Édouard Philippe — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
11 juin 2024 au 25 mai 2026
Questions
444
Entretiens
16
Sources
16
Heures analysées
8,1 h
Répartition sur 444 questions évaluables
Réponse directe
223
Réponse partielle
88
Réponse à côté
108
Refus explicite
25
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 226 à 250 sur 444
Question 226Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.
Il va falloir qu'il se mette en retrait, Emmanuel Macron, qu'il accepte que la donne a changé ?
Réponse directe
J'ai cru comprendre que l'Élysée et Matignon avaient pris acte de ce que la donne avait changé. Écoutez, les institutions de la Ve République fonctionneront toujours mieux lorsque le président présidera et que le gouvernement gouvernera. C'est ma conviction. Elle est fondée sur la lecture des textes constitutionnels et l'expérience que j'ai pu en avoir. Il faut qu'il prenne du recul. Vous savez, pour un président, présider, ce n'est pas partir très loin. C'est redoutablement difficile comme fonction et ça demande énormément de vision pour le pays. Présider sous la Ve République, ce n'est pas inaugurer les crises en thème. Mais ce n'est pas gouverner. Il faut que le président préside, que le…
« J'ai cru comprendre que l'Élysée et Matignon avaient pris acte de ce que la donne avait changé. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.Vérifier à 8:13
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chaînes causales explicitées12 sept. 2024 au 18 mars 2025 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je le dis depuis longtemps. Je dis que compte tenu de l'évolution démographique de notre pays, compte tenu du fait que, et c'est tant mieux, nous vivons de plus en plus longtemps et qu'il y a de plus en plus d'inactifs et de moins en moins relativement d'actifs, notre système par répartition arrive au bout de son efficacité, au bout même de sa crédibilité. Et que donc, il faut modifier notre système social. Et puis je dis par ailleurs quelque chose qui paraît évident, mais qui est contesté, et après tout, c'est très bien. Quelque chose dont je suis convaincu, c'est que si nous voulons défendre à la fois notre prospérité et notre sécurité, alors il va falloir qu'on travaille plus. Travaille plus, parfois plus dans la semaine, parfois plus dans l'année, parfois plus en fonction de l'âge qu'on a. J'ai toujours été fasciné qu'on estime qu'on pourrait travailler autant à 30 ans qu'à 64 ans. La vérité, c'est que vous avez dans les périodes de la vie, en fonction de vos choix personnels, en fonction de votre situation même de santé, des moments où vous pouvez, le cas échéant, travailler plus. Et ce que je vous dis là, ce n'est pas l'expression de la droite libérale abominable, la CFDT a toujours été très ouverte sur cette idée. Donc travaillez plus dans la semaine, travaillez plus dans l'année, et en effet, travaillez plus tout au long de la vie. C'est ce que font, madame Mabrouk, tous les pays d'Europe. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Voir 1 autre passage
« Écoutez, les institutions de la Ve République fonctionneront toujours mieux lorsque le président présidera et que le gouvernement gouvernera. C'est ma conviction. Elle est fondée sur la lecture des textes constitutionnels et l'expérience que j'ai pu en avoir. Il faut qu'il prenne du recul. Vous savez, pour un président, présider, ce n'est pas partir très loin. C'est redoutablement difficile comme fonction et ça demande énormément de vision pour le pays. Présider sous la Ve République, ce n'est pas inaugurer les crises en thème. Mais ce n'est pas gouverner. Il faut que le président préside, que le gouvernement gouverne. Michel Barnier a parfaitement raison de souligner cette nécessité et je le soutiens totalement dans cette lecture. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.Vérifier à 8:30
Question 227Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.
Avant de parler de votre candidature, un dernier mot sur le sujet de l'immigration. Une loi a été votée, elle est rentrée en vigueur, c'était en janvier. Michel Barnier semble continuer à vouloir traiter ce sujet. Il a parlé de frontières passoires. Est-ce que vous considérez qu'il faut une nouvelle loi, qu'il faut de nouveau agir sur le front de l'immigration ?
Réponse directe
Des lois sur l'immigration, il y en a eu tellement depuis que je m'intéresse aux affaires publiques, que s'il s'agissait d'une loi supplémentaire pour régler tous les problèmes, ça se saurait. Mais est-ce que la loi actuelle, celle qui a été votée, a purgé le sujet ? Non, elle a amélioré les choses, mais elle n'a pas purgé le sujet. J'ai eu l'occasion de dire qu'il fallait prendre cette question au sérieux, vraiment au sérieux. J'ai eu l'occasion de faire des propositions. J'en ai fait une, qui a peut-être surpris certains, que je reformule ce soir, qui consiste à considérer que nous devrions, me semble-t-il, dénoncer la convention qui lie la France à l'Algérie, convention qui a été signée…
« Des lois sur l'immigration, il y en a eu tellement depuis que je m'intéresse aux affaires publiques, que s'il s'agissait d'une loi supplémentaire pour régler tous les problèmes, ça se saurait. Mais est-ce que la loi actuelle, celle qui a été votée, a purgé le sujet ? Non, elle a amélioré les choses, mais elle n'a pas purgé le sujet. J'ai eu l'occasion de dire qu'il fallait prendre cette question au sérieux, vraiment au sérieux. J'ai eu l'occasion de faire des propositions. J'en ai fait une, qui a peut-être surpris certains, que je reformule ce soir, qui consiste à considérer que nous devrions, me semble-t-il, dénoncer la convention qui lie la France à l'Algérie, convention qui a été signée en 1968. Et qui, pour ceux qui nous regardent, permet de donner des visas plus facilement, facilite les conditions très différentes de celles qui prévalent aujourd'hui. Je suis convaincu qu'il y a là quelque chose qui permettrait d'améliorer la situation. Je ne suis donc pas du tout opposé à ce qui est, au contraire, extrêmement décidé, à ce qui est plus de fermeté, ou plus exactement, plus d'efficacité et plus de contrôle. Nous ne pouvons pas, aucun grand pays, ne peut accepter que les questions migratoires soient des questions sur lesquelles il ne décide pas. C'est-à-dire des questions qui s'imposent à lui. Or, aujourd'hui, nous ne décidons pas, nous n'avons pas les instruments qui permettent de décider, effectivement, de ce que nous voulons. Du nombre de personnes qui viennent de l'étranger que nous voulons admettre sur le territoire, ou dont nous voulons qu'elles restent. Et vous disiez en début d'interview, Edouard Philippe, que... »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.Vérifier à 25:18
Question 228Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.
Mais la faute à qui, Edouard Philippe ?
Réponse directe
Ce qui est vrai, c'est que les derniers mois ont montré un budget qui dérapait. C'est un fait, soit parce que les recettes avaient été sous-estimées, soit parce que les dépenses ont augmenté trop vite. De fait, dans les derniers mois, le déficit et donc la dette ont dérapé. Mais quand on parle du sujet du budget, tout le monde devrait s'astreindre à une très grande humilité. Et je m'y astreins bien volontiers. Parce que... Bruno Le Maire disait « J'ai sauvé l'économie française ». Parce que depuis 1974, j'avais 3 ans. Vous ne réagissez pas volontairement, cette phrase ? Parce que je suis en train de parler de quelque chose qui me paraît plus essentiel encore que ce que disent les uns et les…
« Ce qui est vrai, c'est que les derniers mois ont montré un budget qui dérapait. C'est un fait, soit parce que les recettes avaient été sous-estimées, soit parce que les dépenses ont augmenté trop vite. De fait, dans les derniers mois, le déficit et donc la dette ont dérapé. Mais quand on parle du sujet du budget, tout le monde devrait s'astreindre à une très grande humilité. Et je m'y astreins bien volontiers. Parce que... Bruno Le Maire disait « J'ai sauvé l'économie française ». Parce que depuis 1974, j'avais 3 ans. Vous ne réagissez pas volontairement, cette phrase ? Parce que je suis en train de parler de quelque chose qui me paraît plus essentiel encore que ce que disent les uns et les autres en la matière. Depuis 1974, nous n'équilibrons plus notre budget. L'État n'équilibre plus son budget. C'était vrai par des gouvernements de droite, ça a été vrai par des gouvernements de gauche. Et donc, nous avons laissé dériver une situation. Et ça n'est pas grave au début. Ça ne nous a pas interdit de financer des investissements et de vivre, et parfois de vivre mieux. Ça ne nous a pas toujours permis de vivre mieux, d'ailleurs. Beaucoup de Français qui n'ont pas le sentiment que l'explosion des dépenses publiques et l'explosion de la dette se sont traduits par des bénéfices pour eux. Mais nous arrivons, me semble-t-il, à un moment de très grande fragilité. Et cette grande fragilité, liée au niveau de la dette, est renforcée par l'instabilité politique qui résulte de cette élection législative. Et par les tensions qui peuvent intervenir, parce que nos partenaires ne nous verraient pas prendre les mesures qu'ils attendent en matière de sérieux. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.Vérifier à 20:20
Question 229Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.
Voilà. Un mot rapidement sur votre candidature. Dans ce qu'on appelle le bloc central, d'autres ont des ambitions. Gabriel Attal, François Bayrou. Dans le sondage du jour est là pour BFMTV, alors vous êtes toujours pour 34% des Français pour prendre la suite d'Emmanuel Macron, la candidature. Mais Gabriel Attal vous suit près à 29%. Pourquoi ce serait vous et pas eux ?
Réponse à côté
dans une démocratie – il va falloir s'y habituer – il est sain dans une démocratie que des responsables politiques, des hommes et des femmes et des ambitions expriment ce qu'ils veulent et laissent la possibilité aux Français de choisir ce qu'ils souhaitent. Voilà. Donc moi, je dis, plus il y aura d'acteurs dans le débat public, plus ils seront bons, plus ça obligera au débat public d'être excellent et à chacun des acteurs d'être meilleur.
« dans une démocratie – il va falloir s'y habituer – il est sain dans une démocratie que des responsables politiques, des hommes et des femmes et des ambitions expriment ce qu'ils veulent et laissent la possibilité aux Français de choisir ce qu'ils souhaitent. Voilà. Donc moi, je dis, plus il y aura d'acteurs dans le débat public, plus ils seront bons, plus ça obligera au débat public d'être excellent et à chacun des acteurs d'être meilleur. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.Vérifier à 47:01
Question 230Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !
– Le journal Libération révèle ce soir qu'il y a quelques mois, vous auriez dîné avec Marine Le Pen. Est-ce que vous confirmez cette information ?
Réponse directe
– Oui, c'est vrai. Nous avons dîné parce qu'on se connaît peu. Et on a dîné, et on a constaté à l'occasion du dîner, qui était un dîner cordial, que nous avions des désaccords très profonds sur de très nombreux sujets.
« – Oui, c'est vrai. Nous avons dîné parce qu'on se connaît peu. Et on a dîné, et on a constaté à l'occasion du dîner, qui était un dîner cordial, que nous avions des désaccords très profonds sur de très nombreux sujets. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !Vérifier à 4:52
Question 231Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !
Quelle coalition s'il faut une coalition ?
Réponse directe
Je pense que le président va devoir nommer un Premier ministre. La grammaire républicaine et les institutions, la logique des institutions, c'est qu'ils se tournent vers la formation politique, ou plus exactement vers l'organisation politique majoritaire, ou plus exactement celle qui a le plus de voix. Aujourd'hui, c'est la gauche. Alors, aujourd'hui, il y a le nouveau Front populaire. Il a 182 députés. Mais il y a un autre bloc, au centre, composé de Renaissance, du modem de Horizon, et d'HLR. Ah, ça, il faut le constituer, il n'existe pas. Qui n'est pas un bloc constitué, je le reconnais, mais qui, si on le prend dans son ensemble, fait 220 députés. Donc plus que le nouveau Front populair…
« Je pense que le président va devoir nommer un Premier ministre. La grammaire républicaine et les institutions, la logique des institutions, c'est qu'ils se tournent vers la formation politique, ou plus exactement vers l'organisation politique majoritaire, ou plus exactement celle qui a le plus de voix. Aujourd'hui, c'est la gauche. Alors, aujourd'hui, il y a le nouveau Front populaire. Il a 182 députés. Mais il y a un autre bloc, au centre, composé de Renaissance, du modem de Horizon, et d'HLR. Ah, ça, il faut le constituer, il n'existe pas. Qui n'est pas un bloc constitué, je le reconnais, mais qui, si on le prend dans son ensemble, fait 220 députés. Donc plus que le nouveau Front populaire. Est-ce qu'à l'intérieur de ce bloc, on est capable de s'entendre, non pas du tout sur une coalition, je ne crois pas qu'on y arrivera, mais sur un accord technique qui permet d'avancer et de gérer les affaires du pays pendant au moins un an. Parce que c'est bien ça l'enjeu. Je voudrais, moi je suis frappé de ce que nous ne voyons pas suffisamment, nous ne disons pas suffisamment, qu'un pays qui n'est pas gouvernable, parce qu'aucune majorité de nos pays... Aujourd'hui, la France est ingouvernable ? Aujourd'hui, elle est très difficilement gouvernable. Et la vérité, c'est que quel que soit le bloc qui accède au pouvoir, qu'il ait 182 voix ou 220 voix, il sera très difficile de répondre aux attentes des Français et très difficile d'être à la hauteur des enjeux considérables de faire des réformes dont le pays a besoin. Donc je crois qu'à court terme, il faut garantir la stabilité. Donc il faut une coalition, une coalition plutôt de droite. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !Vérifier à 1:16Voir 1 autre passage
« Centre du droite. Moi je suis un homme de droite, mais je pense qu'on peut réunir de LR à Renaissance un bloc qui permet d'être majoritaire, ou plus exactement d'avoir une majorité relative. Faible, mais relative. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !Vérifier à 2:52
Question 232Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !
Donc le prochain Premier ministre doit être de droite ?
Réponse directe
– Je n'aurai aucun problème à ce qu'il soit issu de cette coalition. – Il ne peut être que de droite, c'est ça que je veux vous dire. – Je pense que si nous réussissons à créer ce bloc, que j'appelle de mes voeux, dont hier les Républicains ne voulaient pas, mais dont aujourd'hui, j'entends M. Marlex dire qu'il pourrait exister à condition que le Premier ministre soit de droite, c'est ce qu'il dit. Bon, ça veut dire qu'on commence à discuter. C'est bien, c'est bien parce que je pense qu'il faut que chacun prenne ses responsabilités. Ne pas vouloir rentrer dans cet accord pour les Républicains, ce serait devoir expliquer à leurs électeurs, demain, qu'ils ont préféré un gouvernement du nouvea…
« – Je n'aurai aucun problème à ce qu'il soit issu de cette coalition. – Il ne peut être que de droite, c'est ça que je veux vous dire. – Je pense que si nous réussissons à créer ce bloc, que j'appelle de mes voeux, dont hier les Républicains ne voulaient pas, mais dont aujourd'hui, j'entends M. Marlex dire qu'il pourrait exister à condition que le Premier ministre soit de droite, c'est ce qu'il dit. Bon, ça veut dire qu'on commence à discuter. C'est bien, c'est bien parce que je pense qu'il faut que chacun prenne ses responsabilités. Ne pas vouloir rentrer dans cet accord pour les Républicains, ce serait devoir expliquer à leurs électeurs, demain, qu'ils ont préféré un gouvernement du nouveau Front populaire avec la LFI plutôt qu'un accord au centre et à droite qui prévaut dans toutes les collectivités territoriales que nous gérons. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !Vérifier à 3:03
Question 233Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !
La décision qu'il a prise de dissoudre l'Assemblée, vous la jugez comment ?
Réponse directe
Je pense que ce n'était pas une très bonne décision. Je pense qu'elle était mal pensée, mal préparée et probablement mal expliquée. Néanmoins, elle a été prise et elle a donné lieu à une campagne très courte qui n'a pas toujours permis, me semble-t-il, de poser sur la table l'ensemble des sujets et l'ensemble des directions possibles pour le pays. Et puis elle a donné un résultat qui est un résultat très compliqué à manier, si j'ose dire, puisque l'Assemblée nationale qui résulte de cette élection est composée de trois blocs dont aucun à lui seul ne peut disposer d'une majorité suffisante pour gouverner de façon, même pas audacieuse, mais cohérente.
« Je pense que ce n'était pas une très bonne décision. Je pense qu'elle était mal pensée, mal préparée et probablement mal expliquée. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !Vérifier à 0:30Voir 1 autre passage
« Néanmoins, elle a été prise et elle a donné lieu à une campagne très courte qui n'a pas toujours permis, me semble-t-il, de poser sur la table l'ensemble des sujets et l'ensemble des directions possibles pour le pays. Et puis elle a donné un résultat qui est un résultat très compliqué à manier, si j'ose dire, puisque l'Assemblée nationale qui résulte de cette élection est composée de trois blocs dont aucun à lui seul ne peut disposer d'une majorité suffisante pour gouverner de façon, même pas audacieuse, mais cohérente. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !Vérifier à 0:41
Question 234Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !
– Est-ce que ça change votre ambition ?
Réponse à côté
– Je ne sais pas si elle aura lieu avant 2027. Je sais que dans une démocratie, et nous y tenons, les échéances électorales finissent toujours par arriver. Parfois, c'est un peu avancé par rapport à la date, mais enfin, elles finissent toujours par arriver. L'important, c'est d'être prêt quoi qu'il arrive.
« – Je ne sais pas si elle aura lieu avant 2027. Je sais que dans une démocratie, et nous y tenons, les échéances électorales finissent toujours par arriver. Parfois, c'est un peu avancé par rapport à la date, mais enfin, elles finissent toujours par arriver. L'important, c'est d'être prêt quoi qu'il arrive. »
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Question 235Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !
Est-ce que vous dites que la présidentielle peut être bien avant 2027 et je m'y prépare de manière accélérée ?
Réponse à côté
– Je ne sais pas si elle aura lieu avant 2027. Je sais que dans une démocratie, et nous y tenons, les échéances électorales finissent toujours par arriver. Parfois, c'est un peu avancé par rapport à la date, mais enfin, elles finissent toujours par arriver. L'important, c'est d'être prêt quoi qu'il arrive.
« – Je ne sais pas si elle aura lieu avant 2027. Je sais que dans une démocratie, et nous y tenons, les échéances électorales finissent toujours par arriver. Parfois, c'est un peu avancé par rapport à la date, mais enfin, elles finissent toujours par arriver. L'important, c'est d'être prêt quoi qu'il arrive. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !Vérifier à 4:31
Question 236Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !
– Et donc vous faites quoi, vous, demain et après-demain, dans ce bloc, dans cette nébuleuse centre-centre droit ?
Réponse directe
– Si cet accord existe, je m'en réjouis parce que je pense qu'il limite les problèmes, il ne les fait pas disparaître, mais il les limite. Moi, je ne suis pas parlementaire, j'ai choisi de rester maire du Havre parce que je préfère faire au Havre que débattre ou parlementer à Paris. Et puis j'ai choisi de parcourir le pays pour écouter, pour apprendre, pour réfléchir à un projet, pour constituer des équipes et pour préparer la suite.
« – Si cet accord existe, je m'en réjouis parce que je pense qu'il limite les problèmes, il ne les fait pas disparaître, mais il les limite. Moi, je ne suis pas parlementaire, j'ai choisi de rester maire du Havre parce que je préfère faire au Havre que débattre ou parlementer à Paris. Et puis j'ai choisi de parcourir le pays pour écouter, pour apprendre, pour réfléchir à un projet, pour constituer des équipes et pour préparer la suite. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !Vérifier à 3:51
Question 237Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !
La France, ses institutions sont bloquées depuis deux jours. Le président de la République ne s'est pas encore exprimé. Est-ce qu'il doit le faire rapidement ?
Refus explicite
Il choisira le bon moment. Il choisira le bon moment. Je ne peux pas vous dire quand ce sera le bon moment. Il choisira le bon moment. Je ne vais pas lui dire quand il doit s'exprimer. En général, quand je donne un conseil, il fait l'inverse. Donc je vais avoir l'humilité de ne pas me mettre à sa place et de le laisser s'exprimer quand il le souhaitera.
« Il choisira le bon moment. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !Vérifier à 0:07Voir 2 autres passages
« Il choisira le bon moment. Je ne peux pas vous dire quand ce sera le bon moment. »
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« Il choisira le bon moment. Je ne vais pas lui dire quand il doit s'exprimer. En général, quand je donne un conseil, il fait l'inverse. Donc je vais avoir l'humilité de ne pas me mettre à sa place et de le laisser s'exprimer quand il le souhaitera. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !Vérifier à 0:15
Question 238Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !
– Votre projet, c'était de se présenter à la présidentielle de 2027 ?
Réponse directe
– Non, ça peut être une ambition. Mon projet, c'est d'essayer de définir une stratégie adaptée au problème de la France.
« – Non, ça peut être une ambition. Mon projet, c'est d'essayer de définir une stratégie adaptée au problème de la France. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !Vérifier à 4:19
Question 239Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !
C'est quoi l'issue ?
Réponse directe
Je pense que le président va devoir nommer un Premier ministre. La grammaire républicaine et les institutions, la logique des institutions, c'est qu'ils se tournent vers la formation politique, ou plus exactement vers l'organisation politique majoritaire, ou plus exactement celle qui a le plus de voix. Aujourd'hui, c'est la gauche. Alors, aujourd'hui, il y a le nouveau Front populaire. Il a 182 députés. Mais il y a un autre bloc, au centre, composé de Renaissance, du modem de Horizon, et d'HLR. Ah, ça, il faut le constituer, il n'existe pas. Qui n'est pas un bloc constitué, je le reconnais, mais qui, si on le prend dans son ensemble, fait 220 députés. Donc plus que le nouveau Front populair…
« Je pense que le président va devoir nommer un Premier ministre. La grammaire républicaine et les institutions, la logique des institutions, c'est qu'ils se tournent vers la formation politique, ou plus exactement vers l'organisation politique majoritaire, ou plus exactement celle qui a le plus de voix. Aujourd'hui, c'est la gauche. Alors, aujourd'hui, il y a le nouveau Front populaire. Il a 182 députés. Mais il y a un autre bloc, au centre, composé de Renaissance, du modem de Horizon, et d'HLR. Ah, ça, il faut le constituer, il n'existe pas. Qui n'est pas un bloc constitué, je le reconnais, mais qui, si on le prend dans son ensemble, fait 220 députés. Donc plus que le nouveau Front populaire. Est-ce qu'à l'intérieur de ce bloc, on est capable de s'entendre, non pas du tout sur une coalition, je ne crois pas qu'on y arrivera, mais sur un accord technique qui permet d'avancer et de gérer les affaires du pays pendant au moins un an. Parce que c'est bien ça l'enjeu. Je voudrais, moi je suis frappé de ce que nous ne voyons pas suffisamment, nous ne disons pas suffisamment, qu'un pays qui n'est pas gouvernable, parce qu'aucune majorité de nos pays... Aujourd'hui, la France est ingouvernable ? Aujourd'hui, elle est très difficilement gouvernable. Et la vérité, c'est que quel que soit le bloc qui accède au pouvoir, qu'il ait 182 voix ou 220 voix, il sera très difficile de répondre aux attentes des Français et très difficile d'être à la hauteur des enjeux considérables de faire des réformes dont le pays a besoin. Donc je crois qu'à court terme, il faut garantir la stabilité. Donc il faut une coalition, une coalition plutôt de droite. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !Vérifier à 1:16Voir 1 autre passage
« Centre du droite. Moi je suis un homme de droite, mais je pense qu'on peut réunir de LR à Renaissance un bloc qui permet d'être majoritaire, ou plus exactement d'avoir une majorité relative. Faible, mais relative. »
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Question 240Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !
– Vous aviez besoin d'un dîner pour constater ça ?
Réponse à côté
– Pourquoi est-ce qu'il faudrait... Moi, j'aime bien rencontrer les gens. Marine Le Pen fait plus de 30% à l'élection présidentielle. Ça ne me dérange pas de dîner avec elle. D'ailleurs, je pourrais dîner avec elle, je pourrais dîner avec Jean-Luc Mélenchon. Et à chaque fois, je leur ferai part de désaccords qui sont sans doute très profonds sur des sujets très nombreux.
« – Pourquoi est-ce qu'il faudrait... Moi, j'aime bien rencontrer les gens. Marine Le Pen fait plus de 30% à l'élection présidentielle. Ça ne me dérange pas de dîner avec elle. D'ailleurs, je pourrais dîner avec elle, je pourrais dîner avec Jean-Luc Mélenchon. Et à chaque fois, je leur ferai part de désaccords qui sont sans doute très profonds sur des sujets très nombreux. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité du JT de 20h de TF1 !Vérifier à 5:05
Question 241Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.
– Ce que vous nous dites, pour être sûr d'avoir bien compris, c'est aussi le macronisme, c'est fini. – Je ne sais pas ce que je dis. – Quand vous dites le paysage politique depuis 2017, c'était quand même le macronisme en région centrale.
Réponse à côté
– Pardon, mais je ne résume pas le paysage politique depuis 2017 à votre expression le macronisme. Voilà. Depuis 2017, il y a eu en effet une recomposition politique. Elle a concerné le président de la République, elle a concerné d'autres forces politiques. Bon, cette organisation, le président de la République, en prononçant la dissolution, a décidé d'y mettre un terme. Ce n'est pas moi qui l'ai fait. C'est lui, il a décidé, il a mis un terme. Il n'y a plus de majorité présidentielle. C'est un fait. – Et il n'y a plus non plus de chef de la majorité. – Et c'est un fait politique. Bon, il y a un Premier ministre qui a mené campagne, c'était parfaitement son rôle, et il l'a fait avec énergie.
« – Pardon, mais je ne résume pas le paysage politique depuis 2017 à votre expression le macronisme. Voilà. Depuis 2017, il y a eu en effet une recomposition politique. Elle a concerné le président de la République, elle a concerné d'autres forces politiques. Bon, cette organisation, le président de la République, en prononçant la dissolution, a décidé d'y mettre un terme. Ce n'est pas moi qui l'ai fait. C'est lui, il a décidé, il a mis un terme. Il n'y a plus de majorité présidentielle. C'est un fait. – Et il n'y a plus non plus de chef de la majorité. – Et c'est un fait politique. Bon, il y a un Premier ministre qui a mené campagne, c'était parfaitement son rôle, et il l'a fait avec énergie. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 7:54
Question 242Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.
Si on se projette, après dimanche, Edouard Philippe, on a bien compris que l'objectif, c'était de faire barrage au RN, dans les urnes. Et ensuite, il y aura la question de l'Assemblée. Dès dimanche soir, le chef de l'État évoquait l'idée d'un large rassemblement. Il parlait du second tour. Gabriel Attal, sur le plateau de TF1 lundi, évoque une Assemblée plurielle. Est-ce que vous, vous seriez prêts à ce que cette Assemblée plurielle, elle débouche sur une grande coalition, y compris jusqu'aux communistes dont vous parliez à l'instant, et jusqu'aux républicains sur votre droite avec vous ?
Réponse directe
Écoutez, je veux bien qu'on fasse des calculs sur ce qui se passera après dimanche. Je me permets de dire que faire des calculs sur ce qui se passe après une élection, c'est toujours prendre le risque d'être surpris par les résultats de cette élection. Et donc, on verra ce qui sort des urnes dimanche. On verra quelle sera la majorité s'il y en a une. On verra quelles sont les consultations. Je peux vous dire, pour ma part, deux choses. La première, c'est que j'ai dit avant le premier tour que j'étais ouvert et que je militais pour une nouvelle majorité parlementaire qui pourrait, le cas échéant, aller de la droite conservatrice jusqu'aux sociaux-démocrates. Aux sociaux-démocrates. C'est-à-d…
« Écoutez, je veux bien qu'on fasse des calculs sur ce qui se passera après dimanche. Je me permets de dire que faire des calculs sur ce qui se passe après une élection, c'est toujours prendre le risque d'être surpris par les résultats de cette élection. Et donc, on verra ce qui sort des urnes dimanche. On verra quelle sera la majorité s'il y en a une. On verra quelles sont les consultations. Je peux vous dire, pour ma part, deux choses. La première, c'est que j'ai dit avant le premier tour que j'étais ouvert et que je militais pour une nouvelle majorité parlementaire qui pourrait, le cas échéant, aller de la droite conservatrice jusqu'aux sociaux-démocrates. Aux sociaux-démocrates. C'est-à-dire, ça s'arrête où en termes de partis aujourd'hui ? Aux sociaux-démocrates. Donc, socialistes ? Je ne crois pas que les communistes soient sociaux-démocrates. Écologistes, socialistes, écologistes, oui. Socio-démocrates. J'y suis prêt. C'est ce que je disais avant le premier tour de l'élection législative. Et j'observe que certains ne le disaient pas. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 3:49Voir 2 autres passages
« Compte tenu de ce que je vous ai dit s'agissant de l'FI, il est évident qu'il ne peut pas, de mon point de vue, y avoir une discussion sur une coalition avec l'FI. Je ne crois pas d'ailleurs que l'FI y soit prêt. Mais moi, je ne l'accepterai pas. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 4:41
« Une chose à dire aux électeurs, et ils l'ont parfaitement compris, et ils n'ont pas besoin de nous pour l'entendre, c'est aller voter. Ils l'ont très bien compris. 70% des Français qui vont voter. Vous savez, les Françaises et les Français, j'entends tout ce débat sur les consignes de vote, et les Françaises et les Français savent très très bien ce qu'ils veulent faire. Ils sont parfois désarçonnés par la vie politique, ils sont parfois surpris par les positions d'un certain nombre de responsables politiques, mais ils savent très bien ce qu'ils veulent faire. Donc ils vont aller voter. Et il est important qu'ils se déplacent en masse aux urnes pour exprimer leur choix lors de ce second tour. »
Question 243Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.
Donc, ça veut dire un nouveau parti, un nouveau groupe à l'Assemblée ?
Réponse à côté
Et je le ferai après l'élection du second tour parce que c'est ça qu'il faut préparer et proposer au pays.
« Et je le ferai après l'élection du second tour parce que c'est ça qu'il faut préparer et proposer au pays. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 7:37
Question 244Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.
Qu'est-ce que vous, vous pouvez ou allez faire ?
Réponse directe
Je constate que tout est à reconstruire. J'ai dit quoi ? J'ai dit que les résultats du premier tour de l'élection législative mettaient un terme à l'organisation politique telle qu'elle avait résulté de l'élection du président de la République en 2017. C'est un fait. Donc, il faut en tirer les conséquences. Et il me semble que du côté de la droite et du centre, il y a tout à reconstruire. Il y a des compétences, il y a des talents, il y a des idées, mais il y a un travail d'écoute des Françaises et des Français. Il y a un travail de réflexion sur la stratégie qu'il faut présenter au pays. Il y a un travail d'organisation des forces politiques. Il y a tout à faire. Et il faut le faire.
« Je constate que tout est à reconstruire. J'ai dit quoi ? J'ai dit que les résultats du premier tour de l'élection législative mettaient un terme à l'organisation politique telle qu'elle avait résulté de l'élection du président de la République en 2017. C'est un fait. Donc, il faut en tirer les conséquences. Et il me semble que du côté de la droite et du centre, il y a tout à reconstruire. Il y a des compétences, il y a des talents, il y a des idées, mais il y a un travail d'écoute des Françaises et des Français. Il y a un travail de réflexion sur la stratégie qu'il faut présenter au pays. Il y a un travail d'organisation des forces politiques. Il y a tout à faire. Et il faut le faire. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 7:03
Question 245Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.
– Donc vous vous demandez par exemple de s'effacer après le deuxième tour ?
Réponse directe
– Je ne demanderai jamais rien d'autre à un président de la République que d'être président de la République. – Et uniquement président de la République ? – Que d'être président de la République. – Je ne l'ai pas sur vous l'être. – C'est une responsabilité considérable, c'est une mission considérable que les Françaises et les Français lui ont confiée. Il a été élu par les Françaises et les Français. Il doit en toutes circonstances être président de la République, y compris après le second tour d'une élection législative, y compris dans l'hypothèse où la majorité qui résulterait des urnes ne lui conviendrait pas ou ne serait pas alignée sur ce qu'il croit. Il sera président de la République…
« – Je ne demanderai jamais rien d'autre à un président de la République que d'être président de la République. – Et uniquement président de la République ? – Que d'être président de la République. – Je ne l'ai pas sur vous l'être. – C'est une responsabilité considérable, c'est une mission considérable que les Françaises et les Français lui ont confiée. Il a été élu par les Françaises et les Français. Il doit en toutes circonstances être président de la République, y compris après le second tour d'une élection législative, y compris dans l'hypothèse où la majorité qui résulterait des urnes ne lui conviendrait pas ou ne serait pas alignée sur ce qu'il croit. Il sera président de la République et il doit être président de la République. Je n'ai aucune espèce de remise en cause de ce principe. J'ai trop de respect pour les institutions, c'est sérieux ce dont on parle. – Mais il vous a déçu. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 8:57Voir 1 autre passage
« – Pardon ? – Il vous a déçu. – Disons que je ne suis pas toujours en accord avec lui. Voilà, c'est la vie, ce n'est pas grave. Et vous voulez que je vous dise ? Il n'est pas toujours en accord avec moi. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 9:42
Question 246Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.
Très bien. – On a bien compris d'ailleurs que vous avez en quelque sorte rompu avec le président de la République. Vous vous êtes reparlé d'ailleurs depuis ces derniers jours ou il n'y a plus de contact en fait, parce que vous avez pris totalement votre indépendance ?
Réponse directe
– Il n'y a jamais eu beaucoup de contact, pour tout vous dire. Ni avant, ni depuis la dissolution. Il y a des conversations où j'ai toujours été loyal avec le président, mais il y a peu de contact. Et ce n'est pas grave, le président de la République est occupé.
« – Il n'y a jamais eu beaucoup de contact, pour tout vous dire. Ni avant, ni depuis la dissolution. Il y a des conversations où j'ai toujours été loyal avec le président, mais il y a peu de contact. Et ce n'est pas grave, le président de la République est occupé. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 8:37
Question 247Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.
On y voit un peu plus clair d'abord sur les seconds tours. Près de 220 candidats se sont retirés en vue du scrutin de dimanche. Vous vous aviez fixé une ligne, pas RN, pas LFI pour les électeurs. Et pourtant dans votre parti, Horizon, certains de vos candidats ont fait le choix pour faire barrage au RN de se retirer quitte à favoriser l'élection d'un député LFI. C'est le cas en Seine-Maritime ou dans l'Hérault par exemple. Est-ce que vous regrettez ces retraits susceptibles de favoriser LFI ?
Réponse directe
Non, pas du tout. Moi j'ai essayé d'avoir... J'ai eu une ligne qui est claire, qui ne plaît pas à tout le monde, mais qui est la mienne, qui est celle de mon parti, de dire qu'il faut faire le barrage au RN et que je ne veux pas voter pour LFI. Je reviendrai dessus si vous voulez pour expliquer... Mais dans ces circonscriptions-là, il faudrait bien pour LFI. Et dans un certain nombre de circonscriptions, il y a des candidats, Horizon, qui ont choisi de se désister. Pas tous, mais certains. Moi je ne suis pas là pour présider un parti en mettant un pistolet sur la tempe d'élus locaux qui sont investis et qui ont fait leur choix en l'assumant. Donc c'est leur choix, mais pas l'autre ? Ma lign…
« Non, pas du tout. Moi j'ai essayé d'avoir... J'ai eu une ligne qui est claire, qui ne plaît pas à tout le monde, mais qui est la mienne, qui est celle de mon parti, de dire qu'il faut faire le barrage au RN et que je ne veux pas voter pour LFI. Je reviendrai dessus si vous voulez pour expliquer... Mais dans ces circonscriptions-là, il faudrait bien pour LFI. Et dans un certain nombre de circonscriptions, il y a des candidats, Horizon, qui ont choisi de se désister. Pas tous, mais certains. Moi je ne suis pas là pour présider un parti en mettant un pistolet sur la tempe d'élus locaux qui sont investis et qui ont fait leur choix en l'assumant. Donc c'est leur choix, mais pas l'autre ? Ma ligne est claire. Et ils l'ont fait en général en bonne intelligence avec moi. Ils l'assument. Je ne crois pas qu'ils aient appelé à voter pour tel ou tel. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 0:31Voir 2 autres passages
« Je voudrais dire les choses clairement. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 1:28
« Parce que parfois, on s'athétise la position que j'ai développée dimanche soir en disant ni RN ni LFI. C'est vrai, mais pourquoi ? Parce que je pense qu'il faut faire le barrage au RN. Et j'ai dit que tous les candidats qui s'inscrivaient dans un arc qui va de la droite républicaine, y compris jusqu'aux communistes, et Dieu sait que j'ai des désaccords massifs et documentés avec les communistes ou les écologistes, »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.
Question 248Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.
A quelle place ?
Réponse à côté
Je constate que tout est à reconstruire. J'ai dit quoi ? J'ai dit que les résultats du premier tour de l'élection législative mettaient un terme à l'organisation politique telle qu'elle avait résulté de l'élection du président de la République en 2017. C'est un fait. Donc, il faut en tirer les conséquences. Et il me semble que du côté de la droite et du centre, il y a tout à reconstruire. Il y a des compétences, il y a des talents, il y a des idées, mais il y a un travail d'écoute des Françaises et des Français. Il y a un travail de réflexion sur la stratégie qu'il faut présenter au pays. Il y a un travail d'organisation des forces politiques. Il y a tout à faire. Et il faut le faire.
« Je constate que tout est à reconstruire. J'ai dit quoi ? J'ai dit que les résultats du premier tour de l'élection législative mettaient un terme à l'organisation politique telle qu'elle avait résulté de l'élection du président de la République en 2017. C'est un fait. Donc, il faut en tirer les conséquences. Et il me semble que du côté de la droite et du centre, il y a tout à reconstruire. Il y a des compétences, il y a des talents, il y a des idées, mais il y a un travail d'écoute des Françaises et des Français. Il y a un travail de réflexion sur la stratégie qu'il faut présenter au pays. Il y a un travail d'organisation des forces politiques. Il y a tout à faire. Et il faut le faire. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 7:03
Question 249Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.
Vous, vous avez dit aussi, tout est à reconstruire du côté de la droite et du centre. C'est vrai. J'y suis prêt. De quelle manière ?
Réponse directe
Je constate que tout est à reconstruire. J'ai dit quoi ? J'ai dit que les résultats du premier tour de l'élection législative mettaient un terme à l'organisation politique telle qu'elle avait résulté de l'élection du président de la République en 2017. C'est un fait. Donc, il faut en tirer les conséquences. Et il me semble que du côté de la droite et du centre, il y a tout à reconstruire. Il y a des compétences, il y a des talents, il y a des idées, mais il y a un travail d'écoute des Françaises et des Français. Il y a un travail de réflexion sur la stratégie qu'il faut présenter au pays. Il y a un travail d'organisation des forces politiques. Il y a tout à faire. Et il faut le faire.
« Je constate que tout est à reconstruire. J'ai dit quoi ? J'ai dit que les résultats du premier tour de l'élection législative mettaient un terme à l'organisation politique telle qu'elle avait résulté de l'élection du président de la République en 2017. C'est un fait. Donc, il faut en tirer les conséquences. Et il me semble que du côté de la droite et du centre, il y a tout à reconstruire. Il y a des compétences, il y a des talents, il y a des idées, mais il y a un travail d'écoute des Françaises et des Français. Il y a un travail de réflexion sur la stratégie qu'il faut présenter au pays. Il y a un travail d'organisation des forces politiques. Il y a tout à faire. Et il faut le faire. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 7:03
Question 250Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.
Mais pour convaincre ces électeurs d'aller voter, il y a la question de comment on s'y prend. Gabriel Atal, j'y reviens, le Premier ministre, a par exemple déjà annoncé la suspension de la réforme de l'assurance chômage, en disant, on ne peut pas demander à des électeurs de gauche de venir voter pour nous, sans donner des gages. Bruno Le Maire, au ministre de l'Économie, lui s'est déjà dit très circonspect. Est-ce que vous dites, il faut le faire, il faut suspendre cette réforme de l'assurance chômage pour convaincre ces électeurs de gauche qu'on est prêts à faire un pas vers eux ?
Réponse à côté
Mais je trouve que, j'ai constaté qu'en effet, Gabriel Atal formulait cette proposition. Il ne l'avait pas évoquée avec d'autres responsables de feu la majorité présidentielle. Vous n'étiez pas informé. Non, mais bon, ce n'est pas la seule chose dont je n'étais pas informé. Puis je vous dis, ce n'est pas très grave. Je pense que l'important, c'est plutôt la suite, à vrai dire. Néanmoins, je ne voudrais pas qu'on ait des marchandages avant. Moi, j'ai dit dès le début, je suis prêt à discuter d'une coalition. Je pense, et je l'ai dit d'ailleurs en 22, après les élections législatives, que nous aurions dû, en 22, créer les conditions d'une coalition. Et donc pas comme ça, pas maintenant. Mais…
« Mais je trouve que, j'ai constaté qu'en effet, Gabriel Atal formulait cette proposition. Il ne l'avait pas évoquée avec d'autres responsables de feu la majorité présidentielle. Vous n'étiez pas informé. Non, mais bon, ce n'est pas la seule chose dont je n'étais pas informé. Puis je vous dis, ce n'est pas très grave. Je pense que l'important, c'est plutôt la suite, à vrai dire. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« Néanmoins, je ne voudrais pas qu'on ait des marchandages avant. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 6:25
« Moi, j'ai dit dès le début, je suis prêt à discuter d'une coalition. Je pense, et je l'ai dit d'ailleurs en 22, après les élections législatives, que nous aurions dû, en 22, créer les conditions d'une coalition. Et donc pas comme ça, pas maintenant. Mais le faire avec des initiatives qui sont, me semble-t-il, individuelles, qui n'ont pas été discutées avec d'autres membres de ce qui pourrait être une coalition, c'est quand même engager curieusement les choses. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 10:43
Voir 2 autres passages
« Ce serait inconséquent de ne pas y réfléchir. Et donc peut-être que cela entre en ligne de compte s'agissant du président. On a une histoire tellement imbriquée et une population d'origine algérienne tellement importante en France qu'on sait bien que si nous ne faisons pas les choses bien, si nous donnons le sentiment que c'est une réaction contre le peuple algérien et pas contre un gouvernement algérien qui nous désigne comme la cause de tous ces problèmes, alors il peut y avoir des crispations. Donc je pense que ce n'est pas scandaleux de le prendre en compte. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 4:15
« Donc que ça plaise ou non ça aura lieu ? Non. Ça veut dire que si on ne fait rien ça aura lieu. Et donc que faut-il faire ? Il faut faire des choses qui sont très compliquées et d'autres qui sont plus simples. Et elles n'ont pas la même échelle de temps. A long terme on ne s'en sortira pas. On ne s'en sortira jamais si nous n'arrivons pas à créer les conditions pour que en Afrique et au Moyen-Orient il y ait stabilité politique et développement économique. C'est très important ça. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 43:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées11 juin 2024 au 18 mars 2025 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je comprends qu'on y aille de façon graduelle. C'est probablement l'intérêt de la relation diplomatique et de la conduite des affaires. Mais je pense qu'il faut être très ferme et fixer la ligne qui consiste à dire si l'Algérie ne respecte pas ses obligations, alors il n'y a aucune raison de lui offrir un statut plus favorable. Aucune. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 3:29Voir 2 autres passages
« Ce serait inconséquent de ne pas y réfléchir. Et donc peut-être que cela entre en ligne de compte s'agissant du président. On a une histoire tellement imbriquée et une population d'origine algérienne tellement importante en France qu'on sait bien que si nous ne faisons pas les choses bien, si nous donnons le sentiment que c'est une réaction contre le peuple algérien et pas contre un gouvernement algérien qui nous désigne comme la cause de tous ces problèmes, alors il peut y avoir des crispations. Donc je pense que ce n'est pas scandaleux de le prendre en compte. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 4:15
« Je pense que c'est une réponse inadéquate et conjoncturelle, et qu'il faudrait la regarder, enfin bon, bien sûr que c'est une mauvaise idée. Mais c'est acceptable ou pas ? Vous dites inadéquate ? La vérité, c'est que, vu l'importance du déficit, je comprends que le gouvernement soit tenu de ramener le déficit dans des proportions qui sont raisonnables. Et passer de 6 à 5, ça reste, arriver à 5, et 5, c'est déjà un déficit très élevé. Donc le seuil est à 3. Donc on peut comprendre que le gouvernement soit obligé de passer par des mesures de cette nature. Mais, je veux le dire, je pense qu'elles sont mauvaises, et surtout, je pense que si on ne se pose pas la question, et ça prend du temps et c'est difficile, et ça ne sera pas tranché dans ce budget, et je pense que ça ne sera pas tranché non plus d'ailleurs, au cours de l'année qui vient, je pense qu'il n'y a qu'une élection présidentielle qui permet de trancher ça. Si on ne se pose pas des questions sérieuses sur comment est-ce qu'on finance notre modèle social, auquel on est attaché, qu'on doit moderniser, comment est-ce qu'on le finance ? Comment est-ce qu'on pense l'action de l'État ? Et qu'est-ce qu'on transforme ? Qu'est-ce qu'on abandonne ? S'il faut abandonner des choses. Tant qu'on ne se pose pas ces questions-là, et qu'on prend le temps de les trancher, avec un débat clair, on sera dans des expédiants. Parfois, ce sera une baisse de dépenses, parfois, ce sera une augmentation d'impôts, et ce ne sera, de mon point de vue, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités11 juin 2024 au 25 mai 2026 · 60 observations60 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai que quand vous décidez de financer l'ensemble, enfin 85% des salaires en France, quand l'État décide de payer 85% des salaires parce que les gens ne peuvent plus aller travailler, ça c'est sûr que la dépense publique augmente et que donc la dette augmente. Est-ce qu'il fallait faire ? Je le crois, mais je l'assume, j'étais d'accord avec cette décision, je l'ai prise, je pensais qu'il fallait la faire. Est-ce que je crois qu'il fallait assez vite ensuite cesser le quoi qu'il en coûte ou en tout cas fermer le robinet ? Oui, mais il ne vous aura pas échappé qu'assez vite après le Covid. On m'a remercié. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 15:21Voir 2 autres passages
« Oui, alors, écoutez, ce que je vous propose, c'est qu'on commence par regarder la réalité en face, puis ensuite on racontera ce qu'on a envie. Quand j'ai été nommé Premier ministre en 2017, dans les deux premières années et demie du moment où j'ai été à Matignon, nous avons baissé les impôts, baissé le déficit, stabilisé et même un tout petit peu baissé la dette. Donc on va quand même se dire les choses tranquillement. Et je suis heureux de l'avoir fait. Et je ne l'ai pas fait simplement en regardant passer les voitures. Je l'ai fait en prenant des décisions extrêmement impopulaires. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 14:48
« Nous allons devoir consacrer des moyens bien supérieurs à la défense. Est-ce que ça s'arrêtera à 4,5 ou à 5,2 ? Ce n'est pas ça le sujet. Le sujet c'est quelle architecture de défense on veut et ensuite on va financer cet effort. Il ne faut pas raisonner l'inverse. Il ne faut pas être des fétichistes du chiffre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées11 juin 2024 au 25 mai 2026 · 44 observations44 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne crois pas qu'il ait renoncé. Je pense qu'il les doit espérer. D'abord, je ne suis pas dans sa tête. Moi, je ne suis pas là pour expliquer ce que peut penser Emmanuel Macron. Mais comme il entre dans la riposte graduée, il ne dit pas immédiatement jusqu'où il va aller. Du point de vue tactique, je peux l'entendre. Si c'est ça, je peux l'entendre. Mais en tout état de cause, ce que je sais, c'est qu'il faut dire les choses assez clairement. Un, notre différent et la tension qu'à mon avis il faut assumer, est une tension qu'il faut assumer avec le gouvernement algérien. Pas avec le peuple algérien et certainement pas avec les Français d'origine algérienne. Mais avec le gouvernement algérien qui décide, à mon sens, pour des objectifs de régulation intérieure et de régulation politique intérieure en Algérie, de tendre la donne et de désigner la France comme le responsable de tous les maux en Algérie. Et je pense que ça, nous ne pouvons pas l'accepter. Il faut probablement, je l'ai dit, mettre un terme, quand je dis probablement en réalité, il faut mettre un terme à ces accords de 1968, puisqu'il prévoit un régime favorable et assez favorable aux Algériens. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 2:11Voir 2 autres passages
« Il va revenir sur un échange de lettres diplomatiques de 2007 qui autorise les diplomates algériens ou les porteurs d'un passeport diplomatique algérien à entrer sur le territoire national sans visa. Je crois d'ailleurs que c'est le seul exemple d'un pays non européen. Et je pense que c'est très bien, dès lors que l'Algérie ne respecte plus ses obligations, de faire la riposte graduée. Alors la riposte graduée, par principe, elle est graduée. On ne commence pas tout de suite par l'échelon ultime. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 1:22
« J'aime l'histoire. Je réfléchis toujours en essayant de trouver des références historiques, parce que c'est quand même extrêmement précieux. En même temps, je sais qu'il ne faut jamais être prisonnier des références historiques. Mais si on avait envie de se faire plaisir dans une formule, je ne suis pas sûr que ce soit le moment pour se faire plaisir avec des formules, on dirait qu'on oscille entre Munich et Suez. On oscille entre la mauvaise paix qui ne préservera rien et qui est une honte, et la mauvaise action, ou plus exactement l'action qui en réalité traduit l'impuissance, c'est l'action franco-britannique de Suez en 1956. Donc, on oscille entre ces deux références historiques et encore une fois, il ne faut pas être prisonnier de ces références historiques. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités12 juin 2024 au 25 mai 2026 · 24 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je le dis depuis longtemps. Je dis que compte tenu de l'évolution démographique de notre pays, compte tenu du fait que, et c'est tant mieux, nous vivons de plus en plus longtemps et qu'il y a de plus en plus d'inactifs et de moins en moins relativement d'actifs, notre système par répartition arrive au bout de son efficacité, au bout même de sa crédibilité. Et que donc, il faut modifier notre système social. Et puis je dis par ailleurs quelque chose qui paraît évident, mais qui est contesté, et après tout, c'est très bien. Quelque chose dont je suis convaincu, c'est que si nous voulons défendre à la fois notre prospérité et notre sécurité, alors il va falloir qu'on travaille plus. Travaille plus, parfois plus dans la semaine, parfois plus dans l'année, parfois plus en fonction de l'âge qu'on a. J'ai toujours été fasciné qu'on estime qu'on pourrait travailler autant à 30 ans qu'à 64 ans. La vérité, c'est que vous avez dans les périodes de la vie, en fonction de vos choix personnels, en fonction de votre situation même de santé, des moments où vous pouvez, le cas échéant, travailler plus. Et ce que je vous dis là, ce n'est pas l'expression de la droite libérale abominable, la CFDT a toujours été très ouverte sur cette idée. Donc travaillez plus dans la semaine, travaillez plus dans l'année, et en effet, travaillez plus tout au long de la vie. C'est ce que font, madame Mabrouk, tous les pays d'Europe. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 10:43Voir 2 autres passages
« Alors, je pense qu'il y a plusieurs actions à mener qui ne vont pas s'inscrire dans le même pas de temps, si j'ose dire. Il y a d'abord la question de l'argent, qui doit permettre d'acheter des armes, qui doit permettre d'aider les Ukrainiens. Vous avez au moins trois actions qu'on peut mener. D'abord, les actifs russes gelés. Il y a beaucoup de gens qui disent, ils sont gelés, le produit de ce gel fournit des intérêts qui permettent de financer l'Ukraine. Vous avez des gens, et je fais partie de ceux-là, qui disent, il faut désormais passer à une étape supérieure, et il faut faire en sorte que ces actifs gelés soient mis totalement à la disposition. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 10:09
« Je présenterai un nouveau système de retraite en partant du principe que le système actuel ne peut plus tenir à raison de l'évolution de la démographie française. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées11 sept. 2024 au 4 mars 2025 · 16 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« considèrent que l'appétit de Vladimir Poutine et sa volonté de réinstaller son empire dans des frontières qui lui garantissent à la fois une totale sécurité et une domination complète peut le conduire à aller chercher la Moldavie, peut le conduire à aller chercher les États baltes qui sont petits, qui sont dans l'OTAN, heureusement pour eux, sinon, à mon avis, il n'existerait plus. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 8:39Voir 2 autres passages
« La question qui se posera, qui se pose aujourd'hui, et qui va se poser de plus en plus, c'est de savoir, avec les Européens, quel est l'équilibre global de notre sécurité ? Qui dépense quoi ? Qui fait quoi ? Comment peut-être demain utiliser l'aspect nucléaire de la France, ou du Royaume-Uni, qui ont aussi l'arme nucléaire, moins autonome que nous, parce que plus en double commande avec les Etats-Unis, enfin, dans un système européen de défense ? Quand le Président de la République invite, depuis 2017, parce que quand même, il faut le dire, beaucoup de gens qui critiquent le Président de la République, depuis 2017, le Président de la République dit, autonomie stratégique, souveraineté européenne, augmentation des dépenses de défense, je veux dire, on est dans le vrai depuis 2017 sur ce sujet. Donc, quand il dit ça, il invite nos partenaires européens à repenser l'architecture de défense. Ça peut sembler un peu théorique de dire, repenser l'architecture de défense, mais c'est la vérité. L'OTAN, aujourd'hui, compte tenu de ce que dit Trump, n'est plus l'outil privilégié de l'architecture de défense européenne. Il faut donc en trouver une nouvelle. Est-ce que ce sera la partie européenne de l'OTAN ? Est-ce que ce sera la discussion sur un certain nombre de... une réorganisation ou une évolution de la doctrine nucléaire française ? Je ne sais pas. Est-ce que ce sera des troupes prépositionnées de l'ensemble des pays européens aux frontières extérieures de l'Europe ? Je ne sais pas. Mais il faut changer. Mais il est urgent que nous tranchions cette question. Il nous reste... Parce que Poutine nous regarde. Et il ne nous écoute pas. Il nous regarde. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 17:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes11 sept. 2024 au 23 févr. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce que je veux dire, c'est que pendant très longtemps et de façon assez légitime, je dois dire, les Allemands, les Polonais, les pays de l'Est, ont considéré que leur sécurité était ultimement garantie par les États-Unis. Qu'est-ce qui change ? Le doute. En vérité, l'incertitude, elle est désormais du côté de la capacité des États-Unis, ou plus exactement, de la volonté des États-Unis, de garantir la sécurité des pays baltes, de la Pologne, c'est-à-dire de ces États de l'Est, directement au contact avec la Russie. Et de ce point de vue-là, cela change un peu la donne. Parce que cela peut inviter, inciter, convaincre ces États qui voyaient d'abord et avant tout le parapluie américain à se doter de moyens supplémentaires. C'est ce que font les Polonais, qui sont le pays d'Europe qui consacre le plus de moyens à sa défense avec une augmentation très rapide. Mais sans nucléaire. Toujours sans nucléaire. Toujours sans nucléaire. Mais qui le fait. Et cela nous laisse une possibilité à nous Français, à nous autres Européens, à essayer de créer un pilier européen dans l'OTAN, une sécurité européenne renforcée. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 9:23Voir 2 autres passages
« Il faut, il faut en matière de doctrine nucléaire, accepter l'idée d'une certaine ambiguïté. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est tous les gens qui ont réfléchi à la question de la dissuasion nucléaire qui l'expliquent. Il faut une certaine ambiguïté. Ce qui est certain, c'est que nous devons utiliser, plus exactement, ce qui est certain, c'est que nous utiliserons l'arme nucléaire dans l'hypothèse où nos intérêts vitaux seraient directement menacés. Voilà. Quels sont nos intérêts vitaux ? Depuis très longtemps, depuis le général de Gaulle, et ça a été rappelé depuis, nous considérons qu'à l'intérieur de nos intérêts vitaux, ce qui pourrait arriver à l'Allemagne, c'est-à-dire à nos alliés les plus proches, géographiquement et politiquement, relève de la défense de nos intérêts. Si des chars russes pénètrent en Allemagne, on est à l'intérêt vital. Mais nous n'avons jamais dit exactement quelle était la ligne qui déclenchait le feu nucléaire. Et nous ne devons pas le faire, car il faut conserver une forme d'incertitude. Autrement dit, quand on parle de doctrine nucléaire, il faut être à la fois totalement clair sur la détermination du pouvoir exécutif à en faire usage si les intérêts vitaux de la France sont menacés, et relativement ambigu sur les modalités du déclenchement hypothétique et de ses frappes. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 10:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités6 déc. 2024 au 11 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'utiliser l'outil du référendum, on peut le faire sur des sujets dans le respect de l'article 11, bien entendu, sur des sujets économiques et sociaux, réforme de l'assurance chômage, est-ce qu'il faut aller, est-ce qu'il faut la faire, est-ce qu'il faut aller plus loin ? On peut l'utiliser sur des sujets institutionnels, dans le respect de la Constitution, par exemple, sur une loi électorale, on peut aller sur des sujets d'organisation, peut-être sur des sujets sociétaux, je crois en tout cas que dès lors que l'Assemblée est bloquée dans un jeu à trois qui ne permet pas de définir des majorités, utiliser le référendum sera une bonne chose. Et deuxième élément, il faut qu'on crée du consensus là où il est susceptible de pouvoir être créé. Je vois un domaine. Oui. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 20:58Voir 2 autres passages
« Je crois qu'ils sont excessifs. Mais surtout, je crois que même s'ils sont excessifs, ils ne disent pas ce qui est plus inquiétant. Ils sont excessifs parce que l'État va continuer à fonctionner. Le président, hier, a eu raison de dire que le gouvernement proposerait une loi spéciale, de façon à ce qu'on puisse lever les impôts, donc assurer les dépenses. Ce n'est pas aussi simple que ça paraît, parce qu'on ne sait pas très bien ce que c'est qu'une loi spéciale. On ne sait pas si on peut modifier la façon dont on a prélevé les impôts l'année d'avant. Pour expliquer à ceux qui nous regardent, Edouard Philippe, la loi spéciale, c'est pour prolonger le budget 2024 sur l'année qui suit. Exactement. Et donc la question, c'est est-ce qu'on sera capable de remettre des choses qu'on avait imaginé mettre dans le budget de 2025 dans la loi spéciale ? C'est assez peu probable. Mais passons, je ne veux pas rentrer dans la technique. L'État va continuer à fonctionner, certes, mais il y a beaucoup de choses qui vont aller beaucoup moins bien. D'abord parce que cette instabilité politique manifeste, quatre premiers ministres en allant, manifeste. Elle a un coût. Elle a un coût politique, elle a un coût budgétaire, elle a un coût financier. Les marchés, c'est-à-dire ceux qui nous prêtent, nous font moins confiance, donc nos taux d'intérêt augmentent. Qu'est-ce que ça veut dire que nos taux d'intérêt augmentent ? On peut se dire que le taux d'intérêt, on s'en fout, le taux d'intérêt, c'est technique, le taux d'intérêt, c'est financier. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nous allons chaque année consacrer de plus en plus de moyens à simplement payer les intérêts de notre dette. La charge de la dette, ça doit être environ 50, peut-être un peu plus maintenant, milliards d'euros. C'est plus que ce que nous consacrons à l'éducation nationale. Ça veut dire que chaque année, nous autres Français, nous payons plus cher les intérêts de notre dette, je ne vous parle même pas du capital, les intérêts de notre dette que ce que nous investissons pour la jeunesse, pour l'avenir de la France, pour la puissance de la France. Mais donc, Edouard Philippe, vous... C'est fou ! Et ça va continuer. Et vous savez ce qui va se passer aussi ? Si les taux d'intérêt continuent à augmenter, ça veut dire une crise du logement qui va s'aggraver. Ça veut dire donc une politique du logement et une capacité des Français à entrer sur le marché de l'immobilier qui va être plus difficile. En vérité, nous sommes en train d'aggraver la crise économique qui est là. Nous sommes en train de casser des perspectives pour des millions de Français. Notre influence et notre rayonnement diminuent. Nous l'avons vu. Signature par l'Union européenne, par la commission du traité Mercosur. Rejet en... La vérité, c'est que nous sommes en train de nous laisser aller. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je crois qu'il faut bien distinguer le très court terme, enfin, le court terme et le plus long terme. Le court terme, c'est la nécessaire stabilisation politique de notre situation. C'est indispensable. Et je pense que vous vous souvenez que je vous disais déjà ça au mois de septembre. C'est encore plus vrai aujourd'hui. Et ça n'a pas fonctionné. Ça n'a pas bien fonctionné. On doit stabiliser la situation politique pour tenir nos comptes, pour tenir notre État. Sinon, nous allons continuer à glisser et en général, quand on est sur un toboggan, on glisse de plus en plus vite. Donc, j'attire l'attention de tout le monde et je le dis clairement, simplement, je ne fais de la leçon à personne, je serais bien le dernier placé pour faire la leçon à qui que ce soit, mais je dis simplement que si on ne stabilise pas le jeu, on va faire ce que les médecins... Vous savez, les médecins, quand ils sont face à un malade, ils disent que le premier impératif, c'est ne pas nuire. Nous devons nous attacher à ne pas nuire. Stabiliser politiquement. Stabiliser avec qui ? La stabilisation politique, c'est probablement d'avoir la base politique la plus large possible. Probablement, et je l'ai dit dès avant la dissolution. Dès avant la dissolution, c'est ce que je disais. Dès qu'elle a été prononcée, dès avant les élections législatives, je disais, il faut avoir un accord qui va, si possible, de LR jusqu'aux sociaux-démocrates. Si possible, de LR jusqu'aux sociaux-démocrates. Et si on a un accord politique qui sera à minima, parce que nous ne voulons pas la même chose, nous ne sommes pas d'accord sur beaucoup de sujets, mais si on a un accord politique à minima qui permet à l'État de fonctionner, qui permet à nos comptes d'être tenus, alors on a une chance de stabiliser les choses. On ne fera pas de grandes réformes. Ça n'est pas vrai. On ne fera pas des grandes transformations dont notre pays a besoin pour ne pas décrocher. On va juste stabiliser les choses. Et si on ne fait pas ça, on va continuer à glisser dans l'instabilité et dans le gouffre. Je vous prends au mot. Vous dites... Comment est-ce qu'on fait ça ? De la droite »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 17:41Voir 1 autre passage
« se demander si on met dans cet accord minimal la capacité à ne pas aggraver la situation financière. Je vais vous dire, ne pas aggraver la situation financière, ça veut dire rester dans une mauvaise situation financière. Mais au moins, ne pas l'aggraver. Ce n'est pas mon sens naturel. Moi, je voudrais qu'on fasse des réformes pour limiter ce déficit. Au moins, ne pas l'aggraver. On a des choses sur lesquelles on peut se mettre d'accord. Ce sera à minima, mais on peut se mettre d'accord, je le crois. Edouard Philippe, »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 31:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On peut sans doute discuter de savoir si elle est toujours exactement adaptée aux besoins. Mais je vais vous dire très exactement ce que j'en pense. Autant je suis partisan d'une très grande fermeté sur l'accès sur le territoire, autant je suis très partisan des dispositions qui ont été décidées au niveau européen pour faire en sorte que l'on puisse instruire les demandes d'asile à l'extérieur du territoire européen. Ça me paraît absolument essentiel et je pense qu'il faut les appliquer fermement. Autant l'idée de supprimer l'aide médicale d'État, supprimer, est une très mauvaise idée. Pour une raison... Et la transformer en aide médicale d'urgence ? Franchement, je vous ai dit, on devrait chercher l'efficacité plutôt que les symboles. Aide médicale, si vous appelez l'aide médicale d'État l'aide médicale d'urgence, franchement vous avez un symbole, ça ne change pas grand chose. L'idée de dire qu'on va cesser dans une ligne du budget de l'État, de prévoir le financement des soins qui sont apportés à des étrangers, même en situation irrégulière, qui sont malades, traduirait forcément par le fait que de toute façon, comme ils seraient soignés dans les hôpitaux, ce serait du déficit budgétaire pour les hôpitaux. C'est donc une espèce de fausse fermeté. Vous voyez, une forme de fermeté symbolique, mais qui ne se traduit par rien, qui ne soit efficace. Et ça a même des inconvénients. Parce que quand il s'agit de maladies infectieuses, je préfère que les gens soient soignés. Donc vérifier chaque année que le panier de soins accessible à l'aide médicale d'État est bien utilisé, pas de problème, je l'ai fait quand j'étais Premier ministre, et j'ai même réduit un peu ce panier, pas de problème. Mais l'idée de se dire, pour avoir l'air martial, pour avoir l'air ferme, qu'on supprime l'aide médicale d'État, me semble une mauvaise idée. Je préfère qu'on s'attaque à des sujets qui sont efficaces plutôt qu'à des symboles. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.Vérifier à 28:31Voir 2 autres passages
« Monsieur Jean, je veux aller jusqu'au bout. J'ai vu dans les deux dernières années le parti de Jean-Luc Mélenchon devenir un parti qui s'accommodait de propos antisémites. J'ai vu un parti qui organisait, si j'ose dire, le désordre à l'Assemblée nationale, la brutalisation de la vie publique. Je me permets de vous faire observer. Du reste, ce que je dis là, un certain nombre de responsables socialistes, M. Glucksmann le disait pendant la campagne européenne. Et donc, je n'accepte pas cette utilisation, ça pète du pied au communautarisme religieux. Je n'accepte pas cette brutalisation de la vie politique, ce non-respect des exigences démocratiques et républicaines. Et donc, je prends une position qui est claire, qui est ferme, qui peut être discutée. Je comprends parfaitement qu'il y a des gens qui ne soient pas d'accord avec moi. Mais je crois qu'il est important dans ces situations d'avoir une ligne claire. Et je la formule. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 2:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack11 juin 2024 au 12 juin 2024 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Et il peut nous arriver d'être en désaccord, ou en tout cas ça a pu arriver dans le passé, mais je crois qu'il faut souligner… – Donc vous les saluez ? – Ah oui, absolument. – Et qu'est-ce que vous attendez d'Éric Ciotti alors ? – D'Éric Ciotti ? Rien, je pense que son calcul est un calcul… – Personnel ? – Personnel, alors… – Local ? – Je pense qu'il y a une dimension d'ambition personnelle, je pense qu'il y a une dimension d'ambition niçoise, je pense qu'il y a surtout une pensée qui s'égare… – Il doit quitter les républicains ? – Oh ben ça, j'en sais rien, c'est aux républicains de déterminer… – Non mais qu'est-ce que vous en pensez ? – Je n'ai pas l'impression que les instances de son parti vont le soutenir. – Ça serait logique qu'il quitte les républicains. – Je ne vais pas leur dire ce qu'ils doivent faire. »
Avec Édouard (Horizons) · Interview d'Edouard Philippe - BFM TV - 11 juin 2024Vérifier à 1:38Voir 1 autre passage
« Et il peut nous arriver d'être en désaccord, ou en tout cas ça a pu arriver dans le passé, mais je crois qu'il faut souligner le fait. Donc vous voulez saluer ? Ah oui, absolument. Et qu'est-ce que vous attendez d'Eric Ciotti alors ? D'Eric Ciotti ? Rien. Je pense que son calcul est un calcul... Personnel ? Personnel. Alors local ? Je pense qu'il y a une dimension d'ambition personnelle, je pense qu'il y a une dimension d'ambition niçoise, je pense qu'il y a surtout une pensée qui s'égare. Il doit quitter les Républicains ? Oh ben ça, j'en sais rien, c'est aux Républicains de déterminer. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je n'ai pas l'impression que les instances de son parti vont le soutenir. Ça c'est un problème des Républicains, je ne vais pas leur dire ce qu'ils doivent faire. »
BFMTV · Législatives, alliance LR/RN, présidentielle 2027... l'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 1:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 5:06
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de RTLVérifier à 3:42
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 19:55
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 3:14
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 23:21
« Alors, il y a deux questions différentes. Si on était dans un monde parfait où les désirs d'Édouard Philippe pouvaient se transformer en réalité géopolitique, je vous dirais qu'à court terme, la bonne solution pour l'Ukraine serait probablement de consentir à perdre une partie de son territoire pour bloquer le conflit et de faire en sorte que la partie du territoire qui reste souveraine dans l'Ukraine, c'est-à-dire 75% du pays, rentre dans l'OTAN, ce qui donnerait une garantie de sécurité définitive à cette partie-là. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 6:25
« Il m'est arrivé de dire que je ne savais pas et j'assume de dire que je ne sais pas. Je ne sais pas si une dissolution est inéluctable. Je ne sais pas si le Président de la République voudra... Ce serait-elle souhaitable ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que le Président ne peut pas dissoudre avant juillet prochain. Je le vois mal dissoudre après le 14 juillet pour organiser des élections fin juillet ou en août. En France, franchement, je vois mal ça. Et dissoudre ensuite au mois de septembre, au mois d'octobre, en plein exercice budgétaire qui va être encore plus compliqué l'année prochaine que cette année, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Je préférerais qu'on arrive à se mettre d'accord pour éviter d'en arriver là. Mais je ne sais pas ce qui va se passer. Et je ne veux pas mentir aux Français. Je ne sais pas. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 31:50
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 2:58
« Je vous trouve très affirmatif parce que moi, j'ai vu les socialistes défendre une proposition de loi qui revenait pas seulement sur la réforme de Mme Borne, mais qui était également un retour sur la réforme de Mme Touraine. C'est une réforme qui avait été votée par la gauche. Je me permets de le rappeler. Donc, je ne sais pas ce que ça veut dire, le gel. Mais ce que je sais, c'est ce que ça coûte. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 29:19
« la restreindre. Est-ce que c'est une bonne idée ? On peut sans doute discuter de savoir si elle est toujours exactement adaptée aux besoins. Mais je vais vous dire très exactement ce que j'en pense. Autant je suis partisan des dispositions qui ont été décidées au niveau européen pour faire en sorte que l'on puisse instruire les demandes d'asile à l'extérieur du territoire européen. Ça me paraît absolument essentiel et je pense qu'il faut les appliquer fermement. Autant l'idée de supprimer l'aide médicale d'État, supprimée, est une très mauvaise idée. Pour une raison... Et la transformer en aide médicale d'urgence ? Franchement, je vous ai dit on devrait chercher l'efficacité plutôt que les symboles. Si vous appelez l'aide médicale d'État l'aide médicale d'urgence, c'est une ligne du budget de l'État. De prévoir le financement des soins qui sont apportés à des étrangers, même en situation irrégulière, qui sont malades. Ça traduirait forcément par le fait que de toute façon comme ils seraient soignés dans les hôpitaux, ce serait du déficit budgétaire pour les hôpitaux. C'est donc une espèce de fausse fermeté. Vous voyez une forme de fermeté symbolique mais qui ne se traduit par rien qui ne soit efficace. Et ça a même des inconvénients. Parce que quand il s'agit de maladies infectieuses, il n'y a pas de problème. Donc vérifier chaque année que le panier de soins accessible à l'aide médicale d'État est bien utilisé, pas de problème. Je l'ai fait quand j'étais Premier ministre et j'ai même réduit un peu ce panier. Pas de problème. Mais l'idée de se dire pour avoir l'air martial, pour avoir l'air ferme, qu'on supprime de l'aide médicale d'État, me semble une mauvaise idée. Je préfère »
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