'étais, en quelque sorte, le chef de file du RPR à l'époque dans ce débat. Et j'ai dit à M. Badinter, vous refusez de mettre en place l'édifice pénal substitutif à la disparition de la peine de mort. Et d'ailleurs, c'est si vrai que ça a été fait ensuite qu'en 1987. Donc, puis en 1993 par Pierre Ménury. Donc, tout simplement, c'était une sorte de cohérence du juriste face à quelque chose qui est tout de même un monument et de la démocratie et de la liberté et qui s'appelle le code pénal. Et donc, je dis que c'était... Et d'ailleurs, le député socialiste qu'on vient d'entendre n'a pas été suivi puisque j'ai eu, en gros, les deux tiers des suffrages favorables de la Commission des lois de l'Assemblée, de la Commission des lois du Sénat pour ma nomination. J'ajoute, par rapport à ce que vous avez dit dans la présentation et sur mon, en quelque sorte, mon changement ou ma transformation, Oui, cette vue qui est observée par beaucoup de journaux et d'observateurs. Oui, mais je pense que les observateurs, quelquefois, observent un peu de l'extérieur, ce qui est bien normal d'ailleurs, puisque, par définition, médiatiser, ça veut dire extérioriser. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 8:54
« Moi, vous savez, j'ai trois expériences dans ma vie qui, toutes les trois, vont dans le même sens et pas du tout dans le sens de ce que certains ont pu dénoncer. j'ai été pendant 20 ans maire du 13e arrondissement, c'est-à-dire une ville complètement cosmopolite avec un mélange de classes sociales, de logements, etc. J'ai eu l'expérience de la vie quotidienne de centaines, de dizaines de milliers de personnes qui attendaient notamment du maire de l'arrondissement qu'il ait un sens de l'égalité, de l'équanimité, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 10:25
Question 2Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"
Alors, le temps en filet, il nous reste encore beaucoup de sujets à aborder. Jacques Toubon, il y a les institutions et puis il y a les femmes et les hommes qui les servent. Vous avez vous-même fait l'ENA, promotion standal en 1965, si je ne m'abuse. Oui. Comment observez-vous la suppression ou disons la large réforme de cette école, l'ENA, voulue par Emmanuel Macron ?
Réponse directe
non pas sur l'idée de mettre en place un système plus global de recrutement de la haute fonction publique à travers le nouvel institut et tout ça. Ça, ça ne me pose pas tellement de questions. Je pense que ça peut aider notamment à entrer dans la fonction publique de responsabilité, dans la haute fonction publique, un certain nombre de personnes qui aujourd'hui n'y ont pas accès, notamment pour des raisons sociales. Mais en revanche, mais en revanche, il y a un point sur lequel je suis plus que dubitatif, je suis vraiment interrogatif, c'est à partir du moment où tout le système est fait pour que vous ayez pendant un certain nombre d'années des carrières indistinctes et que c'est au bout d'…
« non pas sur l'idée de mettre en place un système plus global de recrutement de la haute fonction publique à travers le nouvel institut et tout ça. Ça, ça ne me pose pas tellement de questions. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 32:12Voir 2 autres passages
« Je pense que ça peut aider notamment à entrer dans la fonction publique de responsabilité, dans la haute fonction publique, un certain nombre de personnes qui aujourd'hui n'y ont pas accès, notamment pour des raisons sociales. Mais en revanche, mais en revanche, il y a un point sur lequel je suis plus que dubitatif, je suis vraiment interrogatif, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 32:30
« c'est à partir du moment où tout le système est fait pour que vous ayez pendant un certain nombre d'années des carrières indistinctes et que c'est au bout d'un certain nombre d'années, je ne rentre pas dans les détails, au bout d'un certain nombre d'années que vous allez pouvoir prendre les filières qu'aujourd'hui vous prenez à la sortie de l'ENA directement, puisqu'on ne veut plus qu'il y ait à la sortie de l'ENA des gens qui, par exemple, aillent au conseil d'état ou à l'inspection des finances et d'autres au ministère de la culture ou au ministère des affaires sociales. Voilà. Et donc, c'est au bout d'un certain nombre d'années. Mais le problème, c'est que le choix de ceux, les choix qui seront faits à ce moment-là, les décisions d'affectation qui seront prises, dans ce que j'ai vu des textes, répondent à des mécanismes qui me paraissent susceptibles éventuellement d'un risque d'arbitraire. C'est-à-dire que les décisions soient prises par des personnes, des commissions, des responsables administratifs qui soient intéressés à la décision. Et donc, ma position là-dessus, elle est la réforme au sens d'un brassage social, oui, la réforme dans la gestion des différents corps ou des différents fonctionnaires ou fonctionnaires dans un deuxième temps, je crois qu'il faudrait davantage de garantie. »
Question 3Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"
Est-ce que vous avez votre carte au parti ?
Réponse directe
Je dis très clairement que dans la situation où nous sommes aujourd'hui, je n'ai absolument pas voulu me sentir comme irresponsable. Je n'étais plus l'adhérent du parti politique depuis des années et des années et j'ai, comme beaucoup de gens, je pense, payé 30 euros pour être de nouveau adhérent du parti qui s'appelle Les Républicains et pour pouvoir aux deux tours voter dans cette primaire. Et je l'ai fait parce que, vous savez, Saint-Exupéry le dit, vous ne pouvez pas être à la fois responsable et désespéré. Eh bien, si vous voulez lutter contre votre désespoir et contre ce que vous pouvez penser de la situation, eh bien, vous faites un acte de responsabilité. Donc, c'est ce que j'ai fai…
« Je dis très clairement que dans la situation où nous sommes aujourd'hui, je n'ai absolument pas voulu me sentir comme irresponsable. Je n'étais plus l'adhérent du parti politique depuis des années et des années et j'ai, comme beaucoup de gens, je pense, payé 30 euros pour être de nouveau adhérent du parti qui s'appelle Les Républicains et pour pouvoir aux deux tours voter dans cette primaire. Et je l'ai fait parce que, vous savez, Saint-Exupéry le dit, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 34:55
Question 4Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"
Il n'y a aucune prise d'opposition que vous regrettez dans les années 80 pour vous, pour votre parti ?
Réponse à côté
Non, mais je pense que... Je m'en suis déjà expliqué. Quand vous êtes, comme j'ai été le cas, comme j'ai été, c'était mon cas, de 1984 à 1988, secrétaire général du RPR, que, de 1986 à 1988, vous êtes dans une situation de cohabitation pour la première fois. Et on inaugure la cohabitation. Et qu'à ce moment-là, vous avez un président de la République, François Mitterrand, qui, avec beaucoup d'intelligence, fait tout pour nuire au gouvernement, et un secrétaire général du RPR qui essaye de tout faire pour soutenir ce gouvernement. Bon, ça amène naturellement à avoir des points de vue du secrétaire général du RPR à l'égard du président de la République, qui ne sont pas toujours d'une modérati…
« Non, mais je pense que... Je m'en suis déjà expliqué. Quand vous êtes, comme j'ai été le cas, comme j'ai été, c'était mon cas, de 1984 à 1988, secrétaire général du RPR, que, de 1986 à 1988, vous êtes dans une situation de cohabitation pour la première fois. Et on inaugure la cohabitation. Et qu'à ce moment-là, vous avez un président de la République, François Mitterrand, qui, avec beaucoup d'intelligence, fait tout pour nuire au gouvernement, et un secrétaire général du RPR qui essaye de tout faire pour soutenir ce gouvernement. Bon, ça amène naturellement à avoir des points de vue du secrétaire général du RPR à l'égard du président de la République, qui ne sont pas toujours d'une modération et d'une nuance totale. Mais c'est la fonction. Et c'est pour ça que j'ai souvent expliqué, lorsque j'ai été nommé défenseur des droits, que ma conception du défenseur des droits était une conception de totale liberté et de totale indépendance, ce que j'ai pratiqué pendant six ans, alors que j'ai été, pendant les 40 années précédentes de ma vie publique publique ou politique, dans des situations de solidarité gouvernementale, de groupes parlementaires, de militantisme partisan, qui étaient par définition des situations où vous n'aviez pas cette liberté, cette indépendance. Et je crois que, comme j'ai toujours été un juriste et que j'ai toujours cru dans la force du droit pendant ces six années de défenseur des droits, j'ai pu, de manière tout à fait libre, ou tout à fait indépendante, dire ce que j'avais à dire. Vous avez évoqué un certain nombre des positions que j'ai prises. Je voudrais juste dire quelque chose qui est passé un peu inaperçu parce que c'était une disposition d'une proposition de loi qui a assez vite disparu. Mais quand même, elle a existé. C'était à la fin de 2019, il a été question dans un texte, dans un projet de texte, de remplacer la liberté de manifester, qui nous avons conquise à la fin du XIXe siècle, qui fait partie des grandes libertés républicaines, par l'autorisation de manifester. Parce que ce texte disait si vous voulez faire une manifestation, vous allez d'abord la déclarer, etc. Si vous n'avez pas l'autorisation, etc., vous ne le ferez pas. c'était quand même du point de vue de la République, une révolution. Et avec d'autres, je m'y suis opposé et ça a disparu. Mais tout ceci pour dire que je crois que ce qui, pour moi, me paraît tout à fait important dans tout ça, c'est de ne jamais lâcher ses fondamentaux. Et Frédéric, je vous le dis, je pense qu'au cours des 55 ans de ma vie publique, de service public, puisque j'ai toujours été jusqu'à aujourd'hui dans le service public, je ne crois pas avoir jamais dérogé à mes fondamentaux. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 12:02
Question 5Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"
Et pourquoi la gauche, selon vous, dans ce climat, n'arrive-t-elle pas à s'unir, à proposer une forme d'alternative, une forme même de potentialité politique ?
Réponse directe
qu'elle est tétanisée dans le programme, le projet, les idées qu'elle peut soumettre. Or, ce qui est fondamental, c'est naturellement pas tel monsieur ou telle dame, c'est qu'est-ce qu'on demande aux Français de soutenir comme projet, comme politique, pour l'avenir. Elle est dans l'incapacité de faire cette définition de ce projet parce que elle est, c'est le mot que j'ai employé, tétanisée par la vision qu'elle se fait aujourd'hui de la société. J'ai l'impression que les hommes et les femmes de gauche ou des hommes ou des femmes comme moi, je ne sais pas, étiqueté, il y a beaucoup de choses que je pense, que je sens, et qui à d'autres époques auraient peut-être été étiquetées de gauche, pe…
« qu'elle est tétanisée dans le programme, le projet, les idées qu'elle peut soumettre. Or, ce qui est fondamental, c'est naturellement pas tel monsieur ou telle dame, c'est qu'est-ce qu'on demande aux Français de soutenir comme projet, comme politique, pour l'avenir. Elle est dans l'incapacité de faire cette définition de ce projet parce que elle est, c'est le mot que j'ai employé, tétanisée par la vision qu'elle se fait aujourd'hui de la société. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 38:50Voir 1 autre passage
« On a le sentiment que le monde, la France, est en train d'évoluer de telle sorte qu'il n'y a plus de place ou beaucoup moins de place pour telle ou telle idée, des idées de solidarité, alors que vous ne voyez que des communautés qui veulent leurs intérêts contre ceux des autres. Les idées de l'ouverture, de l'ouverture du monde, d'abord, et puis de l'ouverture aux idées, aujourd'hui, on a le sentiment qu'il s'agit au contraire d'une guerre de tranchées. Il faut que chacun du côté de la tranchée soit prêt à canarder les autres et que la tolérance est quelque chose qui appartient au siècle passé. C'est le sentiment qu'on a aujourd'hui. Dans ce climat-là, je peux parfaitement comprendre qu'un certain nombre d'hommes et de femmes de partis politiques qui sont généreux, qui ont des ambitions sociales en particulier, se disent « Mais qu'est-ce que j'ai à faire là-dedans ? » Et c'est exactement ce que je vous ai dit tout à l'heure. Moi, d'une certaine façon aussi, quand je vois comment les choses évoluent, je pourrais me laisser aller au désespoir et je me dis « Non, alors je suis allé voter une voix sur je ne sais plus combien de dizaines de milliers. Oui, mais si je ne l'avais pas fait, je n'avais pas droit à la parole. Et de la même façon, j'écris un livre, je vais dans ce sens. Autrement dit, ne pas se laisser aller au désespoir, avoir une ambition et cette ambition, c'est de faire en sorte que les valeurs universelles fondées sur la raison continuent à triompher »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 39:50
Question 6Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"
Mais alors, on dit souvent qu'on se droitise en vieillissant. Est-ce que vous, Jacques Toubon, vous êtes un contre-exemple ?
Réponse à côté
Et très franchement... Vous êtes gauchisé, vous diriez ? Je ne crois pas. Vous savez, aujourd'hui, d'abord, vous savez très bien que sur l'échiquier politique, gauche et droite ne veulent plus rien dire. On y reviendra tout à l'heure. D'abord, parce que, si j'ose dire, gauche et droite ont disparu au profit de mouvements que personnellement je réprouve d'ailleurs qui sont des mouvements identitaires. Et les mouvements identitaires à droite, les mouvements identitaires à gauche, c'est-à-dire, par définition, la négation même de ce que sont les valeurs que nous avons en quelque sorte conquises au XVIIIe siècle. Bon, on va commencer à évoquer au XVIIe et qui ont fait ce que nous sommes aujourd…
« Et très franchement... Vous êtes gauchisé, vous diriez ? Je ne crois pas. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 15:12Voir 1 autre passage
« Vous savez, aujourd'hui, d'abord, vous savez très bien que sur l'échiquier politique, gauche et droite ne veulent plus rien dire. On y reviendra tout à l'heure. D'abord, parce que, si j'ose dire, gauche et droite ont disparu au profit de mouvements que personnellement je réprouve d'ailleurs qui sont des mouvements identitaires. Et les mouvements identitaires à droite, les mouvements identitaires à gauche, c'est-à-dire, par définition, la négation même de ce que sont les valeurs que nous avons en quelque sorte conquises au XVIIIe siècle. Bon, on va commencer à évoquer au XVIIe et qui ont fait ce que nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire des valeurs universelles, des valeurs de l'humanité, d'égalité et de dignité qui... Alors qu'aujourd'hui, alors qu'aujourd'hui, c'est très clair, vous êtes dans la situation où c'est ce que vous êtes qui fait ce à quoi vous avez droit. c'est une situation qui est tout à fait... Et ça a commencé... En fait, le tournant, c'est le 11 septembre, c'est clair, et ensuite, tout le monde s'est aligné sur les Etats-Unis, c'est-à-dire sur le Patriot Act, et dans tous les pays, on a eu des lois sécuritaires, etc. En France, on a eu un moment de ce point de vue absolument, je dirais, déterminant, non pas dans les décisions, heureusement, heureusement, mais dans la dérive des conceptions, c'est l'affaire de la déchéance de nationalité. L'affaire de la déchéance de nationalité qui est commencée en 2010, Sarkozy d'abord, puis reprise par le président Hollande, donc c'est vraiment plus droite et gauche, c'est pour ça que je vous dis droite et gauche, ça n'existe plus. La déchéance de nationalité, c'est quand même ce qui signifie, moi, je suis un français, un gouvernement français, un parlementaire français, un citoyen français, etc. Et je vous dis, vous, à qui j'ai accordé la nationalité dans les conditions parfaitement constitutionnelles et légales, il y a telle et telle année, je vais vous l'enlever parce que nécessairement, entre vous et moi, il n'y a pas une égalité. Vous, vous êtes quelqu'un qui a eu la nationalité française parce que j'ai bien voulu vous la donner. Et aujourd'hui, je vais vous l'enlever parce que ça ne me plaît pas, parce que vous êtes délinquant, parce que ceci ou cela. Mais c'est là où on se trouve dans cette conception de l'humanité qui est fondée sur des identités, et par définition, des identités inégales, des identités supérieures. C'est tout la base de ces mouvements qu'on appelle suprématistes, identitaristes. Et donc, ce à quoi, moi, j'ai tenu, et encore une fois, pendant ces 55 ans, c'est que ça, ça n'existe pas. et je pense que dans tous les actes de gestion que j'ai eu l'occasion de faire dans les tirs en poste que j'ai occupés, j'ai essayé de le montrer. »
Question 7Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"
et à d'autres moments, nous ont réussi. Et l'élection présidentielle aura lieu dans maintenant moins de quatre mois. Comment lisez-vous, Jacques Toubon, le moment politique que nous sommes en train de vivre ?
Réponse directe
Je lis le moment politique en fonction de ma vieille expérience. C'est aux alentours de la première quinzaine ou de la deuxième quinzaine de février que dans notre système où l'élection présidentielle a lieu au printemps ou au milieu du printemps, les choses se nouent. Si vous regardez l'histoire de l'élection présidentielle, si j'exclus les élections aberrantes, c'est-à-dire la première du général de Gaulle en 1965 qui était naturellement très particulière, vous vous rendez compte qu'en réalité, c'est tardivement que se mettent en place, se met en place la, je dirais, la distribution, la scénographie et quelquefois même le texte, le livret de la pièce. Et que donc, mon sentiment, c'est qu'…
« Je lis le moment politique en fonction de ma vieille expérience. C'est aux alentours de la première quinzaine ou de la deuxième quinzaine de février que dans notre système où l'élection présidentielle a lieu au printemps ou au milieu du printemps, les choses se nouent. Si vous regardez l'histoire de l'élection présidentielle, si j'exclus les élections aberrantes, c'est-à-dire la première du général de Gaulle en 1965 qui était naturellement très particulière, vous vous rendez compte qu'en réalité, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 37:11Voir 2 autres passages
« c'est tardivement que se mettent en place, se met en place la, je dirais, la distribution, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 37:45
« la scénographie et quelquefois même le texte, le livret de la pièce. Et que donc, mon sentiment, c'est qu'aujourd'hui, nous sommes dans les préliminaires, dans la préparation et j'ai tendance à vous dire donnons-nous rendez-vous le 15 février pour savoir où nous irons. mais c'est une campagne qui aujourd'hui a une caractéristique qui est, qui rejoint les réflexions que je faisais tout à l'heure sur l'identitarisme, c'est une campagne où le mot d'ordre général, universel, si j'ose employer ce mot, c'est tous à droite et le plus possible. »
Question 8Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"
Est-ce que vous avez voté ?
Réponse à côté
Je dis très clairement que dans la situation où nous sommes aujourd'hui, je n'ai absolument pas voulu me sentir comme irresponsable. Je n'étais plus l'adhérent du parti politique depuis des années et des années et j'ai, comme beaucoup de gens, je pense, payé 30 euros pour être de nouveau adhérent du parti qui s'appelle Les Républicains et pour pouvoir aux deux tours voter dans cette primaire. Et je l'ai fait parce que, vous savez, Saint-Exupéry le dit, vous ne pouvez pas être à la fois responsable et désespéré. Eh bien, si vous voulez lutter contre votre désespoir et contre ce que vous pouvez penser de la situation, eh bien, vous faites un acte de responsabilité. Donc, c'est ce que j'ai fai…
« Je dis très clairement que dans la situation où nous sommes aujourd'hui, je n'ai absolument pas voulu me sentir comme irresponsable. Je n'étais plus l'adhérent du parti politique depuis des années et des années et j'ai, comme beaucoup de gens, je pense, payé 30 euros pour être de nouveau adhérent du parti qui s'appelle Les Républicains et pour pouvoir aux deux tours voter dans cette primaire. Et je l'ai fait parce que, vous savez, Saint-Exupéry le dit, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 34:55Voir 2 autres passages
« vous ne pouvez pas être à la fois responsable et désespéré. Eh bien, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 35:34
« si vous voulez lutter contre votre désespoir et contre ce que vous pouvez penser de la situation, eh bien, vous faites un acte de responsabilité. Donc, c'est ce que j'ai fait. Mais, pour autant, je réponds à votre question en disant que ça ne me paraît pas être de la veine fondamentale d'un parti politique et d'un parti politique bien organisé. »
Question 9Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"
Donc, d'un mot, si je vous entends bien, vous dites, ce n'est pas moi qui me suis gauchisé, c'est la société qui s'est droitisée. à ça,
Réponse directe
je pense que on peut le dire exactement comme ça. Elle a même dérivé, encore une fois, de ces concepts qui sont ceux dont nous avons hérité depuis 200, 250 ans, d'une démocratie fondée sur l'état de droit et cet état de droit décrivant des valeurs universelles intangibles vers une conception où chacun, chacune, se situe dans une communauté, dans une identité, avec des intérêts et prétend, ou bien dans une nation qui est exacerbée sous forme de nationalisme et à partir de là où il est parfaitement légitime de considérer que eh bien eux n'ont pas le droit de faire telle et telle chose et nous, nous en avons le droit. le mantra, si j'ose dire, du musée national d'histoire d'immigration lorsque…
« je pense que on peut le dire exactement comme ça. Elle a même dérivé, encore une fois, de ces concepts qui sont ceux dont nous avons hérité depuis 200, 250 ans, d'une démocratie fondée sur l'état de droit et cet état de droit décrivant des valeurs universelles intangibles vers une conception où chacun, chacune, se situe dans une communauté, dans une identité, avec des intérêts et prétend, ou bien dans une nation qui est exacerbée sous forme de nationalisme et à partir de là où il est parfaitement légitime de considérer que eh bien eux n'ont pas le droit de faire telle et telle chose et nous, nous en avons le droit. le mantra, si j'ose dire, du musée national d'histoire d'immigration lorsque je l'ai mis sur pied en 2003-2005, c'était que nous racontions une histoire dans laquelle eux et nous avaient disparu. Aujourd'hui, aujourd'hui en France, mais partout ailleurs, pas seulement en France, mais aujourd'hui depuis 20 ans, encore une fois depuis le 11 septembre, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 18:13Voir 1 autre passage
« eux et nous est revenu, c'est-à-dire par définition le ferment d'une différence, d'une identité qui est évidemment ensuite grosse d'inégalité, d'inéquité, éventuellement de suprématie ou de déchéance. C'est ça la vraie question. Et je pense que vous ne pouvez pas construire la même maison sur des fondations complètement différentes. et vous pouvez appeler à tous les systèmes de démocratie ou autres que vous voulez, si les fondations de l'état de droit ont ce qui est le cas aujourd'hui dans beaucoup de pays dans le monde faibli, vous ne pouvez pas construire dessus des édifices démocratiques qui soient dignes de ce nom. C'est ce qu'on appelle d'ailleurs les démocraties illibérales et qui sont caractérisées d'ailleurs par quelque chose qu'il y a plus de 150 ans Tocqueville avait déjà dénoncé et qui s'appelait la tyrannie de la majorité. Donc, on est dans une tension aujourd'hui et personnellement à laquelle je suis depuis des années et des années extrêmement sensible et que j'ai pu d'une certaine façon traiter en essayant d'accorder des droits à des personnes auxquelles ils étaient niés. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 19:39
Question 10Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"
France Culture, Politique, Frédéric Saïs. Alors Jacques Toubon, vous avez été secrétaire général du RPR, on en vient à l'actualité plus présidentielle, plus politique. Quel regard portez-vous sur la primaire du parti Les Républicains qui a succédé en quelque sorte au RPR ?
Réponse directe
Je dis très clairement que dans la situation où nous sommes aujourd'hui, je n'ai absolument pas voulu me sentir comme irresponsable. Je n'étais plus l'adhérent du parti politique depuis des années et des années et j'ai, comme beaucoup de gens, je pense, payé 30 euros pour être de nouveau adhérent du parti qui s'appelle Les Républicains et pour pouvoir aux deux tours voter dans cette primaire. Et je l'ai fait parce que, vous savez, Saint-Exupéry le dit, vous ne pouvez pas être à la fois responsable et désespéré. Eh bien, si vous voulez lutter contre votre désespoir et contre ce que vous pouvez penser de la situation, eh bien, vous faites un acte de responsabilité. Donc, c'est ce que j'ai fai…
« Je dis très clairement que dans la situation où nous sommes aujourd'hui, je n'ai absolument pas voulu me sentir comme irresponsable. Je n'étais plus l'adhérent du parti politique depuis des années et des années et j'ai, comme beaucoup de gens, je pense, payé 30 euros pour être de nouveau adhérent du parti qui s'appelle Les Républicains et pour pouvoir aux deux tours voter dans cette primaire. Et je l'ai fait parce que, vous savez, Saint-Exupéry le dit, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 34:55Voir 1 autre passage
« si vous voulez lutter contre votre désespoir et contre ce que vous pouvez penser de la situation, eh bien, vous faites un acte de responsabilité. Donc, c'est ce que j'ai fait. Mais, pour autant, je réponds à votre question en disant que ça ne me paraît pas être de la veine fondamentale d'un parti politique et d'un parti politique bien organisé. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 35:40
Question 11Jacques Toubon et Aurore Vincenti
Merci sur ce point Jacques Toubon j'aimerais qu'on en arrive aux algorithmes puisque vous avez publié une mise en garde à ce sujet aujourd'hui en estimant que ces outils numériques étaient source de discrimination expliquez-nous pourquoi
Réponse directe
Les algorithmes c'est un sujet sur lequel nous penchons depuis déjà assez longtemps vous avez peut-être le souvenir que le défenseur des droits a pris position dans la question de Parcoursup et il a dit que les algorithmes locaux c'est-à-dire ceux qui étaient utilisés par les universités de destination les universités que vous demandez quand vous faites une candidature Parcoursup ces algorithmes n'étaient pas transparents et que les décisions qui étaient prises par les facs n'étaient pas motivées n'étaient pas transparentes et que notamment parce qu'elles reposaient sur l'utilisation de ce qu'on appelle les algorithmes locaux il y a eu il y a quelques jours le 3 avril une décision du consei…
« Les algorithmes c'est un sujet sur lequel nous penchons depuis déjà assez longtemps vous avez peut-être le souvenir que le défenseur des droits a pris position dans la question de Parcoursup et il a dit que les algorithmes locaux c'est-à-dire ceux qui étaient utilisés par les universités de destination les universités que vous demandez quand vous faites une candidature Parcoursup ces algorithmes n'étaient pas transparents et que les décisions qui étaient prises par les facs n'étaient pas motivées n'étaient pas transparentes et que notamment parce qu'elles reposaient sur l'utilisation de ce qu'on appelle les algorithmes locaux il y a eu il y a quelques jours le 3 avril une décision du conseil constitutionnel qui n'a pas complètement décidé que les algorithmes locaux devaient être totalement ouverts et transparents mais qui a dit que les éléments les critères qui définissent ces algorithmes doivent être portés à la connaissance non seulement des candidats qui font des réclamations mais de tout le monde d'une part et que d'autre part il faut être beaucoup plus attentif au caractère en quelque sorte lisible de ces algorithmes donc c'est un exemple c'est un exemple de ce que c'est une question qui n'est pas venue dans notre esprit ou dans l'esprit du public à l'occasion de la crise sanitaire mais à l'occasion de la crise sanitaire on a bien entendu vu quelque chose c'est que la santé est un des domaines dans lesquels l'idée de traiter les données les milliards de données par des procédés mathématiques qu'on appelle des algorithmes du nom d'ailleurs d'un mathématicien persan du 16ème siècle tout ça pour dire que c'est pas d'aujourd'hui bon algorithme c'est la traduction occidentale du nom de ce mathématicien persan donc en traitant ces données par des procédés mathématiques de conduire en fait à prendre des décisions en matière de santé de santé publique et bien entendu de individuel le diagnostic le traitement les interventions chirurgicales etc à prendre des décisions qui soient fondées non pas sur l'intelligence humaine sur la compétence sur la capacité professionnelle de tel ou tel médecin ou chirurgien ou tel ou tel épidémiologiste mais qui soient fondées sur l'exploitation de ces milliards de données par des procédés mathématiques ce que nous avons dit c'est que ces procédés mathématiques algorithmes ne sont pas neutres qu'ils peuvent ne pas être neutres c'est à dire qu'ils peuvent comporter ce que on appelle en matière de recherche des biais c'est à dire des défauts qui font que par exemple la base de données ne va pas être représentative supposons que vous fassiez que vous fassiez un algorithme dans lesquels vous avez sous-estimé la population et ça a existé aux Etats-Unis donc ce n'est pas un exemple ce n'est pas un exemple comment dirais-je théorique c'est une réalité dans lesquels vous avez une représentation dans la base de données des femmes d'une part et d'autre part des populations afro-américaines qui est inférieure à leur part totale réelle dans la population cet algorithme va nécessairement vous donner des résultats lorsqu'il sera mis en oeuvre qui ne seront pas conformes à la réalité sociale qui seront faussées »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 23:22
Question 12Jacques Toubon et Aurore Vincenti
c'est un euphémisme Jacques Toubon on vous avait surnommé Mister Holgoode à l'époque de votre loi sur l'emploi de la langue française en 94 vous ne vous dites pas que vous avez un petit peu perdu votre combat
Réponse directe
non non parce que je voudrais partager un certain optimisme que vient d'exprimer au Rhincenti notamment sur Cluster vous avez passé plusieurs petits extraits et je suis frappé de ce que à part ceux qui étaient dans la bouche d'Olivier Véran qui ministre de la Santé je le dis avec un certain sourire continue à employer encore hier ou avant-hier le mot de Cluster j'ai été frappé de voir que ce mot est en train de reculer par rapport au mot français et par exemple Sibeth Ndiaye vous avez vous avez donné un peu de voix de Sibeth c'était tout à fait au début elle a évolué depuis c'est ça et donc je dis que Cluster je partage tout à fait la vie de Rhincenti n'a pas gagné en plus c'est absurde par…
« non non parce que je voudrais partager un certain optimisme que vient d'exprimer au Rhincenti notamment sur Cluster vous avez passé plusieurs petits extraits et je suis frappé de ce que à part ceux qui étaient dans la bouche d'Olivier Véran qui ministre de la Santé je le dis avec un certain sourire continue à employer encore hier ou avant-hier le mot de Cluster j'ai été frappé de voir que ce mot est en train de reculer par rapport au mot français et par exemple Sibeth Ndiaye vous avez vous avez donné un peu de voix de Sibeth c'était tout à fait au début elle a évolué depuis c'est ça et donc je dis que Cluster je partage tout à fait la vie de Rhincenti n'a pas gagné en plus c'est absurde parce que c'est un mot du langage économique du langage bref scientifique je pense que ça gagnera regardez je prends un autre exemple le CAIR que vous avez cité tout à l'heure dans votre vidéo il n'y a pas beaucoup de gens aujourd'hui c'est devenu le CAIR un discours politique mais on l'emploie si j'ose dire pas du tout du fait du mot anglais c'est simplement devenu une espèce de doctrine politique notamment Cicel que défend Martine Aubry et puis vous avez un mot qui aujourd'hui est très largement supplanté fake news vous employez tous un Fox et bien un Fox a gagné contre fake news »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 36:41
Question 13Jacques Toubon et Aurore Vincenti
Voilà alors depuis un certain nombre de personnes ont repris à leur compte les propos de la chanteuse qui se dit en insécurité face à la police. Moi j'aimerais savoir ce que vous en dites Jacques Toubon de cette crispation des relations entre une partie des citoyens et les forces de l'ordre parce qu'elle n'est pas nouvelle et que vous avez déjà eu à prendre position sur ce sujet.
Réponse partielle
D'abord permettez-moi de vous dire qu'en matière de discrimination j'ai été dans cette période depuis trois mois très attentif à un certain nombre de questions qui sont moins polémiques mais qui sont des discriminations du quotidien. Vous avez entendu parler des positions que j'ai prises en disant que les commerçants ne pouvaient pas refuser le paiement en espèces ce qui est une discrimination à l'encontre des gens qui n'ont pas de comptes bancaires et il y en a beaucoup en France ou bien j'ai dit que les magasins et notamment les supermarchés ne peuvent pas interdire à des parents de venir avec leurs enfants et notamment à des mères ou des pères dans des familles monoparentales parce que ç…
« D'abord permettez-moi de vous dire qu'en matière de discrimination j'ai été dans cette période depuis trois mois très attentif à un certain nombre de questions qui sont moins polémiques mais qui sont des discriminations du quotidien. Vous avez entendu parler des positions que j'ai prises en disant que les commerçants ne pouvaient pas refuser le paiement en espèces ce qui est une discrimination à l'encontre des gens qui n'ont pas de comptes bancaires et il y en a beaucoup en France ou bien j'ai dit que les magasins et notamment les supermarchés ne peuvent pas interdire à des parents de venir avec leurs enfants et notamment à des mères ou des pères dans des familles monoparentales parce que ça constitue une discrimination et une violation des droits de l'enfant. Je dis ça parce que là on est engagé sur un sujet qui a fait l'objet comme vous l'avez montré par vos deux bobineaux d'une sorte de polémique mais il y a des sujets du quotidien sur lesquels j'ai été frappé de ce que la pandémie a mis en avant des évidences qui jusque-là avaient été rendues un peu invisibles. Alors sur les contrôles sur les contrôles c'est un sujet que mon prédécesseur Dominique Baudis puis moi depuis 2014 nous avons déjà étudié très attentivement. nous avons un système de contrôle d'identité en France qui est un système qui n'est pas suffisamment si j'ose dire ce jeu de mots qui n'est pas suffisamment contrôlé. D'abord il n'y a pas de traçage c'est-à-dire »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 15:12
Question 14Jacques Toubon et Aurore Vincenti
Alors on va parler des questions de discrimination, Jacques Toubon, mais sachant que vous étiez sur France Inter ce soir, on a reçu plusieurs messages sur franceinter.fr concernant les EHPAD, des auditeurs nous écrivent pour dénoncer les conditions qui entourent les visites auprès des personnes âgées. Les restrictions sont très mal vécues par les familles qui parlent d'une atteinte aux droits des personnes, de conditions inhumaines, voire de séquestration. On nous demande même si les EHPAD sont devenus des lieux de détention. J'aimerais savoir ce que dit le défenseur des droits à ce sujet ce soir. Est-ce que vous demandez qu'on desserre un petit peu l'étau ou pas ?
Réponse directe
Alors, premièrement, il y a déjà deux mois, j'avais eu l'occasion de prendre position et de dire que la restriction des visites au tout début de la pandémie et dans l'incertitude complète où nous étions, sauf sur un point, c'était que les personnes âgées étaient plus particulièrement, je dirais, sensibles à ce SARS-CoV-2. Nous avons dit que la mesure de restriction, d'interdiction des visites nous paraissait équilibrée entre, d'un côté, l'exigence de la santé, la sécurité sanitaire, et de l'autre côté, la liberté, la liberté de les devenir, la liberté des visites. Et puis, les choses depuis deux mois se sont passées. On a eu le sentiment que, dans les EHPAD, il y a eu, d'une part, un effort…
« Alors, premièrement, il y a déjà deux mois, j'avais eu l'occasion de prendre position et de dire que la restriction des visites au tout début de la pandémie et dans l'incertitude complète où nous étions, sauf sur un point, c'était que les personnes âgées étaient plus particulièrement, je dirais, sensibles à ce SARS-CoV-2. »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 9:45Voir 2 autres passages
« Nous avons dit que la mesure de restriction, d'interdiction des visites nous paraissait équilibrée entre, d'un côté, l'exigence de la santé, la sécurité sanitaire, et de l'autre côté, la liberté, la liberté de les devenir, la liberté des visites. Et puis, les choses depuis deux mois se sont passées. On a eu le sentiment que, dans les EHPAD, il y a eu, d'une part, un effort tout à fait considérable des soignants, des administratifs qui a été faits. Et ça, il faut quand même le souligner, parce que c'est la principale réponse à la pandémie. Je pense qu'effectivement, les personnels ne sont pas en cause, »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 10:17
« Mais, et que, et que, et que, d'autre part, on a commencé, avec le déconfinement depuis le 11 mai, à assouplir les mesures. Mais, effectivement, ce que vous dites, nous est revenu. Je suis incapable de vous dire, à l'heure où je parle, si j'ai été saisi, si j'ai des réclamations en bonne et du forme, ou des saisies en bonne et du forme, sur ce sujet. Mais, ce que je peux vous dire, c'est que, compte tenu de ce que vous me dites, et de ce qu'on nous rapporte, je vais immédiatement regarder cette situation. Je pense, d'ailleurs, que pourrait aussi la regarder la contrôleur générale des lieux de détention, car vous savez que, car vous savez que, les hôpitaux, les établissements d'hébergement, dans certaines conditions, peuvent être considérés comme des lieux où, justement, la liberté n'est pas respectée. Mais, en tout cas, pour ce qui me concerne, pour ce qui me concerne, je vais immédiatement regarder cette affaire. Vous voyez... »
Question 15Jacques Toubon et Aurore Vincenti
Est-ce que l'état de droit a été respecté malgré tout pendant cette crise sans précédent ?
Réponse directe
En fait, vous avez dans ce genre de circonstances, lorsque des droits fondamentaux comme celui à la sécurité, par exemple quand il y a une attaque terroriste, ou comme le droit à la santé, lorsqu'il y a la pandémie comme depuis quelques mois, devant les nécessités qui tiennent à ces droits fondamentaux, qui sont constitutionnels et qu'il faut réaliser, réaliser, on peut imaginer qu'il peut y avoir pendant une période déterminée quelques restrictions aux libertés et aux droits fondamentaux. C'est prévu aujourd'hui dans une loi de 1955 qui s'appelle l'état d'urgence. Ça aurait pu être inscrit dans la Constitution, mais comme vous le savez, cette révision constitutionnelle qui a été présentée…
« En fait, vous avez dans ce genre de circonstances, lorsque des droits fondamentaux comme celui à la sécurité, par exemple quand il y a une attaque terroriste, ou comme le droit à la santé, lorsqu'il y a la pandémie comme depuis quelques mois, devant les nécessités qui tiennent à ces droits fondamentaux, qui sont constitutionnels et qu'il faut réaliser, réaliser, on peut imaginer qu'il peut y avoir pendant une période déterminée quelques restrictions aux libertés et aux droits fondamentaux. »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 2:21Voir 2 autres passages
« C'est prévu aujourd'hui dans une loi de 1955 qui s'appelle l'état d'urgence. Ça aurait pu être inscrit dans la Constitution, mais comme vous le savez, cette révision constitutionnelle qui a été présentée en 2016 n'est pas allée jusqu'au bout. Mais on considère aujourd'hui qu'il y a la possibilité, et par exemple la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg le considère, il y a la possibilité de faire certaines restrictions aux libertés, quelquefois même certaines privations de liberté, pour peu qu'on les soumette au juge judiciaire, qui est le gardien des libertés, et les quatre conditions en réalité pour que ces restrictions de liberté ou de droits fondamentaux respectent l'état de droit, c'est qu'elles soient nécessaires du fait de la situation, qu'elles soient proportionnées, que ce ne soit pas n'importe quoi, qu'elles soient adaptées et qu'elles soient temporaires. Et ce point est naturellement tout à fait essentiel, parce que nous avons vécu une expérience de ce point de vue qui n'est pas très positive. dans une loi du 30 octobre 2017 a été introduite une partie de ce qui était dans l'état d'urgence antiterroriste et qui aujourd'hui encore est dans nos lois de droit commun. Il est clair que, et vous avez vu les discussions au Parlement, au Sénat comme à l'Assemblée, c'est un point qui a été toujours très fortement discuté, c'est pour ça d'ailleurs que, par exemple, le Parlement a décidé que le nouvel état d'urgence se terminerait le 10 juillet, il a donné une fin anticipée, et c'est pour dire simplement qu'il n'y a pas la possibilité de tout faire si on veut respecter les libertés démocratiques, encore une fois, les quatre éléments essentiels, et en particulier le caractère temporaire et exceptionnel des mesures restrictives de liberté. »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 3:04
Question 16Jacques Toubon et Aurore Vincenti
Vous êtes défenseur des droits pour quelques semaines encore. Autant dire que vous achevez votre mandat dans des conditions bien particulières avec un état d'urgence sanitaire qui a abouti à une restriction des libertés comme on n'en avait jamais vu dans notre pays, même en temps de guerre. Vous aviez d'ailleurs alerté au mois de mars sur le risque de possibles dérives. Alors, deux mois et demi plus tard, qu'en dites-vous Jacques Toubon ?
Réponse directe
En fait, vous avez dans ce genre de circonstances, lorsque des droits fondamentaux comme celui à la sécurité, par exemple quand il y a une attaque terroriste, ou comme le droit à la santé, lorsqu'il y a la pandémie comme depuis quelques mois, devant les nécessités qui tiennent à ces droits fondamentaux, qui sont constitutionnels et qu'il faut réaliser, réaliser, on peut imaginer qu'il peut y avoir pendant une période déterminée quelques restrictions aux libertés et aux droits fondamentaux. C'est prévu aujourd'hui dans une loi de 1955 qui s'appelle l'état d'urgence. Ça aurait pu être inscrit dans la Constitution, mais comme vous le savez, cette révision constitutionnelle qui a été présentée…
« En fait, vous avez dans ce genre de circonstances, lorsque des droits fondamentaux comme celui à la sécurité, par exemple quand il y a une attaque terroriste, ou comme le droit à la santé, lorsqu'il y a la pandémie comme depuis quelques mois, devant les nécessités qui tiennent à ces droits fondamentaux, qui sont constitutionnels et qu'il faut réaliser, réaliser, on peut imaginer qu'il peut y avoir pendant une période déterminée quelques restrictions aux libertés et aux droits fondamentaux. »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 2:21Voir 2 autres passages
« C'est prévu aujourd'hui dans une loi de 1955 qui s'appelle l'état d'urgence. Ça aurait pu être inscrit dans la Constitution, mais comme vous le savez, cette révision constitutionnelle qui a été présentée en 2016 n'est pas allée jusqu'au bout. Mais on considère aujourd'hui qu'il y a la possibilité, et par exemple la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg le considère, il y a la possibilité de faire certaines restrictions aux libertés, quelquefois même certaines privations de liberté, pour peu qu'on les soumette au juge judiciaire, qui est le gardien des libertés, et les quatre conditions en réalité pour que ces restrictions de liberté ou de droits fondamentaux respectent l'état de droit, c'est qu'elles soient nécessaires du fait de la situation, qu'elles soient proportionnées, que ce ne soit pas n'importe quoi, qu'elles soient adaptées et qu'elles soient temporaires. Et ce point est naturellement tout à fait essentiel, parce que nous avons vécu une expérience de ce point de vue qui n'est pas très positive. dans une loi du 30 octobre 2017 a été introduite une partie de ce qui était dans l'état d'urgence antiterroriste et qui aujourd'hui encore est dans nos lois de droit commun. Il est clair que, et vous avez vu les discussions au Parlement, au Sénat comme à l'Assemblée, c'est un point qui a été toujours très fortement discuté, c'est pour ça d'ailleurs que, par exemple, le Parlement a décidé que le nouvel état d'urgence se terminerait le 10 juillet, il a donné une fin anticipée, et c'est pour dire simplement qu'il n'y a pas la possibilité de tout faire si on veut respecter les libertés démocratiques, encore une fois, les quatre éléments essentiels, et en particulier le caractère temporaire et exceptionnel des mesures restrictives de liberté. »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 3:04
Question 17Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"
Une interruption avec le défenseur des droits, Jacques Toubon. On va essayer de le rappeler, essayer de voir dans quelle mesure il est possible de retrouver Jacques Toubon, qui, aujourd'hui, a à voir dans quelle mesure le confinement se déroule en accord avec la défense des droits, sur un certain nombre de dossiers, comme, par exemple, la manière dont la Haute Autorité de Santé autorise l'accès à l'IVG médicamenteuse. Jacques Toubon, est-ce que vous êtes à nouveau là ?
Réponse à côté
Oui, je suis à nouveau là. Vous savez très bien que c'est un des dossiers que j'ai beaucoup, beaucoup défendu depuis maintenant des années. Mais c'est cette question, tout ce qui concerne les nouvelles technologies et le fait qu'il faut faire très attention à ce qu'il n'y ait pas toute une partie de la société qui soit décrochée. Aujourd'hui, on considère, vous savez très bien, que 10, 12, 13 millions de personnes ont du mal avec les nouvelles technologies et avec Internet. Et on le voit bien aujourd'hui. On a été obligé de trouver des solutions spéciales. Il y a un système de médiation qui a été mis en place pour des personnes qui n'ont pas accès ou qui ont accès difficilement. Et on voit…
« Oui, je suis à nouveau là. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"Vérifier à 6:20Voir 2 autres passages
« Vous savez très bien que c'est un des dossiers que j'ai beaucoup, beaucoup défendu depuis maintenant des années. Mais c'est cette question, tout ce qui concerne les nouvelles technologies et le fait qu'il faut faire très attention à ce qu'il n'y ait pas toute une partie de la société qui soit décrochée. Aujourd'hui, on considère, vous savez très bien, que 10, 12, 13 millions de personnes ont du mal avec les nouvelles technologies et avec Internet. Et on le voit bien aujourd'hui. On a été obligé de trouver des solutions spéciales. Il y a un système de médiation qui a été mis en place pour des personnes qui n'ont pas accès ou qui ont accès difficilement. Et on voit là, comme nous l'avons dit depuis toujours, un élément d'inégalité, c'est la préoccupation. Une des préoccupations essentielles du défenseur aujourd'hui, c'est de voir que dans cette situation où, en gros, tout se déroule plus ou moins à distance, les inégalités sont croissantes. Je prends un exemple qui est évident. Les enfants qui avaient, à un prix très faible, et notamment pour les personnes les plus défavorisées, qui avaient des repas complets, qui avaient donc un régime alimentaire adapté à la situation d'enfants ou d'adolescents, aujourd'hui, ils se trouvent confinés. Ils se trouvent confinés dans des familles, souvent monoparentales, où il n'y a pas beaucoup de moyens et où, incontestablement, il va y avoir un recul. C'est pour ça que depuis des années, et en dehors de la situation d'aujourd'hui, nous nous battons pour un droit à la cantine, parce que nous pensons que ça fait partie fondamentalement des droits de l'enfant, et qu'on ne peut pas dire les uns peuvent y aller et les autres ne peuvent pas y aller. Et aujourd'hui, on est en plein dedans. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"Vérifier à 6:30
Question 18Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"
L'état d'urgence sanitaire appelle à une vigilance toute particulière pour que les droits fondamentaux ne soient pas mis en cause. Quels sont les enjeux pour les libertés publiques ?
Réponse partielle
D'abord, le défenseur des droits, il doit dire et il le fait que nous devons impliquer le plus strictement possible toutes les règles qui peuvent permettre de sortir de cette épidémie et de cette crise et surtout d'éviter le plus grand nombre de malades et de morts. Mais pendant cette mesure, nous soutenons naturellement toutes les mesures que les définir pour éviter de mettre en cause. Mais par ailleurs, le défenseur des droits, dans une période comme celle-ci, il est à la fois à sa tâche habituelle, c'est-à-dire qu'il s'efforce de défendre les droits dans les problèmes les plus quotidiens. Je prends un exemple. Il y a quelques jours, nous puissions continuer qu'il n'y ait pas obligatoirem…
« D'abord, le défenseur des droits, il doit dire et il le fait que nous devons impliquer le plus strictement possible toutes les règles qui peuvent permettre de sortir de cette épidémie et de cette crise et surtout d'éviter le plus grand nombre de malades et de morts. Mais pendant cette mesure, nous soutenons naturellement toutes les mesures que les définir pour éviter de mettre en cause. Mais par ailleurs, le défenseur des droits, dans une période comme celle-ci, il est à la fois à sa tâche habituelle, c'est-à-dire qu'il s'efforce de défendre les droits dans les problèmes les plus quotidiens. Je prends un exemple. Il y a quelques jours, nous puissions continuer qu'il n'y ait pas obligatoirement le paiement par carte parce que sinon, et nous avons travaillé là-dessus, c'est une mesure de base, si j'ose dire. Et puis, par ailleurs, nous sommes au-delà de cette tâche habituelle dans les questions quotidiennes, nous sommes, bien entendu, la vigie des droits, ce qui veut dire que la force fonctionne de manière la plus proche possible des principes normaux. J'ai parlé, par exemple, de la fameuse question du traçage et de tout ce qu'ont la géolocalisation, et puis, bien entendu, la question de rôle d'identité. Et là, je suis dans le rôle de défenseur des droits fondamentaux. Voilà, c'est une période qui est difficile, naturellement, parce que le personnel du défenseur des droits sont comme tout le monde, c'est-à-dire qu'ils travaillent à la maison, ils sont absents, nous sommes organisés, moi-même aussi, pour le faire. Mais nous essayons d'être présents en un moment où il est clair que les droits sont plus fondamentaux que jamais, parce que c'est à travers ces droits, et notamment, naturellement, le premier, le droit à la santé, le droit à la vie, pour lesquels tous les médecins, les infirmières, etc., se battent. Nous devons être là, et je pense que nous essayons de le faire aujourd'hui, et notamment, les liens qui peuvent exister. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"Vérifier à 0:55
Question 19Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"
Est-ce que le fait, pour des raisons liées évidemment à l'épidémie, de priver les Français de la liberté d'aller et venir est quelque chose qui concerne le défenseur des droits ?
Réponse partielle
D'abord, le défenseur des droits, il doit dire et il le fait que nous devons impliquer le plus strictement possible toutes les règles qui peuvent permettre de sortir de cette épidémie et de cette crise et surtout d'éviter le plus grand nombre de malades et de morts. Mais pendant cette mesure, nous soutenons naturellement toutes les mesures que les définir pour éviter de mettre en cause. Mais par ailleurs, le défenseur des droits, dans une période comme celle-ci, il est à la fois à sa tâche habituelle, c'est-à-dire qu'il s'efforce de défendre les droits dans les problèmes les plus quotidiens. Je prends un exemple. Il y a quelques jours, nous puissions continuer qu'il n'y ait pas obligatoirem…
« D'abord, le défenseur des droits, il doit dire et il le fait que nous devons impliquer le plus strictement possible toutes les règles qui peuvent permettre de sortir de cette épidémie et de cette crise et surtout d'éviter le plus grand nombre de malades et de morts. Mais pendant cette mesure, nous soutenons naturellement toutes les mesures que les définir pour éviter de mettre en cause. Mais par ailleurs, le défenseur des droits, dans une période comme celle-ci, il est à la fois à sa tâche habituelle, c'est-à-dire qu'il s'efforce de défendre les droits dans les problèmes les plus quotidiens. Je prends un exemple. Il y a quelques jours, nous puissions continuer qu'il n'y ait pas obligatoirement le paiement par carte parce que sinon, et nous avons travaillé là-dessus, c'est une mesure de base, si j'ose dire. Et puis, par ailleurs, nous sommes au-delà de cette tâche habituelle dans les questions quotidiennes, nous sommes, bien entendu, la vigie des droits, ce qui veut dire que la force fonctionne de manière la plus proche possible des principes normaux. J'ai parlé, par exemple, de la fameuse question du traçage et de tout ce qu'ont la géolocalisation, et puis, bien entendu, la question de rôle d'identité. Et là, je suis dans le rôle de défenseur des droits fondamentaux. Voilà, c'est une période qui est difficile, naturellement, parce que le personnel du défenseur des droits sont comme tout le monde, c'est-à-dire qu'ils travaillent à la maison, ils sont absents, nous sommes organisés, moi-même aussi, pour le faire. Mais nous essayons d'être présents en un moment où il est clair que les droits sont plus fondamentaux que jamais, parce que c'est à travers ces droits, et notamment, naturellement, le premier, le droit à la santé, le droit à la vie, pour lesquels tous les médecins, les infirmières, etc., se battent. Nous devons être là, et je pense que nous essayons de le faire aujourd'hui, et notamment, les liens qui peuvent exister. »
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Question 20Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"
Et alors, précisément, pour ces familles qui, d'ordinaire, ont leurs enfants, qui déjeunent à la cantine, qu'est-ce que vous préconisez pour que le confinement ne soit pas trop dur en matière de moyens ?
Réponse à côté
Nous préconisons des mesures qui leur permettent convenablement. Mais là, on rejoint une affaire que j'ai eu l'occasion de traiter la semaine dernière. C'est la grande distribution qui voulait laisser les enfants à la porte, appliquant strictement les règles de barrière, les services... C'est-à-dire qu'on n'avait pas le droit de faire ses courses avec des enfants. Ah, la maman peut rentrer pour aller dans les rayons faire les courses, mais il faut laisser le gamin de 4 ou 6 ans dehors, avec les caddies, devant le magasin. C'est absolument impensable. Et finalement, la situation a été redressée à la fin de la semaine, mais il a fallu que nous en occupions. Vous voyez comment cette affaire mo…
« Nous préconisons des mesures qui leur permettent convenablement. Mais là, on rejoint une affaire que j'ai eu l'occasion de traiter la semaine dernière. C'est la grande distribution qui voulait laisser les enfants à la porte, appliquant strictement les règles de barrière, les services... C'est-à-dire qu'on n'avait pas le droit de faire ses courses avec des enfants. Ah, la maman peut rentrer pour aller dans les rayons faire les courses, mais il faut laisser le gamin de 4 ou 6 ans dehors, avec les caddies, devant le magasin. C'est absolument impensable. Et finalement, la situation a été redressée à la fin de la semaine, mais il a fallu que nous en occupions. Vous voyez comment cette affaire montre comment une autorité, comme le défenseur des droits, une autorité constitutionnelle, à la fois traite les questions de la vie quotidienne les plus élémentaires et en même temps se bat sur le plan des principes, sur la détention provisoire. Il est clair que nous considérons, nous, pour notre part, que la mesure qui est incluse dans la loi et puis dans la circulaire qui a été faite par le garde des Sceaux va trop loin. Nous pensons qu'il devrait y avoir une possibilité de sortir de cette prolongation automatique dans certaines conditions de la détention provisoire. Et de la même façon, d'ailleurs, sur le plan des grands principes, nous voudrions que des questions prioritaires de constitutionnalité puissent continuer à être examinées par le Conseil constitutionnel. Et peut-être d'ailleurs celle-là, sur la prolongation automatique de la détention provisoire, peut-être pourrait-elle être à l'occasion d'un litige soumis au Conseil constitutionnel. Il a dit dans sa décision la semaine dernière qu'il admettait la prolongation des délais jusqu'au 30 juin, mais qu'en même temps, il était prêt à examiner les questions prioritaires de constitutionnalité en lien avec l'état d'urgence. Ce serait l'occasion de le démontrer. »
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« Une des premières prises de position dès le lendemain du confinement, je l'ai prise en commun avec la contrôleur générale des lieux de détention, Adeline Azan, et avec le président de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, Jean-Marie Burguburu, nous avons tous les trois signé un texte où nous avons dit attention aux droits fondamentaux des détenus. »
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Question 21Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"
dans le même registre Jacques Toubon il y a aujourd'hui une organisation des obsèques qui est rendue bien entendu difficile par la pandémie dès lors un certain nombre de familles n'ont pas la possibilité de vivre à la fois les derniers moments et de rendre un dernier hommage à leur mort ce qui est quelque chose d'évidemment extrêmement triste sur le plan juridique n'y a-t-il pas quelque chose à faire ?
Réponse partielle
Le droit à la sépulture est un droit tout à fait fondamental qui a d'ailleurs été reconnu notamment par nos cours suprêmes par la cour de cassation et nous nous avons des cas où nous le faisons respecter par exemple nous avons eu il y a quelques années une question qui a été posée par le fait que la crémation présentait des difficultés et même des risques lorsqu'une personne qui était décédée portait un pacemaker et il y avait certains de ces appareils qui en fait explosaient lorsque les corps étaient mis dans les fours d'incinération et des moyens nous avons été saisis de certains de ces cas et nous avons contribué à régler les questions de telle sorte que ça ne se produise plus et que ces…
« Le droit à la sépulture est un droit tout à fait fondamental qui a d'ailleurs été reconnu notamment par nos cours suprêmes par la cour de cassation et nous nous avons des cas où nous le faisons respecter par exemple nous avons eu il y a quelques années une question qui a été posée par le fait que la crémation présentait des difficultés et même des risques lorsqu'une personne qui était décédée portait un pacemaker et il y avait certains de ces appareils qui en fait explosaient lorsque les corps étaient mis dans les fours d'incinération et des moyens nous avons été saisis de certains de ces cas et nous avons contribué à régler les questions de telle sorte que ça ne se produise plus et que ces personnes aient justement droit à la sépulture ce qui n'est pas le bon mot en l'occurrence qu'elles voulaient c'est-à-dire être incinérées bien qu'elles aient été affublées d'un pacemaker donc sur ces questions nous sommes extrêmement attentifs droit à la sépulture mais en même temps il est clair que la santé publique les exigences de la sécurité sanitaire de la lutte contre la contagion font que la réduction c'est exactement comme tous les autres rassemblements c'est naturellement un rassemblement dramatique c'est un rassemblement de tristesse mais c'est comme tous les autres rassemblements j'avais hier au téléphone une personne qui m'approche et bien ils doivent dans la semaine aller à son enterrement et bien la règle qui a été fixée c'est que dans chaque coupe d'amis seulement une personne donc cette personne à qui je parlais et bien il va falloir qu'ils choisissent est-ce que c'est le mari ou est-ce que c'est la femme qui va aller physiquement parmi les 20 personnes qui sont autorisées à l'inhumation je pense que ce sont des mesures encore une fois à partir du moment où elles sont exceptionnelles et temporaires qui ne mettent pas en cause nos droits fondamentaux c'est ça qui est tout à fait essentiel dans cette affaire c'est que l'horizon des libertés et des droits fondamentaux soit toujours là que ce soit notre horizon et que notre horizon ce ne soit pas des systèmes comme dans certains pays on est en train de les mettre en classe des systèmes de type autoritaire et où les libertés et les droits sont carrément restreints de manière permanente »
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Question 22Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"
Monsieur Toulon, justement, lorsque vous parlez, par exemple, du pouvoir des maires, est-ce qu'il est, par exemple, possible pour un maire de démonter des bancs, de considérer qu'on ne peut pas s'asseoir plus de deux minutes ?
Réponse à côté
Ces mesures, je pense qu'il y a une proportion à garder, vous savez, dans la loi 55, celle qui a été prise après les attentats terroristes en 2015, et puis la loi d'état d'urgence sanitaire du 23 mars, il est bien dit qu'on reste conforme à l'état de droit au plan national comme au plan local à partir du moment où les mesures restrictives de liberté que l'on prend sont nécessaires, proportionnelles, exceptionnelles et temporaires. c'est-à-dire exceptionnelles notamment, qu'elles constituent des exceptions à une règle qui n'est pas changée. Je reviens tout à l'heure, je reviens à ce que je disais tout à l'heure sur la prolongation de la détention provisoire. Il est clair que notre situation…
« Ces mesures, je pense qu'il y a une proportion à garder, vous savez, dans la loi 55, celle qui a été prise après les attentats terroristes en 2015, et puis la loi d'état d'urgence sanitaire du 23 mars, il est bien dit qu'on reste conforme à l'état de droit au plan national comme au plan local à partir du moment où les mesures restrictives de liberté que l'on prend sont nécessaires, proportionnelles, exceptionnelles et temporaires. c'est-à-dire exceptionnelles notamment, qu'elles constituent des exceptions à une règle qui n'est pas changée. Je reviens tout à l'heure, je reviens à ce que je disais tout à l'heure sur la prolongation de la détention provisoire. Il est clair que notre situation en France ne doit pas être que nous allons changer notre code de procédure pénale pour rendre la détention provisoire, les délais de détention provisoire automatiques, obligatoires, prolongés, etc. Il y aura un moment où on va revenir au code de procédure pénale qui existait avant la loi du 23 mars et avant les ordonnances qui ont été prises et la circulaire qui a été prise par Mme Belloubet. Il y a un point, si je peux me permettre de l'introduire, parce que le mot n'a pas encore été prononcé dans notre conversation, qui me paraît essentiel dans cette affaire, c'est le mot égalité. Ou plutôt, ou plutôt, si l'on regarde la situation, le mot inégalité. »
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« Nous avons, nous, le défenseur des droits, et en tout cas moi depuis six ans, mis en lumière combien dans l'accès aux droits il y avait d'inégalités. Il y avait des personnes vulnérables. Il y avait des personnes qui, pour accéder à leurs droits, devaient nécessairement être accompagnées. Sinon, elles étaient discriminées. Nous avons montré comment, par exemple, le numérique comportait des risques de discrimination, bien entendu. Et nous travaillons là-dessus. D'ailleurs, nous allons faire, si nous pouvons, peut-être, à la fin du mois de mai, un séminaire sur les biais discriminatoires dans les algorithmes. si nous pouvons naturellement nous retrouver pour en discuter. Eh bien, là, on voit aujourd'hui combien le Covid-19, la maladie, est en train de mettre comme un coup de projecteur, d'une certaine façon peut-être parce que c'est très douloureux, un coup de scalpel dans une situation où les inégalités dans notre pays sont une réalité. Pas les inégalités virtuelles, pas les inégalités de la polémique politique, les vraies inégalités. Et j'en parlais tout à l'heure à propos de la cantine scolaire. Il y a des enfants dont le régime alimentaire repose d'abord sur la cantine scolaire. Et c'est pour ça que nous disons la cantine doit être généralisée. C'est une des conditions du droit à l'éducation de tous les enfants sans aucune discrimination. De la même manière que nous devons absolument faire que les personnes les plus vulnérables qui ne peuvent accéder à leurs droits qu'en étant accompagnées, elles continuent à être accompagnées pendant cette période. Elles en ont encore plus besoin. Sinon, elles sont victimes des inégalités. Et les inégalités, bien entendu, tout le monde l'a dit, mais il faut le souligner, devant la santé, devant l'accès aux soins, est une inégalité absolument terrifiante. Nous, nous l'avons démontré à travers des tests, comment il y a des mesures discriminatoires, par exemple, qui sont prises à l'égard des personnes qui sont titulaires de la couverture maladie universelle, de l'aide médicale d'État par rapport aux personnes qui ont un régime d'assurance maladie de droit commun. Mais aujourd'hui, on voit bien comment les inégalités territoriales, par exemple, sont très fortes. C'est pour ça, je prendrais un autre exemple, celui des enfants qui sont à l'aide sociale à l'enfance. C'est pour ça que nous, nous appelons à ce que le gouvernement, l'État exerce davantage son rôle de pilotage national par rapport au département en ce qui concerne la prise en charge des enfants, de la protection de l'enfance, qui est de plus en plus difficile, vous le savez, qu'ils soient dans des foyers ou qu'ils soient placés dans des familles. »
Question 23Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"
Pour en parler, nous sommes en compagnie de Jacques Toubon. Bonjour. Bonjour. Vous êtes défenseur des droits depuis six ans et vous veillez au respect de ces droits et libertés. L'actualité aujourd'hui, c'est une allocution très attendue du président de la République, Emmanuel Macron. Ce soir, explique le journal Le Monde, le président s'adressera une nouvelle fois aux Français et pourrait annoncer une prolongation du confinement d'un mois minimum, écrit Le Monde, selon un conseiller de l'exécutif. Qu'est-ce que le défenseur des droits a à dire sur la durée du confinement ?
Réponse à côté
D'abord, le défenseur des droits, il doit dire et il le fait que nous devons impliquer le plus strictement possible toutes les règles qui peuvent permettre de sortir de cette épidémie et de cette crise et surtout d'éviter le plus grand nombre de malades et de morts. Mais pendant cette mesure, nous soutenons naturellement toutes les mesures que les définir pour éviter de mettre en cause. Mais par ailleurs, le défenseur des droits, dans une période comme celle-ci, il est à la fois à sa tâche habituelle, c'est-à-dire qu'il s'efforce de défendre les droits dans les problèmes les plus quotidiens. Je prends un exemple. Il y a quelques jours, nous puissions continuer qu'il n'y ait pas obligatoirem…
« D'abord, le défenseur des droits, il doit dire et il le fait que nous devons impliquer le plus strictement possible toutes les règles qui peuvent permettre de sortir de cette épidémie et de cette crise et surtout d'éviter le plus grand nombre de malades et de morts. Mais pendant cette mesure, nous soutenons naturellement toutes les mesures que les définir pour éviter de mettre en cause. Mais par ailleurs, le défenseur des droits, dans une période comme celle-ci, il est à la fois à sa tâche habituelle, c'est-à-dire qu'il s'efforce de défendre les droits dans les problèmes les plus quotidiens. Je prends un exemple. Il y a quelques jours, nous puissions continuer qu'il n'y ait pas obligatoirement le paiement par carte parce que sinon, et nous avons travaillé là-dessus, c'est une mesure de base, si j'ose dire. Et puis, par ailleurs, nous sommes au-delà de cette tâche habituelle dans les questions quotidiennes, nous sommes, bien entendu, la vigie des droits, ce qui veut dire que la force fonctionne de manière la plus proche possible des principes normaux. J'ai parlé, par exemple, de la fameuse question du traçage et de tout ce qu'ont la géolocalisation, et puis, bien entendu, la question de rôle d'identité. Et là, je suis dans le rôle de défenseur des droits fondamentaux. Voilà, c'est une période qui est difficile, naturellement, parce que le personnel du défenseur des droits sont comme tout le monde, c'est-à-dire qu'ils travaillent à la maison, ils sont absents, nous sommes organisés, moi-même aussi, pour le faire. Mais nous essayons d'être présents en un moment où il est clair que les droits sont plus fondamentaux que jamais, parce que c'est à travers ces droits, et notamment, naturellement, le premier, le droit à la santé, le droit à la vie, pour lesquels tous les médecins, les infirmières, etc., se battent. Nous devons être là, et je pense que nous essayons de le faire aujourd'hui, et notamment, les liens qui peuvent exister. »
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Question 24Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"
Et donc, aujourd'hui, est-ce que vous êtes inquiet, par exemple, pour ce qui se déroule dans les prisons, puisque c'est l'un des enjeux de votre travail, Jacques Toubon, en tant que défenseur des droits ?
Réponse partielle
Une des premières prises de position dès le lendemain du confinement, je l'ai prise en commun avec la contrôleur générale des lieux de détention, Adeline Azan, et avec le président de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, Jean-Marie Burguburu, nous avons tous les trois signé un texte où nous avons dit attention aux droits fondamentaux des détenus.
« Une des premières prises de position dès le lendemain du confinement, je l'ai prise en commun avec la contrôleur générale des lieux de détention, Adeline Azan, et avec le président de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, Jean-Marie Burguburu, nous avons tous les trois signé un texte où nous avons dit attention aux droits fondamentaux des détenus. »
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Question 25Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"
Suite des matins à 8h23, l'état d'urgence sanitaire appelle à une vigilance toute particulière pour que les droits fondamentaux ne soient pas mis en cause. Pour en parler, nous sommes en compagnie de Jacques Toubon, défenseur des droits depuis six ans. Vous veillez, Jacques Toubon, au respect de ses droits et libertés. On l'a entendu durant le journal, il y a différents scénarios de déconfinement, et ces scénarios, ils sont élaborés par des scientifiques et par des médecins. Est-ce que ça ne vous fait pas peur que les médecins, les scientifiques, aussi compétents soient-ils, soient seuls juges aujourd'hui de la manière dont doit se dérouler notre démocratie pour la période du déconfinement ?
Réponse directe
Très bonne question. D'une part, ça ne me fait pas peur, parce que j'ai une grande confiance, naturellement, dans tous ces professionnels, ces savants, et puis ces femmes et ces hommes, qui sont complètement investis dans cette lutte contre la pandémie. C'est évident que, d'abord, la première chose à faire, et que toutes les institutions, y compris la mienne, nous devons leur apporter notre soutien. Mais la question, effectivement, qui est posée, et je l'ai dit, il y a déjà 15 jours, lorsque, sur certaines questions, comme par exemple le traçage électronique, numérique, j'ai dit, il faut un débat public. C'est que je pense qu'il faut que, dans la détermination des décisions, aujourd'hui, et…
« Très bonne question. D'une part, ça ne me fait pas peur, parce que j'ai une grande confiance, naturellement, dans tous ces professionnels, ces savants, et puis ces femmes et ces hommes, qui sont complètement investis dans cette lutte contre la pandémie. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"Vérifier à 12:54Voir 2 autres passages
« C'est évident que, d'abord, la première chose à faire, et que toutes les institutions, y compris la mienne, nous devons leur apporter notre soutien. Mais la question, effectivement, qui est posée, et je l'ai dit, il y a déjà 15 jours, lorsque, sur certaines questions, comme par exemple le traçage électronique, numérique, j'ai dit, il faut un débat public. C'est que je pense qu'il faut que, dans la détermination des décisions, aujourd'hui, et puis après, pour le déconfinement, et tout ce qui va se passer dans les mois prochains, il est extrêmement important que les points de vue les plus divers soient recueillis. Aujourd'hui, principalement, il y a aussi, dans le conseil qui s'appelle CAR, il y a un propologue, des sociologues, etc. Mais, en fait, il y a peu de diversité. Or, je pense que la diversité, du point de vue, est extrêmement forte. Parce que, nous sommes une démocratie. Et une des caractéristiques essentielles de la démocratie, le XVIIe et le XVIIIe siècle, c'est le partage des connaissances. Il faut que nous prenions nos décisions, non pas à partir de ce fameux binôme expert politique. Le politique, écoute ce que disent les experts, il prend sa position en conformité avec les experts ou contre les experts, mais il faut qu'il y ait un système de prise de décision dans lequel l'opinion publique elle-même, sur la base d'un partage de connaissances, et non pas, naturellement, sur la base de fausses nouvelles, puisse intervenir. Et c'est là où, je pense que, par exemple, sur des questions comme le traçage dont je parlais tout à l'heure, il me paraît indispensable, par exemple, que le Parlement puisse être saisi. Que l'on fasse une loi, parce qu'on ira au-delà de la directive, notamment sur la vie privée, ou qu'on n'en ait pas besoin parce que nous n'irons pas au-delà et nous prendrons des mesures purement volontaires de traçage avec une application volontaire, il faut qu'il y ait un débat. Et c'est ce que j'ai demandé, et pour ma part, le Défenseur des droits, je pense que, par exemple, donc c'est la première attribution, qui doivent être partie prenante à un véritable débat qui repose sur le partage des connaissances. Nous devons prendre des décisions, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 12:02
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« je pense que on peut le dire exactement comme ça. Elle a même dérivé, encore une fois, de ces concepts qui sont ceux dont nous avons hérité depuis 200, 250 ans, d'une démocratie fondée sur l'état de droit et cet état de droit décrivant des valeurs universelles intangibles vers une conception où chacun, chacune, se situe dans une communauté, dans une identité, avec des intérêts et prétend, ou bien dans une nation qui est exacerbée sous forme de nationalisme et à partir de là où il est parfaitement légitime de considérer que eh bien eux n'ont pas le droit de faire telle et telle chose et nous, nous en avons le droit. le mantra, si j'ose dire, du musée national d'histoire d'immigration lorsque je l'ai mis sur pied en 2003-2005, c'était que nous racontions une histoire dans laquelle eux et nous avaient disparu. Aujourd'hui, aujourd'hui en France, mais partout ailleurs, pas seulement en France, mais aujourd'hui depuis 20 ans, encore une fois depuis le 11 septembre, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 18:13
« eux et nous est revenu, c'est-à-dire par définition le ferment d'une différence, d'une identité qui est évidemment ensuite grosse d'inégalité, d'inéquité, éventuellement de suprématie ou de déchéance. C'est ça la vraie question. Et je pense que vous ne pouvez pas construire la même maison sur des fondations complètement différentes. et vous pouvez appeler à tous les systèmes de démocratie ou autres que vous voulez, si les fondations de l'état de droit ont ce qui est le cas aujourd'hui dans beaucoup de pays dans le monde faibli, vous ne pouvez pas construire dessus des édifices démocratiques qui soient dignes de ce nom. C'est ce qu'on appelle d'ailleurs les démocraties illibérales et qui sont caractérisées d'ailleurs par quelque chose qu'il y a plus de 150 ans Tocqueville avait déjà dénoncé et qui s'appelait la tyrannie de la majorité. Donc, on est dans une tension aujourd'hui et personnellement à laquelle je suis depuis des années et des années extrêmement sensible et que j'ai pu d'une certaine façon traiter en essayant d'accorder des droits à des personnes auxquelles ils étaient niés. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 19:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités4 févr. 2016 au 1 janv. 2022 · 21 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais je pense que... Je m'en suis déjà expliqué. Quand vous êtes, comme j'ai été le cas, comme j'ai été, c'était mon cas, de 1984 à 1988, secrétaire général du RPR, que, de 1986 à 1988, vous êtes dans une situation de cohabitation pour la première fois. Et on inaugure la cohabitation. Et qu'à ce moment-là, vous avez un président de la République, François Mitterrand, qui, avec beaucoup d'intelligence, fait tout pour nuire au gouvernement, et un secrétaire général du RPR qui essaye de tout faire pour soutenir ce gouvernement. Bon, ça amène naturellement à avoir des points de vue du secrétaire général du RPR à l'égard du président de la République, qui ne sont pas toujours d'une modération et d'une nuance totale. Mais c'est la fonction. Et c'est pour ça que j'ai souvent expliqué, lorsque j'ai été nommé défenseur des droits, que ma conception du défenseur des droits était une conception de totale liberté et de totale indépendance, ce que j'ai pratiqué pendant six ans, alors que j'ai été, pendant les 40 années précédentes de ma vie publique publique ou politique, dans des situations de solidarité gouvernementale, de groupes parlementaires, de militantisme partisan, qui étaient par définition des situations où vous n'aviez pas cette liberté, cette indépendance. Et je crois que, comme j'ai toujours été un juriste et que j'ai toujours cru dans la force du droit pendant ces six années de défenseur des droits, j'ai pu, de manière tout à fait libre, ou tout à fait indépendante, dire ce que j'avais à dire. Vous avez évoqué un certain nombre des positions que j'ai prises. Je voudrais juste dire quelque chose qui est passé un peu inaperçu parce que c'était une disposition d'une proposition de loi qui a assez vite disparu. Mais quand même, elle a existé. C'était à la fin de 2019, il a été question dans un texte, dans un projet de texte, de remplacer la liberté de manifester, qui nous avons conquise à la fin du XIXe siècle, qui fait partie des grandes libertés républicaines, par l'autorisation de manifester. Parce que ce texte disait si vous voulez faire une manifestation, vous allez d'abord la déclarer, etc. Si vous n'avez pas l'autorisation, etc., vous ne le ferez pas. c'était quand même du point de vue de la République, une révolution. Et avec d'autres, je m'y suis opposé et ça a disparu. Mais tout ceci pour dire que je crois que ce qui, pour moi, me paraît tout à fait important dans tout ça, c'est de ne jamais lâcher ses fondamentaux. Et Frédéric, je vous le dis, je pense qu'au cours des 55 ans de ma vie publique, de service public, puisque j'ai toujours été jusqu'à aujourd'hui dans le service public, je ne crois pas avoir jamais dérogé à mes fondamentaux. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 12:02Voir 2 autres passages
« Vous savez, aujourd'hui, d'abord, vous savez très bien que sur l'échiquier politique, gauche et droite ne veulent plus rien dire. On y reviendra tout à l'heure. D'abord, parce que, si j'ose dire, gauche et droite ont disparu au profit de mouvements que personnellement je réprouve d'ailleurs qui sont des mouvements identitaires. Et les mouvements identitaires à droite, les mouvements identitaires à gauche, c'est-à-dire, par définition, la négation même de ce que sont les valeurs que nous avons en quelque sorte conquises au XVIIIe siècle. Bon, on va commencer à évoquer au XVIIe et qui ont fait ce que nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire des valeurs universelles, des valeurs de l'humanité, d'égalité et de dignité qui... Alors qu'aujourd'hui, alors qu'aujourd'hui, c'est très clair, vous êtes dans la situation où c'est ce que vous êtes qui fait ce à quoi vous avez droit. c'est une situation qui est tout à fait... Et ça a commencé... En fait, le tournant, c'est le 11 septembre, c'est clair, et ensuite, tout le monde s'est aligné sur les Etats-Unis, c'est-à-dire sur le Patriot Act, et dans tous les pays, on a eu des lois sécuritaires, etc. En France, on a eu un moment de ce point de vue absolument, je dirais, déterminant, non pas dans les décisions, heureusement, heureusement, mais dans la dérive des conceptions, c'est l'affaire de la déchéance de nationalité. L'affaire de la déchéance de nationalité qui est commencée en 2010, Sarkozy d'abord, puis reprise par le président Hollande, donc c'est vraiment plus droite et gauche, c'est pour ça que je vous dis droite et gauche, ça n'existe plus. La déchéance de nationalité, c'est quand même ce qui signifie, moi, je suis un français, un gouvernement français, un parlementaire français, un citoyen français, etc. Et je vous dis, vous, à qui j'ai accordé la nationalité dans les conditions parfaitement constitutionnelles et légales, il y a telle et telle année, je vais vous l'enlever parce que nécessairement, entre vous et moi, il n'y a pas une égalité. Vous, vous êtes quelqu'un qui a eu la nationalité française parce que j'ai bien voulu vous la donner. Et aujourd'hui, je vais vous l'enlever parce que ça ne me plaît pas, parce que vous êtes délinquant, parce que ceci ou cela. Mais c'est là où on se trouve dans cette conception de l'humanité qui est fondée sur des identités, et par définition, des identités inégales, des identités supérieures. C'est tout la base de ces mouvements qu'on appelle suprématistes, identitaristes. Et donc, ce à quoi, moi, j'ai tenu, et encore une fois, pendant ces 55 ans, c'est que ça, ça n'existe pas. et je pense que dans tous les actes de gestion que j'ai eu l'occasion de faire dans les tirs en poste que j'ai occupés, j'ai essayé de le montrer. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« c'est à partir du moment où tout le système est fait pour que vous ayez pendant un certain nombre d'années des carrières indistinctes et que c'est au bout d'un certain nombre d'années, je ne rentre pas dans les détails, au bout d'un certain nombre d'années que vous allez pouvoir prendre les filières qu'aujourd'hui vous prenez à la sortie de l'ENA directement, puisqu'on ne veut plus qu'il y ait à la sortie de l'ENA des gens qui, par exemple, aillent au conseil d'état ou à l'inspection des finances et d'autres au ministère de la culture ou au ministère des affaires sociales. Voilà. Et donc, c'est au bout d'un certain nombre d'années. Mais le problème, c'est que le choix de ceux, les choix qui seront faits à ce moment-là, les décisions d'affectation qui seront prises, dans ce que j'ai vu des textes, répondent à des mécanismes qui me paraissent susceptibles éventuellement d'un risque d'arbitraire. C'est-à-dire que les décisions soient prises par des personnes, des commissions, des responsables administratifs qui soient intéressés à la décision. Et donc, ma position là-dessus, elle est la réforme au sens d'un brassage social, oui, la réforme dans la gestion des différents corps ou des différents fonctionnaires ou fonctionnaires dans un deuxième temps, je crois qu'il faudrait davantage de garantie. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 32:58Voir 2 autres passages
« c'est tardivement que se mettent en place, se met en place la, je dirais, la distribution, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 37:45
« En fait, vous avez dans ce genre de circonstances, lorsque des droits fondamentaux comme celui à la sécurité, par exemple quand il y a une attaque terroriste, ou comme le droit à la santé, lorsqu'il y a la pandémie comme depuis quelques mois, devant les nécessités qui tiennent à ces droits fondamentaux, qui sont constitutionnels et qu'il faut réaliser, réaliser, on peut imaginer qu'il peut y avoir pendant une période déterminée quelques restrictions aux libertés et aux droits fondamentaux. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je dis très clairement que dans la situation où nous sommes aujourd'hui, je n'ai absolument pas voulu me sentir comme irresponsable. Je n'étais plus l'adhérent du parti politique depuis des années et des années et j'ai, comme beaucoup de gens, je pense, payé 30 euros pour être de nouveau adhérent du parti qui s'appelle Les Républicains et pour pouvoir aux deux tours voter dans cette primaire. Et je l'ai fait parce que, vous savez, Saint-Exupéry le dit, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 34:55Voir 2 autres passages
« Je dis très clairement que dans la situation où nous sommes aujourd'hui, je n'ai absolument pas voulu me sentir comme irresponsable. Je n'étais plus l'adhérent du parti politique depuis des années et des années et j'ai, comme beaucoup de gens, je pense, payé 30 euros pour être de nouveau adhérent du parti qui s'appelle Les Républicains et pour pouvoir aux deux tours voter dans cette primaire. Et je l'ai fait parce que, vous savez, Saint-Exupéry le dit, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 34:55
« je pense que on peut le dire exactement comme ça. Elle a même dérivé, encore une fois, de ces concepts qui sont ceux dont nous avons hérité depuis 200, 250 ans, d'une démocratie fondée sur l'état de droit et cet état de droit décrivant des valeurs universelles intangibles vers une conception où chacun, chacune, se situe dans une communauté, dans une identité, avec des intérêts et prétend, ou bien dans une nation qui est exacerbée sous forme de nationalisme et à partir de là où il est parfaitement légitime de considérer que eh bien eux n'ont pas le droit de faire telle et telle chose et nous, nous en avons le droit. le mantra, si j'ose dire, du musée national d'histoire d'immigration lorsque je l'ai mis sur pied en 2003-2005, c'était que nous racontions une histoire dans laquelle eux et nous avaient disparu. Aujourd'hui, aujourd'hui en France, mais partout ailleurs, pas seulement en France, mais aujourd'hui depuis 20 ans, encore une fois depuis le 11 septembre, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes4 févr. 2016 au 1 janv. 2022 · 8 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« qu'elle est tétanisée dans le programme, le projet, les idées qu'elle peut soumettre. Or, ce qui est fondamental, c'est naturellement pas tel monsieur ou telle dame, c'est qu'est-ce qu'on demande aux Français de soutenir comme projet, comme politique, pour l'avenir. Elle est dans l'incapacité de faire cette définition de ce projet parce que elle est, c'est le mot que j'ai employé, tétanisée par la vision qu'elle se fait aujourd'hui de la société. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 38:50Voir 2 autres passages
« Les algorithmes c'est un sujet sur lequel nous penchons depuis déjà assez longtemps vous avez peut-être le souvenir que le défenseur des droits a pris position dans la question de Parcoursup et il a dit que les algorithmes locaux c'est-à-dire ceux qui étaient utilisés par les universités de destination les universités que vous demandez quand vous faites une candidature Parcoursup ces algorithmes n'étaient pas transparents et que les décisions qui étaient prises par les facs n'étaient pas motivées n'étaient pas transparentes et que notamment parce qu'elles reposaient sur l'utilisation de ce qu'on appelle les algorithmes locaux il y a eu il y a quelques jours le 3 avril une décision du conseil constitutionnel qui n'a pas complètement décidé que les algorithmes locaux devaient être totalement ouverts et transparents mais qui a dit que les éléments les critères qui définissent ces algorithmes doivent être portés à la connaissance non seulement des candidats qui font des réclamations mais de tout le monde d'une part et que d'autre part il faut être beaucoup plus attentif au caractère en quelque sorte lisible de ces algorithmes donc c'est un exemple c'est un exemple de ce que c'est une question qui n'est pas venue dans notre esprit ou dans l'esprit du public à l'occasion de la crise sanitaire mais à l'occasion de la crise sanitaire on a bien entendu vu quelque chose c'est que la santé est un des domaines dans lesquels l'idée de traiter les données les milliards de données par des procédés mathématiques qu'on appelle des algorithmes du nom d'ailleurs d'un mathématicien persan du 16ème siècle tout ça pour dire que c'est pas d'aujourd'hui bon algorithme c'est la traduction occidentale du nom de ce mathématicien persan donc en traitant ces données par des procédés mathématiques de conduire en fait à prendre des décisions en matière de santé de santé publique et bien entendu de individuel le diagnostic le traitement les interventions chirurgicales etc à prendre des décisions qui soient fondées non pas sur l'intelligence humaine sur la compétence sur la capacité professionnelle de tel ou tel médecin ou chirurgien ou tel ou tel épidémiologiste mais qui soient fondées sur l'exploitation de ces milliards de données par des procédés mathématiques ce que nous avons dit c'est que ces procédés mathématiques algorithmes ne sont pas neutres qu'ils peuvent ne pas être neutres c'est à dire qu'ils peuvent comporter ce que on appelle en matière de recherche des biais c'est à dire des défauts qui font que par exemple la base de données ne va pas être représentative supposons que vous fassiez que vous fassiez un algorithme dans lesquels vous avez sous-estimé la population et ça a existé aux Etats-Unis donc ce n'est pas un exemple ce n'est pas un exemple comment dirais-je théorique c'est une réalité dans lesquels vous avez une représentation dans la base de données des femmes d'une part et d'autre part des populations afro-américaines qui est inférieure à leur part totale réelle dans la population cet algorithme va nécessairement vous donner des résultats lorsqu'il sera mis en oeuvre qui ne seront pas conformes à la réalité sociale qui seront faussées »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On a le sentiment que le monde, la France, est en train d'évoluer de telle sorte qu'il n'y a plus de place ou beaucoup moins de place pour telle ou telle idée, des idées de solidarité, alors que vous ne voyez que des communautés qui veulent leurs intérêts contre ceux des autres. Les idées de l'ouverture, de l'ouverture du monde, d'abord, et puis de l'ouverture aux idées, aujourd'hui, on a le sentiment qu'il s'agit au contraire d'une guerre de tranchées. Il faut que chacun du côté de la tranchée soit prêt à canarder les autres et que la tolérance est quelque chose qui appartient au siècle passé. C'est le sentiment qu'on a aujourd'hui. Dans ce climat-là, je peux parfaitement comprendre qu'un certain nombre d'hommes et de femmes de partis politiques qui sont généreux, qui ont des ambitions sociales en particulier, se disent « Mais qu'est-ce que j'ai à faire là-dedans ? » Et c'est exactement ce que je vous ai dit tout à l'heure. Moi, d'une certaine façon aussi, quand je vois comment les choses évoluent, je pourrais me laisser aller au désespoir et je me dis « Non, alors je suis allé voter une voix sur je ne sais plus combien de dizaines de milliers. Oui, mais si je ne l'avais pas fait, je n'avais pas droit à la parole. Et de la même façon, j'écris un livre, je vais dans ce sens. Autrement dit, ne pas se laisser aller au désespoir, avoir une ambition et cette ambition, c'est de faire en sorte que les valeurs universelles fondées sur la raison continuent à triompher »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 39:50Voir 2 autres passages
« Vous savez, aujourd'hui, d'abord, vous savez très bien que sur l'échiquier politique, gauche et droite ne veulent plus rien dire. On y reviendra tout à l'heure. D'abord, parce que, si j'ose dire, gauche et droite ont disparu au profit de mouvements que personnellement je réprouve d'ailleurs qui sont des mouvements identitaires. Et les mouvements identitaires à droite, les mouvements identitaires à gauche, c'est-à-dire, par définition, la négation même de ce que sont les valeurs que nous avons en quelque sorte conquises au XVIIIe siècle. Bon, on va commencer à évoquer au XVIIe et qui ont fait ce que nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire des valeurs universelles, des valeurs de l'humanité, d'égalité et de dignité qui... Alors qu'aujourd'hui, alors qu'aujourd'hui, c'est très clair, vous êtes dans la situation où c'est ce que vous êtes qui fait ce à quoi vous avez droit. c'est une situation qui est tout à fait... Et ça a commencé... En fait, le tournant, c'est le 11 septembre, c'est clair, et ensuite, tout le monde s'est aligné sur les Etats-Unis, c'est-à-dire sur le Patriot Act, et dans tous les pays, on a eu des lois sécuritaires, etc. En France, on a eu un moment de ce point de vue absolument, je dirais, déterminant, non pas dans les décisions, heureusement, heureusement, mais dans la dérive des conceptions, c'est l'affaire de la déchéance de nationalité. L'affaire de la déchéance de nationalité qui est commencée en 2010, Sarkozy d'abord, puis reprise par le président Hollande, donc c'est vraiment plus droite et gauche, c'est pour ça que je vous dis droite et gauche, ça n'existe plus. La déchéance de nationalité, c'est quand même ce qui signifie, moi, je suis un français, un gouvernement français, un parlementaire français, un citoyen français, etc. Et je vous dis, vous, à qui j'ai accordé la nationalité dans les conditions parfaitement constitutionnelles et légales, il y a telle et telle année, je vais vous l'enlever parce que nécessairement, entre vous et moi, il n'y a pas une égalité. Vous, vous êtes quelqu'un qui a eu la nationalité française parce que j'ai bien voulu vous la donner. Et aujourd'hui, je vais vous l'enlever parce que ça ne me plaît pas, parce que vous êtes délinquant, parce que ceci ou cela. Mais c'est là où on se trouve dans cette conception de l'humanité qui est fondée sur des identités, et par définition, des identités inégales, des identités supérieures. C'est tout la base de ces mouvements qu'on appelle suprématistes, identitaristes. Et donc, ce à quoi, moi, j'ai tenu, et encore une fois, pendant ces 55 ans, c'est que ça, ça n'existe pas. et je pense que dans tous les actes de gestion que j'ai eu l'occasion de faire dans les tirs en poste que j'ai occupés, j'ai essayé de le montrer. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je dis très clairement que dans la situation où nous sommes aujourd'hui, je n'ai absolument pas voulu me sentir comme irresponsable. Je n'étais plus l'adhérent du parti politique depuis des années et des années et j'ai, comme beaucoup de gens, je pense, payé 30 euros pour être de nouveau adhérent du parti qui s'appelle Les Républicains et pour pouvoir aux deux tours voter dans cette primaire. Et je l'ai fait parce que, vous savez, Saint-Exupéry le dit, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 34:55Voir 2 autres passages
« Mais tout simplement, l'article 1 qui abolissait la peine de mort, je l'ai voté. Je n'ai pas voté l'ensemble du texte pour une raison simple. Parce que j'ai dit, et d'autres de mes collègues du RPR l'ont dit aussi, de la Commission des lois, moi j'étais, en quelque sorte, le chef de file du RPR à l'époque dans ce débat. Et j'ai dit à M. Badinter, vous refusez de mettre en place l'édifice pénal substitutif à la disparition de la peine de mort. Et d'ailleurs, c'est si vrai que ça a été fait ensuite qu'en 1987. Donc, puis en 1993 par Pierre Ménury. Donc, tout simplement, c'était une sorte de cohérence du juriste face à quelque chose qui est tout de même un monument et de la démocratie et de la liberté et qui s'appelle le code pénal. Et donc, je dis que c'était... Et d'ailleurs, le député socialiste qu'on vient d'entendre n'a pas été suivi puisque j'ai eu, en gros, les deux tiers des suffrages favorables de la Commission des lois de l'Assemblée, de la Commission des lois du Sénat pour ma nomination. J'ajoute, par rapport à ce que vous avez dit dans la présentation et sur mon, en quelque sorte, mon changement ou ma transformation, Oui, cette vue qui est observée par beaucoup de journaux et d'observateurs. Oui, mais je pense que les observateurs, quelquefois, observent un peu de l'extérieur, ce qui est bien normal d'ailleurs, puisque, par définition, médiatiser, ça veut dire extérioriser. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 8:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« je pense que on peut le dire exactement comme ça. Elle a même dérivé, encore une fois, de ces concepts qui sont ceux dont nous avons hérité depuis 200, 250 ans, d'une démocratie fondée sur l'état de droit et cet état de droit décrivant des valeurs universelles intangibles vers une conception où chacun, chacune, se situe dans une communauté, dans une identité, avec des intérêts et prétend, ou bien dans une nation qui est exacerbée sous forme de nationalisme et à partir de là où il est parfaitement légitime de considérer que eh bien eux n'ont pas le droit de faire telle et telle chose et nous, nous en avons le droit. le mantra, si j'ose dire, du musée national d'histoire d'immigration lorsque je l'ai mis sur pied en 2003-2005, c'était que nous racontions une histoire dans laquelle eux et nous avaient disparu. Aujourd'hui, aujourd'hui en France, mais partout ailleurs, pas seulement en France, mais aujourd'hui depuis 20 ans, encore une fois depuis le 11 septembre, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 18:13Voir 2 autres passages
« eux et nous est revenu, c'est-à-dire par définition le ferment d'une différence, d'une identité qui est évidemment ensuite grosse d'inégalité, d'inéquité, éventuellement de suprématie ou de déchéance. C'est ça la vraie question. Et je pense que vous ne pouvez pas construire la même maison sur des fondations complètement différentes. et vous pouvez appeler à tous les systèmes de démocratie ou autres que vous voulez, si les fondations de l'état de droit ont ce qui est le cas aujourd'hui dans beaucoup de pays dans le monde faibli, vous ne pouvez pas construire dessus des édifices démocratiques qui soient dignes de ce nom. C'est ce qu'on appelle d'ailleurs les démocraties illibérales et qui sont caractérisées d'ailleurs par quelque chose qu'il y a plus de 150 ans Tocqueville avait déjà dénoncé et qui s'appelait la tyrannie de la majorité. Donc, on est dans une tension aujourd'hui et personnellement à laquelle je suis depuis des années et des années extrêmement sensible et que j'ai pu d'une certaine façon traiter en essayant d'accorder des droits à des personnes auxquelles ils étaient niés. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 19:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« eux et nous est revenu, c'est-à-dire par définition le ferment d'une différence, d'une identité qui est évidemment ensuite grosse d'inégalité, d'inéquité, éventuellement de suprématie ou de déchéance. C'est ça la vraie question. Et je pense que vous ne pouvez pas construire la même maison sur des fondations complètement différentes. et vous pouvez appeler à tous les systèmes de démocratie ou autres que vous voulez, si les fondations de l'état de droit ont ce qui est le cas aujourd'hui dans beaucoup de pays dans le monde faibli, vous ne pouvez pas construire dessus des édifices démocratiques qui soient dignes de ce nom. C'est ce qu'on appelle d'ailleurs les démocraties illibérales et qui sont caractérisées d'ailleurs par quelque chose qu'il y a plus de 150 ans Tocqueville avait déjà dénoncé et qui s'appelait la tyrannie de la majorité. Donc, on est dans une tension aujourd'hui et personnellement à laquelle je suis depuis des années et des années extrêmement sensible et que j'ai pu d'une certaine façon traiter en essayant d'accorder des droits à des personnes auxquelles ils étaient niés. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 19:39Voir 2 autres passages
« comme toujours il faut former des professionnels il ne faut pas que l'algorithme ça soit la sorte de recette miracle que tout le monde veut envoyer pour résoudre tous les problèmes donc il faut former de vrais professionnels et il faut qu'ils soient conscients des risques qu'ils prennent il faut ensuite faire très attention à ce que les bases de données soient représentatives il faut ensuite respecter les données personnelles et ça c'est en particulier la mission de la commission nationale informatique et liberté avec laquelle nous travaillons il faut probablement compléter d'ailleurs le règlement européen sur les données personnelles pour ce qui concerne les algorithmes et il faut bien entendu et il faut bien entendu avoir des instruments de contrôle on ne peut pas laisser notamment ce qu'on appelle l'intelligence artificielle c'est à dire les algorithmes qui ne se contentent pas de prendre en compte les données du passé mais qui inventent au fur et à mesure de leur fonctionnement c'est à dire qui prennent les données qui actuels on ne peut pas laisser ces algorithmes apprenants on ne peut pas les laisser marcher tout seuls un peu comme une voiture sans volant il faut un conducteur il faut quelqu'un qui contrôle le code le code de la route il faut des contrôles et sinon et sinon c'est clair vous le savez très bien et vous vous en servez à la radio comme partout les algorithmes sont une technologie qui peut entraîner beaucoup de progrès »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 27:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés4 févr. 2016 au 31 mai 2020 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est prévu aujourd'hui dans une loi de 1955 qui s'appelle l'état d'urgence. Ça aurait pu être inscrit dans la Constitution, mais comme vous le savez, cette révision constitutionnelle qui a été présentée en 2016 n'est pas allée jusqu'au bout. Mais on considère aujourd'hui qu'il y a la possibilité, et par exemple la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg le considère, il y a la possibilité de faire certaines restrictions aux libertés, quelquefois même certaines privations de liberté, pour peu qu'on les soumette au juge judiciaire, qui est le gardien des libertés, et les quatre conditions en réalité pour que ces restrictions de liberté ou de droits fondamentaux respectent l'état de droit, c'est qu'elles soient nécessaires du fait de la situation, qu'elles soient proportionnées, que ce ne soit pas n'importe quoi, qu'elles soient adaptées et qu'elles soient temporaires. Et ce point est naturellement tout à fait essentiel, parce que nous avons vécu une expérience de ce point de vue qui n'est pas très positive. dans une loi du 30 octobre 2017 a été introduite une partie de ce qui était dans l'état d'urgence antiterroriste et qui aujourd'hui encore est dans nos lois de droit commun. Il est clair que, et vous avez vu les discussions au Parlement, au Sénat comme à l'Assemblée, c'est un point qui a été toujours très fortement discuté, c'est pour ça d'ailleurs que, par exemple, le Parlement a décidé que le nouvel état d'urgence se terminerait le 10 juillet, il a donné une fin anticipée, et c'est pour dire simplement qu'il n'y a pas la possibilité de tout faire si on veut respecter les libertés démocratiques, encore une fois, les quatre éléments essentiels, et en particulier le caractère temporaire et exceptionnel des mesures restrictives de liberté. »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 3:04Voir 2 autres passages
« D'abord, le défenseur des droits, il doit dire et il le fait que nous devons impliquer le plus strictement possible toutes les règles qui peuvent permettre de sortir de cette épidémie et de cette crise et surtout d'éviter le plus grand nombre de malades et de morts. Mais pendant cette mesure, nous soutenons naturellement toutes les mesures que les définir pour éviter de mettre en cause. Mais par ailleurs, le défenseur des droits, dans une période comme celle-ci, il est à la fois à sa tâche habituelle, c'est-à-dire qu'il s'efforce de défendre les droits dans les problèmes les plus quotidiens. Je prends un exemple. Il y a quelques jours, nous puissions continuer qu'il n'y ait pas obligatoirement le paiement par carte parce que sinon, et nous avons travaillé là-dessus, c'est une mesure de base, si j'ose dire. Et puis, par ailleurs, nous sommes au-delà de cette tâche habituelle dans les questions quotidiennes, nous sommes, bien entendu, la vigie des droits, ce qui veut dire que la force fonctionne de manière la plus proche possible des principes normaux. J'ai parlé, par exemple, de la fameuse question du traçage et de tout ce qu'ont la géolocalisation, et puis, bien entendu, la question de rôle d'identité. Et là, je suis dans le rôle de défenseur des droits fondamentaux. Voilà, c'est une période qui est difficile, naturellement, parce que le personnel du défenseur des droits sont comme tout le monde, c'est-à-dire qu'ils travaillent à la maison, ils sont absents, nous sommes organisés, moi-même aussi, pour le faire. Mais nous essayons d'être présents en un moment où il est clair que les droits sont plus fondamentaux que jamais, parce que c'est à travers ces droits, et notamment, naturellement, le premier, le droit à la santé, le droit à la vie, pour lesquels tous les médecins, les infirmières, etc., se battent. Nous devons être là, et je pense que nous essayons de le faire aujourd'hui, et notamment, les liens qui peuvent exister. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités4 févr. 2016 au 31 mai 2020 · 12 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« de ce côté-là ça veut dire que non ça veut dire que aujourd'hui aujourd'hui je continue nous avons ensuite une question qui est que les contrôles d'identité en gros sont soumis à un article qui est celui du code de procédure pénale qui s'appelle l'article 78-2 cet article est trop vague c'est-à-dire qu'il permet de faire des contrôles d'identité dans des conditions qui sont disons laissées à l'appréciation du procureur d'une part qui les décide et des policiers ou des gendarmes qui les effectuent qu'est-ce que nous avons dit nous depuis le début nous avons dit d'abord il faut savoir ce qu'on fait et donc il faut tracer il faut avoir des statistiques deuxièmement il faut savoir où on le fait il faut par exemple avoir une possibilité et on a commencé à le faire d'une certaine façon avec le fait que nous avons équipé vous savez depuis deux ans depuis trois ans même un certain nombre de policiers et de gendarmes avec des caméras et que donc ils enregistrent par définition les gestes qu'ils font vis-à-vis de la population mais c'est insuffisant il faut donc que l'on ait une trace et puis qu'on précise nous avons fait des propositions d'ailleurs à ce sujet l'article 78.2 du code de procédure pénale mais ce que vous dites est à la fois vrai c'est-à-dire que nos recommandations n'ont pas été suivies mais en même temps on a beaucoup avancé parce que en réalité dans l'enquête axée au droit que nous avons faite en 2016 et publiée au début de 2017 on a montré très clairement que les contrôles d'identité sont assez largement ce qu'on appelle au faciès à la tête à la tête du client et en particulier qu'il discrimine au détriment d'une partie de la population disons les jeunes noirs et d'origine maghrébine nous avons montré dans cette enquête et personne ne l'a contesté depuis maintenant 5 ans que depuis maintenant 4 ans que il y avait 20 fois plus de risque d'avoir un contrôle d'identité d'être l'objet d'un contrôle d'identité pour ces jeunes noirs d'origine maghrébine que pour le reste de la population ce qu'on appelle la population majoritaire et nous avons dans un rapport que nous avons remis au début de 2018 sur au président de l'Assemblée nationale nous avons qui était à l'époque monsieur Durugi nous avons développé cette idée sur le maintien de l'ordre nous avons aussi développé cette idée vous savez en même temps que celle de la restriction d'utilisation des armes de force intermédiaire les fameux lanceurs de balles de défense mais la justice a fait son travail il y a eu une décision de la cour d'appel de 2015 suivie d'une décision de la cour de cassation de 2016 condamnant et qui a reconnu condamnant l'état pour 5 personnes à verser des indemnités effectivement reconnaissant que les contrôles qui avaient été effectués sur 13 personnes en l'occurrence 5 sur les 13 avaient été sans justification et discriminatoire je vais vous dire mon opinion sur ce sujet vous avez vu la polémique entre Camilla Jordana et le ministère et monsieur Nounes en particulier je pense je termine mon mandat donc ce que je dis c'est un peu pour la suite pour l'avenir et sans moi mais je pense que tout ce qui a été fait depuis quelques années va arriver maintenant à porter ses fruits et que nous allons mettre dans la loi des dispositions qui vont permettre aux policiers et aux gendarmes parce que c'est ça qui est le plus important d'être beaucoup plus en sécurité aujourd'hui dans cette affaire et c'est pour ça qu'il y a eu la polémique on est dans une insécurité juridique et je pense que nous pouvons en précisant les textes en précisant les pratiques en sachant ce qu'on fait en ayant des statistiques comme dans les pays comparables nous pouvons avoir des contrôles qui ne posent aucun problème car il en faut »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 18:46Voir 2 autres passages
« Une des premières prises de position dès le lendemain du confinement, je l'ai prise en commun avec la contrôleur générale des lieux de détention, Adeline Azan, et avec le président de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, Jean-Marie Burguburu, nous avons tous les trois signé un texte où nous avons dit attention aux droits fondamentaux des détenus. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"Vérifier à 11:39
« Une des premières prises de position dès le lendemain du confinement, je l'ai prise en commun avec la contrôleur générale des lieux de détention, Adeline Azan, et avec le président de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, Jean-Marie Burguburu, nous avons tous les trois signé un texte où nous avons dit attention aux droits fondamentaux des détenus. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 32:58
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 15:17
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 37:55
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 10:56
« Vous avez vu d'ailleurs qu'au début, on trouvait que le Conseil constitutionnel n'avait pas été saisi sur la première loi d'état d'urgence sanitaire, qu'il avait laissé passer, notamment une certaine disposition qui reportait les délais. Et puis, dans la deuxième phase, et notamment pour la deuxième loi sur l'état d'urgence sanitaire, vous avez vu intervenir le Conseil constitutionnel à plusieurs reprises, et par exemple, il a pris une décision extrêmement importante, dans laquelle il a montré que certaines mesures de confinement ou d'isolement n'étaient pas seulement des restrictions de liberté, mais étaient des privations de liberté, et qu'à ce moment-là, elle devait être soumise au juge judiciaire, et non pas seulement au juge administratif, elle devait être soumise au juge judiciaire gardien des libertés, en respectant un certain délai, de la même façon que le Conseil constitutionnel vient d'être saisi, vous le savez, d'une question prioritaire de constitutionnalité par la Cour de cassation sur les délais qu'il faut respecter pour les détentions provisoires, et la décision de détention provisoire, et nous allons là avoir donc une jurisprudence constitutionnelle autour de l'état d'urgence qui va être extrêmement intéressante, et qui, je pense, évidemment, respectera les quatre principes que j'ai dit tout à l'heure, bien entendu, nécessaires, proportionnés, exceptionnels et temporaires. »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 5:25
« Vous avez vu d'ailleurs qu'au début, on trouvait que le Conseil constitutionnel n'avait pas été saisi sur la première loi d'état d'urgence sanitaire, qu'il avait laissé passer, notamment une certaine disposition qui reportait les délais. Et puis, dans la deuxième phase, et notamment pour la deuxième loi sur l'état d'urgence sanitaire, vous avez vu intervenir le Conseil constitutionnel à plusieurs reprises, et par exemple, il a pris une décision extrêmement importante, dans laquelle il a montré que certaines mesures de confinement ou d'isolement n'étaient pas seulement des restrictions de liberté, mais étaient des privations de liberté, et qu'à ce moment-là, elle devait être soumise au juge judiciaire, et non pas seulement au juge administratif, elle devait être soumise au juge judiciaire gardien des libertés, en respectant un certain délai, de la même façon que le Conseil constitutionnel vient d'être saisi, vous le savez, d'une question prioritaire de constitutionnalité par la Cour de cassation sur les délais qu'il faut respecter pour les détentions provisoires, et la décision de détention provisoire, et nous allons là avoir donc une jurisprudence constitutionnelle autour de l'état d'urgence qui va être extrêmement intéressante, et qui, je pense, évidemment, respectera les quatre principes que j'ai dit tout à l'heure, bien entendu, nécessaires, proportionnés, exceptionnels et temporaires. »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 5:25
« Nous préconisons des mesures qui leur permettent convenablement. Mais là, on rejoint une affaire que j'ai eu l'occasion de traiter la semaine dernière. C'est la grande distribution qui voulait laisser les enfants à la porte, appliquant strictement les règles de barrière, les services... C'est-à-dire qu'on n'avait pas le droit de faire ses courses avec des enfants. Ah, la maman peut rentrer pour aller dans les rayons faire les courses, mais il faut laisser le gamin de 4 ou 6 ans dehors, avec les caddies, devant le magasin. C'est absolument impensable. Et finalement, la situation a été redressée à la fin de la semaine, mais il a fallu que nous en occupions. Vous voyez comment cette affaire montre comment une autorité, comme le défenseur des droits, une autorité constitutionnelle, à la fois traite les questions de la vie quotidienne les plus élémentaires et en même temps se bat sur le plan des principes, sur la détention provisoire. Il est clair que nous considérons, nous, pour notre part, que la mesure qui est incluse dans la loi et puis dans la circulaire qui a été faite par le garde des Sceaux va trop loin. Nous pensons qu'il devrait y avoir une possibilité de sortir de cette prolongation automatique dans certaines conditions de la détention provisoire. Et de la même façon, d'ailleurs, sur le plan des grands principes, nous voudrions que des questions prioritaires de constitutionnalité puissent continuer à être examinées par le Conseil constitutionnel. Et peut-être d'ailleurs celle-là, sur la prolongation automatique de la détention provisoire, peut-être pourrait-elle être à l'occasion d'un litige soumis au Conseil constitutionnel. Il a dit dans sa décision la semaine dernière qu'il admettait la prolongation des délais jusqu'au 30 juin, mais qu'en même temps, il était prêt à examiner les questions prioritaires de constitutionnalité en lien avec l'état d'urgence. Ce serait l'occasion de le démontrer. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"Vérifier à 8:56
France Culture — L'invité(e) des Matins · Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"Vérifier à 21:51
« Jacques Tourneau ? Le défenseur des droits, il pense qu'il y a des lois très claires, notamment une loi de 2008 qui comporte l'âme de droit pénal et qui disent qu'on ne peut pas faire de discrimination selon l'état de santé. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"Vérifier à 25:13
France Culture — L'invité(e) des Matins · Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"
« Je dirais que ce n'est pas mon rôle. Quoique, si vous prenez naturellement le droit à la vie, le droit à l'intégrité physique, le droit à la santé, qui est en cause aujourd'hui, bien entendu, l'on peut dire que tous ces droits fondamentaux peuvent être par une institution comme la mienne ou par naturellement les tribunaux, la Cour européenne des droits de l'homme ou nos juridictions, doivent être prises en compte. Mais je pense que la question ne se pose pas comme ça. En tout cas, moi, pour ma part, je vais prendre un point très concret. Je considère que le gouvernement a eu raison de dire aux maires de retirer ou de ne pas prendre leurs arrêtés concernant le couvre-feu ou concernant le port des masques parce que quand vous prenez la loi du 23 mars sur l'état d'urgence sanitaire, vous voyez bien que ces mesures restrictives de liberté ou ces obligations qui sont créées aux habitants de la France, à ceux qui vivent dans notre pays, elles relèvent de l'autorité administrative, elles relèvent du gouvernement, elles relèvent des préfets, elles ne relèvent pas des pouvoirs de police administrative des maires. Donc, ça, c'est un point de vue juridique, mais je crois que ce que j'essaye, moi, d'apporter dans ce débat en particulier, c'est des principes juridiques qui permettent de guider l'action. Et c'est pour ça que je disais tout à l'heure qu'il me paraît très important que dans les décisions très importantes qui vont être prises dans les semaines qui viennent, on introduise tous les éléments de la décision et qu'on ne se réduise pas, en quelque sorte, à un tête-à-tête entre une autorité politique qui, naturellement, comme vous l'avez dit, a des comptes à rendre et aura des comptes à rendre, des comptes démocratiques devant le suffrage universel, et de l'autre côté, et de l'autre côté, des savants, des médecins, des scientifiques qui proposent des solutions. Malheureusement, dans cette affaire du SARS-CoV-2, c'est un virus qui est totalement inédit et sur lequel, malheureusement, nous n'avons aujourd'hui pas d'autres moyens de lutter que des moyens sociaux, en quelque sorte, des moyens de réglementation collective et nous n'avons pas encore la molécule qui peut permettre soit de prévenir par le vaccin, soit de traiter lorsque la maladie est advenue. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"Vérifier à 17:12
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 15:17
« Vous savez, aujourd'hui, d'abord, vous savez très bien que sur l'échiquier politique, gauche et droite ne veulent plus rien dire. On y reviendra tout à l'heure. D'abord, parce que, si j'ose dire, gauche et droite ont disparu au profit de mouvements que personnellement je réprouve d'ailleurs qui sont des mouvements identitaires. Et les mouvements identitaires à droite, les mouvements identitaires à gauche, c'est-à-dire, par définition, la négation même de ce que sont les valeurs que nous avons en quelque sorte conquises au XVIIIe siècle. Bon, on va commencer à évoquer au XVIIe et qui ont fait ce que nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire des valeurs universelles, des valeurs de l'humanité, d'égalité et de dignité qui... Alors qu'aujourd'hui, alors qu'aujourd'hui, c'est très clair, vous êtes dans la situation où c'est ce que vous êtes qui fait ce à quoi vous avez droit. c'est une situation qui est tout à fait... Et ça a commencé... En fait, le tournant, c'est le 11 septembre, c'est clair, et ensuite, tout le monde s'est aligné sur les Etats-Unis, c'est-à-dire sur le Patriot Act, et dans tous les pays, on a eu des lois sécuritaires, etc. En France, on a eu un moment de ce point de vue absolument, je dirais, déterminant, non pas dans les décisions, heureusement, heureusement, mais dans la dérive des conceptions, c'est l'affaire de la déchéance de nationalité. L'affaire de la déchéance de nationalité qui est commencée en 2010, Sarkozy d'abord, puis reprise par le président Hollande, donc c'est vraiment plus droite et gauche, c'est pour ça que je vous dis droite et gauche, ça n'existe plus. La déchéance de nationalité, c'est quand même ce qui signifie, moi, je suis un français, un gouvernement français, un parlementaire français, un citoyen français, etc. Et je vous dis, vous, à qui j'ai accordé la nationalité dans les conditions parfaitement constitutionnelles et légales, il y a telle et telle année, je vais vous l'enlever parce que nécessairement, entre vous et moi, il n'y a pas une égalité. Vous, vous êtes quelqu'un qui a eu la nationalité française parce que j'ai bien voulu vous la donner. Et aujourd'hui, je vais vous l'enlever parce que ça ne me plaît pas, parce que vous êtes délinquant, parce que ceci ou cela. Mais c'est là où on se trouve dans cette conception de l'humanité qui est fondée sur des identités, et par définition, des identités inégales, des identités supérieures. C'est tout la base de ces mouvements qu'on appelle suprématistes, identitaristes. Et donc, ce à quoi, moi, j'ai tenu, et encore une fois, pendant ces 55 ans, c'est que ça, ça n'existe pas. et je pense que dans tous les actes de gestion que j'ai eu l'occasion de faire dans les tirs en poste que j'ai occupés, j'ai essayé de le montrer. »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 15:17
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 2:21
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 18:13
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 23:22
« C'est prévu aujourd'hui dans une loi de 1955 qui s'appelle l'état d'urgence. Ça aurait pu être inscrit dans la Constitution, mais comme vous le savez, cette révision constitutionnelle qui a été présentée en 2016 n'est pas allée jusqu'au bout. Mais on considère aujourd'hui qu'il y a la possibilité, et par exemple la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg le considère, il y a la possibilité de faire certaines restrictions aux libertés, quelquefois même certaines privations de liberté, pour peu qu'on les soumette au juge judiciaire, qui est le gardien des libertés, et les quatre conditions en réalité pour que ces restrictions de liberté ou de droits fondamentaux respectent l'état de droit, c'est qu'elles soient nécessaires du fait de la situation, qu'elles soient proportionnées, que ce ne soit pas n'importe quoi, qu'elles soient adaptées et qu'elles soient temporaires. Et ce point est naturellement tout à fait essentiel, parce que nous avons vécu une expérience de ce point de vue qui n'est pas très positive. dans une loi du 30 octobre 2017 a été introduite une partie de ce qui était dans l'état d'urgence antiterroriste et qui aujourd'hui encore est dans nos lois de droit commun. Il est clair que, et vous avez vu les discussions au Parlement, au Sénat comme à l'Assemblée, c'est un point qui a été toujours très fortement discuté, c'est pour ça d'ailleurs que, par exemple, le Parlement a décidé que le nouvel état d'urgence se terminerait le 10 juillet, il a donné une fin anticipée, et c'est pour dire simplement qu'il n'y a pas la possibilité de tout faire si on veut respecter les libertés démocratiques, encore une fois, les quatre éléments essentiels, et en particulier le caractère temporaire et exceptionnel des mesures restrictives de liberté. »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 3:04
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 15:17
« Est-ce que, tel que le texte de la révision constitutionnelle a été présenté, il se contente de faire que ce qui était dans la loi, de 1955, et puis la loi du 20 novembre dernier, passe dans la Constitution ? Moins les atteintes à la liberté de la presse. La question est, la question est, est-ce que, la question est, est-ce que l'on tire de la constitutionnalisation un certain nombre de conséquences qui sont restrictives des libertés, ou est-ce qu'on prend des textes, comme celui dont je parle, de droit pénal et de procédure pénale, qui, comme je l'ai dit, et c'est ça qui me préoccupe, vont faire de l'exception la règle ? C'est-à-dire qu'au lieu d'être dans une période de droit exceptionnel, on entre dedans et on sort. On le sait, ça sera une crise dans la Constitution ou pas, mais le Parlement vote, c'est ce qui va d'ailleurs se faire incessamment. Et puis, dans notre conception, on dit que ces libertés restreintes, telles qu'elles peuvent être dans l'état d'urgence, elles vont être étendues dans la période ordinaire. Et c'est pour ça que je dis, attention, réfléchissons, est-ce qu'on veut passer de l'exception à la règle ? Est-ce qu'on veut passer dans une sorte d'état d'exception permanent, durable, de droit commun ? Et c'est le débat que je voudrais qu'on institue. Je prends un exemple aussi. On a prévu dans ce texte, il est prévu dans ce texte, que des personnes qui reviennent de certains pays ou qui sont supposées être allées ou être revenues de certains pays puissent être retenues, contrôlées administrativement, par décision de l'administration, pas par décision d'un juge, pendant plusieurs semaines. Ça s'appelle le contrôle administratif. Il y a une vraie question. Est-ce que nous pensons que, pour prévenir les crimes terroristes, objectif légitime, on doit commencer à faire reposer notre loi sur le soupçon, sur la suspicion ? C'est pour ça que j'ai employé le mot de suspect, tout simplement par référence à l'histoire. Dans notre histoire, nous avons eu à plusieurs périodes, y compris pendant la Révolution française, des lois des suspects, c'est-à-dire que l'on considérait que certaines personnes, à cause de leur comportement, de leur pédigré, étaient susceptibles d'être des criminels potentiels. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jacques ToubonVérifier à 5:58
« Je dis très clairement que dans la situation où nous sommes aujourd'hui, je n'ai absolument pas voulu me sentir comme irresponsable. Je n'étais plus l'adhérent du parti politique depuis des années et des années et j'ai, comme beaucoup de gens, je pense, payé 30 euros pour être de nouveau adhérent du parti qui s'appelle Les Républicains et pour pouvoir aux deux tours voter dans cette primaire. Et je l'ai fait parce que, vous savez, Saint-Exupéry le dit, »
France Culture — Sens politique · Jacques Toubon : "Sur le plan sanitaire les mesures préconisées me paraissent opportunes et justifiées"Vérifier à 34:55
« C'est prévu aujourd'hui dans une loi de 1955 qui s'appelle l'état d'urgence. Ça aurait pu être inscrit dans la Constitution, mais comme vous le savez, cette révision constitutionnelle qui a été présentée en 2016 n'est pas allée jusqu'au bout. Mais on considère aujourd'hui qu'il y a la possibilité, et par exemple la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg le considère, il y a la possibilité de faire certaines restrictions aux libertés, quelquefois même certaines privations de liberté, pour peu qu'on les soumette au juge judiciaire, qui est le gardien des libertés, et les quatre conditions en réalité pour que ces restrictions de liberté ou de droits fondamentaux respectent l'état de droit, c'est qu'elles soient nécessaires du fait de la situation, qu'elles soient proportionnées, que ce ne soit pas n'importe quoi, qu'elles soient adaptées et qu'elles soient temporaires. Et ce point est naturellement tout à fait essentiel, parce que nous avons vécu une expérience de ce point de vue qui n'est pas très positive. dans une loi du 30 octobre 2017 a été introduite une partie de ce qui était dans l'état d'urgence antiterroriste et qui aujourd'hui encore est dans nos lois de droit commun. Il est clair que, et vous avez vu les discussions au Parlement, au Sénat comme à l'Assemblée, c'est un point qui a été toujours très fortement discuté, c'est pour ça d'ailleurs que, par exemple, le Parlement a décidé que le nouvel état d'urgence se terminerait le 10 juillet, il a donné une fin anticipée, et c'est pour dire simplement qu'il n'y a pas la possibilité de tout faire si on veut respecter les libertés démocratiques, encore une fois, les quatre éléments essentiels, et en particulier le caractère temporaire et exceptionnel des mesures restrictives de liberté. »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 3:04
« C'est prévu aujourd'hui dans une loi de 1955 qui s'appelle l'état d'urgence. Ça aurait pu être inscrit dans la Constitution, mais comme vous le savez, cette révision constitutionnelle qui a été présentée en 2016 n'est pas allée jusqu'au bout. Mais on considère aujourd'hui qu'il y a la possibilité, et par exemple la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg le considère, il y a la possibilité de faire certaines restrictions aux libertés, quelquefois même certaines privations de liberté, pour peu qu'on les soumette au juge judiciaire, qui est le gardien des libertés, et les quatre conditions en réalité pour que ces restrictions de liberté ou de droits fondamentaux respectent l'état de droit, c'est qu'elles soient nécessaires du fait de la situation, qu'elles soient proportionnées, que ce ne soit pas n'importe quoi, qu'elles soient adaptées et qu'elles soient temporaires. Et ce point est naturellement tout à fait essentiel, parce que nous avons vécu une expérience de ce point de vue qui n'est pas très positive. dans une loi du 30 octobre 2017 a été introduite une partie de ce qui était dans l'état d'urgence antiterroriste et qui aujourd'hui encore est dans nos lois de droit commun. Il est clair que, et vous avez vu les discussions au Parlement, au Sénat comme à l'Assemblée, c'est un point qui a été toujours très fortement discuté, c'est pour ça d'ailleurs que, par exemple, le Parlement a décidé que le nouvel état d'urgence se terminerait le 10 juillet, il a donné une fin anticipée, et c'est pour dire simplement qu'il n'y a pas la possibilité de tout faire si on veut respecter les libertés démocratiques, encore une fois, les quatre éléments essentiels, et en particulier le caractère temporaire et exceptionnel des mesures restrictives de liberté. »
France Inter — Le téléphone sonne · Jacques Toubon et Aurore VincentiVérifier à 3:04
« Elle suscite simplement ce que j'ai eu l'occasion de dire. C'est que ce qui était une exception temporaire, l'État d'urgence, devient aujourd'hui, pour l'essentiel, une loi permanente. Et que donc, on a le sentiment qu'il existe un code pénal, un code de procédure pénale, et qu'il existe à côté pour le terrorisme, dont la définition n'a pas été faite précisément, qu'il existe pour le terrorisme, un droit administratif pour prévenir ou lutter contre le terrorisme. Et c'est mon inquiétude. C'est-à-dire que l'on soit là dans un domaine où l'équilibre entre la garantie du respect des libertés individuelles et publiques, et d'autre part, les exigences légitimes de la sécurité, que cet équilibre ne soit pas... Alors, vous le savez très bien, le Conseil constitutionnel a eu l'occasion à six ou sept reprises, à travers des questions prioritaires de constitutionnalité, de prendre des décisions. Il a, sur beaucoup de points, annulé ou interprété de manière très restrictive les dispositions des lois précédentes ou de la loi du 30 octobre, celle dont vous parlez, qui a mis fin à l'état d'urgence. Mais ma préoccupation est vive parce que mon sentiment est qu'aujourd'hui on est entré dans ce que j'ai dénoncé début, début 2016, peu de temps après les terribles attentats du mois de novembre 2015, c'est-à-dire une ère de suspicion. Il est aujourd'hui, il est aujourd'hui devenu une sorte de infraction supposée d'avoir, comme dit la loi, des raisons sérieuses que l'on suppose que vous avez la possibilité demain de participer ou de commettre un attentat. Alors, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jacques Toubon : "On est entré dans une ère de la suspicion"Vérifier à 9:33
France Culture — L'invité(e) des Matins · Jacques Toubon : "Nous essayons d’être présents en un moment où les droits sont plus fondamentaux que jamais"Vérifier à 11:39