Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
24 nov. 2025 au 30 sept. 2026
Questions
76
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 76 questions évaluables
Réponse directe
40
Réponse partielle
11
Réponse à côté
25
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 75 sur 76
Question 51François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Comment regardent-ils, par exemple, la sclérose politique provoquée par la dissolution de l'Assemblée nationale ?
Réponse partielle
Alors, quand je me regarde, je me désole, mais quand je me compare, je me console. Donc, il faut aussi qu'on se console. Les systèmes politiques bloqués en Europe, il y en a plein, et des systèmes parlementaires, il n'y a quasiment que des systèmes parlementaires. On est les seuls à avoir cette monarchie républicaine. Donc, ils ont été abasourdis de constater que la France rentrait dans l'instabilité politique, parce que les institutions de la Ve République, qui sont très fortes, finalement, leur avaient laissé dire que cette crise politique n'était pas possible en France. La deuxième chose, pardon, structurellement, et là, c'est plutôt côté moins, mais il y a un côté plus, à la fin, il y a…
« Alors, quand je me regarde, je me désole, mais quand je me compare, je me console. Donc, il faut aussi qu'on se console. Les systèmes politiques bloqués en Europe, il y en a plein, et des systèmes parlementaires, il n'y a quasiment que des systèmes parlementaires. On est les seuls à avoir cette monarchie républicaine. Donc, ils ont été abasourdis de constater que la France rentrait dans l'instabilité politique, parce que les institutions de la Ve République, qui sont très fortes, finalement, leur avaient laissé dire que cette crise politique n'était pas possible en France. La deuxième chose, pardon, structurellement, et là, c'est plutôt côté moins, mais il y a un côté plus, à la fin, il y a une belle histoire, c'est l'affaiblissement économique, l'appauvrissement de la France. On vient de traverser une semaine où la France se retrouve dans un PIB dont de la richesse par habitant moindre que l'Italie, c'est la première fois, et dans la même semaine, on vient de découvrir que la France, le PIB par habitant moyen en France, est plus faible que le PIB moyen dans l'Union Européenne. Alors, vous allez dire, ça y est, c'est fini pour nous. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« bien d'abord, les chiens ne font pas des chats, de manière tout à fait évidente. Jordan Bardella, il s'est été documenté, a adhéré au Rassemblement national en admiration de Jean-Marie Le Pen. Tout ça l'est fait par Jean-Marie Le Pen, lui-même condamné pour antisémitisme, révisionnisme, j'en passe, c »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/09/26Vérifier à 1:03
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
30 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 30:15
Question 52François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
l'essentialisation ils ne sont pas sortis des radars de la république c'est pas ce que vous dites de la gauche en tout cas non mais parce qu'aujourd'hui certains n'hésitent pas à dire qu'ils ne sont plus dans l'arc républicain vous n'êtes pas cela
Réponse directe
je ne sais pas très bien ce que ça veut dire mais moi je vais vous dire pourquoi je dis qu'ils sont sortis dans les radars de la gauche la gauche elle est universaliste et antiraciste elle ne discrimine pas les personnes en fonction de leurs origines et donc à partir après le 7 octobre désigner des personnes par le fait de leur confession comme réputée solidaire d'une politique d'un état mais enfin on aurait fait ça après vous pensez à ce que disaient Jean-Luc Mélenchon de Jérôme Gage par exemple ou les calembours de M. Mélenchon sur la première ministre El Camp à Tel Aviv à l'époque ça faisait des dizaines toute la gauche confondue de la plus radicale la plus finalement modérée manifestée…
« je ne sais pas très bien ce que ça veut dire mais moi je vais vous dire pourquoi je dis qu'ils sont sortis dans les radars de la gauche la gauche elle est universaliste et antiraciste elle ne discrimine pas les personnes en fonction de leurs origines et donc à partir après le 7 octobre désigner des personnes par le fait de leur confession comme réputée solidaire d'une politique d'un état mais enfin on aurait fait ça après vous pensez à ce que disaient Jean-Luc Mélenchon de Jérôme Gage par exemple ou les calembours de M. Mélenchon sur la première ministre El Camp à Tel Aviv à l'époque ça faisait des dizaines toute la gauche confondue de la plus radicale la plus finalement modérée manifestée dans la rue contre les calembours de M. Le Pen mais c'est du même ordre donc à un moment donné la politique française ne peut pas être structurée par un antisémitisme à peine voilé comme dirait M. Malka passionnément antisémite d'un côté et un rejet des musulmans de l'autre au milieu il y a la place pour l'universel merci comme ça je n'ai même pas pu répondre parce que j'ai trop parlé »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 37:00
Question 53François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Alors, vous avez parlé au tout début, et j'ai dit qu'on allait y revenir, au tout début de notre entretien de votre goût pour le chevaleresque. Et vous vous êtes illustré à cet égard il y a quelques années. Une vieille histoire. Ben oui, vous voyez bien de quoi je vais parler. Mais parce que vous avez proposé un duel sur le champ d'honneur, à l'âme, vos adversaires politiques avec lesquels vous aviez eu une altercation. Vous avez un côté vieille France, finalement ?
Réponse directe
Oui, moi j'aime bien. En fait, quand j'ai proposé ce duel, c'est qu'il y a une image sur papier, c'est Pia Johnny, de l'ancien maire de Marseille, M. Defer, qui a proposé le dernier duel. Il y a une photo tout à fait précise. Et en chemise blanche, Defer, il a toujours une tête très ronde, un peu décarnie comme un papy. Et on le voit en train de faire ce duel. Comme j'avais, oui, ma main avait un peu glissé. Je m'en excuse auprès des uns et des autres, ce n'est pas bien. Et donc, j'avais proposé effectivement un duel, mais c'était du second degré. Et comme d'habitude, dans l'époque où on vit, le second degré tombe à plat. Mais finalement, avec vous, Les jeunes oreilles qui nous écoutent ne…
« Oui, moi j'aime bien. En fait, quand j'ai proposé ce duel, c'est qu'il y a une image sur papier, c'est Pia Johnny, de l'ancien maire de Marseille, M. Defer, qui a proposé le dernier duel. Il y a une photo tout à fait précise. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 8:10Voir 1 autre passage
« Et en chemise blanche, Defer, il a toujours une tête très ronde, un peu décarnie comme un papy. Et on le voit en train de faire ce duel. Comme j'avais, oui, ma main avait un peu glissé. Je m'en excuse auprès des uns et des autres, ce n'est pas bien. Et donc, j'avais proposé effectivement un duel, mais c'était du second degré. Et comme d'habitude, dans l'époque où on vit, le second degré tombe à plat. Mais finalement, avec vous, »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 8:29
Question 54François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
de gaz de schiste américains. Il y a eu trois motions de censure à l'égard d'Ursela von der Leyen au cours des derniers mois, et vous n'en avez voté aucune. Oui, je vais vous dire pourquoi. Est-ce qu'il n'y a pas un problème de cohérence ?
Réponse directe
Bien sûr qu'il y a... Vous savez, le problème c'est qu'il n'y a structurellement pas de majorité au Parlement européen. Donc maintenant, avant j'expliquais ça, les gens me regardaient avec des yeux tout ronds de quoi ils parlent, ils me parlent chinois, etc. Maintenant, on a vu ce que c'est la tripartition à l'Assemblée nationale. Vous n'avez pas de majorité, vous n'en avez pas. Donc soit vous choisissez de vous replier dans votre superbe et de ne participer à rien, soit vous construisez des compromis. Maintenant, je vais vous répondre très directement. Qu'est-ce qui se passe si on censure la commission von der Leyen ? C'est qui le président de la commission européenne ? Il y en a une major…
« Bien sûr qu'il y a... Vous savez, le problème c'est qu'il n'y a structurellement pas de majorité au Parlement européen. Donc maintenant, avant j'expliquais ça, les gens me regardaient avec des yeux tout ronds de quoi ils parlent, ils me parlent chinois, etc. Maintenant, on a vu ce que c'est la tripartition à l'Assemblée nationale. Vous n'avez pas de majorité, vous n'en avez pas. Donc soit vous choisissez de vous replier dans votre superbe et de ne participer à rien, soit vous construisez des compromis. Maintenant, je vais vous répondre très directement. Qu'est-ce qui se passe si on censure la commission von der Leyen ? C'est qui le président de la commission européenne ? Il y en a une majorité qui tous les jours déconstruit le pacte vert, qui tous les jours permet ses accords iniques. C'est la majorité constituée par le PPE et l'ensemble des trois groupes d'extrême droite au Parlement européen. Là, on sera franchement dans l'opposition. Aujourd'hui, on peut garder un certain cadre et garder certaines avancées. Notamment, j'en parle beaucoup, c'est l'un de mes combats. Dans le combat contre les plateformes, je peux vous dire que si le président ou la présidente future de la commission européenne, c'est quelqu'un issu de l'alliance entre la droite et l'extrême droite, ça va être haut en route pour les saloperies chinoises. Donc vous choisissez la solution du moindre mal ? Du moins pire. Mais attention, à bon attendeur, l'actualité se densifie. Avec Raphaël Guzman, nous faisons en sorte que dans le projet de réarmement européen et de soutien à l'Ukraine, il y ait une majorité de produits made in Europe. Si dans le soutien à l'Ukraine, si sur les accords de libre-échange, si sur l'environnement, Mme Van der Leyen, finalement, accrédite ce basculement de fait d'alliance au Parlement européen et les instances européennes, à un moment donné, on la censurera. On ne se l'interdit pas, en tout cas. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 26:41
Question 55François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
La prochaine élection présidentielle approche à grands pas. En France, ce sera dans à peu près 15 mois. Traditionnellement, les sujets de politique internationale n'occupent qu'une place très marginale dans le débat présidentiel. Est-ce que vous pensez qu'il va en être autrement cette fois-ci compte tenu de tous ces foyers de tensions ?
Réponse directe
C'est une très bonne question parce que moi, quand je suis devenu il y a un an et demi député européen que j'allais à Bruxelles, il y avait déjà quand même cette ambiance de guerre qui monte, ne serait-ce qu'avec la guerre russo-ukrainienne. Et en réalité, la guerre est partout. Et quand je rentrais à Paris et que je voyais la une du 20h, parfois on pouvait faire 30 minutes alors qu'il y avait un pays qui se faisait agresser, alors que les menaces hybrides sont partout, alors que la violation de l'espace européen par les avions russes était partout, on pouvait faire 3 jours de journal du 20h sur la neige, vous voyez ? Donc il y a à Paris pendant très longtemps, est-ce encore le cas aujourd'…
« C'est une très bonne question parce que moi, quand je suis devenu il y a un an et demi député européen que j'allais à Bruxelles, il y avait déjà quand même cette ambiance de guerre qui monte, ne serait-ce qu'avec la guerre russo-ukrainienne. Et en réalité, la guerre est partout. Et quand je rentrais à Paris et que je voyais la une du 20h, parfois on pouvait faire 30 minutes alors qu'il y avait un pays qui se faisait agresser, alors que les menaces hybrides sont partout, alors que la violation de l'espace européen par les avions russes était partout, on pouvait faire 3 jours de journal du 20h sur la neige, vous voyez ? Donc il y a à Paris pendant très longtemps, est-ce encore le cas aujourd'hui ? Je ne sais pas, un déni extraordinaire par rapport à la situation du monde et au risque. Moi, ce que je veux dire à vos auditeurs ici, c'est que nous sommes déjà en guerre, je ne vais pas faire du Macron, ce n'est pas pour faire peur, mais nous sommes déjà dans un continuum de guerre. Il y a la guerre qui est menée, c'est la guerre entre la Russie et l'Ukraine qui ne cesse pas de ne pas en finir, il y a bien sûr les tentatives de guerre, mais derrière, dans le stade juste en dessous, contrairement à l'époque où nous connaissions la guerre froide, il y a la guerre hybride. En 5 ans, 74% d'augmentation des attaques hybrides sur tous les secteurs, transports, hôpitaux, infrastructures stratégiques, il y a la guerre informationnelle qui est tous les jours sur les réseaux sociaux. Vous êtes à RFI, vous savez à quel point par exemple les Russes l'ont menée en Afrique et aujourd'hui, on peut se payer comme ça a failli être le cas en Roumanie, une élection sur étagère avec les usines à bottes russes qui vous lancent un candidat au mépris des démocraties européennes. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 33:19
Question 56François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Vous écoutez l'Atelier politique, émission réalisée par Mathias Golchani. On va en venir, François Calfon, à ce qui correspond à une nouvelle page de votre vie politique qui s'est ouverte il y a maintenant un peu plus d'un an. Et lors de la campagne des Européennes de 2024, vous avez promis de vous employer, je vais vous citer, à combler le fossé entre l'Europe et ses citoyens en menant le combat pour la transparence. Est-il bien normal, demandiez-vous, que les deux tiers des clauses des contrats liant l'Union Européenne au laboratoire proposant des vaccins, je pense que vous faisiez particulièrement référence à la période Covid, Madame Verlaine, est-il bien normal, demandiez-vous, que les deux tiers de ces clauses soient aujourd'hui secrètes, il est impératif de rapprocher la décision des Européens, ainsi nous ouvrirons un nouveau chemin de confiance. Où en êtes-vous aujourd'hui dans ce dossier, à ma connaissance, les contrats avec les labos ne sont toujours pas accessibles aux députés ?
Réponse à côté
Absolument, Madame Verlaine, c'est une sorte de mur de glace, mais sur toute l'autre partie de la question, est-ce que j'ai réussi à rapprocher avec mes petits bras musclés ? Non, mais on a réussi quand même des vraies batailles. Je livre actuellement, j'étais encore hier à l'Assemblée nationale avec des parlementaires de tous bords, nationaux, sénatoriaux, députés européens contre Chine et TEMU, les plateformes chinoises, on a la résistance de la commission, mais on obtient des succès, c'est-à-dire la taxation des petits colis, on va obtenir une réforme douanière qui devait intervenir en 2028, qui va intervenir avant et qui va permettre de porter la responsabilité de ce qui est vendu sur l…
« Absolument, Madame Verlaine, c'est une sorte de mur de glace, mais sur toute l'autre partie de la question, est-ce que j'ai réussi à rapprocher avec mes petits bras musclés ? Non, mais on a réussi quand même des vraies batailles. Je livre actuellement, j'étais encore hier à l'Assemblée nationale avec des parlementaires de tous bords, nationaux, sénatoriaux, députés européens contre Chine et TEMU, les plateformes chinoises, on a la résistance de la commission, mais on obtient des succès, c'est-à-dire la taxation des petits colis, on va obtenir une réforme douanière qui devait intervenir en 2028, qui va intervenir avant et qui va permettre de porter la responsabilité de ce qui est vendu sur les plateformes. Vous vous rendez compte, parfois quand on ouvre les conteneurs à Roissy, il y a 95% de non-conformité et avec la loi actuelle, ils peuvent s'en dédouaner. Eh bien, nous parvenons à faire en sorte dans peu de temps que les plateformes soient tenues pour responsables de tous les produits vendus sur ces places de marché et finalement d'entraver cette espèce de déferlement de produits de très mauvaise qualité chinois, 45 milliards d'objets par an, nous allons peut-être gagner cette bataille. On a gagné une première manche quand même avec la désaffection du BHV et la prise de conscience par les citoyens que derrière cette offensive commerciale des Chinois qui se voit fermer le marché américain, eh bien, il y a une question civilisationnelle qui est posée parce que derrière tous ces produits vendus, il y a la disparition des commerces dans les villes. Donc, vous voyez, rapprocher l'Europe des citoyens, il y a la disparition des moyens de production de notre tissu industriel et donc ça, c'est une bataille que nous menons sur laquelle on remporte des victoires. Deuxième bataille sur laquelle on remporte quand même des victoires transitoires, j'en suis très fier, c'était à la dernière session à Strasbourg, il y a quelques jours, nous avons obtenu finalement une résolution du Parlement européen permettant de porter notre recours à la Cour de justice de l'Union européenne comme un bâton qu'on a mis dans la roue du vélo de Mme von der Leyen qui pensait pour acquis déjà son Mercosur. Donc, on remporte des bâtiments. On va en parler »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 13:04
Question 57François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
il faudra demander à monsieur Bardella ce qu'il va faire de cela. La présidente de la commission européenne dans cet accord dont on parle là, est-ce qu'elle a défendu les intérêts européens ou est-ce qu'elle les a bradés ?
Réponse à côté
650 milliards d'importations
« 650 milliards d'importations »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 26:28
Question 58François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Est-ce que l'Union européenne est suffisamment forte et suffisamment unie pour répondre à la forme de brutalité que lui oppose Donald Trump ?
Réponse directe
Alors, il y a un débat, d'ailleurs, qui se fait. Je constate, quand même, parce que l'actualité va tellement vite qu'on ne s'en souvient pas. Les sept jours qui viennent de se passer chassent les sept autres. Il y a un mois, à peine, même pas un mois, la prise de contrôle par l'administration Trump du Groenland, gouvernement autonome relié au Danemark, et donc, qui, par construction, fait du Groenland un territoire européen, était à l'ordre du jour. Et à ce moment-là, qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu une coalition, merci Macron, j'ose le dire, qui a été quand même très moteur à ce moment-là, certes, une coalition symbolique sur le plan militaire, mais finalement, composée de l'Allemagn…
« Alors, il y a un débat, d'ailleurs, qui se fait. Je constate, quand même, parce que l'actualité va tellement vite qu'on ne s'en souvient pas. Les sept jours qui viennent de se passer chassent les sept autres. Il y a un mois, à peine, même pas un mois, la prise de contrôle par l'administration Trump du Groenland, gouvernement autonome relié au Danemark, et donc, qui, par construction, fait du Groenland un territoire européen, était à l'ordre du jour. Et à ce moment-là, qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu une coalition, merci Macron, j'ose le dire, qui a été quand même très moteur à ce moment-là, certes, une coalition symbolique sur le plan militaire, mais finalement, composée de l'Allemagne, composée de la Grande-Bretagne, composée de la Scandinavie, les pays suédois, la France, bien sûr, en tête, et tout d'un coup, M. Trump a dit, ce n'est pas simplement la partie militaire qui l'a fait agir, et bien finalement, non, je vais acheter, et puis ensuite, se passe le sommet de Davos, où on s'aperçoit qu'il en rabat énormément, donc les Européens ont montré... C'est en raison de l'impopularité »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 28:25Voir 1 autre passage
« il y a une troisième raison qu'on ne mentionne pas assez, parce qu'effectivement, c'est plus visuel de voir des bateaux, des soldats, la troisième raison, c'est qu'une partie très importante de la dette publique et privée américaine est détenue par des institutions ou des particuliers européens, certains établissements bancaires, structurants, ont commencé à expliquer qu'ils n'achèteraient plus de la dette américaine, et donc là, ça fait reculer, quand Wall Street tous, et bien c'est l'ensemble de l'Amérique qui attrape froid, et d'ailleurs, l'Amérique a bien froid en ce moment. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 29:26
Question 59François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
C'est consubstantiel de la gauche, non ?
Réponse directe
c'est plutôt consubstantiel de la gauche. Et ma vision du monde et donc de l'Europe dans le monde, c'est plutôt une vision de régulation qu'une vision des vertus du libre-échange. Je peux expliquer pourquoi puisqu'on a peu de temps. Parce que je me souviens à l'époque, le commissaire Lamy qui était socialiste, etc., nous expliquait après la chute du mur de Berlin que pour amener à la démocratie qui est l'ancien bloc de l'Est, qui est la Chine, eh bien, nous les amènerions au droit de l'homme et à la démocratie par le marché. Donc, c'était une promesse. Moi, je n'y croyais pas à l'époque. Mais 20 ans plus tard, qu'est-ce qu'on constate ? On a des régimes autoritaires, des démocraties illibér…
« c'est plutôt consubstantiel de la gauche. Et ma vision du monde et donc de l'Europe dans le monde, c'est plutôt une vision de régulation qu'une vision des vertus du libre-échange. Je peux expliquer pourquoi puisqu'on a peu de temps. Parce que je me souviens à l'époque, le commissaire Lamy qui était socialiste, etc., nous expliquait après la chute du mur de Berlin que pour amener à la démocratie qui est l'ancien bloc de l'Est, qui est la Chine, eh bien, nous les amènerions au droit de l'homme et à la démocratie par le marché. Donc, c'était une promesse. Moi, je n'y croyais pas à l'époque. Mais 20 ans plus tard, qu'est-ce qu'on constate ? On a des régimes autoritaires, des démocraties illibérales parfaitement capitalistes. Et on a même créé en Chine une hybridation de ce qu'il y a de plus mauvais et de plus dur dans le parti communiste chinois et de ce qu'il y a de plus mauvais et de plus dur dans le capitalisme. De sorte que maintenant, nous avons le premier atelier du monde qui, en plus, ne respecte pas les normes sociales qu'il est censé édicter. Donc, je ne crois pas aux vertus civilisatrices. Il y avait même un argument de gauche sur le thème où on va signer des accords de libre-échange avec des pays type BRICS parce que ça permettra leur rattrapage économique. Et comme on est de gauche, eux aussi ont le droit au rattrapage économique. Mais tout ça, pour moi, n'a pas fonctionné. Ensuite, est-ce que je suis contre le marché mondial ? Moi, je suis un socialiste de production et de redistribution. Je pense qu'il faut créer de la richesse et même l'échanger. En soi, je ne suis pas contre. Et puis, bien sûr, qu'il y ait des échanges qui soient équitables. et c'est pourquoi je suis contre l'accord du Mercosur dans son volet agricole, les échanges, on vient de donner un exemple très précis, ne sont pas équitables. Donc, qu'il y ait la possibilité, c'est ce que souhaitait Mme Van der Leyen, de prendre avant un relais, finalement, en Amérique du Sud avec la fermeture du marché américain pour créer un marché de 650 millions de consommateurs alors qu'il y en a 450 millions en Europe, ça pose les problèmes qu'on mentionne. Qu'en Inde, on puisse le faire, je ne dis pas que je suis contre, mais il n'y a pas de volet agricole. Donc, c'est exactement ce qui peut nous poser problème. Il faut qu'ils respectent notre loi, nos lois. Et l'Inde est devenue à la faveur, il y a trois ans de cela, je crois, en 2022, le pays le plus peuplé au monde. Donc, il y a aussi un certain développement économique. Donc, il faut regarder avec discernement cet accord et voir l'équilibre. Mais si vous me reposez la question que vous venez de mentionner à l'instant, est-ce que les socialistes sont fans de ce type d'accord de libre-échange ? Non, je serais fan qu'il y ait un volant coopération, universitaire, scientifique, mais pourquoi pas un volant économique et pas simplement des baisses de barrières douanières. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 20:32
Question 60François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»
Le Mercosur, par exemple, est-ce que vous diriez qu'il a aggravé le fossé entre l'Europe et les citoyens, et particulièrement les citoyens français ?
Réponse directe
c'est le volet agricole, parce que sur le reste, il y a un accord UE-Inde qui est moins problématique parce qu'il n'y a pas de volet agricole. Oui, bien sûr, qui l'aggrave. Je me mets à la place du consommateur, je suis moi-même un consommateur. On a révélé mes passions de jeunesse pour la cuisine. Je mange moins de viande, mais j'en mange quand même. Ça m'intéresse d'avoir la traçabilité sur la viande, comme nous l'avons obtenue ici à travers la crise de la vache folle, où maintenant, depuis la ferme jusqu'à l'assiette, s'il y a un problème avec la viande que vous mangez, vous pouvez remonter à l'agriculteur. Tout ça n'existe pas avec les pays du Mercosur. La traçabilité, au mieux, elle es…
« Oui, bien sûr, qui l'aggrave. Je me mets à la place du consommateur, je suis moi-même un consommateur. On a révélé mes passions de jeunesse pour la cuisine. Je mange moins de viande, mais j'en mange quand même. Ça m'intéresse d'avoir la traçabilité sur la viande, comme nous l'avons obtenue ici à travers la crise de la vache folle, où maintenant, depuis la ferme jusqu'à l'assiette, s'il y a un problème avec la viande que vous mangez, vous pouvez remonter à l'agriculteur. Tout ça n'existe pas avec les pays du Mercosur. La traçabilité, au mieux, elle est au niveau d'une exploitation agricole. D'autant qu'ils vont exporter des centaines de milliers, il y a déjà 200 000 tonnes de bœuf qui arrivent, plus 100 000 qui vont arriver, de bœuf piécé, ce qu'on appelle, c'est-à-dire en fait, je vous préviens d'ailleurs, un message de service pour ceux qui écoutent cette émission, quand vous commandez un onglet de bœuf, c'est particulièrement l'onglet, la bavette, eh bien ça arrive dans des poches sous-vites d'on ne sait où, souvent du Brésil, ou de l'Argentine, il n'y a aucune traçabilité. Donc ce bœuf piécé, s'il y a un problème, type encéphalite, spongiforme, bovine, qui franchit la barrière à l'espèce et qui crée chez vous une maladie de Crossfell-Jacob, vous n'avez aucun moyen de retrouver l'animal qui a produit, et donc l'élevage, et de prendre les mesures sanitaires nécessaires. Sans parler des hormones de croissance, l'oestrobiol, je ne sais plus combien, je n'ai pas le chiffre en tête, qui sont parfaitement interdites ici, enfin en France, en Europe. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 17:04
Question 61François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
rejoignez-nous. On a beaucoup parlé de la responsabilité de la France Insoumise, qui était l'allié du Parti Socialiste dans le nouveau Front Populaire lors de la dissolution des législatives anticipées, dans l'explosion de l'antisémitisme en France depuis le 7 octobre. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce postulat ?
Réponse partielle
Vous avez raison de la poser. Est-ce que, quand on prône une essentialisation permanente, une stigmatisation en faisant des listes, est-ce que vous êtes encore dans les radars de l'humanisme et de la gauche ? Eh bien, moi, je considère que c'est une famille politique qui était dans la gauche, qui en est sortie par un logiciel, un logiciel populiste basé sur la stigmatisation d'une partie de la population, et que, bien évidemment, nous ne sommes pas fondés à avoir des alliances avec celle-ci. Mais attention, moi, je ne suis pas dans le... Il y a le sujet de la façon dont ils ont abordé les conflits au Proche-Orient, mais il y a aussi, quand vous entendez Mme Chiquirou, qui se fait la géograp…
« Vous avez raison de la poser. Est-ce que, quand on prône une essentialisation permanente, une stigmatisation en faisant des listes, est-ce que vous êtes encore dans les radars de l'humanisme et de la gauche ? Eh bien, moi, je considère que c'est une famille politique qui était dans la gauche, qui en est sortie par un logiciel, un logiciel populiste basé sur la stigmatisation d'une partie de la population, et que, bien évidemment, nous ne sommes pas fondés à avoir des alliances avec celle-ci. Mais attention, moi, je ne suis pas dans le... Il y a le sujet de la façon dont ils ont abordé les conflits au Proche-Orient, mais il y a aussi, quand vous entendez Mme Chiquirou, qui se fait la géographe du Parti communiste chinois, quand vous entendez M. Mélenchon, qui se fait le supporter du Venezuela, je dis que ça n'est pas dans mes valeurs. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 11:50
Question 62François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
Parce que tous ceux qu'on cite, ou presque, ils sont candidats. Est-ce qu'il faut une primaire ?
Réponse à côté
Alors, regardons un tout petit peu dans le passé. Un passé récent, il y a eu un congrès du Parti Socialiste, une aile social-démocrate, que je représente ce matin ici. Une aile plus traditionnelle, j'ai envie de dire. Représentée par Olivier Faure, on peut dire. Oui, représentée par Olivier Faure. Et j'ai envie de dire que cette aile, c'est celle qui était a priori pour la censure, actuellement. Et puis, elle a pris notre orientation politique, parce que c'est notre ADN. Donc, j'ai toute confiance dans le fait que les socialistes viennent sur leur propre offre politique, parce que c'est de là qu'est le chemin. À un moment donné, il va falloir qu'on raisonne autrement que dans la politique t…
« Alors, regardons un tout petit peu dans le passé. Un passé récent, il y a eu un congrès du Parti Socialiste, une aile social-démocrate, que je représente ce matin ici. Une aile plus traditionnelle, j'ai envie de dire. Représentée par Olivier Faure, on peut dire. Oui, représentée par Olivier Faure. Et j'ai envie de dire que cette aile, c'est celle qui était a priori pour la censure, actuellement. Et puis, elle a pris notre orientation politique, parce que c'est notre ADN. Donc, j'ai toute confiance dans le fait que les socialistes viennent sur leur propre offre politique, parce que c'est de là qu'est le chemin. À un moment donné, il va falloir qu'on raisonne autrement que dans la politique traditionnelle. Quelle est la formule politique pour éviter, finalement, une élection comme un plébiscite de M. Bardella à l'élection présidentielle ? Est-ce qu'on pense que c'est depuis Bagneux, entre Mme Autain, pour qui j'ai de l'amitié, M. Corbière, qu'on aura la formule pour aller contre M. Bardella ? Ou est-ce qu'on pense, comme je le pense, qu'il faut réunir les gauches, ceux qui y sont restés, mais ceux aussi qui sont partis, qui ont cru à l'illusion, on en a parlé ce matin de... De Wolfgang Amadeus Macron. De M. Macron, d'ailleurs, qui croit encore à cette illusion. Je vois revenir à nous, un certain nombre d'électeurs, de personnes qui avaient cru dans la modernité de la formule politique de M. Macron, et qui se sont aperçus que c'était une supercherie. Eh bien, je leur dis, sur la base d'un projet progressiste, une incarnation progressiste, »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 10:07
Question 63François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
On va bien sûr parler de la situation politique nationale, mais un mot d'abord sur l'international, le plan américain du président Trump. Le président américain a fixé à l'Ukraine la date de jeudi comme date butoir pour l'accepter. Et je vais citer François Hollande qui a été interrogé par nos confrères du monde. Ce plan, ouvrez les guillemets, réduit l'Europe au rang de spectatrices assiégées. Pour Trump, notre continent est fini, il n'est plus dans le jeu. Il ajoute, ce qui est très inquiétant, c'est que l'Europe n'a pas d'incarnation politique. Vous êtes d'accord ?
Réponse directe
Déjà ce plan, c'est d'abord un plan, ce n'est pas un plan américain, c'est un plan russe. Et le sujet, c'est celui de l'Ukraine et des Ukrainiens qui, je le rappelle ici, ont été les agresser. Mais le sujet, c'est l'Europe, car c'est la guerre en Europe. Et les attaques russes dans la guerre hybride sont permanentes. Il n'y a pas un service public, pas un système de transport qui ne soit pas attaqué. Et donc, la capitulation d'Ukraine, si tel devait être le cas, c'était une Pax Russia, serait une capitulation européenne. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec François Hollande. C'est normal qu'il ait un prisme d'État-nation, puisque quand même, il n'y a sans doute pas d'incarnation. Mais…
« Déjà ce plan, c'est d'abord un plan, ce n'est pas un plan américain, c'est un plan russe. Et le sujet, c'est celui de l'Ukraine et des Ukrainiens qui, je le rappelle ici, ont été les agresser. Mais le sujet, c'est l'Europe, car c'est la guerre en Europe. Et les attaques russes dans la guerre hybride sont permanentes. Il n'y a pas un service public, pas un système de transport qui ne soit pas attaqué. Et donc, la capitulation d'Ukraine, si tel devait être le cas, c'était une Pax Russia, serait une capitulation européenne. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec François Hollande. C'est normal qu'il ait un prisme d'État-nation, puisque quand même, il n'y a sans doute pas d'incarnation. Mais c'est au chef d'État et gouvernement de l'aide, mais il y a un plan de réarmement de 850 milliards d'euros. Et l'Europe, les bailleurs de fonds européens, ont plus financé, plus soutenu l'Ukraine que les États-Unis. Et ils sont d'ailleurs en train de, même si c'est dans la douleur, comme toujours en Europe, de progressivement remplacer les Américains. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 0:49
Question 64François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
Mais est-ce que sur la surenchère, vos camarades socialistes n'ont pas été un peu trop gourmands ?
Réponse à côté
C'est un inventaire, non pas à la prévère, mais à la revodalonne. Non, ce qu'il faut retenir, c'est les choses finalement très simples. L'effort de solidarité doit porter sur celles et ceux qui en ont le plus les moyens. Et bien sûr qu'il faut faire des économies. De ce point de vue-là, il faudrait faire des économies structurelles qui seront dans le débat présidentiel. Mais on a épargné un certain nombre de... Alors je le dis ce matin, parce qu'on ne le dit jamais assez, vous ne l'avez pas cité d'ailleurs, par un amendement Philippe Brun, on a baissé la fiscalité sur les PME, parce qu'on dit que nous serions comme ça anti-entreprise. Nous sommes pour les entreprises qui travaillent sur le…
« C'est un inventaire, non pas à la prévère, mais à la revodalonne. Non, ce qu'il faut retenir, c'est les choses finalement très simples. L'effort de solidarité doit porter sur celles et ceux qui en ont le plus les moyens. Et bien sûr qu'il faut faire des économies. De ce point de vue-là, il faudrait faire des économies structurelles qui seront dans le débat présidentiel. Mais on a épargné un certain nombre de... Alors je le dis ce matin, parce qu'on ne le dit jamais assez, vous ne l'avez pas cité d'ailleurs, par un amendement Philippe Brun, on a baissé la fiscalité sur les PME, parce qu'on dit que nous serions comme ça anti-entreprise. Nous sommes pour les entreprises qui travaillent sur le territoire national et à qui c'est vrai, on demande souvent trop. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 5:47
Question 65François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
est-ce que, pour vous, toute nouvelle alliance, ce rapprochement, deal électoral avec LFI, type NFP, est exclu ?
Réponse directe
Vous avez raison de la poser. Est-ce que, quand on prône une essentialisation permanente, une stigmatisation en faisant des listes, est-ce que vous êtes encore dans les radars de l'humanisme et de la gauche ? Eh bien, moi, je considère que c'est une famille politique qui était dans la gauche, qui en est sortie par un logiciel, un logiciel populiste basé sur la stigmatisation d'une partie de la population, et que, bien évidemment, nous ne sommes pas fondés à avoir des alliances avec celle-ci. Mais attention, moi, je ne suis pas dans le... Il y a le sujet de la façon dont ils ont abordé les conflits au Proche-Orient, mais il y a aussi, quand vous entendez Mme Chiquirou, qui se fait la géograp…
« Vous avez raison de la poser. Est-ce que, quand on prône une essentialisation permanente, une stigmatisation en faisant des listes, est-ce que vous êtes encore dans les radars de l'humanisme et de la gauche ? Eh bien, moi, je considère que c'est une famille politique qui était dans la gauche, qui en est sortie par un logiciel, un logiciel populiste basé sur la stigmatisation d'une partie de la population, et que, bien évidemment, nous ne sommes pas fondés à avoir des alliances avec celle-ci. Mais attention, moi, je ne suis pas dans le... Il y a le sujet de la façon dont ils ont abordé les conflits au Proche-Orient, mais il y a aussi, quand vous entendez Mme Chiquirou, qui se fait la géographe du Parti communiste chinois, quand vous entendez M. Mélenchon, qui se fait le supporter du Venezuela, je dis que ça n'est pas dans mes valeurs. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 11:50
Question 66François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
Vous parliez de capitulation. Est-ce que finalement, sous la pression, les États-Unis menacent de stopper toute aide militaire, de couper le renseignement, comme il l'avait déjà fait il y a quelques mois ?
Réponse à côté
Je crois que non. Maintenant, je ne lis pas dans le mar de café. Simplement, ça doit être une invitation, pour aller dans le prolongement de votre question, à un réarmement européen extrêmement fort. Je pourrais reprendre, non pas à mon compte, mais l'alerte qui a été sonnée par le chef d'État-major des armées a été certes anxiogène, mais a compris la hauteur des enjeux. Je suis au Parlement européen rapporteur sur la loi spatiale européenne qui va nous permettre de recouvrir notre souveraineté, en matière civile, mais aussi en matière militaire. L'esprit de Valmy, comme aurait dit Jean-Pierre Chevènement, l'esprit de défense, doit nous remplir. Car maintenant, oui, c'est une nouvelle, à tr…
« Je crois que non. Maintenant, je ne lis pas dans le mar de café. Simplement, ça doit être une invitation, pour aller dans le prolongement de votre question, à un réarmement européen extrêmement fort. Je pourrais reprendre, non pas à mon compte, mais l'alerte qui a été sonnée par le chef d'État-major des armées a été certes anxiogène, mais a compris la hauteur des enjeux. Je suis au Parlement européen rapporteur sur la loi spatiale européenne qui va nous permettre de recouvrir notre souveraineté, en matière civile, mais aussi en matière militaire. L'esprit de Valmy, comme aurait dit Jean-Pierre Chevènement, l'esprit de défense, doit nous remplir. Car maintenant, oui, c'est une nouvelle, à travers ce faux plan de paix de Donald Trump, ce sont les Européens eux-mêmes qui doivent se défendre. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 2:00
Question 67François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
Ils ont obtenu l'abandon du 49-3, la suspension de la réforme des retraites, le renoncement au gel des pensions de retraite et des minima sociaux. On pourrait aussi en ajouter quelques-unes. Concessions sur le dégel, des prestations sociales, une revalorisation de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie, augmentation de la CSG sur le patrimoine financier. C'est déjà pas mal, non ?
Réponse à côté
C'est un inventaire, non pas à la prévère, mais à la revodalonne. Non, ce qu'il faut retenir, c'est les choses finalement très simples. L'effort de solidarité doit porter sur celles et ceux qui en ont le plus les moyens. Et bien sûr qu'il faut faire des économies. De ce point de vue-là, il faudrait faire des économies structurelles qui seront dans le débat présidentiel. Mais on a épargné un certain nombre de... Alors je le dis ce matin, parce qu'on ne le dit jamais assez, vous ne l'avez pas cité d'ailleurs, par un amendement Philippe Brun, on a baissé la fiscalité sur les PME, parce qu'on dit que nous serions comme ça anti-entreprise. Nous sommes pour les entreprises qui travaillent sur le…
« C'est un inventaire, non pas à la prévère, mais à la revodalonne. Non, ce qu'il faut retenir, c'est les choses finalement très simples. L'effort de solidarité doit porter sur celles et ceux qui en ont le plus les moyens. Et bien sûr qu'il faut faire des économies. De ce point de vue-là, il faudrait faire des économies structurelles qui seront dans le débat présidentiel. Mais on a épargné un certain nombre de... Alors je le dis ce matin, parce qu'on ne le dit jamais assez, vous ne l'avez pas cité d'ailleurs, par un amendement Philippe Brun, on a baissé la fiscalité sur les PME, parce qu'on dit que nous serions comme ça anti-entreprise. Nous sommes pour les entreprises qui travaillent sur le territoire national et à qui c'est vrai, on demande souvent trop. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 5:47
Question 68François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
Alors imaginons le scénario catastrophe, pour le gouvernement bien sûr, une censure, une chute de M. Lecornu et une dissolution. Est-ce que ce serait une bonne solution ?
Réponse à côté
Ce n'est pas pour le Parti Socialiste, c'est pour les Français. Vous venez de me poser une question, il n'y a pas plus tard qu'à 4 minutes, sur le caractère illisible de la politique française. Je crois qu'il faut aller dans une sorte de compromis au rendez-vous majeur qu'est l'élection présidentielle et il y aura une clarification. Et à ce moment-là, je souhaite fort que nous ayons une offre politique claire et attractive pour les Français.
« Ce n'est pas pour le Parti Socialiste, c'est pour les Français. Vous venez de me poser une question, il n'y a pas plus tard qu'à 4 minutes, sur le caractère illisible de la politique française. Je crois qu'il faut aller dans une sorte de compromis au rendez-vous majeur qu'est l'élection présidentielle et il y aura une clarification. Et à ce moment-là, je souhaite fort que nous ayons une offre politique claire et attractive pour les Français. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 6:38
Question 69François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
Alors, vous siégez à Bruxelles, vu de la capitale belge, vu des institutions européennes, la France coincée dans une situation politique inextricable, ne commence-t-elle pas à perdre en crédibilité vis-à-vis des partenaires européens ?
Réponse directe
Alors, nous ne sommes pas les seuls à être dans des situations inextricables. C'est vrai. Il faut aussi, quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console, suivant le vieil adage. Mais bien sûr que tout cela est problématique, l'absence d'incarnation française est problématique. Mais moi, je ne fais pas partie des cassandres. Je pense qu'une élection présidentielle, d'ailleurs, il faudrait peut-être remettre en cause ce primat de l'élection présidentielle, va nous redonner un cap et une incarnation, nous en avons besoin.
« Alors, nous ne sommes pas les seuls à être dans des situations inextricables. C'est vrai. Il faut aussi, quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console, suivant le vieil adage. Mais bien sûr que tout cela est problématique, l'absence d'incarnation française est problématique. Mais moi, je ne fais pas partie des cassandres. Je pense qu'une élection présidentielle, d'ailleurs, il faudrait peut-être remettre en cause ce primat de l'élection présidentielle, va nous redonner un cap et une incarnation, nous en avons besoin. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 2:54
Question 70François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
Est-ce que ce n'est pas le moment pour le Parti Socialiste en particulier ?
Réponse directe
Ce n'est pas pour le Parti Socialiste, c'est pour les Français. Vous venez de me poser une question, il n'y a pas plus tard qu'à 4 minutes, sur le caractère illisible de la politique française. Je crois qu'il faut aller dans une sorte de compromis au rendez-vous majeur qu'est l'élection présidentielle et il y aura une clarification. Et à ce moment-là, je souhaite fort que nous ayons une offre politique claire et attractive pour les Français.
« Ce n'est pas pour le Parti Socialiste, c'est pour les Français. Vous venez de me poser une question, il n'y a pas plus tard qu'à 4 minutes, sur le caractère illisible de la politique française. Je crois qu'il faut aller dans une sorte de compromis au rendez-vous majeur qu'est l'élection présidentielle et il y aura une clarification. Et à ce moment-là, je souhaite fort que nous ayons une offre politique claire et attractive pour les Français. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 6:38
Question 71François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
Alors, il y a la proposition de Lyon, mais le problème, François Cazen, c'est qu'il y a eu aussi la proposition de Bagneux. Cette fois, c'était Olivier Faure, Marine Tondelier, François Ruffin et quelques autres. Ça veut dire qu'il y a quand même deux branches, deux directions. Comment on va faire pour réguler cette compétition ?
Réponse partielle
Alors, regardons un tout petit peu dans le passé. Un passé récent, il y a eu un congrès du Parti Socialiste, une aile social-démocrate, que je représente ce matin ici. Une aile plus traditionnelle, j'ai envie de dire. Représentée par Olivier Faure, on peut dire. Oui, représentée par Olivier Faure. Et j'ai envie de dire que cette aile, c'est celle qui était a priori pour la censure, actuellement. Et puis, elle a pris notre orientation politique, parce que c'est notre ADN. Donc, j'ai toute confiance dans le fait que les socialistes viennent sur leur propre offre politique, parce que c'est de là qu'est le chemin. À un moment donné, il va falloir qu'on raisonne autrement que dans la politique t…
« Alors, regardons un tout petit peu dans le passé. Un passé récent, il y a eu un congrès du Parti Socialiste, une aile social-démocrate, que je représente ce matin ici. Une aile plus traditionnelle, j'ai envie de dire. Représentée par Olivier Faure, on peut dire. Oui, représentée par Olivier Faure. Et j'ai envie de dire que cette aile, c'est celle qui était a priori pour la censure, actuellement. Et puis, elle a pris notre orientation politique, parce que c'est notre ADN. Donc, j'ai toute confiance dans le fait que les socialistes viennent sur leur propre offre politique, parce que c'est de là qu'est le chemin. À un moment donné, il va falloir qu'on raisonne autrement que dans la politique traditionnelle. Quelle est la formule politique pour éviter, finalement, une élection comme un plébiscite de M. Bardella à l'élection présidentielle ? Est-ce qu'on pense que c'est depuis Bagneux, entre Mme Autain, pour qui j'ai de l'amitié, M. Corbière, qu'on aura la formule pour aller contre M. Bardella ? Ou est-ce qu'on pense, comme je le pense, qu'il faut réunir les gauches, ceux qui y sont restés, mais ceux aussi qui sont partis, qui ont cru à l'illusion, on en a parlé ce matin de... De Wolfgang Amadeus Macron. De M. Macron, d'ailleurs, qui croit encore à cette illusion. Je vois revenir à nous, un certain nombre d'électeurs, de personnes qui avaient cru dans la modernité de la formule politique de M. Macron, et qui se sont aperçus que c'était une supercherie. Eh bien, je leur dis, sur la base d'un projet progressiste, une incarnation progressiste, »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 10:07
Question 72François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
Est-ce qu'il faut une désignation par les sondages ?
Réponse à côté
Alors, regardons un tout petit peu dans le passé. Un passé récent, il y a eu un congrès du Parti Socialiste, une aile social-démocrate, que je représente ce matin ici. Une aile plus traditionnelle, j'ai envie de dire. Représentée par Olivier Faure, on peut dire. Oui, représentée par Olivier Faure. Et j'ai envie de dire que cette aile, c'est celle qui était a priori pour la censure, actuellement. Et puis, elle a pris notre orientation politique, parce que c'est notre ADN. Donc, j'ai toute confiance dans le fait que les socialistes viennent sur leur propre offre politique, parce que c'est de là qu'est le chemin. À un moment donné, il va falloir qu'on raisonne autrement que dans la politique t…
« Alors, regardons un tout petit peu dans le passé. Un passé récent, il y a eu un congrès du Parti Socialiste, une aile social-démocrate, que je représente ce matin ici. Une aile plus traditionnelle, j'ai envie de dire. Représentée par Olivier Faure, on peut dire. Oui, représentée par Olivier Faure. Et j'ai envie de dire que cette aile, c'est celle qui était a priori pour la censure, actuellement. Et puis, elle a pris notre orientation politique, parce que c'est notre ADN. Donc, j'ai toute confiance dans le fait que les socialistes viennent sur leur propre offre politique, parce que c'est de là qu'est le chemin. À un moment donné, il va falloir qu'on raisonne autrement que dans la politique traditionnelle. Quelle est la formule politique pour éviter, finalement, une élection comme un plébiscite de M. Bardella à l'élection présidentielle ? Est-ce qu'on pense que c'est depuis Bagneux, entre Mme Autain, pour qui j'ai de l'amitié, M. Corbière, qu'on aura la formule pour aller contre M. Bardella ? Ou est-ce qu'on pense, comme je le pense, qu'il faut réunir les gauches, ceux qui y sont restés, mais ceux aussi qui sont partis, qui ont cru à l'illusion, on en a parlé ce matin de... De Wolfgang Amadeus Macron. De M. Macron, d'ailleurs, qui croit encore à cette illusion. Je vois revenir à nous, un certain nombre d'électeurs, de personnes qui avaient cru dans la modernité de la formule politique de M. Macron, et qui se sont aperçus que c'était une supercherie. Eh bien, je leur dis, sur la base d'un projet progressiste, une incarnation progressiste, »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 10:07
Question 73François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
Alors, puisque vous parlez de la présidentielle, vous me fournissez une habile transition. Quelques sondages, plusieurs sondages vont donner vos camarades socialistes à la peine. Olivier Faure, François Hollande, plafonne, grosso modo, autour de 6%. Jean-Luc Mélenchon, lui, est toujours à 12, voire 13%. Et puis le seul à gauche, jusqu'ici, à faire jeu égal avec Mélenchon, c'était Raphaël Glucksmann, 12 ou 13%. Est-ce que ce serait un bon candidat pour la gauche sociale démocrate ?
Réponse directe
Je le fréquente à Bruxelles. Je vois à quel point, contrairement à l'image, parce que le mur du son a du mal à passer jusqu'à Bruxelles. C'est un homme qui a un empattement politique large. Il est rentré en politique par une forme d'indignation salutaire sur le cas d'un certain nombre de minorités. On pense aux Ouïghours. C'est un homme qui a pris la mesure de la situation internationale, qui est investi sur des rapports qui visent au réarmement de l'Europe. Je pense au rapport Édipe, qui permet à l'Europe de se réarmer dans la souveraineté. Il a une vision claire, finalement, des enjeux internationaux. Et je l'ai entendu ce week-end à Lyon. C'est un homme aussi qui est tout à fait investi…
« Je le fréquente à Bruxelles. Je vois à quel point, contrairement à l'image, parce que le mur du son a du mal à passer jusqu'à Bruxelles. C'est un homme qui a un empattement politique large. Il est rentré en politique par une forme d'indignation salutaire sur le cas d'un certain nombre de minorités. On pense aux Ouïghours. C'est un homme qui a pris la mesure de la situation internationale, qui est investi sur des rapports qui visent au réarmement de l'Europe. Je pense au rapport Édipe, qui permet à l'Europe de se réarmer dans la souveraineté. Il a une vision claire, finalement, des enjeux internationaux. Et je l'ai entendu ce week-end à Lyon. C'est un homme aussi qui est tout à fait investi dans le réarmement industriel et le fait que la France ne soit pas comme ça, n'accepte pas son déclin. Mais ça n'est pas le seul. Et pourquoi la situation de son agir est ce qu'elle est ? C'est parce qu'il faut que les socialistes et la gauche de gouvernement formulent un projet. Typiquement, la question des retraites ne peut pas être simplement vue à l'aune du curseur des mesures d'âge. C'est incompréhensible. Il y a un problème démographique qui est tout à fait clair. Aujourd'hui, ce sont les actifs qui payent pour les pensionnés. Il y a de moins en moins d'actifs. Cela suppose d'être imaginatif. Par exemple, nous avions, Lionel Jospin avait, c'était un homme clairvoyant, avait créé un fonds de réserve des retraites qui était une sorte de fonds de capitalisation publique géré par les partenaires sociaux. C'est une piste. Par exemple, il faut que les robots, que l'intelligence artificielle qui ne cotise pas sur le travail alors qu'elle supprime l'emploi des travailleurs, soient mis en contribution pour financer notre protection sociale. Pourquoi je vous dis ça que je suis un peu long ? Parce qu'effectivement, si les socialistes, c'est ressortir les vieilles lunes et proposer aux Français, ça fait 4-5%. Si les socialistes, c'est s'adapter au projet de demain avec le paradigme de demain, alors nous avons une capacité d'attraction. Et je reviens à Raphaël Glucksmann. Selon sa propre expression, Glucksmann est capable d'aimanter un public qui spontanément ne se retrouve pas dans la gauche traditionnelle. Et c'est un atout. C'est votre candidat ? Ce sera ce que nous proposons. Nous avons proposé à Lyon ce week-end autour d'Hélène Geoffroy, qui est une fédération de la gauche de gouvernement, dans laquelle il y a Bernard Cazeneuve, dans laquelle il y a François Hollande, dans laquelle il y a Carole Delga, dans laquelle il y a Guillaume Lacroix et bien sûr Raphaël Glucksmann. The right man, the right woman at the right moment. C'est ça qu'il faudra. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 7:23
Question 74François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
Autre danger, pour ces municipales, ce n'est pas tellement LFI, c'est le RN, Rassemblement national. On parle beaucoup de possibles conquêtes dans un certain nombre de grandes villes, de villes moyennes, notamment sur l'arc méditerranéen de Menton à Perpignan. Est-ce que ça vous inquiète ?
Réponse directe
Alors, en ce qui concerne, par exemple, Toulon, je n'ai pas de publicité à faire à la députée RN, ça fait longtemps, puisque vous me parlez de l'arc méditerranéen. Lors la Vallette, pour ne pas la citer. C'est vous qui l'a cité. Ça fait longtemps, et d'ailleurs, je vous rappelle, et les électeurs devraient s'en rappeler, qu'il fut un temps où Toulon était dirigé par l'extrême droite, et ça s'est transformé en des éléments... Voilà, en des éléments que les chansonniers, on en a un ce matin, qui chantent très bien d'ailleurs, pourraient décrire, avec l'affaire Poulet d'Achari, pour ceux qui s'en souviennent. Absolument. Donc, tout ça n'est pas très sérieux, et les problèmes ne sont pas réglés…
« Alors, en ce qui concerne, par exemple, Toulon, je n'ai pas de publicité à faire à la députée RN, ça fait longtemps, puisque vous me parlez de l'arc méditerranéen. Lors la Vallette, pour ne pas la citer. C'est vous qui l'a cité. Ça fait longtemps, et d'ailleurs, je vous rappelle, et les électeurs devraient s'en rappeler, qu'il fut un temps où Toulon était dirigé par l'extrême droite, et ça s'est transformé en des éléments... »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 12:48Voir 1 autre passage
« Voilà, en des éléments que les chansonniers, on en a un ce matin, qui chantent très bien d'ailleurs, pourraient décrire, avec l'affaire Poulet d'Achari, pour ceux qui s'en souviennent. Absolument. Donc, tout ça n'est pas très sérieux, et les problèmes ne sont pas réglés. Moi, j'ai une maison dans le Gard, quand vous allez à un certain à Bocquer ou autre, vous n'avez pas l'impression que la criminalité était réellement endiguée. Quand vous allez au Ponté, près d'Avignon, vous n'avez pas l'impression non plus que tout d'un coup, il y a des fontaines de jus d'orange pour tout le monde. Donc, il faut aussi que les électeurs reviennent à plus de réalisme. Ça ne me fait pas peur. Nous, nous sommes une gauche de combat et nous formulons des propositions. Et la gauche, je vais vous le dire avec force, elle n'a pas à rougir sur les questions de sécurité. Je pense à mon ami Michael Delafosse, qui j'espère sera brillamment réélu à Montpellier. Et qui était à votre place ce micro jeudi dernier. Merci François Calfon »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 13:10
Question 75François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25
Nicolas Raffal, peut-être ?
Réponse à côté
En fait, c'est assez incompréhensible. Mais ce que je vois, avec l'œil que j'ai de Français et aussi d'Européens, c'est qu'en l'été, la fabrique du compromis, c'est-à-dire la capacité des forces politiques à se parler, avance, avance dans la douleur. Et que nous sommes dans ce moment de retrait en première lecture, mais finalement, la photo finit, si j'ose dire, aura lieu dans le retour du texte à l'Assemblée nationale. Et je crois qu'il est possible de sortir avec un budget, même s'il est préjudiciable qu'il n'y ait pas une procédure plus rapide. Nous sommes en tripartition, donc il n'y aura plus, comme dans le temps jadis, une majorité claire, une minorité claire. Il faut donc faire avec,…
« En fait, c'est assez incompréhensible. Mais ce que je vois, avec l'œil que j'ai de Français et aussi d'Européens, c'est qu'en l'été, la fabrique du compromis, c'est-à-dire la capacité des forces politiques à se parler, avance, avance dans la douleur. Et que nous sommes dans ce moment de retrait en première lecture, mais finalement, la photo finit, si j'ose dire, aura lieu dans le retour du texte à l'Assemblée nationale. Et je crois qu'il est possible de sortir avec un budget, même s'il est préjudiciable qu'il n'y ait pas une procédure plus rapide. Nous sommes en tripartition, donc il n'y aura plus, comme dans le temps jadis, une majorité claire, une minorité claire. Il faut donc faire avec, apprendre le compromis. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 3:49Voir 1 autre passage
« Oui, mais enfin, la culture du compromis, les discussions, les amendements ont permis quand même d'obtenir pour les Français la suspension de la réforme des retraites, qui a été rejetée par 80% des Français, ont permis aussi que les efforts, finalement, ne soient pas le plus demandés à ceux qui ont le moins, mais qu'il puisse y avoir un effort de solidarité. Dans la douleur, et dans, je dois le dire, c'est vrai, une sorte d'impression, d'invention fiscale. Mais après tout, tous les amendements posés, puisque chacun, maintenant, veut avoir sa minute de notoriété. Son quart d'heure warholien. Son quart d'heure warholien donne l'impression d'une surenchère. Il faut qu'à un moment donné, chacun revienne à un compromis acceptable et lisible pour les Français. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 24/11/25Vérifier à 4:46
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« finalement, on rassemble toute une partie de la gauche, que j'appellerais la nouvelle gauche plurielle, mais à ce stade, ne rassemble plus la France insoumise. Et il n'y a pas que la question de l'antisémitisme qui soit problématique. On regardait encore dans le conseil municipal de Grenoble hier, des élus insoumis qui sont allés se battre à Grenoble, pas dans une ville tenue par des fascistes contre la police municipale. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/09/26Vérifier à 12:05
« pense à tous les populistes qui sont obsédés par les Juifs et qui, d'un côté, pensent qu'ils tiennent la grande banque, de l'autre, font des affiches en représentant le Juif tel qu'on le représentait dans les années 30, qui organisent sous des prétextes divers et variés les boycotts d'artistes juifs. J'en passe, c »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/09/26Vérifier à 2:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« bien d'abord, les chiens ne font pas des chats, de manière tout à fait évidente. Jordan Bardella, il s'est été documenté, a adhéré au Rassemblement national en admiration de Jean-Marie Le Pen. Tout ça l'est fait par Jean-Marie Le Pen, lui-même condamné pour antisémitisme, révisionnisme, j'en passe, c »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/09/26Vérifier à 1:03Voir 2 autres passages
« représentent moins d'un pour cent de la population française, font tourner la vie politique sociale autour d'une théorie du complot où les Juifs auraient un rôle central. C'est assez inquiétant sur l'état de notre démocratie. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/09/26Vérifier à 1:50
« pas Jordan Bardella, mais c'est un coup de Mediapart, et demain, ce sera le coup, dans une théorie de complot, de ceux-là même qui sont mis en cause. Vous voyez, moi, je crois que l'état de la société... Vous savez, l'antisémitisme ne parle pas que des Juifs. L'antisémitisme parle de l'état d'une société, de l'état du débat démocratique. C'est aussi une manière de faire un grand bras d'honneur au plus jamais ça. Et nous sommes dans ce cycle historique qui peut nous rappeler les années 30, finalement, de mise à distance et de mise aux oubliettes de l'histoire des faits structurants qui nous avaient fait penser que jusqu'à la nuit des temps, la société changerait de regard sur ses minorités. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées24 nov. 2025 au 31 août 2026 · 18 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais c'est la différence entre un parti autocratique et un parti démocratique. Vous savez, ensemble, on va plus loin, même si seul, on va plus vite. Et on a décidé d'aller plus loin ensemble, et je pense que le temps que nous prenons, vous savez, fin octobre, mi-octobre, c'est terminé cette histoire-là de primaire. On va rentrer pleinement en campagne. Nous préparons les choses, le débat est public, donc c'est un élément de la campagne. Et quant à la question de Jean-Luc Mélenchon qui serait en dynamique, il est rentré très tôt, comme il est fait chaque année, mi-août, avec les amphis, comme on appelle ça. Il a finalement recueilli des soutiens supplémentaires. Et je constate que depuis la dernière vague de sondage, et l'impression qui est faite par la campagne de Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon est plutôt en régression. D'ailleurs, dans un sondage IFOP, dans l'hypothèse où ce serait Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann... »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 6:01Voir 2 autres passages
« Oui, mais c'est la différence entre un parti autocratique et un parti démocratique. Vous savez, ensemble, on va plus loin, même si seul, on va plus vite. Et on a décidé d'aller plus loin ensemble, et je pense que le temps que nous prenons, vous savez, fin octobre, mi-octobre, c'est terminé cette histoire-là de primaire. On va rentrer pleinement en campagne. Nous préparons les choses, le débat est public, donc c'est un élément de la campagne. Et quant à la question de Jean-Luc Mélenchon qui serait en dynamique, il est rentré très tôt, comme il est fait chaque année, mi-août, avec les amphis, comme on appelle ça. Il a finalement recueilli des soutiens supplémentaires. Et je constate que depuis la dernière vague de sondage, et l'impression qui est faite par la campagne de Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon est plutôt en régression. D'ailleurs, dans un sondage IFOP, dans l'hypothèse où ce serait Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann... »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 6:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités24 nov. 2025 au 31 août 2026 · 24 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais nous, nous ne voulons pas infliger ça aux Français. C'est-à-dire qu'il y a plusieurs candidats. Il y aura un ou une candidate qui sortira. Et pour répondre très nettement à votre question, bien sûr qu'Olivier Faure est légitime à se présenter en tant que Premier secrétaire. C'est l'élection ultime. Mais mes camarades, ceux qui s'engagent dans cette primaire, et je souhaite qu'il y en ait beaucoup, peuvent légitimement se poser deux questions. Quelle est l'équation efficace pour gagner ? Car il ne s'agit pas simplement de témoigner. Et à ce moment-là, ça nous intéresse d'avoir un candidat, Raphaël Guzman, qui a un score à deux chiffres, et qui peut, grâce au booster de cette primaire, se hisser au niveau en tête de la gauche, comme il a déjà fait aux élections européennes, et pourquoi pas au second tour. Donc ça, c'est la première question. La deuxième question, elle est plus politique. Est-ce que nous devons, comme ça, embrassons-nous, folle ville, folâtrer avec les insoumis ? 73% des électeurs socialistes considèrent que Jean-Luc Mélenchon est dangereux, qu'il les inquiète. Eh bien, je crois qu'il faut avoir la grande sagesse de les suivre, et d'avoir une proposition politique claire. Pourquoi ? Eh bien parce que si nous donnons le signal, Jean-Luc Mélenchon, que finalement, certains candidats seraient plus candidats à préserver les postes législatifs qu'il y a à la présidentielle, alors nous validerons Jean-Luc Mélenchon, et il sera lui-même, puisqu'il a du métier au second tour. Je le dis avec force ici à votre antenne, ceux qui ne veulent pas de Marine Le Pen au pouvoir, et elle a un pied et demi déjà à l'Élysée, et qui ont le cœur à gauche, doivent voter, soutenir une formule politique qui permette d'éviter ce drame. M. Mélenchon, allons au bout ! M. Mélenchon est compté depuis au moins deux ans à 30% au second tour, c'est-à-dire que Marine Le Pen l'emporterait à 70%. Raphaël Glucksmann est compté à 45%, donc on n'est pas à la marge d'erreur. Mais le retard se rattrape. Avec M. Mélenchon, il y a une sorte de vote, ça n'est pas le fait de nos prises de position, de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence, du fait de l'essentialisation. Donc je préfère que... »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 3:47Voir 2 autres passages
« Les Français sont tout à fait angoissés à l'idée de cette dette qui explose et d'impôts qui augmentent. Donc déjà, bien sûr, mais je crois que ce n'est pas prévu, pas d'impôts supplémentaires pour les classes moyennes et les classes laborieuses, mais simplement vous avez 211 milliards, suivant un rapport parlementaire, entre 180 et 211 milliards d'aides. Bercy reconnaît qu'il ne les connaît pas toutes, aux entreprises. Eh bien il faut le faire, ménage, dans les aides aux entreprises. Et là, il y a plusieurs dizaines de milliards d'euros à récupérer. Bon, mais il s'agit de passer un cap, parce qu'après, au lendemain de cette présidentielle, il faudra déployer d'autres priorités. Et la priorité essentielle de la gauche, tout candidat confondu dans cette primaire, c'est de faire en sorte que le travail paye. D'où la proposition de Raphaël Glucksmann, que je porte ici et que je soutiens. »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 1:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités24 nov. 2025 au 31 août 2026 · 7 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les Français sont tout à fait angoissés à l'idée de cette dette qui explose et d'impôts qui augmentent. Donc déjà, bien sûr, mais je crois que ce n'est pas prévu, pas d'impôts supplémentaires pour les classes moyennes et les classes laborieuses, mais simplement vous avez 211 milliards, suivant un rapport parlementaire, entre 180 et 211 milliards d'aides. Bercy reconnaît qu'il ne les connaît pas toutes, aux entreprises. Eh bien il faut le faire, ménage, dans les aides aux entreprises. Et là, il y a plusieurs dizaines de milliards d'euros à récupérer. Bon, mais il s'agit de passer un cap, parce qu'après, au lendemain de cette présidentielle, il faudra déployer d'autres priorités. Et la priorité essentielle de la gauche, tout candidat confondu dans cette primaire, c'est de faire en sorte que le travail paye. D'où la proposition de Raphaël Glucksmann, que je porte ici et que je soutiens. »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 1:23Voir 2 autres passages
« Mais nous, nous ne voulons pas infliger ça aux Français. C'est-à-dire qu'il y a plusieurs candidats. Il y aura un ou une candidate qui sortira. Et pour répondre très nettement à votre question, bien sûr qu'Olivier Faure est légitime à se présenter en tant que Premier secrétaire. C'est l'élection ultime. Mais mes camarades, ceux qui s'engagent dans cette primaire, et je souhaite qu'il y en ait beaucoup, peuvent légitimement se poser deux questions. Quelle est l'équation efficace pour gagner ? Car il ne s'agit pas simplement de témoigner. Et à ce moment-là, ça nous intéresse d'avoir un candidat, Raphaël Guzman, qui a un score à deux chiffres, et qui peut, grâce au booster de cette primaire, se hisser au niveau en tête de la gauche, comme il a déjà fait aux élections européennes, et pourquoi pas au second tour. Donc ça, c'est la première question. La deuxième question, elle est plus politique. Est-ce que nous devons, comme ça, embrassons-nous, folle ville, folâtrer avec les insoumis ? 73% des électeurs socialistes considèrent que Jean-Luc Mélenchon est dangereux, qu'il les inquiète. Eh bien, je crois qu'il faut avoir la grande sagesse de les suivre, et d'avoir une proposition politique claire. Pourquoi ? Eh bien parce que si nous donnons le signal, Jean-Luc Mélenchon, que finalement, certains candidats seraient plus candidats à préserver les postes législatifs qu'il y a à la présidentielle, alors nous validerons Jean-Luc Mélenchon, et il sera lui-même, puisqu'il a du métier au second tour. Je le dis avec force ici à votre antenne, ceux qui ne veulent pas de Marine Le Pen au pouvoir, et elle a un pied et demi déjà à l'Élysée, et qui ont le cœur à gauche, doivent voter, soutenir une formule politique qui permette d'éviter ce drame. M. Mélenchon, allons au bout ! M. Mélenchon est compté depuis au moins deux ans à 30% au second tour, c'est-à-dire que Marine Le Pen l'emporterait à 70%. Raphaël Glucksmann est compté à 45%, donc on n'est pas à la marge d'erreur. Mais le retard se rattrape. Avec M. Mélenchon, il y a une sorte de vote, ça n'est pas le fait de nos prises de position, de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence, du fait de l'essentialisation. Donc je préfère que... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 nov. 2025 au 30 juin 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, d'abord, je le dis avec force à nos auditeurs, puisque d'aucuns peuvent être tentés, dans mon entourage familial par Jean-Luc Mélenchon, son dynamisme, sa communication, son narratif. Prendre le ticket, l'omnibus de Mélenchon pour le second tour, c'est assurément, finalement, prendre le ticket final pour Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Quand vous votez Mélenchon... »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 12:07Voir 2 autres passages
« D'abord, pourquoi Jean-Luc Mélenchon est si haut ? D'abord, parce qu'il y a toujours une gauche radicale assez haute, autour des 10-11 %, donc j'ai envie de dire rien de neuf sous le soleil. Ensuite, il faut reconnaître à cet homme que je combats, pour les raisons que j'ai indiquées tout à l'heure, qu'il a une vision claire de la sociologie électorale. C'est bien la sociologie qui détermine le vote, et non pas finalement des idées éthérées qui ne s'adressent à personne. Il s'adresse au quartier populaire, comme on dit, et il s'adresse à une certaine jeunesse radicalisée qui finalement prend la politique sur les réseaux sociaux et qui a importé une manière de faire la politique comme aux États-Unis. Je fais référence à M. Mamdani à New York, mais à beaucoup d'autres. En ce qui concerne le Parti Socialiste, il faut savoir à qui il s'adresse. Moi, je pense que le Parti Socialiste a vocation à représenter la classe moyenne, comme c'était le cas par le passé, mais aussi les catégories populaires qui travaillent et qui ont basculé massivement dans l'abstention ou le vote rassemblement national. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire, à l'image de ce que proclame Raphaël Luxman, qu'il faut un réarmement industriel. La richesse industrielle en France est deux fois moins importante qu'en Allemagne, car nous avons désindustrialisé nos villes, nos campagnes, et qu'il n'y a plus d'emplois industriels. Donc là, la désespérance s'installe. Ça veut dire que notre souveraineté est importante et qu'il ne faut pas laisser l'ensemble de notre commerce être dévoré par les plateformes chinoises. Il faut s'adresser à celles et ceux qui attendent de la gauche, de l'égalité sociale, de l'emploi, et non pas des débats, finalement, qui n'intéressent qu'entre le 6e et le 11e arrondissement. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 8:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés24 nov. 2025 au 30 juin 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le pays qui a une croissance insolente actuellement en Europe, c'est l'Espagne, et qu'a fait Pedro Sanchez, il a augmenté le SMIC. Et en plus, il a, exactement ce que je dis, c'est un développement industriel tout à fait important. Ensuite, sur le plan fiscal, il faut faire des choix. Mais à 3 500 milliards de dettes, on ne peut pas dire que l'outil fiscal ne puisse pas être mobilisé. Maintenant, est-ce que c'est tous les outils fiscaux qui sont finalement dans ce catalogue de mesures qui a le mérite d'exister ? La taxe Zuckman, elle risque quand même de faire fuir les investisseurs. Moi, je pense qu'il faudra faire des choix. Bon, la taxe Zuckman, elle dit quoi ? Elle dit que, finalement, dans les 20 dernières années, les seuls qui sont devenus encore plus riches, c'étaient les très riches. Et que ceux qui travaillent et vivent de leur travail, difficilement, en vivent de moins en moins bien. Donc, il y a un sujet dans les partitions. Moi, je pense que, sur la question des successions, sur la question des assurances-vie, je sais, je vais choquer les uns et les autres, qui sont extraites, d'une certaine manière, des droits de succession, vous payez, il y a quand même la possibilité de récupérer pas mal d'argent. Mais je reviens à l'essentiel, à mes yeux, pour redistribuer, il faut produire, il faut un pays de travailleurs, il faut un pays d'innovation. Et moi, je regrette que nous n'ayons pas 5, 10, 15, 20 startups de taille mondiale. On en a quelques-unes, Mistral AI, par exemple. Mais, finalement, on les compte sur les doigts d'une seule main. Donc, il faut à la fois un pays de solidarité, de redistribution, mais aussi de création de richesse. Plus vous créez de la richesse, plus moins vous avez à être confiscatoire »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 10:25Voir 2 autres passages
« Écoutez, j'admire toutes celles et ceux qui renvoient la balle, la canicule aux autres. Car en réalité, ils ont tous, ce que j'ai entendu, plus ou moins faux. D'abord le gouvernement, parce qu'il a divisé par deux le fond vert. Je le dis au passage, quand on déclasse finalement les bâtiments avec la possibilité de les mettre en location en DPE, G ou F, on permet la location de chambres de bonne dans Paris où les gens, c'est de cela qu'on va s'apercevoir, meurent de la canicule chez eux. Donc il faut sortir du marché tous les appartements finalement qui ne sont pas louables parce que ce sont des passeurs thermiques. Quant aux écologistes qui nous ont expliqué pendant 15 ou 20 ans qu'il fallait de la clim nulle part, je le dis en pensant à ceux qui prennent le R1 le matin à 51 degrés, et bien ce n'est pas parce qu'on lutte contre les causes, et il faut lutter contre les causes, qu'on ne doit pas lutter contre les conséquences. Les conséquences, c'est qu'il y a un risque sanitaire immédiat dans les chambres d'hôpitaux, dans les transports, à se déplacer à 50 degrés. Les causes, moi qui suis député européen, en ce moment même au Parlement européen, nous discutons du paquet automobile. Qui résiste à l'électrification de la voiture ? Je le redis, c'est 25% des émissions carbone, la mobilité. Et bien c'est l'alliance de la droite et de l'extrême droite qui nous dit, encore 5 minutes, monsieur le bourreau, nous voulons encore les voitures thermiques. Donc vous voyez bien, il y en a pour tout le monde, et je crois que, encore une fois, les Français sont plus responsables que leur classe politique, parce que pendant la crise du détroit d'Hormuz, ils ont massivement acheté des véhicules électriques. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 0:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes24 nov. 2025 au 30 juin 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je ne suis pas candidat, c'est marrant, on me pose régulièrement la question. – Non, parce que pourquoi pas ? – Ça ne flatte que très moyennement mon égo. Et pour être plus sérieux, je pense que l'enjeu, c'est tout simplement d'éviter l'extrême droite en responsabilité. D'abord parce qu'elle est un populisme, je l'ai dit sur l'automobile, ensuite parce qu'elle est incompétente et qu'il faut faire preuve de responsabilité. Nous avons affaire d'abord à une assemblée nationale tripartisane et un double populisme. Celui de l'extrême droite qui stigmatise le musulman, l'immigré, et maintenant celui de l'extrême gauche qui finalement a fait de l'antisémitisme son fonds de commerce. Donc il faut faire preuve dans l'espace de la gauche démocratique d'un peu de sérieux. C'est ce que nous allons faire dès ce soir avec notre conseil national, où on ne le voit pas à l'antenne, mais c'est une logique d'entonnoir, c'est-à-dire qu'il va y avoir un processus de désignation. Alors des candidats sérieux, il n'y en a plus tant que ça en réalité. Parmi ceux qu'on a cités, qui est un candidat sérieux d'après vous ? Un ancien président de la République a toujours finalement... »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 3:35Voir 2 autres passages
« Écoutez, après, la réflexion que je faisais tout à l'heure sur le fait que la multiplication des candidatures n'était pas forcément une bonne nouvelle dans le contexte, en tout cas, qu'il fallait se discipliner, il revient aux écologistes. Je crois qu'il y a une grande crise dans leur sein d'ailleurs et aux communistes de savoir s'ils vont rajouter de la division à la division. Est-ce que le sujet, c'est l'accession, pour moi, à gauche, ou non de l'extrême droite aux responsabilités ? Vous savez, je vais vous dire une phrase à la fois forte et malheureusement complètement lucide. Si l'élection devait avoir lieu dimanche prochain, alors ce serait Jordan Bardella ou Marine Le Pen qui serait président de la République. Donc il va falloir que mes amis socialistes redescendent sur Terre, que la polka des égaux cesse et qu'on se mette sérieusement au travail. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 7:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités24 nov. 2025 au 30 juin 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je ne suis pas candidat, c'est marrant, on me pose régulièrement la question. – Non, parce que pourquoi pas ? – Ça ne flatte que très moyennement mon égo. Et pour être plus sérieux, je pense que l'enjeu, c'est tout simplement d'éviter l'extrême droite en responsabilité. D'abord parce qu'elle est un populisme, je l'ai dit sur l'automobile, ensuite parce qu'elle est incompétente et qu'il faut faire preuve de responsabilité. Nous avons affaire d'abord à une assemblée nationale tripartisane et un double populisme. Celui de l'extrême droite qui stigmatise le musulman, l'immigré, et maintenant celui de l'extrême gauche qui finalement a fait de l'antisémitisme son fonds de commerce. Donc il faut faire preuve dans l'espace de la gauche démocratique d'un peu de sérieux. C'est ce que nous allons faire dès ce soir avec notre conseil national, où on ne le voit pas à l'antenne, mais c'est une logique d'entonnoir, c'est-à-dire qu'il va y avoir un processus de désignation. Alors des candidats sérieux, il n'y en a plus tant que ça en réalité. Parmi ceux qu'on a cités, qui est un candidat sérieux d'après vous ? Un ancien président de la République a toujours finalement... »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 3:35Voir 2 autres passages
« Écoutez, il y a plusieurs questions dans votre question. La première question, c'est est-ce qu'il faut, dans la durée, taxer les GAFAM ? Oui, parce qu'en réalité, il gagne, finalement, en Europe, des super profits. Par exemple, demain, avec l'intelligence artificielle, en détruisant de l'emploi, en pillant nos datas, qui ne sont jamais payées. Et tout simplement, tous ces profits partent aux États-Unis. Nous sommes en train de devenir une colonie numérique américaine. Donc, il est temps de rétablir une certaine forme de péréquation. Je constate, par l'attitude extrêmement agréative de M. Trump, qu'il se comporte en employé d'Elon Musk, l'Union européenne, la France veut taxer justement les GAFAM. Eh bien, M. Trump, finalement, fronce les sourcils et menace l'Europe, et la France en particulier, de mesures de rétorsion. Donc, bien évidemment que le mouvement de taxation des GAFAM ne se passera pas en une fois. Mais c'est une longue détermination qu'il faut garder. Il faut garder ce cap-là, sans quoi nous dépendrons demain encore plus qu'aujourd'hui de toutes ces grandes entreprises américaines. Et je crois même que la capitalisation boursière, suite aux annonces de M. Musk, montre que l'État américain est maintenant dépendant d'Elon Musk, dépendant des GAFAM. On le voit par son attitude. Alors, est-ce qu'il fallait recevoir M. Trump en grande pompe ? C'était votre question. »
RFI — Invité politique · Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PSVérifier à 2:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités24 nov. 2025 au 15 juin 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument. Une ambiance. Et puis, je vais continuer sur le fond, puisque vous parlez de souveraineté, ça fait le lien avec notre agenda précédent. Écoutez, M. Glucksmann, qui représente la gauche démocratique, est aussi l'un des meilleurs combattants de la souveraineté européenne. Il a pointé du doigt les accointances d'un certain nombre de partis populistes, le Rassemblement National, pour ne pas le nommer, qui, au Parlement européen, n'a jamais voté les paquets de sanctions finalement à la Russie et alliés aussi avec les amis de M. Orban au Parlement européen, ont bloqué le plan d'aide à l'Ukraine. »
RFI — Invité politique · Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PSVérifier à 5:32Voir 2 autres passages
« Alors, quand je me regarde, je me désole, mais quand je me compare, je me console. Donc, il faut aussi qu'on se console. Les systèmes politiques bloqués en Europe, il y en a plein, et des systèmes parlementaires, il n'y a quasiment que des systèmes parlementaires. On est les seuls à avoir cette monarchie républicaine. Donc, ils ont été abasourdis de constater que la France rentrait dans l'instabilité politique, parce que les institutions de la Ve République, qui sont très fortes, finalement, leur avaient laissé dire que cette crise politique n'était pas possible en France. La deuxième chose, pardon, structurellement, et là, c'est plutôt côté moins, mais il y a un côté plus, à la fin, il y a une belle histoire, c'est l'affaiblissement économique, l'appauvrissement de la France. On vient de traverser une semaine où la France se retrouve dans un PIB dont de la richesse par habitant moindre que l'Italie, c'est la première fois, et dans la même semaine, on vient de découvrir que la France, le PIB par habitant moyen en France, est plus faible que le PIB moyen dans l'Union Européenne. Alors, vous allez dire, ça y est, c'est fini pour nous. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 30:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr qu'il y a... Vous savez, le problème c'est qu'il n'y a structurellement pas de majorité au Parlement européen. Donc maintenant, avant j'expliquais ça, les gens me regardaient avec des yeux tout ronds de quoi ils parlent, ils me parlent chinois, etc. Maintenant, on a vu ce que c'est la tripartition à l'Assemblée nationale. Vous n'avez pas de majorité, vous n'en avez pas. Donc soit vous choisissez de vous replier dans votre superbe et de ne participer à rien, soit vous construisez des compromis. Maintenant, je vais vous répondre très directement. Qu'est-ce qui se passe si on censure la commission von der Leyen ? C'est qui le président de la commission européenne ? Il y en a une majorité qui tous les jours déconstruit le pacte vert, qui tous les jours permet ses accords iniques. C'est la majorité constituée par le PPE et l'ensemble des trois groupes d'extrême droite au Parlement européen. Là, on sera franchement dans l'opposition. Aujourd'hui, on peut garder un certain cadre et garder certaines avancées. Notamment, j'en parle beaucoup, c'est l'un de mes combats. Dans le combat contre les plateformes, je peux vous dire que si le président ou la présidente future de la commission européenne, c'est quelqu'un issu de l'alliance entre la droite et l'extrême droite, ça va être haut en route pour les saloperies chinoises. Donc vous choisissez la solution du moindre mal ? Du moins pire. Mais attention, à bon attendeur, l'actualité se densifie. Avec Raphaël Guzman, nous faisons en sorte que dans le projet de réarmement européen et de soutien à l'Ukraine, il y ait une majorité de produits made in Europe. Si dans le soutien à l'Ukraine, si sur les accords de libre-échange, si sur l'environnement, Mme Van der Leyen, finalement, accrédite ce basculement de fait d'alliance au Parlement européen et les instances européennes, à un moment donné, on la censurera. On ne se l'interdit pas, en tout cas. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 26:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/09/26Vérifier à 6:01
« François Hollande a dit lui-même que si la dynamique était là, il ne serait pas un empêcheur. Je pense qu'il s'est fixé décembre. Je pense qu'en décembre, et Bernard Cazeneuve, et François Hollande, et Raphaël Glucksmann ne soutiendront qu'une seule et même candidature. »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 7:58
« Mais nous, nous ne voulons pas infliger ça aux Français. C'est-à-dire qu'il y a plusieurs candidats. Il y aura un ou une candidate qui sortira. Et pour répondre très nettement à votre question, bien sûr qu'Olivier Faure est légitime à se présenter en tant que Premier secrétaire. C'est l'élection ultime. Mais mes camarades, ceux qui s'engagent dans cette primaire, et je souhaite qu'il y en ait beaucoup, peuvent légitimement se poser deux questions. Quelle est l'équation efficace pour gagner ? Car il ne s'agit pas simplement de témoigner. Et à ce moment-là, ça nous intéresse d'avoir un candidat, Raphaël Guzman, qui a un score à deux chiffres, et qui peut, grâce au booster de cette primaire, se hisser au niveau en tête de la gauche, comme il a déjà fait aux élections européennes, et pourquoi pas au second tour. Donc ça, c'est la première question. La deuxième question, elle est plus politique. Est-ce que nous devons, comme ça, embrassons-nous, folle ville, folâtrer avec les insoumis ? 73% des électeurs socialistes considèrent que Jean-Luc Mélenchon est dangereux, qu'il les inquiète. Eh bien, je crois qu'il faut avoir la grande sagesse de les suivre, et d'avoir une proposition politique claire. Pourquoi ? Eh bien parce que si nous donnons le signal, Jean-Luc Mélenchon, que finalement, certains candidats seraient plus candidats à préserver les postes législatifs qu'il y a à la présidentielle, alors nous validerons Jean-Luc Mélenchon, et il sera lui-même, puisqu'il a du métier au second tour. Je le dis avec force ici à votre antenne, ceux qui ne veulent pas de Marine Le Pen au pouvoir, et elle a un pied et demi déjà à l'Élysée, et qui ont le cœur à gauche, doivent voter, soutenir une formule politique qui permette d'éviter ce drame. M. Mélenchon, allons au bout ! M. Mélenchon est compté depuis au moins deux ans à 30% au second tour, c'est-à-dire que Marine Le Pen l'emporterait à 70%. Raphaël Glucksmann est compté à 45%, donc on n'est pas à la marge d'erreur. Mais le retard se rattrape. Avec M. Mélenchon, il y a une sorte de vote, ça n'est pas le fait de nos prises de position, de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence, du fait de l'essentialisation. Donc je préfère que... »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 3:47
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»
« Oui, mais c'est la différence entre un parti autocratique et un parti démocratique. Vous savez, ensemble, on va plus loin, même si seul, on va plus vite. Et on a décidé d'aller plus loin ensemble, et je pense que le temps que nous prenons, vous savez, fin octobre, mi-octobre, c'est terminé cette histoire-là de primaire. On va rentrer pleinement en campagne. Nous préparons les choses, le débat est public, donc c'est un élément de la campagne. Et quant à la question de Jean-Luc Mélenchon qui serait en dynamique, il est rentré très tôt, comme il est fait chaque année, mi-août, avec les amphis, comme on appelle ça. Il a finalement recueilli des soutiens supplémentaires. Et je constate que depuis la dernière vague de sondage, et l'impression qui est faite par la campagne de Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon est plutôt en régression. D'ailleurs, dans un sondage IFOP, dans l'hypothèse où ce serait Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann... »
RFI — Invité politique · François Kalfon (Place publique): «Il y a une sorte de vote anti-Mélenchon qui s'est enclenché du fait de sa violence»Vérifier à 6:01
« Alors, d'abord, je le dis avec force à nos auditeurs, puisque d'aucuns peuvent être tentés, dans mon entourage familial par Jean-Luc Mélenchon, son dynamisme, sa communication, son narratif. Prendre le ticket, l'omnibus de Mélenchon pour le second tour, c'est assurément, finalement, prendre le ticket final pour Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Quand vous votez Mélenchon... »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 12:07
« Écoutez, il y a plusieurs questions dans votre question. La première question, c'est est-ce qu'il faut, dans la durée, taxer les GAFAM ? Oui, parce qu'en réalité, il gagne, finalement, en Europe, des super profits. Par exemple, demain, avec l'intelligence artificielle, en détruisant de l'emploi, en pillant nos datas, qui ne sont jamais payées. Et tout simplement, tous ces profits partent aux États-Unis. Nous sommes en train de devenir une colonie numérique américaine. Donc, il est temps de rétablir une certaine forme de péréquation. Je constate, par l'attitude extrêmement agréative de M. Trump, qu'il se comporte en employé d'Elon Musk, l'Union européenne, la France veut taxer justement les GAFAM. Eh bien, M. Trump, finalement, fronce les sourcils et menace l'Europe, et la France en particulier, de mesures de rétorsion. Donc, bien évidemment que le mouvement de taxation des GAFAM ne se passera pas en une fois. Mais c'est une longue détermination qu'il faut garder. Il faut garder ce cap-là, sans quoi nous dépendrons demain encore plus qu'aujourd'hui de toutes ces grandes entreprises américaines. Et je crois même que la capitalisation boursière, suite aux annonces de M. Musk, montre que l'État américain est maintenant dépendant d'Elon Musk, dépendant des GAFAM. On le voit par son attitude. Alors, est-ce qu'il fallait recevoir M. Trump en grande pompe ? C'était votre question. »
RFI — Invité politique · Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PSVérifier à 2:54
« Bien sûr, quand vous votez... Mais tous les sondages le disent. Je ne fais que répercuter. Pourquoi ? Parce qu'il a un plafond de verre lié à l'essentialisation qu'il a assumée de faire. Vous ne pouvez pas, à chaque fois qu'on vous interdit à un concert, pointer du doigt le CRIF, le lendemain, insulter un journaliste en expliquant, parce qu'il a un nom à consonance juive, que celui-ci a les poches profondes. Enfin, j'en passe, c'est des meilleurs. Il y a une forme de dieudonisation dans la logique de M. Mélenchon qui est tout à fait insupportable. Pour autant, est-ce que ça m'inquiète ? Ça traduit une chose. Faisons un peu d'analyse. Eh bien, c'est la culture du clash, y compris en politique. Plus personne ne lit. Gutenberg est mort. Ce sont les réseaux sociaux qui l'emportent. Et vous savez que pour émerger sur les réseaux sociaux, il faut tenir chaque jour le propos le plus scandaleux, le plus impactant, ce que fait Jean-Luc Mélenchon. »
Radio J — L'interview politique · François Kalfon - L'interview politique du 30/06/26Vérifier à 12:32
« c'est plutôt consubstantiel de la gauche. Et ma vision du monde et donc de l'Europe dans le monde, c'est plutôt une vision de régulation qu'une vision des vertus du libre-échange. Je peux expliquer pourquoi puisqu'on a peu de temps. Parce que je me souviens à l'époque, le commissaire Lamy qui était socialiste, etc., nous expliquait après la chute du mur de Berlin que pour amener à la démocratie qui est l'ancien bloc de l'Est, qui est la Chine, eh bien, nous les amènerions au droit de l'homme et à la démocratie par le marché. Donc, c'était une promesse. Moi, je n'y croyais pas à l'époque. Mais 20 ans plus tard, qu'est-ce qu'on constate ? On a des régimes autoritaires, des démocraties illibérales parfaitement capitalistes. Et on a même créé en Chine une hybridation de ce qu'il y a de plus mauvais et de plus dur dans le parti communiste chinois et de ce qu'il y a de plus mauvais et de plus dur dans le capitalisme. De sorte que maintenant, nous avons le premier atelier du monde qui, en plus, ne respecte pas les normes sociales qu'il est censé édicter. Donc, je ne crois pas aux vertus civilisatrices. Il y avait même un argument de gauche sur le thème où on va signer des accords de libre-échange avec des pays type BRICS parce que ça permettra leur rattrapage économique. Et comme on est de gauche, eux aussi ont le droit au rattrapage économique. Mais tout ça, pour moi, n'a pas fonctionné. Ensuite, est-ce que je suis contre le marché mondial ? Moi, je suis un socialiste de production et de redistribution. Je pense qu'il faut créer de la richesse et même l'échanger. En soi, je ne suis pas contre. Et puis, bien sûr, qu'il y ait des échanges qui soient équitables. et c'est pourquoi je suis contre l'accord du Mercosur dans son volet agricole, les échanges, on vient de donner un exemple très précis, ne sont pas équitables. Donc, qu'il y ait la possibilité, c'est ce que souhaitait Mme Van der Leyen, de prendre avant un relais, finalement, en Amérique du Sud avec la fermeture du marché américain pour créer un marché de 650 millions de consommateurs alors qu'il y en a 450 millions en Europe, ça pose les problèmes qu'on mentionne. Qu'en Inde, on puisse le faire, je ne dis pas que je suis contre, mais il n'y a pas de volet agricole. Donc, c'est exactement ce qui peut nous poser problème. Il faut qu'ils respectent notre loi, nos lois. Et l'Inde est devenue à la faveur, il y a trois ans de cela, je crois, en 2022, le pays le plus peuplé au monde. Donc, il y a aussi un certain développement économique. Donc, il faut regarder avec discernement cet accord et voir l'équilibre. Mais si vous me reposez la question que vous venez de mentionner à l'instant, est-ce que les socialistes sont fans de ce type d'accord de libre-échange ? Non, je serais fan qu'il y ait un volant coopération, universitaire, scientifique, mais pourquoi pas un volant économique et pas simplement des baisses de barrières douanières. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 20:32
« Et je vous dis une phrase très forte quand même à laquelle j'ai réfléchi parce que maintenant l'extrême droite s'échappe de son trumpisme mais enfin quand même. Il n'y a pas besoin d'être grand clair pour comprendre que quand vous avez une politique de chasse aux immigrés, en tête de gondole de votre programme une xénophobie, eh bien il faut se poser sérieusement la question en cas d'accession de l'extrême droite française au pouvoir, qui sera le ICE français-européen ? La police de l'immigration. Bien sûr. Et quel sera le Minneapolis français ? Est-ce que c'est à Marseille qu'on chassera les migrants et qu'il y aura des morts parce qu'ils passent en voiture à Grenoble ? Je ne sais pas moi. Mais enfin, c'est la même philosophie politique qui imprime les extrêmes droites françaises, M. Zemmour, Mme Marion Maréchal qui d'ailleurs disait que c'était des dégâts collatéraux. Elle a encore défendu l'ICE pas plus tard que cette semaine. donc voter Bardella demain, voter Marine Le Pen demain, ben oui, c'est voter Trump, c'est voter l'ICE et c'est voter le chaos dans le pays et on en a le résultat aujourd'hui aux Etats-Unis dans cette démocratie si ancrée avec la déclaration de droit américaine qui découle directement de la nôtre qu'on n'aurait pas pu croire un seul instant que cette espèce de dérive fasciste de ceux qui ont finalement essayé de prendre le capitole par la force nous ferait basculer ce pays dans ce chaos-là. »
RFI — L'Atelier politique · François Kalfon: «L'Europe a montré qu'elle pouvait faire reculer Donald Trump»Vérifier à 34:58