François Bayrou — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
6 août 2012 au 10 sept. 2026
Questions
1079
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 1079 questions évaluables
Réponse directe
352
Réponse partielle
216
Réponse à côté
491
Refus explicite
20
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 126 à 150 sur 1079
Question 126Instant Porcher | 10 septembre, motion de censure : l'énorme mensonge de Bayrou pour sauver sa peau
quand vous le remettez on est toujours quasiment au même montant on a entre 2,5% à 3% du PIB c'est ça la charge de la dette et c'est la même quasiment depuis une quinzaine vingtaine d'années elle était parfois plus élevée dans les années 90 donc on est en pourcentage en charge de la dette c'est à dire en taux d'intérêt en pourcentage de PIB on est quasiment toujours dans les mêmes montants et ça aussi c'est de la pédagogie et c'est ce qu'on aurait dû rappeler Béroué hier plutôt que de vouloir faire peur
Réponse à côté
le risque suprême c'est de laisser se décomposer le débat public la situation de voir des affrontements des gens qui disent on va tout bloquer et au fond des gens qui pensent que c'est pas si grave que ça monsieur c'est grave je peux pas le dire mieux
« le risque suprême c'est de laisser se décomposer le débat public la situation de voir des affrontements des gens qui disent on va tout bloquer et au fond des gens qui pensent que c'est pas si grave que ça monsieur c'est grave je peux pas le dire mieux »
Le Média — Podcasts · Instant Porcher | 10 septembre, motion de censure : l'énorme mensonge de Bayrou pour sauver sa peau
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées16 juin 2025 au 10 sept. 2026 · 65 observations83 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« inclure également, notamment un Raphaël Glucksmann, par exemple. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 10:38
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
1 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 127Instant Porcher | 10 septembre, motion de censure : l'énorme mensonge de Bayrou pour sauver sa peau
pourquoi on a un déficit encore plus gros ?
Réponse à côté
le risque suprême c'est de laisser se décomposer le débat public la situation de voir des affrontements des gens qui disent on va tout bloquer et au fond des gens qui pensent que c'est pas si grave que ça monsieur c'est grave je peux pas le dire mieux
« le risque suprême c'est de laisser se décomposer le débat public la situation de voir des affrontements des gens qui disent on va tout bloquer et au fond des gens qui pensent que c'est pas si grave que ça monsieur c'est grave je peux pas le dire mieux »
Le Média — Podcasts · Instant Porcher | 10 septembre, motion de censure : l'énorme mensonge de Bayrou pour sauver sa peauVérifier à 18:29
Question 128Instant Porcher | 10 septembre, motion de censure : l'énorme mensonge de Bayrou pour sauver sa peau
quand il s'agit de taxer les plus riches ce n'est plus un danger et ça a toujours été comme ça ça a toujours été comme ça Macron nous a toujours fait le discours de la dette qui serait un danger mais ça ne l'a pas empêché de baisser en plus les impôts de production soit les baisses d'impôts qu'il avait déjà fait etc. Il n'y a pas de problème là-dessus avec toujours cette idée mais ça va relancer l'économie mais là on voit bien que ça ne relance pas l'économie et moi je vous dis là ce qui se passe ce qui se passe là c'est que les prévisions qui sont faites sur la croissance parce qu'ils font des coupes et ils font des prévisions sur la croissance et donc sur la croissance c'est-à-dire sur les futures rentrées fiscales et bien elles vont être démenties par les faits comme la dernière fois c'est-à-dire que les mecs font des prévisions puis ils arrivent en automne et les chiffres ne sont pas ce qu'ils avaient prévu et donc on a un déficit encore plus gros et là on cherche
Réponse à côté
le risque suprême c'est de laisser se décomposer le débat public la situation de voir des affrontements des gens qui disent on va tout bloquer et au fond des gens qui pensent que c'est pas si grave que ça monsieur c'est grave je peux pas le dire mieux
« le risque suprême c'est de laisser se décomposer le débat public la situation de voir des affrontements des gens qui disent on va tout bloquer et au fond des gens qui pensent que c'est pas si grave que ça monsieur c'est grave je peux pas le dire mieux »
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Question 129"Faire payer les plus favorisés" : les archives accablent le plan d'austérité de Bayrou
Les autres pensent, en général, pensent naturellement ou par obligation ils pensent qu'il faut couper dans les dépenses. Bayrou a aussi changé d'avis sur les franchises payées par les patients. Un reste à charge forfaitaire annuel qui pourrait doubler en 2026 en passant de 50 à 100 euros et pour les médicaments, être payé directement en pharmacie. De quoi inquiéter le François Bayrou de 2007 ?
Réponse à côté
La possibilité, elle repart, mais c'est pareil aussi dans l'industrie, toutes les petites boîtes, elles n'en peuvent plus, mais écoutez ce qu'on vous dit dans la rue.
« La possibilité, elle repart, mais c'est pareil aussi dans l'industrie, toutes les petites boîtes, elles n'en peuvent plus, mais écoutez ce qu'on vous dit dans la rue. »
Le Média — Podcasts · "Faire payer les plus favorisés" : les archives accablent le plan d'austérité de BayrouVérifier à 11:11
Question 130"Faire payer les plus favorisés" : les archives accablent le plan d'austérité de Bayrou
Écoutez-le expliquer les raisons de son indignation. L'annonce par François Fillon de la mise en place d'une franchise en matière de soins médicaux est un motif de grave souci pour beaucoup de familles. Le montant qui a été évoqué quand cette idée a été avancée est de 75 euros. Il y a beaucoup de familles pour qui 75 euros, c'est beaucoup d'argent. Il y a beaucoup de familles qui calculent leur budget à l'euro près. Et pas seulement parmi les pauvres, comme on dit, mais aussi parmi ceux qui travaillent et qui n'ont pas un gros salaire, parmi les femmes seules avec enfants. Et ceux-là, comment feront-ils quand ils seront malades s'ils doivent avouer aux médecins qu'ils n'ont pas de quoi le payer ?
Réponse à côté
La possibilité, elle repart, mais c'est pareil aussi dans l'industrie, toutes les petites boîtes, elles n'en peuvent plus, mais écoutez ce qu'on vous dit dans la rue.
« La possibilité, elle repart, mais c'est pareil aussi dans l'industrie, toutes les petites boîtes, elles n'en peuvent plus, mais écoutez ce qu'on vous dit dans la rue. »
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Question 131Conclave des retraites : fumée noire en perspective
Si les chapagnés vous dites que c'est le patronat qui bloque, le patronat va vous dire que c'est les syndicaux qui bloquent ?
Réponse à côté
Écoutez, nous on a fait beaucoup de concessions. On voit aujourd'hui qu'on n'arrive pas à se mettre d'accord sur l'âge de départ à la retraite, les fameux 64 ans. Le Premier ministre avait dit que s'il n'y avait pas d'accord total, il pouvait y avoir des accords partiels qui seraient retranscrits dans la loi. Donc aujourd'hui, on sait qu'on ne fera pas bouger les 64 ans dans le cadre du conclave et que sûrement les 64 ans seront une discussion qui se poursuivront au Parlement et sûrement dans la campagne présidentielle qui va arriver dans moins d'un an. À côté de ça... En deux ans quand même. Enfin, la campagne va commencer. La campagne, non, et puis l'élection... On est toujours en pré-cam…
« Écoutez, nous on a fait beaucoup de concessions. On voit aujourd'hui qu'on n'arrive pas à se mettre d'accord sur l'âge de départ à la retraite, les fameux 64 ans. Le Premier ministre avait dit que s'il n'y avait pas d'accord total, il pouvait y avoir des accords partiels qui seraient retranscrits dans la loi. Donc aujourd'hui, on sait qu'on ne fera pas bouger les 64 ans dans le cadre du conclave et que sûrement les 64 ans seront une discussion qui se poursuivront au Parlement et sûrement dans la campagne présidentielle qui va arriver dans moins d'un an. À côté de ça... En deux ans quand même. Enfin, la campagne va commencer. La campagne, non, et puis l'élection... On est toujours en pré-campagne en France. Voilà. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 2:36Voir 1 autre passage
« Mais à côté de ça, il y a des sujets qui sont cruciaux. La pénibilité, je pense que ça parle aux personnes qui nous écoutent. Les droits familiaux, ça parle. L'âge d'annulation de la décote, ça parle. L'emploi des seniors, ça parle. Et sur ces sujets-là, honnêtement, on doit pouvoir trouver un accord. Il faut encore un geste du patronat. Sur la pénibilité, par exemple, ils ont avancé sur la partie prévention, qui est un sujet important, parce que pour pouvoir travailler plus longtemps... Avec un compte professionnel, c'est ça ? Oui, et puis avec la réintégration de certains critères, aujourd'hui, les vibrations, les postures difficiles, les charges lourdes ne sont plus pris en compte dans la pénibilité. Et le patronat est prêt à faire un geste pour que ce soit à nouveau pris en compte, mais simplement dans le cadre d'une prévention et donc de possibilité d'avoir des formations ou des reconversions, faire des travaux moins pénibles. Nous, ce qu'on demande aussi, c'est que comme d'autres critères de pénibilité, ce soit pris en compte pour pouvoir avoir un départ anticipé. Donc, il faut qu'ils bougent sur ça et qu'ils acceptent l'âge d'annulation de la décote à 66 ans. Dans ce cadre-là, on peut avoir un accord partiel et sortir tous grandis de ce conclave qui démontrera qu'on n'a pas passé du temps pour rien et qu'on a abouti à améliorer la loi d'Elisabeth Borne. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 3:17
Question 132Conclave des retraites : fumée noire en perspective
Tout est possible. Et donc, ce conclave qui va, encore une fois, se réunir aujourd'hui à la CFTC, comment identifiez-vous ces mesures que vous souhaitez prendre ?
Réponse partielle
Oui, la doctrine sociale de l'Église, pour nous, est très importante. C'est un peu notre boussole. Et c'est justement pour ça qu'on veut, sur un, être réformiste et responsable. C'est la doctrine. Et que donc, on ne nie pas, nous, qu'il y a un problème de déficit et de financement dans notre régime de retraite. On veut que ce soit juste et équitable. Et c'est pour ça que, depuis le départ, on dit qu'on doit faire un effort. Mais il faut que tout le monde fasse l'effort. Il y a une notion qui est importante. C'est le bien commun et l'acceptabilité. Et donc, le bien commun nécessite que l'État fasse des économies. Parce que, je rappelle quand même que, sur certaines exonérations où l'État s'é…
« Oui, la doctrine sociale de l'Église, pour nous, est très importante. C'est un peu notre boussole. Et c'est justement pour ça qu'on veut, sur un, être réformiste et responsable. C'est la doctrine. Et que donc, on ne nie pas, nous, qu'il y a un problème de déficit et de financement dans notre régime de retraite. On veut que ce soit juste et équitable. Et c'est pour ça que, depuis le départ, on dit qu'on doit faire un effort. Mais il faut que tout le monde fasse l'effort. Il y a une notion qui est importante. C'est le bien commun et l'acceptabilité. Et donc, le bien commun nécessite que l'État fasse des économies. Parce que, je rappelle quand même que, sur certaines exonérations où l'État s'était engagé de faire des compensations, le compte n'y est pas. Il manque 5 milliards d'euros par an. Vous pensez à quoi, en particulier ? Des exonérations dues aux cotisations maladie, des exonérations données aux entreprises, dont il a été dit dès le départ que ce sont des exonérations dans le cadre d'améliorer l'emploi, mais que l'État compenserait intégralement ces exonérations dans le régime. Ils ont compensé partiellement, ce qui est souvent le cas. Il manque entre 4 et 5 milliards d'exonérations, de compensation, d'exonérations. Donc, après, c'est quand même compliqué de venir nous dire et de dire aux Français, que le régime est déficitaire quand l'État ne respecte pas ses engagements. Il faut que les entreprises jouent le jeu. Le rapport du corps nous montre qu'entre 2014 et 2024, les exonérations de cotisations, donc un manque de rentrée d'argent, a été multiplié par 4 en 10 ans. 77 milliards d'euros. Donc, il faut bien que l'effort soit fait là aussi. Et nous, on fera notre dose d'effort. Et donc, vous attendez que le patronat fasse un peu d'effort aujourd'hui en synthèse ? Oui, parce que nous, on en a fait beaucoup. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 15:38
Question 133Conclave des retraites : fumée noire en perspective
Qui est prêt à faire des économies ?
Réponse directe
Je crois que pour que ce soit accepté et que ce soit juste, il faut que tout le monde participe de manière juste et équitable. À la CFTC, et je crois qu'on a pris nos responsabilités, on a fait à la fois des propositions et des concessions fortes. On était prêt à avoir une participation des salariés à travers la cotisation. On était prêt à discuter d'un étage supplémentaire de capitalisation. Non pas pour remettre en cause le système par répartition, mais pour faire un étage supplémentaire qui permettait d'avoir des retraites plus importantes. On a évoqué la possibilité, et d'ailleurs dans le conclave, on en parle, d'avoir une augmentation de la participation des retraités qui seraient comp…
« Je crois que pour que ce soit accepté et que ce soit juste, il faut que tout le monde participe de manière juste et équitable. À la CFTC, et je crois qu'on a pris nos responsabilités, on a fait à la fois des propositions et des concessions fortes. On était prêt à avoir une participation des salariés à travers la cotisation. On était prêt à discuter d'un étage supplémentaire de capitalisation. Non pas pour remettre en cause le système par répartition, mais pour faire un étage supplémentaire qui permettait d'avoir des retraites plus importantes. On a évoqué la possibilité, et d'ailleurs dans le conclave, on en parle, d'avoir une augmentation de la participation des retraités qui seraient compensées. Donc ça ne leur coûterait quasiment rien, puisque les retraités, en fait très peu de gens le savent, mais participent à 1% d'une cotisation maladie qui est payée à l'Agircarco, le régime complémentaire. Et donc comme l'Agircarco est largement bénéficiaire des 83 milliards de réserves aujourd'hui, on propose que ce 1%-là, on le retire de l'Agircarco et qu'on le mette dans le régime général. Donc c'est presque un jeu à somme nulle pour les retraités, sauf que ça fait du bien, ça fait 4 milliards d'euros qui rentrent. C'est un geste de l'Agircarco pour l'État en fait. Oui, et donc c'est un geste des partenaires sociaux, puisque c'est les partenaires sociaux qui gèrent l'Agircarco. Donc ça veut dire qu'il y a une cotisation qui augmenterait pour les retraités dans le régime général, mais qui serait quasi intégralement annulée dans leur cotisation Agircarco. Donc ça serait un jeu à somme nulle, mais qui ferait rentrer 4 milliards dans le régime général. Donc vous voyez, on a fait des propositions pour le financement, on a fait des concessions, et en face on a un patronat qui, eux, nous dit, on ne met pas un seul euro. On ne peut pas demander aux actifs et aux inactifs, donc actifs et retraités, de faire un petit effort, si l'État n'en fait pas un, et si les entreprises n'en font pas un. Pour qu'une mesure soit juste et qu'un effort soit acceptable, il faut que tout le monde participe, et en premier lieu, l'État et les entreprises. Pourra-t-il y avoir aujourd'hui un accord sans effort, justement, du patronat ? Pour qu'il y ait un accord aujourd'hui, il faut deux choses. Il faut que le patronat fasse un effort sur la pénibilité dans les départs anticipés dus à des critères de pénibilité. L'effort a été fait sur la prévention, il manque un effort sur la réparation. Et la deuxième chose, pour avoir la signature de la CFTC, il faut que l'âge d'annulation de la décote, qui est aujourd'hui fixée à 67 ans, soit à 66 ans. S'il y a ces deux choses-là, un accord partiel est possible. La question des 64 ans sera la question qui sera une question politique de la prochaine présidentielle. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 9:30
Question 134Conclave des retraites : fumée noire en perspective
C'est-à-dire que vous aviez des locaux dans le ministère, tous les syndicats côte à côte, avec le MEDEF, le CPME ?
Réponse partielle
On avait une aile avec des bureaux pour justement, en dehors des réunions officielles, pouvoir continuer à travailler, à se parler, à discuter.
« On avait une aile avec des bureaux pour justement, en dehors des réunions officielles, pouvoir continuer à travailler, à se parler, à discuter. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 4:59
Question 135Conclave des retraites : fumée noire en perspective
Conclave interne très ecclésial repris par le Premier ministre François Bayrou, constatant l'impasse de la réforme des retraites votée en 2023. Le Premier ministre a donc proposé aux syndicats et aux patronats de se réunir depuis février pour négocier une deuxième version de cette loi controversée, inspirée de la réunion des cardinaux pour élire le pape. Ces discussions à huis clos ou presque arrivent aujourd'hui à leur terme. Pénibilité, usure professionnelle, emploi des seniors et bien sûr l'inévitable question de l'âge de départ. Les échanges semblent se herter au vaste problème du financement du système. Le déficit annoncé dépasse les 6 milliards d'euros à l'horizon 2030. Pour en parler, je reçois ce matin l'un des acteurs de ces échanges, Cyril Chabagné. Bonjour. Bonjour. Vous êtes président de la CFTC. Merci d'avoir accepté notre invitation. Alors ce soir, la fumée sera-t-elle blanche ou noire ?
Réponse directe
Écoutez, ce matin, je ne peux pas vous dire encore si la fumée sera blanche ou noire. Il faut qu'il y ait encore certaines avancées du patronat pour qu'on puisse arriver à un accord. Donc au moment où je vous parle, ces avancées ne sont pas là, donc la fumée est noire. C'est le patronat qui bloque à l'heure où on se parle ? Oui, puisque nous avons fait des propositions pour avancer sur certains sujets qui sont capitaux. La pénibilité, notre objectif est de pouvoir faire partir beaucoup plus de monde avant les 64 ans pour des raisons de pénibilité. Et surtout, avoir une réforme plus juste, c'est-à-dire que ce soit les personnes qui ont les métiers les plus difficiles et qui partent le plus t…
« Écoutez, ce matin, je ne peux pas vous dire encore si la fumée sera blanche ou noire. Il faut qu'il y ait encore certaines avancées du patronat pour qu'on puisse arriver à un accord. Donc au moment où je vous parle, ces avancées ne sont pas là, donc la fumée est noire. C'est le patronat qui bloque à l'heure où on se parle ? Oui, puisque nous avons fait des propositions pour avancer sur certains sujets qui sont capitaux. La pénibilité, notre objectif est de pouvoir faire partir beaucoup plus de monde avant les 64 ans pour des raisons de pénibilité. Et surtout, avoir une réforme plus juste, c'est-à-dire que ce soit les personnes qui ont les métiers les plus difficiles et qui partent le plus tôt à la retraite. Ce qui n'est pas forcément le cas aujourd'hui. Nous avons un sujet sur les droits familiaux et en particulier sur les femmes qui ont des enfants et donc des trimestres supplémentaires. Que ce soit mieux pris en compte sur ça, on est à peu près d'accord. Et puis, il y a aussi le sujet de l'âge d'annulation de la décote qui est très important, puisque vous savez aujourd'hui qu'on parle beaucoup des 64 ans. Mais lorsqu'on n'a pas ces trimestres, nous avons une retraite à taux plein à 67 ans et nous sommes en pourparlers pour le faire baisser à 66, ce qui permettrait de faire partir 120 000 personnes un an plus tôt. Et particulièrement des femmes, parce que sur ces 120 000 personnes, on a 85 000 femmes, parce que malheureusement, ce sont les femmes qui ont le plus souvent des carrières hachées et donc qui n'ont pas la totalité de leur trimestre. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 1:06
Question 136Conclave des retraites : fumée noire en perspective
Cyril Jabagné, ce n'est pas vous directement qui prenez part à ce conclave, c'est votre négociatrice. Elle a affirmé il y a quelques jours qu'on ne peut pas avoir un accord à trois, il faut un accord à cinq. Vous souscrivez à cela ?
Réponse directe
Oui, alors... Oui, aujourd'hui nous avons deux organisations patronales et trois organisations syndicales qui sont dans ce conclave. L'idéal, évidemment, est de trouver un accord à cinq. Ensuite, je rappelle quand même, je précise que ce n'est pas tout à fait un accord. On n'est pas dans le cadre d'une négociation officielle avec un accord national interprofessionnel. C'est un cadre un peu hybride. Donc ça va être un relevé de décisions avec des propositions acceptées par tous. Et dans ce cadre-là, rien n'empêcherait d'ailleurs les trois organisations syndicales de faire des propositions. Ensuite, c'est à la main du gouvernement et du Parlement d'aller piocher, d'aller reprendre ce qu'ils s…
« Oui, alors... »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 12:13Voir 1 autre passage
« Oui, aujourd'hui nous avons deux organisations patronales et trois organisations syndicales qui sont dans ce conclave. L'idéal, évidemment, est de trouver un accord à cinq. Ensuite, je rappelle quand même, je précise que ce n'est pas tout à fait un accord. On n'est pas dans le cadre d'une négociation officielle avec un accord national interprofessionnel. C'est un cadre un peu hybride. Donc ça va être un relevé de décisions avec des propositions acceptées par tous. Et dans ce cadre-là, rien n'empêcherait d'ailleurs les trois organisations syndicales de faire des propositions. Ensuite, c'est à la main du gouvernement et du Parlement d'aller piocher, d'aller reprendre ce qu'ils souhaitent reprendre. Mais je pense que sur un sujet aussi important, dans un moment où les politiques se déchirent, n'arrivent jamais à trouver le moindre compromis, si les partenaires sociaux qui l'ont montré encore très récemment en signant toute une série d'accords nationaux interprofessionnels, si on arrivait à trouver un accord sur ce sujet-là, je pense qu'on montrerait que les partenaires sociaux sont beaucoup plus responsables que les politiques dans notre société. Mais ce dont je ne doute pas. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 12:19
Question 137Conclave des retraites : fumée noire en perspective
Quelle est la base sur laquelle vous vous appuyez ?
Réponse directe
Oui, la doctrine sociale de l'Église, pour nous, est très importante. C'est un peu notre boussole. Et c'est justement pour ça qu'on veut, sur un, être réformiste et responsable. C'est la doctrine. Et que donc, on ne nie pas, nous, qu'il y a un problème de déficit et de financement dans notre régime de retraite. On veut que ce soit juste et équitable. Et c'est pour ça que, depuis le départ, on dit qu'on doit faire un effort. Mais il faut que tout le monde fasse l'effort. Il y a une notion qui est importante. C'est le bien commun et l'acceptabilité. Et donc, le bien commun nécessite que l'État fasse des économies. Parce que, je rappelle quand même que, sur certaines exonérations où l'État s'é…
« Oui, la doctrine sociale de l'Église, pour nous, est très importante. C'est un peu notre boussole. Et c'est justement pour ça qu'on veut, sur un, être réformiste et responsable. C'est la doctrine. Et que donc, on ne nie pas, nous, qu'il y a un problème de déficit et de financement dans notre régime de retraite. On veut que ce soit juste et équitable. Et c'est pour ça que, depuis le départ, on dit qu'on doit faire un effort. Mais il faut que tout le monde fasse l'effort. Il y a une notion qui est importante. C'est le bien commun et l'acceptabilité. Et donc, le bien commun nécessite que l'État fasse des économies. Parce que, je rappelle quand même que, sur certaines exonérations où l'État s'était engagé de faire des compensations, le compte n'y est pas. Il manque 5 milliards d'euros par an. Vous pensez à quoi, en particulier ? Des exonérations dues aux cotisations maladie, des exonérations données aux entreprises, dont il a été dit dès le départ que ce sont des exonérations dans le cadre d'améliorer l'emploi, mais que l'État compenserait intégralement ces exonérations dans le régime. Ils ont compensé partiellement, ce qui est souvent le cas. Il manque entre 4 et 5 milliards d'exonérations, de compensation, d'exonérations. Donc, après, c'est quand même compliqué de venir nous dire et de dire aux Français, que le régime est déficitaire quand l'État ne respecte pas ses engagements. Il faut que les entreprises jouent le jeu. Le rapport du corps nous montre qu'entre 2014 et 2024, les exonérations de cotisations, donc un manque de rentrée d'argent, a été multiplié par 4 en 10 ans. 77 milliards d'euros. Donc, il faut bien que l'effort soit fait là aussi. Et nous, on fera notre dose d'effort. Et donc, vous attendez que le patronat fasse un peu d'effort aujourd'hui en synthèse ? Oui, parce que nous, on en a fait beaucoup. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 15:38
Question 138Conclave des retraites : fumée noire en perspective
Si un accord ou un semblant d'accord est trouvé entre syndicat et patronat, il faut maintenant qu'il soit soumis à l'Assemblée. Pourrait-il y avoir un blocage politique ?
Réponse directe
On n'est pas à l'abri. Les politiques prendront leurs responsabilités. Mais je pense que dans le moment actuel où tout est très compliqué à l'Assemblée nationale, un accord qui serait à la fois validé par des organisations syndicales majoritaires et par le patronat, il me paraît difficile ou un peu irresponsable pour des politiques de ne pas le reprendre et le valider. Je ne crois pas que ça les grandirait de faire ça. Mais vous savez, vu ce qui se passe aujourd'hui au Parlement, très honnêtement, tout est possible.
« On n'est pas à l'abri. Les politiques prendront leurs responsabilités. Mais je pense que dans le moment actuel où tout est très compliqué à l'Assemblée nationale, un accord qui serait à la fois validé par des organisations syndicales majoritaires et par le patronat, il me paraît difficile ou un peu irresponsable pour des politiques de ne pas le reprendre et le valider. Je ne crois pas que ça les grandirait de faire ça. Mais vous savez, vu ce qui se passe aujourd'hui au Parlement, très honnêtement, tout est possible. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 14:47
Question 139Conclave des retraites : fumée noire en perspective
Le problème est toujours le même, le financement. Qui est prêt à payer ?
Réponse directe
Je crois que pour que ce soit accepté et que ce soit juste, il faut que tout le monde participe de manière juste et équitable. À la CFTC, et je crois qu'on a pris nos responsabilités, on a fait à la fois des propositions et des concessions fortes. On était prêt à avoir une participation des salariés à travers la cotisation. On était prêt à discuter d'un étage supplémentaire de capitalisation. Non pas pour remettre en cause le système par répartition, mais pour faire un étage supplémentaire qui permettait d'avoir des retraites plus importantes. On a évoqué la possibilité, et d'ailleurs dans le conclave, on en parle, d'avoir une augmentation de la participation des retraités qui seraient comp…
« Je crois que pour que ce soit accepté et que ce soit juste, il faut que tout le monde participe de manière juste et équitable. À la CFTC, et je crois qu'on a pris nos responsabilités, on a fait à la fois des propositions et des concessions fortes. On était prêt à avoir une participation des salariés à travers la cotisation. On était prêt à discuter d'un étage supplémentaire de capitalisation. Non pas pour remettre en cause le système par répartition, mais pour faire un étage supplémentaire qui permettait d'avoir des retraites plus importantes. On a évoqué la possibilité, et d'ailleurs dans le conclave, on en parle, d'avoir une augmentation de la participation des retraités qui seraient compensées. Donc ça ne leur coûterait quasiment rien, puisque les retraités, en fait très peu de gens le savent, mais participent à 1% d'une cotisation maladie qui est payée à l'Agircarco, le régime complémentaire. Et donc comme l'Agircarco est largement bénéficiaire des 83 milliards de réserves aujourd'hui, on propose que ce 1%-là, on le retire de l'Agircarco et qu'on le mette dans le régime général. Donc c'est presque un jeu à somme nulle pour les retraités, sauf que ça fait du bien, ça fait 4 milliards d'euros qui rentrent. C'est un geste de l'Agircarco pour l'État en fait. Oui, et donc c'est un geste des partenaires sociaux, puisque c'est les partenaires sociaux qui gèrent l'Agircarco. Donc ça veut dire qu'il y a une cotisation qui augmenterait pour les retraités dans le régime général, mais qui serait quasi intégralement annulée dans leur cotisation Agircarco. Donc ça serait un jeu à somme nulle, mais qui ferait rentrer 4 milliards dans le régime général. Donc vous voyez, on a fait des propositions pour le financement, on a fait des concessions, et en face on a un patronat qui, eux, nous dit, on ne met pas un seul euro. On ne peut pas demander aux actifs et aux inactifs, donc actifs et retraités, de faire un petit effort, si l'État n'en fait pas un, et si les entreprises n'en font pas un. Pour qu'une mesure soit juste et qu'un effort soit acceptable, il faut que tout le monde participe, et en premier lieu, l'État et les entreprises. Pourra-t-il y avoir aujourd'hui un accord sans effort, justement, du patronat ? Pour qu'il y ait un accord aujourd'hui, il faut deux choses. Il faut que le patronat fasse un effort sur la pénibilité dans les départs anticipés dus à des critères de pénibilité. L'effort a été fait sur la prévention, il manque un effort sur la réparation. Et la deuxième chose, pour avoir la signature de la CFTC, il faut que l'âge d'annulation de la décote, qui est aujourd'hui fixée à 67 ans, soit à 66 ans. S'il y a ces deux choses-là, un accord partiel est possible. La question des 64 ans sera la question qui sera une question politique de la prochaine présidentielle. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 9:30
Question 140Conclave des retraites : fumée noire en perspective
Est-ce que, par exemple, la doctrine sociale de l'Église constitue encore un corpus sur lequel vous vous appuyez ?
Réponse directe
Oui, la doctrine sociale de l'Église, pour nous, est très importante. C'est un peu notre boussole. Et c'est justement pour ça qu'on veut, sur un, être réformiste et responsable. C'est la doctrine. Et que donc, on ne nie pas, nous, qu'il y a un problème de déficit et de financement dans notre régime de retraite. On veut que ce soit juste et équitable. Et c'est pour ça que, depuis le départ, on dit qu'on doit faire un effort. Mais il faut que tout le monde fasse l'effort. Il y a une notion qui est importante. C'est le bien commun et l'acceptabilité. Et donc, le bien commun nécessite que l'État fasse des économies. Parce que, je rappelle quand même que, sur certaines exonérations où l'État s'é…
« Oui, la doctrine sociale de l'Église, pour nous, est très importante. C'est un peu notre boussole. Et c'est justement pour ça qu'on veut, sur un, être réformiste et responsable. C'est la doctrine. Et que donc, on ne nie pas, nous, qu'il y a un problème de déficit et de financement dans notre régime de retraite. On veut que ce soit juste et équitable. Et c'est pour ça que, depuis le départ, on dit qu'on doit faire un effort. Mais il faut que tout le monde fasse l'effort. Il y a une notion qui est importante. C'est le bien commun et l'acceptabilité. Et donc, le bien commun nécessite que l'État fasse des économies. Parce que, je rappelle quand même que, sur certaines exonérations où l'État s'était engagé de faire des compensations, le compte n'y est pas. Il manque 5 milliards d'euros par an. Vous pensez à quoi, en particulier ? Des exonérations dues aux cotisations maladie, des exonérations données aux entreprises, dont il a été dit dès le départ que ce sont des exonérations dans le cadre d'améliorer l'emploi, mais que l'État compenserait intégralement ces exonérations dans le régime. Ils ont compensé partiellement, ce qui est souvent le cas. Il manque entre 4 et 5 milliards d'exonérations, de compensation, d'exonérations. Donc, après, c'est quand même compliqué de venir nous dire et de dire aux Français, que le régime est déficitaire quand l'État ne respecte pas ses engagements. Il faut que les entreprises jouent le jeu. Le rapport du corps nous montre qu'entre 2014 et 2024, les exonérations de cotisations, donc un manque de rentrée d'argent, a été multiplié par 4 en 10 ans. 77 milliards d'euros. Donc, il faut bien que l'effort soit fait là aussi. Et nous, on fera notre dose d'effort. Et donc, vous attendez que le patronat fasse un peu d'effort aujourd'hui en synthèse ? Oui, parce que nous, on en a fait beaucoup. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 15:38
Question 141Conclave des retraites : fumée noire en perspective
Ça a marché dans les couloirs ?
Réponse directe
Alors, pas beaucoup, parce qu'il n'y avait pas beaucoup de monde qui était forcément présent. Je crois qu'on a été les plus assidus dans ces bureaux, mais on ne peut pas trop discuter tout seul. Donc, on a été relativement enfermés, mais enfin, on pouvait quand même sortir le soir, donc... Contrairement aux cardinaux. Contrairement aux cardinaux. Mais c'est clair que lorsqu'on a un temps de négociation trop long, il y a souvent beaucoup de postures, de jeux d'opposition, et on voit régulièrement qu'on avance plus dans la dernière semaine que dans les trois mois qui précèdent. Donc, moi, je suis assez partisan de négociations assez courtes, assez intenses, qui évitent des semaines et des sem…
« Alors, pas beaucoup, parce qu'il n'y avait pas beaucoup de monde qui était forcément présent. Je crois qu'on a été les plus assidus dans ces bureaux, mais on ne peut pas trop discuter tout seul. Donc, on a été relativement enfermés, mais enfin, on pouvait quand même sortir le soir, donc... Contrairement aux cardinaux. Contrairement aux cardinaux. Mais c'est clair que lorsqu'on a un temps de négociation trop long, il y a souvent beaucoup de postures, de jeux d'opposition, et on voit régulièrement qu'on avance plus dans la dernière semaine que dans les trois mois qui précèdent. Donc, moi, je suis assez partisan de négociations assez courtes, assez intenses, qui évitent des semaines et des semaines de postures inutiles. La CFTC portera-t-elle désormais le conclave comme mode de discussion ? En tout cas, c'est un mode de discussion qui est intéressant, qui est plus court, qui est plus intense. Et le fait de pouvoir avoir des locaux les uns à côté des autres et pouvoir avoir des échanges qui se poursuivent, ou en tout cas, de pouvoir se rencontrer et discuter à tout moment, et non pas simplement dans des réunions d'une demi-journée officielle et après ne plus avoir de contact pendant une semaine, je trouve que c'est plutôt intéressant, parce qu'on sait que dans toute négociation, tout ce qui se passe en off est souvent au moins aussi important, voire plus important que la réunion officielle. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 5:09
Question 142Conclave des retraites : fumée noire en perspective
Depuis février, plusieurs organisations ont d'ores et déjà quitté la table de négociation, je pense notamment à la Force Ouvrière et à la CGT. Qu'est-ce qui vous a fait rester ?
Réponse directe
Ce qui nous fait rester, c'est que le deal de départ, il est clair. Si on ne discute pas et si on ne se met pas d'accord, c'est la réforme borne qui s'applique dans sa totalité. Donc on ne peut pas avoir dit que cette réforme était injuste et ne pas essayer jusqu'au bout de l'améliorer. Donc on sait qu'on n'arrivera pas à améliorer tous les points. On sait qu'aujourd'hui, les 64 ans ne seront pas modifiés dans le cadre du conclave. Le combat continue ailleurs et c'est un combat politique. Mais faire des améliorations importantes sur la pénibilité qui pourraient faire partir jusqu'à 500 000 personnes par an en départ anticipé. Faire l'âge d'annulation de la décote à 66 ans, ça représente 110…
« Ce qui nous fait rester, c'est que le deal de départ, il est clair. Si on ne discute pas et si on ne se met pas d'accord, c'est la réforme borne qui s'applique dans sa totalité. Donc on ne peut pas avoir dit que cette réforme était injuste et ne pas essayer jusqu'au bout de l'améliorer. Donc on sait qu'on n'arrivera pas à améliorer tous les points. On sait qu'aujourd'hui, les 64 ans ne seront pas modifiés dans le cadre du conclave. Le combat continue ailleurs et c'est un combat politique. Mais faire des améliorations importantes sur la pénibilité qui pourraient faire partir jusqu'à 500 000 personnes par an en départ anticipé. Faire l'âge d'annulation de la décote à 66 ans, ça représente 110 000 personnes qui gagneraient un an de départ anticipé chaque année. Si on arrive à bouger sur ça, ce n'est pas des petites mesurettes ou rien du tout, c'est des choses importantes. Et moi, si au bout du bout, j'arrive à faire partir, sans avoir changé l'âge légal, mais faire partir à peu près 500 ou 600 000 personnes de manière anticipée du fait de la pénibilité ou de l'âge d'annulation de la décote, je pense que je n'aurais pas passé trois mois pour rien et que j'aurais fait mon job, en tout cas, d'améliorer cette réforme. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 13:30
Question 143Conclave des retraites : fumée noire en perspective
Les leaders syndicaux, les leaders patronaux ?
Réponse à côté
Alors, on a été réunis puisque le Premier ministre a donné des locaux à Venue du Quenne, donc dans le ministère du Travail, pour vraiment...
« Alors, on a été réunis puisque le Premier ministre a donné des locaux à Venue du Quenne, donc dans le ministère du Travail, pour vraiment... »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 4:44
Question 144Conclave des retraites : fumée noire en perspective
Hier, le Premier ministre a fait une nouvelle annonce, une prime versée aux salariés seniors qui acceptent de travailler plus longtemps. Alors déjà, certains syndicats ont dit avoir appris cette annonce par voix de presse. Est-ce que c'est votre cas ?
Réponse directe
Moi, je l'ai appris directement dans le bureau du Premier ministre, parce que j'étais reçu hier pour justement parler du conclave. Vous saluez cette mesure ? Non, c'est une mesure que j'ai du mal à comprendre, parce que l'enjeu principal, c'est pas de faire travailler plus longtemps les personnes qui ont la totalité de leur trimestre de cotisation et qui peuvent partir en retraite. C'est ce qui permet de faire des économies. Oui, mais il y a déjà le cumul emploi retraite qui est possible dans notre pays. Alors oui, ça peut faire quelques économies, puisque l'idée en fait, c'est que la personne qui peut partir à la retraite ne part pas, donc elle continue à avoir son salaire et elle pourrait…
« Moi, je l'ai appris directement dans le bureau du Premier ministre, parce que j'étais reçu hier pour justement parler du conclave. Vous saluez cette mesure ? Non, c'est une mesure que j'ai du mal à comprendre, parce que l'enjeu principal, c'est pas de faire travailler plus longtemps les personnes qui ont la totalité de leur trimestre de cotisation et qui peuvent partir en retraite. C'est ce qui permet de faire des économies. Oui, mais il y a déjà le cumul emploi retraite qui est possible dans notre pays. Alors oui, ça peut faire quelques économies, puisque l'idée en fait, c'est que la personne qui peut partir à la retraite ne part pas, donc elle continue à avoir son salaire et elle pourrait toucher 10% de sa retraite si elle avait fait valoir ses droits. Donc c'est une prime. Je ne suis pas certain que 10% du montant de sa retraite... Vous savez, quand vous partez à la retraite, vous avez à peu près les deux tiers de votre salaire lorsque vous étiez actif. 10% de ces deux tiers de salaire, je ne suis pas certain pour des personnes qui sont proches du SMIC, que ça va forcément beaucoup les motiver, mais c'est surtout que l'enjeu n'est pas là. L'enjeu, c'est de trouver et de faire travailler les seniors qui sont à quelques années de la retraite. On sait que la grande difficulté de notre pays, c'est qu'entre 59 et 63 ans, c'est-à-dire ce qu'on appelle vraiment l'emploi des seniors, nous avons 50% des personnes qui ne sont plus en activité. Une personne sur deux qui arrive à la retraite n'était plus en activité. Soit chômage, soit invalidité, incapacité, soit maladie. Et on a un taux d'activité qui est 10 points moins important que nos principaux voisins européens. Donc ça, c'est très important. Et d'ailleurs, si on gagne ce combat-là, c'est entre 6 et 8 milliards d'euros qui rentrent dans les caisses. Donc, indirectement... La totalité de ce qu'on cherche, d'ailleurs, on cherche 6 milliards. La totalité de ce qu'on cherche, et je ne dis pas de faire travailler tout le monde, si simplement on était dans le même taux, c'est-à-dire 10 points de mieux, au lieu d'être à peu près à 48%, 38% d'inactivité, on boucle quasiment ce qui nous manque en termes de financement. Cette proposition faite par le Premier ministre, avait-elle été discutée dans le cadre du conclave ? Non, pas du tout. Elle n'a pas été discutée dans le cadre du conclave. Elle a rebut du chapeau alors ? C'est arrivé un petit peu comme un cheveu sur la soupe, et je ne suis pas certain que le timing, la veille de la dernière réunion sur le conclave, soit des plus judicieux. Pourquoi ? Mais parce que ça vient rajouter une discussion dans un moment qui est difficile, dans lequel on doit terminer les discussions. C'est une question qu'on peut discuter, mais qui n'a rien à voir avec le conclave, l'équilibre financier. En tout cas, ce n'est pas cette mesure qui va faire la fumée blanche, pour reprendre votre expression. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Conclave des retraites : fumée noire en perspectiveVérifier à 6:41
Question 145Face à Face : François Bayrou - 27/05
Je voudrais qu'on pose aussi la question de la sécurité je voudrais que vous écoutiez Thierry Thierry il est gérant d'un magasin d'articles de golf avenue Marceau dans le quartier des Champs-Elysées Alors pourquoi Thierry ?
Réponse directe
Voilà l'outil qui a été utilisé pour vandaliser notre vitrine C'est un pavé qui fait pas loin de 3-4 kilos Différents commerçants ont retrouvé également devant leur commerce ce type de pavé Monsieur le Premier Ministre ma question est la suivante Pouvez-vous nous garantir que l'avenue sera suffisamment protégée pour que nous n'ayons pas à craindre d'un autre acte de vandalisme dans notre commerce et quelles sont les ressources que vous souhaitez mobiliser pour éviter que les commerçants soient à nouveau impactés par ce vandalisme
« Voilà l'outil qui a été utilisé pour vandaliser notre vitrine C'est un pavé qui fait pas loin de 3-4 kilos Différents commerçants ont retrouvé également devant leur commerce ce type de pavé Monsieur le Premier Ministre ma question est la suivante Pouvez-vous nous garantir que l'avenue sera suffisamment protégée pour que nous n'ayons pas à craindre d'un autre acte de vandalisme dans notre commerce et quelles sont les ressources que vous souhaitez mobiliser pour éviter que les commerçants soient à nouveau impactés par ce vandalisme »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 27/05Vérifier à 56:05
Question 146🟡 Suivez en direct la visite de François Bayrou au salon des fromages et des vins à Coulommiers
Pourquoi ça part aux Etats-Unis ?
Réponse à côté
Mais pas forcément, mais en fait, c'est... Sur le beurre, Sylvain ? Alors sur le lait, on a un sujet, c'est oui, le prix des 1000 litres a augmenté de 100 euros, ce qui est une bonne chose pour nos éleveurs. Mais 100 euros les 1000 litres, ça ne fait que 10 centimes, rendu au litre. Donc on n'est pas à des coûts qui ont augmenté de 50 euros sur la barraque. On a mis un nombre de contraintes sur les jeux terribles, mais en fait, on importe, on importe, on importe. Ah non, non, non, les jeux, les jeux, on est quand même, c'est suffisant. C'est comme une bière de chimie, c'est ça ? Oui, c'est ça.
« Mais pas forcément, mais en fait, c'est... »
BFMTV · 🟡 Suivez en direct la visite de François Bayrou au salon des fromages et des vins à CoulommiersVérifier à 0:52Voir 2 autres passages
« Sur le beurre, Sylvain ? »
BFMTV · 🟡 Suivez en direct la visite de François Bayrou au salon des fromages et des vins à CoulommiersVérifier à 1:09
« Alors sur le lait, on a un sujet, c'est oui, le prix des 1000 litres a augmenté de 100 euros, ce qui est une bonne chose pour nos éleveurs. Mais 100 euros les 1000 litres, ça ne fait que 10 centimes, rendu au litre. Donc on n'est pas à des coûts qui ont augmenté de 50 euros sur la barraque. »
BFMTV · 🟡 Suivez en direct la visite de François Bayrou au salon des fromages et des vins à CoulommiersVérifier à 1:22
Question 147François Bayrou : "Dire que la solution est dans l'augmentation des impôts, c'est une blague"
Qu'est-ce que ça veut dire, François Bayrou, nous rentrons dans une nouvelle ère ?
Réponse à côté
En tout cas, il faut se préparer sérieusement. Non seulement à des menaces militaires, mais il faut se préparer sérieusement à la guerre commerciale. L'instauration de droits de douane, de tarifs douaniers qui menacent un très grand nombre de nos productions, et qui menacent aussi, je le crois, parce que je pense que c'est une erreur d'appréciation fondamentale, un grand nombre de productions américaines, nous étions habitués à être dans une alliance avec ses hauts et ses bas, mais dans une alliance que personne ne remettait en question autour de l'idée des sociétés de liberté. Nous étions, les Américains et nous, depuis la guerre, depuis 80 ans, et même pendant la guerre, ensemble.
« En tout cas, il faut se préparer sérieusement. Non seulement à des menaces militaires, mais il faut se préparer sérieusement à la guerre commerciale. »
France Inter · François Bayrou : "Dire que la solution est dans l'augmentation des impôts, c'est une blague"Vérifier à 2:32Voir 1 autre passage
« L'instauration de droits de douane, de tarifs douaniers qui menacent un très grand nombre de nos productions, et qui menacent aussi, je le crois, parce que je pense que c'est une erreur d'appréciation fondamentale, un grand nombre de productions américaines, nous étions habitués à être dans une alliance avec ses hauts et ses bas, mais dans une alliance que personne ne remettait en question autour de l'idée des sociétés de liberté. Nous étions, les Américains et nous, depuis la guerre, depuis 80 ans, et même pendant la guerre, ensemble. »
France Inter · François Bayrou : "Dire que la solution est dans l'augmentation des impôts, c'est une blague"Vérifier à 2:47
Question 148François Bayrou : "Dire que la solution est dans l'augmentation des impôts, c'est une blague"
Avec les États-Unis ou la Chine ?
Réponse directe
Avec la Chine et qui a introduit des droits de douane conséquents et avec les États-Unis sur ce sujet.
« Avec la Chine et qui a introduit des droits de douane conséquents et avec les États-Unis sur ce sujet. »
France Inter · François Bayrou : "Dire que la solution est dans l'augmentation des impôts, c'est une blague"Vérifier à 39:39
Question 149François Bayrou : "Dire que la solution est dans l'augmentation des impôts, c'est une blague"
Mais dans cette nouvelle ère annoncée par Emmanuel Macron, décrite d'ailleurs encore ce matin dans la presse par le président, on ne relance pas le service militaire. En tout cas, clairement, il le met de côté. Ça peut paraître surprenant, un chiffre, un Ipsos publié ce matin, 86% des Français ne sont pas contre un retour du service militaire. Pourquoi est-ce que vous avez choisi cette option-là ?
Réponse partielle
Alors, d'abord, cette option, elle a été choisie en France en 1995. C'est Jacques Chirac qui avait fait le choix, et c'est un choix que je crois tous les militaires soutiennent, de construire une armée professionnelle, une armée de conscription, d'appeler. C'est une armée qui est faite de jeunes gens, de jeunes garçons, et désormais ce serait de jeunes filles, mais qui ne sont pas des professionnels de la chose militaire. Et donc, il faut que nous ajoutions sans doute à cette armée professionnelle une armée de réserve. Non, je pense que c'est principalement pour que le lien entre l'armée et la nation soit vivant, respecté et soutenu par nos concitoyens. C'est un réarmement moral, globalemen…
« Alors, d'abord, cette option, elle a été choisie en France en 1995. C'est Jacques Chirac qui avait fait le choix, et c'est un choix que je crois tous les militaires soutiennent, de construire une armée professionnelle, une armée de conscription, d'appeler. C'est une armée qui est faite de jeunes gens, de jeunes garçons, et désormais ce serait de jeunes filles, mais qui ne sont pas des professionnels de la chose militaire. »
France Inter · François Bayrou : "Dire que la solution est dans l'augmentation des impôts, c'est une blague"Vérifier à 3:45Voir 1 autre passage
« Non, je pense que c'est principalement pour que le lien entre l'armée et la nation soit vivant, respecté et soutenu par nos concitoyens. C'est un réarmement moral, globalement ? Oui, c'est un réarmement moral, et c'est aussi une capacité pour agir. Chaque fois qu'on a besoin d'une intervention que, pour l'instant, on confie à l'armée, je vais prendre un exemple simple, le cyclone à Mayotte, de destruction effroyable, des blessés, des morts, obligation de mettre en place un hôpital de campagne, comme sur un champ de bataille, et puis de maintien de l'ordre parce que, évidemment, comme vous le savez, la situation à Mayotte avec 20% ou 25% d'illégaux est une situation qui est très déstabilisée. »
France Inter · François Bayrou : "Dire que la solution est dans l'augmentation des impôts, c'est une blague"Vérifier à 4:48
Question 150François Bayrou : "Dire que la solution est dans l'augmentation des impôts, c'est une blague"
On continue à lui parler ou pas ?
Réponse directe
Il faut toujours parler, y compris avec ses ennemis, si on veut un jour ou l'autre faire la paix. Mais on n'est pas obligé de passer l'éponge sur les crimes. Et on n'est pas obligé, il y a pire que de passer l'éponge sur les crimes, il y a ceux qui prétendent que c'est la victime qui serait le responsable. C'est criminel du point de vue de l'esprit, c'est criminel du point de vue d'un pays comme la France.
« Il faut toujours parler, y compris avec ses ennemis, si on veut un jour ou l'autre faire la paix. Mais on n'est pas obligé de passer l'éponge sur les crimes. Et on n'est pas obligé, il y a pire que de passer l'éponge sur les crimes, il y a ceux qui prétendent que c'est la victime qui serait le responsable. C'est criminel du point de vue de l'esprit, c'est criminel du point de vue d'un pays comme la France. »
France Inter · François Bayrou : "Dire que la solution est dans l'augmentation des impôts, c'est une blague"Vérifier à 35:12
Voir 2 autres passages
« Mais ça veut dire, François Bayrou, on l'a bien compris, vous refusez cet appel d'Edouard »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 10:51
« François Bayrou, en 2017, votre soutien à Emmanuel Macron avait été décisif pour son élection. Vous prendrez position cette fois-ci »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 11:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités16 juin 2025 au 10 sept. 2026 · 39 observations46 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« en ce moment même en train de décrire ce qu'il espère être un projet de budget. Ça semble complexe. On a d'un côté Sébastien Lecornu qui hier a écrit au patron pour les rassurer en leur disant qu'il n'y aurait pas, qu'il y aurait même une baisse de la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des entreprises. Ça rapporte normalement 8 milliards d'euros cette année. Ça ne sera pas reconduit dans les mêmes proportions l'an prochain. Il dit qu »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 14:49Voir 2 autres passages
« en ce moment même en train de décrire ce qu'il espère être un projet de budget. Ça semble complexe. On a d'un côté Sébastien Lecornu qui hier a écrit au patron pour les rassurer en leur disant qu'il n'y aurait pas, qu'il y aurait même une baisse de la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des entreprises. Ça rapporte normalement 8 milliards d'euros cette année. Ça ne sera pas reconduit dans les mêmes proportions l'an prochain. Il dit qu »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 14:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 juin 2025 au 10 sept. 2026 · 25 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Évidemment, »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 2:33Voir 2 autres passages
« on n »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 2:34
« jamais été aussi mauvais, c »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités16 juin 2025 au 16 juil. 2026 · 52 observations57 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« vous connaissez ce mécanisme qui est un mécanisme terrible, parce que c'est un étranglement. Alors il suffit de donner les chiffres. »
RFI · François Bayrou : « La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays »Vérifier à 2:31Voir 2 autres passages
« Pour une raison simple, c'est qu'il n'y aura de sauvegarde que dans la prise de conscience des Français eux-mêmes. Je dis toujours, on croit que les gouvernants gouvernent. Mais en fait, ce n'est pas vrai. Ceux qui gouvernent vraiment, c'est les citoyens. C'est-à-dire par l'intermédiaire des enquêtes d'opinion, des sondages que les gouvernants scrutent au jour le jour, souvent trop à mon avis. Mais cette attente de la société, cette attente de l'opinion publique, cette attente de l'opinion civique, c'est en réalité là que tout se joue. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 0:31
« Oui. Et on le voit, on l'a encore vu cette semaine, au moment où tous les... La coalition des volontaires. De la coalition des volontaires se sont réunis à Paris. Mais la voix de la France, elle sera entendue à la mesure du redressement du pays. Il y a un lien qu'on ne peut pas oublier et qu'on ne peut pas écarter entre la volonté nationale qui redresse le pays et la place de la France dans le monde. Grâce au gouvernement successif et grâce à l'intuition du général de Gaulle, on a obtenu pour la France ce statut unique mais ce statut unique ne sera soutenu que si à l'intérieur du pays, on mobilise les énergies nécessaires pour obtenir ce redressement qui va obliger tout le monde à participer aux efforts. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées16 juin 2025 au 16 juil. 2026 · 37 observations48 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour une raison simple, c'est qu'il n'y aura de sauvegarde que dans la prise de conscience des Français eux-mêmes. Je dis toujours, on croit que les gouvernants gouvernent. Mais en fait, ce n'est pas vrai. Ceux qui gouvernent vraiment, c'est les citoyens. C'est-à-dire par l'intermédiaire des enquêtes d'opinion, des sondages que les gouvernants scrutent au jour le jour, souvent trop à mon avis. Mais cette attente de la société, cette attente de l'opinion publique, cette attente de l'opinion civique, c'est en réalité là que tout se joue. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 0:31Voir 2 autres passages
« Oui, alors pendant très longtemps, on pouvait dire attention. Aujourd'hui, c'est plus que ça. C'est pourquoi le mot alerte a tout son sens. Parce que la crise qui vient, que d'autres pays que nous ont connus, puisque vos auditeurs l'ont traversé dans bien des pays, ils l'ont traversé bien sûr en Grèce, ils l'ont traversé en Italie, ils l'ont traversé en Espagne, ils l'ont traversé au Portugal, ils l'ont traversé en Suède, ils l'ont traversé au Canada. Tous ces pays ont connu la même crise. Vous nous dites que la France en est là, François Bayrou. La France en est à cette situation des ménages si nombreux qu'est la situation de surendettement. C'est-à-dire, vous êtes tellement submergé par la dette qui vous a aidé pendant des décennies à vos dépenses quotidiennes, vous êtes tellement submergé que vous n'arrivez plus à rembourser. Et pour rembourser, il faut réemprunter. Et vous connaissez ce mécanisme qui est un mécanisme terrible, parce que c'est un étranglement. Alors il suffit de donner les chiffres. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 1:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées16 juin 2025 au 16 juil. 2026 · 18 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Un pays comme le nôtre n'a jamais remboursé un euro de dette. Depuis 50 ans. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 2:41Voir 2 autres passages
« Non, elle n'a jamais remboursé un euro de cette dette. Et donc le montant de la dette n'a cessé de croître. Mais aujourd'hui, la question principale et angoissante, c'est les intérêts de la dette. Parce que vous ne pouvez pas rembourser le capital, mais les intérêts, vous êtes bien obligé de les payer à vos créanciers. Et nos créanciers, pour les deux tiers, sont étrangers. En tout cas, plus de la moitié sont étrangers. Ce qui veut dire que le montant des intérêts, qui monte comme une marée inexorable, le montant de ces intérêts-là, il était à 30 milliards il y a quelques années. Cette année, il sera, écoutez bien, 80 milliards. L'année prochaine à plus de 90 et en 2030 à 120. Or, pour savoir ce que c'est cette somme qui paraît, c'est très simple. Il suffit d'additionner l'impôt sur le revenu que vous payez, que chacun d'entre nous paie, que vos voisins, cousins, amis paient. La totalité de l'impôt sur le revenu payé par la totalité des Français, ça fait 90 milliards. Ça veut dire que l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu payé par la totalité des Français ne suffira pas à couvrir les intérêts de la dette. Et qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que toute notre capacité de création... D'investissement. Tout ça est pompé pour aller alimenter les comptes de nos créanciers. Et ceci est naturellement inexorable. Et c'est le rendez-vous que notre pays a avec sa propre désinvolture. Légèreté. Oui, en tout cas, pendant l'axime d'avoir refusé de voir les choses. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 2:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités3 sept. 2025 au 31 mars 2026 · 21 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne suis pas du tout dans un rapport à la souffrance. Alors là, ne me cherchez pas là. Par contre, à essayer peut-être de commencer à associer l'aventure du langage à une aventure du rapport au signe et du signe qui se renverse, du signe de conversion, du signe allez, on prend l'échec et on le renverse en quelque chose d'autre, vous pouvez très bien le comparer à ce qui se passe avec un signe de croix ou un chemin de croix. Mais ce n'est certainement pas, je ne suis pas dans l'apologie de la souffrance, non. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 17:02Voir 2 autres passages
« Bien sûr que non. Je suis en train de venir vous dire une victime ne parle jamais, ne peut pas parler. Bien sûr que non. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 15:54
« Jamais, il n'y a personne. Et ce que j'étais à faire dans le déni, c'est ni pour une partie à moi-même. C'est-à-dire... »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 16:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités16 juin 2025 au 21 sept. 2025 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Elle est citée par Alain Perfit dans son dernier livre. Je veux dire, tout le monde sait que ça ne marche pas bien. Et ça ne marche pas bien de deux manières. La transmission du savoir et de la culture se fait mal. Des outils élémentaires, la lecture en particulier, il y aurait mille choses à dire sur ce sujet. Et deuxièmement, ce qui se fait mal, c'est la transmission professionnelle. Tout le monde sait que nous sommes en retard de ce point de vue-là. Voilà. Ce que le programme dit, il dit une chose très importante sur l'éducation. Il dit qu'il n'est pas vrai qu'on va faire toutes les révolutions dont on menace les enseignants. Jacques Lang, à cette place, a dit « démantèlement ». Or, de le programme, il est écrit, j'y ai éveillé, que l'État était responsable des programmes, des diplômes, des enseignants. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 28:42Voir 2 autres passages
« Elle est citée par Alain Perfit dans son dernier livre. Je veux dire, tout le monde sait que ça ne marche pas bien. Et ça ne marche pas bien de deux manières. La transmission du savoir et de la culture se fait mal. Des outils élémentaires, la lecture en particulier, il y aurait mille choses à dire sur ce sujet. Et deuxièmement, ce qui se fait mal, c'est la transmission professionnelle. Tout le monde sait que nous sommes en retard de ce point de vue-là. Voilà. Ce que le programme dit, il dit une chose très importante sur l'éducation. Il dit qu'il n'est pas vrai qu'on va faire toutes les révolutions dont on menace les enseignants. Jacques Lang, à cette place, a dit « démantèlement ». Or, de le programme, il est écrit, j'y ai éveillé, que l'État était responsable des programmes, des diplômes, des enseignants. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 28:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés16 juin 2025 au 21 sept. 2025 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pardonnez-moi de vous dire, ça va prendre une minute, mais il faut faire le raisonnement complet. Il y a en France 25 millions de personnes qui cherchent du travail, qui veulent travailler. 23 millions, 22 millions travaillent. Elles travaillent à peu près 1540 heures par an. Ça fait au total 34 milliards d'heures de travail en France. Alors, une idée simple, c'est en effet, faisons une division. Et au lieu de diviser par 22 millions, divisons par 25. Il y aura un peu moins de travail pour chacun à apporter. Et tout le monde sera au travail. Mais qu'est-ce qui vous garantit qu'on gardera les 34 milliards d'heures ? Rien. N'est-ce pas ? Vous avez deux aspects. Vous avez la demande intérieure et vous avez la compétitivité de la France sur le marché qui est le monde aujourd'hui. Alors, de deux choses l'une. Ou bien vous réduisez les salaires en même temps que vous réduisez le travail. Et à ce moment-là, il n'y a plus de demande intérieure ou il y a moins de demande intérieure. Vous faites monter le chômage. Ou bien, au contraire, vous laissez les mêmes salaires. Et à ce moment-là, c'est la compétitivité internationale de la France qui s'effondre. Et vous n'êtes plus concurrentiel. Votre stock d'heures de travail baisse. Voilà pourquoi je crois que c'est une fausse, mais très fausse idée. C'est encore une idée qui, me semble-t-il, est très archaïque. Oui à la flexibilité. Oui au temps partiel, autant qu'on voudra, à condition qu'il n'atteigne pas la compétitivité de la France. Mais je crois que faire baisser les horaires de travail à 4 jours, etc., c'est ou bien démagogique, ou bien très imprudent. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 25:16Voir 2 autres passages
« – Oui, il y a forcément des discussions et des compromis, mais honnêtement, non. Je crois que l'essentiel de ce que l'UDF voulait y est. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 18:07
« Tout ça, c'est l'enfance, oui, un peu, à la fac. Et puis, donc, bon, mais quand on n'est pas fait pour ça ou pas assez fait pour ça, qu'est-ce qu'il reste ? On peut rêver d'être médecin, d'être explorateur ? Sûrement, mais je ne pouvais pas rêver d'être banquier parce que la banque, je croyais que c'était le crédit agricole du chef-lieu. Le crédit agricole de Naï et donc, ce n'était pas... Ce n'est pas un rêve exaltant. Si, c'était sûrement très intéressant, en tout cas pour ceux qui y travaillent, mais pour moi, ce n'était pas ça. Non, comment dire ? Dans le monde où je suis né, il y avait des gens très bien. Et très tôt, j'ai eu le sentiment que ces gens très bien, personne ne les écoutait. Les paysans, les ouvriers, les employés, les commerçants ou les artisans, qui les écoutent ? Et les provinciaux, qui les écoutent ? On écoute les quelques hectares qui sont sur les rives de la Seine. Mais les béarnais, les basques, les bretons, les alsaciens, qui les écoutent ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Dans le texte, il est libre. Dans la réalité, il ne l'est pas. Il est évident que si la marge de la victoire est importante, M. Mitterrand est lié par le choix des Français, qui, je le répète, est un choix résolument contraire à ses idées à lui. Et donc il ne peut pas avoir de marge de manœuvre dès l'instant que la victoire est large. Il n'en retrouverait une que si la victoire était étroite. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 15:35Voir 2 autres passages
« Et il n'est pas vrai non plus, soyons clairs, que la gestion des enseignants soit faite par les responsables des établissements, parce que je n'accepterai jamais, quant à moi, qu'on remplace un arbitraire lointain par un arbitraire proche. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 30:20
« Pardonnez-moi de vous dire, ça va prendre une minute, mais il faut faire le raisonnement complet. Il y a en France 25 millions de personnes qui cherchent du travail, qui veulent travailler. 23 millions, 22 millions travaillent. Elles travaillent à peu près 1540 heures par an. Ça fait au total 34 milliards d'heures de travail en France. Alors, une idée simple, c'est en effet, faisons une division. Et au lieu de diviser par 22 millions, divisons par 25. Il y aura un peu moins de travail pour chacun à apporter. Et tout le monde sera au travail. Mais qu'est-ce qui vous garantit qu'on gardera les 34 milliards d'heures ? Rien. N'est-ce pas ? Vous avez deux aspects. Vous avez la demande intérieure et vous avez la compétitivité de la France sur le marché qui est le monde aujourd'hui. Alors, de deux choses l'une. Ou bien vous réduisez les salaires en même temps que vous réduisez le travail. Et à ce moment-là, il n'y a plus de demande intérieure ou il y a moins de demande intérieure. Vous faites monter le chômage. Ou bien, au contraire, vous laissez les mêmes salaires. Et à ce moment-là, c'est la compétitivité internationale de la France qui s'effondre. Et vous n'êtes plus concurrentiel. Votre stock d'heures de travail baisse. Voilà pourquoi je crois que c'est une fausse, mais très fausse idée. C'est encore une idée qui, me semble-t-il, est très archaïque. Oui à la flexibilité. Oui au temps partiel, autant qu'on voudra, à condition qu'il n'atteigne pas la compétitivité de la France. Mais je crois que faire baisser les horaires de travail à 4 jours, etc., c'est ou bien démagogique, ou bien très imprudent. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités16 juin 2025 au 6 sept. 2025 · 8 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« et à ça, on opposait la légitimité de la rue, de l'opinion publique parce que les sondages montraient qu'il y avait un très fort soutien au mouvement des Gilets jaunes. » Non, mais c'est vrai qu'on était un peu... C'était difficile, quelque part, d'affirmer qui était légitime ou pas. Là, ce n'est pas le cas. Là, les urnes ont parlé et à haut de tiers, les Français ont dit « Nous ne voulons plus de la politique de Macron. » Donc, le mouvement du 10 septembre, il a pour lui d'avoir la légitimité déjà de l'opinion publique, les sondages le montrent, mais aussi la légitimité des urnes à dire « Macron ne peut plus conduire sa politique et il doit partir. » Donc, ça, pour moi, c'est un élément extrêmement important qui doit être martelé parce qu'on ne nous rejoue pas la légitimité institutionnelle contre celle de la rue. Et puis ensuite, ce mouvement, pour moi, pour le rapprocher encore, je crois, des Gilets jaunes, c'est qu'en fait, il vient d'un même sentiment, le sentiment qu'on a des élites qui gouvernent sans le peuple, plutôt même contre le peuple, qui le méprisent. Avec Macron, on y a ajouté l'outrance, l'injure et l'ignominie. Mais je veux dire, ce constat-là, il ne date pas d'hier. En fait, la sortie démocratique officielle, elle a eu lieu en 2008 quand le Parlement français a adopté le traité de Lisbonne qui niait le résultat du référendum de 2005 sur les traités constitutionnels européens. Et à partir de là, on est sorti de la démocratie. On est dans un autre régime parce qu'on a des élites qui ont dit on gouverne sans le peuple. La constitution, elle dit bien que la souveraineté, elle appartient à ses représentants, enfin, elle appartient au peuple qu'il exerce par la voix de ses représentants. Mais la souveraineté, »
Le Média — Podcasts · Le retour des gilets jaunes ? 10 septembre : pourquoi Macron et Bayrou devraient avoir peur | François BouloVérifier à 25:36Voir 2 autres passages
« Le conclave a conclu à une réflexion sur la pénibilité. Le conclave a conclu à une amélioration de la situation des femmes devant la retraite. Parce que des femmes qui ont attraversé les maternités, vous savez bien que du point de vue de la carrière professionnelle, ça présente un certain nombre de difficultés. Et le conclave que j'avais lancé est arrivé à un accord ou à... Un presque-accord. On va dire un presque-accord. Disons que ce presque-accord est pour moi un accord, en tout cas, une incitation à traduire cet accord dans la loi. que sur la pénibilité, que sur la situation des femmes devant la retraite, oui, nous pouvons avancer. Et il y a bien d'autres sujets, notamment sur le travail, sur lesquels nous pouvons avancer. Il demande de diviser par deux l'effort. Et le Parti socialiste le sait bien. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 03/09Vérifier à 22:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« savoir ce que c'est cette somme qui paraît, c'est très simple. »
RFI · François Bayrou : « La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays »Vérifier à 3:42
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 9:02
« Non, elle n'a jamais remboursé un euro de cette dette. Et donc le montant de la dette n'a cessé de croître. Mais aujourd'hui, la question principale et angoissante, c'est les intérêts de la dette. Parce que vous ne pouvez pas rembourser le capital, mais les intérêts, vous êtes bien obligé de les payer à vos créanciers. Et nos créanciers, pour les deux tiers, sont étrangers. En tout cas, plus de la moitié sont étrangers. Ce qui veut dire que le montant des intérêts, qui monte comme une marée inexorable, le montant de ces intérêts-là, il était à 30 milliards il y a quelques années. Cette année, il sera, écoutez bien, 80 milliards. L'année prochaine à plus de 90 et en 2030 à 120. Or, pour savoir ce que c'est cette somme qui paraît, c'est très simple. Il suffit d'additionner l'impôt sur le revenu que vous payez, que chacun d'entre nous paie, que vos voisins, cousins, amis paient. La totalité de l'impôt sur le revenu payé par la totalité des Français, ça fait 90 milliards. Ça veut dire que l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu payé par la totalité des Français ne suffira pas à couvrir les intérêts de la dette. Et qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que toute notre capacité de création... D'investissement. Tout ça est pompé pour aller alimenter les comptes de nos créanciers. Et ceci est naturellement inexorable. Et c'est le rendez-vous que notre pays a avec sa propre désinvolture. Légèreté. Oui, en tout cas, pendant l'axime d'avoir refusé de voir les choses. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 2:55
« Non seulement elle m'a fait réfléchir, mais elle m'a fait agir. Elle m'a fait agir il y a 30 ans, quand j'étais ministre de l'éducation, puisque j'ai pu apporter la preuve, c'était difficile à trouver, que j'avais exigé une inspection pour que tout soit clair dans cette affaire. C'est une manipulation par un parti politique, par LFI pour simplifier, et par les oppositions. Et j'ai pu faire la preuve devant la commission d'enquête. La commission d'enquête, vous ne pouvez pas vous défendre. Vous n'avez pas d'avocat. »
France Inter · François Bayrou sur l’affaire BétharramVérifier à 0:48
« Le juge Boisette a écrit qu'il était coupable, mais que pour l'administration de la justice, comme la plainte avait été retirée, on ne pouvait pas le condamner. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 34:59
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 2:57
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 25:16
« Lorsque vous demandez des efforts aux Français, il n'est pas possible que le sentiment que les Français éprouvent, c'est que eux doivent faire des efforts, et les étrangers, puisque aide médicale d'État, c'est destiné aux étrangers, c'est pas possible que tout le monde n'y soit pas associé. Par exemple, il y avait dans la liste des soins de la balnéothérapie. C'est pas normal, c'est pas raisonnable que le pays, avec libéralité et sûrement générosité, ne prennent pas soin de l'équilibre que les Français ressentent, que les Français qui se sentent eux-mêmes appelés à un effort, disent mais c'est pas possible que d'autres, qui sont les étrangers que nous accueillons et que nous aidons, pas possible qu'ils ne soient pas associés à cet effort. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 03/09Vérifier à 17:01