

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Répartition sur 70 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« bonjour à toutes et tous d'abord vous dire le plaisir que nous soyons rassemblés l'après debout génération pour cette première journée d'été on parle pas d'université d'été je suis très heureuse qu'on le fasse aujourd'hui à Châteaudun et le fait que nous ayons cette table ronde des gauches et des écologistes dans leur diversité pour tenir un discours qui est un discours commun c'est fondamental sur la question qui est la question cruciale comment redresser notre pays alors moi je voudrais vous parler de deux niveaux il y a un premier niveau c'est des solutions de court terme face au blocage devant lequel se trouve notre pays et le deuxième niveau c'est comment on arrive à enclencher une révolution de fond copernicienne dans la façon dont est aujourd'hui géré l'Etat donc d'abord l'urgence budgétaire parce que tu viens de le dire j'ai pris une initiative hier je réfléchissais je me dis mais comment on se sort de là là tout de suite on a quand même un budget qui doit être bouclé pour 2026 des français qui sont pour la justice fiscale et un gouvernement qui nous met la tête à l'envers en nous faisant passer des choix politiques pour de la fatalité pour des évidences il n'y aurait pas d'alternative on connait la chanson depuis Margaret Thatcher or si on en revient au peuple il y a une possibilité de dénouer la situation et donc je propose très simplement un référendum pas avec le tout de ce qu'on raconte là mais juste trois mesures trois mesures de justice fiscale qui permettent de faire rentrer de nouvelles recettes dans le budget de l'état pourquoi je veux faire ça d'abord parce que c'est l'aspiration des français on le sait on l'entend à la fois ils nous disent on paie trop d'impôts le mot d'impôt est mal malvenu et je les comprends parce qu'on les ponctionne toujours plus et ils en ont toujours moins et deuxièmement parce qu'il faut bien trouver une solution à la situation dans laquelle Macron Bayrou nous ont mis c'est à dire qu'ils ont pris dans la poche de ceux qui ont le moins pour sans arrêt remplir celle de ceux qui ont le plus à tel point qu'aujourd'hui Bernard Arnault ou François Pinault paient deux fois plus d'impôts de taxes et de cotisations sociales que leur secrétaire ou leur chauffeur deux fois moins on aimerait je prends mes rêves pour des réalités j'ai pris mes rêves pour des réalités deux fois moins deux fois moins ça dit quelque chose si on prend tous ceux qui sont dans cette salle l'écrasante majorité des français nous payons nous 50% de taxes de cotisations sociales et d'impôts globalement et les milliardaires les ultra riches eux n'en payent que 27% et bien cette situation elle est inacceptable tout simplement avec trois mesures de justice fiscale non seulement on trouve les 44 milliards que François Vahirou veut prendre dans les poches des français à commencer par ces deux jours fériés qu'il veut nous enlever après nous avoir enlevé les deux plus belles années de la retraite c'est quand même le scandale le plus énorme qu'on ait dans la période l'audace la plus folle l'indécence la plus dingue mais nous pouvons même aller chercher encore plus d'argent donc ces trois mesures c'est la taxe Zuckman on commence par là elle a été adoptée à l'Assemblée Nationale et rejetée par le Sénat nous l'avons portée avec Eva et moi je veux saluer le niveau c'est Eva qui a rapporté la proposition de loi et je veux saluer sa technicité très grande qui nous a permis aussi de convaincre la majorité de l'hémicycle en prenant juste 2% sur le patrimoine de ceux qui possèdent plus de 100 milliards d'euros alors nous pouvons faire rentrer 100 millions décidément j'ai un problème de suite 100 millions je les vois encore plus riches 100 millions donc sans plus de 100 millions moi je ne vois même pas à quoi ça peut correspondre à quel type de besoin ça peut correspondre et bien on peut faire rentrer dans les caisses de l'Etat entre 15 et 25 milliards d'euros c'est pas mal quand même il faut le faire ça c'est la première mesure la deuxième c'est les aides aux entreprises grâce à l'excellent rapport du Sénat piloté notamment par notre grand camarade Fabien Gué nous avons donc pu apprendre que c'était 211 milliards d'euros qui sont donnés chaque année sans aucune contrepartie ni sociale ni environnementale aux entreprises et bien mettons de la conditionnalité sociale et environnementale pour que l'argent public ne soit pas dilapidé et serve finalement à des entreprises qui peuvent reverser des dividendes voire pire regardez le cas d'Arcelor le cas d'Arcelor il me met hors de moi c'est 298 millions d'euros qui ont été donnés en aide publique en 2023 Arcelor et que fait Arcelor en 2025 il ferme des usines en France voilà le niveau auquel nous sommes aujourd'hui arrivés d'un Etat qui est incapable d'un Etat qui est mauvais gestionnaire mais à un niveau pas possible et d'un Etat qui ne défend pas les intérêts des salariés les intérêts des classes populaires et même les intérêts français tout simplement troisième mesure troisième mesure c'est que les multinationales paient juste autant d'impôts que les entreprises françaises pour leur activité en France c'est quand même pas de sorcier c'est simple c'est basique on est en train de se faire dépouiller par Donald Trump on est en train de se faire dépouiller par Donald Trump il arrive avec ses droits de droite et nous on est là les bras ballants en train d'accepter d'accepter de ne rien faire de se laisser dans cette guerre commerciale qu'il faudrait refuser parce que nous ne sommes pas du côté de la guerre commerciale et le projet de gauche ne peut pas être le protectionnisme mais nous sommes bien obligés de nous protéger et donc nous protéger c'est aussi faire en sorte que quand ils font des bénéfices en France ils payent des impôts en France comme les entreprises françaises voilà trois mesures c'est pas le tout de la gauche c'est pas le tout d'un projet de gauche il faudrait en plus en finir avec les niches fiscales qui vraiment n'arrêtent pas de se démultiplier c'est des centaines et des centaines de niches qui ont été faites il faudrait arrêter qu'il n'y ait que cinq tranches d'impôt il faut que ce soit plus progressif qu'on passe de 5 à 14 tranches il faut s'attaquer à l'héritage et je veux dire à quel point je suis vraiment 100% d'accord avec tout ce que tu as dit c'est vrai que c'est l'Himalaya c'est l'Himalaya c'est l'Himalaya parce que il y a quelque chose d'affectif d'abord dans l'héritage les gens se sentent immédiatement touchés c'est normal c'est logique mais en même temps ils ont une idée de l'héritage qui est une idée totalement erronée par rapport à ce qu'est la réalité donc il faudrait commencer déjà par s'attaquer au haut patrimoine très haut patrimoine et ça cette fiscalité elle est accessible et elle nous rapporterait beaucoup et je veux terminer sur la question du long cours parce que c'est fondamental il faut des solutions d'urgence ce référendum s'il le met nous pouvons le gagner et si nous gagnons nous pouvons gouverner pour le faire mais il y a un état d'esprit c'est un état d'esprit s'ils font cette politique c'est parce qu'il y a tout un personnel à la fois gouvernemental politique mais aussi à l'intérieur de l'état de technocrates qui ont quitté totalement l'esprit public c'est à dire qu'ils ne sont plus guidés par l'intérêt général par le commun ils sont dans un état d'esprit qui brouille le public et le privé d'ailleurs ils vont ils viennent vous savez ils vont dans le privé puis retournent dans le public Macron en est la quintessence lui-même qui a fait l'ENA puis ensuite était chez Rothschild puis devient président de la république on se sert on se resserre on se re-resserre c'est ça c'est ça aujourd'hui ce qui se passe au sommet de l'état et donc moi je pense que si on veut changer en profondeur redresser notre pays il faut qu'au sommet de l'état l'esprit public soit notre guide et cet esprit public c'est quoi ? c'est d'abord une économie de la mise en commun contre la marchandisation du monde c'est un état qui soit capable de piloter la satisfaction des besoins et non pas sans arrêt de laisser faire le marché laisser faire les intérêts privés qui pilotent qui réindustrialisent notre société la France il n'en est pas capable et troisièmement la démocratie et je terminerai là-dessus parce que sans démocratie il n'y a pas de possibilité de transformer en profondeur la société et la justice fiscale de ce point de vue-là c'est notre point d'appui parce que la justice fiscale c'est la réponse au chaos social c'est la réponse au chaos budgétaire et ça tombe bien parce que comme nous on l'a démontré autour de cette table mais aussi comme elle à gauche depuis 1789 c'est au coeur de la gauche cette question de la justice fiscale c'est pourquoi nous sommes les mieux à même de la porter et donc s'ils ne sont pas capables de régler le chaos budgétaire qui nous laisse les clés nous on ira on est prêt et on veut gouverner »
bonjour à toutes et tous d'abord vous dire le plaisir que nous soyons rassemblés l'après debout génération pour cette première journée d'été on parle pas d'université d'été je suis très heureuse qu'on le fasse aujourd'hui à Châteaudun et le fait que nous ayons cette table ronde des gauches et des écologistes dans leur diversité pour tenir un discours qui est un discours commun c'est fondamental sur la question qui est la question cruciale comment redresser notre pays alors moi je voudrais vous parler de deux niveaux il y a un premier niveau c'est des solutions de court terme face au blocage devant lequel se trouve notre pays et le deuxième niveau c'est comment on arrive à enclencher une rév…
« bonjour à toutes et tous d'abord vous dire le plaisir que nous soyons rassemblés l'après debout génération pour cette première journée d'été on parle pas d'université d'été je suis très heureuse qu'on le fasse aujourd'hui à Châteaudun et le fait que nous ayons cette table ronde des gauches et des écologistes dans leur diversité pour tenir un discours qui est un discours commun c'est fondamental sur la question qui est la question cruciale comment redresser notre pays alors moi je voudrais vous parler de deux niveaux il y a un premier niveau c'est des solutions de court terme face au blocage devant lequel se trouve notre pays et le deuxième niveau c'est comment on arrive à enclencher une révolution de fond copernicienne dans la façon dont est aujourd'hui géré l'Etat donc d'abord l'urgence budgétaire parce que tu viens de le dire j'ai pris une initiative hier je réfléchissais je me dis mais comment on se sort de là là tout de suite on a quand même un budget qui doit être bouclé pour 2026 des français qui sont pour la justice fiscale et un gouvernement qui nous met la tête à l'envers en nous faisant passer des choix politiques pour de la fatalité pour des évidences il n'y aurait pas d'alternative on connait la chanson depuis Margaret Thatcher or si on en revient au peuple il y a une possibilité de dénouer la situation et donc je propose très simplement un référendum pas avec le tout de ce qu'on raconte là mais juste trois mesures trois mesures de justice fiscale qui permettent de faire rentrer de nouvelles recettes dans le budget de l'état pourquoi je veux faire ça d'abord parce que c'est l'aspiration des français on le sait on l'entend à la fois ils nous disent on paie trop d'impôts le mot d'impôt est mal malvenu et je les comprends parce qu'on les ponctionne toujours plus et ils en ont toujours moins et deuxièmement parce qu'il faut bien trouver une solution à la situation dans laquelle Macron Bayrou nous ont mis c'est à dire qu'ils ont pris dans la poche de ceux qui ont le moins pour sans arrêt remplir celle de ceux qui ont le plus à tel point qu'aujourd'hui Bernard Arnault ou François Pinault paient deux fois plus d'impôts de taxes et de cotisations sociales que leur secrétaire ou leur chauffeur deux fois moins on aimerait je prends mes rêves pour des réalités j'ai pris mes rêves pour des réalités deux fois moins deux fois moins ça dit quelque chose si on prend tous ceux qui sont dans cette salle l'écrasante majorité des français nous payons nous 50% de taxes de cotisations sociales et d'impôts globalement et les milliardaires les ultra riches eux n'en payent que 27% et bien cette situation elle est inacceptable tout simplement avec trois mesures de justice fiscale non seulement on trouve les 44 milliards que François Vahirou veut prendre dans les poches des français à commencer par ces deux jours fériés qu'il veut nous enlever après nous avoir enlevé les deux plus belles années de la retraite c'est quand même le scandale le plus énorme qu'on ait dans la période l'audace la plus folle l'indécence la plus dingue mais nous pouvons même aller chercher encore plus d'argent donc ces trois mesures c'est la taxe Zuckman on commence par là elle a été adoptée à l'Assemblée Nationale et rejetée par le Sénat nous l'avons portée avec Eva et moi je veux saluer le niveau c'est Eva qui a rapporté la proposition de loi et je veux saluer sa technicité très grande qui nous a permis aussi de convaincre la majorité de l'hémicycle en prenant juste 2% sur le patrimoine de ceux qui possèdent plus de 100 milliards d'euros alors nous pouvons faire rentrer 100 millions décidément j'ai un problème de suite 100 millions je les vois encore plus riches 100 millions donc sans plus de 100 millions moi je ne vois même pas à quoi ça peut correspondre à quel type de besoin ça peut correspondre et bien on peut faire rentrer dans les caisses de l'Etat entre 15 et 25 milliards d'euros c'est pas mal quand même il faut le faire ça c'est la première mesure la deuxième c'est les aides aux entreprises grâce à l'excellent rapport du Sénat piloté notamment par notre grand camarade Fabien Gué nous avons donc pu apprendre que c'était 211 milliards d'euros qui sont donnés chaque année sans aucune contrepartie ni sociale ni environnementale aux entreprises et bien mettons de la conditionnalité sociale et environnementale pour que l'argent public ne soit pas dilapidé et serve finalement à des entreprises qui peuvent reverser des dividendes voire pire regardez le cas d'Arcelor le cas d'Arcelor il me met hors de moi c'est 298 millions d'euros qui ont été donnés en aide publique en 2023 Arcelor et que fait Arcelor en 2025 il ferme des usines en France voilà le niveau auquel nous sommes aujourd'hui arrivés d'un Etat qui est incapable d'un Etat qui est mauvais gestionnaire mais à un niveau pas possible et d'un Etat qui ne défend pas les intérêts des salariés les intérêts des classes populaires et même les intérêts français tout simplement troisième mesure troisième mesure c'est que les multinationales paient juste autant d'impôts que les entreprises françaises pour leur activité en France c'est quand même pas de sorcier c'est simple c'est basique on est en train de se faire dépouiller par Donald Trump on est en train de se faire dépouiller par Donald Trump il arrive avec ses droits de droite et nous on est là les bras ballants en train d'accepter d'accepter de ne rien faire de se laisser dans cette guerre commerciale qu'il faudrait refuser parce que nous ne sommes pas du côté de la guerre commerciale et le projet de gauche ne peut pas être le protectionnisme mais nous sommes bien obligés de nous protéger et donc nous protéger c'est aussi faire en sorte que quand ils font des bénéfices en France ils payent des impôts en France comme les entreprises françaises voilà trois mesures c'est pas le tout de la gauche c'est pas le tout d'un projet de gauche il faudrait en plus en finir avec les niches fiscales qui vraiment n'arrêtent pas de se démultiplier c'est des centaines et des centaines de niches qui ont été faites il faudrait arrêter qu'il n'y ait que cinq tranches d'impôt il faut que ce soit plus progressif qu'on passe de 5 à 14 tranches il faut s'attaquer à l'héritage et je veux dire à quel point je suis vraiment 100% d'accord avec tout ce que tu as dit c'est vrai que c'est l'Himalaya c'est l'Himalaya c'est l'Himalaya parce que il y a quelque chose d'affectif d'abord dans l'héritage les gens se sentent immédiatement touchés c'est normal c'est logique mais en même temps ils ont une idée de l'héritage qui est une idée totalement erronée par rapport à ce qu'est la réalité donc il faudrait commencer déjà par s'attaquer au haut patrimoine très haut patrimoine et ça cette fiscalité elle est accessible et elle nous rapporterait beaucoup et je veux terminer sur la question du long cours parce que c'est fondamental il faut des solutions d'urgence ce référendum s'il le met nous pouvons le gagner et si nous gagnons nous pouvons gouverner pour le faire mais il y a un état d'esprit c'est un état d'esprit s'ils font cette politique c'est parce qu'il y a tout un personnel à la fois gouvernemental politique mais aussi à l'intérieur de l'état de technocrates qui ont quitté totalement l'esprit public c'est à dire qu'ils ne sont plus guidés par l'intérêt général par le commun ils sont dans un état d'esprit qui brouille le public et le privé d'ailleurs ils vont ils viennent vous savez ils vont dans le privé puis retournent dans le public Macron en est la quintessence lui-même qui a fait l'ENA puis ensuite était chez Rothschild puis devient président de la république on se sert on se resserre on se re-resserre c'est ça c'est ça aujourd'hui ce qui se passe au sommet de l'état et donc moi je pense que si on veut changer en profondeur redresser notre pays il faut qu'au sommet de l'état l'esprit public soit notre guide et cet esprit public c'est quoi ? c'est d'abord une économie de la mise en commun contre la marchandisation du monde c'est un état qui soit capable de piloter la satisfaction des besoins et non pas sans arrêt de laisser faire le marché laisser faire les intérêts privés qui pilotent qui réindustrialisent notre société la France il n'en est pas capable et troisièmement la démocratie et je terminerai là-dessus parce que sans démocratie il n'y a pas de possibilité de transformer en profondeur la société et la justice fiscale de ce point de vue-là c'est notre point d'appui parce que la justice fiscale c'est la réponse au chaos social c'est la réponse au chaos budgétaire et ça tombe bien parce que comme nous on l'a démontré autour de cette table mais aussi comme elle à gauche depuis 1789 c'est au coeur de la gauche cette question de la justice fiscale c'est pourquoi nous sommes les mieux à même de la porter et donc s'ils ne sont pas capables de régler le chaos budgétaire qui nous laisse les clés nous on ira on est prêt et on veut gouverner »
Il est effectivement pour un retour sur la sphère nationale. Ça c'est clair qu'il est beaucoup moins interventionniste que l'ont été d'autres présidents américains. Après, je ne sais pas comment ça va jouer sur les conflits internationaux. Je pense qu'il y a quand même besoin, en l'occurrence, que les États-Unis soient acteurs dans la diplomatie internationale, sur l'ensemble des conflits, et malheureusement il y en a beaucoup en ce moment.
« Il est effectivement pour un retour sur la sphère nationale. Ça c'est clair qu'il est beaucoup moins interventionniste que l'ont été d'autres présidents américains. Après, je ne sais pas comment ça va jouer sur les conflits internationaux. Je pense qu'il y a quand même besoin, en l'occurrence, que les États-Unis soient acteurs dans la diplomatie internationale, sur l'ensemble des conflits, et malheureusement il y en a beaucoup en ce moment. »
Ni l'un ni l'autre. Nous, nous croyons par exemple à une Europe de la défense, et nous pensons que l'Union européenne doit être le pôle de stabilité. Donc nous n'attendons pas effectivement de l'OTAN qu'il soit le gendarme du monde. Nous pensons que nous croyons aux institutions internationales et européennes. Mais je pense néanmoins que l'intervention des États-Unis est parfois nécessaire, et donc il faut pouvoir compter aussi sur cet allié dans certaines circonstances. Donc ça serait très inquiétant que ce soit Donald Trump, parce qu'effectivement le retrait total de la scène internationale, ça peut avoir des effets délétères.
« Ni l'un ni l'autre. Nous, nous croyons par exemple à une Europe de la défense, et nous pensons que l'Union européenne doit être le pôle de stabilité. Donc nous n'attendons pas effectivement de l'OTAN qu'il soit le gendarme du monde. Nous pensons que nous croyons aux institutions internationales et européennes. Mais je pense néanmoins que l'intervention des États-Unis est parfois nécessaire, et donc il faut pouvoir compter aussi sur cet allié dans certaines circonstances. Donc ça serait très inquiétant que ce soit Donald Trump, parce qu'effectivement le retrait total de la scène internationale, ça peut avoir des effets délétères. »
Tenir éveillée peut-être pas, mais je la suis avec attention parce qu'il y a des enjeux majeurs. Il y a bien sûr des enjeux pour les Américains, pour les droits des femmes, pour les droits des migrants, mais aussi pour les enjeux climatiques dont on parle moins dans cette campagne. Mais évidemment, les États-Unis sont le deuxième émetteur de gaz à effet de serre dans le monde après la Chine. Et selon que ce soit Kamala Harris ou Donald Trump, il y aura une politique climatique qui sera très différente. En tout cas, c'est un enjeu qui passe un peu sous les radars en termes de campagne. Ils en parlent très peu, mais on voit bien que du côté démocrate, il y a eu l'Inflation Reduction Act, où i…
« Tenir éveillée peut-être pas, mais je la suis avec attention parce qu'il y a des enjeux majeurs. Il y a bien sûr des enjeux pour les Américains, pour les droits des femmes, pour les droits des migrants, mais aussi pour les enjeux climatiques dont on parle moins dans cette campagne. Mais évidemment, les États-Unis sont le deuxième émetteur de gaz à effet de serre dans le monde après la Chine. Et selon que ce soit Kamala Harris ou Donald Trump, il y aura une politique climatique qui sera très différente. »
Alors, en France. En France. Non, je crois que les droits des femmes sont toujours à défendre et toujours à sanctuariser. C'est pour ça que c'était important effectivement la constitutionnalisation, et que c'est un combat permanent, vous dites en Europe, dans d'autres pays d'Europe, le combat pour l'IVG des droits des femmes, en Pologne par exemple, et bien c'est encore un combat à mener. Donc oui, en France, sur la dernière période, nous avons progressé, nous avons sanctuarisé, mais rien n'est jamais acquis en Europe également.
« Alors, en France. En France. »
« Non, je crois que les droits des femmes sont toujours à défendre et toujours à sanctuariser. C'est pour ça que c'était important effectivement la constitutionnalisation, et que c'est un combat permanent, vous dites en Europe, dans d'autres pays d'Europe, le combat pour l'IVG des droits des femmes, en Pologne par exemple, et bien c'est encore un combat à mener. Donc oui, en France, sur la dernière période, nous avons progressé, nous avons sanctuarisé, mais rien n'est jamais acquis en Europe également. »
Je n'espère pas. Ce que j'espère, c'est qu'il y aura une primaire ou en tout cas la désignation d'un candidat unique de la gauche, mais cette question doit faire partie effectivement des critères qui feront que nous soutiendrons ou pas un candidat. Il ne peut pas y avoir d'ambiguïté sur la question de l'antisémitisme sur le candidat unique de la gauche.
« Ce que j'espère, c'est qu'il y aura une primaire ou en tout cas la désignation d'un candidat unique de la gauche, mais cette question doit faire partie effectivement des critères qui feront que nous soutiendrons ou pas un candidat. Il ne peut pas y avoir d'ambiguïté sur la question de l'antisémitisme sur le candidat unique de la gauche. »
Oui, mais de toute façon, je crois qu'aujourd'hui, le gouvernement Netanyahou est quand même en grande difficulté, donc il faut un changement politique en Israël, mais seuls les Israéliens peuvent en décider. Et pour l'instant, la date, c'est 2026. Ce n'est pas à nous d'en décider, je crois vraiment surtout qu'il faut sortir de la logique de guerre et rentrer dans une logique diplomatique et politique, et ce n'est malheureusement pas encore le chemin qui est pris, mais je crois qu'il n'y aura pas de paix sans une solution à deux États, et sans une solution diplomatique et politique au conflit.
« Oui, mais de toute façon, je crois qu'aujourd'hui, le gouvernement Netanyahou est quand même en grande difficulté, donc il faut un changement politique en Israël, mais seuls les Israéliens peuvent en décider. Et pour l'instant, la date, c'est 2026. Ce n'est pas à nous d'en décider, je crois vraiment surtout qu'il faut sortir de la logique de guerre et rentrer dans une logique diplomatique et politique, et ce n'est malheureusement pas encore le chemin qui est pris, mais je crois qu'il n'y aura pas de paix sans une solution à deux États, et sans une solution diplomatique et politique au conflit. »
Oui, mais ce qui m'a rendue sensible à ce sujet et ce qui m'a peut-être affectée, c'est qu'effectivement, à certains moments, nous avons été accusés d'antisémitisme, alors que notre seul tort était de critiquer, comme je viens de le faire, la politique du gouvernement israélien, ce qui est encore un droit, je crois, je l'espère, et qui n'a rien à voir avec l'antisémitisme. Je suis moi-même, effectivement, vous l'avez dit, d'origine juive, j'étais même extrêmement surprise d'être accusée d'antisémitisme, et ça me paraît un amalgame qui n'est pas souhaitable. Je crois qu'on doit pouvoir discuter de tout et ne pas être accusée à tort d'antisémitisme. Quand, comme moi, on a participé à la créat…
« Oui, mais ce qui m'a rendue sensible à ce sujet et ce qui m'a peut-être affectée, c'est qu'effectivement, à certains moments, nous avons été accusés d'antisémitisme, alors que notre seul tort était de critiquer, comme je viens de le faire, la politique du gouvernement israélien, ce qui est encore un droit, je crois, je l'espère, et qui n'a rien à voir avec l'antisémitisme. Je suis moi-même, effectivement, vous l'avez dit, d'origine juive, j'étais même extrêmement surprise d'être accusée d'antisémitisme, et ça me paraît un amalgame qui n'est pas souhaitable. Je crois qu'on doit pouvoir discuter de tout et ne pas être accusée à tort d'antisémitisme. Quand, comme moi, on a participé à la création de groupes de travail au sein même des partis de gauche, en l'occurrence du Parti des écologistes, pour aller traquer partout où ils le sont, les figures de l'antisémitisme, parce que c'est vrai qu'il y a un travail à faire, y compris à gauche, sur des figures de l'antisémitisme qui réapparaissent au détour des discours parfois anticapitalistes, par exemple, eh bien, je pense qu'on ne doit pas pouvoir être accusé d'antisémitisme à tort, comme cela a été fait. »
Oui, en tout cas, comme je vous le disais, on a eu vraiment une baisse des émissions en 2023, c'est moins 1,9%. C'est significatif, ce n'est évidemment pas suffisant, mais il y a vraiment un effort qui est mis avec beaucoup de subventions, par exemple pour créer l'industrie des batteries, le recyclage des batteries également, les aides pour acquérir des véhicules propres. Donc il y a eu un effort substantiel qui a donné ses fruits pendant la mandature de Joe Biden. Oui, et à l'inverse, si c'est Donald Trump, la dynamique diplomatique, climatique va être en panne, parce que sans les Etats-Unis, à l'intérieur des négociations des différentes COP, ça a beaucoup moins de poids et ça entraîne be…
« Oui, en tout cas, comme je vous le disais, on a eu vraiment une baisse des émissions en 2023, c'est moins 1,9%. C'est significatif, ce n'est évidemment pas suffisant, mais il y a vraiment un effort qui est mis avec beaucoup de subventions, par exemple pour créer l'industrie des batteries, le recyclage des batteries également, les aides pour acquérir des véhicules propres. Donc il y a eu un effort substantiel qui a donné ses fruits pendant la mandature de Joe Biden. »
Ce que j'espère, c'est qu'il y aura une primaire ou en tout cas la désignation d'un candidat unique de la gauche, mais cette question doit faire partie effectivement des critères qui feront que nous soutiendrons ou pas un candidat. Il ne peut pas y avoir d'ambiguïté sur la question de l'antisémitisme sur le candidat unique de la gauche.
« Ce que j'espère, c'est qu'il y aura une primaire ou en tout cas la désignation d'un candidat unique de la gauche, mais cette question doit faire partie effectivement des critères qui feront que nous soutiendrons ou pas un candidat. Il ne peut pas y avoir d'ambiguïté sur la question de l'antisémitisme sur le candidat unique de la gauche. »
Je trouve ça terrible. On parle souvent du coût de l'inaction et du coût de l'inaction politique. Alors, ce coût de l'inaction, il est à la fois financier. Par exemple, les inondations en France l'année dernière où l'ensemble des événements climatiques plutôt ont coûté 6,5 milliards d'euros. Je pense qu'il faut se rendre compte de ce que ça représente. Mais c'est surtout un coût humain. Et ce dont on s'aperçoit vraiment en Espagne, c'est que le dérèglement climatique a des conséquences très directes, très violentes et que ça n'est pas acceptable. Et je suis un peu en colère parce qu'en vérité, tout ça, c'est le fruit de l'inaction, le désengagement des États dans la transition écologique. Q…
« Je trouve ça terrible. »
« On parle souvent du coût de l'inaction et du coût de l'inaction politique. Alors, ce coût de l'inaction, il est à la fois financier. Par exemple, les inondations en France l'année dernière où l'ensemble des événements climatiques plutôt ont coûté 6,5 milliards d'euros. Je pense qu'il faut se rendre compte de ce que ça représente. Mais c'est surtout un coût humain. Et ce dont on s'aperçoit vraiment en Espagne, c'est que le dérèglement climatique a des conséquences très directes, très violentes et que ça n'est pas acceptable. Et je suis un peu en colère parce qu'en vérité, tout ça, c'est le fruit de l'inaction, le désengagement des États dans la transition écologique. Quand je vois que malgré les conséquences visibles dans notre quotidien, le gouvernement français recule encore sur la transition écologique, n'investit pas puisqu'il coupe dans les budgets de l'ADEME, dans les budgets du fonds vert, par exemple. Et pire encore, il coupe dans les budgets de l'adaptation. L'adaptation, c'est ce qui permet d'éviter ces inondations. Il ne met pas l'argent nécessaire. Il faudrait 450 millions d'euros pour le fonds Barnier, par exemple, qui fait de la prévention des inondations. »
On ne travaille jamais pour rien en politique, on est là pour représenter les électeurs qui nous ont fait confiance et qui nous ont donné mandat pour défendre des options politiques, je le disais, avec plus de justice fiscale, plus de justice sociale et en l'occurrence, pour nous, défendre aussi les budgets de la transition écologique qui sont aujourd'hui sacrifiés dans ce budget. Donc, non, nous débattons et nous souhaitons débattre et nous sommes heureux de pouvoir débattre jusqu'au bout. Après, oui, il y aura certainement un 49-3, bon, c'est malheureusement l'option qui a été prise en nommant ce gouvernement qui est minoritaire. Il n'a finalement d'autres choix puisqu'il n'y a aucun sout…
« On ne travaille jamais pour rien en politique, on est là pour représenter les électeurs qui nous ont fait confiance et qui nous ont donné mandat pour défendre des options politiques, je le disais, avec plus de justice fiscale, plus de justice sociale et en l'occurrence, pour nous, défendre aussi les budgets de la transition écologique qui sont aujourd'hui sacrifiés dans ce budget. Donc, non, nous débattons et nous souhaitons débattre et nous sommes heureux de pouvoir débattre jusqu'au bout. Après, oui, il y aura certainement un 49-3, bon, c'est malheureusement l'option qui a été prise en nommant ce gouvernement qui est minoritaire. Il n'a finalement d'autres choix puisqu'il n'y a aucun soutien dans l'Assemblée, même ceux qui sont censés le soutenir sont totalement absents et d'ailleurs, c'est un scandale démocratique parce qu'aujourd'hui, nous n'avons pas de députés ou très peu de députés Renaissance ou Les Républicains qui siègent, que ce soit en commission des finances ou dans l'hémicycle. Et donc, oui, il y aura certainement un 49-3, je le regrette. »
Écoutez, je comprends que les Israéliens aient effectivement besoin de se défendre. Je pense qu'il faut surtout aller chercher une solution politique, malheureusement, et il faut aussi chercher le respect du droit international. Je pense que c'est très important qu'on puisse rester dans le cadre du droit international, et c'est bien ce que nous reprochons aujourd'hui au gouvernement Netanyahou, dans la façon dont il mène cette guerre. Donc oui, il faut bien sûr être aux côtés d'Israël et lui permettre de se défendre, mais il faut respecter ce cadre international, et pour ça, c'est vraiment dans le cadre des Nations unies qu'il faut s'inscrire, et non pas chercher des alliés qui vont défendr…
« Écoutez, je comprends que les Israéliens aient effectivement besoin de se défendre. Je pense qu'il faut surtout aller chercher une solution politique, malheureusement, et il faut aussi chercher le respect du droit international. Je pense que c'est très important qu'on puisse rester dans le cadre du droit international, et c'est bien ce que nous reprochons aujourd'hui au gouvernement Netanyahou, dans la façon dont il mène cette guerre. Donc oui, il faut bien sûr être aux côtés d'Israël et lui permettre de se défendre, mais il faut respecter ce cadre international, et pour ça, c'est vraiment dans le cadre des Nations unies qu'il faut s'inscrire, et non pas chercher des alliés qui vont défendre coûte que coûte, et quoi qu'il en coûte, j'ai envie de dire, du point de vue du droit international, et permettre, en fait, la façon dont se déroule aujourd'hui la guerre, qui ne nous semble pas correspondre à ce qu'on peut souhaiter pour le règlement du conflit israélo-pays. »
Si c'est Trump, vous avez entendu, il parle parfois du dérèglement climatique comme un canular, il est climato-sceptique, et aujourd'hui il est vraiment du côté de l'industrie pétrolière. Au contraire, il veut forer, forer, forer, c'est ce qu'il dit lui-même.
« Si c'est Trump, vous avez entendu, il parle parfois du dérèglement climatique comme un canular, il est climato-sceptique, et aujourd'hui il est vraiment du côté de l'industrie pétrolière. Au contraire, il veut forer, forer, forer, c'est ce qu'il dit lui-même. »
Tenir éveillée peut-être pas, mais je la suis avec attention parce qu'il y a des enjeux majeurs. Il y a bien sûr des enjeux pour les Américains, pour les droits des femmes, pour les droits des migrants, mais aussi pour les enjeux climatiques dont on parle moins dans cette campagne. Mais évidemment, les États-Unis sont le deuxième émetteur de gaz à effet de serre dans le monde après la Chine. Et selon que ce soit Kamala Harris ou Donald Trump, il y aura une politique climatique qui sera très différente. En tout cas, c'est un enjeu qui passe un peu sous les radars en termes de campagne. Ils en parlent très peu, mais on voit bien que du côté démocrate, il y a eu l'Inflation Reduction Act, où i…
« Tenir éveillée peut-être pas, mais je la suis avec attention parce qu'il y a des enjeux majeurs. Il y a bien sûr des enjeux pour les Américains, pour les droits des femmes, pour les droits des migrants, mais aussi pour les enjeux climatiques dont on parle moins dans cette campagne. Mais évidemment, les États-Unis sont le deuxième émetteur de gaz à effet de serre dans le monde après la Chine. Et selon que ce soit Kamala Harris ou Donald Trump, il y aura une politique climatique qui sera très différente. »
Le regard des hommes. Oui, parce qu'il y a encore énormément... Il y a toujours une forme de mépris et de condescendance, et on l'observe encore aujourd'hui dans l'hémicycle. Peut-être encore plus quand on est une femme écologiste. Il y a cet a priori qu'on va être moins compétente, qu'on va être plus hystérique, comme disent les hommes. Et qu'il faut toujours démontrer. Alors que chez les hommes, c'est finalement un acquis. On ne demande pas les mêmes preuves de compétence aux hommes. Et c'est encore le cas aujourd'hui, malheureusement. Non, mais je pense qu'il y a une réflexion à avoir, effectivement, sur la charge de travail, d'ailleurs, qu'on a en tant que député. Je pense que c'est rel…
« Oui, parce qu'il y a encore énormément... »
Le regard des hommes. Oui, parce qu'il y a encore énormément... Il y a toujours une forme de mépris et de condescendance, et on l'observe encore aujourd'hui dans l'hémicycle. Peut-être encore plus quand on est une femme écologiste. Il y a cet a priori qu'on va être moins compétente, qu'on va être plus hystérique, comme disent les hommes. Et qu'il faut toujours démontrer. Alors que chez les hommes, c'est finalement un acquis. On ne demande pas les mêmes preuves de compétence aux hommes. Et c'est encore le cas aujourd'hui, malheureusement. Non, mais je pense qu'il y a une réflexion à avoir, effectivement, sur la charge de travail, d'ailleurs, qu'on a en tant que député. Je pense que c'est rel…
« Le regard des hommes. »
« Il y a toujours une forme de mépris et de condescendance, et on l'observe encore aujourd'hui dans l'hémicycle. Peut-être encore plus quand on est une femme écologiste. Il y a cet a priori qu'on va être moins compétente, qu'on va être plus hystérique, comme disent les hommes. Et qu'il faut toujours démontrer. Alors que chez les hommes, c'est finalement un acquis. On ne demande pas les mêmes preuves de compétence aux hommes. Et c'est encore le cas aujourd'hui, malheureusement. »
Non, ça ne m'a pas complètement étonnée parce que j'ai observé que le féminisme n'est pas partagé par toutes les femmes. Et en particulier, il faut le dire, il est moins présent chez les femmes de droite. Et qu'il y a une façon parfois, chez certaines femmes, de vouloir cacher l'aspect féminin, en l'occurrence le fait d'être enceinte, dans leur action politique. Des femmes qui veulent revenir tout de suite dans l'hémicycle, qui ne veulent pas parler de leur maternité. Je trouve ça dommage, il faut assumer entièrement, il n'y a pas à avoir honte, il n'y a pas à se sentir coupable de vivre sa vie de femme, en même temps que nous exerçons notre mandat. On me voit là, effectivement. Oui, mais c…
« Non, ça ne m'a pas complètement étonnée parce que j'ai observé que le féminisme n'est pas partagé par toutes les femmes. Et en particulier, il faut le dire, il est moins présent chez les femmes de droite. Et qu'il y a une façon parfois, chez certaines femmes, de vouloir cacher l'aspect féminin, en l'occurrence le fait d'être enceinte, dans leur action politique. Des femmes qui veulent revenir tout de suite dans l'hémicycle, qui ne veulent pas parler de leur maternité. Je trouve ça dommage, il faut assumer entièrement, il n'y a pas à avoir honte, il n'y a pas à se sentir coupable de vivre sa vie de femme, en même temps que nous exerçons notre mandat. On me voit là, effectivement. »
Mon père est d'une famille ouvrière polonaise, des Ardennes, et j'ai constaté que les ouvriers étaient quand même soumis. Et qu'il fallait leur donner les clés pour pouvoir gagner leur autonomie, se défendre. Et c'est dans ce sens-là aussi que moi j'ai voulu connaître le monde de l'entreprise, connaître les clés, les réflexions des actionnaires. De façon à pouvoir les donner finalement à ceux qui en ont le plus besoin, les salariés, ceux qui dans le rapport de force en fait sont la partie faible. Moi j'étais comme beaucoup de gens de cette génération, et peut-être encore les jeunes aujourd'hui d'ailleurs, très méfiante des partis politiques. J'avais l'impression que ce n'était pas comme ça…
« Mon père est d'une famille ouvrière polonaise, des Ardennes, et j'ai constaté que les ouvriers étaient quand même soumis. Et qu'il fallait leur donner les clés pour pouvoir gagner leur autonomie, se défendre. Et c'est dans ce sens-là aussi que moi j'ai voulu connaître le monde de l'entreprise, connaître les clés, les réflexions des actionnaires. De façon à pouvoir les donner finalement à ceux qui en ont le plus besoin, les salariés, ceux qui dans le rapport de force en fait sont la partie faible. »
Oui, j'ai un métier. Je suis fière de l'avoir. Je suis experte auprès des représentants du personnel, experte auprès des CSE. Et pour moi, c'était d'abord et avant tout le gage de l'indépendance en politique. Ne pas dépendre de la politique pour gagner sa vie, ça nous donne une liberté très importante. J'avais constaté dans mes premiers engagements que certains élus changeaient de parti pour garder leur mandat. J'avais trouvé ça très triste et je ne voulais jamais me retrouver dans cette situation-là. Absolument. Et puis vous savez, quand on s'engage chez les Verts, ce n'est pas pour faire carrière en politique. C'est très aléatoire chez les écologistes. Donc mieux vaut avoir un métier. C'e…
« Oui, j'ai un métier. Je suis fière de l'avoir. Je suis experte auprès des représentants du personnel, experte auprès des CSE. Et pour moi, c'était d'abord et avant tout le gage de l'indépendance en politique. Ne pas dépendre de la politique pour gagner sa vie, ça nous donne une liberté très importante. J'avais constaté dans mes premiers engagements que certains élus changeaient de parti pour garder leur mandat. J'avais trouvé ça très triste et je ne voulais jamais me retrouver dans cette situation-là. »
« Absolument. Et puis vous savez, quand on s'engage chez les Verts, ce n'est pas pour faire carrière en politique. C'est très aléatoire chez les écologistes. Donc mieux vaut avoir un métier. C'est un métier passion en plus, un métier que j'aime énormément, auquel je reviendrai si c'est nécessaire. »
D'abord, il y a un vrai sujet. Les longues maladies ne sont pas non plus prévues. Donc, elle met le doigt sur un autre problème.
« D'abord, il y a un vrai sujet. Les longues maladies ne sont pas non plus prévues. Donc, elle met le doigt sur un autre problème. »
Il y a toujours une forme de mépris et de condescendance, et on l'observe encore aujourd'hui dans l'hémicycle. Peut-être encore plus quand on est une femme écologiste. Il y a cet a priori qu'on va être moins compétente, qu'on va être plus hystérique, comme disent les hommes. Et qu'il faut toujours démontrer. Alors que chez les hommes, c'est finalement un acquis. On ne demande pas les mêmes preuves de compétence aux hommes. Et c'est encore le cas aujourd'hui, malheureusement. Non, mais je pense qu'il y a une réflexion à avoir, effectivement, sur la charge de travail, d'ailleurs, qu'on a en tant que député. Je pense que c'est relativement inaudible comme débat aujourd'hui, et nous remplissons…
« Il y a toujours une forme de mépris et de condescendance, et on l'observe encore aujourd'hui dans l'hémicycle. Peut-être encore plus quand on est une femme écologiste. Il y a cet a priori qu'on va être moins compétente, qu'on va être plus hystérique, comme disent les hommes. Et qu'il faut toujours démontrer. Alors que chez les hommes, c'est finalement un acquis. On ne demande pas les mêmes preuves de compétence aux hommes. Et c'est encore le cas aujourd'hui, malheureusement. »
« Non, mais je pense qu'il y a une réflexion à avoir, effectivement, sur la charge de travail, d'ailleurs, qu'on a en tant que député. Je pense que c'est relativement inaudible comme débat aujourd'hui, et nous remplissons notre tâche entièrement. Mais le partage du temps de travail, il vaut pour tout le monde. Et que le temps libéré, la société du temps libéré à laquelle nous aspirons tous, il doit valoir aussi pour les élus. C'est une aspiration de tout un chacun. Elle vaut aussi pour nous. »
« Là aussi, peut-être être à la Commission des finances et porter des sujets radicaux. J'ai choisi la Commission des finances aussi pour ça, parce que je ne pense que ça ne doit pas être un débat entre experts. Le changement de société que nous souhaitons voir advenir, il passe aussi par les débats de finances publiques. Donc, une fois de plus, maîtriser les outils, les maîtriser bien pour les renverser et pour vraiment avoir une société plus juste, plus écologique, plus environnementale et plus solidaire. »
Il y a toujours une forme de mépris et de condescendance, et on l'observe encore aujourd'hui dans l'hémicycle. Peut-être encore plus quand on est une femme écologiste. Il y a cet a priori qu'on va être moins compétente, qu'on va être plus hystérique, comme disent les hommes. Et qu'il faut toujours démontrer. Alors que chez les hommes, c'est finalement un acquis. On ne demande pas les mêmes preuves de compétence aux hommes. Et c'est encore le cas aujourd'hui, malheureusement. Non, mais je pense qu'il y a une réflexion à avoir, effectivement, sur la charge de travail, d'ailleurs, qu'on a en tant que député. Je pense que c'est relativement inaudible comme débat aujourd'hui, et nous remplissons…
« Il y a toujours une forme de mépris et de condescendance, et on l'observe encore aujourd'hui dans l'hémicycle. Peut-être encore plus quand on est une femme écologiste. Il y a cet a priori qu'on va être moins compétente, qu'on va être plus hystérique, comme disent les hommes. Et qu'il faut toujours démontrer. Alors que chez les hommes, c'est finalement un acquis. On ne demande pas les mêmes preuves de compétence aux hommes. Et c'est encore le cas aujourd'hui, malheureusement. »
« Non, mais je pense qu'il y a une réflexion à avoir, effectivement, sur la charge de travail, d'ailleurs, qu'on a en tant que député. Je pense que c'est relativement inaudible comme débat aujourd'hui, et nous remplissons notre tâche entièrement. Mais le partage du temps de travail, il vaut pour tout le monde. Et que le temps libéré, la société du temps libéré à laquelle nous aspirons tous, il doit valoir aussi pour les élus. C'est une aspiration de tout un chacun. Elle vaut aussi pour nous. »
« Là aussi, peut-être être à la Commission des finances et porter des sujets radicaux. J'ai choisi la Commission des finances aussi pour ça, parce que je ne pense que ça ne doit pas être un débat entre experts. Le changement de société que nous souhaitons voir advenir, il passe aussi par les débats de finances publiques. Donc, une fois de plus, maîtriser les outils, les maîtriser bien pour les renverser et pour vraiment avoir une société plus juste, plus écologique, plus environnementale et plus solidaire. »
Oui, moi je pense que la radicalité et le réalisme, pour être vraiment radical, il faut être réaliste, il faut savoir comment on va changer les choses. Il ne s'agit pas de faire des grandes déclarations, mais d'être justement dans le concret, de détailler les choses, de maîtriser les outils. Et c'est ce que j'essaye de faire, effectivement, j'ai plutôt un modèle de cerveau d'expert, en quelque sorte. J'aime décortiquer vraiment les sujets au plus profond pour maîtriser les outils et changer réellement les choses. Pas être dans la déclamation, c'est pour ça que pour moi ça ne s'oppose pas du tout, bien au contraire. Pour être radical, il faut être réaliste.
« Oui, moi je pense que la radicalité et le réalisme, pour être vraiment radical, il faut être réaliste, il faut savoir comment on va changer les choses. Il ne s'agit pas de faire des grandes déclarations, mais d'être justement dans le concret, de détailler les choses, de maîtriser les outils. Et c'est ce que j'essaye de faire, effectivement, j'ai plutôt un modèle de cerveau d'expert, en quelque sorte. J'aime décortiquer vraiment les sujets au plus profond pour maîtriser les outils et changer réellement les choses. Pas être dans la déclamation, c'est pour ça que pour moi ça ne s'oppose pas du tout, bien au contraire. Pour être radical, il faut être réaliste. »
Oui c'est ça, je crois 0,86, c'est vraiment une candidature de témoignages. Mais on se servait de cette tribune que sont les législatives pour défendre le partage du temps de travail. C'était d'ailleurs dans l'air du temps, puisque peu de temps après sont passées les 35 heures. Alors vous dites écologique, ce n'est pas forcément la dimension environnementale de leur programme. Et moi, effectivement, les Verts organisent à ce moment-là les états généraux de l'écologie politique. Et je rejoins ces états généraux et je découvre le programme des Verts. Et je le dis souvent, j'étais écolo sans le savoir, parce que je croyais naïvement, et je pense qu'il y a encore beaucoup de gens qui le croient…
« Oui c'est ça, je crois 0,86, c'est vraiment une candidature de témoignages. Mais on se servait de cette tribune que sont les législatives pour défendre le partage du temps de travail. C'était d'ailleurs dans l'air du temps, puisque peu de temps après sont passées les 35 heures. »
« En tout cas, c'est un enjeu qui passe un peu sous les radars en termes de campagne. Ils en parlent très peu, mais on voit bien que du côté démocrate, il y a eu l'Inflation Reduction Act, où il y a eu 372 milliards qui ont été investis en grande partie dans la transition écologique, qui a d'ailleurs créé 330 000 emplois, et une inflexion dans les émissions de gaz à effet de serre, où pour la première fois en 2023, en tout cas après deux années de hausse, il y a eu une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Donc il y a un effet vraiment sur le dérèglement climatique. »
« En tout cas, c'est un enjeu qui passe un peu sous les radars en termes de campagne. Ils en parlent très peu, mais on voit bien que du côté démocrate, il y a eu l'Inflation Reduction Act, où il y a eu 372 milliards qui ont été investis en grande partie dans la transition écologique, qui a d'ailleurs créé 330 000 emplois, et une inflexion dans les émissions de gaz à effet de serre, où pour la première fois en 2023, en tout cas après deux années de hausse, il y a eu une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Donc il y a un effet vraiment sur le dérèglement climatique. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« bonjour à toutes et tous d'abord vous dire le plaisir que nous soyons rassemblés l'après debout génération pour cette première journée d'été on parle pas d'université d'été je suis très heureuse qu'on le fasse aujourd'hui à Châteaudun et le fait que nous ayons cette table ronde des gauches et des écologistes dans leur diversité pour tenir un discours qui est un discours commun c'est fondamental sur la question qui est la question cruciale comment redresser notre pays alors moi je voudrais vous parler de deux niveaux il y a un premier niveau c'est des solutions de court terme face au blocage devant lequel se trouve notre pays et le deuxième niveau c'est comment on arrive à enclencher une révolution de fond copernicienne dans la façon dont est aujourd'hui géré l'Etat donc d'abord l'urgence budgétaire parce que tu viens de le dire j'ai pris une initiative hier je réfléchissais je me dis mais comment on se sort de là là tout de suite on a quand même un budget qui doit être bouclé pour 2026 des français qui sont pour la justice fiscale et un gouvernement qui nous met la tête à l'envers en nous faisant passer des choix politiques pour de la fatalité pour des évidences il n'y aurait pas d'alternative on connait la chanson depuis Margaret Thatcher or si on en revient au peuple il y a une possibilité de dénouer la situation et donc je propose très simplement un référendum pas avec le tout de ce qu'on raconte là mais juste trois mesures trois mesures de justice fiscale qui permettent de faire rentrer de nouvelles recettes dans le budget de l'état pourquoi je veux faire ça d'abord parce que c'est l'aspiration des français on le sait on l'entend à la fois ils nous disent on paie trop d'impôts le mot d'impôt est mal malvenu et je les comprends parce qu'on les ponctionne toujours plus et ils en ont toujours moins et deuxièmement parce qu'il faut bien trouver une solution à la situation dans laquelle Macron Bayrou nous ont mis c'est à dire qu'ils ont pris dans la poche de ceux qui ont le moins pour sans arrêt remplir celle de ceux qui ont le plus à tel point qu'aujourd'hui Bernard Arnault ou François Pinault paient deux fois plus d'impôts de taxes et de cotisations sociales que leur secrétaire ou leur chauffeur deux fois moins on aimerait je prends mes rêves pour des réalités j'ai pris mes rêves pour des réalités deux fois moins deux fois moins ça dit quelque chose si on prend tous ceux qui sont dans cette salle l'écrasante majorité des français nous payons nous 50% de taxes de cotisations sociales et d'impôts globalement et les milliardaires les ultra riches eux n'en payent que 27% et bien cette situation elle est inacceptable tout simplement avec trois mesures de justice fiscale non seulement on trouve les 44 milliards que François Vahirou veut prendre dans les poches des français à commencer par ces deux jours fériés qu'il veut nous enlever après nous avoir enlevé les deux plus belles années de la retraite c'est quand même le scandale le plus énorme qu'on ait dans la période l'audace la plus folle l'indécence la plus dingue mais nous pouvons même aller chercher encore plus d'argent donc ces trois mesures c'est la taxe Zuckman on commence par là elle a été adoptée à l'Assemblée Nationale et rejetée par le Sénat nous l'avons portée avec Eva et moi je veux saluer le niveau c'est Eva qui a rapporté la proposition de loi et je veux saluer sa technicité très grande qui nous a permis aussi de convaincre la majorité de l'hémicycle en prenant juste 2% sur le patrimoine de ceux qui possèdent plus de 100 milliards d'euros alors nous pouvons faire rentrer 100 millions décidément j'ai un problème de suite 100 millions je les vois encore plus riches 100 millions donc sans plus de 100 millions moi je ne vois même pas à quoi ça peut correspondre à quel type de besoin ça peut correspondre et bien on peut faire rentrer dans les caisses de l'Etat entre 15 et 25 milliards d'euros c'est pas mal quand même il faut le faire ça c'est la première mesure la deuxième c'est les aides aux entreprises grâce à l'excellent rapport du Sénat piloté notamment par notre grand camarade Fabien Gué nous avons donc pu apprendre que c'était 211 milliards d'euros qui sont donnés chaque année sans aucune contrepartie ni sociale ni environnementale aux entreprises et bien mettons de la conditionnalité sociale et environnementale pour que l'argent public ne soit pas dilapidé et serve finalement à des entreprises qui peuvent reverser des dividendes voire pire regardez le cas d'Arcelor le cas d'Arcelor il me met hors de moi c'est 298 millions d'euros qui ont été donnés en aide publique en 2023 Arcelor et que fait Arcelor en 2025 il ferme des usines en France voilà le niveau auquel nous sommes aujourd'hui arrivés d'un Etat qui est incapable d'un Etat qui est mauvais gestionnaire mais à un niveau pas possible et d'un Etat qui ne défend pas les intérêts des salariés les intérêts des classes populaires et même les intérêts français tout simplement troisième mesure troisième mesure c'est que les multinationales paient juste autant d'impôts que les entreprises françaises pour leur activité en France c'est quand même pas de sorcier c'est simple c'est basique on est en train de se faire dépouiller par Donald Trump on est en train de se faire dépouiller par Donald Trump il arrive avec ses droits de droite et nous on est là les bras ballants en train d'accepter d'accepter de ne rien faire de se laisser dans cette guerre commerciale qu'il faudrait refuser parce que nous ne sommes pas du côté de la guerre commerciale et le projet de gauche ne peut pas être le protectionnisme mais nous sommes bien obligés de nous protéger et donc nous protéger c'est aussi faire en sorte que quand ils font des bénéfices en France ils payent des impôts en France comme les entreprises françaises voilà trois mesures c'est pas le tout de la gauche c'est pas le tout d'un projet de gauche il faudrait en plus en finir avec les niches fiscales qui vraiment n'arrêtent pas de se démultiplier c'est des centaines et des centaines de niches qui ont été faites il faudrait arrêter qu'il n'y ait que cinq tranches d'impôt il faut que ce soit plus progressif qu'on passe de 5 à 14 tranches il faut s'attaquer à l'héritage et je veux dire à quel point je suis vraiment 100% d'accord avec tout ce que tu as dit c'est vrai que c'est l'Himalaya c'est l'Himalaya c'est l'Himalaya parce que il y a quelque chose d'affectif d'abord dans l'héritage les gens se sentent immédiatement touchés c'est normal c'est logique mais en même temps ils ont une idée de l'héritage qui est une idée totalement erronée par rapport à ce qu'est la réalité donc il faudrait commencer déjà par s'attaquer au haut patrimoine très haut patrimoine et ça cette fiscalité elle est accessible et elle nous rapporterait beaucoup et je veux terminer sur la question du long cours parce que c'est fondamental il faut des solutions d'urgence ce référendum s'il le met nous pouvons le gagner et si nous gagnons nous pouvons gouverner pour le faire mais il y a un état d'esprit c'est un état d'esprit s'ils font cette politique c'est parce qu'il y a tout un personnel à la fois gouvernemental politique mais aussi à l'intérieur de l'état de technocrates qui ont quitté totalement l'esprit public c'est à dire qu'ils ne sont plus guidés par l'intérêt général par le commun ils sont dans un état d'esprit qui brouille le public et le privé d'ailleurs ils vont ils viennent vous savez ils vont dans le privé puis retournent dans le public Macron en est la quintessence lui-même qui a fait l'ENA puis ensuite était chez Rothschild puis devient président de la république on se sert on se resserre on se re-resserre c'est ça c'est ça aujourd'hui ce qui se passe au sommet de l'état et donc moi je pense que si on veut changer en profondeur redresser notre pays il faut qu'au sommet de l'état l'esprit public soit notre guide et cet esprit public c'est quoi ? c'est d'abord une économie de la mise en commun contre la marchandisation du monde c'est un état qui soit capable de piloter la satisfaction des besoins et non pas sans arrêt de laisser faire le marché laisser faire les intérêts privés qui pilotent qui réindustrialisent notre société la France il n'en est pas capable et troisièmement la démocratie et je terminerai là-dessus parce que sans démocratie il n'y a pas de possibilité de transformer en profondeur la société et la justice fiscale de ce point de vue-là c'est notre point d'appui parce que la justice fiscale c'est la réponse au chaos social c'est la réponse au chaos budgétaire et ça tombe bien parce que comme nous on l'a démontré autour de cette table mais aussi comme elle à gauche depuis 1789 c'est au coeur de la gauche cette question de la justice fiscale c'est pourquoi nous sommes les mieux à même de la porter et donc s'ils ne sont pas capables de régler le chaos budgétaire qui nous laisse les clés nous on ira on est prêt et on veut gouverner »
« En tout cas, c'est un enjeu qui passe un peu sous les radars en termes de campagne. Ils en parlent très peu, mais on voit bien que du côté démocrate, il y a eu l'Inflation Reduction Act, où il y a eu 372 milliards qui ont été investis en grande partie dans la transition écologique, qui a d'ailleurs créé 330 000 emplois, et une inflexion dans les émissions de gaz à effet de serre, où pour la première fois en 2023, en tout cas après deux années de hausse, il y a eu une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Donc il y a un effet vraiment sur le dérèglement climatique. »
« On parle souvent du coût de l'inaction et du coût de l'inaction politique. Alors, ce coût de l'inaction, il est à la fois financier. Par exemple, les inondations en France l'année dernière où l'ensemble des événements climatiques plutôt ont coûté 6,5 milliards d'euros. Je pense qu'il faut se rendre compte de ce que ça représente. Mais c'est surtout un coût humain. Et ce dont on s'aperçoit vraiment en Espagne, c'est que le dérèglement climatique a des conséquences très directes, très violentes et que ça n'est pas acceptable. Et je suis un peu en colère parce qu'en vérité, tout ça, c'est le fruit de l'inaction, le désengagement des États dans la transition écologique. Quand je vois que malgré les conséquences visibles dans notre quotidien, le gouvernement français recule encore sur la transition écologique, n'investit pas puisqu'il coupe dans les budgets de l'ADEME, dans les budgets du fonds vert, par exemple. Et pire encore, il coupe dans les budgets de l'adaptation. L'adaptation, c'est ce qui permet d'éviter ces inondations. Il ne met pas l'argent nécessaire. Il faudrait 450 millions d'euros pour le fonds Barnier, par exemple, qui fait de la prévention des inondations. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si c'est Trump, vous avez entendu, il parle parfois du dérèglement climatique comme un canular, il est climato-sceptique, et aujourd'hui il est vraiment du côté de l'industrie pétrolière. Au contraire, il veut forer, forer, forer, c'est ce qu'il dit lui-même. »
« Ni l'un ni l'autre. Nous, nous croyons par exemple à une Europe de la défense, et nous pensons que l'Union européenne doit être le pôle de stabilité. Donc nous n'attendons pas effectivement de l'OTAN qu'il soit le gendarme du monde. Nous pensons que nous croyons aux institutions internationales et européennes. Mais je pense néanmoins que l'intervention des États-Unis est parfois nécessaire, et donc il faut pouvoir compter aussi sur cet allié dans certaines circonstances. Donc ça serait très inquiétant que ce soit Donald Trump, parce qu'effectivement le retrait total de la scène internationale, ça peut avoir des effets délétères. »
« On parle souvent du coût de l'inaction et du coût de l'inaction politique. Alors, ce coût de l'inaction, il est à la fois financier. Par exemple, les inondations en France l'année dernière où l'ensemble des événements climatiques plutôt ont coûté 6,5 milliards d'euros. Je pense qu'il faut se rendre compte de ce que ça représente. Mais c'est surtout un coût humain. Et ce dont on s'aperçoit vraiment en Espagne, c'est que le dérèglement climatique a des conséquences très directes, très violentes et que ça n'est pas acceptable. Et je suis un peu en colère parce qu'en vérité, tout ça, c'est le fruit de l'inaction, le désengagement des États dans la transition écologique. Quand je vois que malgré les conséquences visibles dans notre quotidien, le gouvernement français recule encore sur la transition écologique, n'investit pas puisqu'il coupe dans les budgets de l'ADEME, dans les budgets du fonds vert, par exemple. Et pire encore, il coupe dans les budgets de l'adaptation. L'adaptation, c'est ce qui permet d'éviter ces inondations. Il ne met pas l'argent nécessaire. Il faudrait 450 millions d'euros pour le fonds Barnier, par exemple, qui fait de la prévention des inondations. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En tout cas, c'est un enjeu qui passe un peu sous les radars en termes de campagne. Ils en parlent très peu, mais on voit bien que du côté démocrate, il y a eu l'Inflation Reduction Act, où il y a eu 372 milliards qui ont été investis en grande partie dans la transition écologique, qui a d'ailleurs créé 330 000 emplois, et une inflexion dans les émissions de gaz à effet de serre, où pour la première fois en 2023, en tout cas après deux années de hausse, il y a eu une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Donc il y a un effet vraiment sur le dérèglement climatique. »
« Oui, mais ce qui m'a rendue sensible à ce sujet et ce qui m'a peut-être affectée, c'est qu'effectivement, à certains moments, nous avons été accusés d'antisémitisme, alors que notre seul tort était de critiquer, comme je viens de le faire, la politique du gouvernement israélien, ce qui est encore un droit, je crois, je l'espère, et qui n'a rien à voir avec l'antisémitisme. Je suis moi-même, effectivement, vous l'avez dit, d'origine juive, j'étais même extrêmement surprise d'être accusée d'antisémitisme, et ça me paraît un amalgame qui n'est pas souhaitable. Je crois qu'on doit pouvoir discuter de tout et ne pas être accusée à tort d'antisémitisme. Quand, comme moi, on a participé à la création de groupes de travail au sein même des partis de gauche, en l'occurrence du Parti des écologistes, pour aller traquer partout où ils le sont, les figures de l'antisémitisme, parce que c'est vrai qu'il y a un travail à faire, y compris à gauche, sur des figures de l'antisémitisme qui réapparaissent au détour des discours parfois anticapitalistes, par exemple, eh bien, je pense qu'on ne doit pas pouvoir être accusé d'antisémitisme à tort, comme cela a été fait. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais ce qui m'a rendue sensible à ce sujet et ce qui m'a peut-être affectée, c'est qu'effectivement, à certains moments, nous avons été accusés d'antisémitisme, alors que notre seul tort était de critiquer, comme je viens de le faire, la politique du gouvernement israélien, ce qui est encore un droit, je crois, je l'espère, et qui n'a rien à voir avec l'antisémitisme. Je suis moi-même, effectivement, vous l'avez dit, d'origine juive, j'étais même extrêmement surprise d'être accusée d'antisémitisme, et ça me paraît un amalgame qui n'est pas souhaitable. Je crois qu'on doit pouvoir discuter de tout et ne pas être accusée à tort d'antisémitisme. Quand, comme moi, on a participé à la création de groupes de travail au sein même des partis de gauche, en l'occurrence du Parti des écologistes, pour aller traquer partout où ils le sont, les figures de l'antisémitisme, parce que c'est vrai qu'il y a un travail à faire, y compris à gauche, sur des figures de l'antisémitisme qui réapparaissent au détour des discours parfois anticapitalistes, par exemple, eh bien, je pense qu'on ne doit pas pouvoir être accusé d'antisémitisme à tort, comme cela a été fait. »
« On parle souvent du coût de l'inaction et du coût de l'inaction politique. Alors, ce coût de l'inaction, il est à la fois financier. Par exemple, les inondations en France l'année dernière où l'ensemble des événements climatiques plutôt ont coûté 6,5 milliards d'euros. Je pense qu'il faut se rendre compte de ce que ça représente. Mais c'est surtout un coût humain. Et ce dont on s'aperçoit vraiment en Espagne, c'est que le dérèglement climatique a des conséquences très directes, très violentes et que ça n'est pas acceptable. Et je suis un peu en colère parce qu'en vérité, tout ça, c'est le fruit de l'inaction, le désengagement des États dans la transition écologique. Quand je vois que malgré les conséquences visibles dans notre quotidien, le gouvernement français recule encore sur la transition écologique, n'investit pas puisqu'il coupe dans les budgets de l'ADEME, dans les budgets du fonds vert, par exemple. Et pire encore, il coupe dans les budgets de l'adaptation. L'adaptation, c'est ce qui permet d'éviter ces inondations. Il ne met pas l'argent nécessaire. Il faudrait 450 millions d'euros pour le fonds Barnier, par exemple, qui fait de la prévention des inondations. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais ce qui m'a rendue sensible à ce sujet et ce qui m'a peut-être affectée, c'est qu'effectivement, à certains moments, nous avons été accusés d'antisémitisme, alors que notre seul tort était de critiquer, comme je viens de le faire, la politique du gouvernement israélien, ce qui est encore un droit, je crois, je l'espère, et qui n'a rien à voir avec l'antisémitisme. Je suis moi-même, effectivement, vous l'avez dit, d'origine juive, j'étais même extrêmement surprise d'être accusée d'antisémitisme, et ça me paraît un amalgame qui n'est pas souhaitable. Je crois qu'on doit pouvoir discuter de tout et ne pas être accusée à tort d'antisémitisme. Quand, comme moi, on a participé à la création de groupes de travail au sein même des partis de gauche, en l'occurrence du Parti des écologistes, pour aller traquer partout où ils le sont, les figures de l'antisémitisme, parce que c'est vrai qu'il y a un travail à faire, y compris à gauche, sur des figures de l'antisémitisme qui réapparaissent au détour des discours parfois anticapitalistes, par exemple, eh bien, je pense qu'on ne doit pas pouvoir être accusé d'antisémitisme à tort, comme cela a été fait. »
« Oui, je comprends, mais c'est vrai que c'est des choses qu'il ne faut pas tolérer. Mais de là à faire un amalgame entre les écologistes, les insoumis et les autres forces politiques, nous n'avons pas la même politique en la matière, je crois que ça s'est vu dans la réaction aux attentats du 7 octobre. Nous avons immédiatement qualifié ces attentats de terroristes, ce n'a pas été le cas des insoumis. Donc on voit bien la différence de politique, on voit bien la différence d'approche. Cet engagement que nous avons contre l'antisémitisme, eh bien, je crois qu'il faut le reconnaître aux écologistes et aux socialistes également, et ne pas faire un amalgame entre toutes les forces de gauche, nous n'avons pas la même position. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il est effectivement pour un retour sur la sphère nationale. Ça c'est clair qu'il est beaucoup moins interventionniste que l'ont été d'autres présidents américains. Après, je ne sais pas comment ça va jouer sur les conflits internationaux. Je pense qu'il y a quand même besoin, en l'occurrence, que les États-Unis soient acteurs dans la diplomatie internationale, sur l'ensemble des conflits, et malheureusement il y en a beaucoup en ce moment. »
« Ni l'un ni l'autre. Nous, nous croyons par exemple à une Europe de la défense, et nous pensons que l'Union européenne doit être le pôle de stabilité. Donc nous n'attendons pas effectivement de l'OTAN qu'il soit le gendarme du monde. Nous pensons que nous croyons aux institutions internationales et européennes. Mais je pense néanmoins que l'intervention des États-Unis est parfois nécessaire, et donc il faut pouvoir compter aussi sur cet allié dans certaines circonstances. Donc ça serait très inquiétant que ce soit Donald Trump, parce qu'effectivement le retrait total de la scène internationale, ça peut avoir des effets délétères. »
« Si c'est Trump, vous avez entendu, il parle parfois du dérèglement climatique comme un canular, il est climato-sceptique, et aujourd'hui il est vraiment du côté de l'industrie pétrolière. Au contraire, il veut forer, forer, forer, c'est ce qu'il dit lui-même. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, je comprends que les Israéliens aient effectivement besoin de se défendre. Je pense qu'il faut surtout aller chercher une solution politique, malheureusement, et il faut aussi chercher le respect du droit international. Je pense que c'est très important qu'on puisse rester dans le cadre du droit international, et c'est bien ce que nous reprochons aujourd'hui au gouvernement Netanyahou, dans la façon dont il mène cette guerre. Donc oui, il faut bien sûr être aux côtés d'Israël et lui permettre de se défendre, mais il faut respecter ce cadre international, et pour ça, c'est vraiment dans le cadre des Nations unies qu'il faut s'inscrire, et non pas chercher des alliés qui vont défendre coûte que coûte, et quoi qu'il en coûte, j'ai envie de dire, du point de vue du droit international, et permettre, en fait, la façon dont se déroule aujourd'hui la guerre, qui ne nous semble pas correspondre à ce qu'on peut souhaiter pour le règlement du conflit israélo-pays. »
« Non, je crois que les droits des femmes sont toujours à défendre et toujours à sanctuariser. C'est pour ça que c'était important effectivement la constitutionnalisation, et que c'est un combat permanent, vous dites en Europe, dans d'autres pays d'Europe, le combat pour l'IVG des droits des femmes, en Pologne par exemple, et bien c'est encore un combat à mener. Donc oui, en France, sur la dernière période, nous avons progressé, nous avons sanctuarisé, mais rien n'est jamais acquis en Europe également. »
« Oui, bien sûr. Et si le référendum aboutissait dans la formulation telle qu'elle est proposée par la Convention citoyenne pour le climat, nous voterions oui et nous appellerions à voter oui dès demain. Enfin, parce que d'ailleurs nous avons proposé nous-mêmes cette modification de la Constitution depuis longtemps et puis parce que ça serait un point d'appui juridique pour condamner l'inaction climatique des États. Donc oui, nous sommes tout à fait favorables, mais nous ne sommes pas dupes. Nous ne sommes pas dupes du fait qu'Emmanuel Macron a proposé cette modification de la Constitution pour masquer tous les reculs qu'il y a sur les propositions de la Convention citoyenne. Je pense que nous y reviendrons. Et puis c'est aussi une manœuvre politicienne parce que j'imagine qu'Emmanuel Macron compte sur le refus du Sénat et notamment de son président Gérard Larcher et des Républicains pour faire échouer ce référendum ou en tout cas l'affaiblir. Parce que comme vous le savez, il faut que le texte soit adopté de façon conforme à la fois par l'Assemblée et le Sénat. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce que j'espère, c'est qu'il y aura une primaire ou en tout cas la désignation d'un candidat unique de la gauche, mais cette question doit faire partie effectivement des critères qui feront que nous soutiendrons ou pas un candidat. Il ne peut pas y avoir d'ambiguïté sur la question de l'antisémitisme sur le candidat unique de la gauche. »
« En tout cas, c'est des dossiers sur lesquels il faut un maximum de concertation parce que l'acceptabilité est en fait la condition du succès. Mais il va falloir aller vers plus d'énergie renouvelable. Je crois que les citoyens ont bien conscience qu'on ne peut pas continuer comme ça, qu'il va falloir faire une transition énergétique. On le dit souvent, il nous reste 10 ans pour agir et pour agir, il faut aussi de la volonté politique. Les éoliennes, ça fait partie de la transition énergétique tout à fait dans son ensemble. »
« Oui, ça a été une campagne difficile d'abord parce que ça a été décalé plusieurs fois et que c'était dans l'incertitude, qu'on n'a pas pu aller au contact des gens comme on aime le faire, de la même façon que dans les autres campagnes électorales, effectivement. Néanmoins, je pense que les régionales, en tout cas dans les dernières semaines, elles se sont installées dans le paysage. Maintenant, j'encourage vraiment les électeurs à regarder d'ici dimanche, il leur reste peu de temps, tous les programmes, à choisir en conscience et surtout d'aller se déplacer dans les urnes parce que c'est vrai qu'une des grandes craintes que nous avons, comme toutes les forces politiques, c'est l'abstention. Et je pense qu'il faut vraiment se saisir de cette opportunité de faire porter sa voix, notamment pour la transition écologique. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On parle souvent du coût de l'inaction et du coût de l'inaction politique. Alors, ce coût de l'inaction, il est à la fois financier. Par exemple, les inondations en France l'année dernière où l'ensemble des événements climatiques plutôt ont coûté 6,5 milliards d'euros. Je pense qu'il faut se rendre compte de ce que ça représente. Mais c'est surtout un coût humain. Et ce dont on s'aperçoit vraiment en Espagne, c'est que le dérèglement climatique a des conséquences très directes, très violentes et que ça n'est pas acceptable. Et je suis un peu en colère parce qu'en vérité, tout ça, c'est le fruit de l'inaction, le désengagement des États dans la transition écologique. Quand je vois que malgré les conséquences visibles dans notre quotidien, le gouvernement français recule encore sur la transition écologique, n'investit pas puisqu'il coupe dans les budgets de l'ADEME, dans les budgets du fonds vert, par exemple. Et pire encore, il coupe dans les budgets de l'adaptation. L'adaptation, c'est ce qui permet d'éviter ces inondations. Il ne met pas l'argent nécessaire. Il faudrait 450 millions d'euros pour le fonds Barnier, par exemple, qui fait de la prévention des inondations. »
« Non, ça ne m'a pas complètement étonnée parce que j'ai observé que le féminisme n'est pas partagé par toutes les femmes. Et en particulier, il faut le dire, il est moins présent chez les femmes de droite. Et qu'il y a une façon parfois, chez certaines femmes, de vouloir cacher l'aspect féminin, en l'occurrence le fait d'être enceinte, dans leur action politique. Des femmes qui veulent revenir tout de suite dans l'hémicycle, qui ne veulent pas parler de leur maternité. Je trouve ça dommage, il faut assumer entièrement, il n'y a pas à avoir honte, il n'y a pas à se sentir coupable de vivre sa vie de femme, en même temps que nous exerçons notre mandat. On me voit là, effectivement. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mon père est d'une famille ouvrière polonaise, des Ardennes, et j'ai constaté que les ouvriers étaient quand même soumis. Et qu'il fallait leur donner les clés pour pouvoir gagner leur autonomie, se défendre. Et c'est dans ce sens-là aussi que moi j'ai voulu connaître le monde de l'entreprise, connaître les clés, les réflexions des actionnaires. De façon à pouvoir les donner finalement à ceux qui en ont le plus besoin, les salariés, ceux qui dans le rapport de force en fait sont la partie faible. »
« En tout cas, oui. La prise de conscience, elle a eu lieu. C'est ce dont on se rend compte. La question, c'est est-ce que ça va être un déterminant de leur vote ? Est-ce que la prise de conscience écologique, elle va se traduire dans les urnes ? C'est la question qui va être posée à tout le monde dimanche. Moi, j'espère vraiment que les électeurs vont rendre concret, effectivement, cette transition écologique parce que les gestes au quotidien, c'est très bien, mais ça ne suffit pas. Moi, je suis, une fois de plus, optimiste parce que je pense qu'il y a besoin d'écologie dans cette société. Vous l'avez dit, la crise sanitaire a fait prendre conscience du fait que nous empiétons sur l'habitat naturel des animaux sauvages et que cela peut conduire à ce qu'on a constaté, une zoonose, c'est-à-dire la transmission de maladies de l'animal vers l'homme. Tout cela, ça fait prendre conscience vraiment au-delà de ce qui avait déjà été constaté, c'est-à-dire notamment le dérèglement climatique. Et en ce moment, il fait très chaud et je pense que tout le monde se rend compte que ce n'est pas une vue d'esprit, mais c'est malheureusement une réalité maintenant dans notre quotidien. Cette prise de conscience-là, il faut qu'elle se traduise dans des politiques publiques. Pourquoi c'est important ? Parce que 70% des solutions au dérèglement climatique sont au niveau local, et c'est notamment la politique des transports. Quand Karima Deli, dans les Hauts-de-France, propose de réouvrir des petites lignes de train, pourquoi ? Pour donner une alternative aux véhicules individuels. C'est concret et c'est là que ça se passe. »
« Je l'espère parce que ce gouvernement n'est pas représentatif du vote des dernières législatives de 2024. Donc, on a besoin d'un gouvernement qui soit proche des options qui ont été prises par les électeurs en juin 2024, c'est-à-dire un gouvernement issu du nouveau Front populaire puisque c'est la coalition qui est arrivée là en tête. »
« Ce que j'espère, c'est qu'il y aura une primaire ou en tout cas la désignation d'un candidat unique de la gauche, mais cette question doit faire partie effectivement des critères qui feront que nous soutiendrons ou pas un candidat. Il ne peut pas y avoir d'ambiguïté sur la question de l'antisémitisme sur le candidat unique de la gauche. »
« Je doute qu'Emmanuel Macron souhaite s'allier à nous. Et Jean-Luc Mélenchon, malheureusement, force est de constater qu'il a déjà déclaré sa candidature. »
« Non, mais je pense qu'il y a une réflexion à avoir, effectivement, sur la charge de travail, d'ailleurs, qu'on a en tant que député. Je pense que c'est relativement inaudible comme débat aujourd'hui, et nous remplissons notre tâche entièrement. Mais le partage du temps de travail, il vaut pour tout le monde. Et que le temps libéré, la société du temps libéré à laquelle nous aspirons tous, il doit valoir aussi pour les élus. C'est une aspiration de tout un chacun. Elle vaut aussi pour nous. »
« Justement parce qu'il y a eu cette prise de conscience de tous les citoyens. Aujourd'hui, toutes les forces politiques mettent du verre dans leur programme. Mais comme nous le disons souvent, les écologistes sont les seuls qui font de l'écologie après la campagne et dans les politiques publiques. Parce qu'on se rend compte que pour mettre en œuvre la transition écologique, il faut une volonté politique, il faut aussi de la cohérence. Malheureusement, on met souvent une petite touche de verre comme ça dans les programmes. Mais dès qu'on doit s'affronter réellement au problème, eh bien on recule. C'est ce qu'on a vu avec Emmanuel Macron. Il y a toujours eu une bonne raison de ne pas faire. Il faut toujours faire plus tard. Il faut toujours faire au niveau européen. Et nous, ce que nous voulons, c'est vraiment la mettre en œuvre maintenant parce que nous n'avons plus le temps. Nous n'avons plus le temps d'attendre. Il faut agir maintenant contre le dérèglement climatique. Nous avons une responsabilité vis-à-vis des générations futures. Et nous n'avons malheureusement plus le temps de retarder cette transition écologique. »