Les questions ce matin sur la sécurité des Français. On en parle avec Éric Ciotti au téléphone. Bonjour Éric Ciotti. Bonjour. Député Les Républicains, président du conseil départemental des Alpes-Maritimes. D'abord la prolongation de l'état d'urgence en principe jusqu'à la prochaine élection présidentielle. Les députés vont en débattre aujourd'hui. Cette prolongation qui se répète, qui est pérenne, vous y êtes totalement favorable Éric Ciotti ?
Réponse directeOui, j'y suis favorable. Je l'avais moi-même réclamé lors des précédents débats. L'état d'urgence a été instauré après les attentats qui ont frappé Paris et le Bataclan. Depuis, nous avons été amenés à prolonger l'état d'urgence, je crois, cinq fois. C'est la cinquième fois avec ce moment d'hésitation où le président de la République, le 14 juillet, avait indiqué qu'il lèverait l'état d'urgence. Et puis, le soir, nous avons eu la tragédie de Nice, dans ma ville. Donc oui, il faut pérenniser l'état d'urgence. Mais pourquoi ? Parce que la menace est durable. La France est une cible, sans doute une cible, peut-être la première cible au monde des barbares islamistes. L'Europe est une cible. Nou…
« Oui, j'y suis favorable. Je l'avais moi-même réclamé lors des précédents débats. L'état d'urgence a été instauré après les attentats qui ont frappé Paris et le Bataclan. Depuis, nous avons été amenés à prolonger l'état d'urgence, je crois, cinq fois. C'est la cinquième fois avec ce moment d'hésitation où le président de la République, le 14 juillet, avait indiqué qu'il lèverait l'état d'urgence. Et puis, le soir, nous avons eu la tragédie de Nice, dans ma ville. Donc oui, il faut pérenniser l'état d'urgence. Mais pourquoi ? Parce que la menace est durable. La France est une cible, sans doute une cible, peut-être la première cible au monde des barbares islamistes. L'Europe est une cible. Nous savons que les risques vont durer, hélas. Et il faut se préparer à cette situation de façon durable. Donc je le dis, plutôt que de prolonger tous les six mois, tous les trois mois en l'occurrence, cet état d'urgence, il convient aujourd'hui d'introduire dans notre droit certaines dispositions qui devraient être pérennisées. Un exemple très simple, la fouille des véhicules ou les contrôles d'identité par les policiers ne sont autorisées que dans le cadre de l'état d'urgence, de façon permanente. Mais il faut que ces mesures, qui sont simples, puissent être introduites dans notre droit de façon durable. Je prends cet exemple. Il y en a d'autres. Parce que la menace est maximale. Parce que nous vivons sous ce risque qui provient de cette destruction de toute forme d'humanité qui anime les terroristes de l'état islamique et que nous devons s'adapter à cet état de guerre. Si nous sommes en guerre, donnons-nous les moyens de gagner cette guerre. »
