Ok, ça marche. On t'avait parlé à ton équipe à joint ?
Réponse à côtéMoi, j'ai 18 points à remonter. Je vais me concentrer pas mal sur chez moi, mais ça donne envie d'avoir Marie-Caroline Le Pen en face. Eh ben, bon courage à toi, et puis j'espère qu'on se revoit dans 3 semaines à l'Assemblée, qu'on sera sauvés tous les deux. Allez, bon courage ! Bravo, bravo parce que dimanche soir... Excuse-moi, j'ai pas commencé, j'ai pour l'accord. Putain, on y est arrivé. Ça va être dur derrière, vous allez pouvoir rigoler. Bon, bravo, bravo parce que dimanche soir, on jetait comme une bouteille à la mer l'idée du Front populaire, de se mettre tous sur une même bannière en disant au parti « Soyez unis, arrêtez vos conneries ». Au fond, je savais qu'il y avait une chance…
« Moi, j'ai 18 points à remonter. Je vais me concentrer pas mal sur chez moi, mais ça donne envie d'avoir Marie-Caroline Le Pen en face. Eh ben, bon courage à toi, et puis j'espère qu'on se revoit dans 3 semaines à l'Assemblée, qu'on sera sauvés tous les deux. Allez, bon courage ! Bravo, bravo parce que dimanche soir... Excuse-moi, j'ai pas commencé, j'ai pour l'accord. Putain, on y est arrivé. Ça va être dur derrière, vous allez pouvoir rigoler. Bon, bravo, bravo parce que dimanche soir, on jetait comme une bouteille à la mer l'idée du Front populaire, de se mettre tous sur une même bannière en disant au parti « Soyez unis, arrêtez vos conneries ». Au fond, je savais qu'il y avait une chance parce que je me disais que c'était une envie qui grossissait dans le peuple de gauche depuis des semaines, des mois, qu'il était assez déprimé de voir comment on s'insultait, s'injurait, se déchirait et qu'il y avait comme un besoin d'une grande réconciliation. Donc je comptais sur ça et en fait, je comptais sur vous. Ça a marché puisque dès le lendemain, ça a eu un écho. Quand on a lancé la pétition et qu'il y a eu comme ça 100 000 signatures, je crois, en 2 heures, puis qu'on est arrivé là aux 400 000 signatures, c'est ça qui a fait pression sur évidemment les appareils pour leur dire « Soyez unis ». Et c'est déjà ce qui s'était passé au moment du Front Populaire. Si on se souvient, alors ça y est, il faut toujours que je fasse les histoires du père Castor. Le 12 février 1934, qui était la manifestation, qui répondait à la manifestation fasciste du 6 février, eh bien dès ce moment-là, il y avait des cortèges qui étaient différents de CGT et de CGTU, l'un étant communiste, l'autre socialiste. Et des deux côtés, c'est le peuple, ce sont les gens, ce sont les manifestants qui ont crié « Unité, unité, unité ». Et c'est comme ça qu'est né le Front Populaire ce 12 février 1934. On est à l'ère numérique. Et donc c'est vous, par les tweets, par les pétitions, par les appels et par quelques manifestations aussi physiques devant le siège de parti ou à République, qui avaient crié « Unité, unité, unité », tous derrière la bannière du Front Populaire. Et on a réussi cette étape. Et je le dis à tous les militants, puisque je suis là pour faire des signataires de pétitions, je veux dire la vérité. C'est que quand mon équipe m'a proposé de faire une pétition en ligne, je me suis dit « C'est quoi ça ? C'est quoi ce truc maintenant, militer ? » C'est à buétiller sur un bouton où on marque « Je soutiens ». C'est ça ? Bon, eh bien, apparemment, ça marche. Donc voilà. Des fois, il faut écouter son équipe. Et je remercie l'équipe de députés aussi autour de moi, communistes, écologistes, générations, qui tout de suite ont dit « Oui, on y va avec toi, François. » On co-signe l'appel. Et il est évident que ça faisait quelque chose de beaucoup plus large et qui vous a mis en appétit. Maintenant, j'ai du mal à crier « Victoire », parce que pour moi, la victoire, ça sera le 30 juin, ça sera le 7 juillet. Aujourd'hui, c'est une condition nécessaire, mais non suffisante. Et si jamais... Ben, c'est pas si jamais, moi, je suis là pour vous transformer en militant, de pétitionnaire à militant. Demain, quand vous allez aller faire du porte-à-porte, parce que c'est la clé, c'est le porte-à-porte, c'est d'aller voir les gens, vous ne pourrez pas dire « Ah, ben, regardez, on a l'union. » Les gens, ils s'en fichent de l'union. Ce n'est pas leur sujet, l'union. Leur sujet, c'est « Qu'est-ce qu'on met dans le frigidaire ? » C'est la planète. C'est des tas de choses. C'est leur vie. Mais ce n'est pas l'union. Ce n'est pas un sujet. Maintenant, c'est fait. On passe à autre chose. Je vous parle d'ici de ma permanence en Picardie. Ah non, ce n'est plus ma permanence. Ça a été transformé en QG de campagne. Ça y est, on a fait les choses dans les règles de la loi. Je vous parle d'ici avec beaucoup d'inquiétude. Beaucoup d'inquiétude parce qu'il y a le score de dimanche, 44% pour l'extrême droite, 26% pour le total gauche dans ma circonscription. Donc, si on regarde les mathématiques, je suis éliminé. J'ai beau avoir été un initiateur du Front populaire, je peux être rayé de la carte de l'Assemblée le mois prochain. Voilà. Bon, c'est comme ça. J'en parle avec inquiétude parce que d'habitude, je mène des campagnes qui sont des campagnes longues, qui me donnent le temps, en bête de somme, de retourner le terrain, de le labourer, d'y semer et de récolter. Et là, en 15 jours, en deux semaines, qui nous restent évidemment, mis dans cette urgence-là, c'est beaucoup plus difficile de mobiliser les forces, d'organiser et de préparer la bataille des âmes et des cœurs parce que c'est ça qu'on fait quand on tente de retourner des gens, de les sortir de l'indifférence, de la résignation. C'est ça qu'on a à faire. Et là, on a à le faire dans une grande urgence. J'ai la chance, moi, d'avoir une équipe déjà constituée. J'ai la chance d'avoir une notoriété qui fait que j'ai des facilités. Mais là, quand je m'adresse à vous, aujourd'hui, c'est pas pour moi. S'il y a des gens qui veulent venir faire campagne, on a besoin, on manque de gens en ce moment pour mener la campagne chez moi. Mais je veux le dire, c'est encore pire pour d'autres députés sortants qui vont avoir à affronter le Rassemblement National, qui vont avoir à retourner la table en 15 jours et qui n'ont pas le même appui public. Là, je sors d'un appel avec Élise Le Boucher, qui est députée dans la Sarthe, du côté du Mans. Il y a de l'inquiétude, forcément, parce que comment mobiliser beaucoup de monde aussi vite, en si peu de temps, et retourner le résultat des élections européennes ? Ça ne va pas être facile. Si on veut retrouver Élise Le Boucher à l'Assemblée dans deux semaines, il va falloir apporter des forces là-dedans. Et donc, c'est ce qu'on veut faire. Il y a plein d'initiatives en cours pour essayer de faire face à cette urgence. D'abord, les manifestations de demain. Merci les syndicats, merci la CGT, merci la CFDT, merci les autres de vous être mis ensemble. Et c'est ça aussi le Front Populaire, c'est que ce ne sont pas que les partis. Et donc, il y a des manifestations partout en France demain. Il faut en faire un point d'appui. La manifestation en soi, ce n'est pas ça qui va nous permettre de gagner. Mais en revanche, si on en fait un point d'appui, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si jamais des gens se mettent dans la manifestation et disent, voilà, ici, on recrute pour la première circo de la Sarthe, vous voyez, ils se mettent là et ils recueillent des noms. Et à ce moment-là, ça va faire des forces qui vont être entraînées en dehors de la manifestation pour aller mener campagne, concrètement, au porte-à-porte dans les deux semaines qui nous restent. Voilà. Donc, il faut faire de la manif de demain. Partout en France, il faut en faire un point d'appui. Peut-être avoir un petit stand à chaque endroit pour engager vous, aller plus loin. La manif ne suffit pas. Il y a Caroline Dehasse qui a lancé sur sa chaîne Telegram une carte de France où on peut voir qui est le candidat en campagne et où on peut le contacter sur sa page Facebook pour entrer en relation avec lui et venir lui filer un coup de main. Et on va relayer la carte produite par Caroline Dehasse. On vous suggère de nous aider à mener une campagne numérique sur Facebook, sur Twitter pour se bagarrer contre le Rassemblement National en ligne. Maintenant, c'est aussi un lieu de bataille, même si je pense que dans une élection législative, le principal lieu de bataille, c'est le terrain. C'est d'y aller porte après porte, rue après rue, quartier après quartier, village après village. Ça prend du temps, ça fait faire plus des 10 000 pas par jour et c'est à ça, sur ça qu'il faut se concentrer. Et ça sera notre stratégie. Vous savez, une campagne, il faut la mener avec joie, il faut faire des matchs de foot, il faut avoir des fanfares, il faut avoir tout ça. Mais une campagne, ça doit être joyeux mais sérieux. Ça suppose donc une stratégie. Là, ce qu'on se propose comme stratégie, nous avons identifié ce que j'appelle les swing circos. Comme il y a les swing states aux Etats-Unis, vous savez, qui sont des états clés et qui font basculer l'élection présidentielle américaine. Eh bien là, il y a des swing circos, c'est-à-dire des circonscriptions qui, la dernière fois en 2022, ont été perdues à peu de voix ou qui ont été gagnées à peu de voix. Je peux vous en citer. Jean-Marc Tellier, communiste, qui, dans le Pas-de-Calais, a été récupérer une circonscription au Rassemblement National, c'est le seul qui l'a fait. Pour l'instant, c'est le seul qui, dans le pays, a réussi à reprendre une circonscription au Rassemblement National, c'est Jean-Marc Tellier dans le Pas-de-Calais. Eh bien, il faut l'aider. Il avait gagné 71 voix. Ensuite, il y a Élise Le Boucher, je vous l'ai dit, qui avait gagné de 88 voix. Ensuite, on a Caroline Fiat, vice-présidente de l'Assemblée Nationale, première aide-soignante à devenir députée. Elle a gagné à 148 voix la dernière fois, c'est-à-dire un cheveu. Si on veut qu'elle poursuive son mandat, il faut évidemment lui filer un coup de main. On a, derrière, Philippe Brun, mon collègue socialiste de l'heure qui avait gagné à 348 voix face au Rassemblement National. Sylvain Carrère de la France Insoumise dans l'Hérault qui avait gagné à 458 voix. Florian Choche, mon collègue et camarade qui, sur le territoire de Belfort, avait gagné à 500 voix près. Sébastien Rome qui avait gagné dans l'Hérault lui aussi à 674 voix près. Charlotte Pluduc qui avait gagné à 797 voix près en Lorraine. Déjà, ces bastions-là, comme le mien, il ne faut pas les perdre. On s'y est installé. Il faut y rester pour aller reconquérir les terres alentours. Mais déjà, on ne doit pas les perdre même quand le Fonds National a le vent en poupe. On identifie ces swing circos et nous, on est en relation avec leur directeur de campagne pour amener du monde, pour qu'il y ait des hébergements, pour que vous puissiez... Alors, je me souviens de Florian qui est dans ma première campagne, était venu en camping-car et qui avait passé des mois à nous aider, notamment sur Avil. Je ne dis plus, je ne sais pas si vous êtes en camping-car, je ne sais pas si vous comptez faire du camping, mais on va faire pour qu'il y ait des hébergements et qu'il puisse y avoir des militants nomades comme ça. Et ensuite, il y a les circonscriptions qu'on peut aller gratter. Alors, on ne connaît pas encore les investitures, mais la deuxième circonscription de l'Allier, on l'avait perdue face au Rassemblement National à 140 voix. La 16e circonscription du Nord, c'était un communiste qui était à cette époque-là, on l'avait perdue à 225 voix. Dans le Vaucluse, on l'avait perdue à 656 voix. Enfin bon, on a identifié des circonscriptions que la dernière fois, on a perdu de peu. »
