
Jacques Toubon : Citations
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« Sur le droit, comme vous l'avez évoqué, je pense que nous avons là, typiquement, la mise en œuvre de ce qu'est l'état d'urgence. L'état d'urgence au sens de la Constitution, mais l'état d'urgence de manière générale, où l'urgence, la nécessité, amène à placer le curseur de la protection des libertés à un endroit qui ne serait pas celui où il doit normalement être placé, en dehors même de ces périodes d'urgence. »
« Vous savez très bien que c'est ce qu'on fait en matière de sécurité au sens propre du mot, c'est-à-dire notamment pour l'état d'urgence antiterroriste. J'ai eu l'occasion en tant que défenseur des droits de considérer que la transaction, la tradition, le transfert dans le droit commun d'un certain nombre de dispositions de l'état d'urgence antiterroriste posait problème, même si ces quatre mesures qui ont été passées en quelque sorte de l'état d'urgence au droit commun dans une loi de 2017 se font sous le contrôle du juge. »
« Et en particulier, quelque chose que moi en tout cas, en tant qu'homme politique, c'est-à-dire un peu responsable du sort collectif, à quoi je suis très sensible, c'est le rôle que la responsabilité individuelle peut avoir sur le sort de tous, sur le destin collectif. Et là, il est clair qu'on voit bien que non seulement il existe une sorte de balance à trouver entre liberté et sécurité et contrainte, mais il existe aussi une balance à trouver entre, en quelque sorte, l'égoïsme personnel et le destin collectif. »
« Je ne crois pas, à titre personnel, je ne le dis pas comme défenseur des droits, je le dis à titre personnel aujourd'hui, je ne crois pas que nous ayons franchi une limite qui, du point de vue des libertés, est inadmissible. »
« Moi, vous savez, j'ai trois expériences dans ma vie qui, toutes les trois, vont dans le même sens et pas du tout dans le sens de ce que certains ont pu dénoncer. j'ai été pendant 20 ans maire du 13e arrondissement, c'est-à-dire une ville complètement cosmopolite avec un mélange de classes sociales, de logements, etc. »
« Je crois que, comme j'ai toujours été un juriste et que j'ai toujours cru dans la force du droit pendant ces six années de défenseur des droits, j'ai pu, de manière tout à fait libre, ou tout à fait indépendante, dire ce que j'avais à dire. »
« Je ne crois pas avoir jamais dérogé à mes fondamentaux. »
« Vous savez, aujourd'hui, d'abord, vous savez très bien que sur l'échiquier politique, gauche et droite ne veulent plus rien dire. On y reviendra tout à l'heure. D'abord, parce que, si j'ose dire, gauche et droite ont disparu au profit de mouvements que personnellement je réprouve d'ailleurs qui sont des mouvements identitaires. »
« La déchéance de nationalité, c'est quand même ce qui signifie, moi, je suis un français, un gouvernement français, un parlementaire français, un citoyen français, etc. Et je vous dis, vous, à qui j'ai accordé la nationalité dans les conditions parfaitement constitutionnelles et légales, il y a telle et telle année, je vais vous l'enlever parce que nécessairement, entre vous et moi, il n'y a pas une égalité. »
« En ce qui concerne l'état d'urgence sanitaire, on a naturellement une donnée qui est encore plus prégnante, c'est évidemment que la vie des gens, le sort d'une collectivité est mise en cause. Et en particulier, quelque chose que moi en tout cas, en tant qu'homme politique, c'est-à-dire un peu responsable du sort collectif, à quoi je suis très sensible, c'est le rôle que la responsabilité individuelle peut avoir sur le sort de tous, sur le destin collectif. »
« J'ai dit à M. Badinter, vous refusez de mettre en place l'édifice pénal substitutif à la disparition de la peine de mort. Et d'ailleurs, c'est si vrai que ça a été fait ensuite qu'en 1987. Donc, puis en 1993 par Pierre Ménury. »
« J'ai eu, en gros, les deux tiers des suffrages favorables de la Commission des lois de l'Assemblée, de la Commission des lois du Sénat pour ma nomination. »
« J'ai été pendant 20 ans maire du 13e arrondissement, c'est-à-dire une ville complètement cosmopolite avec un mélange de classes sociales, de logements, etc. J'ai eu l'expérience de la vie quotidienne de centaines, de dizaines de milliers de personnes qui attendaient notamment du maire de l'arrondissement qu'il ait un sens de l'égalité, de l'équanimité, une sorte de sens de la solidarité et pas autre chose. »
« c'était à la fin de 2019, il a été question dans un texte, dans un projet de texte, de remplacer la liberté de manifester, qui nous avons conquise à la fin du XIXe siècle, qui fait partie des grandes libertés républicaines, par l'autorisation de manifester. »
« Je crois que ce qui, pour moi, me paraît tout à fait important dans tout ça, c'est de ne jamais lâcher ses fondamentaux. »
« Vous savez, aujourd'hui, d'abord, vous savez très bien que sur l'échiquier politique, gauche et droite ne veulent plus rien dire. »
« si j'ose dire, gauche et droite ont disparu au profit de mouvements que personnellement je réprouve d'ailleurs qui sont des mouvements identitaires. »
« les valeurs que nous avons en quelque sorte conquises au XVIIIe siècle. Bon, on va commencer à évoquer au XVIIe et qui ont fait ce que nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire des valeurs universelles, des valeurs de l'humanité, d'égalité et de dignité qui... »
« Alors qu'aujourd'hui, c'est très clair, vous êtes dans la situation où c'est ce que vous êtes qui fait ce à quoi vous avez droit. »