Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
17 févr. 2017 au 15 oct. 2026
Questions
1850
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 1850 questions évaluables
Réponse directe
529
Réponse partielle
329
Réponse à côté
947
Refus explicite
45
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1526 à 1550 sur 1850
Question 1526Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
Et ça, c'est dans le calendrier de l'Assemblée nationale ?
Réponse à côté
ça n'est pas du tout. Normalement, ils doivent passer par l'Assemblée nationale, mais ils vont peut-être trouver un truc parce que l'Union européenne sent que c'est le roussi sur les accords de libre-échange. Donc, aujourd'hui, c'est comment on évite la démocratie ? Évidemment, il n'est pas question qu'il y ait un référendum sur la moindre question européenne parce qu'on a vu ce que ça donnait en 2005 et ça serait bien pire aujourd'hui. Donc, même, de toute façon, les parlements, il s'agit de les contourner parce qu'aujourd'hui, on voit bien que ça coince, y compris dans les parlements. Ça signifie quoi ? Ça signifie que c'est la fin d'un monde. C'est la fin d'un monde. Le problème, c'est q…
« ça n'est pas du tout. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 49:52
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités16 juin 2026 au 15 oct. 2026 · 51 observations54 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« pas normal qu'on soit 36 par classe. C'est-à-dire qu'on ne veut plus de parcours sup. Et sur ces demandes de base, cinq semaines plus tard, il n'y a toujours pas de décision du gouvernement. Non, le temps approche. Donc, »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 1:29
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
16 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
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« Normalement, ils doivent passer par l'Assemblée nationale, mais ils vont peut-être trouver un truc parce que l'Union européenne sent que c'est le roussi sur les accords de libre-échange. Donc, aujourd'hui, c'est comment on évite la démocratie ? Évidemment, il n'est pas question qu'il y ait un référendum sur la moindre question européenne parce qu'on a vu ce que ça donnait en 2005 et ça serait bien pire aujourd'hui. Donc, même, de toute façon, les parlements, il s'agit de les contourner parce qu'aujourd'hui, on voit bien que ça coince, y compris dans les parlements. Ça signifie quoi ? Ça signifie que c'est la fin d'un monde. C'est la fin d'un monde. Le problème, c'est que nous, »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 49:54
Question 1527Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
Enfin, tu n'y crois plus du tout ?
Réponse à côté
– Non, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est qu'il y a une part d'opportunisme quand on voit le nombre d'écolos qui sont passés, par exemple, au macronisme. Il n'y a pas de doute. Mais il y a autre chose qui se joue, c'est cette phrase « Nous sommes tous sur la même planète, nous sommes tous sur le même bateau ». Et sous-entendu, on va tous se donner la main, et ensemble, gentiment, on va trouver des solutions. Il n'y a plus de prolétaires, il n'y a plus d'actionnaires, il n'y a plus de riches, il n'y a plus de pauvres, il n'y a plus de sud, il n'y a plus de nord. On est tous ensemble, et c'est tous ensemble qu'on va faire de l'écologie, qu'on va sortir du pétrin. Et intuitivement, o…
« – Non, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est qu'il y a une part d'opportunisme quand on voit le nombre d'écolos qui sont passés, par exemple, au macronisme. Il n'y a pas de doute. Mais il y a autre chose qui se joue, c'est cette phrase « Nous sommes tous sur la même planète, nous sommes tous sur le même bateau ». Et sous-entendu, on va tous se donner la main, et ensemble, gentiment, on va trouver des solutions. Il n'y a plus de prolétaires, il n'y a plus d'actionnaires, il n'y a plus de riches, il n'y a plus de pauvres, il n'y a plus de sud, il n'y a plus de nord. On est tous ensemble, et c'est tous ensemble qu'on va faire de l'écologie, qu'on va sortir du pétrin. Et intuitivement, on comprend que ça marche, l'écologie consensuelle. Pour moi, le débat, c'est l'écologie maintenant, de toute façon, tout le monde en parle. Donc, c'est un signifiant qui, maintenant, devient un signifiant. On le remplit de quoi ? Et est-ce que c'est une écologie du consensus ou une écologie du conflit ? Et il y a ce… On dirait presque naturellement, l'écologie va être portée vers le consensus, parce qu'on se dit, bon, on est tous ensemble, les riches, ils vont crever aussi, ça continue. Or, cette intuition est fausse. Il faut avoir un truc contre-intuitif, et se dire, en fait, non, on n'est pas tous sur le même bateau, ou alors on n'est pas à la même place. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 4:07Voir 2 autres passages
« Mais même, ça s'appuie sur des études qui s'appellent les études handi, qui sont des études de la NASA, qui ont été faites par des modèles, par des mathématiciens et tout ça, et qui regardent qu'est-ce qui se passe quand les civilisations s'effondrent. Et on montre que les élites s'effondrent une, deux, trois générations plus tard. Et donc, en fin de compte, ça fait qu'elles ne changent pas la direction du navire qui est en train d'aller droit dans le mur, parce qu'elles se disent, nous, on est en train d'y échapper, elles ne vivent pas avec la même temporalité. Donc, si on laisse le gouvernail entre cette élite, les mains de cette élite, ils vont faire comme pour les Mayas, comme pour les Romains, ça va aller dans le mur. Donc, à un moment, il faut leur reprendre le gouvernail et changer de direction, appuyer sur le frein. Mais voilà, donc, l'intuition de nous sommes tous sur le même bateau, nous ne sommes pas sur le même bateau, eux, ils sont sur des yachts qui consomment 1 000 litres de l'heure. Et ensuite, moi, j'avais cette image, tu sais, du Titanic en se disant, nous, on est dans les cabines, on voit les pays du Sud, ils sont dans les soutes, dans les cales, et ils cherchent à remonter, pour échapper à la montée des eaux, et on entend l'orchestre et les riches qui sont en train de danser sur le pont. Et le philosophe Bruno Latour, il dit, non, ça, c'est encore trop optimiste. Parce que la vérité, c'est que les riches, qu'est-ce qu'ils font ? Ils sont sur des canaux de sauvetage, et ils demandent à l'orchestre de bien jouer la musique pour que nous, on continue à danser. C'est nous qui dansons avec les divertissements, et ainsi de suite, pendant qu'eux se barrent. Et ça se barre très concrètement, c'est le phénomène de, ce que j'appelle, d'exil climatique. Mais il y a l'exil climatique des pauvres, mais il y a l'exil climatique des riches. J'avais une amie qui est allée à la City, son mari est banquier. Donc dans ce milieu-là, qu'est-ce qu'ils font ? Elle me raconte, ils achètent des maisons en Scandinavie. Ils font apprendre le Suédois à leurs enfants, en se disant que c'est là-bas qu'il faudra aller pour se réfugier. Mais quand on va dans la Silicon Valley, eux, ils achètent où ? Ils achètent en Nouvelle-Zélande des méga-fermes. Ils disent, là-bas, c'est l'endroit où on échappera à l'apocalypse. Et y compris dans les pays du Sud, les riches des pays du Sud se font par exemple construire un Dubaï de l'Afrique en face du Nigeria, en face de Lagos, où les riches vont aller dans des grandes tours qui ne seront pas inondées par les eaux. Donc voilà. Donc on n'est pas tous sur le même bateau. Ce truc est faux. »
Question 1528Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
– J'ai relevé, alors je ne sais pas si on aura le temps de les faire tous, parce que j'ai pris beaucoup de notes, mais j'ai relevé des passages et je voudrais que tu te fais réagir sur certains passages dans la chronologie du livre. Donc il y a un moment, dès le début, je crois que c'est page 29, tu parles de l'écologie politique, quoi. Et tu cites, je crois que c'est Yannick Jadot qui dit « Je ne me considérerai jamais comme un opposant. Par principe, les écologistes veulent construire et apporter des solutions. » Et tu dis, c'est Yannick Jadot, oui, qui vient à l'instant de faire une déclaration positive, et François Drugy, et Barbara Ponti, et Pascal Durand, et Pascal Canfin, et Nicolas Aulieu, bien sûr, je le revois au One Planet Summit, un grand rout à Boulogne-Biancourt, avec les PDG d'Alstom, d'ENGIE, d'HSBC, de Plastic Omnion, etc. Donc tu dis que tu étais mal pour lui, mais ça signifie que tu… Quel est ton regard, toi, sur toutes ces personnes ?
Réponse partielle
– Non, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est qu'il y a une part d'opportunisme quand on voit le nombre d'écolos qui sont passés, par exemple, au macronisme. Il n'y a pas de doute. Mais il y a autre chose qui se joue, c'est cette phrase « Nous sommes tous sur la même planète, nous sommes tous sur le même bateau ». Et sous-entendu, on va tous se donner la main, et ensemble, gentiment, on va trouver des solutions. Il n'y a plus de prolétaires, il n'y a plus d'actionnaires, il n'y a plus de riches, il n'y a plus de pauvres, il n'y a plus de sud, il n'y a plus de nord. On est tous ensemble, et c'est tous ensemble qu'on va faire de l'écologie, qu'on va sortir du pétrin. Et intuitivement, o…
« – Non, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est qu'il y a une part d'opportunisme quand on voit le nombre d'écolos qui sont passés, par exemple, au macronisme. Il n'y a pas de doute. Mais il y a autre chose qui se joue, c'est cette phrase « Nous sommes tous sur la même planète, nous sommes tous sur le même bateau ». Et sous-entendu, on va tous se donner la main, et ensemble, gentiment, on va trouver des solutions. Il n'y a plus de prolétaires, il n'y a plus d'actionnaires, il n'y a plus de riches, il n'y a plus de pauvres, il n'y a plus de sud, il n'y a plus de nord. On est tous ensemble, et c'est tous ensemble qu'on va faire de l'écologie, qu'on va sortir du pétrin. Et intuitivement, on comprend que ça marche, l'écologie consensuelle. Pour moi, le débat, c'est l'écologie maintenant, de toute façon, tout le monde en parle. Donc, c'est un signifiant qui, maintenant, devient un signifiant. On le remplit de quoi ? Et est-ce que c'est une écologie du consensus ou une écologie du conflit ? Et il y a ce… On dirait presque naturellement, l'écologie va être portée vers le consensus, parce qu'on se dit, bon, on est tous ensemble, les riches, ils vont crever aussi, ça continue. Or, cette intuition est fausse. Il faut avoir un truc contre-intuitif, et se dire, en fait, non, on n'est pas tous sur le même bateau, ou alors on n'est pas à la même place. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 4:07Voir 2 autres passages
« Mais même, ça s'appuie sur des études qui s'appellent les études handi, qui sont des études de la NASA, qui ont été faites par des modèles, par des mathématiciens et tout ça, et qui regardent qu'est-ce qui se passe quand les civilisations s'effondrent. Et on montre que les élites s'effondrent une, deux, trois générations plus tard. Et donc, en fin de compte, ça fait qu'elles ne changent pas la direction du navire qui est en train d'aller droit dans le mur, parce qu'elles se disent, nous, on est en train d'y échapper, elles ne vivent pas avec la même temporalité. Donc, si on laisse le gouvernail entre cette élite, les mains de cette élite, ils vont faire comme pour les Mayas, comme pour les Romains, ça va aller dans le mur. Donc, à un moment, il faut leur reprendre le gouvernail et changer de direction, appuyer sur le frein. Mais voilà, donc, l'intuition de nous sommes tous sur le même bateau, nous ne sommes pas sur le même bateau, eux, ils sont sur des yachts qui consomment 1 000 litres de l'heure. Et ensuite, moi, j'avais cette image, tu sais, du Titanic en se disant, nous, on est dans les cabines, on voit les pays du Sud, ils sont dans les soutes, dans les cales, et ils cherchent à remonter, pour échapper à la montée des eaux, et on entend l'orchestre et les riches qui sont en train de danser sur le pont. Et le philosophe Bruno Latour, il dit, non, ça, c'est encore trop optimiste. Parce que la vérité, c'est que les riches, qu'est-ce qu'ils font ? Ils sont sur des canaux de sauvetage, et ils demandent à l'orchestre de bien jouer la musique pour que nous, on continue à danser. C'est nous qui dansons avec les divertissements, et ainsi de suite, pendant qu'eux se barrent. Et ça se barre très concrètement, c'est le phénomène de, ce que j'appelle, d'exil climatique. Mais il y a l'exil climatique des pauvres, mais il y a l'exil climatique des riches. J'avais une amie qui est allée à la City, son mari est banquier. Donc dans ce milieu-là, qu'est-ce qu'ils font ? Elle me raconte, ils achètent des maisons en Scandinavie. Ils font apprendre le Suédois à leurs enfants, en se disant que c'est là-bas qu'il faudra aller pour se réfugier. Mais quand on va dans la Silicon Valley, eux, ils achètent où ? Ils achètent en Nouvelle-Zélande des méga-fermes. Ils disent, là-bas, c'est l'endroit où on échappera à l'apocalypse. Et y compris dans les pays du Sud, les riches des pays du Sud se font par exemple construire un Dubaï de l'Afrique en face du Nigeria, en face de Lagos, où les riches vont aller dans des grandes tours qui ne seront pas inondées par les eaux. Donc voilà. Donc on n'est pas tous sur le même bateau. Ce truc est faux. »
Question 1529Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
– Tu cites Jaurès, et en fait, je me disais, tiens, est-ce que toi, tu es habité, quand tu es à l'Assemblée, est-ce que tu penses à Jaurès, tu penses à Léon Blum, parce que tu parles d'eux dans le truc. Est-ce que ce sont des… Je pense à Jaurès, surtout, est-ce que c'est quelqu'un qui te guide ou pas ?
Réponse directe
– Moi, je pense que je suis plus guidé par des figures artistiques que par des figures politiques. je me suis fait avec François Cavanagh, oui, je me suis fait avec John Steinbeck, tu vois, je me suis fait avec Jack Brel, je me suis fait avec Brassens, je pense que je suis habité. Et ensuite, sur le tard, Jaurès, je le rencontre beaucoup plus sur le tard, mais c'est un intellectuel, il y a Abraham Lincoln, tu vois, dans les figures politiques que j'aime bien, mais évidemment, il y a Jaurès, cet intello philosophe qui est un pur cerveau au départ et qui devient un homme et qui devient Jaurès parce qu'il fait une campagne électorale et qui va serrer les mains des ouvriers, serrer les mains de…
« – Moi, je pense que je suis plus guidé par des figures artistiques que par des figures politiques. je me suis fait avec François Cavanagh, oui, je me suis fait avec John Steinbeck, »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 37:02Voir 1 autre passage
« tu vois, je me suis fait avec Jack Brel, je me suis fait avec Brassens, je pense que je suis habité. Et ensuite, sur le tard, Jaurès, je le rencontre beaucoup plus sur le tard, mais c'est un intellectuel, il y a Abraham Lincoln, tu vois, dans les figures politiques que j'aime bien, mais évidemment, il y a Jaurès, cet intello philosophe qui est un pur cerveau au départ et qui devient un homme et qui devient Jaurès parce qu'il fait une campagne électorale et qui va serrer les mains des ouvriers, serrer les mains des paysans, fréquenter les chemins de campagne, se faire taper dessus par la droite, bon, et c'est ça qui fait un homme différent. Sinon, l'homme Jaurès philosophe d'avant, il ne m'aurait pas tellement intéressé, mais il devient autre chose. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 37:15
Question 1530Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
C'est ce que tu dis tout à la fin. Tu dis, j'assume désormais, j'assume l'au-delà. Quelle est ma mission aujourd'hui ?
Réponse à côté
Tu vois, je veux dire, hier matin, j'ai distribué un tract dans le train Amiens-Paris, parce qu'il est toujours en retard, les rames sont bondées, les gens s'assient à terre, ils sont dans les chiottes parce qu'il n'y a pas de place, tu vois. Est-ce qu'elles sont confortables, les toilettes ?
« Tu vois, je veux dire, hier matin, j'ai distribué un tract dans le train Amiens-Paris, parce qu'il est toujours en retard, les rames sont bondées, les gens s'assient à terre, ils sont dans les chiottes parce qu'il n'y a pas de place, tu vois. Est-ce qu'elles sont confortables, les toilettes ? »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 1:07:14
Question 1531Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
Alors, quand je disais que tu donnais des exemples aussi, j'en ai parlé dans un édito que j'ai fait, parce que cet exemple m'a saisi, on va dire, c'est quand tu parles de ce qui s'est passé à Hawaï avec ces effets des groupes chimiques, tu peux en parler, de cet exemple-là ?
Réponse directe
L'un des cantons de Hawaï, des comtés, est la terre d'expérimentation d'à peu près tous les labos pharmaceutiques, chimistes, Monsanto, Bayer, Syngenta, enfin, tous les grands. Et donc, ça produit des horreurs dans les alentours, je ne sais plus quoi, mais des intestins qui sont en dehors du ventre des enfants, des bras qui naissent de traviole, et puis un taux de malformation qui est considérable. Les habitants, ils demandent à avoir, je crois, quelques mètres de séparation et à avoir des études qui soient réalisées sur ce que ça produit. Et donc, des demandes qui sont quand même très minimalistes. Et pour ça, est lancé un référendum. Le référendum, les multinationales dépensent dix fois p…
« L'un des cantons de Hawaï, des comtés, est la terre d'expérimentation d'à peu près tous les labos pharmaceutiques, chimistes, Monsanto, Bayer, Syngenta, enfin, tous les grands. Et donc, ça produit des horreurs dans les alentours, je ne sais plus quoi, mais des intestins qui sont en dehors du ventre des enfants, des bras qui naissent de traviole, et puis un taux de malformation qui est considérable. Les habitants, ils demandent à avoir, je crois, quelques mètres de séparation et à avoir des études qui soient réalisées sur ce que ça produit. Et donc, des demandes qui sont quand même très minimalistes. Et pour ça, est lancé un référendum. Le référendum, les multinationales dépensent dix fois plus d'argent que les habitants vont en dépenser. Néanmoins, c'est les habitants qui gagnent et qui gagnent très largement. Et là, les multinationales font un procès devant la grande cour des États-Unis en disant, ce n'est pas aux habitants de décider ce qu'on fait sur les terres. Et la grande cour leur donne raison aux multinationales. Et donc, les habitants sont déboutés de cette demande. Je mets en lumière là… »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 14:00
Question 1532Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
que tu prends des cuites avec eux, non ?
Réponse directe
je ne prends pas des cuites, je bois des coups, c'est quand même… Oui, mais je pense qu'on a vraiment une chance d'avoir, dans une génération, des personnes qui ont cette maturité, cette conscience-là. Maintenant, c'est qu'est-ce qu'ils en font sur le plan politique ? Et là, pour moi, c'est pour ça que j'écris ce livre-là, il y a une grande candeur, d'abord, de pouvoir potentiellement être dans l'écologie du consensus, alors qu'il n'y a pas de consensus possible. On doit se battre contre ces multinationales. Si on ne se bat pas contre ces multinationales, si on laisse le gouvernail entre les mains, on est cuit, on fonce droit dans le mur, c'est l'évidence. D'accord. Et donc, j'en viens à ce…
« je ne prends pas des cuites, je bois des coups, c'est quand même… »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 24:40
Question 1533Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
est-ce que l'action politique, parce que moi, je te suis depuis un moment, je te vois aller quand même beaucoup sur les plateaux de télé. Et des fois, je te sens quand même très stressé. Tu te dis, je préfère aller jouer au foot avec mes potes, etc. Et donc, le présupposé que je fais, mais tu me dis si je me trompe, j'avais plutôt tendance à penser que cet engagement politique, la députation, etc., c'était plutôt quelque chose qui aurait pu te déprimer. Mais est-ce qu'aujourd'hui, ça participe à ton bonheur ?
Réponse directe
je suis plutôt d'un caractère déprimé qu'autre chose, et j'ai besoin de l'action pour me sortir… Tu sais, c'est l'optimisme, la volonté, le pessimisme, la lucidité de Gramsci. Et quand tu te mets à faire, alors ça peut être de l'ordre du divertissement pascalien aussi, mais tu cesses peut-être de voir une vérité catastrophique en face, et le fait d'agir t'emmène vers autre chose. Donc, on va dire que… Je ne sais pas si c'est le fait d'être député, mais enfin, le fait de faire des choses, faire des livres, faire des films. D'abord, moi, en fait, il y a deux choses, je pense, qui me rendent heureux. Il y a mes enfants, il y a tout ça. Il y a un aspect vie privée, jouer au foot. Mais ce qui me…
« je suis plutôt d'un caractère déprimé qu'autre chose, et j'ai besoin de l'action pour me sortir… Tu sais, c'est l'optimisme, la volonté, le pessimisme, la lucidité de Gramsci. Et quand tu te mets à faire, alors ça peut être de l'ordre du divertissement pascalien aussi, mais tu cesses peut-être de voir une vérité catastrophique en face, et le fait d'agir t'emmène vers autre chose. Donc, on va dire que… Je ne sais pas si c'est le fait d'être député, mais enfin, le fait de faire des choses, faire des livres, faire des films. D'abord, moi, en fait, il y a deux choses, je pense, qui me rendent heureux. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 1:02:56Voir 2 autres passages
« Derrière, le banquier, il saute, tu vois, pour sauver l'ange. pour sauver l'ange. Il le ramène sur le bord et l'ange lui dit je t'ai bien sauvé quand même. Le banquier me dit qu'est-ce que tu racontes ? C'est moi qui t'ai sauvé. Non, non, non, non. Moi, je t'ai sauvé en te laissant me sauver. Et donc finalement, je pense que le rapport aux gens est quelque chose qui m'apporte du bonheur, en tout cas, qui me sauve, qui me sauve. Et la deuxième chose, c'est l'écriture. La deuxième chose, c'est que quand je passe 15 jours, parce que malheureusement, tu sais, ma vie est pleine de contraintes aussi, mais quand j'ai la chance de passer 15 jours comme cet été à pouvoir être face à une table et essayer de mettre mes idées en ordre et d'avoir le sentiment de progresser dans un raisonnement, c'est quelque chose qui m'apporte du bonheur. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 1:04:17
Question 1534Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
C'est un régime ultra-autoritaire. Tu es d'accord si je dis ultra-autoritaire ?
Réponse partielle
En tout cas, qui tient, comme le disait Gramsci, par la force de coercition. C'est-à-dire, comme ils n'arrivent plus à entraîner… Qui tient par sa police. Voilà. On voit une très grande dépendance aujourd'hui de l'État, du régime à la police.
« En tout cas, qui tient, comme le disait Gramsci, par la force de coercition. C'est-à-dire, comme ils n'arrivent plus à entraîner… Qui tient par sa police. Voilà. On voit une très grande dépendance aujourd'hui de l'État, du régime à la police. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 52:32
Question 1535Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
Alors, ton bouquin est coupé en cinq parties, je crois, et puis il y a une partie que tu appelles les deux cœurs. Et il y a une citation que j'ai notée qui est celle de Laurence Summers, l'économiste de la Banque mondiale, et qui dans une note interne, moi je ne connaissais pas cette note et je la trouve tellement édifiante que je vais la lire, donc il écrit, alors à qui écrit-il ?
Réponse directe
– Il écrit à ses collègues de travail, c'est une note interne à la Banque mondiale. – C'est de la confidence.
« – Il écrit à ses collègues de travail, c'est une note interne à la Banque mondiale. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 41:00
Question 1536Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
– Tu as appelé ton livre comme ça, « Il est où le bonheur ?
Réponse partielle
– Ouais, je ne sais pas pourquoi.
« – Ouais, je ne sais pas pourquoi. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 10:34
Question 1537Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
Justement, il y a un truc que tu ne dis pas dans le livre, c'est tes enfants, justement. Est-ce que ça leur plaît autant que ça plaît quand leur mère se barre à l'étranger, etc., et que toi, tu les amènes en Ardèche, est-ce qu'ils sont aussi contents en Ardèche ?
Réponse directe
Je leur dis « papa, il est nul en vacances », parce que je sais que ce n'est pas mon, je ne suis pas très fort à ça. Ils disent « non, non, c'est bien, après, maintenant, ils sont jeunes, on verra bien quand ça grandira. » Oui, je pense que ça roule.
« Je leur dis « papa, il est nul en vacances », parce que je sais que ce n'est pas mon, je ne suis pas très fort à ça. Ils disent « non, non, c'est bien, après, maintenant, ils sont jeunes, on verra bien quand ça grandira. » »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 13:32Voir 1 autre passage
« Oui, je pense que ça roule. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 13:43
Question 1538Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
Ça ne fait plus envie. D'ailleurs, ce qui fait écho à ce que tu dis, c'est toutes ces révoltes qu'on vit depuis 15 jours. Est-ce que tu penses qu'il peut y avoir une... que ce mouvement va s'amplifier ?
Réponse partielle
Je ne vais pas me faire prophète, elle va me faire prophète internationale en plus. Je sais en revanche de quoi c'est le symptôme. c'est que c'est la fin de la fin de l'Histoire. Tu sais, dans les années 90, Francis Fukuyama, il avait écrit un bouquin sur la fin de l'Histoire. Et on avait eu des expressions, d'ailleurs, c'était Madeleine qui avait dit que le traité de Maastricht, ça devait empêcher toute expérience socialiste. En fait, ça devait empêcher toute expérience tout court. 2005 devait graver dans le marbre le libéralisme, comme une pierre tombale, tu vois, figer l'Histoire. Et aujourd'hui, ce qui se passe, pour moi, depuis quelques années, c'est que l'Histoire s'est remise en marc…
« Je ne vais pas me faire prophète, elle va me faire prophète internationale en plus. Je sais en revanche de quoi c'est le symptôme. c'est que c'est la fin de la fin de l'Histoire. Tu sais, dans les années 90, Francis Fukuyama, il avait écrit un bouquin sur la fin de l'Histoire. Et on avait eu des expressions, d'ailleurs, c'était Madeleine qui avait dit que le traité de Maastricht, ça devait empêcher toute expérience socialiste. En fait, ça devait empêcher toute expérience tout court. 2005 devait graver dans le marbre le libéralisme, comme une pierre tombale, tu vois, figer l'Histoire. Et aujourd'hui, ce qui se passe, pour moi, depuis quelques années, c'est que l'Histoire s'est remise en marche. On n'est plus sur un truc stable. On n'est plus sur… Même Macron, on est quelque part l'expression. Mais Trump en est l'expression aussi. Bolsonaro en est l'expression. Le Brexit en est l'expression. Ça veut dire que ce ne sont pas forcément des phénomènes positifs que je te décris là. Mais ça y est, l'Histoire s'est remise en marche et l'Histoire peut être tragique aussi. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 51:27
Question 1539Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
Oui, tu donnes l'exemple des gares aussi de ce qu'ils vont faire. C'est où à Saint-Lazare ?
Réponse à côté
À Gare du Nord, c'est ma gare. Maintenant, il y a 150 panneaux publicitaires. Avec des LED et tout. Avec des LED en nombre de la consommation énergétique. Mais par ailleurs, c'est l'emprise. Qu'est-ce que c'est ? C'est d'avoir une emprise sur nos cerveaux. Donc, il s'agit de se détacher de cette emprise. Non, mais…
« À Gare du Nord, c'est ma gare. Maintenant, il y a 150 panneaux publicitaires. Avec des LED et tout. Avec des LED en nombre de la consommation énergétique. Mais par ailleurs, c'est l'emprise. Qu'est-ce que c'est ? C'est d'avoir une emprise sur nos cerveaux. Donc, il s'agit de se détacher de cette emprise. »
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« Non, mais… »
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Question 1540Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
– La Banque mondiale ne devrait-elle pas encourager davantage la migration des industries sales vers les pays moins développés ?
Réponse directe
– Environnementale, non ? – Les bonnes pratiques environnementales, c'est d'aller mettre tout ce qui est cradeau dans les pays du Sud. Voilà ce qui a été recommandé par la Banque mondiale. C'est en 1991 et ça a été largement opéré depuis. dans le débat public pour chercher les sujets où rouge et vert vont s'opposer, où droit du travail va s'opposer aux droits de l'environnement. Alors que massivement, on a par exemple la question de la mondialisation qui doit nous rapprocher, ça nous fait un même adversaire. Nous avons un même adversaire, ce sont les multinationales et nous avons un même processus à contrer, c'est une mondialisation qui s'attaque autant aux droits des travailleurs qu'aux dr…
« – Les bonnes pratiques environnementales, c'est d'aller mettre tout ce qui est cradeau »
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« dans les pays du Sud. Voilà ce qui a été recommandé par la Banque mondiale. C'est en 1991 et ça a été largement opéré depuis. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 41:37
Question 1541Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
– Ce que tu laisses apparaître, et je cherchais un peu ça dans le livre, c'est l'insurrection, c'est-à-dire que tu dis, c'est ça ou l'insurrection, et finalement, comment tu te situes par rapport à ça ?
Réponse directe
– Je lisais ce matin une citation, qui disait, je ne sais plus si je n'ai pas retenu le nom de l'auteur, mais qui disait, l'histoire avance, mais elle n'avance pas comme une armée en ligne droite, elle avance comme un crabe, et par moments, l'impression que ça ne va plus, et puis d'un seul coup, elle fait un grand bond, tu vois, donc on ne peut pas prédire ce que ça sera. – Mais toi, tu as des souhaits, tu as des ambitieux… – Je veux dire, s'il y a une insurrection, j'en serai, qu'il n'y ait pas de doute là-dessus. Si ça passe, je maintiens la voie légale, les urnes, je pense qu'on a eu des grandes victoires par les urnes, il ne faut pas y renoncer. Le Front populaire, c'était un moment de…
« – Je lisais ce matin une citation, qui disait, je ne sais plus si je n'ai pas retenu le nom de l'auteur, mais qui disait, l'histoire avance, mais elle n'avance pas comme une armée en ligne droite, elle avance comme un crabe, et par moments, l'impression que ça ne va plus, et puis d'un seul coup, elle fait un grand bond, tu vois, donc on ne peut pas prédire ce que ça sera. – Mais toi, tu as des souhaits, tu as des ambitieux… – Je veux dire, s'il y a une insurrection, j'en serai, qu'il n'y ait pas de doute là-dessus. Si ça passe, je maintiens la voie légale, les urnes, je pense qu'on a eu des grandes victoires par les urnes, il ne faut pas y renoncer. Le Front populaire, c'était un moment de grande conquête par les urnes. Pourquoi ? Parce qu'il y a eu une insurrection optimiste derrière, avec les occupations d'usines et tout ça. Quand bien même il y aurait une prise de pouvoir par les urnes, derrière, il faut absolument qu'il y ait une insurrection de l'espérance, de toute façon. S'il n'y a pas ça, si le pouvoir, il se retrouve tout seul, même si c'est des gens bienveillants, vraiment de gauche, sincères et tout ça, qui sont au sommet, mais qui ne se sentent pas aspirés par une base, de toute façon, il n'y aura rien. Donc, je prends ce qui vient. Je prends ce qui vient. Mais en tout cas, les Gilets jaunes, comme les jeunes pour le climat, témoignent pour moi qu'il existe, sous nos pieds, comme un volcan, un désir d'autre chose. Les gens ne veulent plus de cette société. Elle est usée. Tu vois ? Le burn-out, qui est la maladie de notre temps, ce mot… C'est une maladie sociétale aussi. Voilà. Ce n'est pas une maladie seulement au travail. C'est un ressenti général. C'est une usure du monde. Tu sais, ça veut dire consomption, ça veut dire se brûler. Et c'est la consomption d'un individu qui, quelque part, répond à la consomption de la planète. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 32:26
Question 1542Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
pourquoi tu l'as appelé comme ça ?
Réponse directe
– Pourquoi je l'ai appelé « Il est où le bonheur ? » parce que je pense que c'est vraiment la question qui, au fond, traverse le livre, c'est-à-dire de nous demander, et je réponds, ceci dit, sur où est-ce qu'il peut être le progrès demain. C'est-à-dire de penser que, jusqu'à maintenant, la croissance a apporté un supplément de bien-être, d'espérance de vie, de baisse de la mortalité infantile, enfin de toutes ces choses-là. Et qu'on voit que depuis les années 70, il y a une déconnexion entre le PIB et le ressentiment de bonheur ou le niveau de bien-être, et ainsi de suite. – Oui, je suis au moins accroissant. C'est-à-dire que, de la même manière que je suis agnostique et que j'ai éliminé D…
« – Pourquoi je l'ai appelé « Il est où le bonheur ? » parce que je pense que c'est vraiment la question qui, au fond, traverse le livre, c'est-à-dire de nous demander, et je réponds, ceci dit, sur où est-ce qu'il peut être le progrès demain. C'est-à-dire de penser que, jusqu'à maintenant, la croissance a apporté un supplément de bien-être, d'espérance de vie, de baisse de la mortalité infantile, enfin de toutes ces choses-là. Et qu'on voit que depuis les années 70, il y a une déconnexion entre le PIB et le ressentiment de bonheur ou le niveau de bien-être, et ainsi de suite. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 10:38
Question 1543Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
– Et ce que je dois dire, c'est que le livre est très argumenté, repose effectivement sur des études, et il foisonne d'exemples. Et le nombre fait sens. À la fin, on se dit, ouais, quand même, quand même. Et c'est vrai que moi, le premier, c'est-à-dire l'écologie, évidemment, je partage toutes ces préoccupations, je suis conscient du réchauffement climatique, etc. Mais après, je suis complètement désarmé sur le moyen d'y arriver. Et ce qui parcourt ton livre, c'est une sorte d'incantation où tu dis, il faut absolument que les rouges et les verts se réunissent, il faut absolument que ces deux cœurs séparés se rassemblent. Tu essaies de trouver des mots, mais des fois, tu vois, c'est un peu véhément. Tu te dis à la fin, ok, il a raison, mais c'est une question qui parcourt le livre. D'ailleurs, c'est comment y arriver. Et d'ailleurs, tu te la poses en permanence. Et toi, à la place où tu es, mais là, je déflore un peu la fin du livre, j'ai le sentiment, mais c'est une question que je pourrais te reposer au cours de l'entretien, que tu te dis que ça va être compliqué. Et que c'est tellement compliqué que toi, tu ne peux que quoi ?
Réponse à côté
Je pense que l'écologie nous apporte cette chance qui est de reposer le sens de l'existence. C'est-à-dire que là, produire, consommer, produire, consommer, produire, consommer, qui est devenue la norme de la société, qui est une raison d'être de l'humain que je conteste depuis longtemps. Mais il n'était pas socialement admissible de contester cette manière de voir et de vivre. Et aujourd'hui, si on replace la question écologique au centre, ça repose la question de pourquoi on vit. Mais ça repose la question de il est où le bonheur ? C'est quoi le progrès ? C'est quoi la réussite demain ? Et je pense que la gauche, elle doit centralement répondre à ces questions-là.
« Je pense que l'écologie nous apporte cette chance qui est de reposer le sens de l'existence. C'est-à-dire que là, produire, consommer, produire, consommer, produire, consommer, qui est devenue la norme de la société, qui est une raison d'être de l'humain que je conteste depuis longtemps. Mais il n'était pas socialement admissible de contester cette manière de voir et de vivre. Et aujourd'hui, si on replace la question écologique au centre, ça repose la question de pourquoi on vit. Mais ça repose la question de il est où le bonheur ? C'est quoi le progrès ? C'est quoi la réussite demain ? Et je pense que la gauche, elle doit centralement répondre à ces questions-là. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 9:46
Question 1544Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François Ruffin
Tu dis la Macronie quand tu parles ?
Réponse à côté
Oui, ça va.
« Oui, ça va. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 52:25
Question 1545François Ruffin : "La France Insoumise a pris un coup sur la tête (...) mais rien n’est dit pour la suite"
Merci Stéphane pour cette question sur le même thème quasiment dans les mêmes mots beaucoup d'autres interventions François Ruffin sur l'application France Inter que répondez-vous à nos auditeurs ?
Réponse directe
Non mais je ne crois pas que M. Mélenchon enfin Jean-Luc appartiennent à l'oligarchie et on peut même dire qu'il en a été un combattant il a combattu contre et il combat encore contre cette oligarchie je veux dire il n'appartient pas aux 500 plus grandes fortunes françaises il ne détient pas d'immenses médias dans ce pays enfin voilà donc il n'a pas les caractéristiques de classe de l'oligarchie je n'ai rien contre l'élite je n'ai rien contre l'élite en soi je pense qu'il faut des élites dans un pays par contre il faut que les élites elles le méritent que moralement elles soient à la hauteur de leur statut et aujourd'hui moi ce que je regrette c'est que les élites ne sont pas à la hauteur d…
« Non mais je ne crois pas que M. Mélenchon enfin Jean-Luc appartiennent à l'oligarchie et on peut même dire qu'il en a été un combattant il a combattu contre et il combat encore contre cette oligarchie je veux dire il n'appartient pas aux 500 plus grandes fortunes françaises il ne détient pas d'immenses médias dans ce pays enfin voilà donc il n'a pas les caractéristiques de classe de l'oligarchie »
France Inter — L'invité de 8h20 · François Ruffin : "La France Insoumise a pris un coup sur la tête (...) mais rien n’est dit pour la suite"Vérifier à 17:34Voir 1 autre passage
« je n'ai rien contre l'élite je n'ai rien contre l'élite en soi je pense qu'il faut des élites dans un pays par contre il faut que les élites elles le méritent que moralement elles soient à la hauteur de leur statut et aujourd'hui moi ce que je regrette c'est que les élites ne sont pas à la hauteur de leur statut par les choix qu'elles prennent par le fait de favoriser en effet les plus riches de ce pays suppression de l'exit tax de la flat tax de l'impôt sur la fortune enfin voilà et ainsi de suite »
France Inter — L'invité de 8h20 · François Ruffin : "La France Insoumise a pris un coup sur la tête (...) mais rien n’est dit pour la suite"Vérifier à 18:00
Question 1546François Ruffin : "La France Insoumise a pris un coup sur la tête (...) mais rien n’est dit pour la suite"
Mais donc l'écologie est fragilisée par les démarches consensuelles. C'est ça ce que vous voulez dire aujourd'hui ?
Réponse à côté
vers une démarche consensuelle sur ce terrain-là. Vous savez, il faut le temps d'être... Mais avec la loi. Il faut la loi. Pour changer les comportements. Il faut la loi pour changer les comportements. Oui, je crois à la loi. Vous savez, je ne suis pas devenu député par hasard. Je suis devenu député aussi parce que je crois à la loi. C'est-à-dire à la règle qu'on se fixe en commun et qu'on respecte.
« vers une démarche consensuelle sur ce terrain-là. Vous savez, il faut le temps d'être... Mais avec la loi. Il faut la loi. Pour changer les comportements. Il faut la loi pour changer les comportements. Oui, je crois à la loi. Vous savez, je ne suis pas devenu député par hasard. Je suis devenu député aussi parce que je crois à la loi. C'est-à-dire à la règle qu'on se fixe en commun et qu'on respecte. »
France Inter — L'invité de 8h20 · François Ruffin : "La France Insoumise a pris un coup sur la tête (...) mais rien n’est dit pour la suite"Vérifier à 10:11
Question 1547François Ruffin : "La France Insoumise a pris un coup sur la tête (...) mais rien n’est dit pour la suite"
Un mot tout de même Yannick Jadot, 13% aux Européennes dit vouloir créer une force écologique qui agrègerait des partis écolos, mais pas la France insoumise. Il dit, c'était dans le monde. Pour moi, LFI et Génération, ce ne sont pas des partis écologistes, mais leurs militants, comme tous ceux qui se retrouvent dans les valeurs de l'écologie, sont les bienvenus. Que répondez-vous à ça ?
Réponse directe
Je trouve que ce n'est pas une bonne manière de commencer à vouloir faire les choses en en excluant certains. Voilà, ça c'est la première chose. Après, moi je suis venu dans le groupe parlementaire de la France insoumise, j'ai été élu avec toutes les étiquettes, Europe, Écologie, Les Verts, Ensemble, le Parti communiste et la France insoumise. Mais il me semble que dans la démarche, dans la durée, y compris de Jean-Luc Mélenchon, il nous fait marcher, il nous a fait avancer sur deux jambes. Il a remis la gauche sur ses deux jambes. C'est quoi ? C'est la jambe rouge, c'est le social, c'est la jambe verte, c'est l'écologie. Et moi je reste habité par cette maxime, consommer moins, répartir mi…
« Je trouve que ce n'est pas une bonne manière de commencer à vouloir faire les choses en en excluant certains. Voilà, ça c'est la première chose. »
France Inter — L'invité de 8h20 · François Ruffin : "La France Insoumise a pris un coup sur la tête (...) mais rien n’est dit pour la suite"Vérifier à 12:35Voir 1 autre passage
« Après, moi je suis venu dans le groupe parlementaire de la France insoumise, j'ai été élu avec toutes les étiquettes, Europe, Écologie, Les Verts, Ensemble, le Parti communiste et la France insoumise. Mais il me semble que dans la démarche, dans la durée, y compris de Jean-Luc Mélenchon, il nous fait marcher, il nous a fait avancer sur deux jambes. Il a remis la gauche sur ses deux jambes. C'est quoi ? C'est la jambe rouge, c'est le social, c'est la jambe verte, c'est l'écologie. Et moi je reste habité par cette maxime, consommer moins, répartir mieux. Répartir mieux, c'est le volet rouge, c'est le volet égalitaire, il n'y a pas besoin d'avoir un plus gros gâteau dans ce pays, il faut le partager comme il faut et consommer moins parce qu'en effet si on ne veut pas foncer dans le mur écologique aujourd'hui... Ils ont les deux jambes vertes eux ? Yannick Jadot depuis les Européennes ? Moi vous savez, je n'ai jamais dit un mot de mal. Non mais c'est pour comprendre et savoir. Je vous le dis, depuis que je suis élu et même avant, quand j'étais candidat, on avait une cagnotte et on devait mettre un euro dans la cagnotte si on disait du mal de quelqu'un quand on considérait qu'il était à gauche, qu'il était dans notre camp. Donc je n'ai... Regardez toutes mes interventions, je n'ai jamais dit un mot de mal sur qui que ce soit que je considère comme étant plutôt... »
France Inter — L'invité de 8h20 · François Ruffin : "La France Insoumise a pris un coup sur la tête (...) mais rien n’est dit pour la suite"Vérifier à 12:42
Question 1548François Ruffin : la bête noire d'Emmanuel Macron - C à Vous - 13/03/2019
Il y a une chose très intéressante dans ce que je connais du positionnement politique de François Ruffin, c'est qu'en effet, il me semble très conscient de la question des frontières et de la question des limites. Et quelque part, il est en train de rompre avec l'internationalisme naïf qui fait que, d'une manière ou d'une autre, la gauche socialiste a trahi le peuple. Jusqu'où ira-t-il ?
Réponse à côté
Parfait d'avenir pour un parti national et populaire. Moi, juste, d'abord, Juvvin, je ne savais pas qui c'était. Au début, j'ai cru que c'était Patrick Jouvet, le chanteur, qui m'apportait son soutien. Et j'en étais très heureux. Donc, vous voyez, il y a des gens qui se mettent à exister parce qu'ils disent « Oh, on va aller construire un truc, on lance Ruffin ». Non, mais je vous assure que la tambouille politique, je m'en tiens souvent le plus éloigné. Donc, je m'attendais. Bon, voilà. Alors, je suis dit, depuis, j'ai appris ça. Je veux dire, moi, je le dis clairement, je fais mien à la Révolution française, je fais mien à la Commune, je fais mien à Jaurès, je fais mien à le Front populai…
« Parfait d'avenir pour un parti national et populaire. »
C à vous · François Ruffin : la bête noire d'Emmanuel Macron - C à Vous - 13/03/2019Vérifier à 18:16Voir 2 autres passages
« Moi, juste, d'abord, Juvvin, je ne savais pas qui c'était. Au début, j'ai cru que c'était Patrick Jouvet, le chanteur, qui m'apportait son soutien. Et j'en étais très heureux. Donc, vous voyez, il y a des gens qui se mettent à exister parce qu'ils disent « Oh, on va aller construire un truc, on lance Ruffin ». »
C à vous · François Ruffin : la bête noire d'Emmanuel Macron - C à Vous - 13/03/2019Vérifier à 18:19
« Non, mais je vous assure que la tambouille politique, je m'en tiens souvent le plus éloigné. »
C à vous · François Ruffin : la bête noire d'Emmanuel Macron - C à Vous - 13/03/2019Vérifier à 18:33
Question 1549François Ruffin : la bête noire d'Emmanuel Macron - C à Vous - 13/03/2019
Je n'en sais rien. Mais il est clair que sur beaucoup de ses positions, les convergences avec les positions que je peux défendre ne manquent pas. Et peut-être est-ce qu'elles dessinent un nouvel avenir ?
Réponse partielle
Parfait d'avenir pour un parti national et populaire. Moi, juste, d'abord, Juvvin, je ne savais pas qui c'était. Au début, j'ai cru que c'était Patrick Jouvet, le chanteur, qui m'apportait son soutien. Et j'en étais très heureux. Donc, vous voyez, il y a des gens qui se mettent à exister parce qu'ils disent « Oh, on va aller construire un truc, on lance Ruffin ». Non, mais je vous assure que la tambouille politique, je m'en tiens souvent le plus éloigné. Donc, je m'attendais. Bon, voilà. Alors, je suis dit, depuis, j'ai appris ça. Je veux dire, moi, je le dis clairement, je fais mien à la Révolution française, je fais mien à la Commune, je fais mien à Jaurès, je fais mien à le Front populai…
« Mais non, je veux dire, chercher sur le parking des Whirlpool, mais en plein d'autres endroits, je me bagarre contre le Rassemblement national, c'est-à-dire, je me bagarre ma lecture du monde. Et on peut la considérer comme manichéenne, on peut la considérer comme simpliste, on peut la regarder comme archaïque. Mais, reconnaissez-moi ma cohérence. C'est une lecture de classe. C'est une lecture du capital contre le travail. C'est une lecture des petits contre les gros. C'est une lecture des salariés, des entrepreneurs, des artisans contre les actionnaires. C'est ça, ma lecture du monde. Et donc, quand je suis sur le parking des Whirlpool, mais comme je suis sur plein d'endroits ailleurs, ma bagarre, c'est de dire aux gens, mais attendez, votre adversaire, ce n'est pas les réfugiés, ce n'est pas les assistés, ce n'est pas les immigrés. Si vous avez été licencié chez Whirlpool, c'est Jeff Fettig, dont visionnirait le nom, le PDG américain. Ce sont les actionnaires Vanguard Group. C'est le triplement de la part des dividendes depuis les années 80. Voilà mon moteur. Donc, voilà. Et donc, de ce point de vue-là, pas d'alliance et pas de partenariat. »
C à vous · François Ruffin : la bête noire d'Emmanuel Macron - C à Vous - 13/03/2019Vérifier à 18:53
Question 1550François Ruffin, sans filtre : Journaliste VS Politique ?
Est-ce qu'on leur coupe la tête ?
Réponse à côté
Ça, c'est bien de la violence, quand même. Ouais, moi, en tout cas, ça me semble aujourd'hui relativement inutile. C'est archaïque. Ce qui m'intéresse, c'est qu'il faut avoir un niveau... Il faut avoir la masse avec nous. Tu vois, si jamais tu n'as qu'une avant-garde éclairée, c'est cuit. C'est cuit. L'avant-garde, c'est comme une locomotive. Elle doit entraîner derrière elle des wagons. Si elle ne regarde pas, si derrière elle, elle entraîne des wagons, elle va dans le mur. Nous, on peut avoir... Si on n'a pas les gens avec nous, comme on n'a pas l'argent, on n'aura rien. Donc, il faut qu'on ait les gens avec nous. Et si on ne regarde pas, si en permanence, derrière nous, on a accroché des…
« Ça, c'est bien de la violence, quand même. »
Thinkerview · François Ruffin, sans filtre : Journaliste VS Politique ?Vérifier à 48:53Voir 2 autres passages
« Ouais, moi, en tout cas, ça me semble aujourd'hui relativement inutile. C'est archaïque. Ce qui m'intéresse, c'est qu'il faut avoir un niveau... Il faut avoir la masse avec nous. Tu vois, si jamais tu n'as qu'une avant-garde éclairée, »
Thinkerview · François Ruffin, sans filtre : Journaliste VS Politique ?Vérifier à 48:56
« c'est cuit. C'est cuit. »
Thinkerview · François Ruffin, sans filtre : Journaliste VS Politique ?Vérifier à 49:15
Voir 2 autres passages
« Elle doit être utilisée avec beaucoup de réserves. Mais là, ce qui ne va pas, c'est que dans le maintien de l'ordre aujourd'hui, vous avez des unités qui ne sont pas spécialistes du tout du maintien de l'ordre. Ce n »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 12:51
« pas comme si vous aviez des CRS. Moi, j'ai connu des manifestations. Il n'y avait quasiment que des CRS et les renseignements généraux à l'époque. Là, vous avez toutes les unités dont ce n'est pas la spécialité qui viennent se mêler de ça. Ça ne va pas. Ça ne va pas non plus quand on a... Vous savez, j'ai fait un rapport, moi, sur la police. La formation est complètement insuffisante. Non seulement la formation initiale a été raccourcie, on est passé de 12 mois à 9 mois, mais ensuite, derrière, la formation continue est inexistante. Tous les syndicats policiers que j'ai interrogés me disent non, il n »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 13:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 juin 2026 au 15 oct. 2026 · 22 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« se fassent entendre dans un temps où le pouvoir ne veut pas entendre. J'entendais la réaction aujourd'hui d'Edouard Geffray, qui après cinq semaines de mouvement lycéen, dit « Le temps des décisions est proche. »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 1:07Voir 2 autres passages
« pas normal qu'on soit 36 par classe. C'est-à-dire qu'on ne veut plus de parcours sup. Et sur ces demandes de base, cinq semaines plus tard, il n'y a toujours pas de décision du gouvernement. Non, le temps approche. Donc, »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 1:29
« pendant le mandat d'Emmanuel Macron, où on n'a pas de réponse politique, mais on a une réponse policière. Ça a été la crise des Gilets jaunes. Il a choisi de laisser pourrir, d'attendre, de ne pas offrir de réponse sur le référendum d'initiative citoyenne, par exemple, et de faire le blabla du grand débat. Et il croit gagner comme ça. Mais à la fin, et c'est la même chose sur le mouvement du retraite, mais à la fin, le pouvoir y gagne, ce que la démocratie y perd. »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 3:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées16 juin 2026 au 15 oct. 2026 · 13 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« aura pas 1 588 postes d'enseignants de supprimés. On ne va pas économiser 600 millions d'euros sur l'éducation nationale. Et on veut aller vers la fin de parcours sup. On met de l'humain en face de l'humain. Vous dites ça. Vous dénouez la situation. Et il n'y a pas de réponse politique. À la place, il n'y a qu'une réponse policière. »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 2:25Voir 2 autres passages
« Elle doit être utilisée avec beaucoup de réserves. Mais là, ce qui ne va pas, c'est que dans le maintien de l'ordre aujourd'hui, vous avez des unités qui ne sont pas spécialistes du tout du maintien de l'ordre. Ce n »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 12:51
« pas comme si vous aviez des CRS. Moi, j'ai connu des manifestations. Il n'y avait quasiment que des CRS et les renseignements généraux à l'époque. Là, vous avez toutes les unités dont ce n'est pas la spécialité qui viennent se mêler de ça. Ça ne va pas. Ça ne va pas non plus quand on a... Vous savez, j'ai fait un rapport, moi, sur la police. La formation est complètement insuffisante. Non seulement la formation initiale a été raccourcie, on est passé de 12 mois à 9 mois, mais ensuite, derrière, la formation continue est inexistante. Tous les syndicats policiers que j'ai interrogés me disent non, il n »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés16 juin 2026 au 15 oct. 2026 · 34 observations34 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 'argent à l'Ukraine, mais pendant ce temps-là, il va falloir se serrer la ceinture dans les hôpitaux, dans les lycées, et que finalement, on vient dire aux Français, il faut choisir. Soit on aide les uns, soit les autres. C'est une manière de rendre ce soutien international complètement impopulaire. Et donc, moi, je dis qu'il ne doit pas y avoir à choisir entre se protéger sur le terrain de la Défense et construire des services publics qui soient solides. En fait, le cœur de ce que je pense, c'est qu'il faut en finir avec un état subvention et il faut revenir à un état action. Un état action qui prend de l'argent, parce que la France a un fort taux de prélèvement obligatoire. Mais simplement, ce taux-là, il ne sert pas pour l'école, »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 6:02Voir 2 autres passages
« Écoutez, moi je suis prêt à y aller. Normalement, il devait y avoir une grande primaire ouverte que je voulais de Poutou à Hollande. Et puis, ils ont eu peur. Ils ont eu peur que les partis socialistes, Passe Publique, Raphaël Glucksmann, ils ont eu peur de perdre ça. Donc ils se sont dit, bon, on va se replier dans notre coin. Moi, je lis leur charte. Je dis, bon, moi j'ai rien contre ça. Pourquoi pas y aller ? Ça me fait marrer. Je suis prêt à aller sur leur terrain, avec leurs règles, avec leurs arbitres. Et qu'est-ce qu'ils font ? Ils ferment la porte à triple tour. Ils la blindent. Ils mettent des mines derrière pour pas qu puisse rentrer. C'est panique à bord. Bon, je le dis. Moi, je pense que ça ferait du bien. Ça ferait du bien à la démocratie, ça ferait du bien au pays que d'avoir un débat avec Raphaël Glucksmann sur comment on remet de l'argent dans le porte-monnaie des Français. Comment on rapatrie de l'industrie dans notre pays. Comment on fait pour que les logements payent moins cher dans les budgets. Je pense qu'avoir un grand débat public plutôt que de se replier. Vous savez, si aujourd'hui chacun avance dans son couloir, les communistes avec les communistes, les socialistes avec les socialistes, les écologistes avec les écologistes, les insoumis avec les insoumis, »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 1:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités16 juin 2026 au 8 oct. 2026 · 19 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« le rapport à la cistana est l'une des principales prédispositions au vote Rassemblement National. Donc voilà, je mets les pieds dans le plat. Moi, vous savez, je dis, le radiologue, on ne lui en veut pas de montrer la fracture. »
humanite-fr · Quelle stratégie de la gauche pour faire reculer l’extrême droite ? Avec Ruffin, Nottin et TondelierVérifier à 20:04Voir 2 autres passages
« veux dire, Marine Le Pen a tout de suite capté la question de la cistana, elle fait une page dessus, il y aura un ministère de la fraude, d'accord ? De la fraude sociale, jamais de la fraude fiscale. »
humanite-fr · Quelle stratégie de la gauche pour faire reculer l’extrême droite ? Avec Ruffin, Nottin et TondelierVérifier à 23:15
« a pas dans le discours du Rassemblement national, il n'y a pas le mot égalité. »
humanite-fr · Quelle stratégie de la gauche pour faire reculer l’extrême droite ? Avec Ruffin, Nottin et TondelierVérifier à 23:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées16 juin 2026 au 9 sept. 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ce n pas la détresse affective. 'est qu'à ce moment-là, il doit y avoir une intervention publique pour se demander comment on fait pour que la femme, comment on fait pour que les enfants ne chutent »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 7:57Voir 2 autres passages
« Peut-être que ça va vite, mais pas pour avoir des enfants, pas pour s'installer, pas pour prévoir un avenir ensemble. Donc, en revanche, dire qu'il y a là un échange sur le diagnostic, sur les points communs qu'il peut y avoir à l'horizon, et sur la nécessité qu'il y de faire dérailler le train de l'histoire, le train de la fatalité. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 5:34
« Peut-être que ça va vite, mais pas pour avoir des enfants, pas pour s'installer, pas pour prévoir un avenir ensemble. Donc, en revanche, dire qu'il y a là un échange sur le diagnostic, sur les points communs qu'il peut y avoir à l'horizon, et sur la nécessité qu'il y de faire dérailler le train de l'histoire, le train de la fatalité. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 5:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées16 juin 2026 au 9 sept. 2026 · 82 observations86 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, c'est des discussions. Moi, en tout cas, s s'agissait pour moi de casser le mur de... Vous savez, quand vous faites campagne, vous êtes entouré par des gens qui pensent comme vous. Ben non, je ne voulais pas ça. Je voulais que rencontrer les Français presque au hasard, et qu'est-ce que j'en ai retiré ? Il y a un grand temps de rupture dans la vie des Français, ce sont les ruptures affectives. Le moment où, finalement, il y a un divorce, il y a une séparation, et derrière, c'est un choc sentimental, mais c'est aussi un choc financier. Ça peut être un choc de la pauvreté, c'est un choc sur le logement. Et je pense que c'est un moment où la société doit agir, où il doit y avoir, en gros, la sécurité sociale a prévu, après-guerre, une lutte contre les risques de maladie, de vieillesse. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 7:14Voir 2 autres passages
« Je suis pour que, dans les entreprises, il n ait pas tout le pouvoir au capital, mais qu'il y du pouvoir pour les salariés, et qu'il y du pouvoir aussi pour les ONG, pour un certain nombre d'élus locaux, et que le seul but des firmes, ça ne soit pas de faire du profit et de le redistribuer en diffident à leurs actionnaires. Mais vous savez, me semble que ça, normalement, c'est partagé par les socialistes. Je veux dire, moi, je me sens un héritier honnête, honorable de Léon Blum ou de Jean Jaurès. Voilà, je suis dans cette tradition. Je suis dans cette tradition qui considère qu'en effet, tout le pouvoir ne doit pas aller à l'argent. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 4:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités16 juin 2026 au 9 sept. 2026 · 45 observations48 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi je suis un député au SMIC et je suis prêt à devenir un président de la République au SMIC parce que je considère que'est de l'argent de poche. En de compte, il y a tout frais payé. Quand on est à l'Elysée, on ne paye pas ses factures de gaz. On ne paye pas, quand on va à Brégançon, on ne s'arrête pas sur une aire d'autoroute pour faire le plein du péage. Ce n pas nous qui sortons notre carte bancaire. Donc les 16 000 euros dont on parle, c'est de'argent de poche. Donc je suis prêt à très largement diminuer tout ça et dire qu'un président qui avait doublé son salaire, c'était Nicolas Sarkozy. Ça n'a pas donné d'exemple en maillette en matière ni de politique publique, ni en matière de lutte contre la corruption. Puisqu'au contraire, il est maintenant depuis multi-candemnés avec bracelet électronique et compagnie. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 0:18Voir 2 autres passages
« On lui cède bien sûr une longue vie. Ça nous fera 6 millions d'euros par an pour les anciens présidents. Moi, je considère que quand on abandonne son mandat, quand on quitte l'Élysée, on redevient un citoyen ordinaire. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 4:31
« En tout cas, vous pointez le doigt sur ce qui n'est pas de l'ordre de la symbolique, mais qui est la véritable corruption de la nation. C'est ce qu'on appelle de manière gentille les pantouflages et rétro-pantouflages. Et ça a l'air sympa parce que c'est des chanrentaises, ça a l'air pépère. C'est ce qu'on appelle aussi les portes tournantes. Mais il faut bien voir que les gens qui franchissent la porte, ils le franchissent avec un bout de la République. Et c'est devenu industriel. Ce sont en 3 ans, plus de 500 ministres aux fonctionnaires qui sont passés, pas seulement dans le privé, mais qui sont passés dans le privé au poste de lobbyistes, d'affaires publiques, c'est-à-dire pour vendre leur carnet d'adresse. Vous avez cité Christophe Castaner, mais c'est devenu une mode. Tous les ministres se mettent à former leur cabinet conseil à la sortie des ministères pour vendre leur numéro de téléphone. Et finalement, ils n'ont pas le droit de travailler dans les ministères. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités7 juil. 2026 au 7 juil. 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est dans la proposition de loi. Quand une menace est avérée, il y a une protection policière. C'est évident. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 5:24Voir 1 autre passage
« D'abord dire que le Rassemblement National est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal. Et pourquoi ? Pourquoi ? Il faut rappeler les faits quand même. C'est une distribution par Marine Le Pen d'emplois fictifs comme des pains au chocolat. à sa sœur, à sa belle-sœur, à son chauffeur, à son garde du corps, jusqu'au majordome de son père pour 4,5 millions d'euros et est allé sur plus de 10 ans. Et le jugement de première instance, il parle non pas de petites erreurs, mais d'un système, d'un système qui a duré pendant une décennie jusqu'à temps que la justice s'en saisisse. Et moi je rappelle quelles étaient les déclarations. Qui disait ? Qui disait quand allons-nous mettre en place l'inigibilité à vie pour les élus condamnés durant leur mandat ? Marine Le Pen. Qui disait je demande l'application stricte et entière de la loi via le principe de tolérance zéro ? Marine Le Pen. Qui disait les Français en ont marre qu'il y ait des affaires, ils en ont marre des élus qui détournent de l'argent ? Marine Le Pen. Qui disait il faudrait rendre inéligibles ceux qui ont été condamnés pour favoritisme, pour détournement de fonds, pour emplois fictifs ? Marine Le Pen. Et la troisième proposition de son programme, en 2022, la troisième, troisième mesure, donc très haut, c'était supprimer toute possibilité de réduction et d'aménagement de peine. Donc ça veut dire qu'elle ne devrait même pas porter le prêt à l'électronique, vraisemblablement cet après-midi, elle devrait aller directement en prison. Ce n'est pas ce qui va se passer. Mais voilà, quels étaient les propos de Marine Le Pen. L'inéligibilité à vie. Donc la justice, là, elle fait son travail. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 0:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités16 juin 2026 au 7 juil. 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Qui vient d'être déposée dans la foulée de notre cahier de campagne. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 5:33Voir 2 autres passages
« Non, mais il s'agit de la portée. En tout cas, vous savez, l'ONG Transparency International, dans son rapport, elle dit quoi ? La France dégringole dans le classement de la lutte contre la corruption. La France risque de perdre le contrôle contre la corruption. Et elle parle d'une léthargie politique. Eh bien, je suis là pour sortir la France de sa léthargie politique face à la corruption. parce qu'il y a de la loi du silence, parce qu'il y a de la coutumance, mais parce qu'il y a aussi des conséquences. Pas que morale. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 5:40
« – Je suis co-signataire de la proposition, et depuis des mois et des mois maintenant. Vous dire que quand il y a eu le rapport de la civise, qui venait dire trois enfants par classe, victimes d'inceste ou de violences sexuelles, qui venait dire 160 000 enfants par an, qui venait dire plus de 5 millions de victimes dans notre pays, j'ai cru que ça serait un électrochoc, j'ai cru que la société en serait transformée, parce que moi je l'étais, je n'imaginais pas qu'il y avait ce continent noir de crimes sur des enfants sous nos pieds, et ça n'a pas bougé. J'espérais qu'il y ait un grand plan dans l'éducation nationale, de détection, de prévention, le recrutement de psychologues, qui sonde un peu les enfants ou qui pourraient être victimes de ça. Ça n'a pas eu lieu. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées16 juin 2026 au 17 juin 2026 · 15 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je l'ai déjà dit à l'occasion de la venue de Vladimir Poutine, je considère qu'un chef d'État reçoit un chef d'État dans son palais, qui est l'Élysée. Et pas au fort de Brégançon, pas au premier étage de la tour Eiffel, comme ça s'était déjà fait avec le couple Trump. Maintenant, je ne vais pas centrer mes reproches sur « alors ça se fait à Versailles en grande pompe pour attirer Donald Trump, pour qu'il reste jusqu'à la fin du G7 cette fois-ci ». Moi ce que je viens de demander, c'est là les États-Unis vont fêter le 250e anniversaire de leur déclaration d'indépendance, à laquelle la France a particulièrement œuvré. C'est comme ça qu'on a creusé notre déficit sous Louis XVI, c'est pour ça qu'il a convoqué les États généraux, c'est pour ça qu'il y a eu la révolution française derrière. Donc quand même, c'est un événement important pour nous aussi. Moi ce que je souhaiterais, c'est que la France, que l'Europe proclame désormais leur propre déclaration d'indépendance. Et qu'ils prennent leur indépendance à l'égard des États-Unis, leur indépendance sur le plan militaire, leur indépendance sur le plan diplomatique, leur indépendance sur le plan numérique. »
Public Sénat · François Ruffin : « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco »Vérifier à 0:33Voir 2 autres passages
« – Il va y avoir un vote du Parti socialiste, vraisemblablement, sur primaire ou pas primaire. Et moi, je viens dire aux camarades socialistes, ce n'est pas seulement un choix de méthode que vous avez à faire. Est-ce que vous choisissez de refermer la parenthèse qui s'est ouverte en 2022, ou vous faisiez corps avec votre gauche, avec les écologistes, avec nous, ou bien est-ce que vous tournez à nouveau vers la suite du macronisme ? Donc il n'y a pas seulement un choix de méthode, mais il y a un choix d'orientation qui sera à faire du côté des militants socialistes. »
Public Sénat · François Ruffin : « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco »Vérifier à 16:43
« – Il va y avoir un vote du Parti socialiste, vraisemblablement, sur primaire ou pas primaire. Et moi, je viens dire aux camarades socialistes, ce n'est pas seulement un choix de méthode que vous avez à faire. Est-ce que vous choisissez de refermer la parenthèse qui s'est ouverte en 2022, ou vous faisiez corps avec votre gauche, avec les écologistes, avec nous, ou bien est-ce que vous tournez à nouveau vers la suite du macronisme ? Donc il n'y a pas seulement un choix de méthode, mais il y a un choix d'orientation qui sera à faire du côté des militants socialistes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 5:24
« – Oui. Donc ça montre bien que la lutte des classes, elle ne s'effatise pas quand on parle d'environnement. Au contraire, à mon avis, elle se renforce. C'est-à-dire qu'on n'est plus sur les questions de niveau de vie aujourd'hui. On est sur la question de la survie elle-même. Et là, on voit bien quand je dis qu'en France même, les 10% les plus riches émettent 8 fois plus de gaz à effet de serre. Ça veut dire aussi, il y a une étude du Crédoc qui est sortie sur l'engagement de façade des classes supérieures. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 8:06
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 5:24
« – Oui. Donc ça montre bien que la lutte des classes, elle ne s'effatise pas quand on parle d'environnement. Au contraire, à mon avis, elle se renforce. C'est-à-dire qu'on n'est plus sur les questions de niveau de vie aujourd'hui. On est sur la question de la survie elle-même. Et là, on voit bien quand je dis qu'en France même, les 10% les plus riches émettent 8 fois plus de gaz à effet de serre. Ça veut dire aussi, il y a une étude du Crédoc qui est sortie sur l'engagement de façade des classes supérieures. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 8:06
« Non mais tu sais, bon, après, l'image qu'on renvoie, puis je sais que quand tu entres dans l'univers politique et tu veux t'adresser aux gens, à des moments, il faut taper aussi pour être clair. Mais après, je pense que la différence… Moi, le pas que ça me fait faire, c'est assumer le côté espérance, le côté au-delà. Je suis agnostique, mais l'au-delà de l'homme qui serait juste fait pour consommer et produire. Il y a autre chose en l'homme, tu vois. Et alors, jusqu'à maintenant, je me disais, putain, ça a un côté cucu, tu vois. Et faire germer les graines de l'espoir, et ainsi de suite. Donc, bon, je savais que je l'avais en moi et je ne l'assumais pas. Et je pense qu'aujourd'hui, il faut l'assumer pour sortir de l'économisme. Il ne faut pas qu'on soit juste, je leur dis, aux jeunes, je leur dis, vous n'êtes pas des comptables d'un monde qui meurt, vous êtes les prophètes d'un monde qui vient. Et donc, il faut qu'on soit les annonciateurs d'autre chose et se dire qu'aujourd'hui, on doit faire basculer la société des biens vers les liens, notamment. »
Le Média — Podcasts · Ce monde touche à sa fin, le capitalisme ne fait plus envie | François RuffinVérifier à 1:05:46
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 13:02
« C'est elle qui souhaitait l'inéligibilité à vie. Oui, non mais d'accord. Mais vous, qu'est-ce que vous en pensez, vous ? Elle a une éligibilité qui n'est que très provisoire et qui pour moi, normalement, je veux dire, si jamais on appliquait la peine de manière stricte, elle serait en prison. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 2:27
« Écoutez, moi je suis prêt à y aller. Normalement, il devait y avoir une grande primaire ouverte que je voulais de Poutou à Hollande. Et puis, ils ont eu peur. Ils ont eu peur que les partis socialistes, Passe Publique, Raphaël Glucksmann, ils ont eu peur de perdre ça. Donc ils se sont dit, bon, on va se replier dans notre coin. Moi, je lis leur charte. Je dis, bon, moi j'ai rien contre ça. Pourquoi pas y aller ? Ça me fait marrer. Je suis prêt à aller sur leur terrain, avec leurs règles, avec leurs arbitres. Et qu'est-ce qu'ils font ? Ils ferment la porte à triple tour. Ils la blindent. Ils mettent des mines derrière pour pas qu puisse rentrer. C'est panique à bord. Bon, je le dis. Moi, je pense que ça ferait du bien. Ça ferait du bien à la démocratie, ça ferait du bien au pays que d'avoir un débat avec Raphaël Glucksmann sur comment on remet de l'argent dans le porte-monnaie des Français. Comment on rapatrie de l'industrie dans notre pays. Comment on fait pour que les logements payent moins cher dans les budgets. Je pense qu'avoir un grand débat public plutôt que de se replier. Vous savez, si aujourd'hui chacun avance dans son couloir, les communistes avec les communistes, les socialistes avec les socialistes, les écologistes avec les écologistes, les insoumis avec les insoumis, »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 1:41
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 7:03
Public Sénat · François Ruffin : « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco »