Édouard Philippe — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
11 juin 2024 au 25 mai 2026
Questions
444
Entretiens
16
Sources
16
Heures analysées
8,1 h
Répartition sur 444 questions évaluables
Réponse directe
223
Réponse partielle
88
Réponse à côté
108
Refus explicite
25
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 101 à 125 sur 444
Question 101Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
essayer de la comprendre. Est-ce que ça veut dire que, comme le disent certains conservateurs, il reste, malgré tout, les Etats-Unis restent le meilleur défenseur du monde libre ?
Réponse à côté
Je ne me positionne absolument pas comme ça. Je vais vous dire, on est peut-être revenu dans le temps des empires. Clairement, Donald Trump a une lecture et une conception impériale de la politique extérieure américaine.
« Je ne me positionne absolument pas comme ça. Je vais vous dire, on est peut-être revenu dans le temps des empires. Clairement, Donald Trump a une lecture et une conception impériale de la politique extérieure américaine. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 29:07
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chaînes causales explicitées12 sept. 2024 au 18 mars 2025 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je le dis depuis longtemps. Je dis que compte tenu de l'évolution démographique de notre pays, compte tenu du fait que, et c'est tant mieux, nous vivons de plus en plus longtemps et qu'il y a de plus en plus d'inactifs et de moins en moins relativement d'actifs, notre système par répartition arrive au bout de son efficacité, au bout même de sa crédibilité. Et que donc, il faut modifier notre système social. Et puis je dis par ailleurs quelque chose qui paraît évident, mais qui est contesté, et après tout, c'est très bien. Quelque chose dont je suis convaincu, c'est que si nous voulons défendre à la fois notre prospérité et notre sécurité, alors il va falloir qu'on travaille plus. Travaille plus, parfois plus dans la semaine, parfois plus dans l'année, parfois plus en fonction de l'âge qu'on a. J'ai toujours été fasciné qu'on estime qu'on pourrait travailler autant à 30 ans qu'à 64 ans. La vérité, c'est que vous avez dans les périodes de la vie, en fonction de vos choix personnels, en fonction de votre situation même de santé, des moments où vous pouvez, le cas échéant, travailler plus. Et ce que je vous dis là, ce n'est pas l'expression de la droite libérale abominable, la CFDT a toujours été très ouverte sur cette idée. Donc travaillez plus dans la semaine, travaillez plus dans l'année, et en effet, travaillez plus tout au long de la vie. C'est ce que font, madame Mabrouk, tous les pays d'Europe. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 102Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
La possibilité que Marine Le Pen soit inéligible le 31 mars. François Bayrou là-dessus a été très net. Il a dit en substance que ce n'était pas une bonne chose que ce soit les tribunaux qui prononcent ce genre de décision avec des effets politiques. Est-ce que vous partagez cet avis ?
Réponse directe
Écoutez-moi, je pense que la seule chose que je peux dire c'est qu'il me paraît utile que les magistrats appliquent la loi. Et voilà. la rendaient inéligible ? Mais ce n'est pas une question de est-ce que ça me choque ou pas. Moi j'ai envie de battre Marine Le Pen. J'ai appelé à voter contre elle aux élections législatives. Je n'ai aucune envie de lui faire quelque cadeau que ce soit sur le plan électoral et sur le plan du débat politique. Et elle ne me fait pas peur sur le plan politique. Je pense qu'on peut proposer un projet aux Français qui convainque plus que ce qu'elle dit. Je suis convaincu de ça. Mais vous n'allez pas me voir dire au juge écoutez, surtout n'appliquez pas la loi. Att…
« Écoutez-moi, je pense que la seule chose que je peux dire c'est qu'il me paraît utile que les magistrats appliquent la loi. Et voilà. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 40:39Voir 2 autres passages
« la rendaient inéligible ? Mais ce n'est pas une question de est-ce que ça me choque ou pas. Moi j'ai envie de battre Marine Le Pen. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 40:48
« J'ai appelé à voter contre elle aux élections législatives. Je n'ai aucune envie de lui faire quelque cadeau que ce soit sur le plan électoral et sur le plan du débat politique. Et elle ne me fait pas peur sur le plan politique. Je pense qu'on peut proposer un projet aux Français qui convainque plus que ce qu'elle dit. Je suis convaincu de ça. Mais vous n'allez pas me voir dire au juge écoutez, surtout n'appliquez pas la loi. Attendez, c'est fascinant. On vit dans un pays où tous les jours dans le débat public les gens vous disent il faut être plus ferme. Vous n'étiez pas loin de me dire ça tout à l'heure. Il faut être plus ferme et l'application... Non, je sais bien je vous fais parler si je ne devrais pas faire ça. Mais enfin néanmoins vous voyez bien ce que je dis. Vous pouvez constater qu'à chaque fois on dit il faut être plus ferme il faut être plus ferme. Bon ben voilà. Si c'est la loi et qu'elle est votée par le législateur qu'est-ce qu'il fait le juge ? Ben il l'applique. Bon, moi je ne connais pas cette affaire. Je ne sais pas si Mme Le Pen doit être condamnée. Je ne sais pas si elle va être condamnée. Mais vous ne pouvez pas a priori dire non ce qui serait bien ce serait qu'on n'applique pas la loi. »
Question 103Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
on voyait tout à l'heure votre carte d'artilleur c'est très frappant vous traversez vous sillonnez la France vous travaillez vous sillonnez la France on le racontait un peu par plaisanterie au début mais le modèle Chirac qui est de prendre son temps d'aller jusqu'aux plus arrière-salles les plus difficiles est-ce que c'est pour vous un modèle ?
Réponse directe
oui et au fond j'essaie d'appliquer à la France ce que j'ai fait au Havre c'est-à-dire essayer de faire en sorte que dans chaque quartier dans chaque rue il y ait à la fois un souvenir une connaissance un projet alors évidemment c'est beaucoup plus difficile au niveau national ça demande une vie et peut-être même plusieurs mais ce que j'essaie de faire c'est de parcourir le pays je le fais vous savez je le fais sans caméra et il y a beaucoup de mes camarades de mes compagnons politiques qui me disent mets-toi en scène sois plus présent les fameux communicants oui c'est ça montre que tu es là montre que tu es dans ce petit village montre que tu es en train de découvrir la filière de l'ail ro…
« oui et au fond j'essaie d'appliquer à la France ce que j'ai fait au Havre c'est-à-dire essayer de faire en sorte que dans chaque quartier dans chaque rue il y ait à la fois un souvenir une connaissance un projet alors évidemment c'est beaucoup plus difficile au niveau national ça demande une vie et peut-être même plusieurs mais ce que j'essaie de faire c'est de parcourir le pays je le fais vous savez je le fais sans caméra et il y a beaucoup de mes camarades de mes compagnons politiques qui me disent mets-toi en scène sois plus présent les fameux communicants oui c'est ça montre que tu es là montre que tu es dans ce petit village montre que tu es en train de découvrir la filière de l'ail rose dans le Tarn montre que à Saint-Laurent-du-Baroni tu vas voir un lycée et que tu parles à la fin ça paie moi ce que je crois c'est que si vous ne développez pas une relation avec le pays si vous n'écoutez pas si vous n'apprenez pas si vous ne réfléchissez pas à ce qu'on vous dit vous passez à côté de quelque chose du pays et je suis convaincu de ça et donc je fais comme je sais faire comme je veux faire je souhaite bon courage à quiconque pour me persuader du contraire ou d'autres choses je prends mon temps et j'essaie d'apprendre et de comprendre et je trouve que c'est très sain est-ce qu'on sent »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 1:00:34Voir 1 autre passage
« très oui mais vous j'ai pris beaucoup de temps à prendre cette décision parce que je pense c'est une décision qui est extrêmement engageante pour soi pour ses proches pour ce qu'on veut faire pour ce qu'on envisage pour le pays d'une certaine façon donc j'ai pris beaucoup de temps je ne me suis pas dit il y a 10 ans j'ai été touché par la grâce de Dieu et je non pas du tout donc j'ai pris du temps à prendre cette décision je fais partie de ceux et je ne suis pas le seul il y en a beaucoup en France qui hésitent parfois avant de prendre des décisions et une fois qu'ils les ont prises bon courage pour me faire changer d'avis Edouard Philippe merci merci à vous merci à vous »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 1:02:08
Question 104Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Est-ce qu'au contraire, il faut être dans la ligne ultra-dure de dire c'est fini, on coupe les ponts, ou on leur parle ?
Réponse directe
Je pense qu'il ne faut pas du tout dans la ligne du on ne leur parlera plus jamais, on leur reparlera. Est-ce que c'est le bon moment aujourd'hui ? Je n'ai pas suffisamment d'éléments en ma possession pour dire si c'est le bon moment ou s'il faut attendre un peu ou s'il faut passer par un autre canal. Ça, je ne sais pas.
« Je pense qu'il ne faut pas du tout dans la ligne du on ne leur parlera plus jamais, on leur reparlera. Est-ce que c'est le bon moment aujourd'hui ? Je n'ai pas suffisamment d'éléments en ma possession pour dire si c'est le bon moment ou s'il faut attendre un peu ou s'il faut passer par un autre canal. Ça, je ne sais pas. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 23:00
Question 105Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Son avion aurait-il... La question s'est posée. Quand il a dû aller au Brésil, son avion aurait-il une panne ?
Réponse à côté
D'abord, c'est une décision qui ne relève pas des autorités politiques. Ensuite, il y a du droit, le droit international. Vous savez qu'il est un tout petit peu compliqué puisque vous avez les partis qui sont membres de la CPI qui doivent évidemment respecter les stipulations des traités. Vous avez aussi un principe de droit international qui est la violabilité et l'absence de mise en cause de responsabilité juridique des chefs d'État. Donc, quel est l'état du droit aujourd'hui ? Mais encore une fois, c'est un juge qui déciderait cela. Et surtout, M. Rochemin, la question ne se pose pas comme ça.
« D'abord, c'est une décision qui ne relève pas des autorités politiques. Ensuite, il y a du droit, le droit international. Vous savez qu'il est un tout petit peu compliqué puisque vous avez les partis qui sont membres de la CPI qui doivent évidemment respecter les stipulations des traités. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 23:55Voir 2 autres passages
« Vous avez aussi un principe de droit international qui est la violabilité et l'absence de mise en cause de responsabilité juridique des chefs d'État. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 24:10
« Donc, quel est l'état du droit aujourd'hui ? Mais encore une fois, c'est un juge qui déciderait cela. Et surtout, M. Rochemin, la question ne se pose pas comme ça. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 24:23
Question 106Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Si on est un peu provocant, est-ce que les Américains ne disent pas plus brutalement ce que les Européens disent en fait un peu élégamment ?
Réponse directe
Il ne faut pas... Il ne faut pas... Il ne faut pas toujours ramener tout au passé. Là, c'est le futur. C'est la vie. Imaginez qu'on ait dit aux Français, à des Parisiens, à des Havrets, en 1887. Ça fait maintenant 17 ans que l'Alsace et la Moselle sont allemandes. Vous voyez bien que c'est fini. Je ne suis pas sûr que les Havrets et les Parisiens auraient dit oui, c'est vrai, c'est fini. Je crains que les Ukrainiens ne résonnent un peu comme cela. Et on peut sans doute les comprendre
« Il ne faut pas... Il ne faut pas... Il ne faut pas toujours ramener tout au passé. Là, c'est le futur. C'est la vie. Imaginez qu'on ait dit aux Français, à des Parisiens, à des Havrets, »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 15:15Voir 2 autres passages
« en 1887. Ça fait maintenant 17 ans que l'Alsace et la Moselle sont allemandes. Vous voyez bien que c'est fini. Je ne suis pas sûr que les Havrets et les Parisiens auraient dit oui, c'est vrai, c'est fini. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 15:28
« Je crains que les Ukrainiens ne résonnent un peu comme cela. Et on peut sans doute les comprendre »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 15:44
Question 107Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
C'est ça l'enjeu. Est-ce qu'il veut aller jusqu'à Paris ou à Berlin ?
Réponse directe
Je ne crois pas qu'il soit dans une logique de conquête militaire européenne, mais je constate qu'il est prêt à agresser militairement des pays dont il considère qu'il relève de sa sphère d'influence. Et ce n'est pas des petites agressions, ce sont d'énormes agressions. Je voudrais juste continuer sur cette analyse du monde qui n'est pas une analogie avec le passé mais qui est une lecture du présent. Je vous ai dit ce que je pensais de Poutine, un président qui veut mettre en place une politique, quasiment une politique impériale, et qui veut fragiliser les valeurs démocratiques et les régimes démocratiques. En face, on a un président américain. Quel est l'objectif de sa discussion nouvelle…
« Je ne crois pas qu'il soit dans une logique de conquête militaire européenne, mais je constate qu'il est prêt à agresser militairement des pays dont il considère qu'il relève de sa sphère d'influence. Et ce n'est pas des petites agressions, ce sont d'énormes agressions. Je voudrais juste continuer sur cette analyse du monde qui n'est pas une analogie avec le passé mais qui est une lecture du présent. Je vous ai dit ce que je pensais de Poutine, un président qui veut mettre en place une politique, quasiment une politique impériale, et qui veut fragiliser les valeurs démocratiques et les régimes démocratiques. En face, on a un président américain. Quel est l'objectif de sa discussion nouvelle avec la Russie ? Beaucoup d'Européens disent que c'est une nouvelle façon de voir le monde et au fond, il n'en a rien à faire des Européens. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 26:17Voir 2 autres passages
« J'ai une lecture peut-être un peu différente. On considère que ce que veut faire le président américain aujourd'hui est exclusivement dirigé par son objectif principal. La Chine. La Chine. Et en engageant la discussion avec les Russes, en essayant de recréer du lien politique et de recréer des liens économiques avec la Russie, il entend probablement faire à l'envers ce que Nixon avait fait dans les années 70. Une sorte d'antique histoire. Et c'est d'ailleurs intéressant parce que vous vous souvenez peut-être que Nixon avait théorisé l'imprévisibilité en politique internationale. Qu'est-ce qu'avait fait Nixon ? Ça veut dire, pardon, vous conserver une part de confiance en Trump ? Ce que vous dites là, en tout cas, c'est parce que une possibilité de confiance. Je voudrais juste terminer mon idée. Nixon avait essayé de décoller la Chine, le Mao, de l'Empire soviétique avec des résultats intéressants. Bon. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 27:06
Question 108Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
La révolution culturelle qui nous arrive des Etats-Unis sur des sujets comme l'immigration vince et compagnie mais sur les finances publiques vince musk mille les Amériques au sens large la tronçonneuse est-ce que de tout ça quelque chose va arriver ici ?
Réponse directe
Si vous voulez moi je suis convaincu et je le dis depuis longtemps que la dépense publique en France augmente trop vite que les déficits ne sont pas maîtrisés et que nous sommes en train de gâcher les perspectives d'avenir de nos enfants à force de nous contenter d'une forme de confort qui n'est d'ailleurs pas parfait en ne faisant pas les réformes que nous devons faire. Donc je ne peux pas être contre l'idée qu'il faille s'attaquer et s'attaquer vivement à un certain nombre de problèmes dans notre pays. J'ajoute que c'est même une condition de notre puissance. Un peu d'afouera il en faut ? Un peu de rupture est nécessaire.
« Si vous voulez moi je suis convaincu et je le dis depuis longtemps que la dépense publique en France augmente trop vite que les déficits ne sont pas maîtrisés et que nous sommes en train de gâcher les perspectives d'avenir de nos enfants à force de nous contenter d'une forme de confort qui n'est d'ailleurs pas parfait en ne faisant pas les réformes que nous devons faire. Donc je ne peux pas être contre l'idée qu'il faille s'attaquer et s'attaquer vivement à un certain nombre de problèmes dans notre pays. J'ajoute que c'est même une condition de notre puissance. Un peu d'afouera il en faut ? Un peu de rupture est nécessaire. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 47:28
Question 109Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Est-ce qu'on est à un moment disons libéral où il va falloir suivre cette voie ?
Réponse directe
Si vous voulez moi je suis convaincu et je le dis depuis longtemps que la dépense publique en France augmente trop vite que les déficits ne sont pas maîtrisés et que nous sommes en train de gâcher les perspectives d'avenir de nos enfants à force de nous contenter d'une forme de confort qui n'est d'ailleurs pas parfait en ne faisant pas les réformes que nous devons faire. Donc je ne peux pas être contre l'idée qu'il faille s'attaquer et s'attaquer vivement à un certain nombre de problèmes dans notre pays. J'ajoute que c'est même une condition de notre puissance. Un peu d'afouera il en faut ? Un peu de rupture est nécessaire.
« Si vous voulez moi je suis convaincu et je le dis depuis longtemps que la dépense publique en France augmente trop vite que les déficits ne sont pas maîtrisés et que nous sommes en train de gâcher les perspectives d'avenir de nos enfants à force de nous contenter d'une forme de confort qui n'est d'ailleurs pas parfait en ne faisant pas les réformes que nous devons faire. Donc je ne peux pas être contre l'idée qu'il faille s'attaquer et s'attaquer vivement à un certain nombre de problèmes dans notre pays. J'ajoute que c'est même une condition de notre puissance. Un peu d'afouera il en faut ? Un peu de rupture est nécessaire. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 47:28
Question 110Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Est-ce qu'une certaine mollesse a nourri ce genre de mouvement ?
Réponse partielle
On ne défend jamais les intérêts de son pays dans la faiblesse et dans le renoncement. Donc il faut être dans toute la mesure du possible le partisan de l'ordre et partisan de la fermeté. Ça me paraît assez clair. Je pense que les Françaises et les Français le savent font parfaitement. Jusqu'où dans les signaux ? Je n'ai jamais pensé que l'ordre devait être traduit par une espèce d'hystérie brutale. Ce n'est pas du tout ça l'ordre. Dans un état de droit, ce n'est pas ça l'ordre. Mais il faut de l'ordre. Ça, c'est vrai.
« On ne défend jamais les intérêts de son pays dans la faiblesse et dans le renoncement. Donc il faut être dans toute la mesure du possible le partisan de l'ordre et partisan de la fermeté. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 37:24Voir 2 autres passages
« Ça me paraît assez clair. Je pense que les Françaises et les Français le savent font parfaitement. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 37:46
« Jusqu'où dans les signaux ? Je n'ai jamais pensé que l'ordre devait être traduit par une espèce d'hystérie brutale. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 37:53
Question 111Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Vous l'avez vu en France récemment ?
Réponse à côté
D'abord, c'est une décision qui ne relève pas des autorités politiques. Ensuite, il y a du droit, le droit international. Vous savez qu'il est un tout petit peu compliqué puisque vous avez les partis qui sont membres de la CPI qui doivent évidemment respecter les stipulations des traités. Vous avez aussi un principe de droit international qui est la violabilité et l'absence de mise en cause de responsabilité juridique des chefs d'État. Donc, quel est l'état du droit aujourd'hui ? Mais encore une fois, c'est un juge qui déciderait cela. Et surtout, M. Rochemin, la question ne se pose pas comme ça.
« D'abord, c'est une décision qui ne relève pas des autorités politiques. Ensuite, il y a du droit, le droit international. Vous savez qu'il est un tout petit peu compliqué puisque vous avez les partis qui sont membres de la CPI qui doivent évidemment respecter les stipulations des traités. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 23:55Voir 2 autres passages
« Vous avez aussi un principe de droit international qui est la violabilité et l'absence de mise en cause de responsabilité juridique des chefs d'État. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 24:10
« Donc, quel est l'état du droit aujourd'hui ? Mais encore une fois, c'est un juge qui déciderait cela. Et surtout, M. Rochemin, la question ne se pose pas comme ça. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 24:23
Question 112Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
C'est deux ans pour rien ?
Réponse partielle
ce n'est pas deux ans pour rien c'est deux ans sans rien ? c'est deux ans où on va faire comme disait ma grand-mère du mieux qu'on peut mais vous voyez bien que sans contrat de gouvernement car il n'y en a pas sans majorité car il n'y en a pas sans programme clair ou mandat clair car il n'y en a pas on ne peut pas faire des réformes ambitieuses c'est un fait est-ce que ça veut dire qu'il faut en sortir le plus vite possible ? est-ce que la logique ? est-ce que vous m'autorisez à terminer ? je suis sûr que vous allez m'autoriser à terminer ? ça ne me réjouit pas du tout mais la lucidité oblige de constater que nous sommes englués votre première question à laquelle je n'ai pas encore répondu…
« ce n'est pas deux ans pour rien c'est deux ans sans rien ? c'est deux ans où on va faire comme disait ma grand-mère du mieux qu'on peut mais vous voyez bien que sans contrat de gouvernement car il n'y en a pas sans majorité car il n'y en a pas sans programme clair ou mandat clair car il n'y en a pas on ne peut pas faire des réformes ambitieuses c'est un fait est-ce que ça veut dire qu'il faut en sortir le plus vite possible ? est-ce que la logique ? est-ce que vous m'autorisez à terminer ? je suis sûr que vous allez m'autoriser à terminer ? ça ne me réjouit pas du tout mais la lucidité oblige de constater que nous sommes englués votre première question à laquelle je n'ai pas encore répondu c'était de savoir si ça fragilisait le président ça ne le renforce pas mais il m'arrive d'être critique avec le président de la République parfois très critique mais ce que je peux dire c'est que les décisions un certain nombre de décisions fondamentales ou d'orientation fondamentale qu'il a prise depuis 2017 renforcer le budget de la défense renforcer et essayer de convaincre nos partenaires sur l'autorité plus évidemment sur la souveraineté sur l'autonomie européenne créer l'axe indo-pacifique et être capable d'utiliser les moyens français dans des opérations militaires complexes je pense lorsque j'étais Premier ministre l'opération Hamilton où les Américains les Français et un peu les Anglais étaient intervenus en Syrie là où Obama avait calé je pense que ces éléments font que le président de la République qui n'est certainement pas sur la même ligne que le président Trump sur tous les sujets loin de bon c'est pas le même genre voyez je suis certain que de ce point de vue là il est un interlocuteur que Trump regarde différemment de beaucoup d'autres »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 56:48Voir 2 autres passages
« selon vous un objectif non je pense que dans la situation dans laquelle nous sommes tout ce qui peut concourir à la stabilité est plutôt bienvenu donc il faut une forme de stabilité parce que sinon on peut dégringoler les étages encore plus vite donc plus le gouvernement dur mieux c'est en tout cas plus on garantit la stabilité mieux c'est voilà moi mon engagement c'est de dire faisons en sorte mais on l'a dit très tôt vous savez avec mon parti politique Horizon il faut garantir la stabilité parce que si nous rentrons dans une phase encore plus instable alors ce sera encore pire pour les français donc il faut garantir la stabilité mais il ne faut pas se tromper il ne se passera pas grand chose c'est dangereux qu'il ne se passe pas grand chose et donc je crois que c'est ce que dit votre grand-mère c'est mieux que rien la conclusion que j'en tire c'est qu'il est impératif de se préparer et de proposer le moment venu aux français des orientations claires qui nous permettront de renouer avec une politique de puissance »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 58:51
Question 113Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
mais le but, quand même, était de récupérer l'ensemble des territoires occupés selon le droit international. L'objectif. C'est Crimée. Est-ce qu'on a renoncé à ce but ?
Réponse directe
Je ne crois pas que les Ukrainiens y aient renoncé. Je ne crois pas que nous devions y renoncer. Ce que je constate, c'est que les seuls qui ont évoqué cette possibilité sont les Américains. Avant même de commencer à discuter avec les Russes, les Américains ont indiqué qu'ils ne pensaient pas qu'il fallait que l'Ukraine rentre dans l'OTAN et qu'il fallait que l'Ukraine renonce d'ores et déjà à toute prétention sur des territoires qu'elle avait perdus. Ils ont lâché l'Ukraine, en clair. Ils ont commencé une discussion en lâchant des éléments qui me paraissent essentiels. Et je vais vous dire, M. Rochebin, je ne crois pas que la France et je ne crois pas que l'Europe doivent se sentir tenus p…
« Je ne crois pas que les Ukrainiens y aient renoncé. Je ne crois pas que nous devions y renoncer. Ce que je constate, c'est que les seuls qui ont évoqué cette possibilité sont les Américains. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 13:24Voir 1 autre passage
« Avant même de commencer à discuter avec les Russes, les Américains ont indiqué qu'ils ne pensaient pas qu'il fallait que l'Ukraine rentre dans l'OTAN et qu'il fallait que l'Ukraine renonce d'ores et déjà à toute prétention sur des territoires qu'elle avait perdus. Ils ont lâché l'Ukraine, en clair. Ils ont commencé une discussion en lâchant des éléments qui me paraissent essentiels. Et je vais vous dire, M. Rochebin, je ne crois pas que la France et je ne crois pas que l'Europe doivent se sentir tenus par des concessions ou des engagements américains qui n'ont pas été concertés ou sur lesquels nous n'avons pas été consultés. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 13:36
Question 114Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Jusqu'à quel point ?
Réponse directe
Il faut, il faut en matière de doctrine nucléaire, accepter l'idée d'une certaine ambiguïté. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est tous les gens qui ont réfléchi à la question de la dissuasion nucléaire qui l'expliquent. Il faut une certaine ambiguïté. Ce qui est certain, c'est que nous devons utiliser, plus exactement, ce qui est certain, c'est que nous utiliserons l'arme nucléaire dans l'hypothèse où nos intérêts vitaux seraient directement menacés. Voilà. Quels sont nos intérêts vitaux ? Depuis très longtemps, depuis le général de Gaulle, et ça a été rappelé depuis, nous considérons qu'à l'intérieur de nos intérêts vitaux, ce qui pourrait arriver à l'Allemagne, c'est-à-dire à nos alliés…
« Il faut, il faut en matière de doctrine nucléaire, accepter l'idée d'une certaine ambiguïté. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est tous les gens qui ont réfléchi à la question de la dissuasion nucléaire qui l'expliquent. Il faut une certaine ambiguïté. Ce qui est certain, c'est que nous devons utiliser, plus exactement, ce qui est certain, c'est que nous utiliserons l'arme nucléaire dans l'hypothèse où nos intérêts vitaux seraient directement menacés. Voilà. Quels sont nos intérêts vitaux ? Depuis très longtemps, depuis le général de Gaulle, et ça a été rappelé depuis, nous considérons qu'à l'intérieur de nos intérêts vitaux, ce qui pourrait arriver à l'Allemagne, c'est-à-dire à nos alliés les plus proches, géographiquement et politiquement, relève de la défense de nos intérêts. Si des chars russes pénètrent en Allemagne, on est à l'intérêt vital. Mais nous n'avons jamais dit exactement quelle était la ligne qui déclenchait le feu nucléaire. Et nous ne devons pas le faire, car il faut conserver une forme d'incertitude. Autrement dit, quand on parle de doctrine nucléaire, il faut être à la fois totalement clair sur la détermination du pouvoir exécutif à en faire usage si les intérêts vitaux de la France sont menacés, et relativement ambigu sur les modalités du déclenchement hypothétique et de ses frappes. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 10:34
Question 115Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Est-ce qu'il lui arrive d'avoir raison quand il dit aux Européens, à vous de payer ?
Réponse partielle
Il fait une formule qui, comme souvent les formules intéressantes et qui fonctionnent en politique, est en partie vraie et en partie fausse. La vérité c'est que les Etats-Unis ont consacré beaucoup de moyens à la défense de l'Europe, pas parce qu'ils aimaient les Européens, parce qu'ils considéraient que ce qui se jouait en Europe, c'était une partie de leur sécurité. Ils avaient compris, et ils avaient mis d'ailleurs du temps à comprendre après la Première Guerre mondiale et avant la Deuxième, que se désintéresser de l'Europe, c'était in fine, se désintéresser de leur propre sécurité. Si les Américains ont payé, c'est parce qu'ils considéraient que c'était leur intérêt de payer. Ça n'était…
« Il fait une formule qui, comme souvent les formules intéressantes et qui fonctionnent en politique, est en partie vraie et en partie fausse. La vérité c'est que les Etats-Unis ont consacré beaucoup de moyens à la défense de l'Europe, pas parce qu'ils aimaient les Européens, parce qu'ils considéraient que ce qui se jouait en Europe, c'était une partie de leur sécurité. Ils avaient compris, et ils avaient mis d'ailleurs du temps à comprendre après la Première Guerre mondiale et avant la Deuxième, que se désintéresser de l'Europe, c'était in fine, se désintéresser de leur propre sécurité. Si les Américains ont payé, c'est parce qu'ils considéraient que c'était leur intérêt de payer. Ça n'était pas pour nous faire plaisir. Quand il dit cela, donc, il va sans doute trop loin. En revanche, s'il veut dire qu'il appartient dans le nouveau monde, ou en tout cas dans le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, aux Européens, de penser à leur défense et d'y consacrer les moyens nécessaires dans un monde devenu encore plus dangereux, alors il n'a pas complètement tort. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 4:30
Question 116Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Ce dimanche, les élections en Allemagne. On verra ce qu'est le résultat de l'AFD. Enfin, à certains disent 20%, 21%, 22%, 25%, que sais-je. Est-ce que c'est dangereux ?
Réponse directe
Ce n'est pas réjouissant. Moi, j'ai une opposition claire, nette, franche, sans ambiguïté avec l'AFD. Je ne suis pas citoyen allemand, je ne participe pas à ces élections, mais il se trouve que j'ai habité en Allemagne, je connais un peu ce pays, que j'aime beaucoup. Vous parlez un peu allemand, d'ailleurs. Je le comprends mieux que je ne le parle, pour être honnête. Mais je ne le comprends pas trop mal. Et donc, je suis avec... Mais il n'est pas répondu. Dangereux ou pas dangereux ? Est-ce qu'il est dangereux que des formations qui critiquent les démocraties libérales soient importantes dans leur pays ? Oui, bien sûr. Ce n'est pas du tout satisfaisant. C'est assez dangereux. Est-ce que la…
« Ce n'est pas réjouissant. Moi, j'ai une opposition claire, nette, franche, sans ambiguïté avec l'AFD. Je ne suis pas citoyen allemand, je ne participe pas à ces élections, mais il se trouve que j'ai habité en Allemagne, je connais un peu ce pays, que j'aime beaucoup. Vous parlez un peu allemand, d'ailleurs. Je le comprends mieux que je ne le parle, pour être honnête. Mais je ne le comprends pas trop mal. Et donc, je suis avec... Mais il n'est pas répondu. Dangereux ou pas dangereux ? Est-ce qu'il est dangereux que des formations qui critiquent les démocraties libérales soient importantes dans leur pays ? Oui, bien sûr. Ce n'est pas du tout satisfaisant. C'est assez dangereux. Est-ce que la démocratie allemande peut supporter une AFD à 25% ? Je le crois aussi. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 34:24Voir 2 autres passages
« Je ne vais pas faire de spéculation sur le résultat de l'élection qui se tiendra demain. Mais ce que je sais, c'est qu'il y a un candidat qui est le mieux placé dans les sondages pour devenir chancelier, Friedrich Merz, un homme de droite, que je connais, avec qui j'ai eu des discussions privées et publiques, et je crois que... qui est très différent d'Angela Merkel, que j'aimais beaucoup, mais avec laquelle j'avais beaucoup de désaccords. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 35:01
« Je crois qu'avec Friedrich Merz, la France pourrait construire quelque chose de plus simple. solide avec l'Allemagne. »
Question 117Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Merci beaucoup de nous recevoir chez vous, maire de cette ville, ancien Premier ministre, toujours au plus haut des sondages parmi les favoris à la présidentielle. Un mot sur ce lieu, ce qu'il représente pour vous ?
Réponse directe
C'est le bureau du maire du Havre et c'est un lieu que j'aime d'abord parce que j'y suis beaucoup et ensuite parce qu'il représente au fond cet attachement à une ville, cette capacité à essayer de la transformer. J'ai souvent eu l'occasion de dire et d'ailleurs souvent les maires le disent que le mandat de maire c'est le plus beau mandat qui puisse exister et c'est assez vrai je crois. En tout cas de tous les mandats que j'ai exercés jusqu'à présent, c'est de très loin le plus beau.
« C'est le bureau du maire du Havre et c'est un lieu que j'aime d'abord parce que j'y suis beaucoup et ensuite parce qu'il représente au fond cet attachement à une ville, cette capacité à essayer de la transformer. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 0:37Voir 1 autre passage
« J'ai souvent eu l'occasion de dire et d'ailleurs souvent les maires le disent que le mandat de maire c'est le plus beau mandat qui puisse exister et c'est assez vrai je crois. En tout cas de tous les mandats que j'ai exercés jusqu'à présent, c'est de très loin le plus beau. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 0:49
Question 118Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Monsieur le Premier ministre, la dissuasion, parlons-en, le président de la République avait parlé d'une dimension européenne de la dissuasion française. Vous savez bien que ça ne suffit pas à rassurer les Polonais, les Balkes, les Allemands, qui en réalité se sentent protégés par la bombe américaine. Est-ce qu'on peut leur dire « la bombe française vous protège » ?
Réponse à côté
Pendant des années, lorsque la France disait aux Polonais, aux Allemands, qu'il fallait être autonome en matière de souveraineté, qu'il fallait construire une forme de sécurité européenne, on se heurtait à un mur. Franchement, les Polonais, les Tchèques, ont payé pour voir. Et donc, pour un Polonais ou pour un Tchèque, l'assurance-crédit, la garantie de défense, la garantie de sécurité, ça ne pouvait pas être l'Europe de l'Ouest. Parce que nous avions failli. On avait abandonné ces peuples. Disons les choses. Nous avions failli. On n'a pas abandonné les Polonais en 1940, on a failli. On a abandonné les Tchèques, ça s'en doute en 1938, mais on n'a pas abandonné les Polonais, mais on a failli…
« Pendant des années, lorsque la France disait aux Polonais, aux Allemands, qu'il fallait être autonome en matière de souveraineté, qu'il fallait construire une forme de sécurité européenne, on se heurtait à un mur. Franchement, les Polonais, les Tchèques, ont payé pour voir. Et donc, pour un Polonais ou pour un Tchèque, l'assurance-crédit, la garantie de défense, la garantie de sécurité, ça ne pouvait pas être l'Europe de l'Ouest. Parce que nous avions failli. On avait abandonné ces peuples. Disons les choses. Nous avions failli. On n'a pas abandonné les Polonais en 1940, on a failli. On a abandonné les Tchèques, ça s'en doute en 1938, mais on n'a pas abandonné les Polonais, mais on a failli. Pas seulement, si vous me permettez, pendant la guerre froide, on voyait bien qu'autant »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 8:32Voir 1 autre passage
« Ce que je veux dire, c'est que pendant très longtemps et de façon assez légitime, je dois dire, les Allemands, les Polonais, les pays de l'Est, ont considéré que leur sécurité était ultimement garantie par les États-Unis. Qu'est-ce qui change ? Le doute. En vérité, l'incertitude, elle est désormais du côté de la capacité des États-Unis, ou plus exactement, de la volonté des États-Unis, de garantir la sécurité des pays baltes, de la Pologne, c'est-à-dire de ces États de l'Est, directement au contact avec la Russie. Et de ce point de vue-là, cela change un peu la donne. Parce que cela peut inviter, inciter, convaincre ces États qui voyaient d'abord et avant tout le parapluie américain à se doter de moyens supplémentaires. C'est ce que font les Polonais, qui sont le pays d'Europe qui consacre le plus de moyens à sa défense avec une augmentation très rapide. Mais sans nucléaire. Toujours sans nucléaire. Toujours sans nucléaire. Mais qui le fait. Et cela nous laisse une possibilité à nous Français, à nous autres Européens, à essayer de créer un pilier européen dans l'OTAN, une sécurité européenne renforcée. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 9:23
Question 119Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
On voit à quel point on tourne autour même dans le fait de nommer ça. Alors l'extrême droite dit grand remplacement avec une notion complotiste. On entend maintenant Alain Bauer dire c'est le grand remplissement. D'autres encore disent c'est la grande transformation de nos sociétés. Quel est le mot ?
Réponse partielle
Les Allemands ont une vieille expression qui dit la promenade des peuples. Alors ça a l'air comme ça joyeux et détendu la promenade des peuples mais c'est comme ça qu'on décrit cette migration extrêmement importante qui a conduit des peuples de l'Est à venir jusqu'en Europe puis ensuite à se cogner au limesse de l'Empire romain pour ensuite après de très longues aventures si j'ose dire le faire tomber. Donc de toute évidence les années qui viennent Nicolas Sarkozy avait dit un jour il y a quelques années la crise migratoire n'a pas commencé. C'était saisissant parce que tout le monde en parlait depuis déjà très longtemps et il y avait dit la crise migratoire n'a pas commencé parce que le dé…
« Les Allemands ont une vieille expression qui dit la promenade des peuples. Alors ça a l'air comme ça joyeux et détendu la promenade des peuples mais c'est comme ça qu'on décrit cette migration extrêmement importante qui a conduit des peuples de l'Est à venir jusqu'en Europe puis ensuite à se cogner au limesse de l'Empire romain pour ensuite après de très longues aventures si j'ose dire le faire tomber. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 42:26Voir 1 autre passage
« Donc de toute évidence les années qui viennent Nicolas Sarkozy avait dit un jour il y a quelques années la crise migratoire n'a pas commencé. C'était saisissant parce que tout le monde en parlait depuis déjà très longtemps et il y avait dit la crise migratoire n'a pas commencé parce que le déséquilibre démographique qui est à la base de tout est tel que le rapport entre le nord de la Méditerranée et le sud de la Méditerranée va être tellement déséquilibré dans les années qui viennent que le risque en effet de mouvements migratoires des peuples n'est pas un risque. Est-ce que c'est une fatalité ? En vérité, il est certain. Il est certain. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 42:56
Question 120Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Dialoguer ou non avec la Russie, on voit bien qu'il y a eu plusieurs politiques de la France. Le président de la République a tenté, il l'a tenté, ça a été la version, disons, il ne faut pas humilier la Russie et il y a la version actuelle où, pour l'instant, en tout cas, il n'y a plus de dialogue. Quelle est la bonne ligne d'après vous ?
Refus explicite
Il faut répondre à cette question avec humilité. Je crois par principe qu'il est toujours bon de discuter et qu'il ne faut donc jamais s'interdire de discuter, y compris avec des gens avec lesquels on n'est pas d'accord. Donc, c'est une position de principe que je formule. Bon, il y a un moment où la discussion ne sert plus à rien. Quand les positions sont tranchées, quand elles sont affirmées, quand la confiance est ronde. Et maintenant, est-ce qu'on est au moment où il faudrait renouer le dialogue avec Moscou ? C'est ce que les Américains font de leur côté. Oui, mais est-ce que l'Europe doit le faire ? Est-ce que la France doit le faire ? Je ne sais pas. Je n'ai pas assez d'éléments pour.…
« Il faut répondre à cette question avec humilité. Je crois par principe qu'il est toujours bon de discuter et qu'il ne faut donc jamais s'interdire de discuter, y compris avec des gens avec lesquels on n'est pas d'accord. Donc, c'est une position de principe que je formule. Bon, il y a un moment où la discussion ne sert plus à rien. Quand les positions sont tranchées, quand elles sont affirmées, quand la confiance est ronde. Et maintenant, est-ce qu'on est au moment où il faudrait renouer le dialogue avec Moscou ? C'est ce que les Américains font de leur côté. Oui, mais est-ce que l'Europe doit le faire ? Est-ce que la France doit le faire ? Je ne sais pas. Je n'ai pas assez d'éléments pour... Je n'ai pas assez d'éléments... Écoutez, voilà, je vous réponds. Je ne peux pas dire je ne sais pas. Ah si, je peux tout à fait dire je ne sais pas. Quand je ne sais pas, je ne sais pas. Ça, je vous garantis, je ne réponds pas à une question. Quand je ne sais pas, je vous dis je ne sais pas. Je ne sais pas, compte tenu des éléments qui sont à ma disposition, si le moment est venu pour l'Europe de réengager le dialogue avec la Russie de façon crédible. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 20:41
Question 121Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Parce que la Crimée, elle est occupée depuis 2014. Depuis 2014. Ça commence à faire... Ça fait 11 ans. Là, s'il y a une sorte de pause, une sorte de front gelée, ça durera combien de temps ?
Réponse à côté
Il ne faut pas... Il ne faut pas... Il ne faut pas toujours ramener tout au passé. Là, c'est le futur. C'est la vie. Imaginez qu'on ait dit aux Français, à des Parisiens, à des Havrets, en 1887. Ça fait maintenant 17 ans que l'Alsace et la Moselle sont allemandes. Vous voyez bien que c'est fini. Je ne suis pas sûr que les Havrets et les Parisiens auraient dit oui, c'est vrai, c'est fini. Je crains que les Ukrainiens ne résonnent un peu comme cela. Et on peut sans doute les comprendre
« Il ne faut pas... Il ne faut pas... Il ne faut pas toujours ramener tout au passé. Là, c'est le futur. C'est la vie. Imaginez qu'on ait dit aux Français, à des Parisiens, à des Havrets, »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 15:15Voir 1 autre passage
« en 1887. Ça fait maintenant 17 ans que l'Alsace et la Moselle sont allemandes. Vous voyez bien que c'est fini. Je ne suis pas sûr que les Havrets et les Parisiens auraient dit oui, c'est vrai, c'est fini. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 15:28
Question 122Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
On voyait beaucoup d'objets symboliques, notamment cette carte d'état-major où vous marquez avec des épingles chaque lieu où vous allez. Est-ce que ça ressemble déjà à une campagne électorale comme Chirac la faisait à l'époque ?
Réponse directe
La comparaison ne me chagrine pas mais moi je fais partie des gens qui aiment bien me poser et regarder et voir pour essayer de... donc une carte c'est précieux et faire le pointage de tous les endroits où je n'ai pas encore été car c'est surtout ça qui est important, c'est utile. Un vrai intérêt pour la chose militaire. Je fais partie d'une génération où on faisait encore son service militaire. Vous la regrettez d'ailleurs ? Beaucoup essayaient de le contourner. Il n'était pas universel. Beaucoup essayaient de le contourner. Parfois certains y arrivaient. Les jeunes filles ne faisaient pas leur service militaire, sauf quand elles étaient scolarisées dans des écoles militaires. Moi d'ailleu…
« La comparaison ne me chagrine pas mais moi je fais partie des gens qui aiment bien me poser et regarder et voir pour essayer de... donc une carte c'est précieux et faire le pointage de tous les endroits où je n'ai pas encore été car c'est surtout ça qui est important, c'est utile. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 1:13Voir 2 autres passages
« Un vrai intérêt pour la chose militaire. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 1:51
« Je fais partie d'une génération où on faisait encore son service militaire. Vous la regrettez d'ailleurs ? Beaucoup essayaient de le contourner. Il n'était pas universel. Beaucoup essayaient de le contourner. Parfois certains y arrivaient. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 1:57
Question 123Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Alors, ça passe quand même par des questions de principe. M. Poutine est sous le coup d'un mandat d'arrêt international, de la Cour pénale internationale. Est-ce qu'il faut, oui ou non, si ça se présentait, s'il était à portée d'arrestation, est-ce que la France doit dire on a besoin de négocier avec lui ou est-ce que la France doit dire on doit l'arrêter ?
Réponse à côté
Vous posez des questions qui ne se posent pas. Je n'ai pas vu M. Poutine sur le territoire national récemment. C'est quand même un principe. Non mais d'accord, mais il n'est pas sur le territoire national.
« Vous posez des questions qui ne se posent pas. Je n'ai pas vu M. Poutine sur le territoire national récemment. C'est quand même un principe. Non mais d'accord, mais il n'est pas sur le territoire national. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 23:31
Question 124Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Mme Kayakalas disait « Oui, on l'arrête ». Marine Le Pen disait « Non, on ne l'arrête pas, souvoient-t-il les États ». Vous, vous me dites...
Réponse directe
Je veux dire que si on commence comme ça, on est certain qu'on ne discutera jamais. Moi, j'aimerais qu'un jour on puisse reparler aux Russes. Je ne suis pas sûr que ce soit encore le moment, mais j'aimerais qu'on reparle aux Russes. J'aimerais qu'on parle aux Russes sur des bases sérieuses. Or, ce que je constate, c'est que les Russes n'ont tenu aucun des engagements qu'ils ont pris. Ils ont méconnu le droit international à plusieurs reprises et ils ont commencé une guerre armée. Alors, on peut se dire qu'il faut discuter par principe avec eux, mais la vérité, c'est que pour l'instant, je ne suis pas sûr que ça ait un effet. Édouard Philippe,
« Je veux dire que si on commence comme ça, on est certain qu'on ne discutera jamais. Moi, j'aimerais qu'un jour on puisse reparler aux Russes. Je ne suis pas sûr que ce soit encore le moment, mais j'aimerais qu'on reparle aux Russes. J'aimerais qu'on parle aux Russes sur des bases sérieuses. Or, ce que je constate, c'est que les Russes n'ont tenu aucun des engagements qu'ils ont pris. Ils ont méconnu le droit international à plusieurs reprises et ils ont commencé une guerre armée. Alors, on peut se dire qu'il faut discuter par principe avec eux, mais la vérité, c'est que pour l'instant, je ne suis pas sûr que ça ait un effet. Édouard Philippe, »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 24:39
Question 125Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
À l'arrivée, entre 2% aux États-Unis sont à 3,5%. Non, on n'a pas répondu. Est-ce que oui ou non, on peut dire aux contribuables oui, il faudra payer plus pour la défense ?
Réponse à côté
Il faudra y consacrer plus de moyens. Mais permettez-moi d'insister sur un point. On compare souvent des pays en disant l'Allemagne consacre plus à sa propre défense en part du PIB que la France. C'est vrai. Les Allemands dépensent plus que nous pour leur défense. Mais je ne crois pas qu'un point de PIB égale un point de PIB. Je pense qu'en France, ce qui fait notre caractéristique, ce n'est pas qu'on soit à 2, 1, 8 ou 2, 3. Franchement, ce n'est pas le sujet. Ce qui est vrai. C'est que nous, nous sommes organisés pour construire une dissuasion nucléaire autonome et des forces armées dont nous nous servons. Et c'est la grande différence, me semble-t-il, entre la France et d'autres nations e…
« Il faudra y consacrer plus de moyens. Mais permettez-moi d'insister sur un point. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 7:10Voir 1 autre passage
« On compare souvent des pays en disant l'Allemagne consacre plus à sa propre défense en part du PIB que la France. C'est vrai. Les Allemands dépensent plus que nous pour leur défense. Mais je ne crois pas qu'un point de PIB égale un point de PIB. Je pense qu'en France, ce qui fait notre caractéristique, ce n'est pas qu'on soit à 2, 1, 8 ou 2, 3. Franchement, ce n'est pas le sujet. Ce qui est vrai. C'est que nous, nous sommes organisés pour construire une dissuasion nucléaire autonome et des forces armées dont nous nous servons. Et c'est la grande différence, me semble-t-il, entre la France et d'autres nations en Europe. Nous consacrons des moyens supplémentaires à la défense. Mais surtout, nous sommes les seuls à avoir une dissuasion nucléaire autonome. Les seuls. Les Britanniques n'ont pas ce degré d'autonomie. Ils ont une dissuasion nucléaire. Une sorte de double clé avec les Américains. Exactement. Nous, nous sommes autonomes. Et nous avons des forces armées qui ont servi sur des théâtres d'opérations extérieures variées depuis fort longtemps, qui ont donc acquis une expérience. Ce que je veux dire, c'est que nous avons une armée en état de marche, alors que d'autres ont une armée. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 7:15
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 10:43
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« Ce serait inconséquent de ne pas y réfléchir. Et donc peut-être que cela entre en ligne de compte s'agissant du président. On a une histoire tellement imbriquée et une population d'origine algérienne tellement importante en France qu'on sait bien que si nous ne faisons pas les choses bien, si nous donnons le sentiment que c'est une réaction contre le peuple algérien et pas contre un gouvernement algérien qui nous désigne comme la cause de tous ces problèmes, alors il peut y avoir des crispations. Donc je pense que ce n'est pas scandaleux de le prendre en compte. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 4:15
« Donc que ça plaise ou non ça aura lieu ? Non. Ça veut dire que si on ne fait rien ça aura lieu. Et donc que faut-il faire ? Il faut faire des choses qui sont très compliquées et d'autres qui sont plus simples. Et elles n'ont pas la même échelle de temps. A long terme on ne s'en sortira pas. On ne s'en sortira jamais si nous n'arrivons pas à créer les conditions pour que en Afrique et au Moyen-Orient il y ait stabilité politique et développement économique. C'est très important ça. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 43:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées11 juin 2024 au 18 mars 2025 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je comprends qu'on y aille de façon graduelle. C'est probablement l'intérêt de la relation diplomatique et de la conduite des affaires. Mais je pense qu'il faut être très ferme et fixer la ligne qui consiste à dire si l'Algérie ne respecte pas ses obligations, alors il n'y a aucune raison de lui offrir un statut plus favorable. Aucune. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 3:29Voir 2 autres passages
« Ce serait inconséquent de ne pas y réfléchir. Et donc peut-être que cela entre en ligne de compte s'agissant du président. On a une histoire tellement imbriquée et une population d'origine algérienne tellement importante en France qu'on sait bien que si nous ne faisons pas les choses bien, si nous donnons le sentiment que c'est une réaction contre le peuple algérien et pas contre un gouvernement algérien qui nous désigne comme la cause de tous ces problèmes, alors il peut y avoir des crispations. Donc je pense que ce n'est pas scandaleux de le prendre en compte. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 4:15
« Je pense que c'est une réponse inadéquate et conjoncturelle, et qu'il faudrait la regarder, enfin bon, bien sûr que c'est une mauvaise idée. Mais c'est acceptable ou pas ? Vous dites inadéquate ? La vérité, c'est que, vu l'importance du déficit, je comprends que le gouvernement soit tenu de ramener le déficit dans des proportions qui sont raisonnables. Et passer de 6 à 5, ça reste, arriver à 5, et 5, c'est déjà un déficit très élevé. Donc le seuil est à 3. Donc on peut comprendre que le gouvernement soit obligé de passer par des mesures de cette nature. Mais, je veux le dire, je pense qu'elles sont mauvaises, et surtout, je pense que si on ne se pose pas la question, et ça prend du temps et c'est difficile, et ça ne sera pas tranché dans ce budget, et je pense que ça ne sera pas tranché non plus d'ailleurs, au cours de l'année qui vient, je pense qu'il n'y a qu'une élection présidentielle qui permet de trancher ça. Si on ne se pose pas des questions sérieuses sur comment est-ce qu'on finance notre modèle social, auquel on est attaché, qu'on doit moderniser, comment est-ce qu'on le finance ? Comment est-ce qu'on pense l'action de l'État ? Et qu'est-ce qu'on transforme ? Qu'est-ce qu'on abandonne ? S'il faut abandonner des choses. Tant qu'on ne se pose pas ces questions-là, et qu'on prend le temps de les trancher, avec un débat clair, on sera dans des expédiants. Parfois, ce sera une baisse de dépenses, parfois, ce sera une augmentation d'impôts, et ce ne sera, de mon point de vue, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités11 juin 2024 au 25 mai 2026 · 60 observations60 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai que quand vous décidez de financer l'ensemble, enfin 85% des salaires en France, quand l'État décide de payer 85% des salaires parce que les gens ne peuvent plus aller travailler, ça c'est sûr que la dépense publique augmente et que donc la dette augmente. Est-ce qu'il fallait faire ? Je le crois, mais je l'assume, j'étais d'accord avec cette décision, je l'ai prise, je pensais qu'il fallait la faire. Est-ce que je crois qu'il fallait assez vite ensuite cesser le quoi qu'il en coûte ou en tout cas fermer le robinet ? Oui, mais il ne vous aura pas échappé qu'assez vite après le Covid. On m'a remercié. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 15:21Voir 2 autres passages
« Oui, alors, écoutez, ce que je vous propose, c'est qu'on commence par regarder la réalité en face, puis ensuite on racontera ce qu'on a envie. Quand j'ai été nommé Premier ministre en 2017, dans les deux premières années et demie du moment où j'ai été à Matignon, nous avons baissé les impôts, baissé le déficit, stabilisé et même un tout petit peu baissé la dette. Donc on va quand même se dire les choses tranquillement. Et je suis heureux de l'avoir fait. Et je ne l'ai pas fait simplement en regardant passer les voitures. Je l'ai fait en prenant des décisions extrêmement impopulaires. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 14:48
« Nous allons devoir consacrer des moyens bien supérieurs à la défense. Est-ce que ça s'arrêtera à 4,5 ou à 5,2 ? Ce n'est pas ça le sujet. Le sujet c'est quelle architecture de défense on veut et ensuite on va financer cet effort. Il ne faut pas raisonner l'inverse. Il ne faut pas être des fétichistes du chiffre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées11 juin 2024 au 25 mai 2026 · 44 observations44 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne crois pas qu'il ait renoncé. Je pense qu'il les doit espérer. D'abord, je ne suis pas dans sa tête. Moi, je ne suis pas là pour expliquer ce que peut penser Emmanuel Macron. Mais comme il entre dans la riposte graduée, il ne dit pas immédiatement jusqu'où il va aller. Du point de vue tactique, je peux l'entendre. Si c'est ça, je peux l'entendre. Mais en tout état de cause, ce que je sais, c'est qu'il faut dire les choses assez clairement. Un, notre différent et la tension qu'à mon avis il faut assumer, est une tension qu'il faut assumer avec le gouvernement algérien. Pas avec le peuple algérien et certainement pas avec les Français d'origine algérienne. Mais avec le gouvernement algérien qui décide, à mon sens, pour des objectifs de régulation intérieure et de régulation politique intérieure en Algérie, de tendre la donne et de désigner la France comme le responsable de tous les maux en Algérie. Et je pense que ça, nous ne pouvons pas l'accepter. Il faut probablement, je l'ai dit, mettre un terme, quand je dis probablement en réalité, il faut mettre un terme à ces accords de 1968, puisqu'il prévoit un régime favorable et assez favorable aux Algériens. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 2:11Voir 2 autres passages
« Il va revenir sur un échange de lettres diplomatiques de 2007 qui autorise les diplomates algériens ou les porteurs d'un passeport diplomatique algérien à entrer sur le territoire national sans visa. Je crois d'ailleurs que c'est le seul exemple d'un pays non européen. Et je pense que c'est très bien, dès lors que l'Algérie ne respecte plus ses obligations, de faire la riposte graduée. Alors la riposte graduée, par principe, elle est graduée. On ne commence pas tout de suite par l'échelon ultime. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 1:22
« J'aime l'histoire. Je réfléchis toujours en essayant de trouver des références historiques, parce que c'est quand même extrêmement précieux. En même temps, je sais qu'il ne faut jamais être prisonnier des références historiques. Mais si on avait envie de se faire plaisir dans une formule, je ne suis pas sûr que ce soit le moment pour se faire plaisir avec des formules, on dirait qu'on oscille entre Munich et Suez. On oscille entre la mauvaise paix qui ne préservera rien et qui est une honte, et la mauvaise action, ou plus exactement l'action qui en réalité traduit l'impuissance, c'est l'action franco-britannique de Suez en 1956. Donc, on oscille entre ces deux références historiques et encore une fois, il ne faut pas être prisonnier de ces références historiques. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités12 juin 2024 au 25 mai 2026 · 24 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je le dis depuis longtemps. Je dis que compte tenu de l'évolution démographique de notre pays, compte tenu du fait que, et c'est tant mieux, nous vivons de plus en plus longtemps et qu'il y a de plus en plus d'inactifs et de moins en moins relativement d'actifs, notre système par répartition arrive au bout de son efficacité, au bout même de sa crédibilité. Et que donc, il faut modifier notre système social. Et puis je dis par ailleurs quelque chose qui paraît évident, mais qui est contesté, et après tout, c'est très bien. Quelque chose dont je suis convaincu, c'est que si nous voulons défendre à la fois notre prospérité et notre sécurité, alors il va falloir qu'on travaille plus. Travaille plus, parfois plus dans la semaine, parfois plus dans l'année, parfois plus en fonction de l'âge qu'on a. J'ai toujours été fasciné qu'on estime qu'on pourrait travailler autant à 30 ans qu'à 64 ans. La vérité, c'est que vous avez dans les périodes de la vie, en fonction de vos choix personnels, en fonction de votre situation même de santé, des moments où vous pouvez, le cas échéant, travailler plus. Et ce que je vous dis là, ce n'est pas l'expression de la droite libérale abominable, la CFDT a toujours été très ouverte sur cette idée. Donc travaillez plus dans la semaine, travaillez plus dans l'année, et en effet, travaillez plus tout au long de la vie. C'est ce que font, madame Mabrouk, tous les pays d'Europe. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 10:43Voir 2 autres passages
« Alors, je pense qu'il y a plusieurs actions à mener qui ne vont pas s'inscrire dans le même pas de temps, si j'ose dire. Il y a d'abord la question de l'argent, qui doit permettre d'acheter des armes, qui doit permettre d'aider les Ukrainiens. Vous avez au moins trois actions qu'on peut mener. D'abord, les actifs russes gelés. Il y a beaucoup de gens qui disent, ils sont gelés, le produit de ce gel fournit des intérêts qui permettent de financer l'Ukraine. Vous avez des gens, et je fais partie de ceux-là, qui disent, il faut désormais passer à une étape supérieure, et il faut faire en sorte que ces actifs gelés soient mis totalement à la disposition. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 10:09
« Je présenterai un nouveau système de retraite en partant du principe que le système actuel ne peut plus tenir à raison de l'évolution de la démographie française. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées11 sept. 2024 au 4 mars 2025 · 16 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« considèrent que l'appétit de Vladimir Poutine et sa volonté de réinstaller son empire dans des frontières qui lui garantissent à la fois une totale sécurité et une domination complète peut le conduire à aller chercher la Moldavie, peut le conduire à aller chercher les États baltes qui sont petits, qui sont dans l'OTAN, heureusement pour eux, sinon, à mon avis, il n'existerait plus. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 8:39Voir 2 autres passages
« La question qui se posera, qui se pose aujourd'hui, et qui va se poser de plus en plus, c'est de savoir, avec les Européens, quel est l'équilibre global de notre sécurité ? Qui dépense quoi ? Qui fait quoi ? Comment peut-être demain utiliser l'aspect nucléaire de la France, ou du Royaume-Uni, qui ont aussi l'arme nucléaire, moins autonome que nous, parce que plus en double commande avec les Etats-Unis, enfin, dans un système européen de défense ? Quand le Président de la République invite, depuis 2017, parce que quand même, il faut le dire, beaucoup de gens qui critiquent le Président de la République, depuis 2017, le Président de la République dit, autonomie stratégique, souveraineté européenne, augmentation des dépenses de défense, je veux dire, on est dans le vrai depuis 2017 sur ce sujet. Donc, quand il dit ça, il invite nos partenaires européens à repenser l'architecture de défense. Ça peut sembler un peu théorique de dire, repenser l'architecture de défense, mais c'est la vérité. L'OTAN, aujourd'hui, compte tenu de ce que dit Trump, n'est plus l'outil privilégié de l'architecture de défense européenne. Il faut donc en trouver une nouvelle. Est-ce que ce sera la partie européenne de l'OTAN ? Est-ce que ce sera la discussion sur un certain nombre de... une réorganisation ou une évolution de la doctrine nucléaire française ? Je ne sais pas. Est-ce que ce sera des troupes prépositionnées de l'ensemble des pays européens aux frontières extérieures de l'Europe ? Je ne sais pas. Mais il faut changer. Mais il est urgent que nous tranchions cette question. Il nous reste... Parce que Poutine nous regarde. Et il ne nous écoute pas. Il nous regarde. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 17:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes11 sept. 2024 au 23 févr. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce que je veux dire, c'est que pendant très longtemps et de façon assez légitime, je dois dire, les Allemands, les Polonais, les pays de l'Est, ont considéré que leur sécurité était ultimement garantie par les États-Unis. Qu'est-ce qui change ? Le doute. En vérité, l'incertitude, elle est désormais du côté de la capacité des États-Unis, ou plus exactement, de la volonté des États-Unis, de garantir la sécurité des pays baltes, de la Pologne, c'est-à-dire de ces États de l'Est, directement au contact avec la Russie. Et de ce point de vue-là, cela change un peu la donne. Parce que cela peut inviter, inciter, convaincre ces États qui voyaient d'abord et avant tout le parapluie américain à se doter de moyens supplémentaires. C'est ce que font les Polonais, qui sont le pays d'Europe qui consacre le plus de moyens à sa défense avec une augmentation très rapide. Mais sans nucléaire. Toujours sans nucléaire. Toujours sans nucléaire. Mais qui le fait. Et cela nous laisse une possibilité à nous Français, à nous autres Européens, à essayer de créer un pilier européen dans l'OTAN, une sécurité européenne renforcée. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 9:23Voir 2 autres passages
« Il faut, il faut en matière de doctrine nucléaire, accepter l'idée d'une certaine ambiguïté. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est tous les gens qui ont réfléchi à la question de la dissuasion nucléaire qui l'expliquent. Il faut une certaine ambiguïté. Ce qui est certain, c'est que nous devons utiliser, plus exactement, ce qui est certain, c'est que nous utiliserons l'arme nucléaire dans l'hypothèse où nos intérêts vitaux seraient directement menacés. Voilà. Quels sont nos intérêts vitaux ? Depuis très longtemps, depuis le général de Gaulle, et ça a été rappelé depuis, nous considérons qu'à l'intérieur de nos intérêts vitaux, ce qui pourrait arriver à l'Allemagne, c'est-à-dire à nos alliés les plus proches, géographiquement et politiquement, relève de la défense de nos intérêts. Si des chars russes pénètrent en Allemagne, on est à l'intérêt vital. Mais nous n'avons jamais dit exactement quelle était la ligne qui déclenchait le feu nucléaire. Et nous ne devons pas le faire, car il faut conserver une forme d'incertitude. Autrement dit, quand on parle de doctrine nucléaire, il faut être à la fois totalement clair sur la détermination du pouvoir exécutif à en faire usage si les intérêts vitaux de la France sont menacés, et relativement ambigu sur les modalités du déclenchement hypothétique et de ses frappes. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 10:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités6 déc. 2024 au 11 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'utiliser l'outil du référendum, on peut le faire sur des sujets dans le respect de l'article 11, bien entendu, sur des sujets économiques et sociaux, réforme de l'assurance chômage, est-ce qu'il faut aller, est-ce qu'il faut la faire, est-ce qu'il faut aller plus loin ? On peut l'utiliser sur des sujets institutionnels, dans le respect de la Constitution, par exemple, sur une loi électorale, on peut aller sur des sujets d'organisation, peut-être sur des sujets sociétaux, je crois en tout cas que dès lors que l'Assemblée est bloquée dans un jeu à trois qui ne permet pas de définir des majorités, utiliser le référendum sera une bonne chose. Et deuxième élément, il faut qu'on crée du consensus là où il est susceptible de pouvoir être créé. Je vois un domaine. Oui. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 20:58Voir 2 autres passages
« Je crois qu'ils sont excessifs. Mais surtout, je crois que même s'ils sont excessifs, ils ne disent pas ce qui est plus inquiétant. Ils sont excessifs parce que l'État va continuer à fonctionner. Le président, hier, a eu raison de dire que le gouvernement proposerait une loi spéciale, de façon à ce qu'on puisse lever les impôts, donc assurer les dépenses. Ce n'est pas aussi simple que ça paraît, parce qu'on ne sait pas très bien ce que c'est qu'une loi spéciale. On ne sait pas si on peut modifier la façon dont on a prélevé les impôts l'année d'avant. Pour expliquer à ceux qui nous regardent, Edouard Philippe, la loi spéciale, c'est pour prolonger le budget 2024 sur l'année qui suit. Exactement. Et donc la question, c'est est-ce qu'on sera capable de remettre des choses qu'on avait imaginé mettre dans le budget de 2025 dans la loi spéciale ? C'est assez peu probable. Mais passons, je ne veux pas rentrer dans la technique. L'État va continuer à fonctionner, certes, mais il y a beaucoup de choses qui vont aller beaucoup moins bien. D'abord parce que cette instabilité politique manifeste, quatre premiers ministres en allant, manifeste. Elle a un coût. Elle a un coût politique, elle a un coût budgétaire, elle a un coût financier. Les marchés, c'est-à-dire ceux qui nous prêtent, nous font moins confiance, donc nos taux d'intérêt augmentent. Qu'est-ce que ça veut dire que nos taux d'intérêt augmentent ? On peut se dire que le taux d'intérêt, on s'en fout, le taux d'intérêt, c'est technique, le taux d'intérêt, c'est financier. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nous allons chaque année consacrer de plus en plus de moyens à simplement payer les intérêts de notre dette. La charge de la dette, ça doit être environ 50, peut-être un peu plus maintenant, milliards d'euros. C'est plus que ce que nous consacrons à l'éducation nationale. Ça veut dire que chaque année, nous autres Français, nous payons plus cher les intérêts de notre dette, je ne vous parle même pas du capital, les intérêts de notre dette que ce que nous investissons pour la jeunesse, pour l'avenir de la France, pour la puissance de la France. Mais donc, Edouard Philippe, vous... C'est fou ! Et ça va continuer. Et vous savez ce qui va se passer aussi ? Si les taux d'intérêt continuent à augmenter, ça veut dire une crise du logement qui va s'aggraver. Ça veut dire donc une politique du logement et une capacité des Français à entrer sur le marché de l'immobilier qui va être plus difficile. En vérité, nous sommes en train d'aggraver la crise économique qui est là. Nous sommes en train de casser des perspectives pour des millions de Français. Notre influence et notre rayonnement diminuent. Nous l'avons vu. Signature par l'Union européenne, par la commission du traité Mercosur. Rejet en... La vérité, c'est que nous sommes en train de nous laisser aller. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je crois qu'il faut bien distinguer le très court terme, enfin, le court terme et le plus long terme. Le court terme, c'est la nécessaire stabilisation politique de notre situation. C'est indispensable. Et je pense que vous vous souvenez que je vous disais déjà ça au mois de septembre. C'est encore plus vrai aujourd'hui. Et ça n'a pas fonctionné. Ça n'a pas bien fonctionné. On doit stabiliser la situation politique pour tenir nos comptes, pour tenir notre État. Sinon, nous allons continuer à glisser et en général, quand on est sur un toboggan, on glisse de plus en plus vite. Donc, j'attire l'attention de tout le monde et je le dis clairement, simplement, je ne fais de la leçon à personne, je serais bien le dernier placé pour faire la leçon à qui que ce soit, mais je dis simplement que si on ne stabilise pas le jeu, on va faire ce que les médecins... Vous savez, les médecins, quand ils sont face à un malade, ils disent que le premier impératif, c'est ne pas nuire. Nous devons nous attacher à ne pas nuire. Stabiliser politiquement. Stabiliser avec qui ? La stabilisation politique, c'est probablement d'avoir la base politique la plus large possible. Probablement, et je l'ai dit dès avant la dissolution. Dès avant la dissolution, c'est ce que je disais. Dès qu'elle a été prononcée, dès avant les élections législatives, je disais, il faut avoir un accord qui va, si possible, de LR jusqu'aux sociaux-démocrates. Si possible, de LR jusqu'aux sociaux-démocrates. Et si on a un accord politique qui sera à minima, parce que nous ne voulons pas la même chose, nous ne sommes pas d'accord sur beaucoup de sujets, mais si on a un accord politique à minima qui permet à l'État de fonctionner, qui permet à nos comptes d'être tenus, alors on a une chance de stabiliser les choses. On ne fera pas de grandes réformes. Ça n'est pas vrai. On ne fera pas des grandes transformations dont notre pays a besoin pour ne pas décrocher. On va juste stabiliser les choses. Et si on ne fait pas ça, on va continuer à glisser dans l'instabilité et dans le gouffre. Je vous prends au mot. Vous dites... Comment est-ce qu'on fait ça ? De la droite »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 17:41Voir 1 autre passage
« se demander si on met dans cet accord minimal la capacité à ne pas aggraver la situation financière. Je vais vous dire, ne pas aggraver la situation financière, ça veut dire rester dans une mauvaise situation financière. Mais au moins, ne pas l'aggraver. Ce n'est pas mon sens naturel. Moi, je voudrais qu'on fasse des réformes pour limiter ce déficit. Au moins, ne pas l'aggraver. On a des choses sur lesquelles on peut se mettre d'accord. Ce sera à minima, mais on peut se mettre d'accord, je le crois. Edouard Philippe, »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 31:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On peut sans doute discuter de savoir si elle est toujours exactement adaptée aux besoins. Mais je vais vous dire très exactement ce que j'en pense. Autant je suis partisan d'une très grande fermeté sur l'accès sur le territoire, autant je suis très partisan des dispositions qui ont été décidées au niveau européen pour faire en sorte que l'on puisse instruire les demandes d'asile à l'extérieur du territoire européen. Ça me paraît absolument essentiel et je pense qu'il faut les appliquer fermement. Autant l'idée de supprimer l'aide médicale d'État, supprimer, est une très mauvaise idée. Pour une raison... Et la transformer en aide médicale d'urgence ? Franchement, je vous ai dit, on devrait chercher l'efficacité plutôt que les symboles. Aide médicale, si vous appelez l'aide médicale d'État l'aide médicale d'urgence, franchement vous avez un symbole, ça ne change pas grand chose. L'idée de dire qu'on va cesser dans une ligne du budget de l'État, de prévoir le financement des soins qui sont apportés à des étrangers, même en situation irrégulière, qui sont malades, traduirait forcément par le fait que de toute façon, comme ils seraient soignés dans les hôpitaux, ce serait du déficit budgétaire pour les hôpitaux. C'est donc une espèce de fausse fermeté. Vous voyez, une forme de fermeté symbolique, mais qui ne se traduit par rien, qui ne soit efficace. Et ça a même des inconvénients. Parce que quand il s'agit de maladies infectieuses, je préfère que les gens soient soignés. Donc vérifier chaque année que le panier de soins accessible à l'aide médicale d'État est bien utilisé, pas de problème, je l'ai fait quand j'étais Premier ministre, et j'ai même réduit un peu ce panier, pas de problème. Mais l'idée de se dire, pour avoir l'air martial, pour avoir l'air ferme, qu'on supprime l'aide médicale d'État, me semble une mauvaise idée. Je préfère qu'on s'attaque à des sujets qui sont efficaces plutôt qu'à des symboles. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.Vérifier à 28:31Voir 2 autres passages
« Monsieur Jean, je veux aller jusqu'au bout. J'ai vu dans les deux dernières années le parti de Jean-Luc Mélenchon devenir un parti qui s'accommodait de propos antisémites. J'ai vu un parti qui organisait, si j'ose dire, le désordre à l'Assemblée nationale, la brutalisation de la vie publique. Je me permets de vous faire observer. Du reste, ce que je dis là, un certain nombre de responsables socialistes, M. Glucksmann le disait pendant la campagne européenne. Et donc, je n'accepte pas cette utilisation, ça pète du pied au communautarisme religieux. Je n'accepte pas cette brutalisation de la vie politique, ce non-respect des exigences démocratiques et républicaines. Et donc, je prends une position qui est claire, qui est ferme, qui peut être discutée. Je comprends parfaitement qu'il y a des gens qui ne soient pas d'accord avec moi. Mais je crois qu'il est important dans ces situations d'avoir une ligne claire. Et je la formule. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 2:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack11 juin 2024 au 12 juin 2024 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Et il peut nous arriver d'être en désaccord, ou en tout cas ça a pu arriver dans le passé, mais je crois qu'il faut souligner… – Donc vous les saluez ? – Ah oui, absolument. – Et qu'est-ce que vous attendez d'Éric Ciotti alors ? – D'Éric Ciotti ? Rien, je pense que son calcul est un calcul… – Personnel ? – Personnel, alors… – Local ? – Je pense qu'il y a une dimension d'ambition personnelle, je pense qu'il y a une dimension d'ambition niçoise, je pense qu'il y a surtout une pensée qui s'égare… – Il doit quitter les républicains ? – Oh ben ça, j'en sais rien, c'est aux républicains de déterminer… – Non mais qu'est-ce que vous en pensez ? – Je n'ai pas l'impression que les instances de son parti vont le soutenir. – Ça serait logique qu'il quitte les républicains. – Je ne vais pas leur dire ce qu'ils doivent faire. »
Avec Édouard (Horizons) · Interview d'Edouard Philippe - BFM TV - 11 juin 2024Vérifier à 1:38Voir 1 autre passage
« Et il peut nous arriver d'être en désaccord, ou en tout cas ça a pu arriver dans le passé, mais je crois qu'il faut souligner le fait. Donc vous voulez saluer ? Ah oui, absolument. Et qu'est-ce que vous attendez d'Eric Ciotti alors ? D'Eric Ciotti ? Rien. Je pense que son calcul est un calcul... Personnel ? Personnel. Alors local ? Je pense qu'il y a une dimension d'ambition personnelle, je pense qu'il y a une dimension d'ambition niçoise, je pense qu'il y a surtout une pensée qui s'égare. Il doit quitter les Républicains ? Oh ben ça, j'en sais rien, c'est aux Républicains de déterminer. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je n'ai pas l'impression que les instances de son parti vont le soutenir. Ça c'est un problème des Républicains, je ne vais pas leur dire ce qu'ils doivent faire. »
BFMTV · Législatives, alliance LR/RN, présidentielle 2027... l'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 1:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 40:55
« Je n'exclus pas que Trump veuille faire la même chose. C'est une espèce de Nixon à l'envers »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 28:01
« alors ça n'est pas vrai et je ne sais pas d'où ça vient pour une raison assez simple c'est que personne ne peut les avoir les parrainages sont des engagements pris par les maires après que le conseil constitutionnel leur a envoyé un document qu'ils ont signé et qu'ils ont renvoyé au conseil constitutionnel comme il n'y a pas de campagne présidentielle en cours le conseil constitutionnel n'a rien envoyé ce qui est vrai en revanche c'est que je connais plus de 500 maires et que je pense que s'il fallait obtenir ces 500 parrainages je ne serais pas trop inquiet »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 59:47
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de RTLVérifier à 3:42
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 19:55
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 3:14
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 23:21
« Alors, il y a deux questions différentes. Si on était dans un monde parfait où les désirs d'Édouard Philippe pouvaient se transformer en réalité géopolitique, je vous dirais qu'à court terme, la bonne solution pour l'Ukraine serait probablement de consentir à perdre une partie de son territoire pour bloquer le conflit et de faire en sorte que la partie du territoire qui reste souveraine dans l'Ukraine, c'est-à-dire 75% du pays, rentre dans l'OTAN, ce qui donnerait une garantie de sécurité définitive à cette partie-là. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 6:25
« Il m'est arrivé de dire que je ne savais pas et j'assume de dire que je ne sais pas. Je ne sais pas si une dissolution est inéluctable. Je ne sais pas si le Président de la République voudra... Ce serait-elle souhaitable ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que le Président ne peut pas dissoudre avant juillet prochain. Je le vois mal dissoudre après le 14 juillet pour organiser des élections fin juillet ou en août. En France, franchement, je vois mal ça. Et dissoudre ensuite au mois de septembre, au mois d'octobre, en plein exercice budgétaire qui va être encore plus compliqué l'année prochaine que cette année, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Je préférerais qu'on arrive à se mettre d'accord pour éviter d'en arriver là. Mais je ne sais pas ce qui va se passer. Et je ne veux pas mentir aux Français. Je ne sais pas. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 31:50
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 2:58
« Je vous trouve très affirmatif parce que moi, j'ai vu les socialistes défendre une proposition de loi qui revenait pas seulement sur la réforme de Mme Borne, mais qui était également un retour sur la réforme de Mme Touraine. C'est une réforme qui avait été votée par la gauche. Je me permets de le rappeler. Donc, je ne sais pas ce que ça veut dire, le gel. Mais ce que je sais, c'est ce que ça coûte. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 29:19
« la restreindre. Est-ce que c'est une bonne idée ? On peut sans doute discuter de savoir si elle est toujours exactement adaptée aux besoins. Mais je vais vous dire très exactement ce que j'en pense. Autant je suis partisan des dispositions qui ont été décidées au niveau européen pour faire en sorte que l'on puisse instruire les demandes d'asile à l'extérieur du territoire européen. Ça me paraît absolument essentiel et je pense qu'il faut les appliquer fermement. Autant l'idée de supprimer l'aide médicale d'État, supprimée, est une très mauvaise idée. Pour une raison... Et la transformer en aide médicale d'urgence ? Franchement, je vous ai dit on devrait chercher l'efficacité plutôt que les symboles. Si vous appelez l'aide médicale d'État l'aide médicale d'urgence, c'est une ligne du budget de l'État. De prévoir le financement des soins qui sont apportés à des étrangers, même en situation irrégulière, qui sont malades. Ça traduirait forcément par le fait que de toute façon comme ils seraient soignés dans les hôpitaux, ce serait du déficit budgétaire pour les hôpitaux. C'est donc une espèce de fausse fermeté. Vous voyez une forme de fermeté symbolique mais qui ne se traduit par rien qui ne soit efficace. Et ça a même des inconvénients. Parce que quand il s'agit de maladies infectieuses, il n'y a pas de problème. Donc vérifier chaque année que le panier de soins accessible à l'aide médicale d'État est bien utilisé, pas de problème. Je l'ai fait quand j'étais Premier ministre et j'ai même réduit un peu ce panier. Pas de problème. Mais l'idée de se dire pour avoir l'air martial, pour avoir l'air ferme, qu'on supprime de l'aide médicale d'État, me semble une mauvaise idée. Je préfère »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 28:30