Mais alors, c'est une question de ton ou est-ce que c'est plus profond ?
Réponse à côtépour nous. C'est un gros souci de ton et que ça, il faut le changer. Maintenant, ce que j'ai lu dans le rapport de la Fondation Jean Jaurès aussi, et je veux revenir au problème des Français, vous savez, le président de la République intervenant mercredi a eu cette phrase, il dit les salaires ont plutôt suivi. Et c'est incroyable, il est là, sous les dorures de l'Elysée, tout va bien avec lui et ses amis, et vient dire les salaires ont plutôt suivi. En vérité, c'est moins 5% pour les salaires. Ça veut dire qu'on a demandé aux gens de se serrer la ceinture 1, 2, 3, 4, 5 crans. Ça veut dire qu'il y a eu 5% à 10% de consommation en moins de produits alimentaires dans les hypermarchés. Et la Fo…
« pour nous. C'est un gros souci de ton et que ça, il faut le changer. Maintenant, ce que j'ai lu dans le rapport de la Fondation Jean Jaurès aussi, et je veux revenir au problème des Français, vous savez, le président de la République intervenant mercredi a eu cette phrase, il dit les salaires ont plutôt suivi. Et c'est incroyable, il est là, sous les dorures de l'Elysée, tout va bien avec lui et ses amis, et vient dire les salaires ont plutôt suivi. En vérité, c'est moins 5% pour les salaires. Ça veut dire qu'on a demandé aux gens de se serrer la ceinture 1, 2, 3, 4, 5 crans. Ça veut dire qu'il y a eu 5% à 10% de consommation en moins de produits alimentaires dans les hypermarchés. Et la Fondation Jean Jaurès, là, ce qu'elle écrit dans ce papier, c'est que ceux qui allaient dans les grandes surfaces, supermarchés, hypermarchés, ils vont vers le hard-discount, ceux qui sont dans le hard-discount, ils vont vers les associations caritatives, et qu'on a un champion de l'ultra hard-discount brésilien qui vient s'installer, Attaquadeo, qui vient s'installer en France, à Aulnay. Pourquoi ? C'est un symptôme de la pauvreté, c'est un symptôme d'une carmondisation d'un pan du pays. Voilà ce qui devrait nous alerter. Ce qui se passe là, sur le plan démocratique, comme sur le plan social, la première étant la conséquence de la deuxième, c'est les classes moyennes inférieures qui décrochent, à qui on demande de se serrer la ceinture, et si c'était pour tout le monde. Vous savez, si on était en guerre et qu'il s'agissait que tout le monde se serre la ceinture, ça serait dans la justice. Aujourd'hui, on a des gens qu'on rationne, mais qu'on rationne très concrètement. Une famille sur deux avec enfants a réduit ses portions dans son assiette. Très concrètement. Bon. Et eux se rationnent et en haut, ils se gavent. Je veux dire, vous avez les titres des échos, c'est de nouveaux dividendes records cette année. Et ils en sont presque eux-mêmes surpris. Plus 13% de dividendes, pendant que c'est moins 5% sur les salaires. Pour les entreprises du CAC 40 ? Pour toutes les entreprises, pour des secteurs en particulier. Et vous savez, les deux tiers de ces dividendes, ils vont au 0,1% les plus riches. On a une hyper concentration du capital, donc on en a qui se gavent, on en a d'autres qui sont rationnés. Voilà le... Et ça, le président de la République, il ne l'affronte pas, cette injustice-là. Avec complicité, il la laisse faire et il vient faire diversion en disant, faute de l'immigration. »
