Qu'est-ce qui fait peur chez Jean-Luc Mélenchon ?
Réponse partielleJe ne vais pas en rester à la question. Poucher cette ligne de la France insoumise. Je caractérise ça en disant, on a une stratégie Terra Nova avec le ton du NPA. La stratégie Terra Nova, c'est quoi ? C'était la gauche socialiste, François Hollande à l'époque, qui dit, voilà, on n'aura pas les ouvriers. C'est perdu, c'est fini, on ne parviendra pas à les récupérer. Et donc, à partir de ce moment-là, on se concentre sur les quartiers populaires et sur la jeunesse diplômée. La France insoumise a décidé de faire la meilleure chose. Il y a eu des débats avec eux, ils ont décidé de faire la meilleure chose. Et tant mieux si on a une quartier populaire. Et tant mieux si on a la jeunesse diplômée.…
« Je ne vais pas en rester à la question. Poucher cette ligne de la France insoumise. Je caractérise ça en disant, on a une stratégie Terra Nova avec le ton du NPA. La stratégie Terra Nova, c'est quoi ? C'était la gauche socialiste, François Hollande à l'époque, qui dit, voilà, on n'aura pas les ouvriers. C'est perdu, c'est fini, on ne parviendra pas à les récupérer. Et donc, à partir de ce moment-là, on se concentre sur les quartiers populaires et sur la jeunesse diplômée. La France insoumise a décidé de faire la meilleure chose. Il y a eu des débats avec eux, ils ont décidé de faire la meilleure chose. Et tant mieux si on a une quartier populaire. Et tant mieux si on a la jeunesse diplômée. Mais perdre les ouvriers, là, c'est 57% des ouvriers qui ont voté pour le Rassemblement National. Perdre les ouvriers, pour nous, c'est très grave. Ce n'est pas seulement perdre des électeurs, c'est perdre notre âme aussi, à gauche. Et donc, j'ai posé la question depuis deux ans de, est-ce qu'on va leur parler ? Comment on va leur parler ? Qu'est-ce qu'on a à leur dire ? Et j'ai des réponses. J'ai posé des réponses sur la table. Et pendant deux ans, on a fait le choix délibéré de ne pas parler dans les terres populaires, dans les terres ouvrières, même de tout faire pour leur faire peur, d'une part, et avec un ton que j'ai mis en question. C'est-à-dire que je pense que... Mais c'est quoi ce ton que vous mettez en question ? Ce ton, il y a le ton de la radicalité obligée, d'une certaine brutalité, qui fait que, je dirais que, moi, j'ai choisi il y a deux ans, compte tenu aussi des résultats de la montée du Rassemblement National. À partir du moment où on a 89 députés du Rassemblement National dans l'hémicycle, à partir du moment où, en Picardie, j'ai 8 députés sur 17 du Rassemblement National. Il y a deux ans. Maintenant, c'est 13. La situation s'est aggravée. J'avais 11 points. Enfin, je faisais 60-40. Maintenant, j'ai perdu 8 points. »
