Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
24 nov. 2025 au 30 sept. 2026
Questions
76
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 76 questions évaluables
Réponse directe
40
Réponse partielle
11
Réponse à côté
25
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 76
Question 26Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PS
Et cette brutalité américaine, en tout cas, relance le débat sur la nécessaire souveraineté que le pays doit retrouver. C'est en tout cas ce qu'apprenait Raphaël Glucksmann, le patron de place publique lors de son premier grand meeting de campagne devant 4000 personnes samedi dernier au Bervilliers. Vous y étiez, François Calfon. Il y avait de l'ambiance ?
Réponse directe
Absolument. Une ambiance. Et puis, je vais continuer sur le fond, puisque vous parlez de souveraineté, ça fait le lien avec notre agenda précédent. Écoutez, M. Glucksmann, qui représente la gauche démocratique, est aussi l'un des meilleurs combattants de la souveraineté européenne. Il a pointé du doigt les accointances d'un certain nombre de partis populistes, le Rassemblement National, pour ne pas le nommer, qui, au Parlement européen, n'a jamais voté les paquets de sanctions finalement à la Russie et alliés aussi avec les amis de M. Orban au Parlement européen, ont bloqué le plan d'aide à l'Ukraine. C'est ce même M. Bardella qui souhaitait finalement que le prix Sakharov, qui distingue fi…
« Absolument. Une ambiance. Et puis, je vais continuer sur le fond, puisque vous parlez de souveraineté, ça fait le lien avec notre agenda précédent. Écoutez, M. Glucksmann, qui représente la gauche démocratique, est aussi l'un des meilleurs combattants de la souveraineté européenne. Il a pointé du doigt les accointances d'un certain nombre de partis populistes, le Rassemblement National, pour ne pas le nommer, qui, au Parlement européen, n'a jamais voté les paquets de sanctions finalement à la Russie et alliés aussi avec les amis de M. Orban au Parlement européen, ont bloqué le plan d'aide à l'Ukraine. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« bien d'abord, les chiens ne font pas des chats, de manière tout à fait évidente. Jordan Bardella, il s'est été documenté, a adhéré au Rassemblement national en admiration de Jean-Marie Le Pen. Tout ça l'est fait par Jean-Marie Le Pen, lui-même condamné pour antisémitisme, révisionnisme, j'en passe, c »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/09/26Vérifier à 1:03
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
30 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RFI — Invité politique · Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PSVérifier à 5:32
Question 27Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PS
Bonjour François Calfon, bienvenue sur RFI alors que s'ouvre le G7 déviant avec l'annonce d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à plus de trois mois de conflit au Moyen-Orient, que le pétrole coule à flot, s'est bruyamment réjoui le président Trump. Est-ce que vous partagez l'enthousiasme américain François Calfon
Réponse directe
Il faut commencer par être prudent parce qu'avec M. Trump, les stop and go en matière de crise géopolitique, on s'y est habitué. Maintenant, on voit bien que personne n'a intérêt à la prolongation de ce conflit. Le G7 ouvre tout à l'heure, il voulait finalement une pause pour la Coupe du Monde. Les mid-terms arrivent, donc on voit que M. Trump finalement force la main pour la paix, que les Iraniens sont contents de cette perspective de paix qui apparaît suivant leur première réaction comme une forme de victoire. Et nous, Français, nous devons souhaiter une stabilisation de la région qui passe par aussi le fait que les armes se taisent au Liban, entre le Hezbollah et Israël, car nous le savo…
« Il faut commencer par être prudent parce qu'avec M. Trump, les stop and go en matière de crise géopolitique, on s'y est habitué. Maintenant, on voit bien que personne n'a intérêt à la prolongation de ce conflit. Le G7 ouvre tout à l'heure, il voulait finalement une pause pour la Coupe du Monde. Les mid-terms arrivent, donc on voit que M. Trump finalement force la main pour la paix, que les Iraniens sont contents de cette perspective de paix qui apparaît suivant leur première réaction comme une forme de victoire. Et nous, Français, nous devons souhaiter une stabilisation de la région qui passe par aussi le fait que les armes se taisent au Liban, entre le Hezbollah et Israël, car nous le savons, nous avons un lien particulier avec le Liban et qu'en aucune façon, finalement, la diplomatie de la canonnière n'est une solution politique. Alors sur le plan du pétrole... Oui, c'est un espoir pour nous, oui. C'est un espoir. C'est un espoir qui peut souhaiter que cette guerre sans but, de caprice pour M. Trump, puisse durablement, finalement, affaiblir la stabilité du monde et remettre en cause le pouvoir d'achat des Européens et des Français. »
RFI — Invité politique · Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PSVérifier à 0:30
Question 28Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PS
Et vous venez d'évoquer l'extrême droite, le Rassemblement National. En quoi Raphaël Glucksmann ferait-il un meilleur candidat que Jean-Luc Mélenchon pour barrer la route aujourd'hui à l'extrême droite ?
Réponse directe
Le problème, c'est que Mélenchon a déclenché, si j'ose dire, un front républicain contre lui. Et qu'embrassant ou voguant sur les méandres du populisme, lui-même a créé une surréaction contre lui. Tous les sondages le disent. M. Mélenchon est le moins bon candidat face à l'extrême droite au second tour. Il aurait comme ça un maximum 30% des voix, alors que les autres candidats, dont M. Glucksmann, ont une capacité de rayonnement, de rassemblement de la gauche et au-delà. Il faudra aussi qu'au-delà nous puissions rassembler, qui est plus importante.
« Le problème, c'est que Mélenchon a déclenché, si j'ose dire, un front républicain contre lui. Et qu'embrassant ou voguant sur les méandres du populisme, lui-même a créé une surréaction contre lui. Tous les sondages le disent. M. Mélenchon est le moins bon candidat face à l'extrême droite au second tour. Il aurait comme ça un maximum 30% des voix, alors que les autres candidats, dont M. Glucksmann, ont une capacité de rayonnement, de rassemblement de la gauche et au-delà. Il faudra aussi qu'au-delà nous puissions rassembler, qui est plus importante. »
RFI — Invité politique · Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PSVérifier à 6:50
Question 29Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PS
Alors d'une guerre à l'autre, il n'y a, semble-t-il, toujours qu'un pas avec Donald Trump à peine amorcé cette esquisse de paix avec l'Iran. Ça ne sonne pas, en tout cas, à la fin de la guerre commerciale. Le président américain, décollant ce matin des États-Unis, a menacé d'imposer 100% de droits de douane sur les vins et champagnes français si Paris ne supprime pas sa taxe de 3% sur les géants du numérique. Dans ces conditions, François Calfon, est-ce qu'il fallait, comme va le faire le président Macron, dérouler véritablement le tapis rouge à Donald Trump ?
Réponse directe
Écoutez, il y a plusieurs questions dans votre question. La première question, c'est est-ce qu'il faut, dans la durée, taxer les GAFAM ? Oui, parce qu'en réalité, il gagne, finalement, en Europe, des super profits. Par exemple, demain, avec l'intelligence artificielle, en détruisant de l'emploi, en pillant nos datas, qui ne sont jamais payées. Et tout simplement, tous ces profits partent aux États-Unis. Nous sommes en train de devenir une colonie numérique américaine. Donc, il est temps de rétablir une certaine forme de péréquation. Je constate, par l'attitude extrêmement agréative de M. Trump, qu'il se comporte en employé d'Elon Musk, l'Union européenne, la France veut taxer justement les…
« Écoutez, il y a plusieurs questions dans votre question. La première question, c'est est-ce qu'il faut, dans la durée, taxer les GAFAM ? Oui, parce qu'en réalité, il gagne, finalement, en Europe, des super profits. Par exemple, demain, avec l'intelligence artificielle, en détruisant de l'emploi, en pillant nos datas, qui ne sont jamais payées. Et tout simplement, tous ces profits partent aux États-Unis. Nous sommes en train de devenir une colonie numérique américaine. Donc, il est temps de rétablir une certaine forme de péréquation. Je constate, par l'attitude extrêmement agréative de M. Trump, qu'il se comporte en employé d'Elon Musk, l'Union européenne, la France veut taxer justement les GAFAM. Eh bien, M. Trump, finalement, fronce les sourcils et menace l'Europe, et la France en particulier, de mesures de rétorsion. Donc, bien évidemment que le mouvement de taxation des GAFAM ne se passera pas en une fois. Mais c'est une longue détermination qu'il faut garder. Il faut garder ce cap-là, sans quoi nous dépendrons demain encore plus qu'aujourd'hui de toutes ces grandes entreprises américaines. Et je crois même que la capitalisation boursière, suite aux annonces de M. Musk, montre que l'État américain est maintenant dépendant d'Elon Musk, dépendant des GAFAM. On le voit par son attitude. Alors, est-ce qu'il fallait recevoir M. Trump en grande pompe ? C'était votre question. »
RFI — Invité politique · Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PSVérifier à 2:54Voir 1 autre passage
« Sur ses droits de loi. Non, mais je vais vous répondre. Et pour faire la paix, qu'elle soit guerrière ou commerciale, il faut être deux également. Donc, il faut bien discuter. Moi, je ne réprouve pas le fait que nous discutions avec M. Trump. De toute façon, on n'a pas le choix. On était dans une relation bilatérale. Et puis, voilà, vous savez, c'est aussi un monstre au pied d'argile. Souvenez-vous de la grande campagne tarifaire. Il devait nous imposer des 40 %, des 30 %. Alors, certes, le deal de la relation américano-européenne n'est pas équilibré. Mais enfin, on est bien loin de ses premières annonces dans le bureau Oval avec le tableau des taxes qu'il voulait nous imposer. Donc, je pense qu'il faut avoir une main de fer dans un gant de velours et continuer à discuter avec les responsables américains, en l'occurrence, le locataire de la Maison-Blanche. »
RFI — Invité politique · Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PSVérifier à 4:22
Question 30Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PS
C'est tout l'enjeu de ce premier rassemblement. Comment on rassemble quand il y a déjà 14 candidats à gauche pour faire concurrence à Jean-Luc Mélenchon ?
Réponse partielle
En ce qui concerne les candidats issus du Parti socialiste ou du Parti socialiste, j'ai rassuré tout de suite nos auditeurs, il n'y aura à l'arrivée qu'un seul candidat socialiste ou social-démocrate. On parle de Bernard Cazeneuve, on parle de François Hollande, de Jérôme Guedj ou de Karim Bouhamad. Aucun d'eux ne sera candidat si Raphaël Glucksmann devait être retenu par le Parti socialiste. On en a supprimé quelques-uns pour vous répondre. Et puis nous souhaitons, avec Yannick Jadot, d'autres, que le processus de convergence à gauche puisse dépasser le simple cadre de la famille socialiste et social-démocrate et s'élargir, pourquoi pas, des écologistes. J'ai entendu un Raphaël Glucksmann…
« il n'y aura à l'arrivée qu'un seul candidat socialiste ou social-démocrate. On parle de Bernard Cazeneuve, on parle de François Hollande, de Jérôme Guedj ou de Karim Bouhamad. Aucun d'eux ne sera candidat si Raphaël Glucksmann devait être retenu par le Parti socialiste. On en a supprimé quelques-uns pour vous répondre. Et puis nous souhaitons, avec Yannick Jadot, d'autres, que le processus de convergence à gauche puisse dépasser le simple cadre de la famille socialiste et social-démocrate et s'élargir, pourquoi pas, des écologistes. J'ai entendu un Raphaël Glucksmann extrêmement offensif sur le sujet de la décarbonation. »
RFI — Invité politique · Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PSVérifier à 7:46
Question 31François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26
pourquoi est-ce qu'il ne dit pas clairement ça, Olivier Faure ?
Réponse à côté
Il a dit le contraire, puisqu'il a dit que s'il était à Toulouse, il voterait pour M. Picmel. Parce que c'est une question d'orientation politique. Vous savez, moi, je veux dire, ça remonte à très, très loin. Ça remonte au congrès d'Aubervilliers, au lendemain, finalement, de la défaite de François Hollande. La défaite, la non-présentation de François Hollande. Oui, la non-présentation. En tout cas, la fin de ce cycle électoral. Je me souviens encore d'Olivier Faure et de tous ses proches, et beaucoup aux partis socialistes, qui avaient la hantise d'être sifflés dans les manifestations. Mais vous voyez, quand je vois M.... Et il ne fallait plus être sifflé, c'était ça, la ligne. Donc en l'é…
« Il a dit le contraire, puisqu'il a dit que s'il était à Toulouse, il voterait pour M. Picmel. Parce que c'est une question d'orientation politique. Vous savez, moi, je veux dire, ça remonte à très, très loin. Ça remonte au congrès d'Aubervilliers, au lendemain, finalement, de la défaite de François Hollande. La défaite, la non-présentation de François Hollande. Oui, la non-présentation. En tout cas, la fin de ce cycle électoral. Je me souviens encore d'Olivier Faure et de tous ses proches, et beaucoup aux partis socialistes, qui avaient la hantise d'être sifflés dans les manifestations. Mais vous voyez, quand je vois M.... Et il ne fallait plus être sifflé, c'était ça, la ligne. Donc en l'été, quand vous avez ça comme ligne, vous mettez sous les radars de la gauche, de la gauche, de l'extrême-gauche. Et moi, pardon, mais je prends comme une légion d'honneur d'être sifflé et vilipendé dans la manifestation de Saint-Étienne, où M. Glucksmann a été poursuivi au nom de sales sionistes par des membres de l'extrême-gauche. Je n'ai absolument pas envie d'être applaudi par les gens qui stigmatisent les uns les autres sur la base de leur patronyme. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26Vérifier à 8:15Voir 1 autre passage
« Je vous ai répondu qu'ils considèrent que le centre de gravité de la gauche, en tout cas, c'est l'analyse que j'en fais, se situe non pas au cœur du Parti Socialiste, et la gauche qui fonctionne dans le bon sens, c'est quand la gauche sociale-démocrate, républicaine, universaliste, est dans la locomotive de tête. Je pense qu'ils considèrent, et c'est ça le fond de l'affaire, d'où son choix de la primaire, de ce que nous appelons la petite primaire, c'est que le centre de gravité de la gauche se situe à la gauche de la gauche. Et cette gauche de la gauche, elle est dévorée par un certain nombre de passions tristes, dont l'une qui est les relents antisémites, dont l'autre qui est, pardon, parce qu'ils accusent le double standard, c'est-à-dire que moi, je le dis ici au micro de Radio-J, je me bats pour la Palestine, je me bats contre les bombardements à Gaza, mais je me bats aussi, et je n'entends pas beaucoup la gauche de la gauche le faire, pour le mouvement des femmes, Femmes-Vie-Liberté, les femmes sont emmurées en Afghanistan, emmurées, et je n'entends pas en Afghanistan aussi, virgule, en Afghanistan, parce qu'elles ne sont même plus audibles sur nos antennes, c'est pour ça que vous me reprenez, eh bien, il n'y a pas beaucoup de gens dans la classe politique en général, et en gauche en particulier, qui disent, il est inacceptable que les femmes ne puissent plus aller à l'école, ne puissent plus aller à l'université, ne puissent même plus sortir de chez elles. Qui le dit ? Eh bien, moi, je le dis, et je pense que la gauche, elle doit pouvoir dire, comme je le redis à l'instant, eh bien, il est insupportable qu'il y ait des bombardements à Gaza, comme il est insupportable que les femmes soient emmurées en Afghanistan, sans double standard, en fonction de qui oppresse qui. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26Vérifier à 9:11
Question 32François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26
Alors, François Calfon, il y a la gauche, je reviens en France, mais il y a aussi l'ERN, réélection au premier tour de Louis Alliot à Perpignan, David Racheline à Fréjus, Steve Brioua, près de 78% à Hénin-Beaumont. Bon résultat à Nice, où Éric Ciotti a une large avance sur 13 points sur le maire sortant Christian Etrosy, à Marseille, on l'a dit, à Toulon, où Laure Lavalette enregistre 42% au premier tour. Ça vous inquiète, cette poussée du RN, notamment sur l'arc méditerranéen ?
Réponse directe
Enfin, ça m'inquiète. Par exemple, Toulon est à portée de canon, si j'ose dire, du Rassemblement National, mais les gens qui ont un tout petit peu, dont vous faites partie, qui ont un tout petit peu de culture politique, savent que dans les années 80-90, de mémoire, le RN gérer déjà Toulon. Donc non, enfin, malheureusement, c'est la logique de ce qu'est la poussée considérable du RN au niveau national. Mais pareil, je vais rétablir une vérité sur votre micro. Les deux partis politiques qui sortent largement en tête, finalement, à l'issue du premier tour des municipales, c'est le Parti Socialiste et les LR. Donc je veux bien qu'on regarde que les tendances inquiétantes. Alors il paraît que c…
« Enfin, ça m'inquiète. Par exemple, Toulon est à portée de canon, si j'ose dire, du Rassemblement National, mais les gens qui ont un tout petit peu, dont vous faites partie, qui ont un tout petit peu de culture politique, savent que dans les années 80-90, de mémoire, le RN gérer déjà Toulon. Donc non, enfin, malheureusement, c'est la logique de ce qu'est la poussée considérable du RN au niveau national. Mais pareil, je vais rétablir une vérité sur votre micro. Les deux partis politiques qui sortent largement en tête, finalement, à l'issue du premier tour des municipales, c'est le Parti Socialiste et les LR. Donc je veux bien qu'on regarde que les tendances inquiétantes. Alors il paraît que c'est fini. Eh bien, j'appelle tous les électeurs à se réunir autour des candidats républicains à Toulon pour faire battre Mme Lavalette. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26Vérifier à 11:08
Question 33François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26
42% environ selon les dernières estimations des instituts, participation très décevante, les municipales elles attirent traditionnellement beaucoup d'électeurs, mais là on est 10 points en dessous des municipales de 2008 qui était déjà à l'époque un record d'abstention, je mets un peu à part évidemment celle de 2020 qui se déroulait pour leur premier tour sous épidémie de Covid, qu'est-ce que ça dit de l'état de notre démocratie et du manque d'appétit des électeurs ?
Réponse directe
Déjà il y a une forme de désaffection y compris dans les communes rurales, je crois 80 villes dans lesquelles il n'y avait carrément pas de candidats ni finalement d'aucune obédience politique, donc ça c'est un fait, le désintérêt majeur pour la politique puisque la politique a échoué peut-être à transformer la vie des gens. Deuxième chose quand même, on n'en parle pas assez je trouve, en tout cas c'est une marotte en ce qui me concerne, je trouve que toutes les antennes finalement, les fréquences sont louées à un opérateur public qui est l'État, donc en réalité les fréquences devraient participer d'un travail d'éducation civique et de sensibilisation au vote. Moi je pense que même sur les…
« Déjà il y a une forme de désaffection y compris dans les communes rurales, je crois 80 villes dans lesquelles il n'y avait carrément pas de candidats ni finalement d'aucune obédience politique, donc ça c'est un fait, le désintérêt majeur pour la politique puisque la politique a échoué peut-être à transformer la vie des gens. Deuxième chose quand même, on n'en parle pas assez je trouve, en tout cas c'est une marotte en ce qui me concerne, je trouve que toutes les antennes finalement, les fréquences sont louées à un opérateur public qui est l'État, donc en réalité les fréquences devraient participer d'un travail d'éducation civique et de sensibilisation au vote. Moi je pense que même sur les antennes il devrait y avoir comme dans le temps, dans le service public, du temps d'antenne pour ça, le gouvernement n'a strictement rien fait pour promouvoir cette élection municipale. Et puis le troisième élément, pardon, il y a une responsabilité des médias, notamment les chaînes d'information continue qui ont consacré, alors c'est très important, je me suis très passionné, 100% de leur antenne au sujet géopolitique absolument majeur, sans consacrer une seconde à la démocratie française, et bien on peut toujours regarder ailleurs comment finalement il n'y a pas de démocratie, comment la guerre vient impacter les démocraties, mais ce serait pas mal de cultiver son jardin, c'est-à-dire le jardin de la démocratie en France, ce qui n'est pas fait par les médias et en particulier par les chaînes d'information en continu. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26Vérifier à 0:48
Question 34François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26
Aucune alliance nulle part avec les Insoumis ?
Réponse à côté
Il a dit le contraire, puisqu'il a dit que s'il était à Toulouse, il voterait pour M. Picmel. Parce que c'est une question d'orientation politique. Vous savez, moi, je veux dire, ça remonte à très, très loin. Ça remonte au congrès d'Aubervilliers, au lendemain, finalement, de la défaite de François Hollande. La défaite, la non-présentation de François Hollande. Oui, la non-présentation. En tout cas, la fin de ce cycle électoral. Je me souviens encore d'Olivier Faure et de tous ses proches, et beaucoup aux partis socialistes, qui avaient la hantise d'être sifflés dans les manifestations. Mais vous voyez, quand je vois M.... Et il ne fallait plus être sifflé, c'était ça, la ligne. Donc en l'é…
« Il a dit le contraire, puisqu'il a dit que s'il était à Toulouse, il voterait pour M. Picmel. Parce que c'est une question d'orientation politique. Vous savez, moi, je veux dire, ça remonte à très, très loin. Ça remonte au congrès d'Aubervilliers, au lendemain, finalement, de la défaite de François Hollande. La défaite, la non-présentation de François Hollande. Oui, la non-présentation. En tout cas, la fin de ce cycle électoral. Je me souviens encore d'Olivier Faure et de tous ses proches, et beaucoup aux partis socialistes, qui avaient la hantise d'être sifflés dans les manifestations. Mais vous voyez, quand je vois M.... Et il ne fallait plus être sifflé, c'était ça, la ligne. Donc en l'été, quand vous avez ça comme ligne, vous mettez sous les radars de la gauche, de la gauche, de l'extrême-gauche. Et moi, pardon, mais je prends comme une légion d'honneur d'être sifflé et vilipendé dans la manifestation de Saint-Étienne, où M. Glucksmann a été poursuivi au nom de sales sionistes par des membres de l'extrême-gauche. Je n'ai absolument pas envie d'être applaudi par les gens qui stigmatisent les uns les autres sur la base de leur patronyme. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26Vérifier à 8:15Voir 1 autre passage
« Je vous ai répondu qu'ils considèrent que le centre de gravité de la gauche, en tout cas, c'est l'analyse que j'en fais, se situe non pas au cœur du Parti Socialiste, et la gauche qui fonctionne dans le bon sens, c'est quand la gauche sociale-démocrate, républicaine, universaliste, est dans la locomotive de tête. Je pense qu'ils considèrent, et c'est ça le fond de l'affaire, d'où son choix de la primaire, de ce que nous appelons la petite primaire, c'est que le centre de gravité de la gauche se situe à la gauche de la gauche. Et cette gauche de la gauche, elle est dévorée par un certain nombre de passions tristes, dont l'une qui est les relents antisémites, dont l'autre qui est, pardon, parce qu'ils accusent le double standard, c'est-à-dire que moi, je le dis ici au micro de Radio-J, je me bats pour la Palestine, je me bats contre les bombardements à Gaza, mais je me bats aussi, et je n'entends pas beaucoup la gauche de la gauche le faire, pour le mouvement des femmes, Femmes-Vie-Liberté, les femmes sont emmurées en Afghanistan, emmurées, et je n'entends pas en Afghanistan aussi, virgule, en Afghanistan, parce qu'elles ne sont même plus audibles sur nos antennes, c'est pour ça que vous me reprenez, eh bien, il n'y a pas beaucoup de gens dans la classe politique en général, et en gauche en particulier, qui disent, il est inacceptable que les femmes ne puissent plus aller à l'école, ne puissent plus aller à l'université, ne puissent même plus sortir de chez elles. Qui le dit ? Eh bien, moi, je le dis, et je pense que la gauche, elle doit pouvoir dire, comme je le redis à l'instant, eh bien, il est insupportable qu'il y ait des bombardements à Gaza, comme il est insupportable que les femmes soient emmurées en Afghanistan, sans double standard, en fonction de qui oppresse qui. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26Vérifier à 9:11
Question 35François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26
Alors on revient au jardin de la démocratie en France et on va parler bien sûr de la gauche, c'est embrassons-nous Folleville ou fusionnons Folleville, après les noms d'oiseaux, les ultimatums, les menaces, le PS et parfois les écologistes ont signé des alliances un peu partout avec les insoumis, un peu partout en France pour le deuxième tour, Toulouse, Limoges, Clermont-Ferrand, Brest, Nantes, Avignon ou Strasbourg, ça veut dire que ces villes elles valent bien une messe comme disait Henri Quatre ou une compromission avec Jean-Luc Blanchon ?
Réponse partielle
Alors d'abord, comme on a un tout petit peu de temps, je vais quand même resituer les choses, il y a cinq villes à l'issue desquelles, à l'issue premier tour où LFI ont été cinq. Vous savez dans combien de villes il y a eu un maire socialiste qui a été réduit au premier tour ? Plusieurs dizaines. Non, pas plusieurs dizaines, 500 villes. Donc à un moment donné, là encore, il y a un gap extrêmement important entre finalement l'attention médiatique et je ne vais pas, vous me connaissez, me défiler pour vous répondre, et la réalité des choses. Deuxième élément, puisque les LFI vont bien une messe ou une émission de radio, j'en conviens, mais en réalité dans 98% des villes, le score de LFI est e…
« Alors d'abord, comme on a un tout petit peu de temps, je vais quand même resituer les choses, il y a cinq villes à l'issue desquelles, à l'issue premier tour où LFI ont été cinq. Vous savez dans combien de villes il y a eu un maire socialiste qui a été réduit au premier tour ? Plusieurs dizaines. Non, pas plusieurs dizaines, 500 villes. Donc à un moment donné, là encore, il y a un gap extrêmement important entre finalement l'attention médiatique et je ne vais pas, vous me connaissez, me défiler pour vous répondre, et la réalité des choses. Deuxième élément, puisque les LFI vont bien une messe ou une émission de radio, j'en conviens, mais en réalité dans 98% des villes, le score de LFI est en retrait par rapport au score de Jean-Luc Mélenchon. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26Vérifier à 2:33Voir 2 autres passages
« Toulouse, Limoges, Clermont. Je sais que vous brûlez d'y arriver, je termine par là. Il y a 80 villes de plus de 30 000 habitants dans lesquelles le Parti Socialiste a gagné ou est en mesure de le faire. Donc voilà, là on est bien dans notre couloir. Ensuite, maintenant, je vous réponds. Il y avait une résolution du bureau national avec des subtilités que seuls les socialistes et quelques journalistes aînés dont vous êtes peuvent comprendre la nuance entre accords nationaux et accords locaux. Moi, je vais vous dire, je l'ai compris à la base. À la base, c'est que nous ne sommes pas finalement dans le couloir de la gauche quand on a une vision populiste des choses, quand on vante des ministres privés, c'est le cas de la jeune garde, et quand on n'est pas au clair, alors ce n'est même pas déroulant, quand on a des propos antisémites, et là, ils vont toujours dire qu'on ne s'est pas fait attraper. Moi, pardon, mais quand il y a eu ce procès avec cette superbe plaidoirie de Richard Malka, personne n'a plus... »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26Vérifier à 3:19
Question 36François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Mais c'est vrai. Est-ce que c'est parce qu'il y a une parenté avec le monde des loups et le monde de la politique ?
Réponse à côté
et je suis encore passionné, je peux vous dire combien il y a de loups en France, combien il y a de meutes. D'ailleurs, j'ai vécu ça avec beaucoup de... J'ai eu un conflit intérieur très fort, puisqu'on a voté la résolution au Parlement européen pour déclassifier le loup comme espèce protégée, et j'ai eu un conflit intérieur. Et maintenant, si vous voulez, par le loup, je me suis plus intéressé à l'activité pastorale, et en quoi il y a un conflit d'usage entre les deux. Et donc, du coup, c'est une ouverture sur le monde pastoral. Mais je suis encore... Je ne sais pas vous dire pourquoi, en réalité. Ça me poursuit. Peut-être les contes pour enfants qui ont infusé, mais je suis de très près l…
« et je suis encore passionné, je peux vous dire combien il y a de loups en France, combien il y a de meutes. D'ailleurs, j'ai vécu ça avec beaucoup de... J'ai eu un conflit intérieur très fort, puisqu'on a voté la résolution au Parlement européen pour déclassifier le loup comme espèce protégée, et j'ai eu un conflit intérieur. Et maintenant, si vous voulez, par le loup, je me suis plus intéressé à l'activité pastorale, et en quoi il y a un conflit d'usage entre les deux. Et donc, du coup, c'est une ouverture sur le monde pastoral. Mais je suis encore... Je ne sais pas vous dire pourquoi, en réalité. Ça me poursuit. Peut-être les contes pour enfants qui ont infusé, mais je suis de très près la présence du loup. Et j'ai un rêve qui n'a pas été assouvé, d'ailleurs, je le dis en confidence ici. C'est que tous les jours, je suis ça sur les chaînes YouTube qui sont consacrées. Les gens filment des loups, même en zone urbaine. On en a retrouvé un près du centre de Cannes hier. Je me dis peut-être un jour, je regarde par le train, quand je conduis, etc., je vais voir un loup en liberté. Et là, ce sera un des buts de ma vie qui sera réalisé. Mais par exemple, sur le Ventoux, moi, j'ai une maison pas très loin du Ventoux. Il y a une meute de loups. Et d'ailleurs, on dit même, ce qui est assez faux, qu'il y ait une meute de loups noirs, ce qui serait des loups qui viennent de l'Europe centrale, ce qui serait tout à fait fantastique. Vous aimez la randonnée aussi ? »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 5:52Voir 1 autre passage
« Et une fois, pas loin de chez moi, dans le Gard, j'avais France Chilrode, j'étais dans le Vaucluse, et tout d'un coup, je vois des moutons en train de paître, le berger et des Patous. Donc, je dis, mais il y a le loup qui est là, qui attaque vos moutons, c'est pour ça que vous avez le Patou ? Il a dit comme ça, il y a surtout des loups à deux pattes qui viennent piquer les moutons. C'est pour ça que les Patous, ils sont là. Bon, ben voilà. J'étais un peu déçu. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 7:23
Question 37François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Mais vous dites aussi qu'avec un grand-père engagé à la SFIO, qui était l'ancêtre du Parti Socialiste, dès sa création, il était difficile, dites-vous, de résister à l'appel de la politique. C'est votre grand-père, en quelque sorte, qui vous a donné le virus ?
Réponse directe
C'est toute la famille, c'est-à-dire que le grand-père, je l'ai connu, si vous voulez, ce, ma collaboratrice qui n'est pas loin d'ici, elle doit halluciner, mais mon grand-père, il a connu la Première Guerre mondiale, et puisque vous parlez d'Issi Moïno, moi quand j'étais à l'école La Fontaine, à Issi Moïno, on allait vers le fort d'Issi Moïno, il y avait le quartier arménien qui existe toujours, et on allait donner des colis aux poilus, je ne sais pas si vous voyez la chose. Alors, pour répondre à votre question, ce grand-père, oui, il était assez fio, pour dire la vérité, quand il a vieilli, il est devenu un peu gaulliste sur les bords, mais par contre, l'ADN socialiste a infusé chez l'en…
« C'est toute la famille, c'est-à-dire que le grand-père, je l'ai connu, si vous voulez, ce, ma collaboratrice qui n'est pas loin d'ici, elle doit halluciner, mais mon grand-père, il a connu la Première Guerre mondiale, et puisque vous parlez d'Issi Moïno, moi quand j'étais à l'école La Fontaine, à Issi Moïno, on allait vers le fort d'Issi Moïno, il y avait le quartier arménien qui existe toujours, et on allait donner des colis aux poilus, je ne sais pas si vous voyez la chose. Alors, pour répondre à votre question, ce grand-père, oui, il était assez fio, pour dire la vérité, quand il a vieilli, il est devenu un peu gaulliste sur les bords, mais par contre, l'ADN socialiste a infusé chez l'ensemble de ses enfants, de sorte que mon oncle, qui est décédé il y a quelques années maintenant, était plus dans le syndicalisme enseignant, puisque je suis une famille issue vraiment de la République fonctionnaire, si j'ose dire, avec la moitié d'enseignants et la moitié de postiers, donc vous voyez, c'est totalement voué au service public, et à une gauche socialiste, laïque, de postiers qui étaient à force ouvrière, à l'époque où c'était quand même le syndicat vraiment socialiste. Il paraît que vous avez une passion pour les loups. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 4:40
Question 38François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
pourquoi est-ce qu'il a été mieux négocié, par exemple, que le Mercosur ?
Réponse à côté
Il y a plusieurs choses dans votre question. D'abord, moi, je vais dire quelle est ma position sur les accords de libre-échange ? Je ne suis pas du tout fan des accords de libre-échange. Je ne suis pas du tout fan d'une conception...
« Il y a plusieurs choses dans votre question. D'abord, moi, je vais dire quelle est ma position sur les accords de libre-échange ? Je ne suis pas du tout fan des accords de libre-échange. Je ne suis pas du tout fan d'une conception... »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 20:15
Question 39François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Oui, on reviendra d'ailleurs dans un instant. Je laisserai à certains amis de la gauche la faucille et le marteau. Oui, et on reviendra à vos références au chevalesque dans un instant d'ailleurs. Vous êtes né à Sarcelles, François Calfon, quelques semaines après les événements de mai 68. C'est dans cette ville que vous avez passé votre jeunesse ?
Réponse directe
Non, ici, Mouyénaud. Ici même d'ailleurs, pour ceux qui ne connaissent pas, les studios sont ici. Non, j'y ai passé mes premières années comme beaucoup de familles de rapatriés d'Algérie. Beaucoup sont partis d'ailleurs, ils restent maintenant, comme on dit, des Juifs de Sarcelles, pour venir ici à Issy Mouyénaud, tout simplement. On construisait des programmes de logements sociaux et c'est comme ça qu'on a débarqué. J'étais tout petit à la mairie d'Issy Mouyénaud et j'y suis resté longtemps.
« Non, ici, Mouyénaud. Ici même d'ailleurs, pour ceux qui ne connaissent pas, les studios sont ici. Non, j'y ai passé mes premières années comme beaucoup de familles de rapatriés d'Algérie. Beaucoup sont partis d'ailleurs, ils restent maintenant, comme on dit, des Juifs de Sarcelles, pour venir ici à Issy Mouyénaud, tout simplement. On construisait des programmes de logements sociaux et c'est comme ça qu'on a débarqué. J'étais tout petit à la mairie d'Issy Mouyénaud et j'y suis resté longtemps. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 1:32
Question 40François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
On va marquer, François Calfon, une respiration musicale avec quelque chose que vous avez choisi. Déjà. Librement. Très librement. Il s'agit en l'occurrence de la cinquième danse hongroise de Brahms. La cinquième danse hongroise de Brahms, pourquoi vous avez choisi ?
Réponse directe
C'est un clin d'œil avec des liens qui me sont personnels et aussi, pas un clin d'œil personnel, mais beaucoup plus ouverts. Quand on va à Bruxelles ou Strasbourg, on découvre nos voisins immédiats, mais qu'on connaît, les Allemands, le Benelux, les Espagnols, les Italiens. Et on découvre quand même beaucoup plus l'Europe centrale. Et quelque part, le cœur de l'Europe centrale, de l'ancienne inspire en austro-hongrois, c'est la Hongrie, c'est Budapest, avec ce grand danube vraiment tout à fait majestueux. Et c'est une sorte de clin d'œil à ce lien entre l'Est et l'Ouest et puis à ce peuple un peu unique avec une langue très difficile à apprendre qui est la langue hongroise. Peut-être un cli…
« C'est un clin d'œil avec des liens qui me sont personnels et aussi, pas un clin d'œil personnel, mais beaucoup plus ouverts. Quand on va à Bruxelles ou Strasbourg, on découvre nos voisins immédiats, mais qu'on connaît, les Allemands, le Benelux, les Espagnols, les Italiens. Et on découvre quand même beaucoup plus l'Europe centrale. Et quelque part, le cœur de l'Europe centrale, de l'ancienne inspire en austro-hongrois, c'est la Hongrie, c'est Budapest, avec ce grand danube vraiment tout à fait majestueux. Et c'est une sorte de clin d'œil à ce lien entre l'Est et l'Ouest et puis à ce peuple un peu unique avec une langue très difficile à apprendre qui est la langue hongroise. Peut-être un clin d'œil politique puisque c'est l'émission politique. Je voudrais affirmer mon soutien à l'opposition hongroise à Viktor Orban et je pense que pour la première fois depuis quelque temps, elle est en situation de gagner. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 11:16
Question 41François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Vous l'avez évoqué, mais c'est vrai qu'on a longtemps présenté Sarcelles comme un modèle de coexistence harmonieuse entre de très nombreuses communautés, ethniques ou religieuses. La ville était en effet connue pour son importante communauté juive. Qu'en est-il aujourd'hui ?
Réponse directe
Écoutez, moi je suis très ami avec le maire. Sarcelles vit quand même de son modèle. Et d'ailleurs, contrairement aux idées reçues, il reste une communauté juive importante à Sarcelles et ce sont des gens de milieux extrêmement populaires. Beaucoup sont en difficulté financière. Donc ce qui réunit finalement Sarcelles, c'est d'être une ville déjà très attachante, parce qu'il y a une vie incroyable là-bas, qui réunit ces communautés, et puis d'être une ville extrêmement populaire. Il y a eu des moments extrêmement compliqués. En 2014 notamment. Exactement. Mais je ne passe pas toute ma vie à Sarcelles. Oui, bien entendu. Je garde un lien affectif. Vous pouvez bien m'interroger sur Sarcelles.…
« Écoutez, moi je suis très ami avec le maire. Sarcelles vit quand même de son modèle. Et d'ailleurs, contrairement aux idées reçues, il reste une communauté juive importante à Sarcelles et ce sont des gens de milieux extrêmement populaires. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 2:14Voir 1 autre passage
« Beaucoup sont en difficulté financière. Donc ce qui réunit finalement Sarcelles, c'est d'être une ville déjà très attachante, parce qu'il y a une vie incroyable là-bas, qui réunit ces communautés, et puis d'être une ville extrêmement populaire. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 2:30
Question 42François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Comment nos partenaires européens nous considèrent-ils ?
Réponse partielle
Alors, quand je me regarde, je me désole, mais quand je me compare, je me console. Donc, il faut aussi qu'on se console. Les systèmes politiques bloqués en Europe, il y en a plein, et des systèmes parlementaires, il n'y a quasiment que des systèmes parlementaires. On est les seuls à avoir cette monarchie républicaine. Donc, ils ont été abasourdis de constater que la France rentrait dans l'instabilité politique, parce que les institutions de la Ve République, qui sont très fortes, finalement, leur avaient laissé dire que cette crise politique n'était pas possible en France. La deuxième chose, pardon, structurellement, et là, c'est plutôt côté moins, mais il y a un côté plus, à la fin, il y a…
« Alors, quand je me regarde, je me désole, mais quand je me compare, je me console. Donc, il faut aussi qu'on se console. Les systèmes politiques bloqués en Europe, il y en a plein, et des systèmes parlementaires, il n'y a quasiment que des systèmes parlementaires. On est les seuls à avoir cette monarchie républicaine. Donc, ils ont été abasourdis de constater que la France rentrait dans l'instabilité politique, parce que les institutions de la Ve République, qui sont très fortes, finalement, leur avaient laissé dire que cette crise politique n'était pas possible en France. La deuxième chose, pardon, structurellement, et là, c'est plutôt côté moins, mais il y a un côté plus, à la fin, il y a une belle histoire, c'est l'affaiblissement économique, l'appauvrissement de la France. On vient de traverser une semaine où la France se retrouve dans un PIB dont de la richesse par habitant moindre que l'Italie, c'est la première fois, et dans la même semaine, on vient de découvrir que la France, le PIB par habitant moyen en France, est plus faible que le PIB moyen dans l'Union Européenne. Alors, vous allez dire, ça y est, c'est fini pour nous. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 30:15
Question 43François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Alors lorsque vous étiez gamin, vous auriez aimé, en tout cas j'ai vu que vous avez dit ça, vous auriez aimé devenir cuisinier ou caméraman. C'est vrai. Alors, plutôt caméraman ou plutôt cuisinier ?
Réponse directe
Caméraman, ce qui me plaisait, finalement c'est un peu la vie que je mène, c'est d'être témoin, alors maintenant plutôt lanceur d'alerte, face au chaos du monde. Ça, ça me plaisait énormément parce qu'à l'époque, il n'y avait pas toutes ces chaînes d'infos. Donc pour moi, le caméraman, c'était le gars qui filmait au journal de 20h, qui était une grande messe. Et c'est le gars, dans mon idée, le caméraman, ce n'était pas le micro-trottoir, c'était la personne qui allait sur des zones de guerre, etc. Donc finalement, un peu l'ADN d'information des RFI. Et ça, ça m'est totalement resté… Voilà. Cuisinier, j'étais très gourmand, je le suis encore. Mais simplement, vous savez, ce qui m'a détourné…
« Caméraman, ce qui me plaisait, finalement c'est un peu la vie que je mène, c'est d'être témoin, alors maintenant plutôt lanceur d'alerte, face au chaos du monde. Ça, ça me plaisait énormément parce qu'à l'époque, il n'y avait pas toutes ces chaînes d'infos. Donc pour moi, le caméraman, c'était le gars qui filmait au journal de 20h, qui était une grande messe. Et c'est le gars, dans mon idée, le caméraman, ce n'était pas le micro-trottoir, c'était la personne qui allait sur des zones de guerre, etc. Donc finalement, un peu l'ADN d'information des RFI. Et ça, ça m'est totalement resté… Voilà. Cuisinier, j'étais très gourmand, je le suis encore. Mais simplement, vous savez, ce qui m'a détourné de ce métier, très tôt, quand j'étais gosse, c'est parce que j'adore bouffer. Mais un jour, je me suis aperçu, d'ailleurs c'était avant la mode des grands chefs, parce que maintenant on est dans la création, je me suis aperçu qu'il fallait faire le même plat tous les jours à 40 types, et là je trouvais ça nettement moins glamour. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 3:32
Question 44François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Que représente la France aujourd'hui au sein de l'Union Européenne ?
Réponse partielle
Alors, quand je me regarde, je me désole, mais quand je me compare, je me console. Donc, il faut aussi qu'on se console. Les systèmes politiques bloqués en Europe, il y en a plein, et des systèmes parlementaires, il n'y a quasiment que des systèmes parlementaires. On est les seuls à avoir cette monarchie républicaine. Donc, ils ont été abasourdis de constater que la France rentrait dans l'instabilité politique, parce que les institutions de la Ve République, qui sont très fortes, finalement, leur avaient laissé dire que cette crise politique n'était pas possible en France. La deuxième chose, pardon, structurellement, et là, c'est plutôt côté moins, mais il y a un côté plus, à la fin, il y a…
« Alors, quand je me regarde, je me désole, mais quand je me compare, je me console. Donc, il faut aussi qu'on se console. Les systèmes politiques bloqués en Europe, il y en a plein, et des systèmes parlementaires, il n'y a quasiment que des systèmes parlementaires. On est les seuls à avoir cette monarchie républicaine. Donc, ils ont été abasourdis de constater que la France rentrait dans l'instabilité politique, parce que les institutions de la Ve République, qui sont très fortes, finalement, leur avaient laissé dire que cette crise politique n'était pas possible en France. La deuxième chose, pardon, structurellement, et là, c'est plutôt côté moins, mais il y a un côté plus, à la fin, il y a une belle histoire, c'est l'affaiblissement économique, l'appauvrissement de la France. On vient de traverser une semaine où la France se retrouve dans un PIB dont de la richesse par habitant moindre que l'Italie, c'est la première fois, et dans la même semaine, on vient de découvrir que la France, le PIB par habitant moyen en France, est plus faible que le PIB moyen dans l'Union Européenne. Alors, vous allez dire, ça y est, c'est fini pour nous. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 30:15
Question 45François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Est-ce que vous croyez que le rapport à Donald Trump, le positionnement par rapport au trumpisme sera un marqueur dans cette présidentielle ?
Réponse directe
Et je vous dis une phrase très forte quand même à laquelle j'ai réfléchi parce que maintenant l'extrême droite s'échappe de son trumpisme mais enfin quand même. Il n'y a pas besoin d'être grand clair pour comprendre que quand vous avez une politique de chasse aux immigrés, en tête de gondole de votre programme une xénophobie, eh bien il faut se poser sérieusement la question en cas d'accession de l'extrême droite française au pouvoir, qui sera le ICE français-européen ? La police de l'immigration. Bien sûr. Et quel sera le Minneapolis français ? Est-ce que c'est à Marseille qu'on chassera les migrants et qu'il y aura des morts parce qu'ils passent en voiture à Grenoble ? Je ne sais pas moi.…
« Et je vous dis une phrase très forte quand même à laquelle j'ai réfléchi parce que maintenant l'extrême droite s'échappe de son trumpisme mais enfin quand même. Il n'y a pas besoin d'être grand clair pour comprendre que quand vous avez une politique de chasse aux immigrés, en tête de gondole de votre programme une xénophobie, eh bien il faut se poser sérieusement la question en cas d'accession de l'extrême droite française au pouvoir, qui sera le ICE français-européen ? La police de l'immigration. Bien sûr. Et quel sera le Minneapolis français ? Est-ce que c'est à Marseille qu'on chassera les migrants et qu'il y aura des morts parce qu'ils passent en voiture à Grenoble ? Je ne sais pas moi. Mais enfin, c'est la même philosophie politique qui imprime les extrêmes droites françaises, M. Zemmour, Mme Marion Maréchal qui d'ailleurs disait que c'était des dégâts collatéraux. Elle a encore défendu l'ICE pas plus tard que cette semaine. donc voter Bardella demain, voter Marine Le Pen demain, ben oui, c'est voter Trump, c'est voter l'ICE et c'est voter le chaos dans le pays et on en a le résultat aujourd'hui aux Etats-Unis dans cette démocratie si ancrée avec la déclaration de droit américaine qui découle directement de la nôtre qu'on n'aurait pas pu croire un seul instant que cette espèce de dérive fasciste de ceux qui ont finalement essayé de prendre le capitole par la force nous ferait basculer ce pays dans ce chaos-là. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 34:58
Question 46François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Il y a un autre accord dont je voudrais qu'on parle, c'est celui conclu par Ursula von der Leyen avec Donald Trump en juillet dernier. Bien sûr. Dans l'enceinte du club de golf écossais du président américain, cet accord, il prévoit plein de choses. Il prévoit des droits de douane de 15% sur la plupart des produits européens, ce qui était présenté comme une concession, comme une fleur en quelque sorte de Donald Trump. Mais il y a un autre volet de cet accord dont on parle moins, c'est l'engagement de l'Union européenne à acheter dans les trois prochaines années des produits énergétiques américains. Oui, du gaz et du pétrole de schiste. Exactement, pour un montant de 750 milliards de dollars. Acheter également du matériel militaire américain, des puces d'intelligence artificielle pour 40 milliards de dollars. Et enfin, les entreprises européennes sont censées investir 600 milliards de dollars aux Etats-Unis d'ici à 2028 dans des secteurs stratégiques. Alors, première chose, rapidement, de l'avis de la plupart des spécialistes, ces objectifs, notamment sur les produits énergétiques, sont tout simplement inatteignables. Pourquoi les a-t-elle acceptés ?
Réponse partielle
il y a pire que ça, excusez-moi de vous le dire. Vous, comme moi, ou n'importe quelle société minière ou pétrolière ne peut pas exploiter du gaz de schiste ou du pétrole de schiste. Je vous signale qu'en France, on a du gaz et du pétrole de schiste dans le limousin. Donc, on n'a pas le droit, et c'est une bonne chose, parce que moi, je suis pour la décarbonation de l'énergie, d'exploiter le gaz et le pétrole de schiste qu'on a chez nous. Il y en a en Europe, il y en a en France. Et on devrait, par cet accord léonin, finalement, importer pour des centaines de milliards d'euros le gaz et le pétrole de schiste américain. Mais, enfin, on hallucine. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose…
« il y a pire que ça, excusez-moi de vous le dire. Vous, comme moi, ou n'importe quelle société minière ou pétrolière ne peut pas exploiter du gaz de schiste ou du pétrole de schiste. Je vous signale qu'en France, on a du gaz et du pétrole de schiste dans le limousin. Donc, on n'a pas le droit, et c'est une bonne chose, parce que moi, je suis pour la décarbonation de l'énergie, d'exploiter le gaz et le pétrole de schiste qu'on a chez nous. Il y en a en Europe, il y en a en France. Et on devrait, par cet accord léonin, finalement, importer pour des centaines de milliards d'euros le gaz et le pétrole de schiste américain. Mais, enfin, on hallucine. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est l'engagement d'investir, finalement. Ça me paraît d'ailleurs une condition non pas moins problématique, mais qui va se faire mécaniquement, malheureusement, avec les tarifs de Trump. c'est que de toute façon, M. Trump n'accepte des entreprises européennes la vente de produits et de consommateurs dès lors qu'ils sont sur le sol américain pour éviter les tarifs. Et les entreprises européennes ont vocation, finalement, tout simplement, si elles veulent vendre aux Etats-Unis, à localiser à cause des tarifs. Voilà. Alors ensuite, la fin de l'histoire, vous allez dire, mais vous êtes gentil, M. Calfon, vous ne m'avez pas dit si vous étiez pour ou si vous étiez contre. On a suspendu, lors de la dernière session à Strasbourg, cet accord. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 24:02
Question 47François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
L'atelier politique avec François Calfon, député européen, membre du groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates. Nous évoquions, François Calfon, les accords de libre-échange. On parlait de celui du Mercosur et vous avez abordé rapidement celui qui vient d'être signé par la Commission européenne avec l'Inde. Alors, il faut quand même préciser que cet accord, il représente un nombre de consommateurs environ trois fois plus importants que les pays du Mercosur. Et pourtant, cet accord-là, il semble passer comme une lettre à la poste. Est-ce que ça veut dire que c'est un bon accord
Réponse partielle
Il y a plusieurs choses dans votre question. D'abord, moi, je vais dire quelle est ma position sur les accords de libre-échange ? Je ne suis pas du tout fan des accords de libre-échange. Je ne suis pas du tout fan d'une conception...
« Il y a plusieurs choses dans votre question. D'abord, moi, je vais dire quelle est ma position sur les accords de libre-échange ? Je ne suis pas du tout fan des accords de libre-échange. Je ne suis pas du tout fan d'une conception... »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 20:15
Question 48François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Dans cette émission, nous essayons de prendre le temps dont parfois le tumulte de l'actualité nous prive. Le temps de la réflexion, de l'analyse, de la mise en perspective avec l'ambition de comprendre ce qui nous arrive et peut-être aussi ce qui s'annonce. Et ce soir, nous sommes avec François Calfon, député européen, membre du groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates. Bonsoir. Bonsoir. Cette émission est enregistrée dans les conditions du direct. Nous sommes ensemble pour à peu près 40 minutes. Vous allez donc avoir du temps pour développer vos idées. Et comme cette émission s'appelle l'atelier politique, je vais vous poser la question rituelle. Puisque généralement, dans un atelier, il y a des outils. Est-ce que vous avez, François Calfon, un outil de prédilection ?
Réponse directe
Je ne sais pas, le mot qui me vient, c'est la dague, le tranchant. Parce que moi, je n'aime pas les faux-semblants. Ou le couteau, alors, si bien... Oui, oui, mais c'est plus médiéval. Oui, oui, c'est plus politique. C'est plus chevalesque.
« Je ne sais pas, le mot qui me vient, c'est la dague, le tranchant. Parce que moi, je n'aime pas les faux-semblants. Ou le couteau, alors, si bien... Oui, oui, mais c'est plus médiéval. Oui, oui, c'est plus politique. C'est plus chevalesque. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 1:02
Question 49François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Et ces législatives qui ont suivi, qui n'ont pas permis l'émergence d'une majorité claire ?
Réponse à côté
Alors, quand je me regarde, je me désole, mais quand je me compare, je me console. Donc, il faut aussi qu'on se console. Les systèmes politiques bloqués en Europe, il y en a plein, et des systèmes parlementaires, il n'y a quasiment que des systèmes parlementaires. On est les seuls à avoir cette monarchie républicaine. Donc, ils ont été abasourdis de constater que la France rentrait dans l'instabilité politique, parce que les institutions de la Ve République, qui sont très fortes, finalement, leur avaient laissé dire que cette crise politique n'était pas possible en France. La deuxième chose, pardon, structurellement, et là, c'est plutôt côté moins, mais il y a un côté plus, à la fin, il y a…
« Alors, quand je me regarde, je me désole, mais quand je me compare, je me console. Donc, il faut aussi qu'on se console. Les systèmes politiques bloqués en Europe, il y en a plein, et des systèmes parlementaires, il n'y a quasiment que des systèmes parlementaires. On est les seuls à avoir cette monarchie républicaine. Donc, ils ont été abasourdis de constater que la France rentrait dans l'instabilité politique, parce que les institutions de la Ve République, qui sont très fortes, finalement, leur avaient laissé dire que cette crise politique n'était pas possible en France. La deuxième chose, pardon, structurellement, et là, c'est plutôt côté moins, mais il y a un côté plus, à la fin, il y a une belle histoire, c'est l'affaiblissement économique, l'appauvrissement de la France. On vient de traverser une semaine où la France se retrouve dans un PIB dont de la richesse par habitant moindre que l'Italie, c'est la première fois, et dans la même semaine, on vient de découvrir que la France, le PIB par habitant moyen en France, est plus faible que le PIB moyen dans l'Union Européenne. Alors, vous allez dire, ça y est, c'est fini pour nous. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 30:15
Question 50François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Il n'y a aucun moyen d'avoir connaissance de ces choses-là. D'abord, fondamentalement, est-ce qu'elle est dans son droit en refusant de dévoiler ces informations ?
Réponse directe
Parce que c'est quand même important. C'est l'exemple que je donnais et je me suis saisi d'autres pour être honnête. Dans son droit, certainement pas. Maintenant, dans la pratique et dans le temps de la justice et dans le temps de la commission, ça me paraît plus difficile. Mais la question que vous posez derrière ça, c'est que nous avons signé une forme de compromis en investissant, malgré tout, Mme van der Leyen pour éviter le pire, pour ancrer, finalement, la droite modérée vers les socialistes. Or, que constatons-nous depuis mon élection ? C'est que la droite modérée, elle se rapproche plutôt de l'extrême droite. Donc, à un moment donné, ça n'est pas la prochaine fois, mais il sera bien…
« Parce que c'est quand même important. C'est l'exemple que je donnais et je me suis saisi d'autres pour être honnête. Dans son droit, certainement pas. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 15:34
Voir 2 autres passages
« finalement, on rassemble toute une partie de la gauche, que j'appellerais la nouvelle gauche plurielle, mais à ce stade, ne rassemble plus la France insoumise. Et il n'y a pas que la question de l'antisémitisme qui soit problématique. On regardait encore dans le conseil municipal de Grenoble hier, des élus insoumis qui sont allés se battre à Grenoble, pas dans une ville tenue par des fascistes contre la police municipale. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/09/26Vérifier à 12:05
« pense à tous les populistes qui sont obsédés par les Juifs et qui, d'un côté, pensent qu'ils tiennent la grande banque, de l'autre, font des affiches en représentant le Juif tel qu'on le représentait dans les années 30, qui organisent sous des prétextes divers et variés les boycotts d'artistes juifs. J'en passe, c »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/09/26Vérifier à 2:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« bien d'abord, les chiens ne font pas des chats, de manière tout à fait évidente. Jordan Bardella, il s'est été documenté, a adhéré au Rassemblement national en admiration de Jean-Marie Le Pen. Tout ça l'est fait par Jean-Marie Le Pen, lui-même condamné pour antisémitisme, révisionnisme, j'en passe, c »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/09/26Vérifier à 1:03Voir 2 autres passages
« représentent moins d'un pour cent de la population française, font tourner la vie politique sociale autour d'une théorie du complot où les Juifs auraient un rôle central. C'est assez inquiétant sur l'état de notre démocratie. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/09/26Vérifier à 1:50
« pas Jordan Bardella, mais c'est un coup de Mediapart, et demain, ce sera le coup, dans une théorie de complot, de ceux-là même qui sont mis en cause. Vous voyez, moi, je crois que l'état de la société... Vous savez, l'antisémitisme ne parle pas que des Juifs. L'antisémitisme parle de l'état d'une société, de l'état du débat démocratique. C'est aussi une manière de faire un grand bras d'honneur au plus jamais ça. Et nous sommes dans ce cycle historique qui peut nous rappeler les années 30, finalement, de mise à distance et de mise aux oubliettes de l'histoire des faits structurants qui nous avaient fait penser que jusqu'à la nuit des temps, la société changerait de regard sur ses minorités. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées24 nov. 2025 au 31 août 2026 · 18 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais c'est la différence entre un parti autocratique et un parti démocratique. Vous savez, ensemble, on va plus loin, même si seul, on va plus vite. Et on a décidé d'aller plus loin ensemble, et je pense que le temps que nous prenons, vous savez, fin octobre, mi-octobre, c'est terminé cette histoire-là de primaire. On va rentrer pleinement en campagne. Nous préparons les choses, le débat est public, donc c'est un élément de la campagne. Et quant à la question de Jean-Luc Mélenchon qui serait en dynamique, il est rentré très tôt, comme il est fait chaque année, mi-août, avec les amphis, comme on appelle ça. Il a finalement recueilli des soutiens supplémentaires. Et je constate que depuis la dernière vague de sondage, et l'impression qui est faite par la campagne de Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon est plutôt en régression. D'ailleurs, dans un sondage IFOP, dans l'hypothèse où ce serait Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann... »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 6:01Voir 2 autres passages
« Oui, mais c'est la différence entre un parti autocratique et un parti démocratique. Vous savez, ensemble, on va plus loin, même si seul, on va plus vite. Et on a décidé d'aller plus loin ensemble, et je pense que le temps que nous prenons, vous savez, fin octobre, mi-octobre, c'est terminé cette histoire-là de primaire. On va rentrer pleinement en campagne. Nous préparons les choses, le débat est public, donc c'est un élément de la campagne. Et quant à la question de Jean-Luc Mélenchon qui serait en dynamique, il est rentré très tôt, comme il est fait chaque année, mi-août, avec les amphis, comme on appelle ça. Il a finalement recueilli des soutiens supplémentaires. Et je constate que depuis la dernière vague de sondage, et l'impression qui est faite par la campagne de Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon est plutôt en régression. D'ailleurs, dans un sondage IFOP, dans l'hypothèse où ce serait Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann... »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 6:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités24 nov. 2025 au 31 août 2026 · 24 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais nous, nous ne voulons pas infliger ça aux Français. C'est-à-dire qu'il y a plusieurs candidats. Il y aura un ou une candidate qui sortira. Et pour répondre très nettement à votre question, bien sûr qu'Olivier Faure est légitime à se présenter en tant que Premier secrétaire. C'est l'élection ultime. Mais mes camarades, ceux qui s'engagent dans cette primaire, et je souhaite qu'il y en ait beaucoup, peuvent légitimement se poser deux questions. Quelle est l'équation efficace pour gagner ? Car il ne s'agit pas simplement de témoigner. Et à ce moment-là, ça nous intéresse d'avoir un candidat, Raphaël Guzman, qui a un score à deux chiffres, et qui peut, grâce au booster de cette primaire, se hisser au niveau en tête de la gauche, comme il a déjà fait aux élections européennes, et pourquoi pas au second tour. Donc ça, c'est la première question. La deuxième question, elle est plus politique. Est-ce que nous devons, comme ça, embrassons-nous, folle ville, folâtrer avec les insoumis ? 73% des électeurs socialistes considèrent que Jean-Luc Mélenchon est dangereux, qu'il les inquiète. Eh bien, je crois qu'il faut avoir la grande sagesse de les suivre, et d'avoir une proposition politique claire. Pourquoi ? Eh bien parce que si nous donnons le signal, Jean-Luc Mélenchon, que finalement, certains candidats seraient plus candidats à préserver les postes législatifs qu'il y a à la présidentielle, alors nous validerons Jean-Luc Mélenchon, et il sera lui-même, puisqu'il a du métier au second tour. Je le dis avec force ici à votre antenne, ceux qui ne veulent pas de Marine Le Pen au pouvoir, et elle a un pied et demi déjà à l'Élysée, et qui ont le cœur à gauche, doivent voter, soutenir une formule politique qui permette d'éviter ce drame. M. Mélenchon, allons au bout ! M. Mélenchon est compté depuis au moins deux ans à 30% au second tour, c'est-à-dire que Marine Le Pen l'emporterait à 70%. Raphaël Glucksmann est compté à 45%, donc on n'est pas à la marge d'erreur. Mais le retard se rattrape. Avec M. Mélenchon, il y a une sorte de vote, ça n'est pas le fait de nos prises de position, de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence, du fait de l'essentialisation. Donc je préfère que... »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 3:47Voir 2 autres passages
« Les Français sont tout à fait angoissés à l'idée de cette dette qui explose et d'impôts qui augmentent. Donc déjà, bien sûr, mais je crois que ce n'est pas prévu, pas d'impôts supplémentaires pour les classes moyennes et les classes laborieuses, mais simplement vous avez 211 milliards, suivant un rapport parlementaire, entre 180 et 211 milliards d'aides. Bercy reconnaît qu'il ne les connaît pas toutes, aux entreprises. Eh bien il faut le faire, ménage, dans les aides aux entreprises. Et là, il y a plusieurs dizaines de milliards d'euros à récupérer. Bon, mais il s'agit de passer un cap, parce qu'après, au lendemain de cette présidentielle, il faudra déployer d'autres priorités. Et la priorité essentielle de la gauche, tout candidat confondu dans cette primaire, c'est de faire en sorte que le travail paye. D'où la proposition de Raphaël Glucksmann, que je porte ici et que je soutiens. »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 1:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités24 nov. 2025 au 31 août 2026 · 7 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les Français sont tout à fait angoissés à l'idée de cette dette qui explose et d'impôts qui augmentent. Donc déjà, bien sûr, mais je crois que ce n'est pas prévu, pas d'impôts supplémentaires pour les classes moyennes et les classes laborieuses, mais simplement vous avez 211 milliards, suivant un rapport parlementaire, entre 180 et 211 milliards d'aides. Bercy reconnaît qu'il ne les connaît pas toutes, aux entreprises. Eh bien il faut le faire, ménage, dans les aides aux entreprises. Et là, il y a plusieurs dizaines de milliards d'euros à récupérer. Bon, mais il s'agit de passer un cap, parce qu'après, au lendemain de cette présidentielle, il faudra déployer d'autres priorités. Et la priorité essentielle de la gauche, tout candidat confondu dans cette primaire, c'est de faire en sorte que le travail paye. D'où la proposition de Raphaël Glucksmann, que je porte ici et que je soutiens. »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 1:23Voir 2 autres passages
« Mais nous, nous ne voulons pas infliger ça aux Français. C'est-à-dire qu'il y a plusieurs candidats. Il y aura un ou une candidate qui sortira. Et pour répondre très nettement à votre question, bien sûr qu'Olivier Faure est légitime à se présenter en tant que Premier secrétaire. C'est l'élection ultime. Mais mes camarades, ceux qui s'engagent dans cette primaire, et je souhaite qu'il y en ait beaucoup, peuvent légitimement se poser deux questions. Quelle est l'équation efficace pour gagner ? Car il ne s'agit pas simplement de témoigner. Et à ce moment-là, ça nous intéresse d'avoir un candidat, Raphaël Guzman, qui a un score à deux chiffres, et qui peut, grâce au booster de cette primaire, se hisser au niveau en tête de la gauche, comme il a déjà fait aux élections européennes, et pourquoi pas au second tour. Donc ça, c'est la première question. La deuxième question, elle est plus politique. Est-ce que nous devons, comme ça, embrassons-nous, folle ville, folâtrer avec les insoumis ? 73% des électeurs socialistes considèrent que Jean-Luc Mélenchon est dangereux, qu'il les inquiète. Eh bien, je crois qu'il faut avoir la grande sagesse de les suivre, et d'avoir une proposition politique claire. Pourquoi ? Eh bien parce que si nous donnons le signal, Jean-Luc Mélenchon, que finalement, certains candidats seraient plus candidats à préserver les postes législatifs qu'il y a à la présidentielle, alors nous validerons Jean-Luc Mélenchon, et il sera lui-même, puisqu'il a du métier au second tour. Je le dis avec force ici à votre antenne, ceux qui ne veulent pas de Marine Le Pen au pouvoir, et elle a un pied et demi déjà à l'Élysée, et qui ont le cœur à gauche, doivent voter, soutenir une formule politique qui permette d'éviter ce drame. M. Mélenchon, allons au bout ! M. Mélenchon est compté depuis au moins deux ans à 30% au second tour, c'est-à-dire que Marine Le Pen l'emporterait à 70%. Raphaël Glucksmann est compté à 45%, donc on n'est pas à la marge d'erreur. Mais le retard se rattrape. Avec M. Mélenchon, il y a une sorte de vote, ça n'est pas le fait de nos prises de position, de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence, du fait de l'essentialisation. Donc je préfère que... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 nov. 2025 au 30 juin 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, d'abord, je le dis avec force à nos auditeurs, puisque d'aucuns peuvent être tentés, dans mon entourage familial par Jean-Luc Mélenchon, son dynamisme, sa communication, son narratif. Prendre le ticket, l'omnibus de Mélenchon pour le second tour, c'est assurément, finalement, prendre le ticket final pour Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Quand vous votez Mélenchon... »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 12:07Voir 2 autres passages
« D'abord, pourquoi Jean-Luc Mélenchon est si haut ? D'abord, parce qu'il y a toujours une gauche radicale assez haute, autour des 10-11 %, donc j'ai envie de dire rien de neuf sous le soleil. Ensuite, il faut reconnaître à cet homme que je combats, pour les raisons que j'ai indiquées tout à l'heure, qu'il a une vision claire de la sociologie électorale. C'est bien la sociologie qui détermine le vote, et non pas finalement des idées éthérées qui ne s'adressent à personne. Il s'adresse au quartier populaire, comme on dit, et il s'adresse à une certaine jeunesse radicalisée qui finalement prend la politique sur les réseaux sociaux et qui a importé une manière de faire la politique comme aux États-Unis. Je fais référence à M. Mamdani à New York, mais à beaucoup d'autres. En ce qui concerne le Parti Socialiste, il faut savoir à qui il s'adresse. Moi, je pense que le Parti Socialiste a vocation à représenter la classe moyenne, comme c'était le cas par le passé, mais aussi les catégories populaires qui travaillent et qui ont basculé massivement dans l'abstention ou le vote rassemblement national. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire, à l'image de ce que proclame Raphaël Luxman, qu'il faut un réarmement industriel. La richesse industrielle en France est deux fois moins importante qu'en Allemagne, car nous avons désindustrialisé nos villes, nos campagnes, et qu'il n'y a plus d'emplois industriels. Donc là, la désespérance s'installe. Ça veut dire que notre souveraineté est importante et qu'il ne faut pas laisser l'ensemble de notre commerce être dévoré par les plateformes chinoises. Il faut s'adresser à celles et ceux qui attendent de la gauche, de l'égalité sociale, de l'emploi, et non pas des débats, finalement, qui n'intéressent qu'entre le 6e et le 11e arrondissement. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 8:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés24 nov. 2025 au 30 juin 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le pays qui a une croissance insolente actuellement en Europe, c'est l'Espagne, et qu'a fait Pedro Sanchez, il a augmenté le SMIC. Et en plus, il a, exactement ce que je dis, c'est un développement industriel tout à fait important. Ensuite, sur le plan fiscal, il faut faire des choix. Mais à 3 500 milliards de dettes, on ne peut pas dire que l'outil fiscal ne puisse pas être mobilisé. Maintenant, est-ce que c'est tous les outils fiscaux qui sont finalement dans ce catalogue de mesures qui a le mérite d'exister ? La taxe Zuckman, elle risque quand même de faire fuir les investisseurs. Moi, je pense qu'il faudra faire des choix. Bon, la taxe Zuckman, elle dit quoi ? Elle dit que, finalement, dans les 20 dernières années, les seuls qui sont devenus encore plus riches, c'étaient les très riches. Et que ceux qui travaillent et vivent de leur travail, difficilement, en vivent de moins en moins bien. Donc, il y a un sujet dans les partitions. Moi, je pense que, sur la question des successions, sur la question des assurances-vie, je sais, je vais choquer les uns et les autres, qui sont extraites, d'une certaine manière, des droits de succession, vous payez, il y a quand même la possibilité de récupérer pas mal d'argent. Mais je reviens à l'essentiel, à mes yeux, pour redistribuer, il faut produire, il faut un pays de travailleurs, il faut un pays d'innovation. Et moi, je regrette que nous n'ayons pas 5, 10, 15, 20 startups de taille mondiale. On en a quelques-unes, Mistral AI, par exemple. Mais, finalement, on les compte sur les doigts d'une seule main. Donc, il faut à la fois un pays de solidarité, de redistribution, mais aussi de création de richesse. Plus vous créez de la richesse, plus moins vous avez à être confiscatoire »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 10:25Voir 2 autres passages
« Écoutez, j'admire toutes celles et ceux qui renvoient la balle, la canicule aux autres. Car en réalité, ils ont tous, ce que j'ai entendu, plus ou moins faux. D'abord le gouvernement, parce qu'il a divisé par deux le fond vert. Je le dis au passage, quand on déclasse finalement les bâtiments avec la possibilité de les mettre en location en DPE, G ou F, on permet la location de chambres de bonne dans Paris où les gens, c'est de cela qu'on va s'apercevoir, meurent de la canicule chez eux. Donc il faut sortir du marché tous les appartements finalement qui ne sont pas louables parce que ce sont des passeurs thermiques. Quant aux écologistes qui nous ont expliqué pendant 15 ou 20 ans qu'il fallait de la clim nulle part, je le dis en pensant à ceux qui prennent le R1 le matin à 51 degrés, et bien ce n'est pas parce qu'on lutte contre les causes, et il faut lutter contre les causes, qu'on ne doit pas lutter contre les conséquences. Les conséquences, c'est qu'il y a un risque sanitaire immédiat dans les chambres d'hôpitaux, dans les transports, à se déplacer à 50 degrés. Les causes, moi qui suis député européen, en ce moment même au Parlement européen, nous discutons du paquet automobile. Qui résiste à l'électrification de la voiture ? Je le redis, c'est 25% des émissions carbone, la mobilité. Et bien c'est l'alliance de la droite et de l'extrême droite qui nous dit, encore 5 minutes, monsieur le bourreau, nous voulons encore les voitures thermiques. Donc vous voyez bien, il y en a pour tout le monde, et je crois que, encore une fois, les Français sont plus responsables que leur classe politique, parce que pendant la crise du détroit d'Hormuz, ils ont massivement acheté des véhicules électriques. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 0:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes24 nov. 2025 au 30 juin 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je ne suis pas candidat, c'est marrant, on me pose régulièrement la question. – Non, parce que pourquoi pas ? – Ça ne flatte que très moyennement mon égo. Et pour être plus sérieux, je pense que l'enjeu, c'est tout simplement d'éviter l'extrême droite en responsabilité. D'abord parce qu'elle est un populisme, je l'ai dit sur l'automobile, ensuite parce qu'elle est incompétente et qu'il faut faire preuve de responsabilité. Nous avons affaire d'abord à une assemblée nationale tripartisane et un double populisme. Celui de l'extrême droite qui stigmatise le musulman, l'immigré, et maintenant celui de l'extrême gauche qui finalement a fait de l'antisémitisme son fonds de commerce. Donc il faut faire preuve dans l'espace de la gauche démocratique d'un peu de sérieux. C'est ce que nous allons faire dès ce soir avec notre conseil national, où on ne le voit pas à l'antenne, mais c'est une logique d'entonnoir, c'est-à-dire qu'il va y avoir un processus de désignation. Alors des candidats sérieux, il n'y en a plus tant que ça en réalité. Parmi ceux qu'on a cités, qui est un candidat sérieux d'après vous ? Un ancien président de la République a toujours finalement... »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 3:35Voir 2 autres passages
« Écoutez, après, la réflexion que je faisais tout à l'heure sur le fait que la multiplication des candidatures n'était pas forcément une bonne nouvelle dans le contexte, en tout cas, qu'il fallait se discipliner, il revient aux écologistes. Je crois qu'il y a une grande crise dans leur sein d'ailleurs et aux communistes de savoir s'ils vont rajouter de la division à la division. Est-ce que le sujet, c'est l'accession, pour moi, à gauche, ou non de l'extrême droite aux responsabilités ? Vous savez, je vais vous dire une phrase à la fois forte et malheureusement complètement lucide. Si l'élection devait avoir lieu dimanche prochain, alors ce serait Jordan Bardella ou Marine Le Pen qui serait président de la République. Donc il va falloir que mes amis socialistes redescendent sur Terre, que la polka des égaux cesse et qu'on se mette sérieusement au travail. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 7:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités24 nov. 2025 au 30 juin 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je ne suis pas candidat, c'est marrant, on me pose régulièrement la question. – Non, parce que pourquoi pas ? – Ça ne flatte que très moyennement mon égo. Et pour être plus sérieux, je pense que l'enjeu, c'est tout simplement d'éviter l'extrême droite en responsabilité. D'abord parce qu'elle est un populisme, je l'ai dit sur l'automobile, ensuite parce qu'elle est incompétente et qu'il faut faire preuve de responsabilité. Nous avons affaire d'abord à une assemblée nationale tripartisane et un double populisme. Celui de l'extrême droite qui stigmatise le musulman, l'immigré, et maintenant celui de l'extrême gauche qui finalement a fait de l'antisémitisme son fonds de commerce. Donc il faut faire preuve dans l'espace de la gauche démocratique d'un peu de sérieux. C'est ce que nous allons faire dès ce soir avec notre conseil national, où on ne le voit pas à l'antenne, mais c'est une logique d'entonnoir, c'est-à-dire qu'il va y avoir un processus de désignation. Alors des candidats sérieux, il n'y en a plus tant que ça en réalité. Parmi ceux qu'on a cités, qui est un candidat sérieux d'après vous ? Un ancien président de la République a toujours finalement... »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 3:35Voir 2 autres passages
« Écoutez, il y a plusieurs questions dans votre question. La première question, c'est est-ce qu'il faut, dans la durée, taxer les GAFAM ? Oui, parce qu'en réalité, il gagne, finalement, en Europe, des super profits. Par exemple, demain, avec l'intelligence artificielle, en détruisant de l'emploi, en pillant nos datas, qui ne sont jamais payées. Et tout simplement, tous ces profits partent aux États-Unis. Nous sommes en train de devenir une colonie numérique américaine. Donc, il est temps de rétablir une certaine forme de péréquation. Je constate, par l'attitude extrêmement agréative de M. Trump, qu'il se comporte en employé d'Elon Musk, l'Union européenne, la France veut taxer justement les GAFAM. Eh bien, M. Trump, finalement, fronce les sourcils et menace l'Europe, et la France en particulier, de mesures de rétorsion. Donc, bien évidemment que le mouvement de taxation des GAFAM ne se passera pas en une fois. Mais c'est une longue détermination qu'il faut garder. Il faut garder ce cap-là, sans quoi nous dépendrons demain encore plus qu'aujourd'hui de toutes ces grandes entreprises américaines. Et je crois même que la capitalisation boursière, suite aux annonces de M. Musk, montre que l'État américain est maintenant dépendant d'Elon Musk, dépendant des GAFAM. On le voit par son attitude. Alors, est-ce qu'il fallait recevoir M. Trump en grande pompe ? C'était votre question. »
RFI — Invité politique · Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PSVérifier à 2:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités24 nov. 2025 au 15 juin 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument. Une ambiance. Et puis, je vais continuer sur le fond, puisque vous parlez de souveraineté, ça fait le lien avec notre agenda précédent. Écoutez, M. Glucksmann, qui représente la gauche démocratique, est aussi l'un des meilleurs combattants de la souveraineté européenne. Il a pointé du doigt les accointances d'un certain nombre de partis populistes, le Rassemblement National, pour ne pas le nommer, qui, au Parlement européen, n'a jamais voté les paquets de sanctions finalement à la Russie et alliés aussi avec les amis de M. Orban au Parlement européen, ont bloqué le plan d'aide à l'Ukraine. »
RFI — Invité politique · Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PSVérifier à 5:32Voir 2 autres passages
« Alors, quand je me regarde, je me désole, mais quand je me compare, je me console. Donc, il faut aussi qu'on se console. Les systèmes politiques bloqués en Europe, il y en a plein, et des systèmes parlementaires, il n'y a quasiment que des systèmes parlementaires. On est les seuls à avoir cette monarchie républicaine. Donc, ils ont été abasourdis de constater que la France rentrait dans l'instabilité politique, parce que les institutions de la Ve République, qui sont très fortes, finalement, leur avaient laissé dire que cette crise politique n'était pas possible en France. La deuxième chose, pardon, structurellement, et là, c'est plutôt côté moins, mais il y a un côté plus, à la fin, il y a une belle histoire, c'est l'affaiblissement économique, l'appauvrissement de la France. On vient de traverser une semaine où la France se retrouve dans un PIB dont de la richesse par habitant moindre que l'Italie, c'est la première fois, et dans la même semaine, on vient de découvrir que la France, le PIB par habitant moyen en France, est plus faible que le PIB moyen dans l'Union Européenne. Alors, vous allez dire, ça y est, c'est fini pour nous. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 30:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr qu'il y a... Vous savez, le problème c'est qu'il n'y a structurellement pas de majorité au Parlement européen. Donc maintenant, avant j'expliquais ça, les gens me regardaient avec des yeux tout ronds de quoi ils parlent, ils me parlent chinois, etc. Maintenant, on a vu ce que c'est la tripartition à l'Assemblée nationale. Vous n'avez pas de majorité, vous n'en avez pas. Donc soit vous choisissez de vous replier dans votre superbe et de ne participer à rien, soit vous construisez des compromis. Maintenant, je vais vous répondre très directement. Qu'est-ce qui se passe si on censure la commission von der Leyen ? C'est qui le président de la commission européenne ? Il y en a une majorité qui tous les jours déconstruit le pacte vert, qui tous les jours permet ses accords iniques. C'est la majorité constituée par le PPE et l'ensemble des trois groupes d'extrême droite au Parlement européen. Là, on sera franchement dans l'opposition. Aujourd'hui, on peut garder un certain cadre et garder certaines avancées. Notamment, j'en parle beaucoup, c'est l'un de mes combats. Dans le combat contre les plateformes, je peux vous dire que si le président ou la présidente future de la commission européenne, c'est quelqu'un issu de l'alliance entre la droite et l'extrême droite, ça va être haut en route pour les saloperies chinoises. Donc vous choisissez la solution du moindre mal ? Du moins pire. Mais attention, à bon attendeur, l'actualité se densifie. Avec Raphaël Guzman, nous faisons en sorte que dans le projet de réarmement européen et de soutien à l'Ukraine, il y ait une majorité de produits made in Europe. Si dans le soutien à l'Ukraine, si sur les accords de libre-échange, si sur l'environnement, Mme Van der Leyen, finalement, accrédite ce basculement de fait d'alliance au Parlement européen et les instances européennes, à un moment donné, on la censurera. On ne se l'interdit pas, en tout cas. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 26:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« J'ai eu plusieurs points, mais bout à bout, ça fait une ligne, et c'est même plus une ligne. C'est un serpent, un serpent de mer de M. Mélenchon qui, dans une attitude extrêmement cynique, finalement, a décidé de faire de l'antisémitisme un levier électoral. Je viens à Toulouse, puisqu'après, on va pouvoir prendre les autres villes. Puisque question a été posée à notre premier secrétaire, moi, je vais répondre avec clarté à une question que vous n'avez pas posée. Si j'étais électeur à Toulouse, est-ce que je voterais pour M. Picmal ? Picmal, le candidat insoumis. Le candidat insoumis, je vous dis sur ce plateau, je ne voterais pas pour M. Picmal. Est-ce que ça a le mérite de la clarté ? Je vais le redire une deuxième fois. Je ne voterais pas pour M. Picmal. Voilà. Pour quelles raisons ? Parce qu'après tout, on peut dire, comme certains le font dans mon parti, il y a une distinction entre le national et le local. Moi, je pense qu'il y a beaucoup d'électeurs de la France insoumise qui ne suivent pas le narratif de M. Mélenchon. Et en plus, je l'espère. Donc, il était facile pour M. Picmal d'abjurer. C'est-à-dire de dire, non, il n'est pas drôle, non, il n'est pas judicieux, même s'il n'avait pas la référence de, finalement, transformer... »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 17/03/26Vérifier à 4:19
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/09/26Vérifier à 6:01
« François Hollande a dit lui-même que si la dynamique était là, il ne serait pas un empêcheur. Je pense qu'il s'est fixé décembre. Je pense qu'en décembre, et Bernard Cazeneuve, et François Hollande, et Raphaël Glucksmann ne soutiendront qu'une seule et même candidature. »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 7:58
« Mais nous, nous ne voulons pas infliger ça aux Français. C'est-à-dire qu'il y a plusieurs candidats. Il y aura un ou une candidate qui sortira. Et pour répondre très nettement à votre question, bien sûr qu'Olivier Faure est légitime à se présenter en tant que Premier secrétaire. C'est l'élection ultime. Mais mes camarades, ceux qui s'engagent dans cette primaire, et je souhaite qu'il y en ait beaucoup, peuvent légitimement se poser deux questions. Quelle est l'équation efficace pour gagner ? Car il ne s'agit pas simplement de témoigner. Et à ce moment-là, ça nous intéresse d'avoir un candidat, Raphaël Guzman, qui a un score à deux chiffres, et qui peut, grâce au booster de cette primaire, se hisser au niveau en tête de la gauche, comme il a déjà fait aux élections européennes, et pourquoi pas au second tour. Donc ça, c'est la première question. La deuxième question, elle est plus politique. Est-ce que nous devons, comme ça, embrassons-nous, folle ville, folâtrer avec les insoumis ? 73% des électeurs socialistes considèrent que Jean-Luc Mélenchon est dangereux, qu'il les inquiète. Eh bien, je crois qu'il faut avoir la grande sagesse de les suivre, et d'avoir une proposition politique claire. Pourquoi ? Eh bien parce que si nous donnons le signal, Jean-Luc Mélenchon, que finalement, certains candidats seraient plus candidats à préserver les postes législatifs qu'il y a à la présidentielle, alors nous validerons Jean-Luc Mélenchon, et il sera lui-même, puisqu'il a du métier au second tour. Je le dis avec force ici à votre antenne, ceux qui ne veulent pas de Marine Le Pen au pouvoir, et elle a un pied et demi déjà à l'Élysée, et qui ont le cœur à gauche, doivent voter, soutenir une formule politique qui permette d'éviter ce drame. M. Mélenchon, allons au bout ! M. Mélenchon est compté depuis au moins deux ans à 30% au second tour, c'est-à-dire que Marine Le Pen l'emporterait à 70%. Raphaël Glucksmann est compté à 45%, donc on n'est pas à la marge d'erreur. Mais le retard se rattrape. Avec M. Mélenchon, il y a une sorte de vote, ça n'est pas le fait de nos prises de position, de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence, du fait de l'essentialisation. Donc je préfère que... »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 3:47
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»
« Oui, mais c'est la différence entre un parti autocratique et un parti démocratique. Vous savez, ensemble, on va plus loin, même si seul, on va plus vite. Et on a décidé d'aller plus loin ensemble, et je pense que le temps que nous prenons, vous savez, fin octobre, mi-octobre, c'est terminé cette histoire-là de primaire. On va rentrer pleinement en campagne. Nous préparons les choses, le débat est public, donc c'est un élément de la campagne. Et quant à la question de Jean-Luc Mélenchon qui serait en dynamique, il est rentré très tôt, comme il est fait chaque année, mi-août, avec les amphis, comme on appelle ça. Il a finalement recueilli des soutiens supplémentaires. Et je constate que depuis la dernière vague de sondage, et l'impression qui est faite par la campagne de Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon est plutôt en régression. D'ailleurs, dans un sondage IFOP, dans l'hypothèse où ce serait Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann... »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 6:01
« Alors, d'abord, je le dis avec force à nos auditeurs, puisque d'aucuns peuvent être tentés, dans mon entourage familial par Jean-Luc Mélenchon, son dynamisme, sa communication, son narratif. Prendre le ticket, l'omnibus de Mélenchon pour le second tour, c'est assurément, finalement, prendre le ticket final pour Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Quand vous votez Mélenchon... »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 12:07
« Écoutez, il y a plusieurs questions dans votre question. La première question, c'est est-ce qu'il faut, dans la durée, taxer les GAFAM ? Oui, parce qu'en réalité, il gagne, finalement, en Europe, des super profits. Par exemple, demain, avec l'intelligence artificielle, en détruisant de l'emploi, en pillant nos datas, qui ne sont jamais payées. Et tout simplement, tous ces profits partent aux États-Unis. Nous sommes en train de devenir une colonie numérique américaine. Donc, il est temps de rétablir une certaine forme de péréquation. Je constate, par l'attitude extrêmement agréative de M. Trump, qu'il se comporte en employé d'Elon Musk, l'Union européenne, la France veut taxer justement les GAFAM. Eh bien, M. Trump, finalement, fronce les sourcils et menace l'Europe, et la France en particulier, de mesures de rétorsion. Donc, bien évidemment que le mouvement de taxation des GAFAM ne se passera pas en une fois. Mais c'est une longue détermination qu'il faut garder. Il faut garder ce cap-là, sans quoi nous dépendrons demain encore plus qu'aujourd'hui de toutes ces grandes entreprises américaines. Et je crois même que la capitalisation boursière, suite aux annonces de M. Musk, montre que l'État américain est maintenant dépendant d'Elon Musk, dépendant des GAFAM. On le voit par son attitude. Alors, est-ce qu'il fallait recevoir M. Trump en grande pompe ? C'était votre question. »
RFI — Invité politique · Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PSVérifier à 2:54
« Bien sûr, quand vous votez... Mais tous les sondages le disent. Je ne fais que répercuter. Pourquoi ? Parce qu'il a un plafond de verre lié à l'essentialisation qu'il a assumée de faire. Vous ne pouvez pas, à chaque fois qu'on vous interdit à un concert, pointer du doigt le CRIF, le lendemain, insulter un journaliste en expliquant, parce qu'il a un nom à consonance juive, que celui-ci a les poches profondes. Enfin, j'en passe, c'est des meilleurs. Il y a une forme de dieudonisation dans la logique de M. Mélenchon qui est tout à fait insupportable. Pour autant, est-ce que ça m'inquiète ? Ça traduit une chose. Faisons un peu d'analyse. Eh bien, c'est la culture du clash, y compris en politique. Plus personne ne lit. Gutenberg est mort. Ce sont les réseaux sociaux qui l'emportent. Et vous savez que pour émerger sur les réseaux sociaux, il faut tenir chaque jour le propos le plus scandaleux, le plus impactant, ce que fait Jean-Luc Mélenchon. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 12:32
« c'est plutôt consubstantiel de la gauche. Et ma vision du monde et donc de l'Europe dans le monde, c'est plutôt une vision de régulation qu'une vision des vertus du libre-échange. Je peux expliquer pourquoi puisqu'on a peu de temps. Parce que je me souviens à l'époque, le commissaire Lamy qui était socialiste, etc., nous expliquait après la chute du mur de Berlin que pour amener à la démocratie qui est l'ancien bloc de l'Est, qui est la Chine, eh bien, nous les amènerions au droit de l'homme et à la démocratie par le marché. Donc, c'était une promesse. Moi, je n'y croyais pas à l'époque. Mais 20 ans plus tard, qu'est-ce qu'on constate ? On a des régimes autoritaires, des démocraties illibérales parfaitement capitalistes. Et on a même créé en Chine une hybridation de ce qu'il y a de plus mauvais et de plus dur dans le parti communiste chinois et de ce qu'il y a de plus mauvais et de plus dur dans le capitalisme. De sorte que maintenant, nous avons le premier atelier du monde qui, en plus, ne respecte pas les normes sociales qu'il est censé édicter. Donc, je ne crois pas aux vertus civilisatrices. Il y avait même un argument de gauche sur le thème où on va signer des accords de libre-échange avec des pays type BRICS parce que ça permettra leur rattrapage économique. Et comme on est de gauche, eux aussi ont le droit au rattrapage économique. Mais tout ça, pour moi, n'a pas fonctionné. Ensuite, est-ce que je suis contre le marché mondial ? Moi, je suis un socialiste de production et de redistribution. Je pense qu'il faut créer de la richesse et même l'échanger. En soi, je ne suis pas contre. Et puis, bien sûr, qu'il y ait des échanges qui soient équitables. et c'est pourquoi je suis contre l'accord du Mercosur dans son volet agricole, les échanges, on vient de donner un exemple très précis, ne sont pas équitables. Donc, qu'il y ait la possibilité, c'est ce que souhaitait Mme Van der Leyen, de prendre avant un relais, finalement, en Amérique du Sud avec la fermeture du marché américain pour créer un marché de 650 millions de consommateurs alors qu'il y en a 450 millions en Europe, ça pose les problèmes qu'on mentionne. Qu'en Inde, on puisse le faire, je ne dis pas que je suis contre, mais il n'y a pas de volet agricole. Donc, c'est exactement ce qui peut nous poser problème. Il faut qu'ils respectent notre loi, nos lois. Et l'Inde est devenue à la faveur, il y a trois ans de cela, je crois, en 2022, le pays le plus peuplé au monde. Donc, il y a aussi un certain développement économique. Donc, il faut regarder avec discernement cet accord et voir l'équilibre. Mais si vous me reposez la question que vous venez de mentionner à l'instant, est-ce que les socialistes sont fans de ce type d'accord de libre-échange ? Non, je serais fan qu'il y ait un volant coopération, universitaire, scientifique, mais pourquoi pas un volant économique et pas simplement des baisses de barrières douanières. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 20:32
« Et je vous dis une phrase très forte quand même à laquelle j'ai réfléchi parce que maintenant l'extrême droite s'échappe de son trumpisme mais enfin quand même. Il n'y a pas besoin d'être grand clair pour comprendre que quand vous avez une politique de chasse aux immigrés, en tête de gondole de votre programme une xénophobie, eh bien il faut se poser sérieusement la question en cas d'accession de l'extrême droite française au pouvoir, qui sera le ICE français-européen ? La police de l'immigration. Bien sûr. Et quel sera le Minneapolis français ? Est-ce que c'est à Marseille qu'on chassera les migrants et qu'il y aura des morts parce qu'ils passent en voiture à Grenoble ? Je ne sais pas moi. Mais enfin, c'est la même philosophie politique qui imprime les extrêmes droites françaises, M. Zemmour, Mme Marion Maréchal qui d'ailleurs disait que c'était des dégâts collatéraux. Elle a encore défendu l'ICE pas plus tard que cette semaine. donc voter Bardella demain, voter Marine Le Pen demain, ben oui, c'est voter Trump, c'est voter l'ICE et c'est voter le chaos dans le pays et on en a le résultat aujourd'hui aux Etats-Unis dans cette démocratie si ancrée avec la déclaration de droit américaine qui découle directement de la nôtre qu'on n'aurait pas pu croire un seul instant que cette espèce de dérive fasciste de ceux qui ont finalement essayé de prendre le capitole par la force nous ferait basculer ce pays dans ce chaos-là. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 34:58