Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
6 juil. 2017 au 7 juil. 2026
Questions
1091
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 1091 questions évaluables
Réponse directe
375
Réponse partielle
236
Réponse à côté
462
Refus explicite
18
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 201 à 225 sur 1091
Question 201Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Il n'avait pas connaissance des 112 plaintes qui datent de l'année dernière, ce sont les derniers développements, mais sur le reste qu'on a évoqué, qui s'est déroulé dans les années 90... Moi je crois le Premier ministre, on se dit qu'il ne savait rien. Un autre proche d'Emmanuel Macron, très proche même, l'ancien président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, est sur la sellette aujourd'hui puisqu'il est auditionné dans quelques minutes par la commission des lois de l'Assemblée, puis par celle du Sénat. Il s'agit de valider ou de rejeter sa nomination à la tête du Conseil constitutionnel. Est-ce qu'il est le bon candidat ?
Réponse partielle
Le choix du président de la République, c'est le choix souverain du président de la République, comme Laurent Fabius avait été proposé par François Hollande et comme Jean-Louis Debré avait été proposé par le président Chirac. Il y a une réforme institutionnelle depuis 2008, grâce à Nicolas Sarkozy, qui permet au Parlement désormais de pouvoir donner son avis. Et le choix du président de la République passera par les fourches codines du Parlement. Il faut que 3 cinquièmes des parlementaires votent contre la nomination de Richard Ferrand. Mais je constate que les autres membres de notre organe institutionnel qui désigne des membres au Conseil constitutionnel ont aussi nommé des politiques. M.…
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, parce qu'il y a un drame que personne ne conteste. Il y a un dysfonctionnement que personne ne parviendra à contester. Parce qu'effectivement, l'inspection montrera ce qui s'est passé à la fois pour le corps de la magistrature, mais à la fois pour le corps de la gendarmerie nationale. La difficulté pour les magistrats aussi, c'est de se sentir mis en cause comme corps d'État tout entier, ce qui ne serait peut-être pas fait pour un autre corps de sécurité intérieure. Mais en tout cas, la réalité des choses, c'est qu'ils vont devoir mettre en avant ce qu'ils appellent dans les affaires judiciaires le contexte. Et ce contexte-là, aujourd'hui, il est hélas inaudible. La mort de cette petite fille de 11 ans intervient, certes, dans un contexte national qui, sur toutes les affaires judiciaires, sur tout le fonctionnement quotidien des parquets, est absolument épouvantable. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Le choix du président de la République, c'est le choix souverain du président de la République, comme Laurent Fabius avait été proposé par François Hollande et comme Jean-Louis Debré avait été proposé par le président Chirac. Il y a une réforme institutionnelle depuis 2008, grâce à Nicolas Sarkozy, qui permet au Parlement désormais de pouvoir donner son avis. Et le choix du président de la République passera par les fourches codines du Parlement. Il faut que 3 cinquièmes des parlementaires votent contre la nomination de Richard Ferrand. Mais je constate que les autres membres de notre organe institutionnel qui désigne des membres au Conseil constitutionnel ont aussi nommé des politiques. M. Larcher a nommé M. Philippe Bas, qui a été ministre, puis sénateur LR. Mme Broun-Pivet... »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 3:21
Question 202Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Est-ce que le président de la République a eu raison de le choisir ?
Réponse partielle
Le choix du président de la République, c'est le choix souverain du président de la République, comme Laurent Fabius avait été proposé par François Hollande et comme Jean-Louis Debré avait été proposé par le président Chirac. Il y a une réforme institutionnelle depuis 2008, grâce à Nicolas Sarkozy, qui permet au Parlement désormais de pouvoir donner son avis. Et le choix du président de la République passera par les fourches codines du Parlement. Il faut que 3 cinquièmes des parlementaires votent contre la nomination de Richard Ferrand. Mais je constate que les autres membres de notre organe institutionnel qui désigne des membres au Conseil constitutionnel ont aussi nommé des politiques. M.…
« Le choix du président de la République, c'est le choix souverain du président de la République, comme Laurent Fabius avait été proposé par François Hollande et comme Jean-Louis Debré avait été proposé par le président Chirac. Il y a une réforme institutionnelle depuis 2008, grâce à Nicolas Sarkozy, qui permet au Parlement désormais de pouvoir donner son avis. Et le choix du président de la République passera par les fourches codines du Parlement. Il faut que 3 cinquièmes des parlementaires votent contre la nomination de Richard Ferrand. Mais je constate que les autres membres de notre organe institutionnel qui désigne des membres au Conseil constitutionnel ont aussi nommé des politiques. M. Larcher a nommé M. Philippe Bas, qui a été ministre, puis sénateur LR. Mme Broun-Pivet... »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 3:21
Question 203Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Avant de penser à la réinsertion, il y a la question des conditions d'incarcération. Dans cette prison de Toulouse-Seix, par exemple, il y a plus de 200% de taux d'occupation. La moyenne en France dans les prisons, c'est 130%. La surpopulation et le mal chronique des prisons. Des matelas à même le sol, des punaises de lit, des cafards, des rats, ça a l'air catastrophiste, mais c'est la situation telle qu'elle est. Que comptez-vous faire contre cela ?
Réponse partielle
Il y a deux choses en France. Il y a des prisons pour peine, c'est-à-dire les gens qui ont été définitivement condamnés. Et là, on n'est pas à 100% d'occupation. Il y a parfois des prisons, j'ai été à Condé-sur-Sarthe, on est à 50, 50, 60% d'occupation. Et puis il y a des maisons d'arrêt où les gens attendent leur condamnation. Et là, on est en effet à 150, 200, parfois 230% d'occupation. Et c'est une indignité pour la République. C'est évidemment un drame pour les agents pénitentiaires qui peuvent avoir beaucoup de difficultés de sécurité. Puis c'est un drame pour les détenus eux-mêmes. Donc on voit bien que le sujet, d'abord, c'est les maisons d'arrêt, c'est-à-dire l'attente de la condamn…
« Il y a deux choses en France. Il y a des prisons pour peine, c'est-à-dire les gens qui ont été définitivement condamnés. Et là, on n'est pas à 100% d'occupation. Il y a parfois des prisons, j'ai été à Condé-sur-Sarthe, on est à 50, 50, 60% d'occupation. Et puis il y a des maisons d'arrêt où les gens attendent leur condamnation. Et là, on est en effet à 150, 200, parfois 230% d'occupation. Et c'est une indignité pour la République. C'est évidemment un drame pour les agents pénitentiaires qui peuvent avoir beaucoup de difficultés de sécurité. Puis c'est un drame pour les détenus eux-mêmes. Donc on voit bien que le sujet, d'abord, c'est les maisons d'arrêt, c'est-à-dire l'attente de la condamnation définitive. Pourquoi ? Parce qu'il y a un délai d'audiencement en France, au moment où vous attendez d'avoir votre procès qui est très long, trop long. 15 mois, 20 mois, 25 mois. Il y a parfois 10 ans d'attente pour une réponse, pour les victimes comme pour les auteurs. Et c'est ça qu'il faut que nous changions. Et je ne pense pas que le mécanisme qui consisterait à libérer les détenus serait le bon. J'ai une vision un peu différente d'un certain nombre d'autres acteurs. En revanche, que nous puissions discriminer les détenus, c'est une très bonne chose. Aujourd'hui, on met dans la maison d'arrêt des trafiquants pour drogue, des auteurs d'homicide routiers, des personnes qui ont tapé leurs femmes. On les met parfois dans la même cellule. Ce n'est pas ce qu'il faut faire. Ce modèle carcéral français, il ne marche pas. Il produit de la récidive, il produit de la dignité, il produit des difficultés pour l'administration pénitentiaire. Et il produit parfois des évasions avec des gens qui sont tués sur le péage intervile. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 12:39
Question 204Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
C'est donc le ministre de la Justice, garde des Sceaux, qui est l'invité du grand entretien de la matinale. Bonjour Gérald Darmanin. Bonjour. Beaucoup de sujets à aborder évidemment avec vous. La guerre que vous promettez de mener contre le narcotrafic, les conditions de vie dans les prisons, les menaces contre les magistrats sur tous ces sujets. Et d'autres encore, les auditeurs d'Inter, comme d'habitude, peuvent vous poser leurs questions au 01 45 24 7000 et sur l'application de France Inter. D'abord, sur la défense de François Bayrou, accusé d'avoir menti en affirmant qu'il n'était pas au courant des violences physiques, psychologiques, sexuelles au sein de l'établissement Notre-Dame de Bétaram près de Pau. Il répète qu'il ne savait rien, mis à part une affaire de gifle, quand bien même il était ministre de l'éducation, que ses enfants y étaient scolarisés et que son épouse y enseignait le catéchisme. Et cette fois, il charge le gouvernement Jospin, qui a succédé à celui auquel il appartenait. C'est la défense d'un homme acculé ?
Réponse partielle
D'abord, je veux avoir une pensée extrêmement forte aux victimes de violences que sont les enfants, même devenus grands. Ce sont des traumatismes qui ne s'effacent jamais. Et je l'ai redit depuis que je suis garde des Sceaux, les violences faites aux enfants, les viols, les perversions qui les touchent, c'est un continent caché et on commence à découvrir ce continent caché. D'abord, ces victimes, il faut les écouter et les comprendre. Je pense que c'est aussi ce qu'a fait le Premier ministre et ce que doit faire toute la société. Le Premier ministre n'a pas menti. Le Premier ministre a dit ce qu'il savait. En l'occurrence, les premières plaintes ont été déposées il y a très longtemps, dans…
« D'abord, je veux avoir une pensée extrêmement forte aux victimes de violences que sont les enfants, même devenus grands. Ce sont des traumatismes qui ne s'effacent jamais. Et je l'ai redit depuis que je suis garde des Sceaux, les violences faites aux enfants, les viols, les perversions qui les touchent, c'est un continent caché et on commence à découvrir ce continent caché. D'abord, ces victimes, il faut les écouter et les comprendre. Je pense que c'est aussi ce qu'a fait le Premier ministre et ce que doit faire toute la société. Le Premier ministre n'a pas menti. Le Premier ministre a dit ce qu'il savait. En l'occurrence, les premières plaintes ont été déposées il y a très longtemps, dans les années 50-60. Il y a eu des premiers faits qui ont été signalés. Et puis, les instructions de ce que nous en savons à la chancellerie. À partir de 1998, François Bayrou n'était plus au gouvernement à ce moment-là. Il y avait un autre gouvernement. Et donc, je pense que, tout en prenant conscience du drame qui touche toutes ces victimes, il ne faut pas tomber dans le procès politicien. Je pense que ce serait très malvenu. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 0:54
Question 205Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Vous, vous le soutenez à 100% ?
Réponse partielle
Non, mais les instructions qui ont été ouvertes par la justice française, qui a fait, je crois, son travail en toute indépendance, sont à la connaissance de la chancellerie à partir de 1998. Voilà, François Bayrou n'était plus au gouvernement, c'était un autre gouvernement. Mais on voit bien qu'à chaque fois que la France Insoumise, puisque c'est elle qui a relevé cette affaire, je mets des guillemets, pose la question au Premier ministre, elle réclame sa démission, le vote de la censure, à la fin de chaque question, à la fin de chaque réponse. On voit bien que c'est un enjeu politique et malheureusement, on le fait sur le dos des enfants.
« Non, mais les instructions qui ont été ouvertes par la justice française, qui a fait, je crois, son travail en toute indépendance, sont à la connaissance de la chancellerie à partir de 1998. Voilà, François Bayrou n'était plus au gouvernement, c'était un autre gouvernement. Mais on voit bien qu'à chaque fois que la France Insoumise, puisque c'est elle qui a relevé cette affaire, je mets des guillemets, pose la question au Premier ministre, elle réclame sa démission, le vote de la censure, à la fin de chaque question, à la fin de chaque réponse. On voit bien que c'est un enjeu politique et malheureusement, on le fait sur le dos des enfants. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 2:12
Question 206Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Justement contre les grands narcotrafiquants qui continuent pour certains de gérer leur trafic en prison. Vous voulez mettre sur pied une pour l'instant prison de haute sécurité pour enfermer les 100 plus gros narcotrafiquants de France sur le modèle de ce qui a été fait en Italie contre la mafia. Est-ce que vous avez identifié l'établissement ?
Réponse directe
Oui, on continue à travailler. Ce sera la semaine prochaine au champ de République, l'établissement. Et donc au 31 juillet, une prison entièrement inviolable du point de vue communication. On ne pourra plus faire entrer de téléphone. On ne pourra pas passer des messages. On ne pourra pas menacer des agents pénitentiaires ou des magistrats ou des avocats. Ce sera connu. Exactement. Et il en faudra d'autres. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, sur 80 000 détenus, il y en a 700 qui nous posent des problèmes du point de vue de l'ordre public. Comment vous les identifiez ? Quels sont les critères ? C'est les magistrats qui me le disent, notamment les juges d'instruction qui sont en charge des affaires…
« Oui, on continue à travailler. Ce sera la semaine prochaine au champ de République, l'établissement. Et donc au 31 juillet, une prison entièrement inviolable du point de vue communication. On ne pourra plus faire entrer de téléphone. On ne pourra pas passer des messages. On ne pourra pas menacer des agents pénitentiaires ou des magistrats ou des avocats. Ce sera connu. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 19:24
Question 207Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Est-ce qu'il faut développer des peines alternatives, par exemple ?
Réponse directe
J'ai annoncé le doublement des places de semi-libertés, parce que vous avez raison, il y a des gens qui n'ont rien à faire dans un milieu carcéral classique. Et nous les enfermons dans ce milieu carcéral classique. Nous devons développer des nouveaux lieux d'incarcération, qui ne sont pas des prisons avec des miradors et des barbelés. Parce que tout le monde ne doit pas être dans un milieu très carcéral. On doit aussi se séparer d'une partie des personnes qui sont dans nos prisons et qui n'ont rien à faire là. Il y a 25% d'étrangers, par exemple, qui font des peines plus longues que les autres, parce qu'ils n'ont pas de moyens de réinsertion. Et puis, je pense que c'est un point très import…
« J'ai annoncé le doublement des places de semi-libertés, parce que vous avez raison, il y a des gens qui n'ont rien à faire dans un milieu carcéral classique. Et nous les enfermons dans ce milieu carcéral classique. Nous devons développer des nouveaux lieux d'incarcération, qui ne sont pas des prisons avec des miradors et des barbelés. Parce que tout le monde ne doit pas être dans un milieu très carcéral. On doit aussi se séparer d'une partie des personnes qui sont dans nos prisons et qui n'ont rien à faire là. Il y a 25% d'étrangers, par exemple, qui font des peines plus longues que les autres, parce qu'ils n'ont pas de moyens de réinsertion. Et puis, je pense que c'est un point très important, il y a 20 à 30% de gens qui ont des maladies mentales dans nos prisons. Et le grand drame français, l'indignité française, c'est aussi que nous enfermons les fous. Alors que les personnes qui sont psychiatriquement atteintes doivent être dans des hôpitaux psychiatriques et pas dans les prisons. Donc il y a beaucoup de causes. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 14:02
Question 208Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Venons-en donc aux prisons. Vous avez demandé lundi l'arrêt des activités ludiques dans les établissements pénitentiaires, après une polémique à la maison d'arrêt de Seyce, près de Toulouse. Des détenus qui auraient bénéficié de soins du visage pour la Saint-Valentin. C'est en réalité des massages du cuir chevelu entre détenus accompagnés par des élèves esthéticiennes. Mais voilà, c'est pour être tout à fait précis. Est-ce que vous trouvez, comme on l'entend souvent, c'est le cliché qui revient souvent, que la prison, c'est le club med ?
Réponse directe
Je pense qu'il faut comprendre que, d'abord, au ministère de la Justice, et quand on conduit le ministère de la Justice et les prisons en particulier, il faut du bon sens. Est-ce que les détenus doivent avoir des soins du visage ? Notamment sur les détenus que nous évoquons, il y avait des détenus radicalisés. Il y avait des détenus qui avaient de très longues peines. Il y avait des détenus à la maison d'arrêt de Toulouse qui avaient des actes de violence extrêmement fortes. Est-ce qu'ils doivent bénéficier de ce genre d'activité ? La réponse est non.
« Je pense qu'il faut comprendre que, d'abord, au ministère de la Justice, et quand on conduit le ministère de la Justice et les prisons en particulier, il faut du bon sens. Est-ce que les détenus doivent avoir des soins du visage ? Notamment sur les détenus que nous évoquons, il y avait des détenus radicalisés. Il y avait des détenus qui avaient de très longues peines. Il y avait des détenus à la maison d'arrêt de Toulouse qui avaient des actes de violence extrêmement fortes. Est-ce qu'ils doivent bénéficier de ce genre d'activité ? La réponse est non. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 10:42
Question 209Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Un tout dernier mot, Gérald Darmanin, sur les menaces contre les magistrats qui se propagent, notamment sur les réseaux sociaux. Il y en a eu contre les magistrats du tribunal administratif de Melun, après l'annulation de l'OQTF, l'obligation de quitter le territoire contre un influenceur algérien. Cette décision avait été critiquée par votre ministre, votre collègue, ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, alors que lui-même avait voté la loi avec ses collègues LR qui a permis cette décision. Est-ce que les ministres doivent être plus prudents aussi quand il y a des conséquences comme ça, quand ils commentent les décisions de justice ?
Réponse partielle
On a le droit de commenter les décisions de justice, surtout quand on fait appel, ce qui était le cas du ministre de l'Intérieur administratif de Melun. Moi-même, j'ai été à très nombreuses reprises, on a annulé mes actes de ministre de l'Intérieur en première instance et on m'a donné raison en appel au Conseil d'État. Donc ça, c'est la critique et elle fait partie ou le commentaire, surtout quand il y a un appel, fait partie de la vie démocratique. En revanche, la menace qui touche les magistrats comme quand elle touche les greffiers, les légions pénitentiaires, les magistrats, la menace, c'est évidemment inacceptable. J'ai écrit au président du tribunal administratif de Melun, il y a aujo…
« On a le droit de commenter les décisions de justice, surtout quand on fait appel, ce qui était le cas du ministre de l'Intérieur administratif de Melun. Moi-même, j'ai été à très nombreuses reprises, on a annulé mes actes de ministre de l'Intérieur en première instance et on m'a donné raison en appel au Conseil d'État. Donc ça, c'est la critique et elle fait partie ou le commentaire, surtout quand il y a un appel, fait partie de la vie démocratique. En revanche, la menace qui touche les magistrats comme quand elle touche les greffiers, les légions pénitentiaires, les magistrats, la menace, c'est évidemment inacceptable. J'ai écrit au président du tribunal administratif de Melun, il y a aujourd'hui une vingtaine de magistrats qui sont protégés par les services de police. Il y a 150 magistrats par an qui sont menacés. Je leur apporte évidemment tout mon soutien et il faut surtout que les condamnations soient extrêmement fermes quand on trouve les auteurs de ces menaces. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 25:10
Question 210Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
C'est ce que dit la contrôleur générale des lieux de privation de liberté ?
Réponse partielle
Ce que je dis, c'est qu'on ne doit pas faire des massages et des soins du visage à détenus radicalisés. Mais je pense qu'à peu près 95%, j'imagine, des Français sont d'accord avec moi. Que nous fassions des activités éducatives, d'appréhension du français, de réinsertion, lorsque les gens sont à quelques mois de leur sortie d'une prison, bien sûr, évidemment qu'il faut le faire. Mais je ne pense pas que ça passe par le maquillage. Donc un peu de bon sens. Ça ferait du bien à tout le monde. Si, la première demande faite par l'administration pénitentiaire, c'est une demande à 10 000 euros, monsieur, pour justement faire, aux alentours de la Saint-Valentin, même si manifestement c'était tout à…
« Ce que je dis, c'est qu'on ne doit pas faire des massages et des soins du visage à détenus radicalisés. Mais je pense qu'à peu près 95%, j'imagine, des Français sont d'accord avec moi. Que nous fassions des activités éducatives, d'appréhension du français, de réinsertion, lorsque les gens sont à quelques mois de leur sortie d'une prison, bien sûr, évidemment qu'il faut le faire. Mais je ne pense pas que ça passe par le maquillage. Donc un peu de bon sens. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 11:17
Question 211Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Est-ce que la répression marche ?
Réponse partielle
On ne vous entend pas sur la prévention. Parce que je suis ministre de la Justice, chacun son rôle. Si le ministre de la Justice commence à faire, le ministre de la Santé, ce n'est pas organisé. Donc, quand on est ministre de la Justice, son travail, c'est de donner les moyens aux magistrats, de donner les moyens, quand les personnes sont en prison, de pouvoir arrêter les personnes. Notre difficulté aujourd'hui, c'est que notre système est fait pour que le primo délinquant, la première fois que l'on fait une bêtise, on soit indulgent. Et quand on arrive à la récidive, c'est trop tard. On voit bien un rajeunissement de la violence, on voit un durcissement de cette violence. Il faut que le sy…
« On ne vous entend pas sur la prévention. Parce que je suis ministre de la Justice, chacun son rôle. Si le ministre de la Justice commence à faire, le ministre de la Santé, ce n'est pas organisé. Donc, quand on est ministre de la Justice, son travail, c'est de donner les moyens aux magistrats, de donner les moyens, quand les personnes sont en prison, de pouvoir arrêter les personnes. Notre difficulté aujourd'hui, c'est que notre système est fait pour que le primo délinquant, la première fois que l'on fait une bêtise, on soit indulgent. Et quand on arrive à la récidive, c'est trop tard. On voit bien un rajeunissement de la violence, on voit un durcissement de cette violence. Il faut que le système judiciaire change et qu'on soit très dur. C'est ça l'éducation. On soit très dur au premier des faits pour empêcher la récidive. Pour terminer, pour dire à monsieur que je suis parfaitement conscient que nous devons continuer très largement la lutte contre la drogue. Ça passe par les consommateurs, mais ça passe aussi contre les grands trafics. La difficulté de Mont-Saint-Barreul ou de Tourcoing, c'est qu'on est près de la Belgique et des Pays-Bas. Monsieur sait que ce sont des pays qui ont été battus par la drogue. C'est un des narco-États, malheureusement, c'est les dirigeants de ces pays qui le disent, où la justice n'est plus écoutée, où la police n'est plus soutenue. Il faut évidemment éviter ça en France. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 17:59Voir 2 autres passages
« Oui, on continue à travailler. Ce sera la semaine prochaine au champ de République, l'établissement. Et donc au 31 juillet, une prison entièrement inviolable du point de vue communication. On ne pourra plus faire entrer de téléphone. On ne pourra pas passer des messages. On ne pourra pas menacer des agents pénitentiaires ou des magistrats ou des avocats. Ce sera connu. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 19:24
« Exactement. Et il en faudra d'autres. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, sur 80 000 détenus, il y en a 700 qui nous posent des problèmes du point de vue de l'ordre public. Comment vous les identifiez ? Quels sont les critères ? C'est les magistrats qui me le disent, notamment les juges d'instruction qui sont en charge des affaires de narco-banditisme. Mais on a aussi un service de renseignement pénitentiaire au ministère de la Justice. Et nous avons classé les 700 personnes les plus dangereuses de notre pays. »
Question 212Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Autre échéance à l'Assemblée cet après-midi, l'examen d'une motion de censure déposée par le Parti Socialiste. A priori, il n'a aucune chance d'être adopté puisque le RN ne la votera pas. Mais cette motion dénonce sur le fond l'extrême droitisation de votre gouvernement, la trumpisation du débat public. Quand le Premier ministre valide le terme de submersion migratoire, quand vous plaidez désormais pour l'abrogation du droit du sol, est-ce que ce sont des victoires culturelles pour l'extrême droite et le RN ?
Réponse partielle
Non, ce que je dis sur le droit du sol, c'est ce qu'a dit le gouvernement de la République dans les années 90, avec M. Menuri qui était centriste, avec M. Pasquois qui était au RPR. Donc on a le droit d'avoir des positions tranchées, ça concerne 30 000 personnes par an. Et ce que je dis, c'est que quelqu'un ne peut pas être français de manière automatique. Il doit, à sa majorité, non seulement exprimer le désir d'être français, mais on doit pouvoir vérifier qu'il fait partie de la communauté nationale parce qu'il parle français, par exemple, et qu'il respecte les règles de la République, qu'il n'a pas de casier judiciaire. C'est ce que font beaucoup de pays autour de nous. L'Italie, qui a é…
« Non, ce que je dis sur le droit du sol, c'est ce qu'a dit le gouvernement de la République dans les années 90, avec M. Menuri qui était centriste, avec M. Pasquois qui était au RPR. Donc on a le droit d'avoir des positions tranchées, ça concerne 30 000 personnes par an. Et ce que je dis, c'est que quelqu'un ne peut pas être français de manière automatique. Il doit, à sa majorité, non seulement exprimer le désir d'être français, mais on doit pouvoir vérifier qu'il fait partie de la communauté nationale parce qu'il parle français, par exemple, et qu'il respecte les règles de la République, qu'il n'a pas de casier judiciaire. C'est ce que font beaucoup de pays autour de nous. L'Italie, qui a été gouvernée pendant extrêmement longtemps par des démocrates et des socialistes, n'a pas le droit du sol, par exemple. Voilà, ça n'en fait pas un pays d'extrême droite par principe. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 6:37Voir 1 autre passage
« Ce n'est pas une victoire que vous leur accordez. La Grèce, qui a été gouvernée par l'extrême gauche, n'a pas le droit du sol, par exemple. En France, c'est un principe... Non, vous avez tort, monsieur, ce n'est pas dans la Constitution. C'est un principe important en France. Ce n'est pas dans la Constitution. Et encore une fois, je vous... C'est ce que j'ai dit, mais c'est dans la loi. Oui, mais la loi, on peut la modifier. Les parlementaires sont là pour ça. Heureusement que le peuple puisse voter pour des parlementaires qui veulent modifier la loi. C'est la démocratie. Il n'y a pas d'un côté le camp du bien qui décide ce qui est bien. Puis après, il y aurait le camp du mal qui pourrait forcément avoir que des mauvaises idées. Et encore une fois, il y a un gouvernement républicain, démocratique, qui avait décidé qu'il y avait, au moment de la naissance, un moment où on devait manifester sa volonté. Voilà, c'était les lois, mais n'ignorie pas ce quoi. Je pense que c'était des bonnes lois. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 7:30
Question 213Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Il a eu raison de dire qu'il ne savait rien ?
Réponse directe
À ma connaissance, le Premier ministre ne savait rien et il n'était pas en fonction.
« À ma connaissance, le Premier ministre ne savait rien et il n'était pas en fonction. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 2:45
Question 214Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Donc ça ne vous pose pas de problème ?
Réponse directe
Ah non, aucun, bien sûr. Mais je soutiens évidemment Richard Ferrand, mais je ne suis pas parlementaire. Et je n'aurai pas donc à m'exprimer. Richard Ferrand a été un grand président de l'Assemblée Nationale. C'est un homme politique et je pense qu'on a besoin d'hommes politiques pour pouvoir avoir des fonctions très importantes pour notre nation. Vous savez, les hommes politiques, ils ne peuvent pas qu'ils soient disqualifiés par ce qu'ils font de la politique. Il a été rapporteur de textes de loi, il a participé au mouvement législatif, il connaît le monde politique, il connaît les Français, il a été élu. Je pense que c'est des critères très importants aussi pour diriger le Conseil Consti…
« Ah non, aucun, bien sûr. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 5:06
Question 215Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Vous aviez présélectionné quatre établissements ?
Réponse directe
Oui, on continue à travailler. Ce sera la semaine prochaine au champ de République, l'établissement. Et donc au 31 juillet, une prison entièrement inviolable du point de vue communication. On ne pourra plus faire entrer de téléphone. On ne pourra pas passer des messages. On ne pourra pas menacer des agents pénitentiaires ou des magistrats ou des avocats. Ce sera connu. Exactement. Et il en faudra d'autres. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, sur 80 000 détenus, il y en a 700 qui nous posent des problèmes du point de vue de l'ordre public. Comment vous les identifiez ? Quels sont les critères ? C'est les magistrats qui me le disent, notamment les juges d'instruction qui sont en charge des affaires…
« Oui, on continue à travailler. Ce sera la semaine prochaine au champ de République, l'établissement. Et donc au 31 juillet, une prison entièrement inviolable du point de vue communication. On ne pourra plus faire entrer de téléphone. On ne pourra pas passer des messages. On ne pourra pas menacer des agents pénitentiaires ou des magistrats ou des avocats. Ce sera connu. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 19:24
Question 216Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
On parlait de la fin des années 90. Il y a eu une enquête pour viol contre l'ancien directeur de l'établissement qui s'est par la suite suicidé. C'était connu à l'époque, en particulier dans cette région. François Bayrou a reconnu avoir rencontré le juge d'instruction de l'époque. Vous êtes convaincu qu'il a dit la vérité ?
Réponse partielle
Non, mais les instructions qui ont été ouvertes par la justice française, qui a fait, je crois, son travail en toute indépendance, sont à la connaissance de la chancellerie à partir de 1998. Voilà, François Bayrou n'était plus au gouvernement, c'était un autre gouvernement. Mais on voit bien qu'à chaque fois que la France Insoumise, puisque c'est elle qui a relevé cette affaire, je mets des guillemets, pose la question au Premier ministre, elle réclame sa démission, le vote de la censure, à la fin de chaque question, à la fin de chaque réponse. On voit bien que c'est un enjeu politique et malheureusement, on le fait sur le dos des enfants.
« Non, mais les instructions qui ont été ouvertes par la justice française, qui a fait, je crois, son travail en toute indépendance, sont à la connaissance de la chancellerie à partir de 1998. Voilà, François Bayrou n'était plus au gouvernement, c'était un autre gouvernement. Mais on voit bien qu'à chaque fois que la France Insoumise, puisque c'est elle qui a relevé cette affaire, je mets des guillemets, pose la question au Premier ministre, elle réclame sa démission, le vote de la censure, à la fin de chaque question, à la fin de chaque réponse. On voit bien que c'est un enjeu politique et malheureusement, on le fait sur le dos des enfants. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 2:12
Question 217Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Vous dites qu'elles ne sont pas utiles pour la réinsertion ?
Réponse directe
Ce que je dis, c'est qu'on ne doit pas faire des massages et des soins du visage à détenus radicalisés. Mais je pense qu'à peu près 95%, j'imagine, des Français sont d'accord avec moi. Que nous fassions des activités éducatives, d'appréhension du français, de réinsertion, lorsque les gens sont à quelques mois de leur sortie d'une prison, bien sûr, évidemment qu'il faut le faire. Mais je ne pense pas que ça passe par le maquillage. Donc un peu de bon sens. Ça ferait du bien à tout le monde. Si, la première demande faite par l'administration pénitentiaire, c'est une demande à 10 000 euros, monsieur, pour justement faire, aux alentours de la Saint-Valentin, même si manifestement c'était tout à…
« Ce que je dis, c'est qu'on ne doit pas faire des massages et des soins du visage à détenus radicalisés. Mais je pense qu'à peu près 95%, j'imagine, des Français sont d'accord avec moi. Que nous fassions des activités éducatives, d'appréhension du français, de réinsertion, lorsque les gens sont à quelques mois de leur sortie d'une prison, bien sûr, évidemment qu'il faut le faire. Mais je ne pense pas que ça passe par le maquillage. Donc un peu de bon sens. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 11:17Voir 1 autre passage
« Ça ferait du bien à tout le monde. Si, la première demande faite par l'administration pénitentiaire, c'est une demande à 10 000 euros, monsieur, pour justement faire, aux alentours de la Saint-Valentin, même si manifestement c'était tout à fait un hasard, d'après ce que je comprends, ce genre de choses. Je ne pense pas que ce soit ce qu'on doit faire dans les prisons. En revanche, ce que nous devons faire en France, c'est mieux réinsérer les détenus qui terminent leur peine de prison, puisque nous sommes très mauvais. On est à peu près à 50-55% de récidive quand on sort de prison. Donc la question de qu'est-ce qu'on fait pour permettre aux gens qui sortent de prison de ne pas récidiver est une immense question à laquelle la France n'a pas répondu et ce n'est pas digne. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 11:41
Question 218Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald Darmanin
Puisque vous êtes accusé également, je l'ai dit, de Trumpisation, qu'est-ce que vous pensez des premières semaines de Donald Trump aux Etats-Unis ?
Réponse partielle
Moi, je suis français, je suis patriote. Donc dès que la France, qui considère que l'Amérique est évidemment notre pays allié, ne doit pas se mettre dans les pas des Américains. Donc moi, j'espère, je souhaite et je suis très heureux de voir que le président de la République essaye de réveiller l'Europe. Il le dit depuis très longtemps et que la France a une voix française. Mais d'abord, j'entends que c'est un réquisitoire ce matin et que vous avez très envie de ne pas parler des prisons et de ne pas parler du narcotrafic. Non, non, mais on va y venir. Parce que vous parlez de M. Ferrand, de Béterham, vous parlez de M. Bayrou et vous ne parlez pas ni des prisons. Oui, c'est un peu dommage q…
« Mais d'abord, j'entends que c'est un réquisitoire ce matin et que vous avez très envie de ne pas parler des prisons et de ne pas parler du narcotrafic. Non, non, mais on va y venir. Parce que vous parlez de M. Ferrand, de Béterham, vous parlez de M. Bayrou et vous ne parlez pas ni des prisons. Oui, c'est un peu dommage qu'on ne parle pas du narcotrafic, qu'on ne parle pas de la violence qui touche la France et de la façon dont les magistrats peuvent y répondre. C'est un peu dommage. Mais pour répondre à votre question, moi, je suis français et je commente les affaires françaises. Les Américains ont choisi un président démocratiquement. Et ils l'ont, malheureusement, si j'ose dire, pour ceux qui commentent, choisi très massivement. Il n'a jamais été aussi bien élu. Respectons le vote démocratique. Vous savez, il y a deux types de commentateurs ou d'hommes politiques. Il y a ceux qui veulent changer le peuple parce qu'ils considèrent qu'ils ne pensent pas bien. Manifestement, vous pensez que les Américains ne pensent pas bien et vous voulez changer le peuple. Je vous pose une question sur ce que vous faites factuellement Donald Trump aujourd'hui aux Etats-Unis. Je vous réponds. Moi, je suis français et ce qui m'intéresse, c'est la France. Et ce qui m'intéresse, c'est que la France ne soit pas dépendante des Etats-Unis d'Amérique, qu'on puisse avoir notre propre projet. »
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 8:50
Question 219Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02
On va y revenir bien sûr, je voudrais qu'on parle d'abord de la justice des mineurs et vous lire cette lettre des parents d'Elias, Elias aurait dû avoir 15 ans le 14 février 2025 il n'aura jamais 15 ans notre fils est mort, notre chagrin est immense, notre vie est détruite nous ne demandons pas aux représentants des partis politiques, aux magistrats de ressusciter les disparus mais nous leur demandons de protéger les vivants vous faites 6 propositions en plus des modifications qui ont été apportées hier sur la justice des mineurs est-ce que ces propositions auraient pu empêcher la mort d'Elias ?
Réponse directe
D'abord j'ai reçu les parents d'Elias par respect envers le drame incroyable qu'ils subissent quand on est père et mère de famille, père d'un enfant c'est ce qu'il y a de plus terrible au monde et si leur fils est mort c'est que l'Etat, la France n'a pas su le protéger et je pense qu'il faut dire les mots sur les choses et je l'aurais dit comme je vous le dis je pense que la modification de notre droit de notre façon de gérer les mineurs délinquants pourrait permettre d'éviter ce genre de drame en effet il n'y a pas de risque zéro évidemment tous les pays du monde et les pays européens connaissent cette augmentation de violence des mineurs mais oui je pense qu'une partie des dispositions qu…
« D'abord j'ai reçu les parents d'Elias par respect envers le drame incroyable qu'ils subissent quand on est père et mère de famille, père d'un enfant c'est ce qu'il y a de plus terrible au monde et si leur fils est mort c'est que l'Etat, la France n'a pas su le protéger et je pense qu'il faut dire les mots sur les choses et je l'aurais dit comme je vous le dis je pense que la modification de notre droit de notre façon de gérer les mineurs délinquants pourrait permettre d'éviter ce genre de drame en effet il n'y a pas de risque zéro évidemment tous les pays du monde et les pays européens connaissent cette augmentation de violence des mineurs mais oui je pense qu'une partie des dispositions que nous proposons collectivement j'espère qu'elles seront adoptées au Sénat pourrait empêcher des drames comme cela parce que nous devons avoir beaucoup plus de rapidité et de fermeté vis-à-vis des mineurs délinquants »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02Vérifier à 1:17Voir 1 autre passage
« en fait c'est une interdiction sans sanction donc c'est ça qui ne va pas du tout dans notre droit si les policiers avaient contrôlé ces deux jeunes qui n'avaient pas le droit d'être ensemble juste avant l'assassinat d'Elias alors les policiers n'en auraient pas tiré de conclusion particulière ils ne pouvaient pas prendre les deux jeunes et les mettre dans un centre éducatif fermé c'est ça qui ne va pas donc d'abord quand on dit il y a une interdiction il faut la faire respecter c'est ça l'éducation l'éducation c'est je dis quelque chose ce n'est pas respecté il y a une sanction donc ce qui manque dans notre droit c'est la sanction il ne s'agit pas de mettre tous les mineurs délinquants dans les prisons ce n'est pas ce que je souhaite ça n'aurait aucun sens et ça détruirait la vie des mineurs il s'agit de dire que quand on prend des décisions parce que parfois on ne les prend pas mais quand on prend des décisions ces décisions doivent être respectées donc d'abord oui vous avez parfaitement raison il faut prévoir dans la loi ce qui n'est pas le cas aujourd'hui je l'ai découvert quand je suis arrivé au ministère de la justice il faut prendre des sanctions qui correspondent au fait qu'on ne respecte pas la mesure éducative deuxièmement on voit bien que la plupart des rixes moi j'ai été maire de ma commune la plupart des rixes elles ne se déroulent pas entre 20h et minuit elles se déroulent après le collège après le lycée en fin de journée donc le couvre-feu dès la fin des cours dès 16h, 17h et le week-end il n'y a pas de raison de sortir le week-end lorsqu'on a été un mineur délinquant qu'on ne va pas en prison mais qu'on doit respecter le fait de ne pas sortir dehors ce couvre-feu doit être étendu au week-end de 17h à 7h du matin le temps d'aller juste à l'école et de revenir et on doit envoyer ce qui n'est pas le cas aujourd'hui des agents pour constater si le mineur est bien chez lui et s'il ne l'est pas il va dans un centre éducatif fermé donc ce que je veux changer c'est à la fois la mesure éducative avec une sanction quand elle n'est pas respectée et élargir très largement les demandes de fermeté de couvre-feu et de présence à domicile Est-ce que les parents »
Question 220Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02
c'est donc le juge qui décidera si oui ou non il estime que la culpabilité et la nature de la peine doivent être rendus ensemble ?
Réponse partielle
c'est le procureur de la République qui porte l'action de la société et le juge à la fin tranche
« c'est le procureur de la République qui porte l'action de la société et le juge à la fin tranche »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02Vérifier à 10:46
Question 221Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02
aujourd'hui est rendu justement le rapport sur la parentalité que vous aviez commandé après les émeutes de 2023 il a été remis hier soir à Catherine Vautrin parmi les propositions qu'ils font il y a notamment cette question du rapport aux parents et en particulier dit-il aux pères j'ai reçu l'une des deux auteurs de ce rapport ce matin qui disait en fait on est passé de que fait la police à où sont les pères et elle dit notamment qu'il faudrait encourager les entreprises à lâcher quatre demi-journées ou même quatre créneaux de deux heures dans l'année précisément pour un suivi des enfants est-ce que vous y êtes favorable ?
Réponse partielle
que les pères soient beaucoup plus présents oui bien sûr il y a une absence des pères dans la société je sais que c'est pas de bon ton de le dire mais c'est tout à fait vrai après je suis pas sûr que ce soit aux entreprises toujours de corriger les défauts de la société ou des parents les entreprises hors boulot c'est de créer quelque chose c'est pas de faire parent à la place des parents mais ce qui est tout à fait certain c'est que l'autorité parentale doit être rappelée voilà et on doit pouvoir tirer des conclusions de cette autorité parentale qui n'est pas rappelée par ailleurs l'état lui-même est parfois apparent défaillant nous sommes mauvais nous l'état nous la puissance publique dan…
« que les pères soient beaucoup plus présents oui bien sûr il y a une absence des pères dans la société je sais que c'est pas de bon ton de le dire mais c'est tout à fait vrai après je suis pas sûr que ce soit aux entreprises toujours de corriger les défauts de la société ou des parents les entreprises hors boulot c'est de créer quelque chose c'est pas de faire parent à la place des parents mais ce qui est tout à fait certain c'est que l'autorité parentale doit être rappelée voilà et on doit pouvoir tirer des conclusions de cette autorité parentale qui n'est pas rappelée par ailleurs l'état lui-même est parfois apparent défaillant nous sommes mauvais nous l'état nous la puissance publique dans la protection des enfants parce que par ailleurs »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02Vérifier à 7:54
Question 222Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02
vous vous parlez ?
Réponse directe
bien sûr bien sûr nous nous reparlons plutôt
« bien sûr bien sûr nous nous reparlons plutôt »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02Vérifier à 17:56
Question 223Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02
mais qui décidera ?
Réponse à côté
ça dépend de ce qu'il a commis s'il vole des pommes comme dans la chanson de Georges Brassens on peut regarder les choses un peu différemment que s'il donne un coup de couteau s'il est dans son premier fait c'est pas pareil que quand il a 12 faits
« ça dépend de ce qu'il a commis s'il vole des pommes comme dans la chanson de Georges Brassens on peut regarder les choses un peu différemment que s'il donne un coup de couteau s'il est dans son premier fait c'est pas pareil que quand il a 12 faits »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02Vérifier à 10:26
Question 224Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02
doivent être impliqués dans cette question-là ?
Réponse directe
Moi je le crois pertinemment le parent il a une responsabilité légale vis-à-vis de l'enfant il y a des parents qui sont très dépassés par leurs enfants je pense aux femmes seules qui élèvent 2, 3 gamins dans des conditions parfois de violence dans des quartiers difficiles qui vont travailler la nuit à l'hôpital de Tourcoing qui ne peuvent pas parce qu'elles gagnent très peu d'argent éduquer correctement leurs enfants ces femmes-là il faut que nous les accompagnons que nous les aidions il ne s'agit pas de les sanctionner je trouverais très salaud de les sanctionner en revanche il y a des parents et on les connaît tous aussi qui vont insulter les professeurs insulter les policiers qui ne vien…
« Moi je le crois pertinemment le parent il a une responsabilité légale vis-à-vis de l'enfant il y a des parents qui sont très dépassés par leurs enfants je pense aux femmes seules qui élèvent 2, 3 gamins dans des conditions parfois de violence dans des quartiers difficiles qui vont travailler la nuit à l'hôpital de Tourcoing qui ne peuvent pas parce qu'elles gagnent très peu d'argent éduquer correctement leurs enfants ces femmes-là il faut que nous les accompagnons que nous les aidions il ne s'agit pas de les sanctionner je trouverais très salaud de les sanctionner en revanche il y a des parents et on les connaît tous aussi qui vont insulter les professeurs insulter les policiers qui ne viennent pas à l'audience lorsque leur enfant est convoqué dans la justice »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02Vérifier à 5:24Voir 2 autres passages
« exactement par une amende civile oui le père et la mère le père et la mère quand ils existent parce que malheureusement souvent ce sont des familles monoparentales mais oui même quand il y a »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02Vérifier à 6:08
« parfois le père est décédé parfois le père est retourné au pays parfois le père a disparu vous savez très bien comment les femmes sont souvent très seules pour élever leurs enfants mais oui lorsque les deux existent évidemment les deux et cette amende civile prévue par la proposition de loi de monsieur Attal est une très bonne chose moi je voudrais qu'on aille un cran plus loin je voudrais qu'il y ait une injonction éducative pour les parents aussi aujourd'hui il n'y a que des assistances éducatives des injonctions éducatives que pour les enfants que pour les mineurs mais il faut aussi apprendre à être parent parfois on ne sait pas être parent on ne sait pas respecter les règles on ne sait pas montrer qu'on a de l'autorité l'autorité parentale ça existait dans le code civil donc il faut que les parents puissent avoir une injonction pour être cadrés eux-mêmes pour élever leurs enfants et s'ils ne respectent pas cette injonction s'ils ne suivent pas l'éducation populaire qu'on veut leur imposer alors oui il faudra les sanctionner donc je pense que les parents ont une place essentielle dans la justice des mineurs aujourd'hui c'est une place qui est très lointaine il faut que les français qui nous écoutent comprennent que quand l'enfant est convoqué on invite les parents et les parents ne viennent pas pour la plupart des cas et il n'y a pas de sanction »
Question 225Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02
Est-ce qu'eux aussi auraient à rendre des comptes en quelque sorte sur le fait que leur enfant à 17h est à la maison ou non ?
Réponse directe
Moi je le crois pertinemment le parent il a une responsabilité légale vis-à-vis de l'enfant il y a des parents qui sont très dépassés par leurs enfants je pense aux femmes seules qui élèvent 2, 3 gamins dans des conditions parfois de violence dans des quartiers difficiles qui vont travailler la nuit à l'hôpital de Tourcoing qui ne peuvent pas parce qu'elles gagnent très peu d'argent éduquer correctement leurs enfants ces femmes-là il faut que nous les accompagnons que nous les aidions il ne s'agit pas de les sanctionner je trouverais très salaud de les sanctionner en revanche il y a des parents et on les connaît tous aussi qui vont insulter les professeurs insulter les policiers qui ne vien…
« Moi je le crois pertinemment le parent il a une responsabilité légale vis-à-vis de l'enfant il y a des parents qui sont très dépassés par leurs enfants je pense aux femmes seules qui élèvent 2, 3 gamins dans des conditions parfois de violence dans des quartiers difficiles qui vont travailler la nuit à l'hôpital de Tourcoing qui ne peuvent pas parce qu'elles gagnent très peu d'argent éduquer correctement leurs enfants ces femmes-là il faut que nous les accompagnons que nous les aidions il ne s'agit pas de les sanctionner je trouverais très salaud de les sanctionner en revanche il y a des parents et on les connaît tous aussi qui vont insulter les professeurs insulter les policiers qui ne viennent pas à l'audience lorsque leur enfant est convoqué dans la justice »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02Vérifier à 5:24Voir 2 autres passages
« exactement par une amende civile oui le père et la mère le père et la mère quand ils existent parce que malheureusement souvent ce sont des familles monoparentales mais oui même quand il y a »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02Vérifier à 6:08
« parfois le père est décédé parfois le père est retourné au pays parfois le père a disparu vous savez très bien comment les femmes sont souvent très seules pour élever leurs enfants mais oui lorsque les deux existent évidemment les deux et cette amende civile prévue par la proposition de loi de monsieur Attal est une très bonne chose moi je voudrais qu'on aille un cran plus loin je voudrais qu'il y ait une injonction éducative pour les parents aussi aujourd'hui il n'y a que des assistances éducatives des injonctions éducatives que pour les enfants que pour les mineurs mais il faut aussi apprendre à être parent parfois on ne sait pas être parent on ne sait pas respecter les règles on ne sait pas montrer qu'on a de l'autorité l'autorité parentale ça existait dans le code civil donc il faut que les parents puissent avoir une injonction pour être cadrés eux-mêmes pour élever leurs enfants et s'ils ne respectent pas cette injonction s'ils ne suivent pas l'éducation populaire qu'on veut leur imposer alors oui il faudra les sanctionner donc je pense que les parents ont une place essentielle dans la justice des mineurs aujourd'hui c'est une place qui est très lointaine il faut que les français qui nous écoutent comprennent que quand l'enfant est convoqué on invite les parents et les parents ne viennent pas pour la plupart des cas et il n'y a pas de sanction »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 24:17
Voir 2 autres passages
« C'est ça que vous voulez dire ? Absolument. Le contexte intervient, effectivement, dans une réalité judiciaire extrêmement difficile. Il y a eu pléthore de reportages, de livres, de témoignages sur la façon dont les parquets, aujourd'hui, reçoivent effectivement des documents papiers, parfois avec des procédures qui sont mal ficelées, comme on dit. Et aujourd'hui, il faut faire un tri dans cette justice. Et je pense que le grand tabou de cette affaire, qui peut-être rêvons deux secondes, rêvons deux secondes, peut-être que le sursaut provoqué par cette affaire, peut-être d'avoir une justice qui, enfin, aurait des moyens pour faire tout ça, même si ce n'est pas la cause directe des faits du GERS. Mais juste pour refermer cette parenthèse, aujourd'hui, tout le monde, et ce n'était pas le cas il y a quelques années, tout le monde du premier petit magistrat qui vient de prendre ses fonctions jusqu'au grand garde des Sceaux dans son grand bureau, sont d'accord sur le diagnostic, sur le fait que la justice est embolisée et elle n'arrive pas à faire face de façon extrêmement rapide. Je voulais juste raconter une anecdote qui s'est déroulée la semaine dernière, alors que Gérard Darmanin était déjà au courant de cette affaire du GERS, mais qu'il avait souhaité, d'une façon peut-être un petit peu spectaculaire ou médiatique, organiser à la chancellerie un faux procès, un procès fictif, pour mettre en avant les vertus du plaidé coupable criminel. On a eu avec de faux accusés, donc de vrais comédiens, mais aussi de vrais magistrats, une représentation comme ça d'une audience. Et l'audience a été tellement bien réussie, qu'à la fin, j'ai posé la question à Gérard Darmanin, en lui disant finalement, d'avoir une justice avec une audience aussi bien réussie, pourquoi ne pas garder la possibilité d'avoir un curseur, d'avoir la liberté d'appréciation du juge, plutôt que de faire ce plaidé coupable rapide, négocié à l'avance, etc. Et le ministre, un peu agacé par la question, a dit, mais vous savez, aujourd'hui on a 600 procès criminels qui sont en attente, ça veut dire avec des gens qui peuvent partir, ça il le dit depuis le début. Mais surprise, dans cette même représentation, la magistrate qui était là, magistrate du siège, pas du tout syndiqué, pas du tout à la botte du ministre, a dit la même chose, elle a dit, on n'y arrive plus, il faut qu'on évacue les stocks. Et donc ce mot d'ordre-là fait partie de cette toile de fonds et du contexte. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 25:15
« Oui, parce qu'il y a un drame que personne ne conteste. Il y a un dysfonctionnement que personne ne parviendra à contester. Parce qu'effectivement, l'inspection montrera ce qui s'est passé à la fois pour le corps de la magistrature, mais à la fois pour le corps de la gendarmerie nationale. La difficulté pour les magistrats aussi, c'est de se sentir mis en cause comme corps d'État tout entier, ce qui ne serait peut-être pas fait pour un autre corps de sécurité intérieure. Mais en tout cas, la réalité des choses, c'est qu'ils vont devoir mettre en avant ce qu'ils appellent dans les affaires judiciaires le contexte. Et ce contexte-là, aujourd'hui, il est hélas inaudible. La mort de cette petite fille de 11 ans intervient, certes, dans un contexte national qui, sur toutes les affaires judiciaires, sur tout le fonctionnement quotidien des parquets, est absolument épouvantable. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 24:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est appelé pour manifester de place Vendôme et aussi devant les tribunaux. Mais la symbolique devant les tribunaux est terrible parce qu'elle est nouvelle. Il est rare qu'on manifeste devant les tribunaux. Il est rare aussi qu'on entende, comme on l'entend depuis 48 heures, des paroles aussi dures contre la magistrature, contre les procureurs, contre les juges et contre finalement toute l'institution. Mais je pense qu'on a une période historiquement terrifiante et terrible. C'est la première fois depuis 20 ans, en réalité, qu'un garde des Sceaux prononce ses excuses au nom de l'institution judiciaire. La dernière fois, c'était le 1er décembre 2005. C'était Pascal Clément au soir du deuxième procès d'Outreau. Et on était dans ce traumatisme qui touchait toute la France, avec cette fois-ci des innocents qui avaient été envoyés en prison injustement. Et le garde des Sceaux avait prononcé ses excuses. Le choc, cette fois-ci, la chancelle Rie l'a vu arriver avant même la découverte du corps d'ailleurs de Liana. Gérard Darmanin a très vite compris la défiance populaire qui pouvait naître de tout ça. Et c'est peut-être celle qui va s'exprimer durant ces manifestations devant les palais de justice. Mais c'est un choc, une onde de choc qui touche bien au-delà de l'institution. Puisque c'est finalement le sentiment d'impunité qui est un argument politique qui est bien souvent évoqué. Cela a été récemment lors des émeutes consécutives à la victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal. C'est évoqué très régulièrement dans les débats politiques. Mais l'impunité face au crime, l'impunité pour la mort d'un enfant, c'est quelque chose qui est inacceptable. Et puis en corollaire, il y a quasiment cette question de l'autodéfense. Si l'État ne nous protège plus, qui va nous protéger ? Donc toute cette alchimie, toutes ces passions tristes ont été très vite évoquées au ministère de la Justice. D'où la réaction politique très forte de Gérard Darmanin. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 3:19Voir 2 autres passages
« Alors, il y a des sanctions contre les magistrats. Moi, j'ai assisté à une vingtaine d'audience disciplinaires contre des magistrats. Soit dit en passant, ce sont des audiences publiques, ce qui n'est pas le cas pour les audiences disciplinaires de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale, de l'administration pénitentiaire ou même des ordres des avocats. La difficulté, c'est qu'en réalité, ils sont sanctionnés souvent pour des fautes extrêmement choquantes, intervenues soit dans leur vie privée, soit dans d'autres éléments qu'ils seraient longs de détailler. Mais ce qui nous intéresse là, c'est la faute juridictionnelle. Et ça, la Constitution ne permet pas d'aller sur le terrain juridictionnel pour aller chercher le magistrat sur sa responsabilité. C'est sa responsabilité d'avoir placé quelqu'un en détention. Souvent, d'ailleurs, c'est une décision collégiale. On ne peut pas aller sur l'aspect juridictionnel. On peut aller, en revanche, sur l'insuffisance professionnelle. Si on découvre, on ne va pas faire de la politique fiction sur l'affaire en cours, mais si on découvre qu'une affaire criminelle avait été signalée par un autre parquet et que le procureur du parquet voisin était parti faire du sport ce jour-là ou était en congé alors qu'il ne l'avait pas dit, ça, c'est une vraie faute. Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, ces bavures judiciaires, elles sont sanctionnées par ce qu'on appelle la faute lourde de l'État. C'est une faute administrative. Des procédures qui aboutissent assez peu. Moi, j'en ai vu une »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 31:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ça que vous voulez dire ? Absolument. Le contexte intervient, effectivement, dans une réalité judiciaire extrêmement difficile. Il y a eu pléthore de reportages, de livres, de témoignages sur la façon dont les parquets, aujourd'hui, reçoivent effectivement des documents papiers, parfois avec des procédures qui sont mal ficelées, comme on dit. Et aujourd'hui, il faut faire un tri dans cette justice. Et je pense que le grand tabou de cette affaire, qui peut-être rêvons deux secondes, rêvons deux secondes, peut-être que le sursaut provoqué par cette affaire, peut-être d'avoir une justice qui, enfin, aurait des moyens pour faire tout ça, même si ce n'est pas la cause directe des faits du GERS. Mais juste pour refermer cette parenthèse, aujourd'hui, tout le monde, et ce n'était pas le cas il y a quelques années, tout le monde du premier petit magistrat qui vient de prendre ses fonctions jusqu'au grand garde des Sceaux dans son grand bureau, sont d'accord sur le diagnostic, sur le fait que la justice est embolisée et elle n'arrive pas à faire face de façon extrêmement rapide. Je voulais juste raconter une anecdote qui s'est déroulée la semaine dernière, alors que Gérard Darmanin était déjà au courant de cette affaire du GERS, mais qu'il avait souhaité, d'une façon peut-être un petit peu spectaculaire ou médiatique, organiser à la chancellerie un faux procès, un procès fictif, pour mettre en avant les vertus du plaidé coupable criminel. On a eu avec de faux accusés, donc de vrais comédiens, mais aussi de vrais magistrats, une représentation comme ça d'une audience. Et l'audience a été tellement bien réussie, qu'à la fin, j'ai posé la question à Gérard Darmanin, en lui disant finalement, d'avoir une justice avec une audience aussi bien réussie, pourquoi ne pas garder la possibilité d'avoir un curseur, d'avoir la liberté d'appréciation du juge, plutôt que de faire ce plaidé coupable rapide, négocié à l'avance, etc. Et le ministre, un peu agacé par la question, a dit, mais vous savez, aujourd'hui on a 600 procès criminels qui sont en attente, ça veut dire avec des gens qui peuvent partir, ça il le dit depuis le début. Mais surprise, dans cette même représentation, la magistrate qui était là, magistrate du siège, pas du tout syndiqué, pas du tout à la botte du ministre, a dit la même chose, elle a dit, on n'y arrive plus, il faut qu'on évacue les stocks. Et donc ce mot d'ordre-là fait partie de cette toile de fonds et du contexte. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 25:15Voir 2 autres passages
« Et il y a la quantité de ces actes qui, jusque-là, le mot de continent ignoré a été employé. Mais c'est vrai que le nombre de plaintes en 7 ans a été multiplié par 3. Il y a une parole qui se libère avec des effets judiciaires très forts. Mais il y a aussi cette révélation qui se faisait il y a encore quelques années et encore d'ailleurs aujourd'hui, lors des procès, par exemple, à postériori, le fait qu'une grande affaire arrive à l'audience, des plaignants voyant que leur agresseur enfin avait été attrapé, osait parler, etc. Aujourd'hui, cette parole se libère selon des circuits différents. Mais c'est vrai que la masse constante de ces agressions, je pense notamment aux chiffres et aux argumentaires qui ont été donnés par la Fondation des femmes sur ces points-là qui sont absolument stupéfiants, mais aussi ce qui arrive quotidiennement devant les tribunaux et on en revient à nos pays. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 49:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ...judiciaires sur des affaires où, effectivement, il y avait des trous absolument incroyables dans les dossiers. Elles sont poursuivies pénalement quand il y a des fautes. On voit des policiers ou des gendarmes quand ils utilisent leurs armes de façon indue poursuivie en correctionnelle ou aux assises. Mais, effectivement, la discipline des magistrats, aujourd'hui, ne porte pas sur le fait de l'acte juridictionnel et la nuance. Et là, il y a, malgré tout, l'année dernière, si je ne me trompe pas, neuf sanctions prononcées disciplinairement. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 33:00Voir 2 autres passages
« C'est ça que vous voulez dire ? Absolument. Le contexte intervient, effectivement, dans une réalité judiciaire extrêmement difficile. Il y a eu pléthore de reportages, de livres, de témoignages sur la façon dont les parquets, aujourd'hui, reçoivent effectivement des documents papiers, parfois avec des procédures qui sont mal ficelées, comme on dit. Et aujourd'hui, il faut faire un tri dans cette justice. Et je pense que le grand tabou de cette affaire, qui peut-être rêvons deux secondes, rêvons deux secondes, peut-être que le sursaut provoqué par cette affaire, peut-être d'avoir une justice qui, enfin, aurait des moyens pour faire tout ça, même si ce n'est pas la cause directe des faits du GERS. Mais juste pour refermer cette parenthèse, aujourd'hui, tout le monde, et ce n'était pas le cas il y a quelques années, tout le monde du premier petit magistrat qui vient de prendre ses fonctions jusqu'au grand garde des Sceaux dans son grand bureau, sont d'accord sur le diagnostic, sur le fait que la justice est embolisée et elle n'arrive pas à faire face de façon extrêmement rapide. Je voulais juste raconter une anecdote qui s'est déroulée la semaine dernière, alors que Gérard Darmanin était déjà au courant de cette affaire du GERS, mais qu'il avait souhaité, d'une façon peut-être un petit peu spectaculaire ou médiatique, organiser à la chancellerie un faux procès, un procès fictif, pour mettre en avant les vertus du plaidé coupable criminel. On a eu avec de faux accusés, donc de vrais comédiens, mais aussi de vrais magistrats, une représentation comme ça d'une audience. Et l'audience a été tellement bien réussie, qu'à la fin, j'ai posé la question à Gérard Darmanin, en lui disant finalement, d'avoir une justice avec une audience aussi bien réussie, pourquoi ne pas garder la possibilité d'avoir un curseur, d'avoir la liberté d'appréciation du juge, plutôt que de faire ce plaidé coupable rapide, négocié à l'avance, etc. Et le ministre, un peu agacé par la question, a dit, mais vous savez, aujourd'hui on a 600 procès criminels qui sont en attente, ça veut dire avec des gens qui peuvent partir, ça il le dit depuis le début. Mais surprise, dans cette même représentation, la magistrate qui était là, magistrate du siège, pas du tout syndiqué, pas du tout à la botte du ministre, a dit la même chose, elle a dit, on n'y arrive plus, il faut qu'on évacue les stocks. Et donc ce mot d'ordre-là fait partie de cette toile de fonds et du contexte. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes20 oct. 2025 au 7 juil. 2026 · 25 observations30 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors j'espère qu'on est... On partait d'assez loin. On partait d'assez loin. On est plutôt meilleurs. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 50:07Voir 2 autres passages
« C'est appelé pour manifester de place Vendôme et aussi devant les tribunaux. Mais la symbolique devant les tribunaux est terrible parce qu'elle est nouvelle. Il est rare qu'on manifeste devant les tribunaux. Il est rare aussi qu'on entende, comme on l'entend depuis 48 heures, des paroles aussi dures contre la magistrature, contre les procureurs, contre les juges et contre finalement toute l'institution. Mais je pense qu'on a une période historiquement terrifiante et terrible. C'est la première fois depuis 20 ans, en réalité, qu'un garde des Sceaux prononce ses excuses au nom de l'institution judiciaire. La dernière fois, c'était le 1er décembre 2005. C'était Pascal Clément au soir du deuxième procès d'Outreau. Et on était dans ce traumatisme qui touchait toute la France, avec cette fois-ci des innocents qui avaient été envoyés en prison injustement. Et le garde des Sceaux avait prononcé ses excuses. Le choc, cette fois-ci, la chancelle de Rille l'a vu arriver avant même la découverte du corps d'ailleurs de Liana. Gérard Darmanin a très vite compris la défiance populaire qui pouvait naître de tout ça. Et c'est peut-être celle qui va s'exprimer durant ces manifestations devant les palais de justice. Mais c'est un choc, une onde de choc qui touche bien au-delà de l'institution. Puisque c'est finalement le sentiment d'impunité qui est un argument politique qui est bien souvent évoqué. Ça l'a été récemment lors des émeutes consécutives à la victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal. C'est évoqué très régulièrement dans les débats politiques. Mais l'impunité face au crime, l'impunité pour la mort d'un enfant, c'est quelque chose qui est inacceptable. Et puis en corollaire, il y a quasiment cette question de l'autodéfense. Si l'État ne nous protège plus, qui va nous protéger ? Donc toute cette alchimie, toutes ces passions tristes ont été très vite évoquées au ministère de la Justice. D'où la réaction politique très forte de Gérard Darmanin. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 3:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est appelé pour manifester de place Vendôme et aussi devant les tribunaux. Mais la symbolique devant les tribunaux est terrible parce qu'elle est nouvelle. Il est rare qu'on manifeste devant les tribunaux. Il est rare aussi qu'on entende, comme on l'entend depuis 48 heures, des paroles aussi dures contre la magistrature, contre les procureurs, contre les juges et contre finalement toute l'institution. Mais je pense qu'on a une période historiquement terrifiante et terrible. C'est la première fois depuis 20 ans, en réalité, qu'un garde des Sceaux prononce ses excuses au nom de l'institution judiciaire. La dernière fois, c'était le 1er décembre 2005. C'était Pascal Clément au soir du deuxième procès d'Outreau. Et on était dans ce traumatisme qui touchait toute la France, avec cette fois-ci des innocents qui avaient été envoyés en prison injustement. Et le garde des Sceaux avait prononcé ses excuses. Le choc, cette fois-ci, la chancelle Rie l'a vu arriver avant même la découverte du corps d'ailleurs de Liana. Gérard Darmanin a très vite compris la défiance populaire qui pouvait naître de tout ça. Et c'est peut-être celle qui va s'exprimer durant ces manifestations devant les palais de justice. Mais c'est un choc, une onde de choc qui touche bien au-delà de l'institution. Puisque c'est finalement le sentiment d'impunité qui est un argument politique qui est bien souvent évoqué. Cela a été récemment lors des émeutes consécutives à la victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal. C'est évoqué très régulièrement dans les débats politiques. Mais l'impunité face au crime, l'impunité pour la mort d'un enfant, c'est quelque chose qui est inacceptable. Et puis en corollaire, il y a quasiment cette question de l'autodéfense. Si l'État ne nous protège plus, qui va nous protéger ? Donc toute cette alchimie, toutes ces passions tristes ont été très vite évoquées au ministère de la Justice. D'où la réaction politique très forte de Gérard Darmanin. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 3:19Voir 2 autres passages
« Alors il n'y a pas d'excuse qui est prononcée de ma part en tout cas puisque je pense que l'erreur telle que les éléments peuvent le montrer existe. En revanche, le parquet était un parquet qui ne comptait plus de magistrats lors de l'année 2023. Et il y a eu une alerte y compris d'un parlementaire. La chancellerie a, par ce qu'on appelle la clé de répartition des effectifs, remis les choses en ordre au moment des faits. Donc le parquet d'Auches avait les effectifs qu'il fallait au moment des faits. Et par ailleurs, la brigade territoriale de Lecture, selon les informations que l'on a, n'avait qu'un seul dossier criminel et c'était celui-ci. Donc effectivement, l'argument des moyens compte de façon extrêmement importante sur le débat en général. Mais pas dans ce cas précis. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 14:32
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités16 juil. 2025 au 7 juil. 2026 · 32 observations35 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, pour faute lourde de l'Etat c'est une procédure administrative encore une fois ce n'est pas une procédure individuelle c'est l'Etat qui peut être sanctionné pour l'ensemble de ces dysfonctionnements »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 1:03:01Voir 2 autres passages
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître, mais effectivement dans cette chronologie terrible. Ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers, des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France, on regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne à vrai dire n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération finalement elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui d'une part comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 12:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître, mais effectivement dans cette chronologie terrible. Ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers, des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France, on regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne à vrai dire n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération finalement elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui d'une part comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 12:16Voir 2 autres passages
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître, mais effectivement dans cette chronologie terrible. Ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers, des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France, on regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne à vrai dire n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération finalement elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui d'une part comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et référence au fait qu'effectivement on ne peut pas avoir des sanctions sur le plan des mesures juridictionnelles. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 33:57Voir 2 autres passages
« C'est référence au fait qu'effectivement, on ne peut pas avoir des sanctions sur le plan des mesures juridictionnelles. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 33:51
« Alors, il y a des sanctions contre les magistrats. Moi, j'ai assisté à une vingtaine d'audience disciplinaires contre des magistrats. Soit dit en passant, ce sont des audiences publiques, ce qui n'est pas le cas pour les audiences disciplinaires de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale, de l'administration pénitentiaire ou même des ordres des avocats. La difficulté, c'est qu'en réalité, ils sont sanctionnés souvent pour des fautes extrêmement choquantes, intervenues soit dans leur vie privée, soit dans d'autres éléments qu'ils seraient longs de détailler. Mais ce qui nous intéresse là, c'est la faute juridictionnelle. Et ça, la Constitution ne permet pas d'aller sur le terrain juridictionnel pour aller chercher le magistrat sur sa responsabilité. C'est sa responsabilité d'avoir placé quelqu'un en détention. Souvent, d'ailleurs, c'est une décision collégiale. On ne peut pas aller sur l'aspect juridictionnel. On peut aller, en revanche, sur l'insuffisance professionnelle. Si on découvre, on ne va pas faire de la politique fiction sur l'affaire en cours, mais si on découvre qu'une affaire criminelle avait été signalée par un autre parquet et que le procureur du parquet voisin était parti faire du sport ce jour-là ou était en congé alors qu'il ne l'avait pas dit, ça, c'est une vraie faute. Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, ces bavures judiciaires, elles sont sanctionnées par ce qu'on appelle la faute lourde de l'État. C'est une faute administrative. Des procédures qui aboutissent assez peu. Moi, j'en ai vu une »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés16 juil. 2025 au 13 mai 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne vous dirai pas l'inverse. On est à un an d'élection présidentielle. C'est encore très très long, il va se passer plein de choses. M. Trump va-t-il reconnaître sa victoire ou sa défaite au mid-terms ? Y aura-t-il une nouvelle guerre ? Y a-t-il une crise financière ? L'antavirus va-t-il... Mais ça changera sur les aptitudes des uns et des autres à être président de la République ? Non, ce qui m'inquiète, c'est notre incapacité pour l'instant à avoir un discours d'unité, mais surtout d'avoir des idées. Il y a beaucoup de candidats et il y a peu d'idées. C'est un peu inquiétant. Donc vous savez que j'ai essayé, comme d'autres, j'essaye encore d'expliquer qu'il faut un seul candidat, si on ne veut pas que ce soit un duel, M. Bardella contre M. Mélenchon. Je pense que ce serait absolument terrible pour la France. »
France Inter · Gérald Darmanin et la mesure plaider-coupable criminelVérifier à 6:48Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on peut voir que la démocratie est fragile. Et elle est fragile lorsqu'on remet en cause l'état de droit. Elle est fragile lorsque les discours politiques deviennent des discours de violence et qu'elles se transforment. Il y a des conséquences aux discours de violence en des violences physiques. Il y a des violences contre des permanences d'élus, contre des élus. Il y a des élus qui meurent. Il y a des maires. On est en campagne municipale en ce moment. Il y a des élus municipaux qui meurent de défendre l'intérêt général, qui sont menacés, qui sont molestés, eux et leurs familles. Je pense à Carl Olive, qui est candidat, par exemple, aux élections municipales. Il y a cinq blessés, suite à des tirs de mortier, alors qu'il faisait à Poissy, où il est candidat à un travail de campagne électorale. Il y avait une femme avec un bébé qui a failli être brûlée de façon extrêmement vive. Et puis, il y a, en effet, des discours politiques, notamment ceux de la France insoumise et de l'ultra-gauche, qui mènent, malheureusement, en tout cas, on peut voir ça, à une violence très débridée sur les réseaux sociaux, une violence extrême sur les réseaux sociaux et dans le monde physique. Et donc, oui, on peut être inquiet de cette ambiance. »
RTL — Le Grand Jury · Le Grand Jury de Gérald DarmaninVérifier à 2:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités21 oct. 2025 au 13 mai 2026 · 6 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et pourtant, il n'y a pas que Gabriel, à qui je me suis expliqué, la droite classique. Vous savez, Philippe Séguin disait que le gaullisme, c'est la lutte contre la tentation sans cesse répétée de la droite de se droitiser. Je constate que les LR se droitisent, et pourtant j'ai beaucoup d'amis aux LR. Donc là, je pense qu'on peut venir de la droite, respecter l'ordre, la nation, on peut avoir une certaine discussion. Mais enfin, la fibre sociale, il y a plein de gens qui ont beaucoup de galères. Donc si je résume... Il y a beaucoup d'hématomes pour lesquels les politiques n'apportent pas de réponse. Énormément. Donc en fait, vos idées, vous ne les trouvez nulle part aujourd'hui ? Ah non, pour l'instant, je ne les trouve nulle part. Et donc, mon travail d'homme politique, c'est de pouvoir influencer une ligne politique. Influencer ou les porter. »
France Inter · Gérald Darmanin : "Il y a beaucoup de candidats, pas beaucoup d'idées" #présidentielle2027Vérifier à 1:11Voir 2 autres passages
« Et moi je condamne Les agressions Des permanences politiques De la France Insoumise Comme les agressions Qui touchent tous les militants Tous les candidats Quels qu'ils soient Mourir pour des idées Mais de mort lente Disait Brassens Je dis à monsieur Bompard Je dis à monsieur Coquerel Je dis à madame Pannot C'est à vous de dénoncer Ces violences Évidemment la République Comme elle l'a toujours été Sera à vos côtés Pour vous protéger physiquement Parce qu'on ne tue pas En démocratie Et quand il y a des propos Relativisant La mort de Quentin Même si c'est un militant D'extrême droite Qu'importe C'est un homme C'est un enfant Une famille a perdu un enfant Donc il faut qu'aujourd'hui La France Insoumise Revienne du côté De l'homme et de l'humanisme »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 19/02Vérifier à 13:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter · Projet de prison de haute sécurité : "Il en faudra d'autres", assure Gérald DarmaninVérifier à 19:46
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02Vérifier à 6:20
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 14/02Vérifier à 6:20
« il y a des mesures très puissantes en matière d'abord de prévention des violences qui sont introduites par ce texte de formation des adultes des élèves de contrôle de l'honorabilité de ceux qui sont en contact avec les enfants de suivi des sanctions disciplinaires et puis un renforcement des contrôles qui doit permettre à ce qu'il y ait un regard extérieur dans ces établissements »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 54:11
« C'est ça que vous voulez dire ? Absolument. Le contexte intervient, effectivement, dans une réalité judiciaire extrêmement difficile. Il y a eu pléthore de reportages, de livres, de témoignages sur la façon dont les parquets, aujourd'hui, reçoivent effectivement des documents papiers, parfois avec des procédures qui sont mal ficelées, comme on dit. Et aujourd'hui, il faut faire un tri dans cette justice. Et je pense que le grand tabou de cette affaire, qui peut-être rêvons deux secondes, rêvons deux secondes, peut-être que le sursaut provoqué par cette affaire, peut-être d'avoir une justice qui, enfin, aurait des moyens pour faire tout ça, même si ce n'est pas la cause directe des faits du GERS. Mais juste pour refermer cette parenthèse, aujourd'hui, tout le monde, et ce n'était pas le cas il y a quelques années, tout le monde du premier petit magistrat qui vient de prendre ses fonctions jusqu'au grand garde des Sceaux dans son grand bureau, sont d'accord sur le diagnostic, sur le fait que la justice est embolisée et elle n'arrive pas à faire face de façon extrêmement rapide. Je voulais juste raconter une anecdote qui s'est déroulée la semaine dernière, alors que Gérard Darmanin était déjà au courant de cette affaire du GERS, mais qu'il avait souhaité, d'une façon peut-être un petit peu spectaculaire ou médiatique, organiser à la chancellerie un faux procès, un procès fictif, pour mettre en avant les vertus du plaidé coupable criminel. On a eu avec de faux accusés, donc de vrais comédiens, mais aussi de vrais magistrats, une représentation comme ça d'une audience. Et l'audience a été tellement bien réussie, qu'à la fin, j'ai posé la question à Gérard Darmanin, en lui disant finalement, d'avoir une justice avec une audience aussi bien réussie, pourquoi ne pas garder la possibilité d'avoir un curseur, d'avoir la liberté d'appréciation du juge, plutôt que de faire ce plaidé coupable rapide, négocié à l'avance, etc. Et le ministre, un peu agacé par la question, a dit, mais vous savez, aujourd'hui on a 600 procès criminels qui sont en attente, ça veut dire avec des gens qui peuvent partir, ça il le dit depuis le début. Mais surprise, dans cette même représentation, la magistrate qui était là, magistrate du siège, pas du tout syndiqué, pas du tout à la botte du ministre, a dit la même chose, elle a dit, on n'y arrive plus, il faut qu'on évacue les stocks. Et donc ce mot d'ordre-là fait partie de cette toile de fonds et du contexte. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 25:15
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 25:15
« Alors il n'y a pas d'excuse qui est prononcée de ma part en tout cas puisque je pense que l'erreur telle que les éléments peuvent le montrer existe. En revanche, le parquet était un parquet qui ne comptait plus de magistrats lors de l'année 2023. Et il y a eu une alerte y compris d'un parlementaire. La chancellerie a, par ce qu'on appelle la clé de répartition des effectifs, remis les choses en ordre au moment des faits. Donc le parquet d'Auches avait les effectifs qu'il fallait au moment des faits. Et par ailleurs, la brigade territoriale de Lecture, selon les informations que l'on a, n'avait qu'un seul dossier criminel et c'était celui-ci. Donc effectivement, l'argument des moyens compte de façon extrêmement importante sur le débat en général. Mais pas dans ce cas précis. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 14:32
« Non, mais c'est beaucoup plus sérieux, parce que l'élection présidentielle est sans doute la plus importante que nous allons vivre depuis au moins 30 ou 40 ans. Parce que je crois qu'on voit bien que le Rassemblement National peut gagner cette élection présidentielle. Je pense que M. Mélenchon est un candidat extrêmement sérieux, qui fera un score extrêmement important. »
France Inter · Gérald Darmanin et la mesure plaider-coupable criminelVérifier à 9:11
« Alors il n'y a pas d'excuse qui est prononcée de ma part en tout cas puisque je pense que l'erreur telle que les éléments peuvent le montrer existe. En revanche, le parquet était un parquet qui ne comptait plus de magistrats lors de l'année 2023. Et il y a eu une alerte y compris d'un parlementaire. La chancellerie a, par ce qu'on appelle la clé de répartition des effectifs, remis les choses en ordre au moment des faits. Donc le parquet d'Auches avait les effectifs qu'il fallait au moment des faits. Et par ailleurs, la brigade territoriale de Lecture, selon les informations que l'on a, n'avait qu'un seul dossier criminel et c'était celui-ci. Donc effectivement, l'argument des moyens compte de façon extrêmement importante sur le débat en général. Mais pas dans ce cas précis. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 14:32
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître, mais effectivement dans cette chronologie terrible. Ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers, des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France, on regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne à vrai dire n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération finalement elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui d'une part comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 12:16
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement, cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître. Mais effectivement, dans cette chronologie terrible, ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers et des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France. On regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne, à vrai dire, n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici, on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération, finalement, elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui, d'une part, comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 12:10
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 31:25
« Il y a une partie de relation entre immigration et délinquance. Tous les étrangers, évidemment, ne sont pas délinquants. L'immense majorité d'entre eux respectent notre pays, travaillent, envoient leurs enfants à l'école, veulent mieux vivre. Mais les étrangers sont surreprésentés dans la délinquance française. J'ai non seulement été ministre d'Intérieur, mais j'ai été maire, maire de ma commune, et même citoyen. Les citoyens voient bien qu'il y a, par une mauvaise intégration, par des difficultés extrêmement fortes, qui sont liées parfois à la pauvreté, parfois au trafic de drogue, parfois au trafic d'êtres humains. Les étrangers sont plus auteurs que les autres d'actes de délinquance. Ils sont aussi plus victimes que les autres d'actes de délinquance. Par exemple, les femmes étrangères sont plus victimes de violences que les femmes qui sont françaises, même s'il y a beaucoup de femmes françaises qui sont victimes de violences. Donc oui, il y a un certain lien qu'il faut combattre, et notamment par une immigration beaucoup mieux contrôlée et beaucoup mieux intégrée, et surtout, une justice plus ferme avec les étrangers qui commettent des actes de délinquance. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 6:49
« N'inversons pas La charge de la preuve Ce n'est pas à cause Des policiers Ce n'est pas à cause De la préfète C'est à cause De Nervy d'ultra-gauche Qui ont tué Quentin Voilà Donc on peut dire Que la police tue A tout moment Ou qu'elle était hors-absente Elle fait son travail La police elle est très courageuse Parce qu'elle protège La France Insoumise Et ses dirigeants Et ses meetings Alors que la France Insoumise Insulte la police tous les jours On peut quand même dire Que la police républicaine française Est extrêmement courageuse On peut se poser aussi La question de la responsabilité Des établissements universitaires Personnellement Je suis assez peu invité A Sciences Po Lyon A Sciences Po Ex Ce que vous voulez dire C'est que J'ai vu qu'à l'alliée A Sciences Po Lyon Monsieur Coquerel Puis Madame Hassan Ont été invités En quelques semaines d'intervalle Ce n'est pas une grande variété idéologique Auprès des universités Et auprès des étudiants Donc il y a aussi Une question à se poser De la responsabilité Des universités Il y en a qui font ça Extrêmement bien Et d'autres sans doute Qui ont un petit prisme idéologique Ça peut être possible Voilà peut-être que Jusqu'à aujourd'hui Jusqu'à la mort de Quentin Partons du principe Que personne n'avait vu Que la France Insoumise Pouvez avoir un discours violent Nous serions magnanimes En le disant A partir d'aujourd'hui C'est un point de bascule Vous avez raison On sait que la France Insoumise Tient un discours violent »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 19/02Vérifier à 12:05