Monsieur le ministre, est-ce qu'on peut revenir sur la loi ?
Réponse directeC'est difficile la prescription. Parce que c'est aussi une preuve de civilisation. Il faut un moment d'oubli. Mais je suis favorable à revenir sur la prescription. D'abord, pour les crimes envers les enfants, les crimes sexuels. D'ailleurs, j'ai porté, avec Aurore Berger, un texte qui, en ce moment, est au Parlement, qui interdit désormais la prescription pour qu'il soit imprescriptible. Et personnellement, je le dis parce que ce n'est pas validé par le Conseil des ministres ou le Président de la République. Je le dis en liberté, je ne peux pas ne pas être touché. et je vois beaucoup de victimes et d'enfants, de maris, de femmes de victimes pour les crimes de sang, c'est-à-dire les meurtres…
« C'est difficile la prescription. Parce que c'est aussi une preuve de civilisation. Il faut un moment d'oubli. Mais je suis favorable à revenir sur la prescription. D'abord, pour les crimes envers les enfants, les crimes sexuels. D'ailleurs, j'ai porté, avec Aurore Berger, un texte qui, en ce moment, est au Parlement, qui interdit désormais la prescription pour qu'il soit imprescriptible. Et personnellement, je le dis parce que ce n'est pas validé par le Conseil des ministres ou le Président de la République. Je le dis en liberté, je ne peux pas ne pas être touché. et je vois beaucoup de victimes et d'enfants, de maris, de femmes de victimes pour les crimes de sang, c'est-à-dire les meurtres. Au moment où nous avons des technologies qui nous aideront demain et après-demain à remonter plus vite dans le temps, je porte d'ailleurs la généalogie génétique dans la loi que je présente, oui, je suis favorable à mettre fin à la prescription pour les crimes de sang. C'est une question très difficile parce qu'on n'a pas le temps ici des débats de juristes, donc des débats de civilisation. Mais moi, je suis pour les crimes de sang, pas pour venir sur la prescription en général, vous l'avez compris. Je suis favorable à revenir sur ce point. »
