– Même à la suspension, je suis à la présidentielle ?
Réponse à côté– Je ne suis pas favorable, je vais vous dire pourquoi. La suspension, c'est un double message dramatique envoyé à la fois aux Français et aux marchés, à nos prêteurs. Parce que si on la suspend, hier, sur une chaîne concurrente, quelqu'un disait, c'est fini la retraite, c'est fini. Ça veut dire que les Français vont comprendre qu'on peut effectivement revenir en arrière, qu'on peut travailler moins et gagner plus, qu'on peut travailler jusqu'à 60 ou 62 ans demain, qu'on ne bougera pas, à l'inverse de tous les pays autour de nous, européens, qui aujourd'hui, parce qu'ils ont fait cette réforme-là, entre autres, ont de la croissance positive, ils retrouvent le chemin de l'équilibre, nous, on…
« – Je ne suis pas favorable, je vais vous dire pourquoi. La suspension, c'est un double message dramatique envoyé à la fois aux Français et aux marchés, à nos prêteurs. Parce que si on la suspend, hier, sur une chaîne concurrente, quelqu'un disait, c'est fini la retraite, c'est fini. Ça veut dire que les Français vont comprendre qu'on peut effectivement revenir en arrière, qu'on peut travailler moins et gagner plus, qu'on peut travailler jusqu'à 60 ou 62 ans demain, qu'on ne bougera pas, à l'inverse de tous les pays autour de nous, européens, qui aujourd'hui, parce qu'ils ont fait cette réforme-là, entre autres, ont de la croissance positive, ils retrouvent le chemin de l'équilibre, nous, on ne le fait pas. Donc, c'est un message aux Français, je trouve, faire croire qu'aujourd'hui, on pourrait revenir sur la réforme courageuse que nous avons votée, et particulièrement au Sénat, ça me paraît dramatique. – Donc, à titre personnel, vous êtes opposé. »
