Et il y a ces propos qui ont été condamnés pour un juge raciale. S'ils n'étaient pas de votre camp, vous diriez quoi ?
Réponse à côtéChacun a commis des erreurs dans son existence. Maintenant, il faut les reconnaître. Mais moi, je vous dis, ce qui me peine le plus pour la démocratie demain, ce n'est pas qu'il y ait un Tahabouhaf, et manifestement qu'il n'y en ait pas, puisqu'il vient de retirer sa candidature. Vous regrettez ? Ce n'est pas ça. Moi, ce qui m'inquiète pour la démocratie demain, c'est cette uniformité de l'Assemblée nationale. Vous savez, moi, je mène campagne dans la Somme. Le décrochage entre le politique et les gens, je le perçois tous les jours. Et c'est-à-dire ce sentiment de ne pas être représenté. Alors, moi, je fais ce que je peux avec mes interventions sur les agents d'entretien, sur les clubs de f…
« Chacun a commis des erreurs dans son existence. Maintenant, il faut les reconnaître. Mais moi, je vous dis, ce qui me peine le plus pour la démocratie demain, ce n'est pas qu'il y ait un Tahabouhaf, et manifestement qu'il n'y en ait pas, puisqu'il vient de retirer sa candidature. Vous regrettez ? Ce n'est pas ça. Moi, ce qui m'inquiète pour la démocratie demain, c'est cette uniformité de l'Assemblée nationale. Vous savez, moi, je mène campagne dans la Somme. Le décrochage entre le politique et les gens, je le perçois tous les jours. Et c'est-à-dire ce sentiment de ne pas être représenté. Alors, moi, je fais ce que je peux avec mes interventions sur les agents d'entretien, sur les clubs de foot, et ainsi de suite. Mais combien d'auxiliaires de vie à l'Assemblée nationale ? Combien d'agents d'entretien ? Alors là, peut-être qu'on va avoir la chance, et moi, j'y suis attaché, au fait qu'on ait une femme de ménage, une femme de chambre, vous savez, de l'hôtel Ibis, c'est la personne de Rachel Kéké, qui pourra peut-être entrer à l'Assemblée nationale. Mais voilà, moi, ce que je souhaite, c'est que l'Assemblée nationale soit représentative de la diversité de la société française, et on peut considérer que Taabouaf représente une partie de la sensibilité de la population française. Moi, ce que j'aimerais bien, c'est qu'il y ait les quartiers populaires, c'est qu'il y ait les quartiers populaires, mais qu'on n'oublie pas les campagnes populaires, la France des ronds de poings, la France des gilets jaunes, et qu'elle aussi, elle puisse se retrouver dans les voies qui apporteront à l'Assemblée nationale. Sachant que ce n'est pas à l'Assemblée nationale que se fait la loi, c'est quand même l'Élysée qui décide de la loi. Bon, mais voilà. »
