François Ruffin — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
22 janv. 2024 au 11 mai 2026
Questions
259
Entretiens
17
Sources
17
Heures analysées
6,2 h
Répartition sur 259 questions évaluables
Réponse directe
110
Réponse partielle
50
Réponse à côté
94
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 226 à 250 sur 259
Question 226Taxation des plus riches, taxe Zucman...l'interview de François Ruffin en intégralité
François Ruffin, que vous dites ce matin, en fait, que vous allez décider, vous, de ce qu'on a le droit d'acheter ou pas ?
Réponse directe
Pas moi. Vous savez, les Français, si on interroge les Français comme citoyens et qu'on leur dit, voilà, il y a cette invasion de produits chinois, est-ce que vous pensez qu'on doit s'en protéger ou pas ? Est-ce que vous pensez qu'on doit identifier sans produit ? Mais vous croyez qu'on ne leur dit pas ? Sans produit, eh bien, dans les sondages, ils y sont largement favorables. Ils sont largement favorables. Oui, mais dans les sondages, Eh bien, c'est pour ça que je vous dis, ferme, que c'est le citoyen qui est, pour moi, au-dessus du consommateur et je dirais même au-dessus du travailleur qui doit décider. Et le citoyen, quand on l'interroge sur les mesures qui doivent être prises en place…
« Pas moi. Vous savez, les Français, si on interroge les Français comme citoyens et qu'on leur dit, voilà, il y a cette invasion de produits chinois, est-ce que vous pensez qu'on doit s'en protéger ou pas ? Est-ce que vous pensez qu'on doit identifier sans produit ? Mais vous croyez qu'on ne leur dit pas ? Sans produit, eh bien, dans les sondages, ils y sont largement favorables. Ils sont largement favorables. Oui, mais dans les sondages, »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 90 observations90 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous pensez que Bernard Arnault n'est pas un patriote et qu'à la moindre menace devant laquelle vous vous pliez, il partira ailleurs ? Non, ce n'est pas le sujet. Est-ce que vous trouvez juste que Bernard Arnault, quand il touche... C'est 200 000 salariés, le groupe LVLM. »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 6:57
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
youtube.com · Taxation des plus riches, taxe Zucman...l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 14:08
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« Eh bien, c'est pour ça que je vous dis, ferme, que c'est le citoyen qui est, pour moi, au-dessus du consommateur et je dirais même au-dessus du travailleur qui doit décider. Et le citoyen, quand on l'interroge sur les mesures qui doivent être prises en place, collectivement et non pas individuellement devant son écran d'ordinateur ou en poussant son chariot, le citoyen, collectivement, il dit, maintenant, il nous faut une protection. »
youtube.com · Taxation des plus riches, taxe Zucman...l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 14:33
Question 227Quentin Deranque, Nemesis, end of life... An interview with François Ruffin
Est-ce que vous êtes d'accord avec Jérôme Gage ?
Réponse à côté
En tout cas pour les élections municipales Ce sont des élections plurielles Moi je n'ai jamais considéré qu'on avait une seule grande élection On a 36 000 communes Et il y a 36 000 formes d'alliances différentes dans notre pays Et ce n'est pas depuis le studio de France Info Et depuis Paris Qu'on va donner des ordres à tous les candidats Dans des villes, dans des grandes villes Evidemment Il ne peut pas y avoir de consigne national Il ne peut pas y avoir de consigne national On ne peut pas être un grand chef Qui vient dire Alors à Orsain-Val Vous savez, quand on est dans des petits bourgs Parce qu'il n'y a pas que les grandes villes dans tout ça Quand on est dans des petits bourgs Les répub…
« En tout cas pour les élections municipales Ce sont des élections plurielles Moi je n'ai jamais considéré qu'on avait une seule grande élection On a 36 000 communes Et il y a 36 000 formes d'alliances différentes dans notre pays Et ce n'est pas depuis le studio de France Info Et depuis Paris Qu'on va donner des ordres à tous les candidats Dans des villes, dans des grandes villes Evidemment Il ne peut pas y avoir de consigne national Il ne peut pas y avoir de consigne national On ne peut pas être un grand chef Qui vient dire Alors à Orsain-Val Vous savez, quand on est dans des petits bourgs Parce qu'il n'y a pas que les grandes villes dans tout ça Quand on est dans des petits bourgs Les républicains, la gauche Elle se serre les coudes Parce qu'elle sait qui elle doit affronter A quoi elle doit faire face Et moi je suis toujours Pour l'année prochaine Notre objectif principal Est de barrer la route A Marine Le Pen et à Jordan Bardella »
youtube.com · Quentin Deranque, Nemesis, end of life... An interview with François RuffinVérifier à 7:38
Question 228Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12
Que ça, aujourd'hui, on n'y arrive pas forcément. C'est-à-dire qu'on dit depuis des années, oui, il y a des centaines de milliers d'emplois dans la transition, etc. Mais d'abord, on ne les voit pas arriver. Et puis ensuite, ces emplois, ce n'est pas forcément les mêmes. C'est-à-dire, quand on travaille chez un constructeur automobile, dire, demain, vous allez être ouvrier agricole, pardon, mais ce n'est pas la même vie, ce ne sont pas les mêmes conditions de travail. Et donc, ça, comment on fait pour s'assurer par quels procédés on peut passer pour faire en sorte que les gens, ils ne perdent pas en qualité de vie et pas simplement en salaire ?
Réponse directe
D'abord, ce n'est pas la même vie, mais ça peut être une meilleure vie. Il faut dire que ça va être une meilleure vie. Par exemple, peut-être qu'un certain nombre de camionneurs vont devenir conducteurs de train. Eh bien, ce n'est pas moins bien, mais ce n'est pas les camionneurs qui vont eux-mêmes le devenir. C'est vraisemblablement en une génération que ça va se faire. Mais aujourd'hui, il s'agit de placer cette question du travail comme étant au cœur de cette transition écologique, avec la reconnaissance, la revalorisation d'un certain nombre de métiers dans le bâtiment, évidemment. Ce que j'ai appelé les métiers du lien qui, pour moi, participent de cette transition écologique, c'est-à-…
« D'abord, ce n'est pas la même vie, mais ça peut être une meilleure vie. Il faut dire que ça va être une meilleure vie. Par exemple, peut-être qu'un certain nombre de camionneurs vont devenir conducteurs de train. Eh bien, ce n'est pas moins bien, mais ce n'est pas les camionneurs qui vont eux-mêmes le devenir. C'est vraisemblablement en une génération que ça va se faire. Mais aujourd'hui, il s'agit de placer cette question du travail comme étant au cœur de cette transition écologique, avec la reconnaissance, la revalorisation d'un certain nombre de métiers dans le bâtiment, évidemment. Ce que j'ai appelé les métiers du lien qui, pour moi, participent de cette transition écologique, c'est-à-dire d'une économie où le progrès se fait non pas par des biens matériels, mais par des services immatériels. Et donc, il s'agit de porter ça et faire que... C'est pour ça que je me bagarre pour l'indexation des salaires sur l'inflation, c'est pour ça que je me bagarre pour un treizième mois sur les femmes de ménage, c'est pour ça qu'il y a un certain nombre de bagarres qui sont à mener très concrètement sur le contenu du travail, sur le fait que les Français, tous les habitants de ce pays, doivent pouvoir vivre de leur travail, bien en vivre. Comment survivre et bien le vivre ? Ce n'est pas un combat annexe, subsidiaire. C'est lié, pour moi, à la transformation écologique. C'est le premier point. On pourrait y revenir parce que je pense que, quand on va aborder ensuite qu'est-ce qu'on en fait dans les déplacements, comment on fait sur le logement, comment on fait ensuite, je vais de toute façon reposer de manière permanente la question du travail, du travail, du travail et du travail. Deuxième point, les planchers à monter. Il s'agit de faire accéder à des droits nouveaux. Pas seulement de dire que ça va être désinterdit. Pourquoi je pose une proposition de loi sur le droit aux vacances, en disant, ben voilà, il y aura un aller-retour en train pour aller à la mer, pour aller à la montagne, qui sera pris en charge ? Parce que c'est faire accéder à des droits nouveaux. Et de la même manière, j'avais mis en 2017, dans mon programme personnel, parce que j'avais fait mon petit programme, j'avais mis qu'il y avait 1000 km de trains gratuits. Il s'agit de faire accéder à des droits nouveaux. Remonter les planchers. Troisième point. Troisième point, descendre les plafonds. Il est évident qu'on ne peut pas dire aux gens, vous n'allez plus pouvoir utiliser votre voiture, s'il y a des jets qui passent au-dessus de la tête. Ça, ça veut dire interdire plus de choses. Ah oui. On ne peut pas passer que par le porte-monnaie, que par l'autorégulation, par les taxes, parce que les taxes, on sait très bien que les riches, les hyper-riches, les ultra-riches, ils auront mille fois les moyens de les payer, et que ça ne va rien réguler du tout en la matière. Or, si on laisse faire, faire cette écologie à deux vitesses qui fait que les uns sont contraints, ne serait-ce que contraints dès aujourd'hui par le porte-monnaie, parce que le porte-monnaie est déjà une énorme contrainte, aujourd'hui les départs en vacances ne se font pas par contrainte de porte-monnaie, et que les autres sont affranchis de toutes les contraintes, ça ne peut pas marcher. Et donc là, il y a établir un sentiment de justice qui fait qu'il n'y a pas des passagers clandestins qui échappent aux règles communes qu'on se fixe et qu'on respecte. C'est le troisième point. Et le dernier point qui est essentiel, pour moi, c'est la question de la démocratie. La transformation écologique ne doit pas se faire avec moins de démocratie, mais avec plus de démocratie. »
youtube.com · Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12Vérifier à 9:52
Question 229Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12
Et à quel point l'État peut obliger aussi des entreprises, qui pour certaines ne sont pas françaises, mais sont internationales, de suivre cette direction-là ?
Réponse partielle
la priorité sur le logement, c'est quand même la rénovation du bâti existant. Moi, je ne comprends pas qu'on ne mette pas le paquet, mais vraiment le paquet là-dessus. Ça fait cinq ans que je le dis en commission des affaires économiques. Je leur disais vous devriez mettre 10 milliards dessus tous les ans. Pourquoi ? Parce que c'est du gagnant, gagnant, gagnant, gagnant, gagnant. Tout le monde est gagnant. C'est gagnant sur les factures, c'est gagnant pour la planète, c'est gagnant parce que c'est de l'emploi local, et c'est gagnant, j'insiste, c'est gagnant sur notre souveraineté, parce que c'est moins d'importation de gaz et de pétrole. Je disais ça pendant cinq ans, c'était comme si je p…
« la priorité sur le logement, c'est quand même la rénovation du bâti existant. Moi, je ne comprends pas qu'on ne mette pas le paquet, mais vraiment le paquet là-dessus. Ça fait cinq ans que je le dis en commission des affaires économiques. Je leur disais vous devriez mettre 10 milliards dessus tous les ans. Pourquoi ? Parce que c'est du gagnant, gagnant, gagnant, gagnant, gagnant. Tout le monde est gagnant. C'est gagnant sur les factures, c'est gagnant pour la planète, c'est gagnant parce que c'est de l'emploi local, et c'est gagnant, j'insiste, c'est gagnant sur notre souveraineté, parce que c'est moins d'importation de gaz et de pétrole. Je disais ça pendant cinq ans, c'était comme si je pissais dans un violon, à peu près, quoi. Amendement rejeté, 99,62% d'amendement rejeté, donc bon. Mais, bon, il se trouve, il y a eu la guerre en Ukraine qui a un peu changé la donne, qui a fait réfléchir du côté de la majorité en disant, bon, là, quand même, on a peut-être un petit souci. Bon, maintenant, ce qu'on me répond, c'est la main-d'œuvre. On n'a pas la main-d'œuvre. Même si vous vouliez qu'on rénove beaucoup plus vite, parce qu'au rythme où ça va, il nous faut deux siècles, l'équivalent d'entre eux, la Révolution française et aujourd'hui, pour venir à bout des 5 millions de passoires thermiques. Juste ça, avant de se demander si on construit plus, moins, et ainsi de suite. Donc la priorité, c'est ça, la priorité de dire c'est plus qu'on rénove. Oui, c'est ça. Mais je vous dis, sur la main-d'œuvre, qu'est-ce qu'on fait ? Il faut, un, une valorisation de ces métiers. Donc la première chose, c'est, de la même manière qu'on fait de la pub pour l'armée de terre. Engagez-vous, sauvez votre patrie en allant dans l'armée. Je pense qu'on devrait avoir des publicités. Devenez plombier, devenez zingueur, devenez couvreur, sauvez la planète, aidez »
youtube.com · Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12Vérifier à 33:19Voir 1 autre passage
« question. Valorisation spirituelle, mais je termine. Valorisation matérielle aussi. Ces métiers-là, si on pense qu'on en a besoin, ça veut dire qu'on doit bien les traiter. Ça veut dire qu'on doit se demander si, dans ce type de métier-là, il ne faut pas un régime spécial, à 60 ans, on part à la retraite, ou alors on peut avoir des carrières dans d'autres métiers mais qui sont pensées, il faut penser ça. Et on se dit, c'est 2 000 euros minimum. Et vous savez, les travailleurs du bâtiment, ils ont connu des hauts, des bas, des licenciements, et ainsi de suite. Non, on garantit que vous serez employé pendant 30 ans dans ce secteur-là, avec une base de salaire. Voilà, il faut, si on veut structurer des secteurs comme ceux-là, il est évident qu'il faut mettre de l'argent dessus, mais ensuite, il faut structurer des métiers derrière. »
youtube.com · Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12Vérifier à 34:55
Question 230Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12
Est-ce que les entreprises vont le faire elles-mêmes ?
Réponse à côté
la priorité sur le logement, c'est quand même la rénovation du bâti existant. Moi, je ne comprends pas qu'on ne mette pas le paquet, mais vraiment le paquet là-dessus. Ça fait cinq ans que je le dis en commission des affaires économiques. Je leur disais vous devriez mettre 10 milliards dessus tous les ans. Pourquoi ? Parce que c'est du gagnant, gagnant, gagnant, gagnant, gagnant. Tout le monde est gagnant. C'est gagnant sur les factures, c'est gagnant pour la planète, c'est gagnant parce que c'est de l'emploi local, et c'est gagnant, j'insiste, c'est gagnant sur notre souveraineté, parce que c'est moins d'importation de gaz et de pétrole. Je disais ça pendant cinq ans, c'était comme si je p…
« la priorité sur le logement, c'est quand même la rénovation du bâti existant. Moi, je ne comprends pas qu'on ne mette pas le paquet, mais vraiment le paquet là-dessus. Ça fait cinq ans que je le dis en commission des affaires économiques. Je leur disais vous devriez mettre 10 milliards dessus tous les ans. Pourquoi ? Parce que c'est du gagnant, gagnant, gagnant, gagnant, gagnant. Tout le monde est gagnant. C'est gagnant sur les factures, c'est gagnant pour la planète, c'est gagnant parce que c'est de l'emploi local, et c'est gagnant, j'insiste, c'est gagnant sur notre souveraineté, parce que c'est moins d'importation de gaz et de pétrole. Je disais ça pendant cinq ans, c'était comme si je pissais dans un violon, à peu près, quoi. Amendement rejeté, 99,62% d'amendement rejeté, donc bon. Mais, bon, il se trouve, il y a eu la guerre en Ukraine qui a un peu changé la donne, qui a fait réfléchir du côté de la majorité en disant, bon, là, quand même, on a peut-être un petit souci. Bon, maintenant, ce qu'on me répond, c'est la main-d'œuvre. On n'a pas la main-d'œuvre. Même si vous vouliez qu'on rénove beaucoup plus vite, parce qu'au rythme où ça va, il nous faut deux siècles, l'équivalent d'entre eux, la Révolution française et aujourd'hui, pour venir à bout des 5 millions de passoires thermiques. Juste ça, avant de se demander si on construit plus, moins, et ainsi de suite. Donc la priorité, c'est ça, la priorité de dire c'est plus qu'on rénove. Oui, c'est ça. Mais je vous dis, sur la main-d'œuvre, qu'est-ce qu'on fait ? Il faut, un, une valorisation de ces métiers. Donc la première chose, c'est, de la même manière qu'on fait de la pub pour l'armée de terre. Engagez-vous, sauvez votre patrie en allant dans l'armée. Je pense qu'on devrait avoir des publicités. Devenez plombier, devenez zingueur, devenez couvreur, sauvez la planète, aidez »
youtube.com · Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12Vérifier à 33:19Voir 1 autre passage
« question. Valorisation spirituelle, mais je termine. Valorisation matérielle aussi. Ces métiers-là, si on pense qu'on en a besoin, ça veut dire qu'on doit bien les traiter. Ça veut dire qu'on doit se demander si, dans ce type de métier-là, il ne faut pas un régime spécial, à 60 ans, on part à la retraite, ou alors on peut avoir des carrières dans d'autres métiers mais qui sont pensées, il faut penser ça. Et on se dit, c'est 2 000 euros minimum. Et vous savez, les travailleurs du bâtiment, ils ont connu des hauts, des bas, des licenciements, et ainsi de suite. Non, on garantit que vous serez employé pendant 30 ans dans ce secteur-là, avec une base de salaire. Voilà, il faut, si on veut structurer des secteurs comme ceux-là, il est évident qu'il faut mettre de l'argent dessus, mais ensuite, il faut structurer des métiers derrière. »
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Question 231Réforme des retraites, budget... L'interview de François Ruffin en intégralité
Je voudrais qu'on revienne à l'incarcération hier de Nicolas Sarkozy. Vous avez entendu, je rappelle qu'il est entré en prison, à la prison de la santé, présumé innocent puisqu'il a fait appel. Gérald Darmanin a annoncé hier qu'il irait le voir en prison. On a appris que le président de la République l'avait reçu vendredi avec son incarcération. Ça vous évoque quoi ?
Réponse à côté
Moi, les personnes que j'aimerais entendre, ce n'est pas Gérald Darmanin, ce n'est pas l'avocat Nicolas Sarkozy, ce sont les familles des victimes. Parce qu'il y a des victimes dans cette histoire. Le tribunal l'a dit, c'est un crime contre la nation qu'a commis Nicolas Sarkozy. C'est-à-dire quoi ? C'est-à-dire qu'on a un futur président de la République qui a laissé aller voir envoyer ses émissaires Brice Hortefeux et Claude Guéant pour aller rencontrer en Libye Monsieur Senoussi. Monsieur Senoussi qui a du sang français sur les mains. L'attentat qui a fait le plus de morts français, c'est l'attentat du décès 10. Et on a des familles qui sont venues au procès et qui ont dit, Monsieur Sarko…
« Moi, les personnes que j'aimerais entendre, ce n'est pas Gérald Darmanin, ce n'est pas l'avocat Nicolas Sarkozy, ce sont les familles des victimes. Parce qu'il y a des victimes dans cette histoire. Le tribunal l'a dit, c'est un crime contre la nation qu'a commis Nicolas Sarkozy. C'est-à-dire quoi ? C'est-à-dire qu'on a un futur président de la République qui a laissé aller voir envoyer ses émissaires Brice Hortefeux et Claude Guéant pour aller rencontrer en Libye Monsieur Senoussi. Monsieur Senoussi qui a du sang français sur les mains. L'attentat qui a fait le plus de morts français, c'est l'attentat du décès 10. Et on a des familles qui sont venues au procès et qui ont dit, Monsieur Sarkozy »
youtube.com · Réforme des retraites, budget... L'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 13:20
Question 232Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12
Si vous, vous imaginez avec vos valeurs, votre vision, où est-ce qu'on doit arriver ?
Réponse partielle
J'ai amené le monde, ce n'est pas par hasard, c'est parce qu'à la lune du monde, il y a climat alerte sur l'accélération du réchauffement. Et je pense que ce titre-là, il dit bien maintenant un rapport tragique à l'histoire, et presque un rapport tragique au temps, c'est-à-dire que chaque année qui s'écoule, mais peut-être chaque mois qui s'écoule, chaque semaine qui s'écoule, c'est du temps perdu. Donc, évidemment, face à ça, il y a les nécessités, on y reviendra, d'une mobilisation générale. Mais moi, je pourrais vous décrire le paysage géographique, le paysage géographique de la France de 2050 sans carbone. Mais il me semble que c'est le paysage mental, presque, davantage qu'il faudrait…
« J'ai amené le monde, ce n'est pas par hasard, c'est parce qu'à la lune du monde, il y a climat alerte sur l'accélération du réchauffement. Et je pense que ce titre-là, il dit bien maintenant un rapport tragique à l'histoire, et presque un rapport tragique au temps, c'est-à-dire que chaque année qui s'écoule, mais peut-être chaque mois qui s'écoule, chaque semaine qui s'écoule, c'est du temps perdu. Donc, évidemment, face à ça, il y a les nécessités, on y reviendra, d'une mobilisation générale. Mais moi, je pourrais vous décrire le paysage géographique, le paysage géographique de la France de 2050 sans carbone. Mais il me semble que c'est le paysage mental, presque, davantage qu'il faudrait décrire. Et j'aimerais qu'en 2050, il y ait un mot dans nos têtes qui est fierté. Fierté retrouvée. Fierté d'avoir affronté ce danger ensemble. Fierté d'avoir relevé ce défi. Fierté d'avoir fait ensemble. Faire ensemble, passer du vivre ensemble au faire ensemble, me semble un chemin nécessaire. Fierté en contraste avec ce que je ressens aujourd'hui, c'est-à-dire quelque chose de rabougri, de rétréci, de l'ordre de la jalousie et du ressentiment, et qu'on dépasse ça, parce qu'on aura réussi à faire ensemble. »
youtube.com · Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12Vérifier à 5:25
Question 233Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François Ruffin
Il n'est pas exclu, disons, que vous vous présentiez à l'élection présidentielle ?
Réponse directe
Non, il n'est pas exclu, je l'ai dit. Je serai candidat à la primaire. Vous avez failli le dire. François Ruffin, justement, un ancien président… Vous savez, moi, je mesure l'inquiétude des gens. Dès que je retourne en circonscription, je mesure l'inquiétude des gens. Et je dis, jouez au petit jeu politicien. Mais non, ce n'est pas un jeu politicien. C'est des idées que vous mettez sur la table.
« Non, il n'est pas exclu, je l'ai dit. Je serai candidat à la primaire. Vous avez failli le dire. François Ruffin, justement, un ancien président… Vous savez, moi, je mesure l'inquiétude des gens. Dès que je retourne en circonscription, je mesure l'inquiétude des gens. Et je dis, jouez au petit jeu politicien. Mais non, ce n'est pas un jeu politicien. C'est des idées que vous mettez sur la table. »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 39:43
Question 234Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François Ruffin
Quand on parle de l'industrie, regardez, il y a notamment, comment on essaye d'aller chercher ces électeurs de gauche qui sont passés au Rassemblement national ?
Réponse à côté
Mais je dis qu'il faut rassembler tout le camp du travail. Comment on leur parle ? Comment on va les chercher ? En ouvrant un horizon et en disant, voilà, qu'est-ce qu'il y a ? On a des défis à relever dans notre pays. On a un défi démographique. On a perdu 20% de natalité en disant, pourquoi la première cause donnée par les jeunes couples qui disent, je retarde d'avoir un enfant ou j'y renonce, c'est quoi ? C'est le logement. Parce que le logement, ça bouffe un tiers à la moitié du pouvoir d'achat des revenus.
« Mais je dis qu'il faut rassembler tout le camp du travail. Comment on leur parle ? Comment on va les chercher ? En ouvrant un horizon et en disant, voilà, qu'est-ce qu'il y a ? On a des défis à relever dans notre pays. On a un défi démographique. On a perdu 20% de natalité en disant, pourquoi la première cause donnée par les jeunes couples qui disent, je retarde d'avoir un enfant ou j'y renonce, c'est quoi ? C'est le logement. Parce que le logement, ça bouffe un tiers à la moitié du pouvoir d'achat des revenus. »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 36:39
Question 235Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12
Ça c'est quoi une mise en mouvement ?
Réponse directe
Vous voyez bien que je ne vais pas attendre, mais je veux dépasser à nouveau une fausse opposition, une contradiction qu'il s'agit de dépasser par la dialectique, c'est celle du est-ce que ça se passe par en haut ou est-ce que ça se passe par en bas ? En fait, les grandes réformes, les grandes transformations dans notre pays, elles se passent par un mouvement qui lie les deux. Si vous regardez la mise en place de la sécurité sociale en 1945 avec Ambroise Croizat qui était dans le programme du Conseil National de la Résistance, c'est possible et il peut le mettre en oeuvre parce que pendant un demi-siècle, il y a eu des caisses de solidarité dans les usines, il y a eu des fédérations qui ont…
« Vous voyez bien que je ne vais pas attendre, mais je veux dépasser à nouveau une fausse opposition, une contradiction qu'il s'agit de dépasser par la dialectique, c'est celle du est-ce que ça se passe par en haut ou est-ce que ça se passe par en bas ? En fait, les grandes réformes, les grandes transformations dans notre pays, elles se passent par un mouvement qui lie les deux. Si vous regardez la mise en place de la sécurité sociale en 1945 avec Ambroise Croizat qui était dans le programme du Conseil National de la Résistance, c'est possible et il peut le mettre en oeuvre parce que pendant un demi-siècle, il y a eu des caisses de solidarité dans les usines, il y a eu des fédérations qui ont mis en place des mutuelles parce qu'il y a eu tout ça pendant un demi-siècle qui fait que cette utopie de la sécurité sociale, c'est quand même une utopie réalisée, devient possible, pensable, réalisable, parce que ça a eu lieu, il y a eu toutes ces initiatives. Donc évidemment, il ne faut pas attendre que le pouvoir soit pris, il faut que déjà il y ait des tas d'initiatives, et c'est le cas, sur lesquelles on puisse s'appuyer dans notre pays. »
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Question 236Géopolitique : le choix de l’indépendance. Avec François Ruffin | Entretiens géopo
Alors, ta spécialité initiale, c'est les questions sociales. Tu es vraiment l'un des meilleurs spécialistes. C'est ça qui t'a fait connaître. Mais de plus en plus, tu interviens, tu as pris de plusieurs fois des positions sur les États-Unis, sur le Proche-Orient. Tu as un long texte dans ton continent. Grosso modo, quels seraient les maîtres mots de ta politique extérieure ?
Réponse directe
En tout cas, ce que je vois aujourd'hui, c'est un espèce de paradoxe, puisqu'on a, je considère, un Donald Trump qui nous offre une chance et presque une chance à répétition depuis un an, que ça soit par l'humiliation de Volodymyr Zelensky à la Maison-Blanche, que ça soit ensuite par l'accord UE-USA sur les droits de douane complètement déséquilibrés ou que ça soit dernièrement avec la prédation sur le Groenland. En fin de compte, on a le protecteur d'hier qui se transforme en prédateur. Là où on peut se plaindre, pleurer, à la place, je vois une chance là-dedans. De la même manière que la manière dont il s'assoit sur le libre-échange, sur l'Organisation mondiale du commerce, je considère q…
« En tout cas, ce que je vois aujourd'hui, c'est un espèce de paradoxe, puisqu'on a, je considère, un Donald Trump qui nous offre une chance et presque une chance à répétition depuis un an, que ça soit par l'humiliation de Volodymyr Zelensky à la Maison-Blanche, que ça soit ensuite par l'accord UE-USA sur les droits de douane complètement déséquilibrés ou que ça soit dernièrement avec la prédation sur le Groenland. En fin de compte, on a le protecteur d'hier qui se transforme en prédateur. Là où on peut se plaindre, pleurer, à la place, je vois une chance là-dedans. De la même manière que la manière dont il s'assoit sur le libre-échange, sur l'Organisation mondiale du commerce, je considère que c'est une chance. Nous, nous n'avons jamais été des partisans de la mondialisation heureuse. Nous n'avons jamais été des partisans des USA qui peuvent déclencher leur guerre ou faire leur loi selon leur bonne alloi partout dans le monde. Et donc finalement, la fin de cet ordre-là, pour nous, c'est plutôt une chance. »
youtube.com · Géopolitique : le choix de l’indépendance. Avec François Ruffin | Entretiens géopoVérifier à 1:30Voir 2 autres passages
« Le point paradoxe, c'est que la France et l'Union européenne pourraient se saisir de ça comme une opportunité en venant à leur tour déclarer leur indépendance. On va fêter cette année le 260e anniversaire de la déclaration d'indépendance des États-Unis. Eh bien peut-être qu'il serait temps de proclamer la nôtre aussi d'indépendance. Et on voit qu'à la place, chaque fois qu'on est maltraité par les États-Unis, lors des trois épisodes que je viens d'énoncer, »
youtube.com · Géopolitique : le choix de l’indépendance. Avec François Ruffin | Entretiens géopoVérifier à 2:30
« malgré nos promesses d'indépendance, d'Europe puissante, de souveraineté, à chaque fois, c'est comme dans la chanson de Brel « Ne me quitte pas », eh bien on fait tout pour au contraire se retrouver encore davantage sous la tutelle américaine, là où il y aurait une chance, la chance de notre indépendance. »
Question 237Taxation des plus riches, taxe Zucman...l'interview de François Ruffin en intégralité
Mais ça veut dire quoi, des contraintes ?
Réponse à côté
Je vais vous le dire. Normalement, là... Vous leur pissez leur passeport, c'est quoi ? C'est le préambule de notre Constitution qui dit que l'impôt doit être payé en raison de nos facultés. C'est-à-dire que les facultés des plus riches... Et bien, là, on est dans l'inversement proportionnel. Je vous le redis, les milliardaires de notre pays payent deux fois moins d'impôts en proportion que leurs secrétaires ou que les infirmières.
« Je vais vous le dire. Normalement, là... Vous leur pissez leur passeport, c'est quoi ? C'est le préambule de notre Constitution qui dit que l'impôt doit être payé en raison de nos facultés. C'est-à-dire que les facultés des plus riches... Et bien, là, on est dans l'inversement proportionnel. Je vous le redis, les milliardaires de notre pays payent deux fois moins d'impôts en proportion que leurs secrétaires ou que les infirmières. »
youtube.com · Taxation des plus riches, taxe Zucman...l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 4:56
Question 238Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François Ruffin
Je suis désolé, j'y reviens, François Ruffin, parce que je n'ai pas eu de réponse et je n'ai pas compris votre réponse. Est-ce que oui ou non ?
Refus explicite
Non, je veux dire, je ne peux pas répondre ça de manière générale. C'est un choix qui est effectué par des femmes dans notre pays que de se couvrir de cette manière-là. Et vous ne me posez pas la même question sur un certain nombre d'autres signes religieux. Et donc, en fait, je refuse cette grande confusion. Vous voyez, je refuse qu'on vienne traiter à part la question du voile. Si on le traite, la loi de 1905, il y avait déjà... Donc le voile est compatible avec la République. Mais bien sûr que le voile est compatible avec la République. Le voile est un élément de la culture française. En tout cas, il est compatible avec la République, vous savez. Vous savez, je vous dis, moi, mon inquiét…
« Non, je veux dire, je ne peux pas répondre ça de manière générale. C'est un choix qui est effectué par des femmes dans notre pays que de se couvrir de cette manière-là. Et vous ne me posez pas la même question sur un certain nombre d'autres signes religieux. Et donc, en fait, je refuse cette grande confusion. Vous voyez, je refuse qu'on vienne traiter à part la question du voile. Si on le traite, la loi de 1905, il y avait déjà... Donc le voile est compatible avec la République. Mais bien sûr que le voile est compatible avec la République. Le voile est un élément de la culture française. En tout cas, il est compatible avec la République, vous savez. Vous savez, je vous dis, moi, mon inquiétude dans notre pays, quand on a une chaîne qui est entièrement dédiée à pointer les musulmans du matin au soir, où je ne mets pas les pieds. »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 28:18
Question 239L'Interview : François Ruffin, député NUPES-LFI de la Somme
Non, mais c'est pour ça, par exemple, que vous avez fait tout un débat pour renommer l'article 1er « prime d'enfumage ». Non. Est-ce que c'est vraiment ça qu'attend les Français ?
Réponse à côté
Non, je suis d'accord que c'est pas sur le titre de loi. Maintenant, je pense que... Qu'est-ce qui est organisé, en fait ? Il faut que les Français comprennent. Et après, tout dépendra si les journalistes font obstacle à ça ou bien s'ils sont les porte-voix du... Non, mais on essaie de comprendre.
« Non, je suis d'accord que c'est pas sur le titre de loi. Maintenant, je pense que... Qu'est-ce qui est organisé, en fait ? Il faut que les Français comprennent. Et après, tout dépendra si les journalistes font obstacle à ça ou bien s'ils sont les porte-voix du... Non, mais on essaie de comprendre. »
youtube.com · L'Interview : François Ruffin, député NUPES-LFI de la SommeVérifier à 13:54
Question 240Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François Ruffin
On parlera aussi de la question de la laïcité. Vous nous direz aussi pourquoi à vos yeux vous êtes celui qui est le mieux placé pour représenter la gauche en 2027. A mes côtés pour vous interroger, Anne Sera Dubois, éditorialiste BFM TV. Bonjour Anne. Et Lucie Robquin, directrice déléguée de la rédaction de La Tribune. La Tribune dimanche qui est le partenaire de BFM Politique. Mais d'abord, le gouvernement qui passe donc une première haie dans ce débat budgétaire, puisqu'hier l'Assemblée nationale a approuvé de justesse, mais a approuvé la partie recette du projet de loi de financement de la sécurité sociale. 176 voix pour, 161 contre. Le RN et l'FI ont voté. Contre, vous vous êtes abstenu. Pourquoi vous vous êtes abstenu dans le contexte ?
Réponse à côté
D'abord, je vous remercie pour votre présentation tout à l'heure. Parce que je viens moi pour dire une chose, on ne sortira le pays de l'ornière que par le redressement productif. Et c'est vrai aussi des comptes de la sécurité sociale dont la Cour des comptes dit que le manque de recettes est dû essentiellement au ralentissement économique. Je vais vous répondre. Mais voir le moment dans lequel on se trouve. On a la part de l'industrie dans le pays qui est passée sous la barre. On a la part des 10%. On a une invasion de produits chinois tous azimuts. Et je dis, là, je viens pour vous dire, protégeons-nous, protégeons-nous, protégeons-nous et produisons. Voilà. Alors je vais vous répondre su…
« D'abord, je vous remercie pour votre présentation tout à l'heure. Parce que je viens moi pour dire une chose, on ne sortira le pays de l'ornière que par le redressement productif. Et c'est vrai aussi des comptes de la sécurité sociale dont la Cour des comptes dit que le manque de recettes est dû essentiellement au ralentissement économique. Je vais vous répondre. Mais voir le moment dans lequel on se trouve. On a la part de l'industrie dans le pays qui est passée sous la barre. On a la part des 10%. On a une invasion de produits chinois tous azimuts. Et je dis, là, je viens pour vous dire, protégeons-nous, protégeons-nous, protégeons-nous et produisons. Voilà. Alors je vais vous répondre sur le... »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 1:05
Question 241Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François Ruffin
Mais là, par exemple, pour revenir à ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale, c'est la présidente de l'Assemblée, Yael Brown Privé, qui a jugé que ça n'était pas acceptable. Vous jugez que quand la présidente de l'Assemblée dit ça, c'est, je cite, islamophobe, comme certains disent à gauche ?
Réponse directe
En tout cas, je juge qu'elle n'est pas dans son rôle. Pourquoi ? Parce que, je vous le dis, elle n'a pas fait la même chose dans un certain nombre de cas précédents, pour faire respecter de la même manière le règlement national. Et moi, je vous dis, je souhaite qu'il n'y ait pas de poids, de mesure en la matière. Pourquoi ? Parce que sinon, on a, en fin de compte, le comportement d'un Jordan Bardella ou d'un Bruno Retailleau qui vient pointer les musulmans du matin au soir, ce sont les alliés. C'est l'objectif des groupes islamistes, parce que ça pousse à part. Vous savez, moi, j'ai en mémoire Mohamed, qui est cadre à la SNCF, qui est trésorier d'un club de foot à Amiens-Nord, qui dit, moi,…
« En tout cas, je juge qu'elle n'est pas dans son rôle. Pourquoi ? Parce que, je vous le dis, elle n'a pas fait la même chose dans un certain nombre de cas précédents, pour faire respecter de la même manière le règlement national. Et moi, je vous dis, je souhaite qu'il n'y ait pas de poids, de mesure en la matière. Pourquoi ? Parce que sinon, on a, en fin de compte, le comportement d'un Jordan Bardella ou d'un Bruno Retailleau qui vient pointer les musulmans du matin au soir, ce sont les alliés. C'est l'objectif des groupes islamistes, parce que ça pousse à part. Vous savez, moi, j'ai en mémoire Mohamed, qui est cadre à la SNCF, qui est trésorier d'un club de foot à Amiens-Nord, qui dit, moi, je suis né à Amiens, en face de la gare, je me sens pleinement français, je connais mieux la France que Jordan Bardella, et pourtant, je dis à mon fils, tu vas devoir vivre ailleurs, parce qu'il se sent pointer du doigt du matin au soir. Et donc, je vous le dis, à nous, moi comme responsable politique, vous comme intervenant médiatique, on va tout faire pour que nos compatriotes musulmans se sentent bien dans notre pays et que leur pratique ne soit pas pointée du doigt. »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 29:18
Question 242Taxation des plus riches, taxe Zucman...l'interview de François Ruffin en intégralité
Le Cornu, qui est donc Premier ministre depuis 15 jours, il n'y a toujours pas de gouvernement en vue, mais il reçoit aujourd'hui l'intersyndical, tous ensemble, à 10h30, qui veulent lui proposer trois choses notamment. Une réouverture de la question de la réforme des retraites, la question de la fiscalité et puis la question du rapport au travail. Il demande à être entendu tous ensemble, mais il recevra aussi les patrons cet après-midi. Il dit que si ça n'avance pas, il y aura une nouvelle date. Vous étiez dans la rue, 18, est-ce que vous seriez à nouveau dans la rue ?
Réponse à côté
C'est au syndicat de décider s'il y a une nouvelle mobilisation. Je ne me substitue pas à eux. En revanche, je pense qu'on a un pays qui aujourd'hui est bloqué par en haut. On a un pays qui est bloqué par les dirigeants qui, finalement, ne veulent pas changer. Qui nous a mis dans ces ornières-là ? Emmanuel Macron, président de la République, qui, d'une part, nous a mis dans la crise fiscale en laissant les impôts tous azimuts sur les grandes sociétés, sur les grandes fortunes, qui nous a mis dans la crise démocratique en refusant, quand il y a eu le mouvement des Gilets jaunes, le référendum d'initiative citoyenne, qui nous a mis dans la crise sociale en décidant, tout seul, contre le reste…
« C'est au syndicat de décider s'il y a une nouvelle mobilisation. Je ne me substitue pas à eux. En revanche, je pense qu'on a un pays qui aujourd'hui est bloqué par en haut. On a un pays qui est bloqué par les dirigeants qui, finalement, ne veulent pas changer. Qui nous a mis dans ces ornières-là ? Emmanuel Macron, président de la République, qui, d'une part, nous a mis dans la crise fiscale en laissant les impôts tous azimuts sur les grandes sociétés, sur les grandes fortunes, qui nous a mis dans la crise démocratique en refusant, quand il y a eu le mouvement des Gilets jaunes, le référendum d'initiative citoyenne, qui nous a mis dans la crise sociale en décidant, tout seul, contre le reste du pays, de faire la retraite à 64 ans. »
youtube.com · Taxation des plus riches, taxe Zucman...l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 19:05
Question 243Réforme des retraites, budget... L'interview de François Ruffin en intégralité
Si je vous entends bien, vous êtes en train de dire qu'en fait les socialistes se sont fait avoir en ne censurant pas à cause de la suspension de la réforme des retraites ?
Réponse directe
En tout cas pour moi j'avais deux impératifs. Le premier impératif c'est la suspension ou l'abrogation de la réforme des retraites. Et il peut y avoir une bonne volonté marquée par Sébastien Lecornu sur ce point. Mais en revanche il y avait un deuxième point, c'est d'aller chercher au moins 15 milliards d'euros dans les poches des plus grandes fortunes de ce pays, qui ont vu leur patrimoine être multiplié par 14 en 30 ans et de ce côté-là il n'y a quasiment rien. Vous savez, notre pays est entre les mains d'une oligarchie qui est incapable de compromis. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le Financial Times, c'est-à-dire la bible des financiers.
« En tout cas pour moi j'avais deux impératifs. Le premier impératif c'est la suspension ou l'abrogation de la réforme des retraites. Et il peut y avoir une bonne volonté marquée par Sébastien Lecornu sur ce point. Mais en revanche il y avait un deuxième point, c'est d'aller chercher au moins 15 milliards d'euros dans les poches des plus grandes fortunes de ce pays, qui ont vu leur patrimoine être multiplié par 14 en 30 ans et de ce côté-là il n'y a quasiment rien. Vous savez, notre pays est entre les mains d'une oligarchie qui est incapable de compromis. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le Financial Times, c'est-à-dire la bible des financiers. »
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Question 244Quentin Deranque, Nemesis, end of life... An interview with François Ruffin
Donc il y a bien un lien entre LFI et ce drame ?
Réponse à côté
Il y a des évidences qu'il ne faut pas nier Sinon on n'est pas crédible à l'égard du pays Et pourquoi il est nié d'après vous ? Vous savez, je me suis trouvé sur le Titanic quand j'étais dans le groupe parlementaire de la France Insoumise Et j'avais le sentiment de voir arriver un iceberg J'ai tout fait pour alerter le capitaine J'ai tout fait pour alerter les lieutenants Pour leur demander un changement de cap Pour leur demander un changement d'orientation A défaut, j'ai préféré sauter par-dessus bord Prendre un canot de sauvetage Plutôt que de vivre ce naufrage
« Il y a des évidences qu'il ne faut pas nier Sinon on n'est pas crédible à l'égard du pays Et pourquoi il est nié d'après vous ? Vous savez, je me suis trouvé sur le Titanic quand j'étais dans le groupe parlementaire de la France Insoumise Et j'avais le sentiment de voir arriver un iceberg J'ai tout fait pour alerter le capitaine J'ai tout fait pour alerter les lieutenants Pour leur demander un changement de cap Pour leur demander un changement d'orientation A défaut, j'ai préféré sauter par-dessus bord Prendre un canot de sauvetage Plutôt que de vivre ce naufrage »
youtube.com · Quentin Deranque, Nemesis, end of life... An interview with François RuffinVérifier à 6:17
Question 245Taxation des plus riches, taxe Zucman...l'interview de François Ruffin en intégralité
Ils ne produisent rien, pour vous ?
Réponse directe
Directement, non, ils ne produisent rien. Donc, maintenant que Patrick Marquetin organise des défilés de cadillacs, très bien. Mais, vous savez, pour moi, je le redis, il ne faut pas confondre, je vois le jeu de M. Patrick Martin qui se prétend le mouvement des entrepreneurs, et qui, en vérité, monte au créneau, quand ce sont les 500 fortunes de notre pays qui sont aujourd'hui concernées. Quand est-ce que Patrick Martin est monté au créneau et a organisé un meeting quand il y avait l'électricité qui bondissait, qui faisait que c'était tous les artisans, tous les commerçants, tous les industriels qui se retrouvaient en difficulté à cause de leur facture d'énergie ? Ça ne s'est pas produit. D…
« Directement, non, ils ne produisent rien. Donc, maintenant que Patrick Marquetin organise des défilés de cadillacs, très bien. Mais, vous savez, pour moi, je le redis, il ne faut pas confondre, je vois le jeu de M. Patrick Martin qui se prétend le mouvement des entrepreneurs, et qui, en vérité, monte au créneau, quand ce sont les 500 fortunes de notre pays qui sont aujourd'hui concernées. Quand est-ce que Patrick Martin est monté au créneau et a organisé un meeting quand il y avait l'électricité qui bondissait, qui faisait que c'était tous les artisans, tous les commerçants, tous les industriels qui se retrouvaient en difficulté à cause de leur facture d'énergie ? Ça ne s'est pas produit. Donc, là, on a finalement un MEDEF qui tombe le masque, et qui révèle qui il défend vraiment. Il ne défend pas tous les entrepreneurs du pays, il défend les plus grandes fortunes du pays. Et moi, je veux que ça soit clair. Pour moi, il ne doit pas y avoir un euro d'impôt supplémentaire sur les TPE, sur les PME, sur les entreprises de taille intermédiaire. Pourquoi ? Parce que c'est là que se crée la richesse. La richesse, elle se crée là. Quand on donne un million d'euros d'aide publique aux grandes firmes, ça crée 0,6 emplois. Quand on donne un million d'euros d'aide publique aux TPE, PME et aux OTI, ça crée 13 emplois, 20 fois plus. Donc, je dis, il faut bien guérir. A l'intérieur, le CAC 40, c'est moins de 100 000 emplois en 10 ans. Moins de 100 000 emplois. C'est eux qui ont été gavés d'aide, c'est eux qu'on a aidés avec des cadeaux fiscaux, et à l'arrivée... »
youtube.com · Taxation des plus riches, taxe Zucman...l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 9:49
Question 246Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François Ruffin
Sur le principe, vous disiez une primaire de Philippe Poutou à François Hollande. Non, mais vous êtes toujours d'accord avec ça ?
Réponse à côté
Je vous dis, ce n'est pas le moment, monsieur Daré. Oui ou non ? Je vous dis, ce n'est pas le moment. C'est vous qui l'avez mise sur la table, cette primaire. Je vous dis, ce n'est pas le moment. C'est vous qui l'aviez mise, cette primaire, sur la table. Vous me réinviterez, monsieur Daré. Mais le budget, c'est… Non, mais moi, j'ai une question sur le budget. Vous savez, tout à l'heure, j'ai voulu vous causer de l'industrie… Ah ben, on en a parlé quand même. Non, non, non, je voulais vous dire quel était mon plan pour l'industrie, ça ne vous a pas intéressé. Et là, on va passer 10 minutes sur…
« Je vous dis, ce n'est pas le moment, monsieur Daré. Oui ou non ? Je vous dis, ce n'est pas le moment. C'est vous qui l'avez mise sur la table, cette primaire. Je vous dis, ce n'est pas le moment. C'est vous qui l'aviez mise, cette primaire, sur la table. Vous me réinviterez, monsieur Daré. Mais le budget, c'est… Non, mais moi, j'ai une question sur le budget. Vous savez, tout à l'heure, j'ai voulu vous causer de l'industrie… Ah ben, on en a parlé quand même. Non, non, non, je voulais vous dire quel était mon plan pour l'industrie, ça ne vous a pas intéressé. Et là, on va passer 10 minutes sur… »
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Question 247Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12
Mais il y a aussi des sujets sur lesquels ce n'est pas évident de mettre les gens d'accord, y compris d'un point de vue populaire. Si on parle par exemple de la question du transport, on sait que même s'il y a du véhicule électrique et que c'est nécessaire, il faudra qu'il y ait quand même moins de voitures et moins de déplacements dans les années à venir. Comment on fait pour faire en sorte qu'il y ait moins de voitures sur les routes ?
Réponse partielle
comme vous le disiez, culturellement à la voiture. Donc ça, comment vous réfléchissez à ça ? D'abord, on ne va pas le faire du jour au lendemain. Mais que par exemple, on a eu un seul texte sur le rail. Pour moi, il est évident que l'outil majeur qu'on a pour transformer les déplacements c'est le rail. C'est la SNCF, c'est le train. On a eu un seul texte ces six dernières années, c'était le nouveau pacte févroviaire. Dedans, il y avait 87 fois le mot concurrence. Il y avait 0 fois le mot réchauffement, 0 fois le mot biodiversité. Ça veut dire que on n'a pas pensé comment on va faire un rail qui permette d'être un outil dans la transition écologique. C'est majeur. Moi, dans ma région, il y a…
« comme vous le disiez, culturellement à la voiture. Donc ça, comment vous réfléchissez à ça ? D'abord, on ne va pas le faire du jour au lendemain. Mais que par exemple, on a eu un seul texte sur le rail. Pour moi, il est évident que l'outil majeur qu'on a pour transformer les déplacements c'est le rail. C'est la SNCF, c'est le train. On a eu un seul texte ces six dernières années, c'était le nouveau pacte févroviaire. Dedans, il y avait 87 fois le mot concurrence. Il y avait 0 fois le mot réchauffement, 0 fois le mot biodiversité. »
youtube.com · Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12Vérifier à 25:47Voir 1 autre passage
« Ça veut dire que on n'a pas pensé comment on va faire un rail qui permette d'être un outil dans la transition écologique. C'est majeur. Moi, dans ma région, il y a 9 habitants sur 10 qui habitent à 1 km d'une gare. Donc ça pourrait être structurant. Si jamais les trains n'étaient pas en retard. Si jamais on avait des places assises quand on monte dedans. Si jamais ça ne déportait pas. Si jamais on ne se sentait pas presque humilié. Je le dis, il y a des petites humiliations à un sentiment d'éloignement de la République. Quand on part au boulot le matin et qu'on attend son train sous la pluie sur un quai où il fait froid, c'est une petite humiliation quotidienne. Donc d'abord, dire aux gens qu'il faut un service public ferroviaire et qu'il sera notre outil de transformation des déplacements majeurs. Proposez une alternative déjà aux gens. Et après, je pense que la question des déplacements... »
youtube.com · Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12Vérifier à 26:21
Question 248Réforme des retraites, budget... L'interview de François Ruffin en intégralité
Emmanuel Macron hier en Slovénie a dit qu'il était relativement favorable, si j'ai bien compris, à la réouverture d'un débat sur l'exécution provisoire. Certains l'ont demandé. Il le dit au nom de la nécessité de laisser à tout prévenu la possibilité de faire appel, d'avoir des recours. Il n'y en a pas au pénal sur l'exécution provisoire. Est-ce qu'il a raison ?
Réponse à côté
Voilà une justice pour oligarques. Il s'agit de faire une justice spéciale pour M. Sarkozy, Mme Le Pen, et ainsi de suite. Dans notre pays, il y a non seulement l'exécution provisoire, mais il y a aussi la détention provisoire. Les gens vont en prison avant même d'être jugés. Et compte tenu de la gravité des faits reprochés à M. Sarkozy, ça ne m'aurait pas choqué. Alors on dit que c'est le troisième chef de l'État qui va en prison. Il y a eu Louis XVI, Philippe Pétain, il y a maintenant Nicolas Sarkozy. Mais il faut voir que ce sont pour les mêmes motifs. A chaque fois, c'est pour... Mais si. A chaque fois, c'est pour une trahison de la nation, M. Neumann. Pourquoi ? Louis XVI... Le jugemen…
« Voilà une justice pour oligarques. Il s'agit de faire une justice spéciale pour M. Sarkozy, Mme Le Pen, et ainsi de suite. Dans notre pays, il y a non seulement l'exécution provisoire, mais il y a aussi la détention provisoire. Les gens vont en prison avant même d'être jugés. Et compte tenu de la gravité des faits reprochés à M. Sarkozy, ça ne m'aurait pas choqué. Alors on dit que c'est le troisième chef de l'État qui va en prison. Il y a eu Louis XVI, Philippe Pétain, il y a maintenant Nicolas Sarkozy. Mais il faut voir que ce sont pour les mêmes motifs. A chaque fois, c'est pour... Mais si. A chaque fois, c'est pour une trahison de la nation, M. Neumann. Pourquoi ? Louis XVI... Le jugement dit que c'est un crime contre la nation. Le jugement dit crime contre la nation. C'est écrit tel quel. Et il dit la gravité des faits reprochés. Donc on a trois chefs d'État qui ont eu la même chose. Louis XVI a souhaité que sa famille austro-hongroise vienne envahir la terre de France contre les armées révolutionnaires. Philippe Pétain a collaboré avec l'ennemi. Et Nicolas Sarkozy a été négocié avec un terrorisme international. C'est votre lecture du... C'est la lecture du tribunal, M. Neumann. »
youtube.com · Réforme des retraites, budget... L'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 15:24
Question 249Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François Ruffin
François Ruffin est notre invité aujourd'hui. Dans un instant, vous nous direz si l'image de ces jeunes fillettes voilées dans l'hémicycle, dans l'enceinte de l'hémicycle de l'Assemblée nationale mercredi, est-ce que ça vous a choqué ou pas ?
Réponse à côté
Tous les groupes ? Une centaine de députés. Politique, comment vous réagissez à cette prise de position du président de la République ? C'est une trahison. C'est une trahison. Je vais vous dire, moi, ce qui me meut, j'ai vu ma région se vider de ses usines pour une Chine qui est devenue l'usine du monde. Et je ne veux pas voir ma région et mon pays se vider de ses fermes pour une Ukraine qui deviendrait la ferme-usine de l'Europe ou pour un Brésil qui deviendrait la ferme-usine du monde. Avec un gouffre entre deux modes de production, parce qu'on dit à nos agriculteurs qu'il faut monter en gamme, qu'il faut du bien-être animal, qu'il faut enlever des phytos, et de l'autre côté de l'océan, o…
« Tous les groupes ? Une centaine de députés. Politique, comment vous réagissez à cette prise de position du président de la République ? C'est une trahison. C'est une trahison. Je vais vous dire, moi, ce qui me meut, j'ai vu ma région se vider de ses usines pour une Chine qui est devenue l'usine du monde. Et je ne veux pas voir ma région et mon pays se vider de ses fermes pour une Ukraine qui deviendrait la ferme-usine de l'Europe ou pour un Brésil qui deviendrait la ferme-usine du monde. Avec un gouffre entre deux modes de production, parce qu'on dit à nos agriculteurs qu'il faut monter en gamme, qu'il faut du bien-être animal, qu'il faut enlever des phytos, et de l'autre côté de l'océan, on a quoi ? On a une agriculture brésilienne où une exploitation, c'est sur des centaines de milliers d'hectares. »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 19:23Voir 2 autres passages
« On a l'utilisation de 138 molécules qui sont interdites ici, dont par exemple un exemple, Paracuate, qui file la maladie de Parkinson, qui est interdite dans l'Union européenne, depuis 2008, l'autorisation des hormones de croissance, et un salaire là-bas qui est évidemment de 350 euros par mois. Mais je pense que le pire, c'est pour la démocratie. Pourquoi ? »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 20:08
« Alors, les clauses de sauvegarde, ça a été très bien résumé par les syndicats agricoles que j'ai auditionnés, qui me disaient que c'est comme si, en l'arbitre, sur un ring de boxe, il suspend pendant 10 secondes. Vous prenez des coups, des coups, des coups. Mais pendant 10 secondes, c'est suspendu et on vous met sur pause. Mais le pire, c'est que l'accord a été aggravé. »
Question 250L'Interview : François Ruffin, député NUPES-LFI de la Somme
Le RN va voter cette prime. Le RN va voter cette prime. C'est-à-dire que les députés, parce que je crois que sur 17 députés en Picardie, il y a 8 RN. Ils vont rentrer dans la circonscription, ils vont dire « J'aurais préféré... » Je dirais qu'il y a une augmentation de salaire, mais entre la prime et rien, j'ai obtenu la prime pour vous. Vous vous rendez compte qu'il y a un décalage entre ce que vous dites et ce que perçoivent beaucoup de Français parce que les gens qui vont à la caisse du supermarché ou à la station Total, ils préfèrent avoir la prime même de 500 euros que rien.
Réponse directe
Mais la prime de 500 euros, elle est là. D'accord. Non, non. Là, je suis désolé, M. Corbet. Vous savez, moi, je suis très attentif à quand on peut augmenter de 25 euros le salaire d'une auxiliaire de vie sociale, je le prends. Parce que je sais... On sait ce que ça fait pour le caddie ou ce que ça fait pour la pompe à essence.
« Mais la prime de 500 euros, elle est là. D'accord. »
youtube.com · L'Interview : François Ruffin, député NUPES-LFI de la SommeVérifier à 13:03Voir 1 autre passage
« Non, non. Là, je suis désolé, M. Corbet. Vous savez, moi, je suis très attentif à quand on peut augmenter de 25 euros le salaire d'une auxiliaire de vie sociale, je le prends. Parce que je sais... On sait ce que ça fait pour le caddie ou ce que ça fait pour la pompe à essence. »
youtube.com · L'Interview : François Ruffin, député NUPES-LFI de la SommeVérifier à 13:09
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« Écoutez, il y avait une promesse faite par le président de la République pendant la crise Covid qui disait qu'il fallait reconnaissance et rémunération, notamment pour les personnes qui avaient continué à travailler. Tout à fait. On a vu zéro. Au contraire, qu'est-ce qu'on a vu sur les métiers physiques et populaires ? On a vu, d'un côté, l'inflation qui est venue grever les petits salaires, et on a vu, ensuite, deux années de plus sur la retraite. Voilà le « ça suffit ». Donc, oui, il faut que les Français puissent vivre de leur travail, bien en vivre et pas seulement en survivre. Mais les Français, ils sont aussi soucieux du mal qui est fait à notre pays, du mal qui est fait à notre pays en matière d'industrie. Oui, on vient de passer sous la barre des 10% de PIB, ce qui ne s'était jamais produit. Alors qu'on a fait des centaines de milliards d'euros de cadeaux. »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 11:38
« Vous le savez bien, quand même. Suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, flat tax, exit tax. Vous mettez tout ça bout à bout, vous arrivez à 10 milliards d'euros par an. Alors, normalement, les impôts sont supposés rétablir la balance. Vous savez, ce que je viens de dire... »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 4:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités11 sept. 2024 au 11 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je vous dis, en tout cas, les aides publiques pour les entreprises, elles ont largement plus bénéficié. – C'était des prêts. – La suppression de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises a largement plus bénéficié aux grandes entreprises qu'aux petites entreprises. Et j'ajoute, c'est le point fondamental, que quand on donne 1 million d'euros à une grande entreprise, ça produit 0,6 emplois. Quand on donne 1 million d'euros aux PME, ça produit 13 emplois. C'est un rapport officiel. Donc ça veut dire un rapport de 1 à 20. Donc évidemment, ce que je recommande, c'est qu'il n'y a pas 1 euro de plus pour les TPE, les PME et les ETEI. Au contraire, que les aides publiques, à la place de les arroser, 211 milliards d'euros d'aides publiques, qu'à la place d'arroser tous azimuts, on cible. Moi, je demande depuis des années du ciblage. Du ciblage sur l'industrie, d'une part, et du ciblage sur les PME, ETEI, parce que c'est là qu'il se produit. »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 16:08Voir 2 autres passages
« Oui, il faudrait une motion de censure. Dire d'abord ce qu'on peut éprouver, en tout cas ce que j'éprouve depuis maintenant deux mois, d'un espèce de cirque triste, d'un théâtre où le réel disparaît derrière des noms qui sont jetés en série. J'éprouve de la fatigue, de l'inquiétude et du dégoût. Et je pense que c'est un sentiment qui est largement partagé par les Français. Maintenant, pourquoi il y aura une motion de censure ? Parce qu'il y a aujourd'hui quelque chose qui réunit ceux qui vont se rassembler derrière Michel Barnier et derrière Emmanuel Macron. Je dirais, pour citer Gabin, c'est « touchez pas au Grisby ». C'est-à-dire qu'il y a une crise fiscale qui est en cours. Bruno Le Maire a creusé les déficits comme jamais, à la pelteuse. À la fois le déficit budgétaire, qui dépasse ses 5%, qui sera sans doute au-delà de 6% l'année prochaine, alors que, je le rappelle, il n'y a pas eu d'investissement pour autant. Et même, on pourrait insister sur le déficit commercial aussi. Donc, il y a, et j'appartenais moi avant la dissolution, à la commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur la dette publique qui avait été lancée par les Républicains, parce que je considère que c'est une question importante. Qu'est-ce qui apparaît ? C'est que cette crise aujourd'hui-là, cette crise budgétaire, elle n'est pas due à des dépenses qui seraient en hausse, elle est due à la crise des recettes et au fait que, comme sont venus l'expliquer des économistes en série lors des auditions, qu'on a baissé les impôts sur le capital et que cette baisse d'impôts sur le capital représente au moins la moitié des déficits. »
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 0:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, que le cuistot, le corps nu et des portions qui soient rationnés un petit peu ragoût-bougri, j'en suis pas surpris. Et pour ma part, je viens avec beaucoup d'appétit. Je viens avec beaucoup d'appétit pour les Français. Je pense que c'est d'abord un appétit de justice fiscale. La question aujourd'hui, c'est qui doit payer la facture ? Qui doit payer les factures des 1 000 milliards d'euros de déficit creusés par Emmanuel Macron ces dernières années ? On voit très largement à qui ça a profité. J'ai un chiffre qui me marque. Une année de crise Covid, où les Français sont restés chez eux. L'économie était à l'arrêt. Il y avait les aides à domicile, les charistes qui, eux, travaillaient. Pendant ce temps-là, les milliardaires de notre pays ont fait plus de 136 milliards d'euros. À la bourse, notamment, en valorisation boursière. Sur leur patrimoine. En une année. Vous savez que c'est une multiplication de 14 sur 30 ans. Donc aujourd'hui, qui doit payer la facture ? Il me semble que c'est clair. Cette fois-ci, ce n'est pas aux malades de longue durée. Ce n'est pas aux malariés. Ce n'est pas aux chômeurs de payer à nouveau cette facture-là. Vous savez, juste avant d'entrer, j'étais au téléphone avec une dame. Je vais lui donner son prénom. C'est dans ma tradition, qui s'appelle Martine, qui habite dans le Rhône, qui est mère d'un gamin de 37 ans, qui est... Ce n'est plus un gamin à 37 ans, quand même. C'est son fils, en tout cas, en situation de handicap, autiste lourd. Et jusqu'au printemps, elle touchait une prestation de compensation de handicap de l'ordre de 450 euros par mois. Et du jour au lendemain, elle reçoit un courrier du département du Rhône qui lui dit, compte tenu de la situation des déficits publics, Eh bien, c'est réduit. De 40%, vous passez à 250 euros par mois. Voilà. Et je veux dire, au moment où cette mesure a été prise, il n'y a pas eu des centaines de... Donc les riches vont régler tous nos problèmes. En tout cas, il y a une partie. Aujourd'hui, on n'est plus dans l'ordre symbolique quand on parle de ça. Moi, je pose un chiffre. Vous savez, je demande qu'il y ait 15 à 20 milliards d'euros qui soient prélevés. »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 0:10Voir 2 autres passages
« D'abord, il faut qu'elle ait les moyens d'acheter des produits meilleurs. Mais aujourd'hui, il n'y a pas d'industrie textile qui soit suffisante dans notre pays pour que les gens s'approvisionnent. Ce qui peut être fait sur le textile, en l'occurrence, rappelons que ça a une histoire, d'accord ? C'est la fin des quotas d'importation en 2005 avec la Chine, il y a 20 ans maintenant, qui fait qu'on a perdu entre 1 000 et 2 000 emplois par mois sur l'industrie textile. Et ensuite, on a perdu des emplois sur les commerces textiles. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 6:05
« Écoutez, déjà, qu'est-ce qu'on nous a dit sur le travail du dimanche ? On nous a dit que ce sera sur la base du volontariat. C'est fini dans les grandes surfaces et ailleurs, c'est sur la base du ça va de soi, c'est d'emblée dans les contrats. On nous a dit que ce sera payé double. Aujourd'hui, c'est loin d'être payé double. On est sur plus 20%, plus 10% ou plus rien du tout selon les secteurs ou selon les branches. Donc déjà, que les promesses soient tenues par les employeurs, en l'occurrence. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est de se dire que ma conviction, c'est qu'il faut qu'il y ait des rites et qu'il y ait des rites dans notre société. Je l'ai dit sur le travail du dimanche, mais on casse les rites et les rythmes. On casse les moments qui peuvent être des moments collectifs. On casse les moments qui sont des moments de respiration et de repos de la société avec les moments qui sont des moments de production. Et on a eu la tradition d'un premier mai. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 22 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En tout cas, là, sur la nouvelle séquence, on la voit se dessiner depuis des mois et des mois avec une inaction de nos ministres de l'économie. Première chose, quand on donne de l'argent à des géants comme ArcelorMittal et les autres, on entre au capital. C'est-à-dire, on a donné plus de 300 millions d'euros à ArcelorMittal, on devrait avoir un siège au conseil d'administration pour l'État français qui fait qu'on pèserait sur la décision plutôt que de mendier comme on le fait aujourd'hui auprès des dirigeants d'Arcelor. C'est la première chose. On entre au capital quand on donne de l'argent public. La deuxième chose, c'est évidemment qu'il faut des protections. Si jamais il n'y a pas de protections... »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 14:56Voir 2 autres passages
« Qui dit que le marché, puisqu'on a continué à allier le prix de l'électricité au marché européen, que le marché européen ne va pas subir de nouvelles fluctuations. J'étais dans l'industrie à Dunkerque, Aluminium France qui est juste à côté d'ArcelorMittal qui est à 10 km de la centrale de Graveline voit son prix flutuer. On lui dit l'arène c'est fini et il faut vous inscrire sur le marché spot européen. Donc si on veut rendre service aux boulangers, parce qu'ArcelorMittal, si on veut décarboner, ça veut dire être lié au tarif de l'électricité. Si on veut rendre service de l'artisan jusqu'à l'industriel, à la place de faire des gadgets, ce que doit faire le gouvernement, c'est réguler le tarif de l'électricité. Vous ne m'avez pas dit »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 12:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je le dis, la question est une question pour moi de démocratie. Est-ce qu'on décide ensemble de l'orientation de notre société, à la fois sur le terrain écologique, sur le terrain industriel et sur le terrain social ? Il faut en décider ensemble. Il y avait une convention citoyenne sur le climat qui posait un certain nombre de jalons, qui demandait que derrière, ça soit acté par l'Assemblée nationale. Je dis qu'il y a un outil qui est le référendum et moi, je suis favorable à l'instauration du référendum d'initiative citoyenne. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 10:06Voir 2 autres passages
« – Je dis que c'est un système. Je dis que quand on met Richard Ferrand, y compris à la tête du Conseil constitutionnel, avec l'abstention du Rassemblement national, on n'a pas affaire là à des déviances, on n'a pas affaire à des malchances, on n'a pas affaire à des coïncidences, on a affaire désormais à un système. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 2:46
« Mais là, il s'agit surtout de l'organisation mondiale du commerce. En fait, on a un gros problème avec l'agriculture dans la mondialisation. Je vais faire depuis les accords de Royal Ground en 1994. Je ne suis pas d'accord à ce moment-là pour qu'on fasse entrer l'agriculture dans la grande machine à laver de la mondialisation. Ça, c'est un premier point. Mais il faut bien voir qu'il y a un deuxième point. C'est le marché. Parce que même si on fait ça, il restera quand même sur les épaules des agriculteurs, la grande distribution et l'industrie agroalimentaire. Donc ça veut dire qu'il faut réguler le marché intérieur, quand bien même il y aurait sorti des traités de libre-échange au niveau de l'organisation mondiale du commerce. C'est une deuxième chose. Et là, dire que quand je propose des prix planchers, vous savez, on répond, c'est le retour des Colcauses. Voilà ce qu'il m'est dit à l'Assemblée nationale, en gros. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack15 juin 2024 au 11 mai 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est-à-dire que manifestement, il a quand même une propension à inviter beaucoup plus l'extrême droite que la gauche et à avoir des relations de complicité avec les dirigeants de l'extrême droite française, avec les idéalistes de l'extrême droite française et avec un des médias d'extrême droite dans notre pays, plutôt que d'être un journaliste qui voudrait être en position d'objectivité, de neutralité ou simplement d'honnêteté. Vous aussi, vous êtes journaliste ? Oui, moi aussi, je suis journaliste. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 1:09Voir 2 autres passages
« – Écoutez, je vais répondre à votre question, mais moi je viens d'abord pour remettre les pendules à l'heure. On a… Qu'est-ce qui se passe ? Ils se font passer là pour des victimes. Ce sont quand même des coupables. Ce sont des coupables de quoi ? D'emplois fictifs. D'emplois fictifs pour la sœur de Marine Le Pen, d'emplois fictifs pour la belle-sœur de Marine Le Pen, d'emplois fictifs pour le compagnon de Marine Le Pen, d'emplois fictifs pour le chauffeur de Marine Le Pen, d'emplois fictifs pour le majordome de Jean-Marie Le Pen. Et ce n'est pas des emplois fictifs au SMIC. C'est 5 000 euros pour un mi-temps fictif, c'est 10 000 euros pour un temps plein fictif, avec des primes de Noël fictifs, tout ça chiffrant à 4 millions, 5 millions d'euros. Et je voudrais rappeler quand même que Marine Le Pen était la plus offensive pour réclamer de la probité et de l'exemplarité des élus. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 0:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Qui dit que le marché, puisqu'on a continué à allier le prix de l'électricité au marché européen, que le marché européen ne va pas subir de nouvelles fluctuations. J'étais dans l'industrie à Dunkerque, Aluminium France qui est juste à côté d'ArcelorMittal qui est à 10 km de la centrale de Graveline voit son prix flutuer. On lui dit l'arène c'est fini et il faut vous inscrire sur le marché spot européen. Donc si on veut rendre service aux boulangers, parce qu'ArcelorMittal, si on veut décarboner, ça veut dire être lié au tarif de l'électricité. Si on veut rendre service de l'artisan jusqu'à l'industriel, à la place de faire des gadgets, ce que doit faire le gouvernement, c'est réguler le tarif de l'électricité. Vous ne m'avez pas dit »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 12:42Voir 1 autre passage
« pour le climat ? Alors puisque vous citez le Front Populaire et Léon Blum, ça ne se passe pas par miracle, ça ne se passe pas par la seule volonté de Léon Blum, ni même de ses ministres ou de ses députés, ça se passe parce que le peuple se met en mouvement, ça se passe parce qu'il y a des grèves, parce qu'il y a des occupations d'usines partout dans le pays. Et je dirais de la même manière, si on attend que ce soit un chef de l'État en haut, avec quelques ministres, et même une majorité à l'Assemblée, quand bien même ça serait des gens convaincus, qui voudraient faire bouger le pays dans le bon sens, mais si jamais il n'y a pas une mise en mouvement de la société toute entière... »
youtube.com · Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12Vérifier à 21:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, dire que nous votons les motions de censure de manière constante. La question est pourquoi le RN change d'attitude ? Est-ce qu'il change d'attitude par souci de l'intérêt des Français ? Soudain éclairé ? Parce qu'en effet, il y a cette taxe sur l'électricité, parce que les rentrées vont payer, parce que les collectivités sont prélevées ou bien parce qu'il y a des soucis judiciaires en cours et que ça produit un changement de stratégie. Ça, c'est à interroger du côté du RN. Maintenant, de manière constante, on ne peut pas s'attendre à ce qu'un gouvernement qui vient de la droite, qui se tourne vers l'extrême droite de manière constante, qui ne retient rien des mesures pourtant votées à l'Assemblée nationale par la gauche. On ne peut pas s'attendre à ce qu'on fasse autre chose que le censure. »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 13:36Voir 2 autres passages
« On peut saluer le dialogue autant qu'on veut. Maintenant, moi, ça fait plus de cinq ans que je suis sur la question des prix agricoles, parce que la clé, c'est le prix. Au fond, il faut voir qu'il y a une injonction de la part du gouvernement pour le monde agricole qui est schizophrénique. De leur côté, on leur dit de monter en gamme, on leur dit qu'il faut le bien-être animal, on leur dit qu'il faut éliminer les phytos, et de leur côté, on leur dit qu'il faut la compétition à l'international avec les fermes-usines au Brésil et éventuellement maintenant avec les fermes-usines en Ukraine. Et donc, il y a une injonction qui est complètement contradictoire. Vous ne pouvez pas à la fois vous bagarrer pour monter en gamme sur les produits et en même temps dire que vous devez vous adapter au dumping à l'international. Donc, ce qu'il faut maintenant, il nous faut une exception agriculturelle. Vous savez, moi, ça fait deux décennies qu'on le dit. »
BFMTV · Mobilisation des agriculteurs: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 0:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On peut saluer le dialogue autant qu'on veut. Maintenant, moi, ça fait plus de cinq ans que je suis sur la question des prix agricoles, parce que la clé, c'est le prix. Au fond, il faut voir qu'il y a une injonction de la part du gouvernement pour le monde agricole qui est schizophrénique. De leur côté, on leur dit de monter en gamme, on leur dit qu'il faut le bien-être animal, on leur dit qu'il faut éliminer les phytos, et de leur côté, on leur dit qu'il faut la compétition à l'international avec les fermes-usines au Brésil et éventuellement maintenant avec les fermes-usines en Ukraine. Et donc, il y a une injonction qui est complètement contradictoire. Vous ne pouvez pas à la fois vous bagarrer pour monter en gamme sur les produits et en même temps dire que vous devez vous adapter au dumping à l'international. Donc, ce qu'il faut maintenant, il nous faut une exception agriculturelle. Vous savez, moi, ça fait deux décennies qu'on le dit. »
BFMTV · Mobilisation des agriculteurs: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 0:18Voir 2 autres passages
« la priorité sur le logement, c'est quand même la rénovation du bâti existant. Moi, je ne comprends pas qu'on ne mette pas le paquet, mais vraiment le paquet là-dessus. Ça fait cinq ans que je le dis en commission des affaires économiques. Je leur disais vous devriez mettre 10 milliards dessus tous les ans. Pourquoi ? Parce que c'est du gagnant, gagnant, gagnant, gagnant, gagnant. Tout le monde est gagnant. C'est gagnant sur les factures, c'est gagnant pour la planète, c'est gagnant parce que c'est de l'emploi local, et c'est gagnant, j'insiste, c'est gagnant sur notre souveraineté, parce que c'est moins d'importation de gaz et de pétrole. Je disais ça pendant cinq ans, c'était comme si je pissais dans un violon, à peu près, quoi. Amendement rejeté, 99,62% d'amendement rejeté, donc bon. Mais, bon, il se trouve, il y a eu la guerre en Ukraine qui a un peu changé la donne, qui a fait réfléchir du côté de la majorité en disant, bon, là, quand même, on a peut-être un petit souci. Bon, maintenant, ce qu'on me répond, c'est la main-d'œuvre. On n'a pas la main-d'œuvre. Même si vous vouliez qu'on rénove beaucoup plus vite, parce qu'au rythme où ça va, il nous faut deux siècles, l'équivalent d'entre eux, la Révolution française et aujourd'hui, pour venir à bout des 5 millions de passoires thermiques. Juste ça, avant de se demander si on construit plus, moins, et ainsi de suite. Donc la priorité, c'est ça, la priorité de dire c'est plus qu'on rénove. Oui, c'est ça. Mais je vous dis, sur la main-d'œuvre, qu'est-ce qu'on fait ? Il faut, un, une valorisation de ces métiers. Donc la première chose, c'est, de la même manière qu'on fait de la pub pour l'armée de terre. Engagez-vous, sauvez votre patrie en allant dans l'armée. Je pense qu'on devrait avoir des publicités. Devenez plombier, devenez zingueur, devenez couvreur, sauvez la planète, aidez »
youtube.com · Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12Vérifier à 33:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dis d'abord, quand il dit infâme dans ce budget, j'aimerais qu'il me dise dans cette partie recette précisément, M. Mélenchon qui est un peu loin maintenant de l'Assemblée, il y a d'infâme dans cette partie budget. Bon, ça c'est déjà qu'on peut discuter du fond du texte. Et ensuite, on a la situation politique telle qu'elle se présente aujourd'hui, qui est confuse, qui est étrange dans cette Assemblée, et bien on fait avec pour essayer de gratter. Moi, je veux discuter. Vous savez, je suis retenu par la manche, par les gens dans la rue, dans mon coin, qui me dit, surtout, enlevez le gel des retraites. Et bien, je veux qu'on en discute, je veux que ça soit aboli à l'Assemblée, et je veux que le message soit passé très clairement, à la fois à l'égard du gouvernement, et à l'égard du Sénat, nous ne voulons pas du gel des retraites. »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 8:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je veux dire, je ne peux pas répondre ça de manière générale. C'est un choix qui est effectué par des femmes dans notre pays que de se couvrir de cette manière-là. Et vous ne me posez pas la même question sur un certain nombre d'autres signes religieux. Et donc, en fait, je refuse cette grande confusion. Vous voyez, je refuse qu'on vienne traiter à part la question du voile. Si on le traite, la loi de 1905, il y avait déjà... Donc le voile est compatible avec la République. Mais bien sûr que le voile est compatible avec la République. Le voile est un élément de la culture française. En tout cas, il est compatible avec la République, vous savez. Vous savez, je vous dis, moi, mon inquiétude dans notre pays, quand on a une chaîne qui est entièrement dédiée à pointer les musulmans du matin au soir, où je ne mets pas les pieds. »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 28:18Voir 2 autres passages
« Je sais qu'il y a un certain nombre de camarades, de la France insoumise, qui l'ont quitté dans le Nord parce qu'ils considéraient qu'il y avait de l'antrisme des frères musulmans à l'intérieur. Et une bienveillance de la France insoumise à l'égard de cette entreprise. Maintenant, je vais vous citer la loi de 1905, qui est une loi qui a été effectuée après trois années de travail parlementaire, qui est un espèce de trésor qui doit nous permettre de nous guider encore dans cette période-là. Je veux dire que cette loi de 1905, elle a des articles qui permettent une politique pénale. Vous n'avez pas répondu à Anne quand même. Je vous parle de maintenant. Mais moi aussi, je vous parle de maintenant. Je vous parle de maintenant. Elle a des articles qui permettent une politique pénale. Et si on considère qu'il y a de l'antrisme, qu'il y a des choses qui ne vont pas parce qu'on glisse dans la politique, il y a l'article 31, 34, 35, qui permet aux ministres de la justice de saisir les procureurs et de mener des enquêtes et de faire qu'il y ait des procès liés à ça. Je précise ma question. Je termine, je termine. Je veux dire que depuis des années qu'on discute de ça, monsieur Darmanin, monsieur Retailleau et ainsi de suite, qui sont des incendiaires de la République, qui ont des grands mots, pas une seule fois, ils n'ont utilisé les articles 31, 34, 35 de la loi de 1905 pour dire il y a un souci. Ils devraient le faire ? Évidemment. Plutôt que d'arroser d'un soupçon général... »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 30:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
youtube.com · Géopolitique : le choix de l’indépendance. Avec François Ruffin | Entretiens géopoVérifier à 3:00
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 20:35
« – Oui, par exemple, si vous prenez, je vais entrer dans un peu de technique, en France, les sociétés écrans ne sont pas taxées. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les dividendes qui ont explosé, il y a un rapport qui est encore sorti hier, qui dit que ça a explosé dans le monde, ça a explosé en Europe, et ça explose en France, plus 7% en France, c'est-à-dire largement au-delà de l'inflation pour le coup. Bon, dans notre pays, les plus riches font ce qu'on appelle des sociétés écrans plutôt que de toucher les dividendes directement, et elles ne sont pas taxées, ce qui leur permet de payer 1 ou 2% d'impôt à la place d'en payer 30%. Aux États-Unis, ces sociétés écrans sont taxées, et ça, ça rapporterait aux alentours de 20 à 30 milliards d'euros. Donc là, c'est là que se trouvent les marges de manœuvre, alors que qu'est-ce qu'ils vont faire ? On le sait d'avance, ils vont faire ce qu'ils prétendent faire depuis 40 ans maintenant, c'est-à-dire d'agir sur les dépenses, en venant à aller chercher sur l'hôpital, sur l'éducation, sur le sport. Le premier budget qui va être touché à la sortie des Jeux olympiques par les réductions de budget, c'est le sport. Ou alors, encore même, sur les arrêts maladie. »
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 4:11
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 11:30
« – Moi je pense qu'il nous faut des protections je le réclame depuis longtemps des protections à l'égard des États-Unis et quand je vois que plus de 1500 entreprises ont été vendues aux États-Unis ces dix dernières années dont la branche énergie de Alstom vendue par Emmanuel Macron dont Exelia qui fabrique des composants électroniques pour l'industrie de défense – Quelles mesures de rétorsion ? – Je ne veux pas de mesures de rétorsion – Donc on se laisse faire ? – Non, je veux des mesures de construction. L'Europe aujourd'hui elle s'est déshabillée de sa sidérurgie elle s'est déshabillée de sa métallurgie elle s'est déshabillée de son textile elle s'est déshabillée de tout parce qu'on est des élites européennes qui nous ont laissé nous déshabiller – Mais là dans l'immédiat il va augmenter les droits de douane nous on laisse entrer les produits américains – Non, je souhaite je souhaite qu'on fasse quoi ? Qu'on identifie sur quoi on veut retrouver une souveraineté si on veut retrouver de la souveraineté sur l'acier je le souhaite c'est là-dessus qu'on remonte nos droits de douane à l'égard des États-Unis mais à l'égard et aussi de l'Inde et de la Chine si on veut retrouver une base textile parce que vous savez quand on parle d'industrie de défense il faut une industrie tout court il faut de l'électronique il faut de l'acidururgie il faut de la chimie donc si on veut retrouver cette base industrielle il nous faut des protections mais des protections qui ne soient pas juste des mesures de rétorsion dans une guerre commerciale mais qui soient des mesures de construction – Merci François Ruffin »
BFMTV · Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 11:36
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« Je trouve que le comportement de Jean-Luc Mélenchon depuis deux semaines... Enfin, je trouve que le comportement de Jean-Luc Mélenchon depuis lundi, sa décision de se mettre en retrait est une bonne nouvelle. Donc, il faut que ça dure pour qu'on puisse parvenir à avoir une campagne le plus sereine, la plus apaisée possible. Non. François Hollande, apparemment, n'est pas investi par les socialistes. Je veux le dire. François Hollande a, comme tout citoyen de ce pays, une légitimité à se présenter à des élections. Comme vous pouvez l'avoir, comme je peux l'avoir. Maintenant, est-ce que ça doit être derrière la bannière du Front populaire ? Est-ce qu'on peut croire que M. Hollande s'est converti en une... que d'un seul coup, le voilà favorable à l'indexation des salaires sur l'inflation ? S'il a eu une épiphanie, si un miracle est passé par là, j'en suis ravi. Mais j'en doute. Et je ne voudrais pas qu'il ne se mêle à ça une part d'hypocrisie. Oui, j'ai parlé d'apaisement, mais ce tweet, c'est... J'appelle ma famille à se réunir, à prendre conscience de la responsabilité. C'est pour ça que j'appelle ma famille à se réunir, à prendre conscience de leur responsabilité, de la nôtre, de la gravité du moment. Qu'il y a des tas de gens qui sont là rassemblés, et qu'ils veuillent qu'on aille vers le mieux, et non pas qu'on dévale la pente du pire. Voilà ce qu'ils attendent de nous. Je le dis, le Front populaire, ça n'est pas François Ruffin, ça n'est pas Jean-Luc Mélenchon, ça n'est pas Marine Tondelier, ça n'est pas Olivier Faure, ça n'est pas Fabien Roussel, ça n'est pas ça le Front populaire. Le Front populaire, ce sont les centaines de milliers de personnes qui, dès qu'on a prononcé ce mot, sont allées dire « Je soutiens, voilà ce que je veux ». Ce sont les syndicats qui, aussitôt, ont pris la balle au de bon et ont dit « Je veux ce Front populaire ». Ce sont les manifestants qui sont aujourd'hui sur toutes les places du pays pour dire « Voilà, nous voulons ce Front populaire ». C'est Squeezie, c'est Marcus Thuram, c'est la situation qui disent « Non, l'extrême droite, on n'en veut pas. On ne veut pas que le pays se déchire, qu'on ait des Français et des sous-Français ». Voilà ce qu'est le Front populaire. Et donc, que tous les dirigeants politiques se hissent à la hauteur des gens qui sont derrière nous, se le hissent à la hauteur de Marcus Thuram, Squeezie et Léna Situation. Pour vous, ça n'a pas un point de rupture avec Luc Mélenchon ? Il n'y a clairement pas. Aujourd'hui, j'ai un enjeu, vous savez, c'est de gagner. Je veux que nous gagnions. Je veux que gagner dans ma circonscription, et le chemin est rude. Je le mesure tous les jours dans les portes à portes. Si je veux gagner, je veux que nous soyons unis, que la famille soit unie au maximum. Je l'ai demandé dimanche soir, en disant au parti, « Arrêtez vos conneries, soyez unis ». Et je pense que ça a trouvé un écho évident dans le pays, dans la gauche de ce pays, qui demandait ça, qui demandait à ce qu'on soit unis, qu'on arrête nos conneries. Eh bien, il faudrait le répéter aujourd'hui. Et soyons unis, arrêtons nos conneries. Et elle est là. Elle tient dans au moins 570 circonscriptions sur 577. D'accord ? Donc il y a des difficultés sur les 7 circonscriptions restantes. Il faut y travailler. D'accord ? Moi, je le dis clairement, j'apporte mon soutien aux 5 purgés de la France insoumise. Et ma conviction est que dans 15 jours, ils seront élus et nous nous retrouverons à l'Assemblée nationale pour travailler ensemble. Voilà ma conviction. »
BFMTV · Manifestations contre l'extrême droite: l'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 2:16
« C'est auto-suffisant. Mais attendez, je ne vous dis pas que c'est l'autarcie, ne confondez pas l'autarcie et la régulation des échanges. On a eu une régulation des échanges pendant des décennies qui n'a pas posé de problème. Donc il ne s'agit pas d'être dans l'autarcie, il s'agit d'être dans une régulation des échanges. Et ça, c'est tout à fait faisable. »
BFMTV · Mobilisation des agriculteurs: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 2:54
« Et voilà, ça a été considéré comme un point technique, comme plus c'est ouvert, mieux c'est. Eh bien, on ne peut pas avoir de politique industrielle sans politique commerciale. Pas de politique agricole sans politique commerciale. Pas de politique sociale sans politique commerciale. Pas de politique... Environnementale sans politique commerciale. Donc, il faut une reprise en main de se demander qu'est-ce qu'on veut faire de notre politique commerciale. Et à l'égard de la Chine, il faut faire des protections. Taxes aux frontières, barrières douanières, quotas d'importation. Alors, moi, je ne suis pas pour un relèvement général des droits, mais juste pour qu'on ait un ciblage sur ce que j'estime un plan des 100 produits qu'on estime stratégiques. Aliments, médicaments, armements, l'acier, évidemment. Tout ce qui est de l'ordre de l'environnement. Donc, là-dessus, il s'agit de se protéger. Et ça, ça doit faire l'objet de négociations, d'un bras de fer, d'un rapport de force avec la Chine, qui doit très bien le comprendre, puis qu'ils ont pratiqué la même politique. Dire que la nouvelle relation qu'il s'agit d'instaurer avec la Chine n'interdit pas, au contraire, de dire notre solidarité avec le peuple de Taïwan, avec la cause des Ouïghours, avec la cause des Tibétains. Et il ne s'agit pas de passer tout ça par-dessus bord. Mais en revanche, de dire avec clarté... »
youtube.com · Géopolitique : le choix de l’indépendance. Avec François Ruffin | Entretiens géopoVérifier à 17:12
« Est-ce que vous êtes pour ? Je suis pour. Alors, si on le fait, il ne faut pas le faire spécifiquement sur le voile, il faut le faire sur tous les insignes religieux. Allons-y. Et on pourrait faire ça ? Vous savez, je reviens. Je vous ai dit quel était mon sentiment personnel, d'accord ? Et je vous l'ai dit avec franchise. Maintenant, moi, je suis député dans un pays qui est en tension. Où il y a eu des guerres de religion. Et j'ai un fil conducteur, c'est la loi de 1905, toute la loi de 1905, rien que la loi de 1905, dont on fêtera les 120 ans cette année, et dont Aristide Briand veillait à un équilibre, où il disait qu'il faut à la fois rassurer l'expression de l'individu, du croyant, sur sa foi, et en même temps empêcher que des groupes s'opposent à la République. »
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