François Ruffin — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
22 janv. 2024 au 11 mai 2026
Questions
259
Entretiens
17
Sources
17
Heures analysées
6,2 h
Répartition sur 259 questions évaluables
Réponse directe
110
Réponse partielle
50
Réponse à côté
94
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 259
Question 26Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François Ruffin
Des protections, c'est quoi les protections ?
Réponse partielle
c'est des barrières de Nier. En un an, c'était plus 25% d'acier importé de Chine. Et ça ne va faire qu'être pire demain. Pourquoi ? Parce que le marché américain... En revanche, si on veut maintenir une industrie sur le continent européen, il nous faut de protection. C'est ce qu'est venu dire le patron d'ArcelorMittal. Mais vous savez, j'ai fait la liste. France Chimie, nous faisons preuve de naïveté commerciale par rapport aux autres régions du monde. Il nous faut protéger immédiatement la production européenne. Valeo, on a absolument besoin de cette protection. Et tous les centres traitants de l'industrie automobile qui disparaissent. ArcelorMittal, si l'Europe ne décide pas de protéger s…
« c'est des barrières de Nier. En un an, c'était plus 25% d'acier importé de Chine. Et ça ne va faire qu'être pire demain. Pourquoi ? Parce que le marché américain... »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François Ruffin
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 90 observations90 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous pensez que Bernard Arnault n'est pas un patriote et qu'à la moindre menace devant laquelle vous vous pliez, il partira ailleurs ? Non, ce n'est pas le sujet. Est-ce que vous trouvez juste que Bernard Arnault, quand il touche... C'est 200 000 salariés, le groupe LVLM. »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 6:57
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
« En revanche, si on veut maintenir une industrie sur le continent européen, il nous faut de protection. C'est ce qu'est venu dire le patron d'ArcelorMittal. Mais vous savez, j'ai fait la liste. France Chimie, nous faisons preuve de naïveté commerciale par rapport aux autres régions du monde. Il nous faut protéger immédiatement la production européenne. Valeo, on a absolument besoin de cette protection. Et tous les centres traitants de l'industrie automobile qui disparaissent. ArcelorMittal, si l'Europe ne décide pas de protéger son marché de la concurrence déloyale, alors ce sont des pans entiers de notre industrie qui vont disparaître à brève échéance. Et que fait... C'est là où on a des fous qui nous gouvernent. Il faudra comprendre ça. Mais que fait Ursula von der Leyen, elle propose au contraire de continuer à signer des traités de libre-échange avec le reste du monde. Elle l'a proposé aux Etats-Unis, mais là, elle veut aller en Inde, elle veut aller avec la Malaisie, elle veut aller avec la Thaïlande pour continuer à signer des traités de libre-échange. Il faut comprendre pourquoi ils sont nuls à ce point-là. Parce que c'est une nullité de généraliser. Stéphane Séjourné, notre commissaire... »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 16:07
Question 27Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François Ruffin
Vous n'allez pas faire des référendums sur ce genre de questions-là ?
Réponse directe
Je pense que... Pourquoi pas ? Je pense que c'est une question qui intéresse les Français et qui, non seulement, qui dit quelque chose d'un modèle de société. Est-ce qu'on doit être dans le renouvellement permanent de notre téléphone portable que vous avez posé à côté de vous ? Est-ce qu'on doit vouloir recréer une industrie du textile dans notre pays ? Je pense que ça ouvre un certain nombre de questions qui peuvent intéresser les Français.
« Je pense que... Pourquoi pas ? Je pense que c'est une question qui intéresse les Français et qui, non seulement, qui dit quelque chose d'un modèle de société. Est-ce qu'on doit être dans le renouvellement permanent de notre téléphone portable que vous avez posé à côté de vous ? Est-ce qu'on doit vouloir recréer une industrie du textile dans notre pays ? Je pense que ça ouvre un certain nombre de questions qui peuvent intéresser les Français. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 9:25
Question 28Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François Ruffin
Est-ce qu'il faut désormais se protéger de ces colis chinois ?
Réponse directe
Il faut se protéger en général aujourd'hui de la Chine. Aujourd'hui, la Chine a des capacités de production en matière de chimie, en matière d'automobiles, en matière de sidérurgie, qui sont devenues absolument considérables. Et si on laisse faire les importations chinoises, c'est une dévastation de nos industries dans notre pays. Vous prenez même les panneaux photovoltaïques. On avait une industrie du panneau photovoltaïque. On a décidé d'ouvrir nos frontières. Les Chinois sont en surproduction de panneaux photovoltaïques. On a fait se fermer la dernière usine qui produisait des panneaux pour ce qui est une industrie d'avenir. D'abord, il faut qu'elle ait les moyens d'acheter des produits…
« Il faut se protéger en général aujourd'hui de la Chine. Aujourd'hui, la Chine a des capacités de production en matière de chimie, en matière d'automobiles, en matière de sidérurgie, qui sont devenues absolument considérables. Et si on laisse faire les importations chinoises, c'est une dévastation de nos industries dans notre pays. Vous prenez même les panneaux photovoltaïques. On avait une industrie du panneau photovoltaïque. On a décidé d'ouvrir nos frontières. Les Chinois sont en surproduction de panneaux photovoltaïques. On a fait se fermer la dernière usine qui produisait des panneaux pour ce qui est une industrie d'avenir. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 5:06
Question 29Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François Ruffin
François Ruffin, la suppression de postes chez ArcelorMittal, plus de 600 emplois qui sont menacés, notamment deux usines dans le Nord. Vous le disiez, vous étiez à Dunkerque, vous étiez l'un des premiers à avoir anticipé d'ailleurs ces suppressions de postes qu'ArcelorMittal à l'époque cachait ou n'assumait pas. Est-ce qu'il est encore possible d'y échapper ?
Réponse partielle
La question n'est pas seulement celle des 634 emplois aujourd'hui. Elle n'est même pas celle des 15 000 emplois en France chez ArcelorMittal. Elle est celle de toute la sidérurgie française et européenne et même derrière, pour moi, c'est la question de l'industrie sur notre continent qui est posée. Je le disais déjà la dernière fois que je suis venu, c'était il y a cinq mois. Je venais pour tirer la sonnette d'alarme en disant Arcelor ferme Denain ferme Reims. Ils abandonnent leur projet de décarbonation et ils disent qu'il leur faut des protections. Attention, c'est possiblement la fin de la souveraineté sur l'acier. Ce micro, il est fait d'acier. Ma chaise, elle est faite d'acier. Mais le…
« La question n'est pas seulement celle des 634 emplois aujourd'hui. Elle n'est même pas celle des 15 000 emplois en France chez ArcelorMittal. Elle est celle de toute la sidérurgie française et européenne et même derrière, pour moi, c'est la question de l'industrie sur notre continent qui est posée. Je le disais déjà la dernière fois que je suis venu, c'était il y a cinq mois. Je venais pour tirer la sonnette d'alarme en disant Arcelor ferme Denain ferme Reims. Ils abandonnent leur projet de décarbonation et ils disent qu'il leur faut des protections. Attention, c'est possiblement la fin de la souveraineté sur l'acier. Ce micro, il est fait d'acier. Ma chaise, elle est faite d'acier. Mais les canons sont faits d'acier. On nous parle de souveraineté en permanence. On nous dit qu'il nous faut une industrie et une industrie de la défense et là, on est en train de l'abandonner. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Moi, je viens pour dire qu'est-ce qu'il faut faire. Je ne viens pas seulement pour être passif et pour regarder passer les trains. En me demandant comment ça se fait que depuis des mois et des mois, on voit ce naufrage annoncé. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 13:45Voir 1 autre passage
« En tout cas, là, sur la nouvelle séquence, on la voit se dessiner depuis des mois et des mois avec une inaction de nos ministres de l'économie. Première chose, quand on donne de l'argent à des géants comme ArcelorMittal et les autres, on entre au capital. C'est-à-dire, on a donné plus de 300 millions d'euros à ArcelorMittal, on devrait avoir un siège au conseil d'administration pour l'État français qui fait qu'on pèserait sur la décision plutôt que de mendier comme on le fait aujourd'hui auprès des dirigeants d'Arcelor. C'est la première chose. On entre au capital quand on donne de l'argent public. La deuxième chose, c'est évidemment qu'il faut des protections. Si jamais il n'y a pas de protections... »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 14:56
Question 30Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François Ruffin
Vous avez parlé à l'instant de la question du travail. Le 1er mai, les boulangeries et les fleuristes ne sont pas censés être ouverts, même si certains ouvrent habituellement. Est-ce qu'il faut ouvrir la possibilité de travailler le dimanche, le 1er mai, en étant payés double, voire même en récupérant ?
Réponse directe
Écoutez, déjà, qu'est-ce qu'on nous a dit sur le travail du dimanche ? On nous a dit que ce sera sur la base du volontariat. C'est fini dans les grandes surfaces et ailleurs, c'est sur la base du ça va de soi, c'est d'emblée dans les contrats. On nous a dit que ce sera payé double. Aujourd'hui, c'est loin d'être payé double. On est sur plus 20%, plus 10% ou plus rien du tout selon les secteurs ou selon les branches. Donc déjà, que les promesses soient tenues par les employeurs, en l'occurrence. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est de se dire que ma conviction, c'est qu'il faut qu'il y ait des rites et qu'il y ait des rites dans notre société. Je l'ai dit sur le travail du d…
« Écoutez, déjà, qu'est-ce qu'on nous a dit sur le travail du dimanche ? On nous a dit que ce sera sur la base du volontariat. C'est fini dans les grandes surfaces et ailleurs, c'est sur la base du ça va de soi, c'est d'emblée dans les contrats. On nous a dit que ce sera payé double. Aujourd'hui, c'est loin d'être payé double. On est sur plus 20%, plus 10% ou plus rien du tout selon les secteurs ou selon les branches. Donc déjà, que les promesses soient tenues par les employeurs, en l'occurrence. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est de se dire que ma conviction, c'est qu'il faut qu'il y ait des rites et qu'il y ait des rites dans notre société. Je l'ai dit sur le travail du dimanche, mais on casse les rites et les rythmes. On casse les moments qui peuvent être des moments collectifs. On casse les moments qui sont des moments de respiration et de repos de la société avec les moments qui sont des moments de production. Et on a eu la tradition d'un premier mai. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 11:30
Question 31Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François Ruffin
François Ruffin, je le disais, vous, en tout cas, vous ne cachez pas non plus vos ambitions. Vous êtes, vous aussi, sorti du bois. Vous dites qu'il faut, alors, vous ne dites pas « je suis candidat pour 2027 », mais vous dites qu'au fond, vous aimeriez être celui qui incarne toute la gauche, aujourd'hui.
Réponse directe
Non seulement toute la gauche, mais tout le pays. Ne pas avoir une France à moitié, mais avoir une France en entier, une France rassemblée. Et à mon avis, sur deux mots d'ordre, un mot d'ordre qui est une France qui partage et une France qui protège. Une France qui partage parce qu'aujourd'hui, on a des grandes fortunes qui accaparent l'essentiel. Les 500 fortunes françaises du classement de challenge, je répète cette donnée, mais elles possédaient l'équivalent de 5% du PIB il y a 30 ans. À l'arrivée d'Emmanuel Macron, c'était 20%. Aujourd'hui, on a dépassé les 40%. Donc, il y a une concentration des richesses entre les mains de quelques-uns. Donc, il nous faut une France qui partage et il…
« Non seulement toute la gauche, mais tout le pays. Ne pas avoir une France à moitié, mais avoir une France en entier, une France rassemblée. Et à mon avis, sur deux mots d'ordre, un mot d'ordre qui est une France qui partage et une France qui protège. Une France qui partage parce qu'aujourd'hui, on a des grandes fortunes qui accaparent l'essentiel. Les 500 fortunes françaises du classement de challenge, je répète cette donnée, mais elles possédaient l'équivalent de 5% du PIB il y a 30 ans. À l'arrivée d'Emmanuel Macron, c'était 20%. Aujourd'hui, on a dépassé les 40%. Donc, il y a une concentration des richesses entre les mains de quelques-uns. Donc, il nous faut une France qui partage et il nous faut une France qui protège, qui protège les salariés, qui protège les Français, qui protège notre souveraineté, qui protège le vivant aussi. Et il y a un impératif de protection. Vous savez, il y a un choix qui a été fait par nos dirigeants économiques depuis 40 ans et politiques, qui est non pas de protéger, mais de laisser faire le marché, de laisser faire le libre-échange. Et au fond, ça a produit un grand déménagement du monde et ça a produit pour les Français une grande instabilité. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 2:29
Question 32Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François Ruffin
Mais quel genre de protections ?
Réponse directe
c'est des barrières de Nier. En un an, c'était plus 25% d'acier importé de Chine. Et ça ne va faire qu'être pire demain. Pourquoi ? Parce que le marché américain... En revanche, si on veut maintenir une industrie sur le continent européen, il nous faut de protection. C'est ce qu'est venu dire le patron d'ArcelorMittal. Mais vous savez, j'ai fait la liste. France Chimie, nous faisons preuve de naïveté commerciale par rapport aux autres régions du monde. Il nous faut protéger immédiatement la production européenne. Valeo, on a absolument besoin de cette protection. Et tous les centres traitants de l'industrie automobile qui disparaissent. ArcelorMittal, si l'Europe ne décide pas de protéger s…
« c'est des barrières de Nier. En un an, c'était plus 25% d'acier importé de Chine. Et ça ne va faire qu'être pire demain. Pourquoi ? Parce que le marché américain... »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 15:40Voir 2 autres passages
« En revanche, si on veut maintenir une industrie sur le continent européen, il nous faut de protection. C'est ce qu'est venu dire le patron d'ArcelorMittal. Mais vous savez, j'ai fait la liste. France Chimie, nous faisons preuve de naïveté commerciale par rapport aux autres régions du monde. Il nous faut protéger immédiatement la production européenne. Valeo, on a absolument besoin de cette protection. Et tous les centres traitants de l'industrie automobile qui disparaissent. ArcelorMittal, si l'Europe ne décide pas de protéger son marché de la concurrence déloyale, alors ce sont des pans entiers de notre industrie qui vont disparaître à brève échéance. Et que fait... C'est là où on a des fous qui nous gouvernent. Il faudra comprendre ça. Mais que fait Ursula von der Leyen, elle propose au contraire de continuer à signer des traités de libre-échange avec le reste du monde. Elle l'a proposé aux Etats-Unis, mais là, elle veut aller en Inde, elle veut aller avec la Malaisie, elle veut aller avec la Thaïlande pour continuer à signer des traités de libre-échange. Il faut comprendre pourquoi ils sont nuls à ce point-là. Parce que c'est une nullité de généraliser. Stéphane Séjourné, notre commissaire... »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 16:07
Question 33Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François Ruffin
Si je vous demandais, par exemple, est-ce qu'il faut limiter le nombre de téléphones portables ?
Réponse directe
Je suis favorable à une régulation de la consommation. Oui, je suis favorable à une régulation de la consommation. Ça veut dire qu'il doit y avoir le fait de ne pas renouveler son téléphone portable tous les six mois. Ça peut être inscrit. Le fait qu'il doit y avoir de la réparabilité des téléphones portables. Normalement, c'est vers cette société-là. Mais ça veut dire que, par exemple, ça veut dire créer des nouveaux emplois et faire qu'il y a des ateliers de réparation, d'électronique, de mécanique, et ainsi de suite, qui soient posés par quartier ou par canton.
« Je suis favorable à une régulation de la consommation. Oui, je suis favorable à une régulation de la consommation. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 10:39Voir 1 autre passage
« Ça veut dire qu'il doit y avoir le fait de ne pas renouveler son téléphone portable tous les six mois. Ça peut être inscrit. Le fait qu'il doit y avoir de la réparabilité des téléphones portables. Normalement, c'est vers cette société-là. Mais ça veut dire que, par exemple, ça veut dire créer des nouveaux emplois et faire qu'il y a des ateliers de réparation, d'électronique, de mécanique, et ainsi de suite, qui soient posés par quartier ou par canton. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 10:47
Question 34Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François Ruffin
Parce que François Ruffin, et vous le dites, il y a une volonté derrière. Donc ils sont protégés. Il y a un choix. Vous avez dit qu'il fallait protéger. Il y a aussi une autre question. Protéger et réconcilier, avez-vous dit. Est-ce qu'il y a en France un climat d'islamophobie pour reprendre les mots de Jean-Luc Mélenchon ?
Réponse directe
Écoutez, quand il y a un meurtre qui se produit comme il s'est produit à la mosquée, d'abord, dire nos condolences à la famille d'Abou Bakar. Dire qu'on doit parler avec ça avec décence et que, évidemment, quand il y a un meurtre qui se commet à l'intérieur du mosquée et qu'il y a des injures contre Allah qui sont prononcées, c'est manifestement un meurtre et un acte islamophobe. Et donc, que tout ça, il y a un terreau, évidemment, à ça. Il y a un discours, y compris jusqu'au sommet de l'État, jusqu'au ministre de l'Intérieur, qui cultive un discours qui pointe les musulmans, l'islam, comme étant des adversaires de la République, quasiment de manière intrinsèque et des médias qui se sont sp…
« Écoutez, quand il y a un meurtre qui se produit comme il s'est produit à la mosquée, d'abord, dire nos condolences à la famille d'Abou Bakar. Dire qu'on doit parler avec ça avec décence et que, évidemment, quand il y a un meurtre qui se commet à l'intérieur du mosquée et qu'il y a des injures contre Allah qui sont prononcées, c'est manifestement un meurtre et un acte islamophobe. Et donc, que tout ça, il y a un terreau, évidemment, à ça. Il y a un discours, y compris jusqu'au sommet de l'État, jusqu'au ministre de l'Intérieur, qui cultive un discours qui pointe les musulmans, l'islam, comme étant des adversaires de la République, quasiment de manière intrinsèque et des médias qui se sont spécialisés là-dedans. Donc, il s'agit de se demander comment on fait pour réconcilier le pays, comment on fait pour rassembler plutôt que pour diviser. Mais quand on voit »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 18:31
Question 35Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François Ruffin
Pour vous, il fait déjà de la politique en fait ?
Réponse directe
Oui, il fait déjà de la politique. Il fait de la politique dans son émission tous les soirs. Et même à raison de plusieurs heures par jour.
« Oui, il fait déjà de la politique. Il fait de la politique dans son émission tous les soirs. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 0:59Voir 1 autre passage
« Et même à raison de plusieurs heures par jour. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 1:03
Question 36Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François Ruffin
Comment on fait pour se réconcilier dans ce moment-là ?
Réponse directe
Je pense qu'il y a... Moi, je suis l'homme qui veut parler à tout le monde, oui. Et je pense que... En tout cas, sur la question quant à meurtre se produit, et je le dis, qu'il se produise à Nantes et que ça soit à Lorraine, ou qu'il se produise dans le Gard et qu'il s'agisse d'Abou Bakar, on doit avoir des paroles de rassemblement. On doit avoir des paroles qui construisent une unité, presque une unanimité nationale pour se solidariser et qu'on se demande comment on fait pour que ça ne se reproduise plus.
« Je pense qu'il y a... Moi, je suis l'homme qui veut parler à tout le monde, oui. Et je pense que... En tout cas, sur la question quant à meurtre se produit, et je le dis, qu'il se produise à Nantes et que ça soit à Lorraine, ou qu'il se produise dans le Gard et qu'il s'agisse d'Abou Bakar, on doit avoir des paroles de rassemblement. On doit avoir des paroles qui construisent une unité, presque une unanimité nationale pour se solidariser et qu'on se demande comment on fait pour que ça ne se reproduise plus. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 19:49
Question 37Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralité
– Peut-être que vous serez face finalement à Jordan Bardella et pas Marine Le Pen. Ça va changer votre stratégie ?
Réponse à côté
– Franchement, vous savez, j'ai lu le livre de Jordan Bardella parce que j'avais bien compris que c'était le plan B. Donc voilà, on se prépare aussi face à Jordan Bardella. Mais la question n'est pas ça. La question c'est comment on fait pour que ce qu'on a réussi le 9 juin dernier à gauche avec un grand moment où quand on a dit front populaire, ça cassait les barrières entre les parties. On a réussi à faire une force unie. comment on reproduit ce moment aujourd'hui ? Parce que sinon, vous savez que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, si jamais il y a une candidature du Parti communiste, une candidature du Parti socialiste, une candidature des écologistes et une candidature des insoum…
« – Franchement, vous savez, j'ai lu le livre de Jordan Bardella parce que j'avais bien compris que c'était le plan B. Donc voilà, on se prépare aussi face à Jordan Bardella. Mais la question n'est pas ça. La question c'est comment on fait pour que ce qu'on a réussi le 9 juin dernier à gauche avec un grand moment où quand on a dit front populaire, ça cassait les barrières entre les parties. On a réussi à faire une force unie. comment on reproduit ce moment aujourd'hui ? Parce que sinon, vous savez que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, si jamais il y a une candidature du Parti communiste, une candidature du Parti socialiste, une candidature des écologistes et une candidature des insoumis, à la fin, ce n'est pas nous qui allons gagner. D'accord ? Donc là, il y a pour moi deux conditions. Il y a l'unité de la gauche, d'une part, et il y a deuxièmement l'unité du pays. C'est-à-dire qu'il faut parler à tout le pays, il faut parler à tout le pays pour le rassembler et pas pour le déviser ou pour le déchirer. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 9:01
Question 38Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralité
– Vous espérez quand même qu'il puisse y avoir un jugement en appel pour qu'elle puisse se présenter ?
Réponse directe
– Je souhaite qu'elle puisse avoir un droit comme tout citoyen français. Mais vous savez, moi, j'ai vu quand même, quand on s'est flasher, il y a une exécution provisoire, on paye son amende sans faire appel, et des machins, et tout ça. Quand, moi, j'ai vu, quand j'étais au tribunal, une mère de famille passer au tribunal, avoir une peine de prison pour avoir volé du jambon. Là, c'est pour des millions. Quand les ouvriers luttent dans les usines, que derrière, ils sont poursuivis, il n'y a pas de... – Donc vous vous dites, il ne faut pas qu'il y ait d'exception pour les politiques et puissants. – Il n'y a pas de règles particulières à avoir en la matière. Il y a des tas de gens qui, dans de…
« – Je souhaite qu'elle puisse avoir un droit comme tout citoyen français. Mais vous savez, moi, j'ai vu quand même, quand on s'est flasher, il y a une exécution provisoire, on paye son amende sans faire appel, et des machins, et tout ça. Quand, moi, j'ai vu, quand j'étais au tribunal, une mère de famille passer au tribunal, avoir une peine de prison pour avoir volé du jambon. Là, c'est pour des millions. Quand les ouvriers luttent dans les usines, que derrière, ils sont poursuivis, il n'y a pas de... – Donc vous vous dites, il ne faut pas qu'il y ait d'exception pour les politiques et puissants. – Il n'y a pas de règles particulières à avoir en la matière. Il y a des tas de gens qui, dans des tas de procès tout le temps, sont en prison avant même le moindre jugement. Ben oui, ça s'appelle de la préventive. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 7:34Voir 2 autres passages
« – C'est bien que vous l'annonciez pour moi, mais... »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 8:25
« – C'est de l'ordre de l'évidence de se préparer pour ça. Mais quand j'aurai à faire ma déclaration de candidature, je vois que je serai bienvenu sur votre plateau. – Vous serez bienvenu. – Le jour n'est pas venu. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 8:33
Question 39Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralité
– Mais donc il joue à quoi François Bayrou quand il dit « On n'a jamais vu ça, je suis troublé par l'énoncé de ce jugement ». Il joue le jeu du RN ?
Réponse directe
– Écoutez, là, il y aurait une chose que Marine Le Pen pourrait dire avec raison. C'est qu'il n'y a pas que nous qui avons les mains salies. Regardez Nicolas Sarkozy et regardez tous les autres. Parce que la vérité, c'est qu'on a Alexis Collaire qui est mis en examen pour prise illégale d'intérêt. – En partance, maintenant à la Société Générale. Parce qu'il dit tout d'un bon fonctionnement de la République quand on a comme ça le passage de l'Elysée à une banque d'affaires. Bon, on a 26 ministres qui ont été pris dans des affaires politico-financières depuis 2017.
« – Écoutez, là, il y aurait une chose que Marine Le Pen pourrait dire avec raison. C'est qu'il n'y a pas que nous qui avons les mains salies. Regardez Nicolas Sarkozy et regardez tous les autres. Parce que la vérité, c'est qu'on a Alexis Collaire qui est mis en examen pour prise illégale d'intérêt. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 2:07Voir 1 autre passage
« – En partance, maintenant à la Société Générale. Parce qu'il dit tout d'un bon fonctionnement de la République quand on a comme ça le passage de l'Elysée à une banque d'affaires. Bon, on a 26 ministres qui ont été pris dans des affaires politico-financières depuis 2017. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 2:27
Question 40Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralité
– À cette décision, est-ce que vous êtes mal à l'aise, François Ruffin, avec l'idée qu'il y ait quand même 13 millions d'électeurs qui ne puissent potentiellement pas voter pour leur candidate en 2027 ?
Réponse à côté
– Je le dis, j'aurais voulu voir Marine Le Pen condamnée, parce qu'il n'y a aucune raison pour son innocence à l'intérieur. Maintenant, j'aurais souhaité qu'elle soit derrière, battue par les électeurs, et non pas par une décision de justice. Maintenant, c'est la loi, c'est la loi, et celle qui a le plus réclamé, que la loi soit dure et qu'elle soit pleinement appliquée, c'est Marine Le Pen, tel est pris qu'il croyait prendre. C'est pas moi qui ai eu ces propos sur la sainteté qu'il faudrait en politique, c'est elle. Donc à un moment, elle est prise au jeu qu'elle joue. Bon, voilà.
« – Je le dis, j'aurais voulu voir Marine Le Pen condamnée, parce qu'il n'y a aucune raison pour son innocence à l'intérieur. Maintenant, j'aurais souhaité qu'elle soit derrière, battue par les électeurs, et non pas par une décision de justice. Maintenant, c'est la loi, c'est la loi, et celle qui a le plus réclamé, que la loi soit dure et qu'elle soit pleinement appliquée, c'est Marine Le Pen, tel est pris qu'il croyait prendre. C'est pas moi qui ai eu ces propos sur la sainteté qu'il faudrait en politique, c'est elle. Donc à un moment, elle est prise au jeu qu'elle joue. Bon, voilà. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 7:02
Question 41Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralité
– Bon, très bien. Est-ce que ça ne rebât pas un petit peu les cartes, tout ce qui est en train de se passer ?
Réponse directe
– Franchement, vous savez, j'ai lu le livre de Jordan Bardella parce que j'avais bien compris que c'était le plan B. Donc voilà, on se prépare aussi face à Jordan Bardella. Mais la question n'est pas ça. La question c'est comment on fait pour que ce qu'on a réussi le 9 juin dernier à gauche avec un grand moment où quand on a dit front populaire, ça cassait les barrières entre les parties. On a réussi à faire une force unie. comment on reproduit ce moment aujourd'hui ? Parce que sinon, vous savez que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, si jamais il y a une candidature du Parti communiste, une candidature du Parti socialiste, une candidature des écologistes et une candidature des insoum…
« – Franchement, vous savez, j'ai lu le livre de Jordan Bardella parce que j'avais bien compris que c'était le plan B. Donc voilà, on se prépare aussi face à Jordan Bardella. Mais la question n'est pas ça. La question c'est comment on fait pour que ce qu'on a réussi le 9 juin dernier à gauche avec un grand moment où quand on a dit front populaire, ça cassait les barrières entre les parties. On a réussi à faire une force unie. comment on reproduit ce moment aujourd'hui ? Parce que sinon, vous savez que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, si jamais il y a une candidature du Parti communiste, une candidature du Parti socialiste, une candidature des écologistes et une candidature des insoumis, à la fin, ce n'est pas nous qui allons gagner. D'accord ? Donc là, il y a pour moi deux conditions. Il y a l'unité de la gauche, d'une part, et il y a deuxièmement l'unité du pays. C'est-à-dire qu'il faut parler à tout le pays, il faut parler à tout le pays pour le rassembler et pas pour le déviser ou pour le déchirer. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 9:01
Question 42Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralité
Comment vous allez faire face à ça ?
Réponse directe
– Franchement, vous savez, j'ai lu le livre de Jordan Bardella parce que j'avais bien compris que c'était le plan B. Donc voilà, on se prépare aussi face à Jordan Bardella. Mais la question n'est pas ça. La question c'est comment on fait pour que ce qu'on a réussi le 9 juin dernier à gauche avec un grand moment où quand on a dit front populaire, ça cassait les barrières entre les parties. On a réussi à faire une force unie. comment on reproduit ce moment aujourd'hui ? Parce que sinon, vous savez que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, si jamais il y a une candidature du Parti communiste, une candidature du Parti socialiste, une candidature des écologistes et une candidature des insoum…
« – Franchement, vous savez, j'ai lu le livre de Jordan Bardella parce que j'avais bien compris que c'était le plan B. Donc voilà, on se prépare aussi face à Jordan Bardella. Mais la question n'est pas ça. La question c'est comment on fait pour que ce qu'on a réussi le 9 juin dernier à gauche avec un grand moment où quand on a dit front populaire, ça cassait les barrières entre les parties. On a réussi à faire une force unie. comment on reproduit ce moment aujourd'hui ? Parce que sinon, vous savez que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, si jamais il y a une candidature du Parti communiste, une candidature du Parti socialiste, une candidature des écologistes et une candidature des insoumis, à la fin, ce n'est pas nous qui allons gagner. D'accord ? Donc là, il y a pour moi deux conditions. Il y a l'unité de la gauche, d'une part, et il y a deuxièmement l'unité du pays. C'est-à-dire qu'il faut parler à tout le pays, il faut parler à tout le pays pour le rassembler et pas pour le déviser ou pour le déchirer. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 9:01
Question 43Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralité
L'autre question qui a été évoquée, François Ruffin, hier soir, c'est celle très concrète de l'argent. Emmanuel Macron a dit qu'effectivement, on allait se tourner depuis plusieurs jours, les ministres évoquent vers ce qu'ils appellent. Le ministre de l'Économie, Éric Lombard, a parlé d'une économie de guerre. L'objectif, le budget, c'est 50,5 milliards, le budget de la Défense aujourd'hui. Le ministre de la Défense dit, objectif, 90 milliards. Il faudra faire des réformes, des choix, du courage, a dit hier le chef de l'État. L'argent, on le trouve où ?
Réponse à côté
Je vais vous dire que, de la même manière que sur le terrain militaire, je demande qu'on énonce les buts de guerre. Là, je demande qu'on énonce les buts de ce qu'on fait aujourd'hui. Et qu'on ne se mette pas à parler du taux du livret A, de l'âge de départ à la retraite et de la tuyauterie financière quand il s'agit de se demander notre place sur le terrain géopolitique, diplomatique et militaire.
« Je vais vous dire que, de la même manière que sur le terrain militaire, je demande qu'on énonce les buts de guerre. Là, je demande qu'on énonce les buts de ce qu'on fait aujourd'hui. Et qu'on ne se mette pas à parler du taux du livret A, de l'âge de départ à la retraite et de la tuyauterie financière quand il s'agit de se demander notre place sur le terrain géopolitique, diplomatique et militaire. »
BFMTV · Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 7:29
Question 44Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralité
Est-ce que vous êtes favorable à un livret d'épargne qui serait dédié à cela ?
Réponse à côté
Je vais vous dire que, de la même manière que sur le terrain militaire, je demande qu'on énonce les buts de guerre. Là, je demande qu'on énonce les buts de ce qu'on fait aujourd'hui. Et qu'on ne se mette pas à parler du taux du livret A, de l'âge de départ à la retraite et de la tuyauterie financière quand il s'agit de se demander notre place sur le terrain géopolitique, diplomatique et militaire.
« Je vais vous dire que, de la même manière que sur le terrain militaire, je demande qu'on énonce les buts de guerre. Là, je demande qu'on énonce les buts de ce qu'on fait aujourd'hui. Et qu'on ne se mette pas à parler du taux du livret A, de l'âge de départ à la retraite et de la tuyauterie financière quand il s'agit de se demander notre place sur le terrain géopolitique, diplomatique et militaire. »
BFMTV · Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 7:29
Question 45Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralité
L'invité du jour, c'est François Ruffin. Et vous voyez, je vais serrer la main avec la ministre Amélie de Montchalin. Bonsoir François Ruffin, merci d'être avec nous sur BFM TV. La patrie a besoin de vous et de votre engagement, a dit Emmanuel Macron. Est-ce que vous êtes prêt François Ruffin ?
Réponse à côté
Prêt à quoi ? Moi je voudrais que, avant de se demander ce qu'on fait demain, on regarde ce qui vient de se passer sur les dernières semaines et en fait les trois dernières années. Comment on en arrive à un naufrage diplomatique de cette ampleur ? Il faut voir qu'on a une guerre qui se déroule sur notre continent et pourtant les Européens, les Français ne sont pas à la table de négociation. Qu'est-ce qui s'est passé ? Comment ça se fait ? Alors on a un président qui joue les commentateurs à la télévision mais qui au fond n'est pas un acteur. Il joue les commentateurs ? Évidemment. Il n'est pas un acteur, il est un spectateur du match réel sur le terrain qui se déroule entre Russes et Améric…
« Prêt à quoi ? Moi je voudrais que, avant de se demander ce qu'on fait demain, on regarde ce qui vient de se passer sur les dernières semaines et en fait les trois dernières années. Comment on en arrive à un naufrage diplomatique de cette ampleur ? Il faut voir qu'on a une guerre qui se déroule sur notre continent et pourtant les Européens, les Français ne sont pas à la table de négociation. Qu'est-ce qui s'est passé ? Comment ça se fait ? Alors on a un président qui joue les commentateurs à la télévision mais qui au fond n'est pas un acteur. Il joue les commentateurs ? Évidemment. Il n'est pas un acteur, il est un spectateur du match réel sur le terrain qui se déroule entre Russes et Américains, qui nous exclut, qui exclut les Français, qui exclut les Européens et qui exclut également les Européens. »
BFMTV · Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 0:21
Question 46Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralité
Est-ce que certains disent c'est la défense ou le social ?
Réponse à côté
– Je vais vous répondre, monsieur Daré, je vous promets que je vais vous répondre mais moi je vous demande, je vous dis d'abord c'est pourquoi faire ? Est-ce qu'il y a un accord des 27 pour dire qu'on sort de la vassalité américaine ou est-ce que cet argent va nous servir à acheter des armes américaines ? Est-ce qu'il va y avoir là-dessus un Buy European Act ou est-ce qu'on va continuer à acheter américains ? – Est-ce que vous craignez des dégâts sociaux ? – Oui, je vais vous répondre, monsieur Daré, mais moi ma question aujourd'hui c'est pourquoi faire ? Vous avez passé un certain nombre de slides là à l'écran ou d'infographies qui montraient que nous avions autant d'hommes en Union Europé…
« – Je vais vous répondre, monsieur Daré, je vous promets que je vais vous répondre mais moi je vous demande, je vous dis d'abord c'est pourquoi faire ? Est-ce qu'il y a un accord des 27 pour dire qu'on sort de la vassalité américaine ou est-ce que cet argent va nous servir à acheter des armes américaines ? Est-ce qu'il va y avoir là-dessus un Buy European Act ou est-ce qu'on va continuer à acheter américains ? – Est-ce que vous craignez des dégâts sociaux ? – Oui, je vais vous répondre, monsieur Daré, mais moi ma question aujourd'hui c'est pourquoi faire ? Vous avez passé un certain nombre de slides là à l'écran ou d'infographies qui montraient que nous avions autant d'hommes en Union Européenne mobilisés que la Russie, que nous avions plus d'avions, que nous avions plus de tanks donc il faut se demander d'abord où sont nos fragilités ? – Alors, sur l'aspect financier ? – Sur la France, mais vous voulez aller à l'aspect financier mais je vous assure que là on est dans un temps de basculement du monde, d'accord ? – Il va y avoir »
BFMTV · Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 9:12
Question 47Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralité
– Vous créez un impact sur le social ?
Réponse à côté
– Je vous dis, la question, c'est d'abord qu'est-ce qu'on veut faire ? Quel est le but de ce qu'on fait ? Et c'est parce qu'on a remis notre destin depuis 40 ans entre les mains de bureaucrates et de comptables qu'on se retrouve dans cette situation de naufrage. Je le répète, de naufrage diplomatique et de fragilité géopolitique. Donc, la question, c'est qu'est-ce qu'on veut faire ? Et je veux vous dire, moi, les opportunités du moment. D'accord ? La première chose, c'est quand même,
« – Je vous dis, la question, c'est d'abord qu'est-ce qu'on veut faire ? Quel est le but de ce qu'on fait ? Et c'est parce qu'on a remis notre destin depuis 40 ans entre les mains de bureaucrates et de comptables qu'on se retrouve dans cette situation de naufrage. Je le répète, de naufrage diplomatique et de fragilité géopolitique. Donc, la question, c'est qu'est-ce qu'on veut faire ? Et je veux vous dire, moi, les opportunités du moment. D'accord ? La première chose, c'est quand même, »
BFMTV · Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 7:55
Question 48Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralité
Oui ou non ?
Réponse directe
Pour moi, il y a une relation d'amitié avec les États-Unis et d'alliance qui date de près d'un siècle. Il ne s'agit pas de décider unatéralement de la briser aujourd'hui. Par contre, il n'y a pas d'alliance avec le président Trump. Je vous le redis, là, on avait un Donald Trump qui avait prévenu dès l'été dernier qu'il lâcherait les Ukrainiens et nous n'avons pas bougé. Pendant les trois mois où Joe Biden... Est-ce qu'on a été naïf ? Ce n'est pas de la naïveté, c'est de la nullité. De la nullité ? C'est de la nullité. Donald Trump vous dit qu'il va se retirer d'Ukraine et nous, alors qu'on aurait pu entrer en négociation, en ayant des Ukrainiens qui soient appuyés à la fois par les Européen…
« Pour moi, il y a une relation d'amitié avec les États-Unis et d'alliance qui date de près d'un siècle. Il ne s'agit pas de décider unatéralement de la briser aujourd'hui. Par contre, il n'y a pas d'alliance avec le président Trump. Je vous le redis, là, on avait un Donald Trump qui avait prévenu dès l'été dernier qu'il lâcherait les Ukrainiens et nous n'avons pas bougé. Pendant les trois mois où Joe Biden... Est-ce qu'on a été naïf ? Ce n'est pas de la naïveté, c'est de la nullité. De la nullité ? C'est de la nullité. »
BFMTV · Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 5:18Voir 1 autre passage
« Donald Trump vous dit qu'il va se retirer d'Ukraine et nous, alors qu'on aurait pu entrer en négociation, en ayant des Ukrainiens qui soient appuyés à la fois par les Européens et par le président américain. Nous n'avons rien tenté, nous n'avons rien essayé. »
BFMTV · Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 5:49
Question 49Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralité
Il y a dit il y aura des réponses et certains appellent au boycott des produits américains. C'est votre cas ?
Réponse partielle
– Moi je pense qu'il nous faut des protections je le réclame depuis longtemps des protections à l'égard des États-Unis et quand je vois que plus de 1500 entreprises ont été vendues aux États-Unis ces dix dernières années dont la branche énergie de Alstom vendue par Emmanuel Macron dont Exelia qui fabrique des composants électroniques pour l'industrie de défense – Quelles mesures de rétorsion ? – Je ne veux pas de mesures de rétorsion – Donc on se laisse faire ? – Non, je veux des mesures de construction. L'Europe aujourd'hui elle s'est déshabillée de sa sidérurgie elle s'est déshabillée de sa métallurgie elle s'est déshabillée de son textile elle s'est déshabillée de tout parce qu'on est de…
« – Moi je pense qu'il nous faut des protections je le réclame depuis longtemps des protections à l'égard des États-Unis et quand je vois que plus de 1500 entreprises ont été vendues aux États-Unis ces dix dernières années dont la branche énergie de Alstom vendue par Emmanuel Macron dont Exelia qui fabrique des composants électroniques pour l'industrie de défense – Quelles mesures de rétorsion ? – Je ne veux pas de mesures de rétorsion – Donc on se laisse faire ? – Non, je veux des mesures de construction. L'Europe aujourd'hui elle s'est déshabillée de sa sidérurgie elle s'est déshabillée de sa métallurgie elle s'est déshabillée de son textile elle s'est déshabillée de tout parce qu'on est des élites européennes qui nous ont laissé nous déshabiller – Mais là dans l'immédiat il va augmenter les droits de douane nous on laisse entrer les produits américains – Non, je souhaite je souhaite qu'on fasse quoi ? Qu'on identifie sur quoi on veut retrouver une souveraineté si on veut retrouver de la souveraineté sur l'acier je le souhaite c'est là-dessus qu'on remonte nos droits de douane à l'égard des États-Unis mais à l'égard et aussi de l'Inde et de la Chine si on veut retrouver une base textile parce que vous savez quand on parle d'industrie de défense il faut une industrie tout court il faut de l'électronique il faut de l'acidururgie il faut de la chimie donc si on veut retrouver cette base industrielle il nous faut des protections mais des protections qui ne soient pas juste des mesures de rétorsion dans une guerre commerciale mais qui soient des mesures de construction – Merci François Ruffin »
BFMTV · Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 11:36Voir 1 autre passage
« – Écoutez, moi je réfléchis déjà au sort de la France aujourd'hui et je voudrais qu'elle retrouve sa place – Merci beaucoup François Ruffin – Parce que je vois c'est une France humiliée c'est pas seulement Volodymyr Zidansky qui a été humiliée – Merci beaucoup François Ruffin – C'est l'Europe qui a été humiliée quand on a une guerre sur notre continent et qu'on n'est même pas à la table des négociations – Merci beaucoup François Ruffin »
BFMTV · Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 12:51
Question 50Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralité
des conséquences très concrètes ?
Réponse directe
– Il va y avoir des conséquences très concrètes et je les aborderai et croyez-moi que je ne vais pas lâcher là-dessus mais simplement il faut se demander où est-ce qu'on est fragile ? On est fragile aujourd'hui parce que la France a des tas de technologies mais qui est incapable de fournir des choses de base telles que des munitions, des obus, des drones donc c'est ça qui s'agit de la mer – Alors comment on les finance ? – Eh bien, d'abord le chiffrer, pas se mettre à dire il nous faut 50 milliards supplémentaires, se demander où on en a besoin, d'accord ? Et ensuite, il est évident pour moi que ce qui a toujours fonctionné pendant les guerres ce sont des impôts justes, ce sont des impôts j…
« – Il va y avoir des conséquences très concrètes et je les aborderai et croyez-moi que je ne vais pas lâcher là-dessus mais simplement il faut se demander où est-ce qu'on est fragile ? On est fragile aujourd'hui parce que la France a des tas de technologies mais qui est incapable de fournir des choses de base telles que des munitions, des obus, des drones donc c'est ça qui s'agit de la mer – Alors comment on les finance ? – Eh bien, d'abord le chiffrer, pas se mettre à dire il nous faut 50 milliards supplémentaires, se demander où on en a besoin, d'accord ? Et ensuite, il est évident pour moi que ce qui a toujours fonctionné pendant les guerres ce sont des impôts justes, ce sont des impôts justes. La première guerre mondiale était le moment de l'invention de l'impôt sur le revenu. – Il faut faire quoi alors ? – La deuxième guerre mondiale a été le moment où aux États-Unis, Roosevelt a multiplié par 20 l'impôt sur le revenu et par 16 l'impôt sur les sociétés. On est dans un temps où les plus riches de notre pays et les plus grosses entreprises de notre pays payent moins d'impôts en proportion que les familles modestes ou que les petites et moyennes entreprises. – Donc ce sont eux qui doivent financer cet effort de guerre si j'ose dire ? L'effort de guerre qui sera nécessaire, qu'il s'agit de chiffrer et il est évident qu'il faut aller aujourd'hui le chercher dont ceux qui ont la possibilité de faire cet effort de solidarité. »
BFMTV · Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 10:04
Voir 2 autres passages
« Écoutez, il y avait une promesse faite par le président de la République pendant la crise Covid qui disait qu'il fallait reconnaissance et rémunération, notamment pour les personnes qui avaient continué à travailler. Tout à fait. On a vu zéro. Au contraire, qu'est-ce qu'on a vu sur les métiers physiques et populaires ? On a vu, d'un côté, l'inflation qui est venue grever les petits salaires, et on a vu, ensuite, deux années de plus sur la retraite. Voilà le « ça suffit ». Donc, oui, il faut que les Français puissent vivre de leur travail, bien en vivre et pas seulement en survivre. Mais les Français, ils sont aussi soucieux du mal qui est fait à notre pays, du mal qui est fait à notre pays en matière d'industrie. Oui, on vient de passer sous la barre des 10% de PIB, ce qui ne s'était jamais produit. Alors qu'on a fait des centaines de milliards d'euros de cadeaux. »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 11:38
« Vous le savez bien, quand même. Suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, flat tax, exit tax. Vous mettez tout ça bout à bout, vous arrivez à 10 milliards d'euros par an. Alors, normalement, les impôts sont supposés rétablir la balance. Vous savez, ce que je viens de dire... »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 4:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités11 sept. 2024 au 11 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je vous dis, en tout cas, les aides publiques pour les entreprises, elles ont largement plus bénéficié. – C'était des prêts. – La suppression de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises a largement plus bénéficié aux grandes entreprises qu'aux petites entreprises. Et j'ajoute, c'est le point fondamental, que quand on donne 1 million d'euros à une grande entreprise, ça produit 0,6 emplois. Quand on donne 1 million d'euros aux PME, ça produit 13 emplois. C'est un rapport officiel. Donc ça veut dire un rapport de 1 à 20. Donc évidemment, ce que je recommande, c'est qu'il n'y a pas 1 euro de plus pour les TPE, les PME et les ETEI. Au contraire, que les aides publiques, à la place de les arroser, 211 milliards d'euros d'aides publiques, qu'à la place d'arroser tous azimuts, on cible. Moi, je demande depuis des années du ciblage. Du ciblage sur l'industrie, d'une part, et du ciblage sur les PME, ETEI, parce que c'est là qu'il se produit. »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 16:08Voir 2 autres passages
« Oui, il faudrait une motion de censure. Dire d'abord ce qu'on peut éprouver, en tout cas ce que j'éprouve depuis maintenant deux mois, d'un espèce de cirque triste, d'un théâtre où le réel disparaît derrière des noms qui sont jetés en série. J'éprouve de la fatigue, de l'inquiétude et du dégoût. Et je pense que c'est un sentiment qui est largement partagé par les Français. Maintenant, pourquoi il y aura une motion de censure ? Parce qu'il y a aujourd'hui quelque chose qui réunit ceux qui vont se rassembler derrière Michel Barnier et derrière Emmanuel Macron. Je dirais, pour citer Gabin, c'est « touchez pas au Grisby ». C'est-à-dire qu'il y a une crise fiscale qui est en cours. Bruno Le Maire a creusé les déficits comme jamais, à la pelteuse. À la fois le déficit budgétaire, qui dépasse ses 5%, qui sera sans doute au-delà de 6% l'année prochaine, alors que, je le rappelle, il n'y a pas eu d'investissement pour autant. Et même, on pourrait insister sur le déficit commercial aussi. Donc, il y a, et j'appartenais moi avant la dissolution, à la commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur la dette publique qui avait été lancée par les Républicains, parce que je considère que c'est une question importante. Qu'est-ce qui apparaît ? C'est que cette crise aujourd'hui-là, cette crise budgétaire, elle n'est pas due à des dépenses qui seraient en hausse, elle est due à la crise des recettes et au fait que, comme sont venus l'expliquer des économistes en série lors des auditions, qu'on a baissé les impôts sur le capital et que cette baisse d'impôts sur le capital représente au moins la moitié des déficits. »
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 0:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, que le cuistot, le corps nu et des portions qui soient rationnés un petit peu ragoût-bougri, j'en suis pas surpris. Et pour ma part, je viens avec beaucoup d'appétit. Je viens avec beaucoup d'appétit pour les Français. Je pense que c'est d'abord un appétit de justice fiscale. La question aujourd'hui, c'est qui doit payer la facture ? Qui doit payer les factures des 1 000 milliards d'euros de déficit creusés par Emmanuel Macron ces dernières années ? On voit très largement à qui ça a profité. J'ai un chiffre qui me marque. Une année de crise Covid, où les Français sont restés chez eux. L'économie était à l'arrêt. Il y avait les aides à domicile, les charistes qui, eux, travaillaient. Pendant ce temps-là, les milliardaires de notre pays ont fait plus de 136 milliards d'euros. À la bourse, notamment, en valorisation boursière. Sur leur patrimoine. En une année. Vous savez que c'est une multiplication de 14 sur 30 ans. Donc aujourd'hui, qui doit payer la facture ? Il me semble que c'est clair. Cette fois-ci, ce n'est pas aux malades de longue durée. Ce n'est pas aux malariés. Ce n'est pas aux chômeurs de payer à nouveau cette facture-là. Vous savez, juste avant d'entrer, j'étais au téléphone avec une dame. Je vais lui donner son prénom. C'est dans ma tradition, qui s'appelle Martine, qui habite dans le Rhône, qui est mère d'un gamin de 37 ans, qui est... Ce n'est plus un gamin à 37 ans, quand même. C'est son fils, en tout cas, en situation de handicap, autiste lourd. Et jusqu'au printemps, elle touchait une prestation de compensation de handicap de l'ordre de 450 euros par mois. Et du jour au lendemain, elle reçoit un courrier du département du Rhône qui lui dit, compte tenu de la situation des déficits publics, Eh bien, c'est réduit. De 40%, vous passez à 250 euros par mois. Voilà. Et je veux dire, au moment où cette mesure a été prise, il n'y a pas eu des centaines de... Donc les riches vont régler tous nos problèmes. En tout cas, il y a une partie. Aujourd'hui, on n'est plus dans l'ordre symbolique quand on parle de ça. Moi, je pose un chiffre. Vous savez, je demande qu'il y ait 15 à 20 milliards d'euros qui soient prélevés. »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 0:10Voir 2 autres passages
« D'abord, il faut qu'elle ait les moyens d'acheter des produits meilleurs. Mais aujourd'hui, il n'y a pas d'industrie textile qui soit suffisante dans notre pays pour que les gens s'approvisionnent. Ce qui peut être fait sur le textile, en l'occurrence, rappelons que ça a une histoire, d'accord ? C'est la fin des quotas d'importation en 2005 avec la Chine, il y a 20 ans maintenant, qui fait qu'on a perdu entre 1 000 et 2 000 emplois par mois sur l'industrie textile. Et ensuite, on a perdu des emplois sur les commerces textiles. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 6:05
« Écoutez, déjà, qu'est-ce qu'on nous a dit sur le travail du dimanche ? On nous a dit que ce sera sur la base du volontariat. C'est fini dans les grandes surfaces et ailleurs, c'est sur la base du ça va de soi, c'est d'emblée dans les contrats. On nous a dit que ce sera payé double. Aujourd'hui, c'est loin d'être payé double. On est sur plus 20%, plus 10% ou plus rien du tout selon les secteurs ou selon les branches. Donc déjà, que les promesses soient tenues par les employeurs, en l'occurrence. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est de se dire que ma conviction, c'est qu'il faut qu'il y ait des rites et qu'il y ait des rites dans notre société. Je l'ai dit sur le travail du dimanche, mais on casse les rites et les rythmes. On casse les moments qui peuvent être des moments collectifs. On casse les moments qui sont des moments de respiration et de repos de la société avec les moments qui sont des moments de production. Et on a eu la tradition d'un premier mai. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 22 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En tout cas, là, sur la nouvelle séquence, on la voit se dessiner depuis des mois et des mois avec une inaction de nos ministres de l'économie. Première chose, quand on donne de l'argent à des géants comme ArcelorMittal et les autres, on entre au capital. C'est-à-dire, on a donné plus de 300 millions d'euros à ArcelorMittal, on devrait avoir un siège au conseil d'administration pour l'État français qui fait qu'on pèserait sur la décision plutôt que de mendier comme on le fait aujourd'hui auprès des dirigeants d'Arcelor. C'est la première chose. On entre au capital quand on donne de l'argent public. La deuxième chose, c'est évidemment qu'il faut des protections. Si jamais il n'y a pas de protections... »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 14:56Voir 2 autres passages
« Qui dit que le marché, puisqu'on a continué à allier le prix de l'électricité au marché européen, que le marché européen ne va pas subir de nouvelles fluctuations. J'étais dans l'industrie à Dunkerque, Aluminium France qui est juste à côté d'ArcelorMittal qui est à 10 km de la centrale de Graveline voit son prix flutuer. On lui dit l'arène c'est fini et il faut vous inscrire sur le marché spot européen. Donc si on veut rendre service aux boulangers, parce qu'ArcelorMittal, si on veut décarboner, ça veut dire être lié au tarif de l'électricité. Si on veut rendre service de l'artisan jusqu'à l'industriel, à la place de faire des gadgets, ce que doit faire le gouvernement, c'est réguler le tarif de l'électricité. Vous ne m'avez pas dit »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 12:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je le dis, la question est une question pour moi de démocratie. Est-ce qu'on décide ensemble de l'orientation de notre société, à la fois sur le terrain écologique, sur le terrain industriel et sur le terrain social ? Il faut en décider ensemble. Il y avait une convention citoyenne sur le climat qui posait un certain nombre de jalons, qui demandait que derrière, ça soit acté par l'Assemblée nationale. Je dis qu'il y a un outil qui est le référendum et moi, je suis favorable à l'instauration du référendum d'initiative citoyenne. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 10:06Voir 2 autres passages
« – Je dis que c'est un système. Je dis que quand on met Richard Ferrand, y compris à la tête du Conseil constitutionnel, avec l'abstention du Rassemblement national, on n'a pas affaire là à des déviances, on n'a pas affaire à des malchances, on n'a pas affaire à des coïncidences, on a affaire désormais à un système. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 2:46
« Mais là, il s'agit surtout de l'organisation mondiale du commerce. En fait, on a un gros problème avec l'agriculture dans la mondialisation. Je vais faire depuis les accords de Royal Ground en 1994. Je ne suis pas d'accord à ce moment-là pour qu'on fasse entrer l'agriculture dans la grande machine à laver de la mondialisation. Ça, c'est un premier point. Mais il faut bien voir qu'il y a un deuxième point. C'est le marché. Parce que même si on fait ça, il restera quand même sur les épaules des agriculteurs, la grande distribution et l'industrie agroalimentaire. Donc ça veut dire qu'il faut réguler le marché intérieur, quand bien même il y aurait sorti des traités de libre-échange au niveau de l'organisation mondiale du commerce. C'est une deuxième chose. Et là, dire que quand je propose des prix planchers, vous savez, on répond, c'est le retour des Colcauses. Voilà ce qu'il m'est dit à l'Assemblée nationale, en gros. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack15 juin 2024 au 11 mai 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est-à-dire que manifestement, il a quand même une propension à inviter beaucoup plus l'extrême droite que la gauche et à avoir des relations de complicité avec les dirigeants de l'extrême droite française, avec les idéalistes de l'extrême droite française et avec un des médias d'extrême droite dans notre pays, plutôt que d'être un journaliste qui voudrait être en position d'objectivité, de neutralité ou simplement d'honnêteté. Vous aussi, vous êtes journaliste ? Oui, moi aussi, je suis journaliste. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 1:09Voir 2 autres passages
« – Écoutez, je vais répondre à votre question, mais moi je viens d'abord pour remettre les pendules à l'heure. On a… Qu'est-ce qui se passe ? Ils se font passer là pour des victimes. Ce sont quand même des coupables. Ce sont des coupables de quoi ? D'emplois fictifs. D'emplois fictifs pour la sœur de Marine Le Pen, d'emplois fictifs pour la belle-sœur de Marine Le Pen, d'emplois fictifs pour le compagnon de Marine Le Pen, d'emplois fictifs pour le chauffeur de Marine Le Pen, d'emplois fictifs pour le majordome de Jean-Marie Le Pen. Et ce n'est pas des emplois fictifs au SMIC. C'est 5 000 euros pour un mi-temps fictif, c'est 10 000 euros pour un temps plein fictif, avec des primes de Noël fictifs, tout ça chiffrant à 4 millions, 5 millions d'euros. Et je voudrais rappeler quand même que Marine Le Pen était la plus offensive pour réclamer de la probité et de l'exemplarité des élus. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 0:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Qui dit que le marché, puisqu'on a continué à allier le prix de l'électricité au marché européen, que le marché européen ne va pas subir de nouvelles fluctuations. J'étais dans l'industrie à Dunkerque, Aluminium France qui est juste à côté d'ArcelorMittal qui est à 10 km de la centrale de Graveline voit son prix flutuer. On lui dit l'arène c'est fini et il faut vous inscrire sur le marché spot européen. Donc si on veut rendre service aux boulangers, parce qu'ArcelorMittal, si on veut décarboner, ça veut dire être lié au tarif de l'électricité. Si on veut rendre service de l'artisan jusqu'à l'industriel, à la place de faire des gadgets, ce que doit faire le gouvernement, c'est réguler le tarif de l'électricité. Vous ne m'avez pas dit »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 12:42Voir 1 autre passage
« pour le climat ? Alors puisque vous citez le Front Populaire et Léon Blum, ça ne se passe pas par miracle, ça ne se passe pas par la seule volonté de Léon Blum, ni même de ses ministres ou de ses députés, ça se passe parce que le peuple se met en mouvement, ça se passe parce qu'il y a des grèves, parce qu'il y a des occupations d'usines partout dans le pays. Et je dirais de la même manière, si on attend que ce soit un chef de l'État en haut, avec quelques ministres, et même une majorité à l'Assemblée, quand bien même ça serait des gens convaincus, qui voudraient faire bouger le pays dans le bon sens, mais si jamais il n'y a pas une mise en mouvement de la société toute entière... »
youtube.com · Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12Vérifier à 21:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, dire que nous votons les motions de censure de manière constante. La question est pourquoi le RN change d'attitude ? Est-ce qu'il change d'attitude par souci de l'intérêt des Français ? Soudain éclairé ? Parce qu'en effet, il y a cette taxe sur l'électricité, parce que les rentrées vont payer, parce que les collectivités sont prélevées ou bien parce qu'il y a des soucis judiciaires en cours et que ça produit un changement de stratégie. Ça, c'est à interroger du côté du RN. Maintenant, de manière constante, on ne peut pas s'attendre à ce qu'un gouvernement qui vient de la droite, qui se tourne vers l'extrême droite de manière constante, qui ne retient rien des mesures pourtant votées à l'Assemblée nationale par la gauche. On ne peut pas s'attendre à ce qu'on fasse autre chose que le censure. »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 13:36Voir 2 autres passages
« On peut saluer le dialogue autant qu'on veut. Maintenant, moi, ça fait plus de cinq ans que je suis sur la question des prix agricoles, parce que la clé, c'est le prix. Au fond, il faut voir qu'il y a une injonction de la part du gouvernement pour le monde agricole qui est schizophrénique. De leur côté, on leur dit de monter en gamme, on leur dit qu'il faut le bien-être animal, on leur dit qu'il faut éliminer les phytos, et de leur côté, on leur dit qu'il faut la compétition à l'international avec les fermes-usines au Brésil et éventuellement maintenant avec les fermes-usines en Ukraine. Et donc, il y a une injonction qui est complètement contradictoire. Vous ne pouvez pas à la fois vous bagarrer pour monter en gamme sur les produits et en même temps dire que vous devez vous adapter au dumping à l'international. Donc, ce qu'il faut maintenant, il nous faut une exception agriculturelle. Vous savez, moi, ça fait deux décennies qu'on le dit. »
BFMTV · Mobilisation des agriculteurs: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 0:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On peut saluer le dialogue autant qu'on veut. Maintenant, moi, ça fait plus de cinq ans que je suis sur la question des prix agricoles, parce que la clé, c'est le prix. Au fond, il faut voir qu'il y a une injonction de la part du gouvernement pour le monde agricole qui est schizophrénique. De leur côté, on leur dit de monter en gamme, on leur dit qu'il faut le bien-être animal, on leur dit qu'il faut éliminer les phytos, et de leur côté, on leur dit qu'il faut la compétition à l'international avec les fermes-usines au Brésil et éventuellement maintenant avec les fermes-usines en Ukraine. Et donc, il y a une injonction qui est complètement contradictoire. Vous ne pouvez pas à la fois vous bagarrer pour monter en gamme sur les produits et en même temps dire que vous devez vous adapter au dumping à l'international. Donc, ce qu'il faut maintenant, il nous faut une exception agriculturelle. Vous savez, moi, ça fait deux décennies qu'on le dit. »
BFMTV · Mobilisation des agriculteurs: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 0:18Voir 2 autres passages
« la priorité sur le logement, c'est quand même la rénovation du bâti existant. Moi, je ne comprends pas qu'on ne mette pas le paquet, mais vraiment le paquet là-dessus. Ça fait cinq ans que je le dis en commission des affaires économiques. Je leur disais vous devriez mettre 10 milliards dessus tous les ans. Pourquoi ? Parce que c'est du gagnant, gagnant, gagnant, gagnant, gagnant. Tout le monde est gagnant. C'est gagnant sur les factures, c'est gagnant pour la planète, c'est gagnant parce que c'est de l'emploi local, et c'est gagnant, j'insiste, c'est gagnant sur notre souveraineté, parce que c'est moins d'importation de gaz et de pétrole. Je disais ça pendant cinq ans, c'était comme si je pissais dans un violon, à peu près, quoi. Amendement rejeté, 99,62% d'amendement rejeté, donc bon. Mais, bon, il se trouve, il y a eu la guerre en Ukraine qui a un peu changé la donne, qui a fait réfléchir du côté de la majorité en disant, bon, là, quand même, on a peut-être un petit souci. Bon, maintenant, ce qu'on me répond, c'est la main-d'œuvre. On n'a pas la main-d'œuvre. Même si vous vouliez qu'on rénove beaucoup plus vite, parce qu'au rythme où ça va, il nous faut deux siècles, l'équivalent d'entre eux, la Révolution française et aujourd'hui, pour venir à bout des 5 millions de passoires thermiques. Juste ça, avant de se demander si on construit plus, moins, et ainsi de suite. Donc la priorité, c'est ça, la priorité de dire c'est plus qu'on rénove. Oui, c'est ça. Mais je vous dis, sur la main-d'œuvre, qu'est-ce qu'on fait ? Il faut, un, une valorisation de ces métiers. Donc la première chose, c'est, de la même manière qu'on fait de la pub pour l'armée de terre. Engagez-vous, sauvez votre patrie en allant dans l'armée. Je pense qu'on devrait avoir des publicités. Devenez plombier, devenez zingueur, devenez couvreur, sauvez la planète, aidez »
youtube.com · Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12Vérifier à 33:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dis d'abord, quand il dit infâme dans ce budget, j'aimerais qu'il me dise dans cette partie recette précisément, M. Mélenchon qui est un peu loin maintenant de l'Assemblée, il y a d'infâme dans cette partie budget. Bon, ça c'est déjà qu'on peut discuter du fond du texte. Et ensuite, on a la situation politique telle qu'elle se présente aujourd'hui, qui est confuse, qui est étrange dans cette Assemblée, et bien on fait avec pour essayer de gratter. Moi, je veux discuter. Vous savez, je suis retenu par la manche, par les gens dans la rue, dans mon coin, qui me dit, surtout, enlevez le gel des retraites. Et bien, je veux qu'on en discute, je veux que ça soit aboli à l'Assemblée, et je veux que le message soit passé très clairement, à la fois à l'égard du gouvernement, et à l'égard du Sénat, nous ne voulons pas du gel des retraites. »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 8:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je veux dire, je ne peux pas répondre ça de manière générale. C'est un choix qui est effectué par des femmes dans notre pays que de se couvrir de cette manière-là. Et vous ne me posez pas la même question sur un certain nombre d'autres signes religieux. Et donc, en fait, je refuse cette grande confusion. Vous voyez, je refuse qu'on vienne traiter à part la question du voile. Si on le traite, la loi de 1905, il y avait déjà... Donc le voile est compatible avec la République. Mais bien sûr que le voile est compatible avec la République. Le voile est un élément de la culture française. En tout cas, il est compatible avec la République, vous savez. Vous savez, je vous dis, moi, mon inquiétude dans notre pays, quand on a une chaîne qui est entièrement dédiée à pointer les musulmans du matin au soir, où je ne mets pas les pieds. »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 28:18Voir 2 autres passages
« Je sais qu'il y a un certain nombre de camarades, de la France insoumise, qui l'ont quitté dans le Nord parce qu'ils considéraient qu'il y avait de l'antrisme des frères musulmans à l'intérieur. Et une bienveillance de la France insoumise à l'égard de cette entreprise. Maintenant, je vais vous citer la loi de 1905, qui est une loi qui a été effectuée après trois années de travail parlementaire, qui est un espèce de trésor qui doit nous permettre de nous guider encore dans cette période-là. Je veux dire que cette loi de 1905, elle a des articles qui permettent une politique pénale. Vous n'avez pas répondu à Anne quand même. Je vous parle de maintenant. Mais moi aussi, je vous parle de maintenant. Je vous parle de maintenant. Elle a des articles qui permettent une politique pénale. Et si on considère qu'il y a de l'antrisme, qu'il y a des choses qui ne vont pas parce qu'on glisse dans la politique, il y a l'article 31, 34, 35, qui permet aux ministres de la justice de saisir les procureurs et de mener des enquêtes et de faire qu'il y ait des procès liés à ça. Je précise ma question. Je termine, je termine. Je veux dire que depuis des années qu'on discute de ça, monsieur Darmanin, monsieur Retailleau et ainsi de suite, qui sont des incendiaires de la République, qui ont des grands mots, pas une seule fois, ils n'ont utilisé les articles 31, 34, 35 de la loi de 1905 pour dire il y a un souci. Ils devraient le faire ? Évidemment. Plutôt que d'arroser d'un soupçon général... »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 30:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Oui, mais je veux répondre à pourquoi ils sont nuls à ce point-là. Ce n'est pas une question rhétorique. Ce n'est pas parce qu'ils sont bêtes. Vous savez, je suis convaincu que si on faisait des tests de QI ou si on jouait à Trivial Pursuit, ils me battraient. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 17:41
« – Oui, par exemple, si vous prenez, je vais entrer dans un peu de technique, en France, les sociétés écrans ne sont pas taxées. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les dividendes qui ont explosé, il y a un rapport qui est encore sorti hier, qui dit que ça a explosé dans le monde, ça a explosé en Europe, et ça explose en France, plus 7% en France, c'est-à-dire largement au-delà de l'inflation pour le coup. Bon, dans notre pays, les plus riches font ce qu'on appelle des sociétés écrans plutôt que de toucher les dividendes directement, et elles ne sont pas taxées, ce qui leur permet de payer 1 ou 2% d'impôt à la place d'en payer 30%. Aux États-Unis, ces sociétés écrans sont taxées, et ça, ça rapporterait aux alentours de 20 à 30 milliards d'euros. Donc là, c'est là que se trouvent les marges de manœuvre, alors que qu'est-ce qu'ils vont faire ? On le sait d'avance, ils vont faire ce qu'ils prétendent faire depuis 40 ans maintenant, c'est-à-dire d'agir sur les dépenses, en venant à aller chercher sur l'hôpital, sur l'éducation, sur le sport. Le premier budget qui va être touché à la sortie des Jeux olympiques par les réductions de budget, c'est le sport. Ou alors, encore même, sur les arrêts maladie. »
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 4:11
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 11:30
« – Moi je pense qu'il nous faut des protections je le réclame depuis longtemps des protections à l'égard des États-Unis et quand je vois que plus de 1500 entreprises ont été vendues aux États-Unis ces dix dernières années dont la branche énergie de Alstom vendue par Emmanuel Macron dont Exelia qui fabrique des composants électroniques pour l'industrie de défense – Quelles mesures de rétorsion ? – Je ne veux pas de mesures de rétorsion – Donc on se laisse faire ? – Non, je veux des mesures de construction. L'Europe aujourd'hui elle s'est déshabillée de sa sidérurgie elle s'est déshabillée de sa métallurgie elle s'est déshabillée de son textile elle s'est déshabillée de tout parce qu'on est des élites européennes qui nous ont laissé nous déshabiller – Mais là dans l'immédiat il va augmenter les droits de douane nous on laisse entrer les produits américains – Non, je souhaite je souhaite qu'on fasse quoi ? Qu'on identifie sur quoi on veut retrouver une souveraineté si on veut retrouver de la souveraineté sur l'acier je le souhaite c'est là-dessus qu'on remonte nos droits de douane à l'égard des États-Unis mais à l'égard et aussi de l'Inde et de la Chine si on veut retrouver une base textile parce que vous savez quand on parle d'industrie de défense il faut une industrie tout court il faut de l'électronique il faut de l'acidururgie il faut de la chimie donc si on veut retrouver cette base industrielle il nous faut des protections mais des protections qui ne soient pas juste des mesures de rétorsion dans une guerre commerciale mais qui soient des mesures de construction – Merci François Ruffin »
BFMTV · Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 11:36
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview politique de François Ruffin sur RMCVérifier à 11:00
« Je trouve que le comportement de Jean-Luc Mélenchon depuis deux semaines... Enfin, je trouve que le comportement de Jean-Luc Mélenchon depuis lundi, sa décision de se mettre en retrait est une bonne nouvelle. Donc, il faut que ça dure pour qu'on puisse parvenir à avoir une campagne le plus sereine, la plus apaisée possible. Non. François Hollande, apparemment, n'est pas investi par les socialistes. Je veux le dire. François Hollande a, comme tout citoyen de ce pays, une légitimité à se présenter à des élections. Comme vous pouvez l'avoir, comme je peux l'avoir. Maintenant, est-ce que ça doit être derrière la bannière du Front populaire ? Est-ce qu'on peut croire que M. Hollande s'est converti en une... que d'un seul coup, le voilà favorable à l'indexation des salaires sur l'inflation ? S'il a eu une épiphanie, si un miracle est passé par là, j'en suis ravi. Mais j'en doute. Et je ne voudrais pas qu'il ne se mêle à ça une part d'hypocrisie. Oui, j'ai parlé d'apaisement, mais ce tweet, c'est... J'appelle ma famille à se réunir, à prendre conscience de la responsabilité. C'est pour ça que j'appelle ma famille à se réunir, à prendre conscience de leur responsabilité, de la nôtre, de la gravité du moment. Qu'il y a des tas de gens qui sont là rassemblés, et qu'ils veuillent qu'on aille vers le mieux, et non pas qu'on dévale la pente du pire. Voilà ce qu'ils attendent de nous. Je le dis, le Front populaire, ça n'est pas François Ruffin, ça n'est pas Jean-Luc Mélenchon, ça n'est pas Marine Tondelier, ça n'est pas Olivier Faure, ça n'est pas Fabien Roussel, ça n'est pas ça le Front populaire. Le Front populaire, ce sont les centaines de milliers de personnes qui, dès qu'on a prononcé ce mot, sont allées dire « Je soutiens, voilà ce que je veux ». Ce sont les syndicats qui, aussitôt, ont pris la balle au de bon et ont dit « Je veux ce Front populaire ». Ce sont les manifestants qui sont aujourd'hui sur toutes les places du pays pour dire « Voilà, nous voulons ce Front populaire ». C'est Squeezie, c'est Marcus Thuram, c'est la situation qui disent « Non, l'extrême droite, on n'en veut pas. On ne veut pas que le pays se déchire, qu'on ait des Français et des sous-Français ». Voilà ce qu'est le Front populaire. Et donc, que tous les dirigeants politiques se hissent à la hauteur des gens qui sont derrière nous, se le hissent à la hauteur de Marcus Thuram, Squeezie et Léna Situation. Pour vous, ça n'a pas un point de rupture avec Luc Mélenchon ? Il n'y a clairement pas. Aujourd'hui, j'ai un enjeu, vous savez, c'est de gagner. Je veux que nous gagnions. Je veux que gagner dans ma circonscription, et le chemin est rude. Je le mesure tous les jours dans les portes à portes. Si je veux gagner, je veux que nous soyons unis, que la famille soit unie au maximum. Je l'ai demandé dimanche soir, en disant au parti, « Arrêtez vos conneries, soyez unis ». Et je pense que ça a trouvé un écho évident dans le pays, dans la gauche de ce pays, qui demandait ça, qui demandait à ce qu'on soit unis, qu'on arrête nos conneries. Eh bien, il faudrait le répéter aujourd'hui. Et soyons unis, arrêtons nos conneries. Et elle est là. Elle tient dans au moins 570 circonscriptions sur 577. D'accord ? Donc il y a des difficultés sur les 7 circonscriptions restantes. Il faut y travailler. D'accord ? Moi, je le dis clairement, j'apporte mon soutien aux 5 purgés de la France insoumise. Et ma conviction est que dans 15 jours, ils seront élus et nous nous retrouverons à l'Assemblée nationale pour travailler ensemble. Voilà ma conviction. »
BFMTV · Manifestations contre l'extrême droite: l'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 2:16
« C'est auto-suffisant. Mais attendez, je ne vous dis pas que c'est l'autarcie, ne confondez pas l'autarcie et la régulation des échanges. On a eu une régulation des échanges pendant des décennies qui n'a pas posé de problème. Donc il ne s'agit pas d'être dans l'autarcie, il s'agit d'être dans une régulation des échanges. Et ça, c'est tout à fait faisable. »
BFMTV · Mobilisation des agriculteurs: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 2:54
« Et voilà, ça a été considéré comme un point technique, comme plus c'est ouvert, mieux c'est. Eh bien, on ne peut pas avoir de politique industrielle sans politique commerciale. Pas de politique agricole sans politique commerciale. Pas de politique sociale sans politique commerciale. Pas de politique... Environnementale sans politique commerciale. Donc, il faut une reprise en main de se demander qu'est-ce qu'on veut faire de notre politique commerciale. Et à l'égard de la Chine, il faut faire des protections. Taxes aux frontières, barrières douanières, quotas d'importation. Alors, moi, je ne suis pas pour un relèvement général des droits, mais juste pour qu'on ait un ciblage sur ce que j'estime un plan des 100 produits qu'on estime stratégiques. Aliments, médicaments, armements, l'acier, évidemment. Tout ce qui est de l'ordre de l'environnement. Donc, là-dessus, il s'agit de se protéger. Et ça, ça doit faire l'objet de négociations, d'un bras de fer, d'un rapport de force avec la Chine, qui doit très bien le comprendre, puis qu'ils ont pratiqué la même politique. Dire que la nouvelle relation qu'il s'agit d'instaurer avec la Chine n'interdit pas, au contraire, de dire notre solidarité avec le peuple de Taïwan, avec la cause des Ouïghours, avec la cause des Tibétains. Et il ne s'agit pas de passer tout ça par-dessus bord. Mais en revanche, de dire avec clarté... »
youtube.com · Géopolitique : le choix de l’indépendance. Avec François Ruffin | Entretiens géopoVérifier à 17:12
« Est-ce que vous êtes pour ? Je suis pour. Alors, si on le fait, il ne faut pas le faire spécifiquement sur le voile, il faut le faire sur tous les insignes religieux. Allons-y. Et on pourrait faire ça ? Vous savez, je reviens. Je vous ai dit quel était mon sentiment personnel, d'accord ? Et je vous l'ai dit avec franchise. Maintenant, moi, je suis député dans un pays qui est en tension. Où il y a eu des guerres de religion. Et j'ai un fil conducteur, c'est la loi de 1905, toute la loi de 1905, rien que la loi de 1905, dont on fêtera les 120 ans cette année, et dont Aristide Briand veillait à un équilibre, où il disait qu'il faut à la fois rassurer l'expression de l'individu, du croyant, sur sa foi, et en même temps empêcher que des groupes s'opposent à la République. »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 27:25