C'est quoi la première chose qu'on fait à l'époque dans une situation pareille ?
Réponse directeC'était le GIA qui avait frappé. Qu'est-ce que c'est que le GIA ? C'était le groupe algérien extrémiste qui a sévi et commis pas mal d'attentats dans cette période, qui avait frappé à la station Saint-Michel, faisant des morts et de très nombreux blessés. 117. Et donc, j'apprends la nouvelle et apprenant la nouvelle, la première chose que je vais faire, c'est voir Jacques Chirac. Et Jacques Chirac me dit qu'est-ce qu'on fait ? Très vite, on se rend compte qu'il faut y aller. Et donc, Jacques Chirac me dit venez avec moi. Et je me rappelle, il était dans sa fameuse C.I., dans sa fameuse Citroën. la voiture avance particulièrement vite pour se rendre à Saint-Michel. Et je revois son regard, s…
« C'était le GIA qui avait frappé. Qu'est-ce que c'est que le GIA ? C'était le groupe algérien extrémiste qui a sévi et commis pas mal d'attentats dans cette période, qui avait frappé à la station Saint-Michel, faisant des morts et de très nombreux blessés. 117. Et donc, j'apprends la nouvelle et apprenant la nouvelle, la première chose que je vais faire, c'est voir Jacques Chirac. Et Jacques Chirac me dit qu'est-ce qu'on fait ? Très vite, on se rend compte qu'il faut y aller. Et donc, Jacques Chirac me dit venez avec moi. Et je me rappelle, il était dans sa fameuse C.I., dans sa fameuse Citroën. la voiture avance particulièrement vite pour se rendre à Saint-Michel. Et je revois son regard, sa gravité, sa concentration. Je revois le poids que cela représente quand on est chef d'État de se dire un drame frappe les Françaises et les Français. Toute la nation est dans l'épreuve. Et il faut que dans ce moment-là, le recueillement, la gravité qui est la mienne, Jacques Chirac, eh bien, ce soit véritablement au nom de la nation, au nom du peuple que je vive cet événement. Et donc, on a été à Saint-Michel. Il y avait un hôpital de campagne qui, sur le parvis de la place Saint-Michel, avait été créé. On est descendu dans le métro. Vous imaginez le spectacle, l'émotion. Vous arrivez alors qu'il y a encore les corps, etc. Oui, bien sûr. L'émotion que cela représente. Et c'est tout à coup de se dire, ben voilà, la République est menacée, les Français sont menacés. Et il va nous falloir trouver les réponses et faire en sorte que tous les Français, toutes les Françaises et tous les Français puissent se retrouver, communir ensemble dans ce moment tragique. »
