Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
6 juil. 2017 au 7 juil. 2026
Questions
1091
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 1091 questions évaluables
Réponse directe
375
Réponse partielle
236
Réponse à côté
462
Refus explicite
18
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 101 à 125 sur 1091
Question 101Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12
Je voudrais que vous puissiez regarder ce document. Je vais le commenter évidemment pour ceux qui nous écoutent sur RMC. Cette vidéo que BFM TV s'est procurée, elle a été tournée le 9 novembre dernier. C'est une scène d'une violence inouïe qui se passe au sein de la prison de Nantes. On y voit un détenu entièrement nu, ensanglanté, traîné sur le bitume de la cour intérieure de la prison. En réalité, c'était deux groupes de détenus qui se battaient lors d'une promenade. Et pourtant, aucun gardien n'est intervenu parce qu'ils ont considéré que c'était trop dangereux. Quand les gardiens eux-mêmes ne peuvent même plus intervenir alors qu'on est au sein d'un lieu qui est un lieu normalement dans lequel on fait régner la loi.
Réponse directe
Oui, il faut rétablir l'ordre dans nos prisons. C'est incontestable et ça fait 11 mois que je suis ministre de la Justice et que j'essaye de le faire. Et je pense avec une certaine réussite. D'abord les prisons de haute sécurité qu'on a construites en 5 mois. En 5 mois, on a su faire en France des prisons que d'ailleurs les étrangers viennent visiter qui montrent qu'il n'y a pas de téléphone portable, pas de drogue, pas de clé USB pour les gens les plus dangereux. Ceux qui sont capables de s'évader, de commander des assassinats et notamment une grande partie des narcotrafiquants. À la suite de l'affaire Amra, moi je veux regarder les victimes de l'affaire Amra dans les yeux et leur dire que…
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, parce qu'il y a un drame que personne ne conteste. Il y a un dysfonctionnement que personne ne parviendra à contester. Parce qu'effectivement, l'inspection montrera ce qui s'est passé à la fois pour le corps de la magistrature, mais à la fois pour le corps de la gendarmerie nationale. La difficulté pour les magistrats aussi, c'est de se sentir mis en cause comme corps d'État tout entier, ce qui ne serait peut-être pas fait pour un autre corps de sécurité intérieure. Mais en tout cas, la réalité des choses, c'est qu'ils vont devoir mettre en avant ce qu'ils appellent dans les affaires judiciaires le contexte. Et ce contexte-là, aujourd'hui, il est hélas inaudible. La mort de cette petite fille de 11 ans intervient, certes, dans un contexte national qui, sur toutes les affaires judiciaires, sur tout le fonctionnement quotidien des parquets, est absolument épouvantable. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Oui, il faut rétablir l'ordre dans nos prisons. C'est incontestable et ça fait 11 mois que je suis ministre de la Justice et que j'essaye de le faire. Et je pense avec une certaine réussite. D'abord les prisons de haute sécurité qu'on a construites en 5 mois. En 5 mois, on a su faire en France des prisons que d'ailleurs les étrangers viennent visiter qui montrent qu'il n'y a pas de téléphone portable, pas de drogue, pas de clé USB pour les gens les plus dangereux. Ceux qui sont capables de s'évader, de commander des assassinats et notamment une grande partie des narcotrafiquants. À la suite de l'affaire Amra, moi je veux regarder les victimes de l'affaire Amra dans les yeux et leur dire que je peux faire, j'ai fait des choses pour la sécurité des agents pénitentiaires et des Français. Mais il y a tout le reste, toutes les autres prisons où on sait que le téléphone portable, le shit, des couteaux par drone, par le parloir, par corruption aussi. rentre. Là nous faisons des fouilles en ce moment qui n'avaient jamais été faites de cette ampleur dans les prisons. On a 80 fouilles, on a encore une centaine de prisons à fouiller. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 8:54Voir 1 autre passage
« Elles ne me surprennent pas vraiment puisque c'est le cocktail affreux de il manque des agents pénitentiaires, moi j'en rajoute 1000 au prochain budget, il manque 4000 agents pénitentiaires dans nos prisons. Donc c'est des gens très courageux, mais ils ne sont pas assez nombreux. Donc moi je les comprends très bien qu'ils aient aussi parfois peur, et moi je veux les soutenir. Et l'année prochaine il y a 1000 agents supplémentaires de plus. S'il est voté, enfin ça j'y reviendrai. Je crois que, vous voyez, devant les difficultés que notre pays a, on ne peut pas se priver de policiers, de gendarmes, d'agents pénitentiaires ou de magistrats. L'année prochaine il y a 1000 agents supplémentaires de plus. Nous construisons désormais 3000 places de prison par an. On a repris la reconstruction de places de prison, qui avait été en partie arrêtée, et nous manquons de places de prison en France. Il y a 86 000 détenus, 65 000 places grosso modo. Et troisièmement, il y a dans nos prisons, beaucoup de gens qui ne devraient pas y être non plus. C'est-à-dire, je pense, aux gens qui sont atteints psychiatriquement. 25% des détenus ont des maladies psychiatriques. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 10:02
Question 102Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12
Est-ce que ça veut dire qu'en creux, vous reconnaissez qu'aujourd'hui, les sanctions ne sont ni utiles, ni rapides, ni effectives ?
Réponse directe
Alors, la justice est lente et c'est, je pense, la grande injustice de notre pays. Le temps trop important que la victime, que l'accusé attend, que la société attend pour la sanction. Ça, c'est sûr, et cette lenteur de la justice, ça vaut dans la justice pénale, ça vaut aussi dans la justice civile. On attend trop souvent son divorce, sa garde de ses enfants, la tutelle, son problème immobilier qu'on doit régler. Est-ce que la justice est efficace ? Elle l'est en partie, mais elle ne l'est pas totalement. La moitié des peines de prison prononcées par les tribunaux, les gens ne vont pas une seule journée en prison. Est-ce que c'est efficace de prononcer des peines de prison qu'on ne fait jam…
« Alors, la justice est lente et c'est, je pense, la grande injustice de notre pays. Le temps trop important que la victime, que l'accusé attend, que la société attend pour la sanction. Ça, c'est sûr, et cette lenteur de la justice, ça vaut dans la justice pénale, ça vaut aussi dans la justice civile. On attend trop souvent son divorce, sa garde de ses enfants, la tutelle, son problème immobilier qu'on doit régler. Est-ce que la justice est efficace ? Elle l'est en partie, mais elle ne l'est pas totalement. La moitié des peines de prison prononcées par les tribunaux, les gens ne vont pas une seule journée en prison. Est-ce que c'est efficace de prononcer des peines de prison qu'on ne fait jamais ? Autant ne pas les prononcer et faire celles que l'on prononce. Et puis, est-ce que c'est utile ? Il y a 70% de récidives dans notre pays. Quand les détenus sortent de prison, ils récidivent 7 fois sur 10. Ça montre que notre système n'est pas efficace. Quand je vous écoute, c'est un constat terrible. C'est un constat terrible parce que la justice, c'est très important pour l'égalité entre les femmes et les hommes. Ça cimente évidemment la démocratie, ça nourrit le populisme que de voir une justice inefficace. Je constate malheureusement que tous les pays européens ont les mêmes difficultés parce que nous avons basé notre système de justice sur le fait qu'il fallait être très récidiviste pour pouvoir être sanctionné lourdement. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 0:43Voir 1 autre passage
« En tout cas, sans que les sanctions ne soient ni rapides ni dissuasives. Et donc, les gens qui vont en prison, l'immense majorité des gens qui vont en prison, ce sont des gens qui ont commis beaucoup, beaucoup d'actes. Et alors là, les policiers et les gendarmes disent « On arrête les personnes et ils ne vont jamais en prison ». Vous connaissez cette formule, j'ai été mise à l'intérieur, je l'ai constaté, je l'ai vu. On a des juges, des magistrats qui disent « Mais alors moi, j'ai quelqu'un qui est très récidiviste, qui a déjà des addictions à la drogue et d'alcool, qui est déjà très désocialisé. À quoi ça sert que je vais mettre en prison ? Ça ne va pas arranger sa socialisation. S'il a des maladies psychiatriques, il ne devrait pas aller en prison, il devrait aller ailleurs. » »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 2:06
Question 103Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12
Comment est-ce que c'est possible ?
Réponse à côté
Je pense que je suis tout sauf naïf et que justement, je remets de l'ordre dans les prisons. Il y a 80 000, 86 000 détenus. Et il y a 200 prisons. Et nous sommes en train de rétablir l'ordre dans chacune d'entre elles. Évidemment, ça prend du temps. Je le fais avec beaucoup de fermeté. Je pense qu'une partie de ce que vous évoquez n'existe plus. Et quand on aura l'occasion d'en reparler, on pourra aussi dire que pendant la loi, et je pense dès le début du mois de janvier, je prendrai une disposition réglementaire, c'est-à-dire sans passer par la loi, qui met fin aux remises de peine lorsqu'on trouve un téléphone portable dans une prison. Parce qu'aujourd'hui, quand on trouve un téléphone po…
« Je pense que je suis tout sauf naïf et que justement, je remets de l'ordre dans les prisons. Il y a 80 000, 86 000 détenus. Et il y a 200 prisons. Et nous sommes en train de rétablir l'ordre dans chacune d'entre elles. Évidemment, ça prend du temps. Je le fais avec beaucoup de fermeté. Je pense qu'une partie de ce que vous évoquez n'existe plus. Et quand on aura l'occasion d'en reparler, on pourra aussi dire que pendant la loi, et je pense dès le début du mois de janvier, je prendrai une disposition réglementaire, c'est-à-dire sans passer par la loi, qui met fin aux remises de peine lorsqu'on trouve un téléphone portable dans une prison. Parce qu'aujourd'hui, quand on trouve un téléphone portable dans une prison... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 13:44Voir 1 autre passage
« Je change en ce moment le règlement parce que qu'est-ce qui se passe aujourd'hui quand on trouve un téléphone dans une prison ? La plupart du temps, on le jette, point. Il y a parfois du quartier disciplinaire pendant 10 jours, 5 jours, 12 jours. Les détenus vont dans le quartier disciplinaire, mais il ne se passe pas grand-chose. Donc là, il faut qu'on arrête cette naïveté. Je vais changer le règlement, je vais changer nos textes de loi très rapidement pour le début du mois de janvier pour dire que ceux qui ont un téléphone portable et qu'on trouvera une fouille, qu'on les trouvera, fallait-il faire des fouilles jusqu'à présent ? On ne le faisait pas forcément à ce niveau. Ils n'auront pas de remise de peine. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 14:19
Question 104Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12
Vous vous êtes engagé officiellement au moins le temps que vous soyez ministre à ne pas être à proprement parler dans l'arène politique des ambitions de 2027 ça vous coûte ?
Réponse partielle
Non parce que je fais des choses utiles pour les Français venez de le dire je pense que nous remettons droit à la maison justice on met droit à les prisons je me bats pour ça et je me bats pour donner à la France ce qu'elle veut c'est-à-dire je crois à une justice juste digne, humaine mais ferme et puis après lorsque j'aurai rempli ma mission comme je l'ai fait aux impôts avec l'impôt à la source comme je l'ai fait à l'intérieur avec les Jeux Olympiques nous verrons ce que je ferai pour notre pays collectivement soit à ma simple place d'élu local à Tourcoing soit pour contribuer au débat national et quand on est un homme politique je pense qu'on aime son pays on a envie qu'il aille mieux et…
« Non parce que je fais des choses utiles pour les Français venez de le dire je pense que nous remettons droit à la maison justice on met droit à les prisons je me bats pour ça et je me bats pour donner à la France ce qu'elle veut c'est-à-dire je crois à une justice juste digne, humaine mais ferme et puis après lorsque j'aurai rempli ma mission comme je l'ai fait aux impôts avec l'impôt à la source comme je l'ai fait à l'intérieur avec les Jeux Olympiques nous verrons ce que je ferai pour notre pays collectivement soit à ma simple place d'élu local à Tourcoing soit pour contribuer au débat national et quand on est un homme politique je pense qu'on aime son pays on a envie qu'il aille mieux et j'aime mon pays et je souhaite qu'il aille mieux »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 24:54
Question 105Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12
Est-ce que ces fouilles, elles vont avoir lieu une fois ou est-ce qu'elles vont désormais être répétées régulièrement ?
Réponse directe
Exactement. Je mets en place une police pénitentiaire, c'est-à-dire des gens dont le travail sera de faire ces fouilles de façon systématique. Évidemment, elles seront très largement mises en place, mais aussi des fouilles au parloir parce qu'une partie de ces objets rentrent par les parloirs. Je constate que dans certaines prisons d'Ile-de-France, les fouilles sont systématiques au parloir tous les jours. C'est une très bonne chose. On ne trouve plus de drogue. Si je prends l'exemple de la maison de l'arène Nanterre, le contrôle qui a été encore fait au parloir hier par le préfet d'Aude-Seine, que je remercie, montre que nous avons rétabli, me semble-t-il, des gens qui acceptent d'aller vo…
« Exactement. Je mets en place une police pénitentiaire, c'est-à-dire des gens dont le travail sera de faire ces fouilles de façon systématique. Évidemment, elles seront très largement mises en place, mais aussi des fouilles au parloir parce qu'une partie de ces objets rentrent par les parloirs. Je constate que dans certaines prisons d'Ile-de-France, les fouilles sont systématiques au parloir tous les jours. C'est une très bonne chose. On ne trouve plus de drogue. Si je prends l'exemple de la maison de l'arène Nanterre, le contrôle qui a été encore fait au parloir hier par le préfet d'Aude-Seine, que je remercie, montre que nous avons rétabli, me semble-t-il, des gens qui acceptent d'aller voir les détenus sans apporter de drogue, sans apporter de téléphone. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 14:59
Question 106Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12
Avant même de rentrer ?
Réponse à côté
Une fois qu'ils sont en prison, une cellule de 9 mètres carrés n'arrange pas votre pathologie. Mais 25% des gens qui sont emprisonnés sont touchés par une maladie psychiatrique. Ils ne devraient pas y être. Ils devraient être en hôpital psychiatrique. Et donc, les agents pénitentiaires, la prison, gèrent toutes les difficultés de la France, en pire, l'analphabétisation, les addictions à la drogue et à l'alcool, très importantes, et des maladies psychiatriques, ou une mauvaise intégration des étrangers.
« Une fois qu'ils sont en prison, une cellule de 9 mètres carrés n'arrange pas votre pathologie. Mais 25% des gens qui sont emprisonnés sont touchés par une maladie psychiatrique. Ils ne devraient pas y être. Ils devraient être en hôpital psychiatrique. Et donc, les agents pénitentiaires, la prison, gèrent toutes les difficultés de la France, en pire, l'analphabétisation, les addictions à la drogue et à l'alcool, très importantes, et des maladies psychiatriques, ou une mauvaise intégration des étrangers. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 10:55
Question 107Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12
Il y a aujourd'hui beaucoup d'aménagements pour un certain nombre de profils de personnes condamnées, notamment pour les OQTF. Est-ce que demain, vous vous dites qu'il faut quelque chose de spécifique là-dessus ?
Réponse partielle
Alors, aujourd'hui, il y a 25% d'étrangers dans nos prisons. Et une partie de ces étrangers doivent partir de nos prisons pour purger leur peine dans leur pays d'origine. Alors, nous avons beaucoup augmenté depuis le début de l'année. J'ai augmenté de quasiment 100% les expulsions des étrangers qui sont dans nos prisons. Il y a une partie d'Européens et il y a trois quarts qui ne sont pas Européens. Et puis ensuite, il y avait dans notre code, en effet, des choses un peu bizarres. Par exemple, des aménagements de peine, donc des sorties de prison possibles pour réinsertion. Ça peut très bien se comprendre pour des détenus qui trouvent un travail, qui retrouvent leur famille. Et qui ont un p…
« Alors, aujourd'hui, il y a 25% d'étrangers dans nos prisons. Et une partie de ces étrangers doivent partir de nos prisons pour purger leur peine dans leur pays d'origine. Alors, nous avons beaucoup augmenté depuis le début de l'année. J'ai augmenté de quasiment 100% les expulsions des étrangers qui sont dans nos prisons. Il y a une partie d'Européens et il y a trois quarts qui ne sont pas Européens. Et puis ensuite, il y avait dans notre code, en effet, des choses un peu bizarres. Par exemple, des aménagements de peine, donc des sorties de prison possibles pour réinsertion. Ça peut très bien se comprendre pour des détenus qui trouvent un travail, qui retrouvent leur famille. Et qui ont un projet de vie, qui doivent sortir de la prison pour se réinsérer. Et il faut que nous le fassions. La réinsertion, c'est très important. Simplement, quelqu'un qui est sous OQTF, qui ne devrait pas être sur notre territoire national. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 5:23
Question 108Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12
Ce meurtre, vous évoquez le meurtre du frère Damien Kessassi, c'était il y a bientôt un mois. Pour vous, c'est un tournant. Est-ce qu'il s'agit en effet d'une forme de terrorisme au sens terrorisé tous ceux qui voudraient parler, remettre de l'omerta ?
Réponse directe
Mais c'est incontestable que dans l'acte de terreur, celui qui tient le point de deal ou celui qui veut reconquérir votre territoire, jusqu'à présent, c'était un peu ça. Moi, j'ai souvent entendu ils se tuent entre eux. J'ai toujours une phrase que j'ai détestée parce qu'on voit bien qu'ensuite... Mais pendant longtemps, je pense que les gouvernements, quels qu'ils soient, se sont dit ce dérèglement entre voyous. Mais on voit bien qu'aujourd'hui, ça touche des lanceurs d'alerte, des journalistes. Il y a en Belgique et aux Pays-Bas des avocats de vos confrères qui font des enquêtes sur les machias qui sont même assassinés dans les rues d'Amsterdam, de Rotterdam ou de Bruxelles. Il y a des ma…
« Mais c'est incontestable que dans l'acte de terreur, »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 19:19Voir 1 autre passage
« Mais pendant longtemps, je pense que les gouvernements, quels qu'ils soient, se sont dit ce dérèglement entre voyous. Mais on voit bien qu'aujourd'hui, ça touche des lanceurs d'alerte, des journalistes. Il y a en Belgique et aux Pays-Bas des avocats de vos confrères qui font des enquêtes sur les machias qui sont même assassinés dans les rues d'Amsterdam, de Rotterdam ou de Bruxelles. Il y a des magistrats qui sont assassinés et il y a, on le sait, une volonté de lutter contre même l'autorité de l'État. Donc oui, c'est un acte de terreur. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 19:41
Question 109Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12
Vous venez de parler de ces fouilles, BFM TV et RMC ont d'ailleurs pu assister ces derniers jours à un certain nombre de ces fouilles. Fouilles, objectifs zéro portable. Ça a duré encore cette nuit. Est-ce que vous avez un premier bilan à nous faire de ce que vous avez trouvé dans ces cellules ?
Réponse directe
Oui, donc sur ces grandes fouilles que nous organisons, avec des centaines d'agents, la police, la gendarmerie, les douanes, que je remercie, avec des chiens qui viennent regarder si on trouve des téléphones portables, ou de l'argent, ou de la drogue. Sur les 80 premières prisons que nous avons fouillées, il y en a à peu près 200 en France, on a trouvé 1100 portables, quasiment 10 kilos de drogue, et à peu près 1500 objets interdits. Je pense à des couteaux, par exemple, ou à des objets électroniques. J'ai vu à la prison de Nanterre, de mes yeux vus, parce que je participe la nuit avec une partie des agents pénitentiaires à ces fouilles, des lunettes connectées, par exemple. Des lunettes co…
« Oui, donc sur ces grandes fouilles que nous organisons, avec des centaines d'agents, la police, la gendarmerie, les douanes, que je remercie, avec des chiens qui viennent regarder si on trouve des téléphones portables, ou de l'argent, ou de la drogue. Sur les 80 premières prisons que nous avons fouillées, il y en a à peu près 200 en France, on a trouvé 1100 portables, quasiment 10 kilos de drogue, et à peu près 1500 objets interdits. Je pense à des couteaux, par exemple, ou à des objets électroniques. J'ai vu à la prison de Nanterre, de mes yeux vus, parce que je participe la nuit avec une partie des agents pénitentiaires à ces fouilles, des lunettes connectées, par exemple. Des lunettes connectées ? Exactement. Mais comment ça rentre ? Ça rentre de partout. Ça rentre parce qu'il y a des drones qui viennent livrer des colis. Ça rentre parce qu'il y a ce qu'on appelle des projections. Ceux qui habitent près des prisons voient qu'on lance parfois des choses à travers les murs. Ça rentre par le parloir, parfois par les familles. Ça rentre aussi par la corruption d'agents pénitentiaires. Ça peut arriver. Et donc, on voit bien qu'on a laissé faire des choses. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 11:38
Question 110L'intégrale du mardi 21 octobre 2025
Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mardi 21 octobre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Nicolas Sarkozy entre en prison aujourd'hui. Il a été reçu par Emmanuel Macron vendredi et Gérald Darmanin a annoncé qu'il lui rendrait visite en tant que garde des Sceaux. On verra ce qu'en pense le vice-président du Rassemblement national. Sébastien Chenu, il sera notre invité dans une demi-heure. Pour lutter contre le communautarisme, le Sénat a adopté hier un texte pour spécifier la prééminence des lois de la République dans la Constitution. Un texte critiqué par la gauche. On va en parler dans quelques instants avec la présidente à l'ère de la Commission des lois du Sénat, Muriel Jourdat, qui est avec nous. Le Parlement a entamé l'examen du budget hier en commission à l'Assemblée nationale. Un compromis est-il possible à l'Assemblée ?
Réponse à côté
Sur Nicolas Sarkozy, j'ai eu des propos publics toujours très clairs sur l'indépendance de l'autorité judiciaire dans le rôle qui est le mien. Mais il était normal que sur le plan humain, je reçois un de mes prédécesseurs dans ce contexte. Dans une ambiance studieuse et cordiale, les députés de la commission des finances ont étudié les amendements à un rythme soutenu. Qui est pour ? Qui est contre ? Rejeté.
« Sur Nicolas Sarkozy, j'ai eu des propos publics toujours très clairs sur l'indépendance de l'autorité judiciaire dans le rôle qui est le mien. Mais il était normal que sur le plan humain, je reçois un de mes prédécesseurs dans ce contexte. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du mardi 21 octobre 2025Vérifier à 2:04Voir 1 autre passage
« Dans une ambiance studieuse et cordiale, les députés de la commission des finances ont étudié les amendements à un rythme soutenu. Qui est pour ? Qui est contre ? Rejeté. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du mardi 21 octobre 2025Vérifier à 3:04
Question 111L'intégrale du mardi 21 octobre 2025
comment nous l'envisageons pour le reste des actions que l'on doit mener et donc je crois qu'il ne faut pas perdre cela de vue il ne s'agit pas de se faire plaisir taxer les uns taxer les autres moi je crois qu'il faut qu'on fasse très attention mais je ne vais pas vous étonner en vous disant cela qu'on fasse très attention à ce que ce budget ne se réduise pas à où allons-nous pensionner qui allons-nous pensionner pour permettre de combler un certain nombre de déficits qui aujourd'hui sont colossaux Vous pensez que c'est comme ça que les socialistes l'abordent ?
Réponse à côté
enfin on peut mais là au point où nous en sommes c'est pas le sujet c'est pas ce que je dis non mais vous me convaincrez jamais vous me convaincrez jamais et je vous convaincrez pas donc le sujet donc le sujet n'est pas d'avoir à l'infini le débat sur les entreprises les plus riches ça on l'a on va l'avoir pendant des heures et des heures et des heures dans l'hémicycle le sujet politiquement d'accord il n'a jamais vraiment été voté par une majorité c'est un des problèmes bien sûr l'exemple de réforme des retraites est précisément pas bon parce que c'est la réforme emblématique qui n'a pas été votée par des voix démocratiques normales en fait c'est une réforme qui est minoritaire à l'Assembl…
« mais là au point où nous en sommes c'est pas le sujet c'est pas ce que je dis non mais vous me convaincrez jamais vous me convaincrez jamais et je vous convaincrez pas donc le sujet donc le sujet n'est pas d'avoir à l'infini le débat sur les entreprises les plus riches ça on l'a on va l'avoir pendant des heures et des heures et des heures dans l'hémicycle le sujet politiquement »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du mardi 21 octobre 2025Vérifier à 1:13:27Voir 1 autre passage
« l'exemple de réforme des retraites est précisément pas bon parce que c'est la réforme emblématique qui n'a pas été votée par des voix démocratiques normales en fait c'est une réforme qui est minoritaire à l'Assemblée nationale et qui est minoritaire dans l'opinion et qu'on maintient par disons une forme d'obstination à ne pas voir ni le résultat des élections ni la réalité de la majorité dans l'Assemblée lorsqu'elle a été incorporée dans des niches parlementaires au début de l'année au lendemain des élections il y a eu cette fois-ci une obstruction inversée de la part des macronistes pour empêcher que dans la journée où cette mesure était mise sur la table elle puisse être même discutée soumise au vote donc si vous voulez cette forme d'achat on ne va pas revenir sur l'histoire de la manière donc il y a une blessure démocratique autour de cette réforme et Sébastien Lecornu a eu l'intelligence »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du mardi 21 octobre 2025Vérifier à 1:15:51
Question 112L'intégrale du mardi 21 octobre 2025
qui est qu'à la fin on a un budget ou on n'a pas un budget on a un gouvernement qui est censuré ou qui n'est pas censuré cette question n'est pas encore présente dans les débats de commission où chacun est plutôt dans l'affirmation de ses convictions est-ce qu'au cours est-ce qu'au cours de l'examen parlementaire Martha Tidrac les LR sont prêts à faire des compromis écoutez il est beaucoup trop tôt pour le dire attendons de voir c'est ce que exprime Laurent Beaumet est-ce que vous êtes prêts à voter des choses avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord sur le fond oui bien sûr puisque bon ça ne vous a pas échappé que quand le budget a été annoncé quand le retrait de la réforme des retraites a été également mis sur la table il y a eu beaucoup de mécontentement ici au Sénat dans le groupe en tout cas auquel moi j'appartiens donc de ce point de vue oui je pense que nous allons suivre avec beaucoup d'attention les débats qui ont commencé de toute façon à l'Assemblée nationale et qui vont sans doute être un peu plus animés je partage cette espèce je dirais de perspective de l'examen en séance à l'Assemblée nationale on va certainement assister à quelques prises de parole peut-être plus douleuses que ce qui peut se passer en ce moment en commission Vous pensez qu'après en séance Laurent Beaumet ce sera plus facile en tout cas ce sera un impératif d'obtenir des compromis est-ce que le PS sinon brandira régulièrement la menace de censure ?
Réponse directe
une vraie liberté parlementaire comme on n'en a jamais connue dans l'Assemblée nationale et vous verrez que ça aura pour conséquence que la copie budgétaire initiale sera fortement corrigée et cette fois-ci pas corrigée pour la forme pour s'amuser
« une vraie liberté parlementaire comme on n'en a jamais connue dans l'Assemblée nationale et vous verrez que ça aura pour conséquence que la copie budgétaire initiale sera fortement corrigée et cette fois-ci pas corrigée pour la forme pour s'amuser »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du mardi 21 octobre 2025Vérifier à 1:08:31
Question 113L'intégrale du mardi 21 octobre 2025
est-ce que vous êtes prêt à dire oui il faut taxer les plus riches d'une manière ou d'une autre Là aujourd'hui non enfin attendons là encore de voir quelle sera la copie qui va nous arriver ici au Sénat pour son examen Je pense qu'il est nécessaire de voir un petit peu comment déjà l'ambiance sera à l'Assemblée nationale et par rapport au fait qu'effectivement le 49.3 ne sera plus de mise a priori c'est ce qui a été promis donc de ce fait on va voir un ensemble d'amendements qui vont être déposés par nos ensembles aux députés sur plein enfin beaucoup de sujets mon collègue député vient d'ailleurs de le dire donc pour nous l'enjeu ça sera de savoir quel budget en fait parce que n'oublions pas quand même que cet exercice avant tout au-delà de se faire plaisir en tant que parlementaire par rapport à son territoire par rapport à son électorat par rapport aux Français que l'on croise sur nos marchés respectifs avant tout c'est de quel budget allons-nous doter la France au bénéfice du plus grand nombre en fait et pour atteindre un certain nombre d'objectifs baisse de dépense avec aussi quelle capacité d'investissement futur
Réponse à côté
enfin on peut mais là au point où nous en sommes c'est pas le sujet c'est pas ce que je dis non mais vous me convaincrez jamais vous me convaincrez jamais et je vous convaincrez pas donc le sujet donc le sujet n'est pas d'avoir à l'infini le débat sur les entreprises les plus riches ça on l'a on va l'avoir pendant des heures et des heures et des heures dans l'hémicycle le sujet politiquement d'accord il n'a jamais vraiment été voté par une majorité c'est un des problèmes bien sûr l'exemple de réforme des retraites est précisément pas bon parce que c'est la réforme emblématique qui n'a pas été votée par des voix démocratiques normales en fait c'est une réforme qui est minoritaire à l'Assembl…
« enfin on peut »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du mardi 21 octobre 2025Vérifier à 1:12:32Voir 1 autre passage
« mais là au point où nous en sommes c'est pas le sujet c'est pas ce que je dis non mais vous me convaincrez jamais vous me convaincrez jamais et je vous convaincrez pas donc le sujet donc le sujet n'est pas d'avoir à l'infini le débat sur les entreprises les plus riches ça on l'a on va l'avoir pendant des heures et des heures et des heures dans l'hémicycle le sujet politiquement »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du mardi 21 octobre 2025Vérifier à 1:13:27
Question 114L'intégrale du mardi 21 octobre 2025
Qu'est-ce que vous dites sur la taxation des plus hauts revenus Alors on sait que les LR sont opposés à la taxe Zuckman
Réponse à côté
enfin on peut mais là au point où nous en sommes c'est pas le sujet c'est pas ce que je dis non mais vous me convaincrez jamais vous me convaincrez jamais et je vous convaincrez pas donc le sujet donc le sujet n'est pas d'avoir à l'infini le débat sur les entreprises les plus riches ça on l'a on va l'avoir pendant des heures et des heures et des heures dans l'hémicycle le sujet politiquement d'accord il n'a jamais vraiment été voté par une majorité c'est un des problèmes bien sûr l'exemple de réforme des retraites est précisément pas bon parce que c'est la réforme emblématique qui n'a pas été votée par des voix démocratiques normales en fait c'est une réforme qui est minoritaire à l'Assembl…
« mais là au point où nous en sommes c'est pas le sujet c'est pas ce que je dis non mais vous me convaincrez jamais vous me convaincrez jamais et je vous convaincrez pas donc le sujet donc le sujet n'est pas d'avoir à l'infini le débat sur les entreprises les plus riches ça on l'a on va l'avoir pendant des heures et des heures et des heures dans l'hémicycle le sujet politiquement »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du mardi 21 octobre 2025Vérifier à 1:13:27
Question 115L'intégrale du mardi 21 octobre 2025
Expliquez-moi en quoi vous pensez Personne n'est au-dessus des lois Non mais personne n'est au-dessus des lois et personne ne dit ça simplement là en l'occurrence et en l'espèce dans le cas de Sarkozy il n'y avait aucune raison de l'incarcérer il ne s'agit pas de ne pas le condamner Donc vous commentez
Réponse à côté
une décision de justice là
« une décision de justice là »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du mardi 21 octobre 2025Vérifier à 1:26:59
Question 116Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald Darmanin
Et donc ça c'est ce que vous allez inscrire dans la loi. Gérald Darmanin, demain l'ancien président Nicolas Sarkozy passera la porte de sa cellule à la prison de la santé après sa condamnation à 5 ans de prison avec exécution provisoire. Son fils Louis a appelé à un rassemblement demain matin en soutien avant son incarcération. Est-ce que vous y serez à ce rassemblement ?
Réponse à côté
Écoutez, moi d'abord j'ai beaucoup de tristesse pour le président Sarkozy. L'homme que je suis, Gérald Darmanin, j'ai été son collaborateur, ne peut pas être insensible à l'attresse d'un homme. Après le ministre de la Justice, il fait son travail et il organise quelque chose d'exceptionnel, au sens littéral du terme. C'est l'incarcération non seulement d'un ancien président de la République, mais quelqu'un qui est présumé innocent. Non, je rappelle quand même qu'il a fait appel et le ministre de la Justice va rappeler.
« Écoutez, moi d'abord j'ai beaucoup de tristesse pour le président Sarkozy. L'homme que je suis, Gérald Darmanin, j'ai été son collaborateur, ne peut pas être insensible à l'attresse d'un homme. Après le ministre de la Justice, il fait son travail et il organise quelque chose d'exceptionnel, au sens littéral du terme. C'est l'incarcération non seulement d'un ancien président de la République, mais quelqu'un qui est présumé innocent. Non, je rappelle quand même qu'il a fait appel et le ministre de la Justice va rappeler. »
France Inter · Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald DarmaninVérifier à 8:00
Question 117Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald Darmanin
Mais est-ce que c'est normal, Gérald Darmanin, d'avoir ce type de rassemblement à l'appel de la famille par rapport à quelqu'un qui a été condamné et qui, comme des dizaines de milliers de Français, va aller en prison ?
Réponse partielle
Moi, j'ai été voir mon père en prison. Il a fait plusieurs mois de préventive à la maison d'arrêt de Valenciennes quand j'avais 18 ans. Je sais le choc que c'est de voir son père au parloir. Donc ça ne vous choque pas, ce type de rassemblement ? Il faut se mettre un tout petit peu à la place de la famille et ce n'est pas un rassemblement devant la prison de la santé. Donc, moi, je voulais vous dire que nous allons évidemment, puisque c'est un détenu, entre guillemets, comme les autres, organiser les choses pour que Nicolas Sarkozy soit en pleine sécurité. Il a fait appel, donc il est en détention préventive. Il y a un principe en France, il n'est pas qu'on est définitivement, il est présumé…
« Moi, j'ai été voir mon père en prison. Il a fait plusieurs mois de préventive à la maison d'arrêt de Valenciennes quand j'avais 18 ans. Je sais le choc que c'est de voir son père au parloir. Donc ça ne vous choque pas, ce type de rassemblement ? Il faut se mettre un tout petit peu à la place de la famille et ce n'est pas un rassemblement devant la prison de la santé. Donc, moi, je voulais vous dire que nous allons évidemment, puisque c'est un détenu, entre guillemets, comme les autres, organiser les choses pour que Nicolas Sarkozy soit en pleine sécurité. Il a fait appel, donc il est en détention préventive. Il y a un principe en France, il n'est pas qu'on est définitivement, il est présumé innocent, ce serait aussi bien de le rappeler. Le ministre organise cela de façon professionnelle et l'homme est évidemment attrice de cette situation. »
France Inter · Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald DarmaninVérifier à 8:37
Question 118Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald Darmanin
Le président du RN, Jordan Bardella, se pose cette question. Jusqu'où ira le délitement de l'État ?
Réponse partielle
Écoutez, d'abord, il faut d'abord voir comment et qui a organisé cela. Parce que quand je vois que la Procureur de Paris a ouvert une enquête avec la GIRS, c'est-à-dire la juridiction spécialisée pour la criminalité organisée, je me dis qu'avant de parler, on ferait mieux de laisser les enquêteurs et la justice dire si c'était des gens très organisés. Et donc non, ça ne démontre pas le délitement de l'État, ou si c'était effectivement des bévus de l'organisation globale de la sécurité autour du Louvre. Et on en tira les conséquences.
« Écoutez, d'abord, il faut d'abord voir comment et qui a organisé cela. Parce que quand je vois que la Procureur de Paris a ouvert une enquête avec la GIRS, c'est-à-dire la juridiction spécialisée pour la criminalité organisée, je me dis qu'avant de parler, on ferait mieux de laisser les enquêteurs et la justice dire si c'était des gens très organisés. Et donc non, ça ne démontre pas le délitement de l'État, ou si c'était effectivement des bévus de l'organisation globale de la sécurité autour du Louvre. Et on en tira les conséquences. »
France Inter · Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald DarmaninVérifier à 1:08
Question 119Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald Darmanin
Nous avons failli. Un tout dernier mot là-dessus. Les enquêteurs, la justice, sont mobilisés. Bien sûr, vous ne pouvez pas commenter une enquête en cours. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire ce matin des informations dont on dispose sur les investigations ?
Réponse partielle
Justement, je ne peux pas les dire. Donc, la procureure de la République hier a fait une communication. Elle a eu raison de le faire très rapidement. Je suis sûr qu'elle communiquera de nouveau cette semaine. Ce que je sais, en tant qu'ancien ministre intérieur, c'est que la police gagne toujours à la fin. Alors, il vrai, le temps médiatique de l'événement n'est pas toujours le temps médiatique de l'arrestation. Mais ces personnes seront arrêtées. Pour moi, ça ne fait aucun doute. La question, c'est quand ? Dans un mois ? Dans un an ? Comme dit Bérenice.
« Justement, je ne peux pas les dire. Donc, la procureure de la République hier a fait une communication. Elle a eu raison de le faire très rapidement. Je suis sûr qu'elle communiquera de nouveau cette semaine. Ce que je sais, en tant qu'ancien ministre intérieur, c'est que la police gagne toujours à la fin. Alors, il vrai, le temps médiatique de l'événement n'est pas toujours le temps médiatique de l'arrestation. Mais ces personnes seront arrêtées. Pour moi, ça ne fait aucun doute. La question, c'est quand ? Dans un mois ? Dans un an ? Comme dit Bérenice. »
France Inter · Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald DarmaninVérifier à 3:06
Question 120Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald Darmanin
Juste avant de parler de Nicolas Sarkozy, vous allez tout à l'heure vous rendre à Nanterre, dans le fameux pôle de Colquays, où vous voulez visiblement changer la loi pour permettre d'aller un peu plus loin, pour tenter d'élucider ces affaires qui ne l'ont pas été. Il y a vraiment des choses à faire encore pour améliorer et faciliter le travail des enquêteurs ?
Réponse partielle
Oui, moi j'ai été très frappé quand j'étais ministre à l'intérieur d'une demande qu'a fait le pôle Colquays. C'est les pôles qui regardent les affaires très anciennes et qui n'ont pas de résolution, n'ont pas trouvé l'auteur de ces crimes. Et ils ont demandé une coopération au judiciaire ou au FBI pour trouver grâce à l'ADN, on va dire un ADN récréatif, vous pouvez en France envoyer votre ADN aux Etats-Unis pour voir si vous n'êtes pas le cousin de quelqu'un d'autre. Et grâce à cette demande de géanologie génétique, aujourd'hui c'est interdit, on a retrouvé par exemple le prédateur des bois qui avait fait plusieurs viols entre 1998 et 2008. Il y a plus de 30 affaires au pôle Colquays aujour…
« Oui, moi j'ai été très frappé quand j'étais ministre à l'intérieur d'une demande qu'a fait le pôle Colquays. C'est les pôles qui regardent les affaires très anciennes et qui n'ont pas de résolution, n'ont pas trouvé l'auteur de ces crimes. Et ils ont demandé une coopération au judiciaire ou au FBI pour trouver grâce à l'ADN, on va dire un ADN récréatif, vous pouvez en France envoyer votre ADN aux Etats-Unis pour voir si vous n'êtes pas le cousin de quelqu'un d'autre. Et grâce à cette demande de géanologie génétique, aujourd'hui c'est interdit, on a retrouvé par exemple le prédateur des bois qui avait fait plusieurs viols entre 1998 et 2008. Il y a plus de 30 affaires au pôle Colquays aujourd'hui qui, si on autorisait cette demande en Amérique, de voir l'ADN génétique pourrait être résolu. Il y a plus de 50 000 traces ADN dans le fichier du FNAEG, le fichier des délinquants sexuels et des auteurs d'homicide, qui ne trouvent pas preneur. Si nous autorisons dans la loi la géanologie génétique, alors nous pourrions résoudre une partie de ces crimes. Aux Etats-Unis c'est un crime par semaine qui est résolu. »
France Inter · Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald DarmaninVérifier à 6:49
Question 121Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald Darmanin
Est-ce qu'il y a quelque chose ici, dans cette facilité avec laquelle les cambrioleurs ont pu monter au premier étage avec un mont de charge, du délitement de l'État ?
Réponse partielle
Écoutez, d'abord, il faut d'abord voir comment et qui a organisé cela. Parce que quand je vois que la Procureur de Paris a ouvert une enquête avec la GIRS, c'est-à-dire la juridiction spécialisée pour la criminalité organisée, je me dis qu'avant de parler, on ferait mieux de laisser les enquêteurs et la justice dire si c'était des gens très organisés. Et donc non, ça ne démontre pas le délitement de l'État, ou si c'était effectivement des bévus de l'organisation globale de la sécurité autour du Louvre. Et on en tira les conséquences.
« Écoutez, d'abord, il faut d'abord voir comment et qui a organisé cela. Parce que quand je vois que la Procureur de Paris a ouvert une enquête avec la GIRS, c'est-à-dire la juridiction spécialisée pour la criminalité organisée, je me dis qu'avant de parler, on ferait mieux de laisser les enquêteurs et la justice dire si c'était des gens très organisés. Et donc non, ça ne démontre pas le délitement de l'État, ou si c'était effectivement des bévus de l'organisation globale de la sécurité autour du Louvre. Et on en tira les conséquences. »
France Inter · Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald DarmaninVérifier à 1:08
Question 122Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald Darmanin
Vous irrez voir Nicolas Sarkozy en prison ?
Réponse partielle
Je m'inquiéterai de ces conditions de sécurité, si Nicolas Sarkozy demain... Est-ce que vous irez le voir au parloir pour discuter avec lui, comme vous êtes allé dans son bureau ? Le ministre de la Justice peut aller voir n'importe quelle prison et n'importe quel détenu quand il le souhaite. C'est parce qu'il doit garantir le bon fonctionnement du service public, comme je le fais. Vous n'y allez pas spécialement pour d'autres ? J'y vais trois fois par semaine. Ça m'est arrivé. Et vous savez quoi ? Ce n'est pas anormal.
« Je m'inquiéterai de ces conditions de sécurité, si Nicolas Sarkozy demain... Est-ce que vous irez le voir au parloir pour discuter avec lui, comme vous êtes allé dans son bureau ? Le ministre de la Justice peut aller voir n'importe quelle prison et n'importe quel détenu quand il le souhaite. C'est parce qu'il doit garantir le bon fonctionnement du service public, comme je le fais. Vous n'y allez pas spécialement pour d'autres ? J'y vais trois fois par semaine. »
France Inter · Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald DarmaninVérifier à 9:57
Question 123Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald Darmanin
Mais vous voyez, Pierre Gérald Darmanin, juste le symbole, dans un moment où la justice a été critiquée, effectivement vous rappeliez que vous aviez affiché votre soutien au magistrat qui avait été menacé, d'aller rendre visite à quelqu'un, Nicolas Sarkozy, parfaitement estimable, mais qui a eu des propos extrêmement durs, pas seulement contre la décision, mais qui a mis en cause directement la justice de notre pays. Ça veut dire qu'en quelque sorte, est-ce que vous n'êtes pas comptable, en allant le voir, de ces critiques contre la justice ?
Réponse partielle
D'abord, on a le droit de critiquer l'édition de justice. Tout le monde le fait. Mais là, il va plus loin, il se compare à Alfred Dreyfus. Mais je lui laisse l'entièreté responsable de ses propos. Je ne suis pas totalement d'accord, toujours, avec Nicolas Sarkozy. Donc la comparaison, elle ne vaut pas. Mais, attendez, dans un moment aussi dramatique, M. Cohen, je pense, a fait un éditorial qui résumait assez bien la situation. Il y a des propos qui sont, sans doute, de part et d'autre, excessifs. Quand je vois à quel point, par exemple, la France insoumise se délecte de la mise en prison d'un homme, alors qu'il défend en général la fin de l'incarcération, je me pose des questions sur leur v…
« D'abord, on a le droit de critiquer l'édition de justice. Tout le monde le fait. Mais là, il va plus loin, il se compare à Alfred Dreyfus. Mais je lui laisse l'entièreté responsable de ses propos. Je ne suis pas totalement d'accord, toujours, avec Nicolas Sarkozy. Donc la comparaison, elle ne vaut pas. Mais, attendez, dans un moment aussi dramatique, M. Cohen, je pense, a fait un éditorial qui résumait assez bien la situation. Il y a des propos qui sont, sans doute, de part et d'autre, excessifs. Quand je vois à quel point, par exemple, la France insoumise se délecte de la mise en prison d'un homme, alors qu'il défend en général la fin de l'incarcération, je me pose des questions sur leur véritable sentiment, une sorte de masochisme pénal. Bon, par ailleurs, le ministre de la Justice doit garantir, en effet, que les magistrats soient protégés. Je garantis intégralement cela. Et moi aussi, je dois dire à quel point, et c'est normal, on doit faire attention à la sécurité d'un ancien président à la prison de la santé. Ça ne me paraît pas choquant que de le dire. Et les propos polémiques, c'est pour tous ceux qui veulent faire de la polémique. Merci beaucoup, Gérald Darmanin, qui ira donc, Florence, voir Nicolas Sarkozy en prison. J'espère que vous n'avez pas retenu que ça de ce qu'on vient de se dire. Non, ça permet de prendre d'esprit à la fin de l'année. Oui, oui, oui, bien sûr. Mais effectivement, je n'ai rien à cacher des sentiments que je peux avoir pour les uns et pour les autres. »
France Inter · Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald DarmaninVérifier à 10:43
Question 124Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald Darmanin
Gérald Darman, vous citez les grands auteurs. Vous avez été renommé ministre de la Justice la semaine dernière. Il vous dit de vouloir remettre les victimes au centre du système pénal. Alors, j'ai du mal à comprendre. Ça veut dire qu'elles ne l'étaient pas auparavant ?
Réponse directe
Non, elles ne l'étaient pas totalement auparavant. Il y a des gens formidables dans les juridictions qui font attention aux victimes, bien évidemment. Mais le système, en général, ne met pas la victime au centre de notre action. On met davantage l'accusé, qui d'ailleurs a des droits, qui avant que le procès ne le condamne définitivement, d'ailleurs, doit être respecté. Il y a un devoir d'impartialité évidente de la part des magistrats du système judiciaire. Mais les victimes sont souvent mis de côté par des faits, parfois des petits faits, qui sont extrêmement choquants quand vous êtes victime. Je prends par exemple l'autopsie. Vous mettez parfois beaucoup de temps à récupérer le corps de v…
« Non, elles ne l'étaient pas totalement auparavant. Il y a des gens formidables dans les juridictions qui font attention aux victimes, bien évidemment. Mais le système, en général, ne met pas la victime au centre de notre action. On met davantage l'accusé, qui d'ailleurs a des droits, qui avant que le procès ne le condamne définitivement, d'ailleurs, doit être respecté. Il y a un devoir d'impartialité évidente de la part des magistrats du système judiciaire. Mais les victimes sont souvent mis de côté par des faits, parfois des petits faits, qui sont extrêmement choquants quand vous êtes victime. Je prends par exemple l'autopsie. Vous mettez parfois beaucoup de temps à récupérer le corps de votre conjoint, de vos enfants, de vos parents, lorsque la justice s'en occupe. Et vous voulez faire votre deuil. Bon, ben voilà, ça met beaucoup de temps. Moi, le nombre de lettres que je reçois le plus souvent des citoyens qui se paient de la justice, c'est ces questions, par exemple, d'autopsie. Ou de rendre les objets qui ont été pris lorsqu'il y a une scène de crime. On n'arrive pas à faire son deuil avec cela. Ou quand on est victime d'une agression, un viol, un homicide, une tentative d'homicide, de voir que son agresseur est sorti, qu'on le recroise et qu'on n'a pas été prévenu. »
France Inter · Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald DarmaninVérifier à 3:39Voir 2 autres passages
« En tout cas, c'est une demande très importante des victimes et des associations de victimes d'être prévenus pour s'y préparer psychologiquement. Il y a des victimes qui ne veulent pas le savoir. Elles ne seront évidemment pas informées. Mais oui, je pense que c'est important. C'est le moins qu'on puisse leur devoir de ne pas les croiser dans la rue, de ne pas les réinstaller près de chez soi. Et puis, il y a un deuxième sujet. C'est évidemment l'accompagnement des victimes, ne serait-ce que dans la relation que l'administration de la justice a avec eux. Si vous portez plainte, par exemple, vous recevez parfois 6 mois, 9 mois après une lettre très sibylline qui vous dit juste que c'est classé. On ne vous dit même pas que vous pouvez faire un appel au procureur général. C'est gratuit dans la décision du procureur. On ne vous dit même pas que vous pouvez concilier une partie civile pour dire que vous passez par un avocat et on saisit directement la justice réduction. La justice mériterait très largement de faire ce que nous avons fait dans d'autres administrations. Lorsque j'ai fait, par exemple, l'impôt à la source au ministère des comptes publics, c'est-à-dire considérer les gens. Alors, ils ne le font pas par manque de temps, par manque de magistrats. »
France Inter · Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald DarmaninVérifier à 4:51
Question 125Budget 2026, justice, présidentielle...L'interview de Gérald Darmanin en intégralité
Quand on présente un projet pour la France, quand on prépare un projet pour la France, on a plutôt envie de le porter en général, non ?
Réponse à côté
mais on ne va pas être en plus 40 candidats au premier tour parce que sinon, nos électeurs, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Au second tour, ils auront le choix entre M. Mélenchon et Mme Le Pen et ils nous en voudront à vie. Ils auront raison J'ai l'ambition de pouvoir contribuer à ce que mon pays aille beaucoup mieux et je pense que nous pouvons faire encore mieux même si je soutiens évidemment très fortement ce que fait le gouvernement de François Bayrou. Parce que vous avez raison, c'est avec son présidentiel qu'on tranche les grandes orientations et c'est normal, c'est le suffrage universel qui s'exprime. Si je suis le mieux placé, ben, t'en tac, mais peut-être que je ne serai pas le mieux…
« mais on ne va pas être en plus 40 candidats au premier tour parce que sinon, nos électeurs, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Au second tour, ils auront le choix entre M. Mélenchon et Mme Le Pen et ils nous en voudront à vie. Ils auront raison »
BFMTV · Budget 2026, justice, présidentielle...L'interview de Gérald Darmanin en intégralitéVérifier à 18:45Voir 1 autre passage
« J'ai l'ambition de pouvoir contribuer à ce que mon pays aille beaucoup mieux et je pense que nous pouvons faire encore mieux même si je soutiens évidemment très fortement ce que fait le gouvernement de François Bayrou. Parce que vous avez raison, c'est avec son présidentiel qu'on tranche les grandes orientations et c'est normal, c'est le suffrage universel qui s'exprime. Si je suis le mieux placé, ben, t'en tac, mais peut-être que je ne serai pas le mieux placé. Il faut un peu de modestie quand on fait de la politique. Deux ans avant 1995, tout le monde pensait que c'était Édouard Balladur. Deux ans avant 2007, tout le monde pensait que ça aurait pu être Dominique de Villepin. Deux ans avant 2022, tout le monde aurait pu penser. Bref, donc vous voyez... »
BFMTV · Budget 2026, justice, présidentielle...L'interview de Gérald Darmanin en intégralitéVérifier à 19:03
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 24:17
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« C'est ça que vous voulez dire ? Absolument. Le contexte intervient, effectivement, dans une réalité judiciaire extrêmement difficile. Il y a eu pléthore de reportages, de livres, de témoignages sur la façon dont les parquets, aujourd'hui, reçoivent effectivement des documents papiers, parfois avec des procédures qui sont mal ficelées, comme on dit. Et aujourd'hui, il faut faire un tri dans cette justice. Et je pense que le grand tabou de cette affaire, qui peut-être rêvons deux secondes, rêvons deux secondes, peut-être que le sursaut provoqué par cette affaire, peut-être d'avoir une justice qui, enfin, aurait des moyens pour faire tout ça, même si ce n'est pas la cause directe des faits du GERS. Mais juste pour refermer cette parenthèse, aujourd'hui, tout le monde, et ce n'était pas le cas il y a quelques années, tout le monde du premier petit magistrat qui vient de prendre ses fonctions jusqu'au grand garde des Sceaux dans son grand bureau, sont d'accord sur le diagnostic, sur le fait que la justice est embolisée et elle n'arrive pas à faire face de façon extrêmement rapide. Je voulais juste raconter une anecdote qui s'est déroulée la semaine dernière, alors que Gérard Darmanin était déjà au courant de cette affaire du GERS, mais qu'il avait souhaité, d'une façon peut-être un petit peu spectaculaire ou médiatique, organiser à la chancellerie un faux procès, un procès fictif, pour mettre en avant les vertus du plaidé coupable criminel. On a eu avec de faux accusés, donc de vrais comédiens, mais aussi de vrais magistrats, une représentation comme ça d'une audience. Et l'audience a été tellement bien réussie, qu'à la fin, j'ai posé la question à Gérard Darmanin, en lui disant finalement, d'avoir une justice avec une audience aussi bien réussie, pourquoi ne pas garder la possibilité d'avoir un curseur, d'avoir la liberté d'appréciation du juge, plutôt que de faire ce plaidé coupable rapide, négocié à l'avance, etc. Et le ministre, un peu agacé par la question, a dit, mais vous savez, aujourd'hui on a 600 procès criminels qui sont en attente, ça veut dire avec des gens qui peuvent partir, ça il le dit depuis le début. Mais surprise, dans cette même représentation, la magistrate qui était là, magistrate du siège, pas du tout syndiqué, pas du tout à la botte du ministre, a dit la même chose, elle a dit, on n'y arrive plus, il faut qu'on évacue les stocks. Et donc ce mot d'ordre-là fait partie de cette toile de fonds et du contexte. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 25:15
« Oui, parce qu'il y a un drame que personne ne conteste. Il y a un dysfonctionnement que personne ne parviendra à contester. Parce qu'effectivement, l'inspection montrera ce qui s'est passé à la fois pour le corps de la magistrature, mais à la fois pour le corps de la gendarmerie nationale. La difficulté pour les magistrats aussi, c'est de se sentir mis en cause comme corps d'État tout entier, ce qui ne serait peut-être pas fait pour un autre corps de sécurité intérieure. Mais en tout cas, la réalité des choses, c'est qu'ils vont devoir mettre en avant ce qu'ils appellent dans les affaires judiciaires le contexte. Et ce contexte-là, aujourd'hui, il est hélas inaudible. La mort de cette petite fille de 11 ans intervient, certes, dans un contexte national qui, sur toutes les affaires judiciaires, sur tout le fonctionnement quotidien des parquets, est absolument épouvantable. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 24:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est appelé pour manifester de place Vendôme et aussi devant les tribunaux. Mais la symbolique devant les tribunaux est terrible parce qu'elle est nouvelle. Il est rare qu'on manifeste devant les tribunaux. Il est rare aussi qu'on entende, comme on l'entend depuis 48 heures, des paroles aussi dures contre la magistrature, contre les procureurs, contre les juges et contre finalement toute l'institution. Mais je pense qu'on a une période historiquement terrifiante et terrible. C'est la première fois depuis 20 ans, en réalité, qu'un garde des Sceaux prononce ses excuses au nom de l'institution judiciaire. La dernière fois, c'était le 1er décembre 2005. C'était Pascal Clément au soir du deuxième procès d'Outreau. Et on était dans ce traumatisme qui touchait toute la France, avec cette fois-ci des innocents qui avaient été envoyés en prison injustement. Et le garde des Sceaux avait prononcé ses excuses. Le choc, cette fois-ci, la chancelle Rie l'a vu arriver avant même la découverte du corps d'ailleurs de Liana. Gérard Darmanin a très vite compris la défiance populaire qui pouvait naître de tout ça. Et c'est peut-être celle qui va s'exprimer durant ces manifestations devant les palais de justice. Mais c'est un choc, une onde de choc qui touche bien au-delà de l'institution. Puisque c'est finalement le sentiment d'impunité qui est un argument politique qui est bien souvent évoqué. Cela a été récemment lors des émeutes consécutives à la victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal. C'est évoqué très régulièrement dans les débats politiques. Mais l'impunité face au crime, l'impunité pour la mort d'un enfant, c'est quelque chose qui est inacceptable. Et puis en corollaire, il y a quasiment cette question de l'autodéfense. Si l'État ne nous protège plus, qui va nous protéger ? Donc toute cette alchimie, toutes ces passions tristes ont été très vite évoquées au ministère de la Justice. D'où la réaction politique très forte de Gérard Darmanin. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 3:19Voir 2 autres passages
« Alors, il y a des sanctions contre les magistrats. Moi, j'ai assisté à une vingtaine d'audience disciplinaires contre des magistrats. Soit dit en passant, ce sont des audiences publiques, ce qui n'est pas le cas pour les audiences disciplinaires de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale, de l'administration pénitentiaire ou même des ordres des avocats. La difficulté, c'est qu'en réalité, ils sont sanctionnés souvent pour des fautes extrêmement choquantes, intervenues soit dans leur vie privée, soit dans d'autres éléments qu'ils seraient longs de détailler. Mais ce qui nous intéresse là, c'est la faute juridictionnelle. Et ça, la Constitution ne permet pas d'aller sur le terrain juridictionnel pour aller chercher le magistrat sur sa responsabilité. C'est sa responsabilité d'avoir placé quelqu'un en détention. Souvent, d'ailleurs, c'est une décision collégiale. On ne peut pas aller sur l'aspect juridictionnel. On peut aller, en revanche, sur l'insuffisance professionnelle. Si on découvre, on ne va pas faire de la politique fiction sur l'affaire en cours, mais si on découvre qu'une affaire criminelle avait été signalée par un autre parquet et que le procureur du parquet voisin était parti faire du sport ce jour-là ou était en congé alors qu'il ne l'avait pas dit, ça, c'est une vraie faute. Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, ces bavures judiciaires, elles sont sanctionnées par ce qu'on appelle la faute lourde de l'État. C'est une faute administrative. Des procédures qui aboutissent assez peu. Moi, j'en ai vu une »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 31:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ça que vous voulez dire ? Absolument. Le contexte intervient, effectivement, dans une réalité judiciaire extrêmement difficile. Il y a eu pléthore de reportages, de livres, de témoignages sur la façon dont les parquets, aujourd'hui, reçoivent effectivement des documents papiers, parfois avec des procédures qui sont mal ficelées, comme on dit. Et aujourd'hui, il faut faire un tri dans cette justice. Et je pense que le grand tabou de cette affaire, qui peut-être rêvons deux secondes, rêvons deux secondes, peut-être que le sursaut provoqué par cette affaire, peut-être d'avoir une justice qui, enfin, aurait des moyens pour faire tout ça, même si ce n'est pas la cause directe des faits du GERS. Mais juste pour refermer cette parenthèse, aujourd'hui, tout le monde, et ce n'était pas le cas il y a quelques années, tout le monde du premier petit magistrat qui vient de prendre ses fonctions jusqu'au grand garde des Sceaux dans son grand bureau, sont d'accord sur le diagnostic, sur le fait que la justice est embolisée et elle n'arrive pas à faire face de façon extrêmement rapide. Je voulais juste raconter une anecdote qui s'est déroulée la semaine dernière, alors que Gérard Darmanin était déjà au courant de cette affaire du GERS, mais qu'il avait souhaité, d'une façon peut-être un petit peu spectaculaire ou médiatique, organiser à la chancellerie un faux procès, un procès fictif, pour mettre en avant les vertus du plaidé coupable criminel. On a eu avec de faux accusés, donc de vrais comédiens, mais aussi de vrais magistrats, une représentation comme ça d'une audience. Et l'audience a été tellement bien réussie, qu'à la fin, j'ai posé la question à Gérard Darmanin, en lui disant finalement, d'avoir une justice avec une audience aussi bien réussie, pourquoi ne pas garder la possibilité d'avoir un curseur, d'avoir la liberté d'appréciation du juge, plutôt que de faire ce plaidé coupable rapide, négocié à l'avance, etc. Et le ministre, un peu agacé par la question, a dit, mais vous savez, aujourd'hui on a 600 procès criminels qui sont en attente, ça veut dire avec des gens qui peuvent partir, ça il le dit depuis le début. Mais surprise, dans cette même représentation, la magistrate qui était là, magistrate du siège, pas du tout syndiqué, pas du tout à la botte du ministre, a dit la même chose, elle a dit, on n'y arrive plus, il faut qu'on évacue les stocks. Et donc ce mot d'ordre-là fait partie de cette toile de fonds et du contexte. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 25:15Voir 2 autres passages
« Et il y a la quantité de ces actes qui, jusque-là, le mot de continent ignoré a été employé. Mais c'est vrai que le nombre de plaintes en 7 ans a été multiplié par 3. Il y a une parole qui se libère avec des effets judiciaires très forts. Mais il y a aussi cette révélation qui se faisait il y a encore quelques années et encore d'ailleurs aujourd'hui, lors des procès, par exemple, à postériori, le fait qu'une grande affaire arrive à l'audience, des plaignants voyant que leur agresseur enfin avait été attrapé, osait parler, etc. Aujourd'hui, cette parole se libère selon des circuits différents. Mais c'est vrai que la masse constante de ces agressions, je pense notamment aux chiffres et aux argumentaires qui ont été donnés par la Fondation des femmes sur ces points-là qui sont absolument stupéfiants, mais aussi ce qui arrive quotidiennement devant les tribunaux et on en revient à nos pays. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 49:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ...judiciaires sur des affaires où, effectivement, il y avait des trous absolument incroyables dans les dossiers. Elles sont poursuivies pénalement quand il y a des fautes. On voit des policiers ou des gendarmes quand ils utilisent leurs armes de façon indue poursuivie en correctionnelle ou aux assises. Mais, effectivement, la discipline des magistrats, aujourd'hui, ne porte pas sur le fait de l'acte juridictionnel et la nuance. Et là, il y a, malgré tout, l'année dernière, si je ne me trompe pas, neuf sanctions prononcées disciplinairement. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 33:00Voir 2 autres passages
« C'est ça que vous voulez dire ? Absolument. Le contexte intervient, effectivement, dans une réalité judiciaire extrêmement difficile. Il y a eu pléthore de reportages, de livres, de témoignages sur la façon dont les parquets, aujourd'hui, reçoivent effectivement des documents papiers, parfois avec des procédures qui sont mal ficelées, comme on dit. Et aujourd'hui, il faut faire un tri dans cette justice. Et je pense que le grand tabou de cette affaire, qui peut-être rêvons deux secondes, rêvons deux secondes, peut-être que le sursaut provoqué par cette affaire, peut-être d'avoir une justice qui, enfin, aurait des moyens pour faire tout ça, même si ce n'est pas la cause directe des faits du GERS. Mais juste pour refermer cette parenthèse, aujourd'hui, tout le monde, et ce n'était pas le cas il y a quelques années, tout le monde du premier petit magistrat qui vient de prendre ses fonctions jusqu'au grand garde des Sceaux dans son grand bureau, sont d'accord sur le diagnostic, sur le fait que la justice est embolisée et elle n'arrive pas à faire face de façon extrêmement rapide. Je voulais juste raconter une anecdote qui s'est déroulée la semaine dernière, alors que Gérard Darmanin était déjà au courant de cette affaire du GERS, mais qu'il avait souhaité, d'une façon peut-être un petit peu spectaculaire ou médiatique, organiser à la chancellerie un faux procès, un procès fictif, pour mettre en avant les vertus du plaidé coupable criminel. On a eu avec de faux accusés, donc de vrais comédiens, mais aussi de vrais magistrats, une représentation comme ça d'une audience. Et l'audience a été tellement bien réussie, qu'à la fin, j'ai posé la question à Gérard Darmanin, en lui disant finalement, d'avoir une justice avec une audience aussi bien réussie, pourquoi ne pas garder la possibilité d'avoir un curseur, d'avoir la liberté d'appréciation du juge, plutôt que de faire ce plaidé coupable rapide, négocié à l'avance, etc. Et le ministre, un peu agacé par la question, a dit, mais vous savez, aujourd'hui on a 600 procès criminels qui sont en attente, ça veut dire avec des gens qui peuvent partir, ça il le dit depuis le début. Mais surprise, dans cette même représentation, la magistrate qui était là, magistrate du siège, pas du tout syndiqué, pas du tout à la botte du ministre, a dit la même chose, elle a dit, on n'y arrive plus, il faut qu'on évacue les stocks. Et donc ce mot d'ordre-là fait partie de cette toile de fonds et du contexte. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes20 oct. 2025 au 7 juil. 2026 · 25 observations30 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors j'espère qu'on est... On partait d'assez loin. On partait d'assez loin. On est plutôt meilleurs. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 50:07Voir 2 autres passages
« C'est appelé pour manifester de place Vendôme et aussi devant les tribunaux. Mais la symbolique devant les tribunaux est terrible parce qu'elle est nouvelle. Il est rare qu'on manifeste devant les tribunaux. Il est rare aussi qu'on entende, comme on l'entend depuis 48 heures, des paroles aussi dures contre la magistrature, contre les procureurs, contre les juges et contre finalement toute l'institution. Mais je pense qu'on a une période historiquement terrifiante et terrible. C'est la première fois depuis 20 ans, en réalité, qu'un garde des Sceaux prononce ses excuses au nom de l'institution judiciaire. La dernière fois, c'était le 1er décembre 2005. C'était Pascal Clément au soir du deuxième procès d'Outreau. Et on était dans ce traumatisme qui touchait toute la France, avec cette fois-ci des innocents qui avaient été envoyés en prison injustement. Et le garde des Sceaux avait prononcé ses excuses. Le choc, cette fois-ci, la chancelle de Rille l'a vu arriver avant même la découverte du corps d'ailleurs de Liana. Gérard Darmanin a très vite compris la défiance populaire qui pouvait naître de tout ça. Et c'est peut-être celle qui va s'exprimer durant ces manifestations devant les palais de justice. Mais c'est un choc, une onde de choc qui touche bien au-delà de l'institution. Puisque c'est finalement le sentiment d'impunité qui est un argument politique qui est bien souvent évoqué. Ça l'a été récemment lors des émeutes consécutives à la victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal. C'est évoqué très régulièrement dans les débats politiques. Mais l'impunité face au crime, l'impunité pour la mort d'un enfant, c'est quelque chose qui est inacceptable. Et puis en corollaire, il y a quasiment cette question de l'autodéfense. Si l'État ne nous protège plus, qui va nous protéger ? Donc toute cette alchimie, toutes ces passions tristes ont été très vite évoquées au ministère de la Justice. D'où la réaction politique très forte de Gérard Darmanin. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 3:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est appelé pour manifester de place Vendôme et aussi devant les tribunaux. Mais la symbolique devant les tribunaux est terrible parce qu'elle est nouvelle. Il est rare qu'on manifeste devant les tribunaux. Il est rare aussi qu'on entende, comme on l'entend depuis 48 heures, des paroles aussi dures contre la magistrature, contre les procureurs, contre les juges et contre finalement toute l'institution. Mais je pense qu'on a une période historiquement terrifiante et terrible. C'est la première fois depuis 20 ans, en réalité, qu'un garde des Sceaux prononce ses excuses au nom de l'institution judiciaire. La dernière fois, c'était le 1er décembre 2005. C'était Pascal Clément au soir du deuxième procès d'Outreau. Et on était dans ce traumatisme qui touchait toute la France, avec cette fois-ci des innocents qui avaient été envoyés en prison injustement. Et le garde des Sceaux avait prononcé ses excuses. Le choc, cette fois-ci, la chancelle Rie l'a vu arriver avant même la découverte du corps d'ailleurs de Liana. Gérard Darmanin a très vite compris la défiance populaire qui pouvait naître de tout ça. Et c'est peut-être celle qui va s'exprimer durant ces manifestations devant les palais de justice. Mais c'est un choc, une onde de choc qui touche bien au-delà de l'institution. Puisque c'est finalement le sentiment d'impunité qui est un argument politique qui est bien souvent évoqué. Cela a été récemment lors des émeutes consécutives à la victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal. C'est évoqué très régulièrement dans les débats politiques. Mais l'impunité face au crime, l'impunité pour la mort d'un enfant, c'est quelque chose qui est inacceptable. Et puis en corollaire, il y a quasiment cette question de l'autodéfense. Si l'État ne nous protège plus, qui va nous protéger ? Donc toute cette alchimie, toutes ces passions tristes ont été très vite évoquées au ministère de la Justice. D'où la réaction politique très forte de Gérard Darmanin. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 3:19Voir 2 autres passages
« Alors il n'y a pas d'excuse qui est prononcée de ma part en tout cas puisque je pense que l'erreur telle que les éléments peuvent le montrer existe. En revanche, le parquet était un parquet qui ne comptait plus de magistrats lors de l'année 2023. Et il y a eu une alerte y compris d'un parlementaire. La chancellerie a, par ce qu'on appelle la clé de répartition des effectifs, remis les choses en ordre au moment des faits. Donc le parquet d'Auches avait les effectifs qu'il fallait au moment des faits. Et par ailleurs, la brigade territoriale de Lecture, selon les informations que l'on a, n'avait qu'un seul dossier criminel et c'était celui-ci. Donc effectivement, l'argument des moyens compte de façon extrêmement importante sur le débat en général. Mais pas dans ce cas précis. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 14:32
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités16 juil. 2025 au 7 juil. 2026 · 32 observations35 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, pour faute lourde de l'Etat c'est une procédure administrative encore une fois ce n'est pas une procédure individuelle c'est l'Etat qui peut être sanctionné pour l'ensemble de ces dysfonctionnements »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 1:03:01Voir 2 autres passages
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître, mais effectivement dans cette chronologie terrible. Ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers, des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France, on regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne à vrai dire n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération finalement elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui d'une part comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 12:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître, mais effectivement dans cette chronologie terrible. Ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers, des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France, on regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne à vrai dire n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération finalement elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui d'une part comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 12:16Voir 2 autres passages
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître, mais effectivement dans cette chronologie terrible. Ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers, des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France, on regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne à vrai dire n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération finalement elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui d'une part comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et référence au fait qu'effectivement on ne peut pas avoir des sanctions sur le plan des mesures juridictionnelles. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 33:57Voir 2 autres passages
« C'est référence au fait qu'effectivement, on ne peut pas avoir des sanctions sur le plan des mesures juridictionnelles. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 33:51
« Alors, il y a des sanctions contre les magistrats. Moi, j'ai assisté à une vingtaine d'audience disciplinaires contre des magistrats. Soit dit en passant, ce sont des audiences publiques, ce qui n'est pas le cas pour les audiences disciplinaires de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale, de l'administration pénitentiaire ou même des ordres des avocats. La difficulté, c'est qu'en réalité, ils sont sanctionnés souvent pour des fautes extrêmement choquantes, intervenues soit dans leur vie privée, soit dans d'autres éléments qu'ils seraient longs de détailler. Mais ce qui nous intéresse là, c'est la faute juridictionnelle. Et ça, la Constitution ne permet pas d'aller sur le terrain juridictionnel pour aller chercher le magistrat sur sa responsabilité. C'est sa responsabilité d'avoir placé quelqu'un en détention. Souvent, d'ailleurs, c'est une décision collégiale. On ne peut pas aller sur l'aspect juridictionnel. On peut aller, en revanche, sur l'insuffisance professionnelle. Si on découvre, on ne va pas faire de la politique fiction sur l'affaire en cours, mais si on découvre qu'une affaire criminelle avait été signalée par un autre parquet et que le procureur du parquet voisin était parti faire du sport ce jour-là ou était en congé alors qu'il ne l'avait pas dit, ça, c'est une vraie faute. Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, ces bavures judiciaires, elles sont sanctionnées par ce qu'on appelle la faute lourde de l'État. C'est une faute administrative. Des procédures qui aboutissent assez peu. Moi, j'en ai vu une »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés16 juil. 2025 au 13 mai 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne vous dirai pas l'inverse. On est à un an d'élection présidentielle. C'est encore très très long, il va se passer plein de choses. M. Trump va-t-il reconnaître sa victoire ou sa défaite au mid-terms ? Y aura-t-il une nouvelle guerre ? Y a-t-il une crise financière ? L'antavirus va-t-il... Mais ça changera sur les aptitudes des uns et des autres à être président de la République ? Non, ce qui m'inquiète, c'est notre incapacité pour l'instant à avoir un discours d'unité, mais surtout d'avoir des idées. Il y a beaucoup de candidats et il y a peu d'idées. C'est un peu inquiétant. Donc vous savez que j'ai essayé, comme d'autres, j'essaye encore d'expliquer qu'il faut un seul candidat, si on ne veut pas que ce soit un duel, M. Bardella contre M. Mélenchon. Je pense que ce serait absolument terrible pour la France. »
France Inter · Gérald Darmanin et la mesure plaider-coupable criminelVérifier à 6:48Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on peut voir que la démocratie est fragile. Et elle est fragile lorsqu'on remet en cause l'état de droit. Elle est fragile lorsque les discours politiques deviennent des discours de violence et qu'elles se transforment. Il y a des conséquences aux discours de violence en des violences physiques. Il y a des violences contre des permanences d'élus, contre des élus. Il y a des élus qui meurent. Il y a des maires. On est en campagne municipale en ce moment. Il y a des élus municipaux qui meurent de défendre l'intérêt général, qui sont menacés, qui sont molestés, eux et leurs familles. Je pense à Carl Olive, qui est candidat, par exemple, aux élections municipales. Il y a cinq blessés, suite à des tirs de mortier, alors qu'il faisait à Poissy, où il est candidat à un travail de campagne électorale. Il y avait une femme avec un bébé qui a failli être brûlée de façon extrêmement vive. Et puis, il y a, en effet, des discours politiques, notamment ceux de la France insoumise et de l'ultra-gauche, qui mènent, malheureusement, en tout cas, on peut voir ça, à une violence très débridée sur les réseaux sociaux, une violence extrême sur les réseaux sociaux et dans le monde physique. Et donc, oui, on peut être inquiet de cette ambiance. »
RTL — Le Grand Jury · Le Grand Jury de Gérald DarmaninVérifier à 2:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités21 oct. 2025 au 13 mai 2026 · 6 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et pourtant, il n'y a pas que Gabriel, à qui je me suis expliqué, la droite classique. Vous savez, Philippe Séguin disait que le gaullisme, c'est la lutte contre la tentation sans cesse répétée de la droite de se droitiser. Je constate que les LR se droitisent, et pourtant j'ai beaucoup d'amis aux LR. Donc là, je pense qu'on peut venir de la droite, respecter l'ordre, la nation, on peut avoir une certaine discussion. Mais enfin, la fibre sociale, il y a plein de gens qui ont beaucoup de galères. Donc si je résume... Il y a beaucoup d'hématomes pour lesquels les politiques n'apportent pas de réponse. Énormément. Donc en fait, vos idées, vous ne les trouvez nulle part aujourd'hui ? Ah non, pour l'instant, je ne les trouve nulle part. Et donc, mon travail d'homme politique, c'est de pouvoir influencer une ligne politique. Influencer ou les porter. »
France Inter · Gérald Darmanin : "Il y a beaucoup de candidats, pas beaucoup d'idées" #présidentielle2027Vérifier à 1:11Voir 2 autres passages
« Et moi je condamne Les agressions Des permanences politiques De la France Insoumise Comme les agressions Qui touchent tous les militants Tous les candidats Quels qu'ils soient Mourir pour des idées Mais de mort lente Disait Brassens Je dis à monsieur Bompard Je dis à monsieur Coquerel Je dis à madame Pannot C'est à vous de dénoncer Ces violences Évidemment la République Comme elle l'a toujours été Sera à vos côtés Pour vous protéger physiquement Parce qu'on ne tue pas En démocratie Et quand il y a des propos Relativisant La mort de Quentin Même si c'est un militant D'extrême droite Qu'importe C'est un homme C'est un enfant Une famille a perdu un enfant Donc il faut qu'aujourd'hui La France Insoumise Revienne du côté De l'homme et de l'humanisme »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 19/02Vérifier à 13:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Non, chacun fait sa part. Et moi, j'essaie d'améliorer très modestement la part au ministère de la Justice. Mais je me concentre désormais sur une politique qui est peut-être un peu oubliée, c'est vrai, que le ministre de la Justice est le ministre des victimes. Il n'y a même pas une direction des victimes au ministère. Vous entendez les syndicats de magistrats qui disent « pour ça, il faut des moyens ». »
France Inter · Incarcération de Nicolas Sarkozy : "J'irai le voir en prison", promet Gérald DarmaninVérifier à 5:47
« il y a des mesures très puissantes en matière d'abord de prévention des violences qui sont introduites par ce texte de formation des adultes des élèves de contrôle de l'honorabilité de ceux qui sont en contact avec les enfants de suivi des sanctions disciplinaires et puis un renforcement des contrôles qui doit permettre à ce qu'il y ait un regard extérieur dans ces établissements »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 54:11
« C'est ça que vous voulez dire ? Absolument. Le contexte intervient, effectivement, dans une réalité judiciaire extrêmement difficile. Il y a eu pléthore de reportages, de livres, de témoignages sur la façon dont les parquets, aujourd'hui, reçoivent effectivement des documents papiers, parfois avec des procédures qui sont mal ficelées, comme on dit. Et aujourd'hui, il faut faire un tri dans cette justice. Et je pense que le grand tabou de cette affaire, qui peut-être rêvons deux secondes, rêvons deux secondes, peut-être que le sursaut provoqué par cette affaire, peut-être d'avoir une justice qui, enfin, aurait des moyens pour faire tout ça, même si ce n'est pas la cause directe des faits du GERS. Mais juste pour refermer cette parenthèse, aujourd'hui, tout le monde, et ce n'était pas le cas il y a quelques années, tout le monde du premier petit magistrat qui vient de prendre ses fonctions jusqu'au grand garde des Sceaux dans son grand bureau, sont d'accord sur le diagnostic, sur le fait que la justice est embolisée et elle n'arrive pas à faire face de façon extrêmement rapide. Je voulais juste raconter une anecdote qui s'est déroulée la semaine dernière, alors que Gérard Darmanin était déjà au courant de cette affaire du GERS, mais qu'il avait souhaité, d'une façon peut-être un petit peu spectaculaire ou médiatique, organiser à la chancellerie un faux procès, un procès fictif, pour mettre en avant les vertus du plaidé coupable criminel. On a eu avec de faux accusés, donc de vrais comédiens, mais aussi de vrais magistrats, une représentation comme ça d'une audience. Et l'audience a été tellement bien réussie, qu'à la fin, j'ai posé la question à Gérard Darmanin, en lui disant finalement, d'avoir une justice avec une audience aussi bien réussie, pourquoi ne pas garder la possibilité d'avoir un curseur, d'avoir la liberté d'appréciation du juge, plutôt que de faire ce plaidé coupable rapide, négocié à l'avance, etc. Et le ministre, un peu agacé par la question, a dit, mais vous savez, aujourd'hui on a 600 procès criminels qui sont en attente, ça veut dire avec des gens qui peuvent partir, ça il le dit depuis le début. Mais surprise, dans cette même représentation, la magistrate qui était là, magistrate du siège, pas du tout syndiqué, pas du tout à la botte du ministre, a dit la même chose, elle a dit, on n'y arrive plus, il faut qu'on évacue les stocks. Et donc ce mot d'ordre-là fait partie de cette toile de fonds et du contexte. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 25:15
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 25:15
« Alors il n'y a pas d'excuse qui est prononcée de ma part en tout cas puisque je pense que l'erreur telle que les éléments peuvent le montrer existe. En revanche, le parquet était un parquet qui ne comptait plus de magistrats lors de l'année 2023. Et il y a eu une alerte y compris d'un parlementaire. La chancellerie a, par ce qu'on appelle la clé de répartition des effectifs, remis les choses en ordre au moment des faits. Donc le parquet d'Auches avait les effectifs qu'il fallait au moment des faits. Et par ailleurs, la brigade territoriale de Lecture, selon les informations que l'on a, n'avait qu'un seul dossier criminel et c'était celui-ci. Donc effectivement, l'argument des moyens compte de façon extrêmement importante sur le débat en général. Mais pas dans ce cas précis. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 14:32
« Non, mais c'est beaucoup plus sérieux, parce que l'élection présidentielle est sans doute la plus importante que nous allons vivre depuis au moins 30 ou 40 ans. Parce que je crois qu'on voit bien que le Rassemblement National peut gagner cette élection présidentielle. Je pense que M. Mélenchon est un candidat extrêmement sérieux, qui fera un score extrêmement important. »
France Inter · Gérald Darmanin et la mesure plaider-coupable criminelVérifier à 9:11
« Alors il n'y a pas d'excuse qui est prononcée de ma part en tout cas puisque je pense que l'erreur telle que les éléments peuvent le montrer existe. En revanche, le parquet était un parquet qui ne comptait plus de magistrats lors de l'année 2023. Et il y a eu une alerte y compris d'un parlementaire. La chancellerie a, par ce qu'on appelle la clé de répartition des effectifs, remis les choses en ordre au moment des faits. Donc le parquet d'Auches avait les effectifs qu'il fallait au moment des faits. Et par ailleurs, la brigade territoriale de Lecture, selon les informations que l'on a, n'avait qu'un seul dossier criminel et c'était celui-ci. Donc effectivement, l'argument des moyens compte de façon extrêmement importante sur le débat en général. Mais pas dans ce cas précis. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 14:32
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître, mais effectivement dans cette chronologie terrible. Ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers, des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France, on regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne à vrai dire n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération finalement elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui d'une part comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 12:16
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement, cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître. Mais effectivement, dans cette chronologie terrible, ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers et des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France. On regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne, à vrai dire, n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici, on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération, finalement, elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui, d'une part, comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 12:10
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 31:25
« Il y a une partie de relation entre immigration et délinquance. Tous les étrangers, évidemment, ne sont pas délinquants. L'immense majorité d'entre eux respectent notre pays, travaillent, envoient leurs enfants à l'école, veulent mieux vivre. Mais les étrangers sont surreprésentés dans la délinquance française. J'ai non seulement été ministre d'Intérieur, mais j'ai été maire, maire de ma commune, et même citoyen. Les citoyens voient bien qu'il y a, par une mauvaise intégration, par des difficultés extrêmement fortes, qui sont liées parfois à la pauvreté, parfois au trafic de drogue, parfois au trafic d'êtres humains. Les étrangers sont plus auteurs que les autres d'actes de délinquance. Ils sont aussi plus victimes que les autres d'actes de délinquance. Par exemple, les femmes étrangères sont plus victimes de violences que les femmes qui sont françaises, même s'il y a beaucoup de femmes françaises qui sont victimes de violences. Donc oui, il y a un certain lien qu'il faut combattre, et notamment par une immigration beaucoup mieux contrôlée et beaucoup mieux intégrée, et surtout, une justice plus ferme avec les étrangers qui commettent des actes de délinquance. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 6:49
« N'inversons pas La charge de la preuve Ce n'est pas à cause Des policiers Ce n'est pas à cause De la préfète C'est à cause De Nervy d'ultra-gauche Qui ont tué Quentin Voilà Donc on peut dire Que la police tue A tout moment Ou qu'elle était hors-absente Elle fait son travail La police elle est très courageuse Parce qu'elle protège La France Insoumise Et ses dirigeants Et ses meetings Alors que la France Insoumise Insulte la police tous les jours On peut quand même dire Que la police républicaine française Est extrêmement courageuse On peut se poser aussi La question de la responsabilité Des établissements universitaires Personnellement Je suis assez peu invité A Sciences Po Lyon A Sciences Po Ex Ce que vous voulez dire C'est que J'ai vu qu'à l'alliée A Sciences Po Lyon Monsieur Coquerel Puis Madame Hassan Ont été invités En quelques semaines d'intervalle Ce n'est pas une grande variété idéologique Auprès des universités Et auprès des étudiants Donc il y a aussi Une question à se poser De la responsabilité Des universités Il y en a qui font ça Extrêmement bien Et d'autres sans doute Qui ont un petit prisme idéologique Ça peut être possible Voilà peut-être que Jusqu'à aujourd'hui Jusqu'à la mort de Quentin Partons du principe Que personne n'avait vu Que la France Insoumise Pouvez avoir un discours violent Nous serions magnanimes En le disant A partir d'aujourd'hui C'est un point de bascule Vous avez raison On sait que la France Insoumise Tient un discours violent »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 19/02Vérifier à 12:05