

« 1350 informations judiciaires qui concernent les enfants. »
« En moyenne, les parquets connaissent des dossiers de 14 mois, c'est-à-dire que nous avons encore beaucoup de travail à faire pour réduire les délais d'études par les parquets. »
« Pour ouvrir d'informations judiciaires, madame la Présidente, il y a aujourd'hui 970 dossiers prioritaires, soit 1% du stock qui vont être réglés dans les prochaines semaines. »
« Dans 83% des affaires, l'auteur a été identifié. »
« 36% des victimes sont encore mineures au moment où nous parlons, c'est-à-dire que 64% des victimes qui étaient mineures sont majeures. »
« On peut penser qu'il y a beaucoup de faits prescrits ou de faits qui ont été déposés, des plaintes qu'on déposait 20 ans ou 30 ans après, d'où la prescriptibilité que je demanderai bientôt avec la ministre de la Santé de voter pour les crimes qui concernent les mineurs. »
« Et dans 91% des affaires, malheureusement, non seulement il n'a fait l'objet d'aucune condamnation antérieure, mais pour trois quarts d'entre eux, ils font partie du cercle intime et familial des enfants. »
« Un bravo et je peux vous dire que les services de la chancellerie, comme ceux du ministère de l'Intérieur, comme ceux de l'Education nationale, vous accompagneront dans votre volonté d'accompagner ces familles et de lutter contre le harcèlement scolaire. »
« 38% de ces procédures concernent des faits criminels, 62% des faits délictuels. »
« Certains ont dit qu'ils n'auraient pas été capables d'étudier ces 70 000 plaintes et je veux ici, devant la représentation nationale, les faire mentir. »
« Vous m'avez posé la question Madame la députée de ces plaintes et des 70 000 plaintes dont j'ai demandé au procureur généraux que j'avais réunis le 8 juin dernier à la chancellerie d'étudier en urgence. »
« Madame la députée Carteron, je veux d'abord avoir évidemment pour votre engagement et nous le savons ici extrêmement sincère et ancien pour la cause des enfants et du harcèlement que subissent ces enfants. »
« Il y a eu exactement 69 626 dossiers d'affaires criminelles connus par les parquets et délictuels qui ont été absolument réétudiés. Plus 15 000 plaintes découvertes, si j'ose dire, chez les services enquêteurs où les gens sont venus déposer plainte, ce qui porte à 85 047 plaintes aujourd'hui recensées dans les parquets de la République. »
« Non, mais c'est un désaccord profond, quasi frontal avec le syndicat de la magistrature. La question que pose Mme Prost, je l'ai entendue, est-ce que cela engage la responsabilité d'un magistrat ? La réponse est oui. »
« Et puis ensuite, par une succession de défaillances graves, individuelles et incompréhensibles, c'est ce que dit parfois le rapport, chez les gendarmes comme chez les magistrats, en effet, nous n'avons pas su protéger cette petite fille. »
« Si personne ne contrôle les juges, comment fonctionne une démocratie dans une check and balance, dans une séparation des pouvoirs ? Évidemment que les magistrats, qui font un travail très difficile, très important, et je le constate depuis quasiment un an que je suis ministre de la Justice, avec des horaires évidemment extrêmement importants, qui se fatiguent à la tâche, qui font un travail formidable dans la quasi-intégralité des cas, et souvent très discrets, évidemment qu'ils ne sont pas exempts de tout reproche. »
« Évidemment, je le fais, c'est dur, avec le cœur serré pour les magistrats. »
« Qu'est-ce qu'on dirait si les gendarmes étaient sanctionnés, y compris de manière conservatoire, et pas les magistrats ? »
« Donc la réponse est oui. Là encore, nous venons de créer l'assistant IA au ministère de la Justice il y a 6 mois. Nous ne l'avions pas. Pas d'outil de transcription. Pas d'outil de numérisation. Nous le faisons. »
« Ce n'est à personne de faire justice soi-même, encore moins sur les réseaux sociaux. »