Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
6 juil. 2017 au 7 juil. 2026
Questions
1091
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 1091 questions évaluables
Réponse directe
375
Réponse partielle
236
Réponse à côté
462
Refus explicite
18
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 326 à 350 sur 1091
Question 326Attentat, boycott russe : menaces sur les JO - #cdanslair du 30.03.2024
Ce bus affrété par l'État arrive de Paris. À bord, une trentaine de migrants et de sans-abri. Ils vont s'installer dans cet hôtel en bordure d'un centre commercial à Orléans. Ses familles et ses enfants sont-ils chassés de la capitale en vue des Jeux olympiques de Paris ?
Réponse à côté
L'État va payer des nuitées d'hôtel pour héberger les gens dont il dit qu'ils sont en hébergement d'urgence. Moi, je pose juste une question. Si le problème et la saturation de l'hébergement d'urgence on va dire classique hors nuitées d'hôtel à Paris en région parisienne, saturée ici aussi, pourquoi est-ce que l'on prend, que l'État prend des nuitées d'hôtel ici sur Orléans ? Pourquoi ne les prend-il pas à Paris ?
« L'État va payer des nuitées d'hôtel pour héberger les gens dont il dit qu'ils sont en hébergement d'urgence. Moi, je pose juste une question. Si le problème et la saturation de l'hébergement d'urgence on va dire classique hors nuitées d'hôtel à Paris en région parisienne, saturée ici aussi, pourquoi est-ce que l'on prend, que l'État prend des nuitées d'hôtel ici sur Orléans ? Pourquoi ne les prend-il pas à Paris ? »
C dans l'air · Attentat, boycott russe : menaces sur les JO - #cdanslair du 30.03.2024
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, parce qu'il y a un drame que personne ne conteste. Il y a un dysfonctionnement que personne ne parviendra à contester. Parce qu'effectivement, l'inspection montrera ce qui s'est passé à la fois pour le corps de la magistrature, mais à la fois pour le corps de la gendarmerie nationale. La difficulté pour les magistrats aussi, c'est de se sentir mis en cause comme corps d'État tout entier, ce qui ne serait peut-être pas fait pour un autre corps de sécurité intérieure. Mais en tout cas, la réalité des choses, c'est qu'ils vont devoir mettre en avant ce qu'ils appellent dans les affaires judiciaires le contexte. Et ce contexte-là, aujourd'hui, il est hélas inaudible. La mort de cette petite fille de 11 ans intervient, certes, dans un contexte national qui, sur toutes les affaires judiciaires, sur tout le fonctionnement quotidien des parquets, est absolument épouvantable. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 327L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
que nous soyons moins dix ans que l'Europe. Je m'arrêtais juste quand vous dites si finalement il n'y a pas de texte sur l'immigration, ça serait un booster pour Marine Le Pen. Vous pouvez aller un peu plus loin ?
Réponse partielle
Madame Le Pen et M. Bardena ils vivent des problèmes. Pourquoi ils n'ont pas voulu débattre à l'Assemblée nationale ? Regardez quelques instants, c'est quand même intéressant. Voilà des gens qui sont présentés aux élections législatives pour être députés en faisant campagne pour dire avec nous l'immigration, vous allez voir ce que vous allez voir. Et quand le texte arrive, qu'on soit pour ou qu'on soit contre, il est très ferme ce texte. Mais imaginons, quand ce texte arrive, surtout on ne veut pas en discuter. Cachez-moi ce 5, il y a beaucoup de solutions aux problèmes des Français. Quand on expulse 4000 étrangers délinquants de plus grâce à ce texte, c'est une solution pour les Français.…
« Madame Le Pen et M. Bardena ils vivent des problèmes. Pourquoi ils n'ont pas voulu débattre à l'Assemblée nationale ? Regardez quelques instants, c'est quand même intéressant. Voilà des gens qui sont présentés aux élections législatives pour être députés en faisant campagne pour dire avec nous l'immigration, vous allez voir ce que vous allez voir. Et quand le texte arrive, qu'on soit pour ou qu'on soit contre, il est très ferme ce texte. Mais imaginons, quand ce texte arrive, surtout on ne veut pas en discuter. Cachez-moi ce 5, »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 17:26Voir 1 autre passage
« il y a beaucoup de solutions aux problèmes des Français. Quand on expulse 4000 étrangers délinquants de plus grâce à ce texte, c'est une solution pour les Français. Mme Le Pen, elle vit des problèmes. Le Rassemblement National vit des problèmes. Ce qu'il veut, c'est des problèmes. Moi, je ne connais pas quelqu'un de très heureux dans sa vie, dans son couple, dans sa famille, qui n'a aucun problème de sécurité, qui n'a aucun problème de pouvoir d'achat, dont la vie lui sourit. Il dit, tiens, je vais aller voter le Rassemblement National. Non, il le fait parce qu'il a une colère, parce qu'il a une insécurité, parce qu'il a une difficulté. Donc, quand les gens... Pas parce qu'il a une adhésion. Je pense que ce n'est pas la majorité des électeurs du Rassemblement National. Quand il y a 35, 40% de Français qui votent pour le Rassemblement National, je ne pense pas qu'il y a 35, 40% de Français qui pensent que Mme Le Pen, je ne le pense pas. D'ailleurs, le fait est que quand elle se présente aux élections chez moi, par exemple, à Tourcoing, elle fait un très gros score. Quand quelqu'un apporte des solutions localement, à la mairie de Tourcoing, par exemple, elle fait un très petit score. C'est bien les mêmes électeurs. C'est bien qu'il y a des gens qui ont compris qu'il y avait des gens qui pouvaient apporter des solutions. Voilà. Et donc, Mme Le Pen, elle ne veut pas de ces solutions. Elle veut des problèmes. Elle veut la politique du pire parce que le pire, ça la sert. Après, on constate, regardez autour de nous, Mme Mélanie en Italie, est-ce qu'elle a réglé le problème de l'immigration ? Non. Le Brexit, on nous a vendu la sortie de l'Europe des jours, des jours et des jours. Est-ce que ça marche ? Non. Regardez en Angleterre, il n'y a jamais eu autant d'immigrés clandestins. Donc, je pense que les solutions que nous apportons vont permettre très fortement, très concrètement de protéger les Français. Et ça, ça dérange un peu le Rassemblement National. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 17:52
Question 328L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Entre hier soir et cet après-midi 17h, les LR font monter les enchères ?
Réponse à côté
Non, nous avons aussi nos lignes rouges, on ne veut pas accepter n'importe quoi. On est d'accord à partir du texte du Sénat. Ce texte du Sénat c'est quoi ? C'est les 27 articles initiaux du projet de loi du gouvernement. On ne change rien à ce qu'a fait le gouvernement. Évidemment on peut changer à l'intérieur, c'est le principe du débat parlementaire. On est par exemple sur l'article des régularisations des personnes qui sont dans les métiers en tension. Évidemment c'est plutôt la version du Sénat que la nôtre que nous prenons, mais enfin il y en a quand même un. Il y a beaucoup de dispositifs qui ont été rajoutés par le gouvernement et par le Sénat lors du débat au Sénat. Plus de 60 artic…
« Non, nous avons aussi nos lignes rouges, on ne veut pas accepter n'importe quoi. On est d'accord à partir du texte du Sénat. Ce texte du Sénat c'est quoi ? C'est les 27 articles initiaux du projet de loi du gouvernement. On ne change rien à ce qu'a fait le gouvernement. Évidemment on peut changer à l'intérieur, c'est le principe du débat parlementaire. On est par exemple sur l'article des régularisations des personnes qui sont dans les métiers en tension. Évidemment c'est plutôt la version du Sénat que la nôtre que nous prenons, mais enfin il y en a quand même un. Il y a beaucoup de dispositifs qui ont été rajoutés par le gouvernement et par le Sénat lors du débat au Sénat. Plus de 60 articles, donc il faut regarder si ces articles sont bien écrits en logistique, comme on dit. C'est-à-dire est-ce que ce droit est conforme à la Constitution ? Et puis ensuite il y a des sujets beaucoup plus politiques. Voilà, nous ne souhaitons pas avoir l'AME dans ce texte, mais on souhaite avoir des mesures extrêmement fortes contre les étrangers délinquants. Voilà, il y a des discussions autour de ça. Donc plutôt confiant. Vous, vous êtes plutôt confiant, ministre de l'Intérieur ce matin. Disons que nous devons, je pense que tout le monde a conscience. On doit travailler pour l'intérêt général, pour la protection des Français, pas pour la petite politique. Et qu'on ne comprendrait pas dans une démocratie comme la France, alors que partout autour de nous, les gens légifèrent qu'on n'est pas un texte fort sur l'immigration. Un texte ferme contre l'immigration irrégulière. Et un texte qui permet d'intégrer et avoir des exigences d'intégration pour les étrangers qui viennent chez nous. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 2:05
Question 329L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Alors on va venir dans un second temps sur les conséquences politiques, on va dire globales. Adoption ou rejet de votre texte. Mais on va rentrer, je dirais, dans le fond, sur quelques points précis, ces points d'achoppement ou de friction, notamment avec les Républicains. Si on prend une des mesures qui suscitent pas mal de réactions, c'est la fameuse mesure des allocations familiales pour les étrangers qui sont en situation régulière, on le précise bien. Et faire la distinction entre ceux qui travaillent ou ceux qui ne travaillent pas et qui pourraient ou pas toucher des prestations familiales. Où en est-on ce matin ?
Réponse directe
Bon, initialement, le gouvernement n'avait pas prévu de dispositif pour distinguer les étrangers des autres sur ce qu'on pourrait appeler, de manière générale, les prestations sociales. Et puis les Républicains au Sénat, avec les centristes, il faut le dire, c'est pas les Républicains seuls. Donc le Sénat a décidé de mettre un dispositif qui prévoit de décaler de 5 ans toutes les prestations sociales. Alors là, il y a des difficultés parce qu'ils y mélangent les prestations qu'on appelle contributives. Je paye des cotisations pour avoir ce droit et des prestations qui ne sont pas contributives. J'ai la solidarité nationale tout court. Alors, le décalage des prestations sociales, en général,…
« Bon, initialement, le gouvernement n'avait pas prévu de dispositif pour distinguer les étrangers des autres sur ce qu'on pourrait appeler, de manière générale, les prestations sociales. Et puis les Républicains au Sénat, avec les centristes, il faut le dire, c'est pas les Républicains seuls. Donc le Sénat a décidé de mettre un dispositif qui prévoit de décaler de 5 ans toutes les prestations sociales. Alors là, il y a des difficultés parce qu'ils y mélangent les prestations qu'on appelle contributives. Je paye des cotisations pour avoir ce droit et des prestations qui ne sont pas contributives. J'ai la solidarité nationale tout court. Alors, le décalage des prestations sociales, en général, par rapport à votre arrivée en France, n'est pas gênant. Le RSA, c'est 5 ans après votre arrivée en France. Vous ne touchez pas le RSA quand vous arrivez en France immédiatement. Et c'est 15 ans à Mayotte. Bon, ce qu'on pourrait appeler la prime d'activité, c'est-à-dire le fait que quand vous travaillez, l'État vous aide, c'est là aussi 5 ans quand vous êtes étranger. Donc en soi, le décalage n'est pas gênant. J'entends crier ici ou là des responsables de l'opposition. Ce n'est pas vrai. Ces décalages existent. Nous, on ne souhaitait pas que ces décalages soient trop importants. Et surtout, on souhaitait regarder quel public on touchait et quelles prestations on mettait. Donc on a souhaité sortir de ces prestations la prestation, par exemple, handicapée. Il ne s'agit pas de pouvoir sanctionner des étrangers qui seraient handicapés et de dire qu'ils attendent 5 ans pour avoir une prestation. Ça, ça ne sera pas dans le panier. Ce ne serait pas... Et les républicains en ont convenu. Ce ne serait pas très humain. Ce ne serait pas convenable. Une personne qui est handicapée, elle est handicapée. Elle ne fait pas le choix de l'être. Alors, il y a la question des allocations familiales. Donc c'est ce sujet sur lequel nous discutons. C'est la prestation sur laquelle nous discutons. Effectivement, les républicains avaient évoqué 5 ans. Nous, on leur a dit, attention, il y a des gens qui contribuent à ces allocations familiales en travaillant. Et quand vous travaillez, vous payez des cotisations, vous ouvrez des droits. Et donc, vous avez le droit à ces cotisations. Vous ne pouvez pas les aligner sur le même temps pour avoir ces prestations que ceux qui ne travaillent pas. Et donc, ce qu'on a proposé avec les républicains, c'est ceux qui ne travaillent pas un décalage plus long, ceux qui travaillent, les étrangers qui travaillent, qui font vivre leur famille, qui puissent bénéficier des allocations familiales, évidemment, plus rapidement. C'est pour ça qu'il y a une proposition. 30 mois pour ceux qui travaillent, 5 ans pour ceux qui ne travaillent pas. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 4:00
Question 330L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Alors si vous dites ce matin que vous n'êtes pas arrivé à un accord, ça veut dire quoi ?
Réponse directe
Non, nous avons aussi nos lignes rouges, on ne veut pas accepter n'importe quoi. On est d'accord à partir du texte du Sénat. Ce texte du Sénat c'est quoi ? C'est les 27 articles initiaux du projet de loi du gouvernement. On ne change rien à ce qu'a fait le gouvernement. Évidemment on peut changer à l'intérieur, c'est le principe du débat parlementaire. On est par exemple sur l'article des régularisations des personnes qui sont dans les métiers en tension. Évidemment c'est plutôt la version du Sénat que la nôtre que nous prenons, mais enfin il y en a quand même un. Il y a beaucoup de dispositifs qui ont été rajoutés par le gouvernement et par le Sénat lors du débat au Sénat. Plus de 60 artic…
« Non, nous avons aussi nos lignes rouges, on ne veut pas accepter n'importe quoi. On est d'accord à partir du texte du Sénat. Ce texte du Sénat c'est quoi ? C'est les 27 articles initiaux du projet de loi du gouvernement. On ne change rien à ce qu'a fait le gouvernement. Évidemment on peut changer à l'intérieur, c'est le principe du débat parlementaire. On est par exemple sur l'article des régularisations des personnes qui sont dans les métiers en tension. Évidemment c'est plutôt la version du Sénat que la nôtre que nous prenons, mais enfin il y en a quand même un. Il y a beaucoup de dispositifs qui ont été rajoutés par le gouvernement et par le Sénat lors du débat au Sénat. Plus de 60 articles, donc il faut regarder si ces articles sont bien écrits en logistique, comme on dit. C'est-à-dire est-ce que ce droit est conforme à la Constitution ? Et puis ensuite il y a des sujets beaucoup plus politiques. Voilà, nous ne souhaitons pas avoir l'AME dans ce texte, mais on souhaite avoir des mesures extrêmement fortes contre les étrangers délinquants. Voilà, il y a des discussions autour de ça. Donc plutôt confiant. Vous, vous êtes plutôt confiant, ministre de l'Intérieur ce matin. Disons que nous devons, je pense que tout le monde a conscience. On doit travailler pour l'intérêt général, pour la protection des Français, pas pour la petite politique. Et qu'on ne comprendrait pas dans une démocratie comme la France, alors que partout autour de nous, les gens légifèrent qu'on n'est pas un texte fort sur l'immigration. Un texte ferme contre l'immigration irrégulière. Et un texte qui permet d'intégrer et avoir des exigences d'intégration pour les étrangers qui viennent chez nous. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 2:05
Question 331L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Vous diriez quoi ?
Réponse à côté
Écoutez, moi, je ne me passe pas dans cette position de politique fiction, sinon je dormirai plus la nuit, et je travaillerai moins. Nous travaillons, et je mets toute mon énergie... Mais c'est un scénario, c'est une hypothèse, plus que probable, enfin possible en tout cas. J'entends, mais vous êtes commentateur, c'est normal que vous commentiez, moi je suis acteur, je n'imagine pas, quand je commence quelque chose, que je vais le rater. Quand on commence un match de football, et qu'on dit, on va le perdre, ce n'est pas très bon pour le moral. Non, ce n'est pas un jeu. J'ai entendu le jeu parlementaire dans les débats, ce n'est pas un jeu, c'est la sécurité des Français. Moi, je pense que n…
« Écoutez, moi, je ne me passe pas dans cette position de politique fiction, sinon je dormirai plus la nuit, et je travaillerai moins. Nous travaillons, et je mets toute mon énergie... Mais c'est un scénario, c'est une hypothèse, plus que probable, enfin possible en tout cas. J'entends, mais vous êtes commentateur, c'est normal que vous commentiez, moi je suis acteur, je n'imagine pas, quand je commence quelque chose, que je vais le rater. Quand on commence un match de football, et qu'on dit, on va le perdre, ce n'est pas très bon pour le moral. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 14:13Voir 2 autres passages
« Non, ce n'est pas un jeu. J'ai entendu le jeu parlementaire dans les débats, ce n'est pas un jeu, c'est la sécurité des Français. Moi, je pense que nous serions tous très touchés. Les Français, vous savez, je pense, en tout cas, ceux que je connais qui m'ont élu à plusieurs reprises députés chez moi, je l'ai vu ce week-end, dans ma circonscription. Je me rappelle à Neuville-en-Ferrin, il y a une dame qui m'a dit, on ne comprendrait pas que vous ne me preniez pas de mesures. Voilà, bon, à Paris, c'est un peu le bordel, voilà, c'est le mot qu'ils ont utilisé. On voit bien que c'est parfois n'importe quoi, l'Assemblée ne veut pas discuter, pourquoi on les a élus ? Bon, mais en tout cas, vous ne devez pas lâcher, vous devez avoir un accord. Donc moi, je me place dans cette situation, on doit avoir un accord sur ce texte. Et je pense que si nous avons un accord, vous pourriez aussi dire, finalement, bravo, vous avez réussi, malgré les difficultés, à trouver, avec un parti d'opposition responsable, les moyens de protéger les Français. Je pense que les Français ne nous pardonneraient pas de ne pas les protéger. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 14:39
Question 332L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Est-ce que vous comptez sur tous les députés, quand je dis majorité, c'est Renaissance, Horizon, Modem, François Bayrou, Édouard Philippe, leurs partis, lorsque le texte arrivera dans l'hémicycle, dans les hémicycles au Sénat et à l'Assemblée ?
Réponse partielle
Alors, d'abord, j'ai vu que François Bayrou s'était exprimé un peu plus clairement dans le soutien de ce texte. Et moi, je le remercie... Avec quelques points de friction sur un ou quelques sujets. On a tous... Même moi, le texte ne me convient pas à 100%. Voilà, mais c'est ça, la politique. Il faut savoir faire un accord. On ne décide jamais tout seul. Le principe de la délibération, c'est de le faire à plusieurs. Donc oui, moi, je respecte les convictions, bien sûr, du Modem et de François Bayrou, mais il soutient ce texte. Je le remercie. Édouard Philippe a déjà dit qu'il soutenait ce texte. Donc la majorité, oui. Pour répondre à votre question, on soutient ce texte. Après, est-ce qu'il…
« Alors, d'abord, j'ai vu que François Bayrou s'était exprimé un peu plus clairement dans le soutien de ce texte. Et moi, je le remercie... Avec quelques points de friction sur un ou quelques sujets. On a tous... Même moi, le texte ne me convient pas à 100%. Voilà, mais c'est ça, la politique. Il faut savoir faire un accord. On ne décide jamais tout seul. Le principe de la délibération, c'est de le faire à plusieurs. Donc oui, moi, je respecte les convictions, bien sûr, du Modem et de François Bayrou, mais il soutient ce texte. Je le remercie. Édouard Philippe a déjà dit qu'il soutenait ce texte. Donc la majorité, oui. Pour répondre à votre question, on soutient ce texte. Après, est-ce qu'il y a unanimité ? Je n'en sais rien. Il y a toujours des voix sur tous les textes. Moi-même, quand j'étais député, il m'est arrivé de voter différemment de mon parti. Parce que, voilà, on a des convictions, des sensibilités à un territoire qui répond à des choses différentes. Mais dans l'immense majorité des cas, ce sera le cas. C'est quoi ? C'est une quinzaine de voix qui pourraient manquer ? Je ne sais pas. Nous verrons bien. En tout cas, notre travail à nous, c'est de convaincre. C'est de parler avec les parlementaires, d'essayer de répondre à leurs questions et de les amener vers ce vote. Jamais par la force. Toujours par l'écoute et la conviction. Il y a des gens qui ont des sensibilités un petit peu différentes. Moi, je le respecte parfaitement. Après, je pense qu'il y a une grande solidarité, un grand soutien au président de la République, à la Première ministre, au gouvernement que nous sommes. Et les gens voient bien que c'est difficile. C'est difficile parce que les temps sont très difficiles et que, par ailleurs, les Français ont voulu une majorité relative. Alors, on ne peut pas dire qu'on vous envoie une majorité relative, il faut que vous discutiez. Et puis, quand on discute, vous vous dites que c'est trop long et que c'est compliqué. Et quand on arrive, moi, je n'ai pas proposé de 49-3. Je veux discuter avec l'Assemblée. Et vous n'en voulez toujours pas. Mais non, mais bien sûr. Mais si nous ne sommes pas capables de choisir sur des sujets aussi importants un débat et un accord, c'est-à-dire qu'on ne peut plus continuer comme ça. Si on multiplie les 49-3, on interdit le débat. Là, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas eu de débat. Le gouvernement l'a voulu. L'Assemblée n'a pas voulu. Mais ça fait des semaines qu'on en parle. Donc, démocratiquement, je dis aux Français, regardez, nous travaillons devant vous. C'est difficile. Parfois, on a des échecs. Parfois, on a des réussites. Parfois, on souffre un peu. Mais c'est ce que vous souhaitiez. On va arriver à un accord. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 19:37
Question 333L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Comment se porte votre majorité ?
Réponse directe
Alors, d'abord, j'ai vu que François Bayrou s'était exprimé un peu plus clairement dans le soutien de ce texte. Et moi, je le remercie... Avec quelques points de friction sur un ou quelques sujets. On a tous... Même moi, le texte ne me convient pas à 100%. Voilà, mais c'est ça, la politique. Il faut savoir faire un accord. On ne décide jamais tout seul. Le principe de la délibération, c'est de le faire à plusieurs. Donc oui, moi, je respecte les convictions, bien sûr, du Modem et de François Bayrou, mais il soutient ce texte. Je le remercie. Édouard Philippe a déjà dit qu'il soutenait ce texte. Donc la majorité, oui. Pour répondre à votre question, on soutient ce texte. Après, est-ce qu'il…
« Alors, d'abord, j'ai vu que François Bayrou s'était exprimé un peu plus clairement dans le soutien de ce texte. Et moi, je le remercie... Avec quelques points de friction sur un ou quelques sujets. On a tous... Même moi, le texte ne me convient pas à 100%. Voilà, mais c'est ça, la politique. Il faut savoir faire un accord. On ne décide jamais tout seul. Le principe de la délibération, c'est de le faire à plusieurs. Donc oui, moi, je respecte les convictions, bien sûr, du Modem et de François Bayrou, mais il soutient ce texte. Je le remercie. Édouard Philippe a déjà dit qu'il soutenait ce texte. Donc la majorité, oui. Pour répondre à votre question, on soutient ce texte. Après, est-ce qu'il y a unanimité ? Je n'en sais rien. Il y a toujours des voix sur tous les textes. Moi-même, quand j'étais député, il m'est arrivé de voter différemment de mon parti. Parce que, voilà, on a des convictions, des sensibilités à un territoire qui répond à des choses différentes. Mais dans l'immense majorité des cas, ce sera le cas. C'est quoi ? C'est une quinzaine de voix qui pourraient manquer ? Je ne sais pas. Nous verrons bien. En tout cas, notre travail à nous, c'est de convaincre. C'est de parler avec les parlementaires, d'essayer de répondre à leurs questions et de les amener vers ce vote. Jamais par la force. Toujours par l'écoute et la conviction. Il y a des gens qui ont des sensibilités un petit peu différentes. Moi, je le respecte parfaitement. Après, je pense qu'il y a une grande solidarité, un grand soutien au président de la République, à la Première ministre, au gouvernement que nous sommes. Et les gens voient bien que c'est difficile. C'est difficile parce que les temps sont très difficiles et que, par ailleurs, les Français ont voulu une majorité relative. Alors, on ne peut pas dire qu'on vous envoie une majorité relative, il faut que vous discutiez. Et puis, quand on discute, vous vous dites que c'est trop long et que c'est compliqué. Et quand on arrive, moi, je n'ai pas proposé de 49-3. Je veux discuter avec l'Assemblée. Et vous n'en voulez toujours pas. Mais non, mais bien sûr. Mais si nous ne sommes pas capables de choisir sur des sujets aussi importants un débat et un accord, c'est-à-dire qu'on ne peut plus continuer comme ça. Si on multiplie les 49-3, on interdit le débat. Là, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas eu de débat. Le gouvernement l'a voulu. L'Assemblée n'a pas voulu. Mais ça fait des semaines qu'on en parle. Donc, démocratiquement, je dis aux Français, regardez, nous travaillons devant vous. C'est difficile. Parfois, on a des échecs. Parfois, on a des réussites. Parfois, on souffre un peu. Mais c'est ce que vous souhaitiez. On va arriver à un accord. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 19:37
Question 334L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Si au final, le texte, ok, il y a une CMP finalement conclusive, ça arrive au Sénat et à l'Assemblée, vous cherchez une majorité, cela doit être adopté. Et si au final, pas de majorité, le texte n'est pas adopté. Vous lui dites quoi à cette dame ?
Réponse directe
Que j'ai été jusqu'au bout de mon combat, que j'ai mis toute mon énergie, qu'importe les attaques personnelles, les difficultés, ce qui compte, c'est d'essayer. Et voilà, j'espère que l'Assemblée et le Sénat nous suivra. Après, vous savez, c'est le principe de la séparation des pouvoirs. On apprend ça à la première année de fac. Le pouvoir exécutif, le gouvernement, fait son travail. Il propose le pouvoir législatif, l'Assemblée et le Sénat, vote ou pas les textes. C'est leur droit le plus strict. Mais je vois mal comment nous pourrions nous mettre d'accord sur un texte avec les Républicains et les Centristes, dans des conditions de grande tension internationale, dans des conditions d'augme…
« Que j'ai été jusqu'au bout de mon combat, que j'ai mis toute mon énergie, qu'importe les attaques personnelles, les difficultés, ce qui compte, c'est d'essayer. Et voilà, j'espère que l'Assemblée et le Sénat nous suivra. Après, vous savez, c'est le principe de la séparation des pouvoirs. On apprend ça à la première année de fac. Le pouvoir exécutif, le gouvernement, fait son travail. Il propose le pouvoir législatif, l'Assemblée et le Sénat, vote ou pas les textes. C'est leur droit le plus strict. Mais je vois mal comment nous pourrions nous mettre d'accord sur un texte avec les Républicains et les Centristes, dans des conditions de grande tension internationale, dans des conditions d'augmentation d'immigration irrégulière, dans des conditions où les faits divers se multiplient à la télévision et ne pas, quand on est député ou sénateur, adopter un texte qui protège les Français. Ce serait évidemment un magnifique booster pour Mme Le Pen qui dirait, regardez, tous ces gens qui ne sont pas responsables. Nous, nous avons pris une responsabilité. Ce n'est pas facile de faire un texte sur l'immigration. Il vaut mieux faire un texte sur le bonheur en général, sur la bonne vie économique. C'est difficile, l'immigration. Bien sûr que c'est difficile. Je pense que nous arrivons, grâce au soutien qu'a apporté le Président de la République, à la fois aboutir au niveau européen, parce qu'on ne dit pas assez qu'il y a un magnifique projet européen avec enfin un asile à la frontière, enfin la possibilité de nous mettre d'accord tous les pays européens. Ce sera voté dans quelques jours pour pouvoir avoir une politique commune d'immigration et des mesures françaises. Je pense que la dame de Nuvillen-Ferrin que j'ai croisée, je pense qu'elle ne le comprendrait pas »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 15:48
Question 335L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
est-ce que, j'allais dire, dans la séquence plus globale depuis une semaine, depuis le rejet de cette motion de rejet préalable à l'Assemblée nationale, vous parlez de crise politique aujourd'hui ?
Réponse à côté
Vous avez une tendance au pessimisme. Ça, c'est quand même intéressant. Deux fois, vous voyez des scénarios que noirs. Non, la politique, c'est au contraire. Se dire qu'il faut se battre pour avoir des scénarios qui ne soient pas noirs. C'est des différences peut-être très importantes. Vous êtes un peu trop optimiste, peut-être. Non, c'est les acteurs, entre les acteurs et les commentateurs. Il y a ceux qui commentent le match de football et puis il y a ceux qui jouent au football. On sait tous que c'est plus difficile de jouer au football que de commenter le football. Mais je vous retourne la question, si vous me le permettez. Si le texte est adopté après toutes ces péripéties, vous pourri…
« Vous avez une tendance au pessimisme. Ça, c'est quand même intéressant. Deux fois, vous voyez des scénarios que noirs. Non, la politique, c'est au contraire. Se dire qu'il faut se battre pour avoir des scénarios qui ne soient pas noirs. C'est des différences peut-être très importantes. Vous êtes un peu trop optimiste, peut-être. Non, c'est les acteurs, entre les acteurs et les commentateurs. Il y a ceux qui commentent le match de football et puis il y a ceux qui jouent au football. On sait tous que c'est plus difficile de jouer au football que de commenter le football. Mais je vous retourne la question, si vous me le permettez. Si le texte est adopté après toutes ces péripéties, vous pourriez dire aussi quelle victoire pour nous tous. Pas simplement pour le président de la République, indubitablement bien sûr, mais aussi pour les oppositions qu'ont su être responsables et notamment le Sénat qui a su apporter sa pierre à l'édifice. Donc vous savez, chaque jour suffit sa peine. Nous avons un travail très important. Chacun, je crois, voit qu'on se bat. Je pense que ça, c'est très important. Montrer aux Français qu'on réussit pas de tout mais qu'on se bat, qu'on a de l'énergie, qu'on n'est pas défaitiste, qu'on n'est pas enfermé dans nos bureaux avec nos dorures en disant oh là là, on va regarder les Français se débrouiller avec leurs problèmes. On se bat. C'est pas facile. On se fait attaquer par beaucoup de gens. C'est le lot de ceux qui font des choses. Moi, je me bats et jusqu'à la dernière minute, »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 21:56
Question 336L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Et ce qui sera certainement mis sur la table de la CMP tout à l'heure. On en est où ?
Réponse partielle
Oui, le gouvernement et la majorité tiennent beaucoup. Et les Républicains ont accepté que cet article de régularisation des personnes qui travaillent dans les métiers dits en tension puisse exister. Pourquoi ? Nous, ce que l'on souhaite, c'est être méchant avec les méchants et gentil avec les gentils. C'est votre phrase, il y a quelques mots. Oui, mais c'est très important. Les étrangers, en tant que tels, ne sont évidemment pas un problème. Mes deux grands-pères viennent de l'autre côté de la Méditerranée. Ils ont fait un petit-fils, je crois, éminemment patrilotte et français, qui a le bonheur et l'honneur d'être ministre de l'Intérieur de la République française. Mais mes deux grands-pè…
« Oui, le gouvernement et la majorité tiennent beaucoup. Et les Républicains ont accepté que cet article de régularisation des personnes qui travaillent dans les métiers dits en tension puisse exister. Pourquoi ? Nous, ce que l'on souhaite, c'est être méchant avec les méchants et gentil avec les gentils. C'est votre phrase, il y a quelques mots. Oui, mais c'est très important. Les étrangers, en tant que tels, ne sont évidemment pas un problème. Mes deux grands-pères viennent de l'autre côté de la Méditerranée. Ils ont fait un petit-fils, je crois, éminemment patrilotte et français, qui a le bonheur et l'honneur d'être ministre de l'Intérieur de la République française. Mais mes deux grands-pères ont respecté la loi. Les étrangers qui respectent la loi et qui travaillent sont les bienvenus dans la communauté nationale. Les étrangers qui ne respectent pas la loi, qui sont des tueurs, qui ne respectent pas les valeurs de la République, doivent être exclus du territoire national. Ça, ça sera la discrétion du préfet. Donc, il faut que l'on régularise, il faut qu'on accompagne ceux qui veulent travailler en France, qui travaillent dans nos restaurants, qui travaillent dans le BTP, qui travaillent durement dans l'agriculture. Ceux-là, je pense qu'ils sont les bienvenus dans la communauté nationale. Et effectivement, ce sera la discrétion du préfet. Et dans les métiers dits en tension, tout le monde voit qu'il y a des endroits où on n'arrive pas assez à recruter et dans des zones géographiques spécifiques. Et puis, tous ceux qui ne respectent pas les règles de la République, doivent être exclus. Ce texte, il prévoit quoi ? Qu'on puisse régulariser la nourrice, celle qui travaille auprès de vos enfants, l'ingénieur, le serveur, le médecin, et puis qu'on puisse exclure enfin le criminel. Aujourd'hui, on est assez dur administrativement avec la nourrice, avec le salarié, avec le serveur. On est un peu tatillon administrativement. Et on a l'impression que les criminels ne sont finalement pas très châtiés. Et bien voilà, ce texte, il remet, si j'ose dire, l'église au milieu du village. Et il permet à la fois de donner un message de soutien à ceux qui respectent les règles de la République et de très grande dureté à ceux qui ne les respectent. Donc ça, sur ce point, c'est à peu près réglé. On va dire que vous êtes mis d'accord avec les Républicains. Alors notamment sur un point qui est très important, c'est qu'aujourd'hui, pour être régularisé, il faut que votre employeur soit d'accord. Donc si l'entreprise X, le chef d'entreprise X, ne signe pas la demande de régulariser de l'employé, on ne peut pas le régulariser. C'est pas normal. C'est une sorte de domination entre l'employeur et l'employé. Donc l'essentiel de cet article, c'est de permettre, permettre, pas de faire, de permettre. On parle de quelques milliers d'emplois par an, c'est pas grand-chose. De permettre à l'employé d'être régularisé sans son employeur. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 7:43
Question 337L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
À quoi sont-ils payés ?
Réponse à côté
Édouard Philippe aujourd'hui est le mieux placé. Chacun connaît mon amitié et mon estime pour Édouard Philippe. Mais ce n'est pas une question de partir en vacances avec quelqu'un à une élection présidentielle. C'est qui peut avoir le meilleur projet, le mieux préparé et peut battre Marine Le Pen, très certainement, à l'élection présidentielle. Voilà, c'est ça qui m'intéresse. C'est trop tôt aujourd'hui. Je constate qu'Édouard Philippe est le mieux placé mais on verra bien ce qui se passera dans un an ou deux ans. Vous savez, en attendant, on a énormément de travail et quand on est ministre de l'Intérieur, on doit se concentrer sur son travail. C'est ce que je fais tout en m'intéressant évi…
« Édouard Philippe aujourd'hui est le mieux placé. Chacun connaît mon amitié et mon estime pour Édouard Philippe. Mais ce n'est pas une question de partir en vacances avec quelqu'un à une élection présidentielle. C'est qui peut avoir le meilleur projet, le mieux préparé et peut battre Marine Le Pen, très certainement, à l'élection présidentielle. Voilà, c'est ça qui m'intéresse. C'est trop tôt aujourd'hui. Je constate qu'Édouard Philippe est le mieux placé mais on verra bien ce qui se passera dans un an ou deux ans. Vous savez, en attendant, on a énormément de travail et quand on est ministre de l'Intérieur, on doit se concentrer sur son travail. C'est ce que je fais tout en m'intéressant évidemment à l'avenir de mon pays. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 27:26
Question 338L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Quand vous entendez le patron de France Fraternité, Pierre-Henri, qui hier disait « Quelle honte, Elisabeth Borne, la préférence nationale, c'est dans votre programme, la duplicité, ça va 5 minutes. » En gros, il dit « Vous choisissez les mots, la même idéologie que le Rassemblement national, préférence nationale, égale RN. » Vous lui répondez quoi, ce matin ?
Réponse directe
Mais les Français qui reviennent de l'étranger, qui sont expatriés, quand ils reviennent en France, ils ont un décalage ? Ils n'ont pas les prestations familiales immédiatement. Ce n'est pas une question de préférence nationale, ils sont Français. Donc je pense qu'il faut qu'on arrête avec, je pense, les discours définitifs et parfois excessifs. Je pense que ce que veulent les Français, c'est qu'on essaye d'accueillir sur notre sol les étrangers qui veulent venir travailler, respecter les règles de la République et pas ceux qui viennent commettre des règles de délinquance ou profiter d'un système. Donc voilà, je pense qu'on peut y travailler. Bien sûr que ce n'est pas le texte parfait. Mais…
« Mais les Français qui reviennent de l'étranger, qui sont expatriés, quand ils reviennent en France, ils ont un décalage ? Ils n'ont pas les prestations familiales immédiatement. Ce n'est pas une question de préférence nationale, ils sont Français. Donc je pense qu'il faut qu'on arrête avec, je pense, les discours définitifs et parfois excessifs. Je pense que ce que veulent les Français, c'est qu'on essaye d'accueillir sur notre sol les étrangers qui veulent venir travailler, respecter les règles de la République et pas ceux qui viennent commettre des règles de délinquance ou profiter d'un système. Donc voilà, je pense qu'on peut y travailler. Bien sûr que ce n'est pas le texte parfait. Mais ce n'est jamais le texte parfait. Il n'y a que dans les livres ou dans les rêves qu'il y a des textes parfaits. La politique, c'est savoir, mettre de l'énergie pour faire porter ses convictions. Le général de Gaulle disait la politique, c'est un idéal à travers des réalités. On a un idéal, on l'a présenté. Et puis il y a les réalités. Il y a une majorité relative à l'Assemblée nationale. Les Français ont fait le choix de ne pas donner tous les pouvoirs à la majorité présidentielle. Il faut le respecter. Mais dans ces cas-là, il ne faut pas nous reprocher de trouver un compromis, »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 6:28
Question 339L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Vous avez hâte de clore cette séquence sur ce sujet d'immigration ?
Réponse à côté
Vous savez, ça fait la quatrième année que je suis ministre de l'Intérieur. C'est assez rare, c'est difficile d'être ministre de l'Intérieur. C'est un très grand honneur. Moi, tous les jours, je me bats pour la sécurité des Français. Je n'ai pas que l'immigration dans ma journée. Il y a les courageux sapeurs-pompiers qu'on doit aider. Il y a les policiers, les gendarmes qui font un travail contre la délinquance. Il y a les préfets, il y a l'outre-mer. Voilà, il y a beaucoup de projets. Ça aura duré 18 mois sur l'immigration. Oui, mais c'est normal. Encore une fois, la dernière loi a eu lieu il y a 6 ans. Le monde change. Regardez ce qui se passe au Sahel, regardez ce qui se passe en Syrie,…
« Vous savez, ça fait la quatrième année que je suis ministre de l'Intérieur. C'est assez rare, c'est difficile d'être ministre de l'Intérieur. C'est un très grand honneur. Moi, tous les jours, je me bats pour la sécurité des Français. Je n'ai pas que l'immigration dans ma journée. Il y a les courageux sapeurs-pompiers qu'on doit aider. Il y a les policiers, les gendarmes qui font un travail contre la délinquance. Il y a les préfets, il y a l'outre-mer. Voilà, il y a beaucoup de projets. Ça aura duré 18 mois sur l'immigration. Oui, mais c'est normal. Encore une fois, la dernière loi a eu lieu il y a 6 ans. Le monde change. Regardez ce qui se passe au Sahel, regardez ce qui se passe en Syrie, en Afghanistan, regardez ce qui se passe dans le monde entier, à Lampedusa. Il est normal que ce soit une question extrêmement délicate, on prenne le temps. On arrive vers la fin et si ça se termine par un accord, je pense qu'on pourra dire »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 28:04
Question 340L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Alors les heures qui viennent seront cruciales pour votre projet de loi sur l'immigration. A 17h, la fameuse commission mixte paritaire qui se réunira. Hier soir, vous étiez aux côtés de la première ministre à Matignon avec les Républicains. 2h30 de réunion. Est-ce que ce matin, vous pouvez nous dire accord, pas accord, ça passe ou ça casse ?
Réponse partielle
Pour l'instant, on travaille et puis c'est la commission mixte paritaire, 7 députés, 7 sénateurs qui vont décider. Mais disons que nous avons balisé le chemin pour trouver à partir du texte du Sénat, les moyens, la possibilité de nous mettre d'accord. Même si évidemment, il y a encore beaucoup de détails à régler. A ce stade, on ne peut pas parler d'accord, mais on peut dire que ça avance positivement. Donc à ce stade, pas d'accord entre le gouvernement et les Républicains sur ce texte ? D'abord parce que c'est la commission mixte paritaire qui décide. C'est-à-dire le Parlement, l'Assemblée et le Sénat, leurs délégations qui se mettent d'accord. Et encore une fois, nous avançons positivemen…
« Pour l'instant, on travaille et puis c'est la commission mixte paritaire, 7 députés, 7 sénateurs qui vont décider. Mais disons que nous avons balisé le chemin pour trouver à partir du texte du Sénat, les moyens, la possibilité de nous mettre d'accord. Même si évidemment, il y a encore beaucoup de détails à régler. A ce stade, on ne peut pas parler d'accord, mais on peut dire que ça avance positivement. Donc à ce stade, pas d'accord entre le gouvernement et les Républicains sur ce texte ? D'abord parce que c'est la commission mixte paritaire qui décide. C'est-à-dire le Parlement, l'Assemblée et le Sénat, leurs délégations qui se mettent d'accord. Et encore une fois, nous avançons positivement, mais il y a encore beaucoup de choses. Il y a plus de 100 articles sur ce projet de loi, beaucoup de détails encore à régler. Disons que nous sommes plus prêts d'un accord que d'un désaccord. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 0:34
Question 341L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Ça veut dire quoi ?
Réponse à côté
Madame Le Pen et M. Bardena ils vivent des problèmes. Pourquoi ils n'ont pas voulu débattre à l'Assemblée nationale ? Regardez quelques instants, c'est quand même intéressant. Voilà des gens qui sont présentés aux élections législatives pour être députés en faisant campagne pour dire avec nous l'immigration, vous allez voir ce que vous allez voir. Et quand le texte arrive, qu'on soit pour ou qu'on soit contre, il est très ferme ce texte. Mais imaginons, quand ce texte arrive, surtout on ne veut pas en discuter. Cachez-moi ce 5, il y a beaucoup de solutions aux problèmes des Français. Quand on expulse 4000 étrangers délinquants de plus grâce à ce texte, c'est une solution pour les Français.…
« Madame Le Pen et M. Bardena ils vivent des problèmes. Pourquoi ils n'ont pas voulu débattre à l'Assemblée nationale ? Regardez quelques instants, c'est quand même intéressant. Voilà des gens qui sont présentés aux élections législatives pour être députés en faisant campagne pour dire avec nous l'immigration, vous allez voir ce que vous allez voir. Et quand le texte arrive, qu'on soit pour ou qu'on soit contre, il est très ferme ce texte. Mais imaginons, quand ce texte arrive, surtout on ne veut pas en discuter. Cachez-moi ce 5, »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 17:26Voir 1 autre passage
« il y a beaucoup de solutions aux problèmes des Français. Quand on expulse 4000 étrangers délinquants de plus grâce à ce texte, c'est une solution pour les Français. Mme Le Pen, elle vit des problèmes. Le Rassemblement National vit des problèmes. Ce qu'il veut, c'est des problèmes. Moi, je ne connais pas quelqu'un de très heureux dans sa vie, dans son couple, dans sa famille, qui n'a aucun problème de sécurité, qui n'a aucun problème de pouvoir d'achat, dont la vie lui sourit. Il dit, tiens, je vais aller voter le Rassemblement National. Non, il le fait parce qu'il a une colère, parce qu'il a une insécurité, parce qu'il a une difficulté. Donc, quand les gens... Pas parce qu'il a une adhésion. Je pense que ce n'est pas la majorité des électeurs du Rassemblement National. Quand il y a 35, 40% de Français qui votent pour le Rassemblement National, je ne pense pas qu'il y a 35, 40% de Français qui pensent que Mme Le Pen, je ne le pense pas. D'ailleurs, le fait est que quand elle se présente aux élections chez moi, par exemple, à Tourcoing, elle fait un très gros score. Quand quelqu'un apporte des solutions localement, à la mairie de Tourcoing, par exemple, elle fait un très petit score. C'est bien les mêmes électeurs. C'est bien qu'il y a des gens qui ont compris qu'il y avait des gens qui pouvaient apporter des solutions. Voilà. Et donc, Mme Le Pen, elle ne veut pas de ces solutions. Elle veut des problèmes. Elle veut la politique du pire parce que le pire, ça la sert. Après, on constate, regardez autour de nous, Mme Mélanie en Italie, est-ce qu'elle a réglé le problème de l'immigration ? Non. Le Brexit, on nous a vendu la sortie de l'Europe des jours, des jours et des jours. Est-ce que ça marche ? Non. Regardez en Angleterre, il n'y a jamais eu autant d'immigrés clandestins. Donc, je pense que les solutions que nous apportons vont permettre très fortement, très concrètement de protéger les Français. Et ça, ça dérange un peu le Rassemblement National. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 17:52
Question 342L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
cette séquence. On ne sait pas comment ils vont réussir à poursuivre la suite du quinquennat. Vous leur dites quoi ?
Réponse à côté
Non, mais je ne sais pas ce que vous appelez en même temps, mais si vous voulez me faire dire qu'il faut régulariser les gens qui bossent, qui n'ont pas de problème et puis expulser les personnes délinquantes, oui, moi, je l'assume bien volontiers, mais c'est ça. Vous avez une jambe droite et une jambe gauche, vous avez un équilibre dans la vie. Alors, bien sûr, moi, je suis pour plus de fermeté. J'ai toujours dit que j'étais pour davantage de fermeté, davantage d'ordre, davantage d'autorité, mais ça n'empêche pas de tendre la main à ceux qui respectent les règles de la République. La France, ce n'est pas un pays enfermé sur lui-même. La France a toujours fait venir sur son sol des combatta…
« Non, mais je ne sais pas ce que vous appelez en même temps, mais si vous voulez me faire dire qu'il faut régulariser les gens qui bossent, qui n'ont pas de problème et puis expulser les personnes délinquantes, oui, moi, je l'assume bien volontiers, mais c'est ça. Vous avez une jambe droite et une jambe gauche, vous avez un équilibre dans la vie. Alors, bien sûr, moi, je suis pour plus de fermeté. J'ai toujours dit que j'étais pour davantage de fermeté, davantage d'ordre, davantage d'autorité, mais ça n'empêche pas de tendre la main à ceux qui respectent les règles de la République. La France, ce n'est pas un pays enfermé sur lui-même. La France a toujours fait venir sur son sol des combattants de la liberté, des femmes chrétiennes de Syrie qui sont persécutées, des personnes qui méritent qu'on les accompagne et je pense que nous devons désormais être plus durs envers ceux qui nous crachent dessus. Voilà, c'est exactement ce que propose ce texte. Moi, je ne me suis pas engagé dans la vie politique pour le Rassemblement National ou pour LFI. Je me suis engagé pour Philippe Séguin, pour le gaullisme. Et le gaullisme, c'est quoi ? C'est l'intérêt général avant tout. Là, je suis heureux d'avoir un président de la République mais aussi, je regarde le président Larcher, un Sénat, qui pense à l'intérêt général. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 23:14Voir 1 autre passage
« de votre point de vue, la tendance ? D'abord, la dissolution, c'est une arme du président de la République. Ils l'utilisent quand ils le souhaitent. Moi, je n'ai jamais eu peur de retourner devant les électeurs. C'est normal, c'est sain. Les électeurs, ils décidaient, et ils ont raison. Le président aurait peur de faire des éveils ? Non, je parle des gens. Le président ne se présente pas de législative. De manière générale, il me pose la question à moi. C'est une arme du président, c'est lui qui décide seul, c'est la volonté du général de Gaulle. Mais personnellement, moi qui suis élu, je me retournerai bien volontiers devant les électeurs si le président le décidait. Et je n'aurais pas peur de leur suffrage. Ils votent pour moi, je serais heureux de continuer à mettre mon énergie au service des Français. Ils ne votent pas pour moi, je vais faire autre chose dans ma vie. Ce n'est pas grave. Et c'est très bien. Personne n'est propriétaire de sa charge. La politique, ce n'est pas une profession à vie. Deuxièmement, M. Bardella, il faut savoir pourquoi il se bat. J'ai compris qu'il voulait être député européen. Maintenant, ce qui l'intéresserait, c'est d'être Premier ministre. Donc là, ce n'est pas extrêmement clair son ambition. Manifestement, c'est un jeu tactique personnel. M. Bardella, qu'il se présente aux élections législatives en Seine-Saint-Denis où il est élu. Il n'arrête pas de dire qu'il est Seine-Saint-Denis. Moi, je ne l'ai pas vu une seule fois se présenter devant les électeurs de Seine-Saint-Denis aux élections législatives. Qu'il y aille, on verra bien s'il est député. Troisièmement, vous savez, ce qui compte, c'est regarder ce qui compte autour de nous. Partout, il y a de la radicalité. Partout, il y a des extrémismes qui arrivent au pouvoir. Mme Mélanie en Italie, le Brexit en Angleterre, M. Trump, le nouveau président argentin, ce qui s'est passé aux Pays-Bas, ce qui s'est passé en Suède, ce qui s'est passé en Hongrie, ce qui s'est passé en Pologne. Nous serions le seul pays qui n'est pas concerné. Non. En revanche, on a eu un président de la République, malgré la montée très inquiétante du Rassemblement national, et je l'ai dit plusieurs reprises, qui a réussi par deux fois à battre Mme Le Pen. L'objectif que nous avons, c'est de la battre aux élections européennes. Et on a M. Séjourné qui va mener la liste. Et moi, il faut faire campagne pour lui. Et nous espérons très fortement qu'on puisse l'emporter parce que nous sommes le seul parti européen. Les autres, c'est en dehors de l'Europe. Mme Le Pen, elle propose un Frexit. Ça n'a aucun intérêt. Et puis, deuxièmement, c'est en 2027 de ne pas laisser le pouvoir au Rassemblement national. Avec vous, en 2027 ? Oui, il y a un combat contre le Rassemblement national. Le mieux placé. Moi, ce qui m'intéresse, c'est que mon parti se soit celui de la France et qu'on puisse éviter une France étriquée où les extrémismes l'emporteraient. Et pour ça, il faut résoudre des problèmes des gens qui votent au Rassemblement national. Moi, je n'ai jamais eu de position morale pour les électeurs du Rassemblement national. Je distingue les dirigeants du RN des électeurs. Les électeurs, je les comprends et je veux leur apporter des solutions. Je constate que leurs dirigeants ne veulent pas parler du sujet pour lequel ils sont élus, par exemple l'immigration. Comment peuvent-ils expliquer que les députés du RN qui ont été élus pour légiférer sur l'immigration ont refusé une minute de débat sur l'immigration ? C'est quand même une question intéressante. »
Question 343L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Vous lui dites quoi aux Français ?
Réponse directe
Que j'ai été jusqu'au bout de mon combat, que j'ai mis toute mon énergie, qu'importe les attaques personnelles, les difficultés, ce qui compte, c'est d'essayer. Et voilà, j'espère que l'Assemblée et le Sénat nous suivra. Après, vous savez, c'est le principe de la séparation des pouvoirs. On apprend ça à la première année de fac. Le pouvoir exécutif, le gouvernement, fait son travail. Il propose le pouvoir législatif, l'Assemblée et le Sénat, vote ou pas les textes. C'est leur droit le plus strict. Mais je vois mal comment nous pourrions nous mettre d'accord sur un texte avec les Républicains et les Centristes, dans des conditions de grande tension internationale, dans des conditions d'augme…
« Que j'ai été jusqu'au bout de mon combat, que j'ai mis toute mon énergie, qu'importe les attaques personnelles, les difficultés, ce qui compte, c'est d'essayer. Et voilà, j'espère que l'Assemblée et le Sénat nous suivra. Après, vous savez, c'est le principe de la séparation des pouvoirs. On apprend ça à la première année de fac. Le pouvoir exécutif, le gouvernement, fait son travail. Il propose le pouvoir législatif, l'Assemblée et le Sénat, vote ou pas les textes. C'est leur droit le plus strict. Mais je vois mal comment nous pourrions nous mettre d'accord sur un texte avec les Républicains et les Centristes, dans des conditions de grande tension internationale, dans des conditions d'augmentation d'immigration irrégulière, dans des conditions où les faits divers se multiplient à la télévision et ne pas, quand on est député ou sénateur, adopter un texte qui protège les Français. Ce serait évidemment un magnifique booster pour Mme Le Pen qui dirait, regardez, tous ces gens qui ne sont pas responsables. Nous, nous avons pris une responsabilité. Ce n'est pas facile de faire un texte sur l'immigration. Il vaut mieux faire un texte sur le bonheur en général, sur la bonne vie économique. C'est difficile, l'immigration. Bien sûr que c'est difficile. Je pense que nous arrivons, grâce au soutien qu'a apporté le Président de la République, à la fois aboutir au niveau européen, parce qu'on ne dit pas assez qu'il y a un magnifique projet européen avec enfin un asile à la frontière, enfin la possibilité de nous mettre d'accord tous les pays européens. Ce sera voté dans quelques jours pour pouvoir avoir une politique commune d'immigration et des mesures françaises. Je pense que la dame de Nuvillen-Ferrin que j'ai croisée, je pense qu'elle ne le comprendrait pas »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 15:48
Question 344L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
de trouver un accord avec ceux qui veulent travailler avec nous. Sur la table, pour se trouver un compromis, il y a aussi ce sujet de la régularisation des travailleurs clandestins dans les métiers en tension. Le fameux article 3, rebaptisé 4 bis, ensuite à l'issue au Sénat. Ça donne quoi, là, finalement, avant cette commission mixte paritaire ?
Réponse directe
Oui, le gouvernement et la majorité tiennent beaucoup. Et les Républicains ont accepté que cet article de régularisation des personnes qui travaillent dans les métiers dits en tension puisse exister. Pourquoi ? Nous, ce que l'on souhaite, c'est être méchant avec les méchants et gentil avec les gentils. C'est votre phrase, il y a quelques mots. Oui, mais c'est très important. Les étrangers, en tant que tels, ne sont évidemment pas un problème. Mes deux grands-pères viennent de l'autre côté de la Méditerranée. Ils ont fait un petit-fils, je crois, éminemment patrilotte et français, qui a le bonheur et l'honneur d'être ministre de l'Intérieur de la République française. Mais mes deux grands-pè…
« Oui, le gouvernement et la majorité tiennent beaucoup. Et les Républicains ont accepté que cet article de régularisation des personnes qui travaillent dans les métiers dits en tension puisse exister. Pourquoi ? Nous, ce que l'on souhaite, c'est être méchant avec les méchants et gentil avec les gentils. C'est votre phrase, il y a quelques mots. Oui, mais c'est très important. Les étrangers, en tant que tels, ne sont évidemment pas un problème. Mes deux grands-pères viennent de l'autre côté de la Méditerranée. Ils ont fait un petit-fils, je crois, éminemment patrilotte et français, qui a le bonheur et l'honneur d'être ministre de l'Intérieur de la République française. Mais mes deux grands-pères ont respecté la loi. Les étrangers qui respectent la loi et qui travaillent sont les bienvenus dans la communauté nationale. Les étrangers qui ne respectent pas la loi, qui sont des tueurs, qui ne respectent pas les valeurs de la République, doivent être exclus du territoire national. Ça, ça sera la discrétion du préfet. Donc, il faut que l'on régularise, il faut qu'on accompagne ceux qui veulent travailler en France, qui travaillent dans nos restaurants, qui travaillent dans le BTP, qui travaillent durement dans l'agriculture. Ceux-là, je pense qu'ils sont les bienvenus dans la communauté nationale. Et effectivement, ce sera la discrétion du préfet. Et dans les métiers dits en tension, tout le monde voit qu'il y a des endroits où on n'arrive pas assez à recruter et dans des zones géographiques spécifiques. Et puis, tous ceux qui ne respectent pas les règles de la République, doivent être exclus. Ce texte, il prévoit quoi ? Qu'on puisse régulariser la nourrice, celle qui travaille auprès de vos enfants, l'ingénieur, le serveur, le médecin, et puis qu'on puisse exclure enfin le criminel. Aujourd'hui, on est assez dur administrativement avec la nourrice, avec le salarié, avec le serveur. On est un peu tatillon administrativement. Et on a l'impression que les criminels ne sont finalement pas très châtiés. Et bien voilà, ce texte, il remet, si j'ose dire, l'église au milieu du village. Et il permet à la fois de donner un message de soutien à ceux qui respectent les règles de la République et de très grande dureté à ceux qui ne les respectent. Donc ça, sur ce point, c'est à peu près réglé. On va dire que vous êtes mis d'accord avec les Républicains. Alors notamment sur un point qui est très important, c'est qu'aujourd'hui, pour être régularisé, il faut que votre employeur soit d'accord. Donc si l'entreprise X, le chef d'entreprise X, ne signe pas la demande de régulariser de l'employé, on ne peut pas le régulariser. C'est pas normal. C'est une sorte de domination entre l'employeur et l'employé. Donc l'essentiel de cet article, c'est de permettre, permettre, pas de faire, de permettre. On parle de quelques milliers d'emplois par an, c'est pas grand-chose. De permettre à l'employé d'être régularisé sans son employeur. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 7:43
Question 345L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
On va imaginer plusieurs scénarios, parce qu'avant cette CMP, on est un peu, je dirais, dans une zone d'attente, dans un entre-deux. Si pas de fumée blanche ce soir, s'il n'y a pas d'accord, comme on dit, une CMP conclusive, une commission mixte paritaire, vous diriez quoi ?
Réponse à côté
Écoutez, moi, je ne me passe pas dans cette position de politique fiction, sinon je dormirai plus la nuit, et je travaillerai moins. Nous travaillons, et je mets toute mon énergie... Mais c'est un scénario, c'est une hypothèse, plus que probable, enfin possible en tout cas. J'entends, mais vous êtes commentateur, c'est normal que vous commentiez, moi je suis acteur, je n'imagine pas, quand je commence quelque chose, que je vais le rater. Quand on commence un match de football, et qu'on dit, on va le perdre, ce n'est pas très bon pour le moral. Non, ce n'est pas un jeu. J'ai entendu le jeu parlementaire dans les débats, ce n'est pas un jeu, c'est la sécurité des Français. Moi, je pense que n…
« Écoutez, moi, je ne me passe pas dans cette position de politique fiction, sinon je dormirai plus la nuit, et je travaillerai moins. Nous travaillons, et je mets toute mon énergie... Mais c'est un scénario, c'est une hypothèse, plus que probable, enfin possible en tout cas. J'entends, mais vous êtes commentateur, c'est normal que vous commentiez, moi je suis acteur, je n'imagine pas, quand je commence quelque chose, que je vais le rater. Quand on commence un match de football, et qu'on dit, on va le perdre, ce n'est pas très bon pour le moral. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 14:13Voir 2 autres passages
« Non, ce n'est pas un jeu. J'ai entendu le jeu parlementaire dans les débats, ce n'est pas un jeu, c'est la sécurité des Français. Moi, je pense que nous serions tous très touchés. Les Français, vous savez, je pense, en tout cas, ceux que je connais qui m'ont élu à plusieurs reprises députés chez moi, je l'ai vu ce week-end, dans ma circonscription. Je me rappelle à Neuville-en-Ferrin, il y a une dame qui m'a dit, on ne comprendrait pas que vous ne me preniez pas de mesures. Voilà, bon, à Paris, c'est un peu le bordel, voilà, c'est le mot qu'ils ont utilisé. On voit bien que c'est parfois n'importe quoi, l'Assemblée ne veut pas discuter, pourquoi on les a élus ? Bon, mais en tout cas, vous ne devez pas lâcher, vous devez avoir un accord. Donc moi, je me place dans cette situation, on doit avoir un accord sur ce texte. Et je pense que si nous avons un accord, vous pourriez aussi dire, finalement, bravo, vous avez réussi, malgré les difficultés, à trouver, avec un parti d'opposition responsable, les moyens de protéger les Français. Je pense que les Français ne nous pardonneraient pas de ne pas les protéger. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 14:39
Question 346L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
C'est la faute au LR, peut-être un peu facile, la faute à nous, gouvernement, à moi, ministre de l'Intérieur, qui n'ai pas su aller trouver ce compromis ?
Réponse à côté
Écoutez, moi, je ne me passe pas dans cette position de politique fiction, sinon je dormirai plus la nuit, et je travaillerai moins. Nous travaillons, et je mets toute mon énergie... Mais c'est un scénario, c'est une hypothèse, plus que probable, enfin possible en tout cas. J'entends, mais vous êtes commentateur, c'est normal que vous commentiez, moi je suis acteur, je n'imagine pas, quand je commence quelque chose, que je vais le rater. Quand on commence un match de football, et qu'on dit, on va le perdre, ce n'est pas très bon pour le moral. Non, ce n'est pas un jeu. J'ai entendu le jeu parlementaire dans les débats, ce n'est pas un jeu, c'est la sécurité des Français. Moi, je pense que n…
« Écoutez, moi, je ne me passe pas dans cette position de politique fiction, sinon je dormirai plus la nuit, et je travaillerai moins. Nous travaillons, et je mets toute mon énergie... Mais c'est un scénario, c'est une hypothèse, plus que probable, enfin possible en tout cas. J'entends, mais vous êtes commentateur, c'est normal que vous commentiez, moi je suis acteur, je n'imagine pas, quand je commence quelque chose, que je vais le rater. Quand on commence un match de football, et qu'on dit, on va le perdre, ce n'est pas très bon pour le moral. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 14:13Voir 2 autres passages
« Non, ce n'est pas un jeu. J'ai entendu le jeu parlementaire dans les débats, ce n'est pas un jeu, c'est la sécurité des Français. Moi, je pense que nous serions tous très touchés. Les Français, vous savez, je pense, en tout cas, ceux que je connais qui m'ont élu à plusieurs reprises députés chez moi, je l'ai vu ce week-end, dans ma circonscription. Je me rappelle à Neuville-en-Ferrin, il y a une dame qui m'a dit, on ne comprendrait pas que vous ne me preniez pas de mesures. Voilà, bon, à Paris, c'est un peu le bordel, voilà, c'est le mot qu'ils ont utilisé. On voit bien que c'est parfois n'importe quoi, l'Assemblée ne veut pas discuter, pourquoi on les a élus ? Bon, mais en tout cas, vous ne devez pas lâcher, vous devez avoir un accord. Donc moi, je me place dans cette situation, on doit avoir un accord sur ce texte. Et je pense que si nous avons un accord, vous pourriez aussi dire, finalement, bravo, vous avez réussi, malgré les difficultés, à trouver, avec un parti d'opposition responsable, les moyens de protéger les Français. Je pense que les Français ne nous pardonneraient pas de ne pas les protéger. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 14:39
Question 347L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
On se rappelle que les LR avaient dit, nous, on aimerait que ce soit 5 ans. Et puis finalement, peut-être plus 3 ans, peut-être 30 mois ce matin. On entend un petit peu tout et son contraire. Est-ce qu'on peut nous dire clairement où vous en êtes ce matin à 8h34 sur LCI ?
Réponse directe
Bon, initialement, le gouvernement n'avait pas prévu de dispositif pour distinguer les étrangers des autres sur ce qu'on pourrait appeler, de manière générale, les prestations sociales. Et puis les Républicains au Sénat, avec les centristes, il faut le dire, c'est pas les Républicains seuls. Donc le Sénat a décidé de mettre un dispositif qui prévoit de décaler de 5 ans toutes les prestations sociales. Alors là, il y a des difficultés parce qu'ils y mélangent les prestations qu'on appelle contributives. Je paye des cotisations pour avoir ce droit et des prestations qui ne sont pas contributives. J'ai la solidarité nationale tout court. Alors, le décalage des prestations sociales, en général,…
« Bon, initialement, le gouvernement n'avait pas prévu de dispositif pour distinguer les étrangers des autres sur ce qu'on pourrait appeler, de manière générale, les prestations sociales. Et puis les Républicains au Sénat, avec les centristes, il faut le dire, c'est pas les Républicains seuls. Donc le Sénat a décidé de mettre un dispositif qui prévoit de décaler de 5 ans toutes les prestations sociales. Alors là, il y a des difficultés parce qu'ils y mélangent les prestations qu'on appelle contributives. Je paye des cotisations pour avoir ce droit et des prestations qui ne sont pas contributives. J'ai la solidarité nationale tout court. Alors, le décalage des prestations sociales, en général, par rapport à votre arrivée en France, n'est pas gênant. Le RSA, c'est 5 ans après votre arrivée en France. Vous ne touchez pas le RSA quand vous arrivez en France immédiatement. Et c'est 15 ans à Mayotte. Bon, ce qu'on pourrait appeler la prime d'activité, c'est-à-dire le fait que quand vous travaillez, l'État vous aide, c'est là aussi 5 ans quand vous êtes étranger. Donc en soi, le décalage n'est pas gênant. J'entends crier ici ou là des responsables de l'opposition. Ce n'est pas vrai. Ces décalages existent. Nous, on ne souhaitait pas que ces décalages soient trop importants. Et surtout, on souhaitait regarder quel public on touchait et quelles prestations on mettait. Donc on a souhaité sortir de ces prestations la prestation, par exemple, handicapée. Il ne s'agit pas de pouvoir sanctionner des étrangers qui seraient handicapés et de dire qu'ils attendent 5 ans pour avoir une prestation. Ça, ça ne sera pas dans le panier. Ce ne serait pas... Et les républicains en ont convenu. Ce ne serait pas très humain. Ce ne serait pas convenable. Une personne qui est handicapée, elle est handicapée. Elle ne fait pas le choix de l'être. Alors, il y a la question des allocations familiales. Donc c'est ce sujet sur lequel nous discutons. C'est la prestation sur laquelle nous discutons. Effectivement, les républicains avaient évoqué 5 ans. Nous, on leur a dit, attention, il y a des gens qui contribuent à ces allocations familiales en travaillant. Et quand vous travaillez, vous payez des cotisations, vous ouvrez des droits. Et donc, vous avez le droit à ces cotisations. Vous ne pouvez pas les aligner sur le même temps pour avoir ces prestations que ceux qui ne travaillent pas. Et donc, ce qu'on a proposé avec les républicains, c'est ceux qui ne travaillent pas un décalage plus long, ceux qui travaillent, les étrangers qui travaillent, qui font vivre leur famille, qui puissent bénéficier des allocations familiales, évidemment, plus rapidement. C'est pour ça qu'il y a une proposition. 30 mois pour ceux qui travaillent, 5 ans pour ceux qui ne travaillent pas. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 4:00
Question 348L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Je repose ma question avec vous. En 2027, vous aviez dit dernièrement effectivement, vous vous rangeriez derrière le mieux placé. Pour l'instant, c'est l'ancien Premier ministre Édouard Philippe. Il y a un pacte tacite d'Armandin-Philippe ?
Réponse à côté
Édouard Philippe aujourd'hui est le mieux placé. Chacun connaît mon amitié et mon estime pour Édouard Philippe. Mais ce n'est pas une question de partir en vacances avec quelqu'un à une élection présidentielle. C'est qui peut avoir le meilleur projet, le mieux préparé et peut battre Marine Le Pen, très certainement, à l'élection présidentielle. Voilà, c'est ça qui m'intéresse. C'est trop tôt aujourd'hui. Je constate qu'Édouard Philippe est le mieux placé mais on verra bien ce qui se passera dans un an ou deux ans. Vous savez, en attendant, on a énormément de travail et quand on est ministre de l'Intérieur, on doit se concentrer sur son travail. C'est ce que je fais tout en m'intéressant évi…
« Édouard Philippe aujourd'hui est le mieux placé. Chacun connaît mon amitié et mon estime pour Édouard Philippe. Mais ce n'est pas une question de partir en vacances avec quelqu'un à une élection présidentielle. C'est qui peut avoir le meilleur projet, le mieux préparé et peut battre Marine Le Pen, très certainement, à l'élection présidentielle. Voilà, c'est ça qui m'intéresse. C'est trop tôt aujourd'hui. Je constate qu'Édouard Philippe est le mieux placé mais on verra bien ce qui se passera dans un an ou deux ans. Vous savez, en attendant, on a énormément de travail et quand on est ministre de l'Intérieur, on doit se concentrer sur son travail. C'est ce que je fais tout en m'intéressant évidemment à l'avenir de mon pays. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 27:26
Question 349L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Vous serez tous unis, tous derrière ce projet, ce qui sera sorti de la CMP, s'il sort un texte ?
Réponse partielle
Alors, d'abord, j'ai vu que François Bayrou s'était exprimé un peu plus clairement dans le soutien de ce texte. Et moi, je le remercie... Avec quelques points de friction sur un ou quelques sujets. On a tous... Même moi, le texte ne me convient pas à 100%. Voilà, mais c'est ça, la politique. Il faut savoir faire un accord. On ne décide jamais tout seul. Le principe de la délibération, c'est de le faire à plusieurs. Donc oui, moi, je respecte les convictions, bien sûr, du Modem et de François Bayrou, mais il soutient ce texte. Je le remercie. Édouard Philippe a déjà dit qu'il soutenait ce texte. Donc la majorité, oui. Pour répondre à votre question, on soutient ce texte. Après, est-ce qu'il…
« Alors, d'abord, j'ai vu que François Bayrou s'était exprimé un peu plus clairement dans le soutien de ce texte. Et moi, je le remercie... Avec quelques points de friction sur un ou quelques sujets. On a tous... Même moi, le texte ne me convient pas à 100%. Voilà, mais c'est ça, la politique. Il faut savoir faire un accord. On ne décide jamais tout seul. Le principe de la délibération, c'est de le faire à plusieurs. Donc oui, moi, je respecte les convictions, bien sûr, du Modem et de François Bayrou, mais il soutient ce texte. Je le remercie. Édouard Philippe a déjà dit qu'il soutenait ce texte. Donc la majorité, oui. Pour répondre à votre question, on soutient ce texte. Après, est-ce qu'il y a unanimité ? Je n'en sais rien. Il y a toujours des voix sur tous les textes. Moi-même, quand j'étais député, il m'est arrivé de voter différemment de mon parti. Parce que, voilà, on a des convictions, des sensibilités à un territoire qui répond à des choses différentes. Mais dans l'immense majorité des cas, ce sera le cas. C'est quoi ? C'est une quinzaine de voix qui pourraient manquer ? Je ne sais pas. Nous verrons bien. En tout cas, notre travail à nous, c'est de convaincre. C'est de parler avec les parlementaires, d'essayer de répondre à leurs questions et de les amener vers ce vote. Jamais par la force. Toujours par l'écoute et la conviction. Il y a des gens qui ont des sensibilités un petit peu différentes. Moi, je le respecte parfaitement. Après, je pense qu'il y a une grande solidarité, un grand soutien au président de la République, à la Première ministre, au gouvernement que nous sommes. Et les gens voient bien que c'est difficile. C'est difficile parce que les temps sont très difficiles et que, par ailleurs, les Français ont voulu une majorité relative. Alors, on ne peut pas dire qu'on vous envoie une majorité relative, il faut que vous discutiez. Et puis, quand on discute, vous vous dites que c'est trop long et que c'est compliqué. Et quand on arrive, moi, je n'ai pas proposé de 49-3. Je veux discuter avec l'Assemblée. Et vous n'en voulez toujours pas. Mais non, mais bien sûr. Mais si nous ne sommes pas capables de choisir sur des sujets aussi importants un débat et un accord, c'est-à-dire qu'on ne peut plus continuer comme ça. Si on multiplie les 49-3, on interdit le débat. Là, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas eu de débat. Le gouvernement l'a voulu. L'Assemblée n'a pas voulu. Mais ça fait des semaines qu'on en parle. Donc, démocratiquement, je dis aux Français, regardez, nous travaillons devant vous. C'est difficile. Parfois, on a des échecs. Parfois, on a des réussites. Parfois, on souffre un peu. Mais c'est ce que vous souhaitiez. On va arriver à un accord. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 19:37
Question 350L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien Arnaud
Justement, vous diriez quoi à cette dame que vous avez croisée ce week-end ?
Réponse directe
Que j'ai été jusqu'au bout de mon combat, que j'ai mis toute mon énergie, qu'importe les attaques personnelles, les difficultés, ce qui compte, c'est d'essayer. Et voilà, j'espère que l'Assemblée et le Sénat nous suivra. Après, vous savez, c'est le principe de la séparation des pouvoirs. On apprend ça à la première année de fac. Le pouvoir exécutif, le gouvernement, fait son travail. Il propose le pouvoir législatif, l'Assemblée et le Sénat, vote ou pas les textes. C'est leur droit le plus strict. Mais je vois mal comment nous pourrions nous mettre d'accord sur un texte avec les Républicains et les Centristes, dans des conditions de grande tension internationale, dans des conditions d'augme…
« Que j'ai été jusqu'au bout de mon combat, que j'ai mis toute mon énergie, qu'importe les attaques personnelles, les difficultés, ce qui compte, c'est d'essayer. Et voilà, j'espère que l'Assemblée et le Sénat nous suivra. Après, vous savez, c'est le principe de la séparation des pouvoirs. On apprend ça à la première année de fac. Le pouvoir exécutif, le gouvernement, fait son travail. Il propose le pouvoir législatif, l'Assemblée et le Sénat, vote ou pas les textes. C'est leur droit le plus strict. Mais je vois mal comment nous pourrions nous mettre d'accord sur un texte avec les Républicains et les Centristes, dans des conditions de grande tension internationale, dans des conditions d'augmentation d'immigration irrégulière, dans des conditions où les faits divers se multiplient à la télévision et ne pas, quand on est député ou sénateur, adopter un texte qui protège les Français. Ce serait évidemment un magnifique booster pour Mme Le Pen qui dirait, regardez, tous ces gens qui ne sont pas responsables. Nous, nous avons pris une responsabilité. Ce n'est pas facile de faire un texte sur l'immigration. Il vaut mieux faire un texte sur le bonheur en général, sur la bonne vie économique. C'est difficile, l'immigration. Bien sûr que c'est difficile. Je pense que nous arrivons, grâce au soutien qu'a apporté le Président de la République, à la fois aboutir au niveau européen, parce qu'on ne dit pas assez qu'il y a un magnifique projet européen avec enfin un asile à la frontière, enfin la possibilité de nous mettre d'accord tous les pays européens. Ce sera voté dans quelques jours pour pouvoir avoir une politique commune d'immigration et des mesures françaises. Je pense que la dame de Nuvillen-Ferrin que j'ai croisée, je pense qu'elle ne le comprendrait pas »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 15:48
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 24:17
Voir 2 autres passages
« C'est ça que vous voulez dire ? Absolument. Le contexte intervient, effectivement, dans une réalité judiciaire extrêmement difficile. Il y a eu pléthore de reportages, de livres, de témoignages sur la façon dont les parquets, aujourd'hui, reçoivent effectivement des documents papiers, parfois avec des procédures qui sont mal ficelées, comme on dit. Et aujourd'hui, il faut faire un tri dans cette justice. Et je pense que le grand tabou de cette affaire, qui peut-être rêvons deux secondes, rêvons deux secondes, peut-être que le sursaut provoqué par cette affaire, peut-être d'avoir une justice qui, enfin, aurait des moyens pour faire tout ça, même si ce n'est pas la cause directe des faits du GERS. Mais juste pour refermer cette parenthèse, aujourd'hui, tout le monde, et ce n'était pas le cas il y a quelques années, tout le monde du premier petit magistrat qui vient de prendre ses fonctions jusqu'au grand garde des Sceaux dans son grand bureau, sont d'accord sur le diagnostic, sur le fait que la justice est embolisée et elle n'arrive pas à faire face de façon extrêmement rapide. Je voulais juste raconter une anecdote qui s'est déroulée la semaine dernière, alors que Gérard Darmanin était déjà au courant de cette affaire du GERS, mais qu'il avait souhaité, d'une façon peut-être un petit peu spectaculaire ou médiatique, organiser à la chancellerie un faux procès, un procès fictif, pour mettre en avant les vertus du plaidé coupable criminel. On a eu avec de faux accusés, donc de vrais comédiens, mais aussi de vrais magistrats, une représentation comme ça d'une audience. Et l'audience a été tellement bien réussie, qu'à la fin, j'ai posé la question à Gérard Darmanin, en lui disant finalement, d'avoir une justice avec une audience aussi bien réussie, pourquoi ne pas garder la possibilité d'avoir un curseur, d'avoir la liberté d'appréciation du juge, plutôt que de faire ce plaidé coupable rapide, négocié à l'avance, etc. Et le ministre, un peu agacé par la question, a dit, mais vous savez, aujourd'hui on a 600 procès criminels qui sont en attente, ça veut dire avec des gens qui peuvent partir, ça il le dit depuis le début. Mais surprise, dans cette même représentation, la magistrate qui était là, magistrate du siège, pas du tout syndiqué, pas du tout à la botte du ministre, a dit la même chose, elle a dit, on n'y arrive plus, il faut qu'on évacue les stocks. Et donc ce mot d'ordre-là fait partie de cette toile de fonds et du contexte. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 25:15
« Oui, parce qu'il y a un drame que personne ne conteste. Il y a un dysfonctionnement que personne ne parviendra à contester. Parce qu'effectivement, l'inspection montrera ce qui s'est passé à la fois pour le corps de la magistrature, mais à la fois pour le corps de la gendarmerie nationale. La difficulté pour les magistrats aussi, c'est de se sentir mis en cause comme corps d'État tout entier, ce qui ne serait peut-être pas fait pour un autre corps de sécurité intérieure. Mais en tout cas, la réalité des choses, c'est qu'ils vont devoir mettre en avant ce qu'ils appellent dans les affaires judiciaires le contexte. Et ce contexte-là, aujourd'hui, il est hélas inaudible. La mort de cette petite fille de 11 ans intervient, certes, dans un contexte national qui, sur toutes les affaires judiciaires, sur tout le fonctionnement quotidien des parquets, est absolument épouvantable. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 24:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est appelé pour manifester de place Vendôme et aussi devant les tribunaux. Mais la symbolique devant les tribunaux est terrible parce qu'elle est nouvelle. Il est rare qu'on manifeste devant les tribunaux. Il est rare aussi qu'on entende, comme on l'entend depuis 48 heures, des paroles aussi dures contre la magistrature, contre les procureurs, contre les juges et contre finalement toute l'institution. Mais je pense qu'on a une période historiquement terrifiante et terrible. C'est la première fois depuis 20 ans, en réalité, qu'un garde des Sceaux prononce ses excuses au nom de l'institution judiciaire. La dernière fois, c'était le 1er décembre 2005. C'était Pascal Clément au soir du deuxième procès d'Outreau. Et on était dans ce traumatisme qui touchait toute la France, avec cette fois-ci des innocents qui avaient été envoyés en prison injustement. Et le garde des Sceaux avait prononcé ses excuses. Le choc, cette fois-ci, la chancelle Rie l'a vu arriver avant même la découverte du corps d'ailleurs de Liana. Gérard Darmanin a très vite compris la défiance populaire qui pouvait naître de tout ça. Et c'est peut-être celle qui va s'exprimer durant ces manifestations devant les palais de justice. Mais c'est un choc, une onde de choc qui touche bien au-delà de l'institution. Puisque c'est finalement le sentiment d'impunité qui est un argument politique qui est bien souvent évoqué. Cela a été récemment lors des émeutes consécutives à la victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal. C'est évoqué très régulièrement dans les débats politiques. Mais l'impunité face au crime, l'impunité pour la mort d'un enfant, c'est quelque chose qui est inacceptable. Et puis en corollaire, il y a quasiment cette question de l'autodéfense. Si l'État ne nous protège plus, qui va nous protéger ? Donc toute cette alchimie, toutes ces passions tristes ont été très vite évoquées au ministère de la Justice. D'où la réaction politique très forte de Gérard Darmanin. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 3:19Voir 2 autres passages
« Alors, il y a des sanctions contre les magistrats. Moi, j'ai assisté à une vingtaine d'audience disciplinaires contre des magistrats. Soit dit en passant, ce sont des audiences publiques, ce qui n'est pas le cas pour les audiences disciplinaires de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale, de l'administration pénitentiaire ou même des ordres des avocats. La difficulté, c'est qu'en réalité, ils sont sanctionnés souvent pour des fautes extrêmement choquantes, intervenues soit dans leur vie privée, soit dans d'autres éléments qu'ils seraient longs de détailler. Mais ce qui nous intéresse là, c'est la faute juridictionnelle. Et ça, la Constitution ne permet pas d'aller sur le terrain juridictionnel pour aller chercher le magistrat sur sa responsabilité. C'est sa responsabilité d'avoir placé quelqu'un en détention. Souvent, d'ailleurs, c'est une décision collégiale. On ne peut pas aller sur l'aspect juridictionnel. On peut aller, en revanche, sur l'insuffisance professionnelle. Si on découvre, on ne va pas faire de la politique fiction sur l'affaire en cours, mais si on découvre qu'une affaire criminelle avait été signalée par un autre parquet et que le procureur du parquet voisin était parti faire du sport ce jour-là ou était en congé alors qu'il ne l'avait pas dit, ça, c'est une vraie faute. Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, ces bavures judiciaires, elles sont sanctionnées par ce qu'on appelle la faute lourde de l'État. C'est une faute administrative. Des procédures qui aboutissent assez peu. Moi, j'en ai vu une »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 31:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ça que vous voulez dire ? Absolument. Le contexte intervient, effectivement, dans une réalité judiciaire extrêmement difficile. Il y a eu pléthore de reportages, de livres, de témoignages sur la façon dont les parquets, aujourd'hui, reçoivent effectivement des documents papiers, parfois avec des procédures qui sont mal ficelées, comme on dit. Et aujourd'hui, il faut faire un tri dans cette justice. Et je pense que le grand tabou de cette affaire, qui peut-être rêvons deux secondes, rêvons deux secondes, peut-être que le sursaut provoqué par cette affaire, peut-être d'avoir une justice qui, enfin, aurait des moyens pour faire tout ça, même si ce n'est pas la cause directe des faits du GERS. Mais juste pour refermer cette parenthèse, aujourd'hui, tout le monde, et ce n'était pas le cas il y a quelques années, tout le monde du premier petit magistrat qui vient de prendre ses fonctions jusqu'au grand garde des Sceaux dans son grand bureau, sont d'accord sur le diagnostic, sur le fait que la justice est embolisée et elle n'arrive pas à faire face de façon extrêmement rapide. Je voulais juste raconter une anecdote qui s'est déroulée la semaine dernière, alors que Gérard Darmanin était déjà au courant de cette affaire du GERS, mais qu'il avait souhaité, d'une façon peut-être un petit peu spectaculaire ou médiatique, organiser à la chancellerie un faux procès, un procès fictif, pour mettre en avant les vertus du plaidé coupable criminel. On a eu avec de faux accusés, donc de vrais comédiens, mais aussi de vrais magistrats, une représentation comme ça d'une audience. Et l'audience a été tellement bien réussie, qu'à la fin, j'ai posé la question à Gérard Darmanin, en lui disant finalement, d'avoir une justice avec une audience aussi bien réussie, pourquoi ne pas garder la possibilité d'avoir un curseur, d'avoir la liberté d'appréciation du juge, plutôt que de faire ce plaidé coupable rapide, négocié à l'avance, etc. Et le ministre, un peu agacé par la question, a dit, mais vous savez, aujourd'hui on a 600 procès criminels qui sont en attente, ça veut dire avec des gens qui peuvent partir, ça il le dit depuis le début. Mais surprise, dans cette même représentation, la magistrate qui était là, magistrate du siège, pas du tout syndiqué, pas du tout à la botte du ministre, a dit la même chose, elle a dit, on n'y arrive plus, il faut qu'on évacue les stocks. Et donc ce mot d'ordre-là fait partie de cette toile de fonds et du contexte. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 25:15Voir 2 autres passages
« Et il y a la quantité de ces actes qui, jusque-là, le mot de continent ignoré a été employé. Mais c'est vrai que le nombre de plaintes en 7 ans a été multiplié par 3. Il y a une parole qui se libère avec des effets judiciaires très forts. Mais il y a aussi cette révélation qui se faisait il y a encore quelques années et encore d'ailleurs aujourd'hui, lors des procès, par exemple, à postériori, le fait qu'une grande affaire arrive à l'audience, des plaignants voyant que leur agresseur enfin avait été attrapé, osait parler, etc. Aujourd'hui, cette parole se libère selon des circuits différents. Mais c'est vrai que la masse constante de ces agressions, je pense notamment aux chiffres et aux argumentaires qui ont été donnés par la Fondation des femmes sur ces points-là qui sont absolument stupéfiants, mais aussi ce qui arrive quotidiennement devant les tribunaux et on en revient à nos pays. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 49:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ...judiciaires sur des affaires où, effectivement, il y avait des trous absolument incroyables dans les dossiers. Elles sont poursuivies pénalement quand il y a des fautes. On voit des policiers ou des gendarmes quand ils utilisent leurs armes de façon indue poursuivie en correctionnelle ou aux assises. Mais, effectivement, la discipline des magistrats, aujourd'hui, ne porte pas sur le fait de l'acte juridictionnel et la nuance. Et là, il y a, malgré tout, l'année dernière, si je ne me trompe pas, neuf sanctions prononcées disciplinairement. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 33:00Voir 2 autres passages
« C'est ça que vous voulez dire ? Absolument. Le contexte intervient, effectivement, dans une réalité judiciaire extrêmement difficile. Il y a eu pléthore de reportages, de livres, de témoignages sur la façon dont les parquets, aujourd'hui, reçoivent effectivement des documents papiers, parfois avec des procédures qui sont mal ficelées, comme on dit. Et aujourd'hui, il faut faire un tri dans cette justice. Et je pense que le grand tabou de cette affaire, qui peut-être rêvons deux secondes, rêvons deux secondes, peut-être que le sursaut provoqué par cette affaire, peut-être d'avoir une justice qui, enfin, aurait des moyens pour faire tout ça, même si ce n'est pas la cause directe des faits du GERS. Mais juste pour refermer cette parenthèse, aujourd'hui, tout le monde, et ce n'était pas le cas il y a quelques années, tout le monde du premier petit magistrat qui vient de prendre ses fonctions jusqu'au grand garde des Sceaux dans son grand bureau, sont d'accord sur le diagnostic, sur le fait que la justice est embolisée et elle n'arrive pas à faire face de façon extrêmement rapide. Je voulais juste raconter une anecdote qui s'est déroulée la semaine dernière, alors que Gérard Darmanin était déjà au courant de cette affaire du GERS, mais qu'il avait souhaité, d'une façon peut-être un petit peu spectaculaire ou médiatique, organiser à la chancellerie un faux procès, un procès fictif, pour mettre en avant les vertus du plaidé coupable criminel. On a eu avec de faux accusés, donc de vrais comédiens, mais aussi de vrais magistrats, une représentation comme ça d'une audience. Et l'audience a été tellement bien réussie, qu'à la fin, j'ai posé la question à Gérard Darmanin, en lui disant finalement, d'avoir une justice avec une audience aussi bien réussie, pourquoi ne pas garder la possibilité d'avoir un curseur, d'avoir la liberté d'appréciation du juge, plutôt que de faire ce plaidé coupable rapide, négocié à l'avance, etc. Et le ministre, un peu agacé par la question, a dit, mais vous savez, aujourd'hui on a 600 procès criminels qui sont en attente, ça veut dire avec des gens qui peuvent partir, ça il le dit depuis le début. Mais surprise, dans cette même représentation, la magistrate qui était là, magistrate du siège, pas du tout syndiqué, pas du tout à la botte du ministre, a dit la même chose, elle a dit, on n'y arrive plus, il faut qu'on évacue les stocks. Et donc ce mot d'ordre-là fait partie de cette toile de fonds et du contexte. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes20 oct. 2025 au 7 juil. 2026 · 25 observations30 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors j'espère qu'on est... On partait d'assez loin. On partait d'assez loin. On est plutôt meilleurs. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 50:07Voir 2 autres passages
« C'est appelé pour manifester de place Vendôme et aussi devant les tribunaux. Mais la symbolique devant les tribunaux est terrible parce qu'elle est nouvelle. Il est rare qu'on manifeste devant les tribunaux. Il est rare aussi qu'on entende, comme on l'entend depuis 48 heures, des paroles aussi dures contre la magistrature, contre les procureurs, contre les juges et contre finalement toute l'institution. Mais je pense qu'on a une période historiquement terrifiante et terrible. C'est la première fois depuis 20 ans, en réalité, qu'un garde des Sceaux prononce ses excuses au nom de l'institution judiciaire. La dernière fois, c'était le 1er décembre 2005. C'était Pascal Clément au soir du deuxième procès d'Outreau. Et on était dans ce traumatisme qui touchait toute la France, avec cette fois-ci des innocents qui avaient été envoyés en prison injustement. Et le garde des Sceaux avait prononcé ses excuses. Le choc, cette fois-ci, la chancelle de Rille l'a vu arriver avant même la découverte du corps d'ailleurs de Liana. Gérard Darmanin a très vite compris la défiance populaire qui pouvait naître de tout ça. Et c'est peut-être celle qui va s'exprimer durant ces manifestations devant les palais de justice. Mais c'est un choc, une onde de choc qui touche bien au-delà de l'institution. Puisque c'est finalement le sentiment d'impunité qui est un argument politique qui est bien souvent évoqué. Ça l'a été récemment lors des émeutes consécutives à la victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal. C'est évoqué très régulièrement dans les débats politiques. Mais l'impunité face au crime, l'impunité pour la mort d'un enfant, c'est quelque chose qui est inacceptable. Et puis en corollaire, il y a quasiment cette question de l'autodéfense. Si l'État ne nous protège plus, qui va nous protéger ? Donc toute cette alchimie, toutes ces passions tristes ont été très vite évoquées au ministère de la Justice. D'où la réaction politique très forte de Gérard Darmanin. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 3:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est appelé pour manifester de place Vendôme et aussi devant les tribunaux. Mais la symbolique devant les tribunaux est terrible parce qu'elle est nouvelle. Il est rare qu'on manifeste devant les tribunaux. Il est rare aussi qu'on entende, comme on l'entend depuis 48 heures, des paroles aussi dures contre la magistrature, contre les procureurs, contre les juges et contre finalement toute l'institution. Mais je pense qu'on a une période historiquement terrifiante et terrible. C'est la première fois depuis 20 ans, en réalité, qu'un garde des Sceaux prononce ses excuses au nom de l'institution judiciaire. La dernière fois, c'était le 1er décembre 2005. C'était Pascal Clément au soir du deuxième procès d'Outreau. Et on était dans ce traumatisme qui touchait toute la France, avec cette fois-ci des innocents qui avaient été envoyés en prison injustement. Et le garde des Sceaux avait prononcé ses excuses. Le choc, cette fois-ci, la chancelle Rie l'a vu arriver avant même la découverte du corps d'ailleurs de Liana. Gérard Darmanin a très vite compris la défiance populaire qui pouvait naître de tout ça. Et c'est peut-être celle qui va s'exprimer durant ces manifestations devant les palais de justice. Mais c'est un choc, une onde de choc qui touche bien au-delà de l'institution. Puisque c'est finalement le sentiment d'impunité qui est un argument politique qui est bien souvent évoqué. Cela a été récemment lors des émeutes consécutives à la victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal. C'est évoqué très régulièrement dans les débats politiques. Mais l'impunité face au crime, l'impunité pour la mort d'un enfant, c'est quelque chose qui est inacceptable. Et puis en corollaire, il y a quasiment cette question de l'autodéfense. Si l'État ne nous protège plus, qui va nous protéger ? Donc toute cette alchimie, toutes ces passions tristes ont été très vite évoquées au ministère de la Justice. D'où la réaction politique très forte de Gérard Darmanin. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 3:19Voir 2 autres passages
« Alors il n'y a pas d'excuse qui est prononcée de ma part en tout cas puisque je pense que l'erreur telle que les éléments peuvent le montrer existe. En revanche, le parquet était un parquet qui ne comptait plus de magistrats lors de l'année 2023. Et il y a eu une alerte y compris d'un parlementaire. La chancellerie a, par ce qu'on appelle la clé de répartition des effectifs, remis les choses en ordre au moment des faits. Donc le parquet d'Auches avait les effectifs qu'il fallait au moment des faits. Et par ailleurs, la brigade territoriale de Lecture, selon les informations que l'on a, n'avait qu'un seul dossier criminel et c'était celui-ci. Donc effectivement, l'argument des moyens compte de façon extrêmement importante sur le débat en général. Mais pas dans ce cas précis. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 14:32
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités16 juil. 2025 au 7 juil. 2026 · 32 observations35 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, pour faute lourde de l'Etat c'est une procédure administrative encore une fois ce n'est pas une procédure individuelle c'est l'Etat qui peut être sanctionné pour l'ensemble de ces dysfonctionnements »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 1:03:01Voir 2 autres passages
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître, mais effectivement dans cette chronologie terrible. Ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers, des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France, on regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne à vrai dire n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération finalement elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui d'une part comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 12:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître, mais effectivement dans cette chronologie terrible. Ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers, des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France, on regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne à vrai dire n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération finalement elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui d'une part comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 12:16Voir 2 autres passages
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître, mais effectivement dans cette chronologie terrible. Ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers, des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France, on regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne à vrai dire n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération finalement elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui d'une part comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et référence au fait qu'effectivement on ne peut pas avoir des sanctions sur le plan des mesures juridictionnelles. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 33:57Voir 2 autres passages
« C'est référence au fait qu'effectivement, on ne peut pas avoir des sanctions sur le plan des mesures juridictionnelles. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 33:51
« Alors, il y a des sanctions contre les magistrats. Moi, j'ai assisté à une vingtaine d'audience disciplinaires contre des magistrats. Soit dit en passant, ce sont des audiences publiques, ce qui n'est pas le cas pour les audiences disciplinaires de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale, de l'administration pénitentiaire ou même des ordres des avocats. La difficulté, c'est qu'en réalité, ils sont sanctionnés souvent pour des fautes extrêmement choquantes, intervenues soit dans leur vie privée, soit dans d'autres éléments qu'ils seraient longs de détailler. Mais ce qui nous intéresse là, c'est la faute juridictionnelle. Et ça, la Constitution ne permet pas d'aller sur le terrain juridictionnel pour aller chercher le magistrat sur sa responsabilité. C'est sa responsabilité d'avoir placé quelqu'un en détention. Souvent, d'ailleurs, c'est une décision collégiale. On ne peut pas aller sur l'aspect juridictionnel. On peut aller, en revanche, sur l'insuffisance professionnelle. Si on découvre, on ne va pas faire de la politique fiction sur l'affaire en cours, mais si on découvre qu'une affaire criminelle avait été signalée par un autre parquet et que le procureur du parquet voisin était parti faire du sport ce jour-là ou était en congé alors qu'il ne l'avait pas dit, ça, c'est une vraie faute. Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, ces bavures judiciaires, elles sont sanctionnées par ce qu'on appelle la faute lourde de l'État. C'est une faute administrative. Des procédures qui aboutissent assez peu. Moi, j'en ai vu une »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés16 juil. 2025 au 13 mai 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne vous dirai pas l'inverse. On est à un an d'élection présidentielle. C'est encore très très long, il va se passer plein de choses. M. Trump va-t-il reconnaître sa victoire ou sa défaite au mid-terms ? Y aura-t-il une nouvelle guerre ? Y a-t-il une crise financière ? L'antavirus va-t-il... Mais ça changera sur les aptitudes des uns et des autres à être président de la République ? Non, ce qui m'inquiète, c'est notre incapacité pour l'instant à avoir un discours d'unité, mais surtout d'avoir des idées. Il y a beaucoup de candidats et il y a peu d'idées. C'est un peu inquiétant. Donc vous savez que j'ai essayé, comme d'autres, j'essaye encore d'expliquer qu'il faut un seul candidat, si on ne veut pas que ce soit un duel, M. Bardella contre M. Mélenchon. Je pense que ce serait absolument terrible pour la France. »
France Inter · Gérald Darmanin et la mesure plaider-coupable criminelVérifier à 6:48Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on peut voir que la démocratie est fragile. Et elle est fragile lorsqu'on remet en cause l'état de droit. Elle est fragile lorsque les discours politiques deviennent des discours de violence et qu'elles se transforment. Il y a des conséquences aux discours de violence en des violences physiques. Il y a des violences contre des permanences d'élus, contre des élus. Il y a des élus qui meurent. Il y a des maires. On est en campagne municipale en ce moment. Il y a des élus municipaux qui meurent de défendre l'intérêt général, qui sont menacés, qui sont molestés, eux et leurs familles. Je pense à Carl Olive, qui est candidat, par exemple, aux élections municipales. Il y a cinq blessés, suite à des tirs de mortier, alors qu'il faisait à Poissy, où il est candidat à un travail de campagne électorale. Il y avait une femme avec un bébé qui a failli être brûlée de façon extrêmement vive. Et puis, il y a, en effet, des discours politiques, notamment ceux de la France insoumise et de l'ultra-gauche, qui mènent, malheureusement, en tout cas, on peut voir ça, à une violence très débridée sur les réseaux sociaux, une violence extrême sur les réseaux sociaux et dans le monde physique. Et donc, oui, on peut être inquiet de cette ambiance. »
RTL — Le Grand Jury · Le Grand Jury de Gérald DarmaninVérifier à 2:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités21 oct. 2025 au 13 mai 2026 · 6 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et pourtant, il n'y a pas que Gabriel, à qui je me suis expliqué, la droite classique. Vous savez, Philippe Séguin disait que le gaullisme, c'est la lutte contre la tentation sans cesse répétée de la droite de se droitiser. Je constate que les LR se droitisent, et pourtant j'ai beaucoup d'amis aux LR. Donc là, je pense qu'on peut venir de la droite, respecter l'ordre, la nation, on peut avoir une certaine discussion. Mais enfin, la fibre sociale, il y a plein de gens qui ont beaucoup de galères. Donc si je résume... Il y a beaucoup d'hématomes pour lesquels les politiques n'apportent pas de réponse. Énormément. Donc en fait, vos idées, vous ne les trouvez nulle part aujourd'hui ? Ah non, pour l'instant, je ne les trouve nulle part. Et donc, mon travail d'homme politique, c'est de pouvoir influencer une ligne politique. Influencer ou les porter. »
France Inter · Gérald Darmanin : "Il y a beaucoup de candidats, pas beaucoup d'idées" #présidentielle2027Vérifier à 1:11Voir 2 autres passages
« Et moi je condamne Les agressions Des permanences politiques De la France Insoumise Comme les agressions Qui touchent tous les militants Tous les candidats Quels qu'ils soient Mourir pour des idées Mais de mort lente Disait Brassens Je dis à monsieur Bompard Je dis à monsieur Coquerel Je dis à madame Pannot C'est à vous de dénoncer Ces violences Évidemment la République Comme elle l'a toujours été Sera à vos côtés Pour vous protéger physiquement Parce qu'on ne tue pas En démocratie Et quand il y a des propos Relativisant La mort de Quentin Même si c'est un militant D'extrême droite Qu'importe C'est un homme C'est un enfant Une famille a perdu un enfant Donc il faut qu'aujourd'hui La France Insoumise Revienne du côté De l'homme et de l'humanisme »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 19/02Vérifier à 13:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Que j'ai été jusqu'au bout de mon combat, que j'ai mis toute mon énergie, qu'importe les attaques personnelles, les difficultés, ce qui compte, c'est d'essayer. Et voilà, j'espère que l'Assemblée et le Sénat nous suivra. Après, vous savez, c'est le principe de la séparation des pouvoirs. On apprend ça à la première année de fac. Le pouvoir exécutif, le gouvernement, fait son travail. Il propose le pouvoir législatif, l'Assemblée et le Sénat, vote ou pas les textes. C'est leur droit le plus strict. Mais je vois mal comment nous pourrions nous mettre d'accord sur un texte avec les Républicains et les Centristes, dans des conditions de grande tension internationale, dans des conditions d'augmentation d'immigration irrégulière, dans des conditions où les faits divers se multiplient à la télévision et ne pas, quand on est député ou sénateur, adopter un texte qui protège les Français. Ce serait évidemment un magnifique booster pour Mme Le Pen qui dirait, regardez, tous ces gens qui ne sont pas responsables. Nous, nous avons pris une responsabilité. Ce n'est pas facile de faire un texte sur l'immigration. Il vaut mieux faire un texte sur le bonheur en général, sur la bonne vie économique. C'est difficile, l'immigration. Bien sûr que c'est difficile. Je pense que nous arrivons, grâce au soutien qu'a apporté le Président de la République, à la fois aboutir au niveau européen, parce qu'on ne dit pas assez qu'il y a un magnifique projet européen avec enfin un asile à la frontière, enfin la possibilité de nous mettre d'accord tous les pays européens. Ce sera voté dans quelques jours pour pouvoir avoir une politique commune d'immigration et des mesures françaises. Je pense que la dame de Nuvillen-Ferrin que j'ai croisée, je pense qu'elle ne le comprendrait pas »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 15:48
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 24:42
« Que j'ai été jusqu'au bout de mon combat, que j'ai mis toute mon énergie, qu'importe les attaques personnelles, les difficultés, ce qui compte, c'est d'essayer. Et voilà, j'espère que l'Assemblée et le Sénat nous suivra. Après, vous savez, c'est le principe de la séparation des pouvoirs. On apprend ça à la première année de fac. Le pouvoir exécutif, le gouvernement, fait son travail. Il propose le pouvoir législatif, l'Assemblée et le Sénat, vote ou pas les textes. C'est leur droit le plus strict. Mais je vois mal comment nous pourrions nous mettre d'accord sur un texte avec les Républicains et les Centristes, dans des conditions de grande tension internationale, dans des conditions d'augmentation d'immigration irrégulière, dans des conditions où les faits divers se multiplient à la télévision et ne pas, quand on est député ou sénateur, adopter un texte qui protège les Français. Ce serait évidemment un magnifique booster pour Mme Le Pen qui dirait, regardez, tous ces gens qui ne sont pas responsables. Nous, nous avons pris une responsabilité. Ce n'est pas facile de faire un texte sur l'immigration. Il vaut mieux faire un texte sur le bonheur en général, sur la bonne vie économique. C'est difficile, l'immigration. Bien sûr que c'est difficile. Je pense que nous arrivons, grâce au soutien qu'a apporté le Président de la République, à la fois aboutir au niveau européen, parce qu'on ne dit pas assez qu'il y a un magnifique projet européen avec enfin un asile à la frontière, enfin la possibilité de nous mettre d'accord tous les pays européens. Ce sera voté dans quelques jours pour pouvoir avoir une politique commune d'immigration et des mesures françaises. Je pense que la dame de Nuvillen-Ferrin que j'ai croisée, je pense qu'elle ne le comprendrait pas »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 15:48
« Que j'ai été jusqu'au bout de mon combat, que j'ai mis toute mon énergie, qu'importe les attaques personnelles, les difficultés, ce qui compte, c'est d'essayer. Et voilà, j'espère que l'Assemblée et le Sénat nous suivra. Après, vous savez, c'est le principe de la séparation des pouvoirs. On apprend ça à la première année de fac. Le pouvoir exécutif, le gouvernement, fait son travail. Il propose le pouvoir législatif, l'Assemblée et le Sénat, vote ou pas les textes. C'est leur droit le plus strict. Mais je vois mal comment nous pourrions nous mettre d'accord sur un texte avec les Républicains et les Centristes, dans des conditions de grande tension internationale, dans des conditions d'augmentation d'immigration irrégulière, dans des conditions où les faits divers se multiplient à la télévision et ne pas, quand on est député ou sénateur, adopter un texte qui protège les Français. Ce serait évidemment un magnifique booster pour Mme Le Pen qui dirait, regardez, tous ces gens qui ne sont pas responsables. Nous, nous avons pris une responsabilité. Ce n'est pas facile de faire un texte sur l'immigration. Il vaut mieux faire un texte sur le bonheur en général, sur la bonne vie économique. C'est difficile, l'immigration. Bien sûr que c'est difficile. Je pense que nous arrivons, grâce au soutien qu'a apporté le Président de la République, à la fois aboutir au niveau européen, parce qu'on ne dit pas assez qu'il y a un magnifique projet européen avec enfin un asile à la frontière, enfin la possibilité de nous mettre d'accord tous les pays européens. Ce sera voté dans quelques jours pour pouvoir avoir une politique commune d'immigration et des mesures françaises. Je pense que la dame de Nuvillen-Ferrin que j'ai croisée, je pense qu'elle ne le comprendrait pas »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'interview politique : Gérald Darmanin invité de Julien ArnaudVérifier à 15:48
« il y a des mesures très puissantes en matière d'abord de prévention des violences qui sont introduites par ce texte de formation des adultes des élèves de contrôle de l'honorabilité de ceux qui sont en contact avec les enfants de suivi des sanctions disciplinaires et puis un renforcement des contrôles qui doit permettre à ce qu'il y ait un regard extérieur dans ces établissements »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 54:11
« C'est ça que vous voulez dire ? Absolument. Le contexte intervient, effectivement, dans une réalité judiciaire extrêmement difficile. Il y a eu pléthore de reportages, de livres, de témoignages sur la façon dont les parquets, aujourd'hui, reçoivent effectivement des documents papiers, parfois avec des procédures qui sont mal ficelées, comme on dit. Et aujourd'hui, il faut faire un tri dans cette justice. Et je pense que le grand tabou de cette affaire, qui peut-être rêvons deux secondes, rêvons deux secondes, peut-être que le sursaut provoqué par cette affaire, peut-être d'avoir une justice qui, enfin, aurait des moyens pour faire tout ça, même si ce n'est pas la cause directe des faits du GERS. Mais juste pour refermer cette parenthèse, aujourd'hui, tout le monde, et ce n'était pas le cas il y a quelques années, tout le monde du premier petit magistrat qui vient de prendre ses fonctions jusqu'au grand garde des Sceaux dans son grand bureau, sont d'accord sur le diagnostic, sur le fait que la justice est embolisée et elle n'arrive pas à faire face de façon extrêmement rapide. Je voulais juste raconter une anecdote qui s'est déroulée la semaine dernière, alors que Gérard Darmanin était déjà au courant de cette affaire du GERS, mais qu'il avait souhaité, d'une façon peut-être un petit peu spectaculaire ou médiatique, organiser à la chancellerie un faux procès, un procès fictif, pour mettre en avant les vertus du plaidé coupable criminel. On a eu avec de faux accusés, donc de vrais comédiens, mais aussi de vrais magistrats, une représentation comme ça d'une audience. Et l'audience a été tellement bien réussie, qu'à la fin, j'ai posé la question à Gérard Darmanin, en lui disant finalement, d'avoir une justice avec une audience aussi bien réussie, pourquoi ne pas garder la possibilité d'avoir un curseur, d'avoir la liberté d'appréciation du juge, plutôt que de faire ce plaidé coupable rapide, négocié à l'avance, etc. Et le ministre, un peu agacé par la question, a dit, mais vous savez, aujourd'hui on a 600 procès criminels qui sont en attente, ça veut dire avec des gens qui peuvent partir, ça il le dit depuis le début. Mais surprise, dans cette même représentation, la magistrate qui était là, magistrate du siège, pas du tout syndiqué, pas du tout à la botte du ministre, a dit la même chose, elle a dit, on n'y arrive plus, il faut qu'on évacue les stocks. Et donc ce mot d'ordre-là fait partie de cette toile de fonds et du contexte. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 25:15
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 25:15
« Alors il n'y a pas d'excuse qui est prononcée de ma part en tout cas puisque je pense que l'erreur telle que les éléments peuvent le montrer existe. En revanche, le parquet était un parquet qui ne comptait plus de magistrats lors de l'année 2023. Et il y a eu une alerte y compris d'un parlementaire. La chancellerie a, par ce qu'on appelle la clé de répartition des effectifs, remis les choses en ordre au moment des faits. Donc le parquet d'Auches avait les effectifs qu'il fallait au moment des faits. Et par ailleurs, la brigade territoriale de Lecture, selon les informations que l'on a, n'avait qu'un seul dossier criminel et c'était celui-ci. Donc effectivement, l'argument des moyens compte de façon extrêmement importante sur le débat en général. Mais pas dans ce cas précis. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 14:32
« Non, mais c'est beaucoup plus sérieux, parce que l'élection présidentielle est sans doute la plus importante que nous allons vivre depuis au moins 30 ou 40 ans. Parce que je crois qu'on voit bien que le Rassemblement National peut gagner cette élection présidentielle. Je pense que M. Mélenchon est un candidat extrêmement sérieux, qui fera un score extrêmement important. »
France Inter · Gérald Darmanin et la mesure plaider-coupable criminelVérifier à 9:11
« Alors il n'y a pas d'excuse qui est prononcée de ma part en tout cas puisque je pense que l'erreur telle que les éléments peuvent le montrer existe. En revanche, le parquet était un parquet qui ne comptait plus de magistrats lors de l'année 2023. Et il y a eu une alerte y compris d'un parlementaire. La chancellerie a, par ce qu'on appelle la clé de répartition des effectifs, remis les choses en ordre au moment des faits. Donc le parquet d'Auches avait les effectifs qu'il fallait au moment des faits. Et par ailleurs, la brigade territoriale de Lecture, selon les informations que l'on a, n'avait qu'un seul dossier criminel et c'était celui-ci. Donc effectivement, l'argument des moyens compte de façon extrêmement importante sur le débat en général. Mais pas dans ce cas précis. »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 14:32
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître, mais effectivement dans cette chronologie terrible. Ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers, des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France, on regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne à vrai dire n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération finalement elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui d'une part comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026Vérifier à 12:16
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ? - C dans l’air - 08.06.2026
« Il n'y a pas eu d'article 40 qui est cet article qui permet à toute autorité de transmettre au procureur de la République des faits graves pouvant constituer une infraction pénale. Moi, ce qui me frappe, mais ça rejoint ce qui a été dit à l'instant, c'est ce qui se passe dans ce petit monde. Cette affaire dont tout le monde parle aujourd'hui, elle est évoquée avec beaucoup de douleur aussi et finalement beaucoup de sidération de la part de ceux qui ne sont pas des commentateurs comme nous, qui ne sont pas des hommes politiques qui ont accès au plateau de télévision, mais qui sont des juges, des procureurs, des avocats, des patriciens, des officiers de police judiciaire. Et j'ai le sentiment qu'ils sont tous sidérés humainement parce qu'effectivement, cette petite fille de 11 ans est morte dans les conditions que l'on va connaître. Mais effectivement, dans cette chronologie terrible, ils sont sidérés techniquement parce que même eux qui ont dans leur bureau des dossiers et des dossiers qui s'empilent avec des cas de violence qu'il faut parfois trier toutes les semaines dans tous les parquets de France. On regarde, on fait une réunion en disant qu'est-ce que tu as dans ton dossier, qu'est-ce qu'on peut faire ? Le type n'a pas répondu à la convocation, est-ce qu'on envoie les gendarmes, etc. Ils sont sidérés techniquement parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre cette chaîne que personne, à vrai dire, n'arrive à comprendre. Il faut bien se dire les choses entre parenthèses. C'est qu'en termes de justice, il faut toujours attendre que les enquêtes soient terminées. Mais ici, on a la quasi-certitude de ce qu'on appelle une erreur manifeste d'appréciation. Et ils sont aussi sidérés institutionnellement par rapport à tout ce que cette affaire provoque comme réaction, comme si finalement toute une partie de nos concitoyens, toute une partie de la classe politique n'attendait qu'un seul faux pas de l'institution judiciaire pour déverser toutes les critiques qui attendaient depuis longtemps. Et cette sidération, finalement, elle est très compliquée à gérer aujourd'hui parce qu'il faut aujourd'hui, d'une part, comprendre que chacun de nos concitoyens comprenne ce que ces magistrats qui rendent la justice... »
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 12:10
C dans l'air · Lyhanna : un « scandale d’État » ?Vérifier à 31:25
« Il y a une partie de relation entre immigration et délinquance. Tous les étrangers, évidemment, ne sont pas délinquants. L'immense majorité d'entre eux respectent notre pays, travaillent, envoient leurs enfants à l'école, veulent mieux vivre. Mais les étrangers sont surreprésentés dans la délinquance française. J'ai non seulement été ministre d'Intérieur, mais j'ai été maire, maire de ma commune, et même citoyen. Les citoyens voient bien qu'il y a, par une mauvaise intégration, par des difficultés extrêmement fortes, qui sont liées parfois à la pauvreté, parfois au trafic de drogue, parfois au trafic d'êtres humains. Les étrangers sont plus auteurs que les autres d'actes de délinquance. Ils sont aussi plus victimes que les autres d'actes de délinquance. Par exemple, les femmes étrangères sont plus victimes de violences que les femmes qui sont françaises, même s'il y a beaucoup de femmes françaises qui sont victimes de violences. Donc oui, il y a un certain lien qu'il faut combattre, et notamment par une immigration beaucoup mieux contrôlée et beaucoup mieux intégrée, et surtout, une justice plus ferme avec les étrangers qui commettent des actes de délinquance. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 12/12Vérifier à 6:49
« N'inversons pas La charge de la preuve Ce n'est pas à cause Des policiers Ce n'est pas à cause De la préfète C'est à cause De Nervy d'ultra-gauche Qui ont tué Quentin Voilà Donc on peut dire Que la police tue A tout moment Ou qu'elle était hors-absente Elle fait son travail La police elle est très courageuse Parce qu'elle protège La France Insoumise Et ses dirigeants Et ses meetings Alors que la France Insoumise Insulte la police tous les jours On peut quand même dire Que la police républicaine française Est extrêmement courageuse On peut se poser aussi La question de la responsabilité Des établissements universitaires Personnellement Je suis assez peu invité A Sciences Po Lyon A Sciences Po Ex Ce que vous voulez dire C'est que J'ai vu qu'à l'alliée A Sciences Po Lyon Monsieur Coquerel Puis Madame Hassan Ont été invités En quelques semaines d'intervalle Ce n'est pas une grande variété idéologique Auprès des universités Et auprès des étudiants Donc il y a aussi Une question à se poser De la responsabilité Des universités Il y en a qui font ça Extrêmement bien Et d'autres sans doute Qui ont un petit prisme idéologique Ça peut être possible Voilà peut-être que Jusqu'à aujourd'hui Jusqu'à la mort de Quentin Partons du principe Que personne n'avait vu Que la France Insoumise Pouvez avoir un discours violent Nous serions magnanimes En le disant A partir d'aujourd'hui C'est un point de bascule Vous avez raison On sait que la France Insoumise Tient un discours violent »
RMC — Face à Face · Face à Face : Gérald Darmanin - 19/02Vérifier à 12:05