Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
20 janv. 2012 au 15 juil. 2026
Questions
784
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 784 questions évaluables
Réponse directe
336
Réponse partielle
132
Réponse à côté
305
Refus explicite
11
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 376 à 400 sur 784
Question 376L'interview de Dominique de Villepin en intégralité
Oui, et moi, si vous le permettez, Dominique de Villepin, je vais essayer de poser une question, puisque le principe de cet entretien, c'est qu'il y a des questions et des réponses. Je vous en prie. Je suis étonné de la façon dont vous semblez balayer d'un verre de main la responsabilité de l'Algérie. Vous avez un pays qui, semble-t-il, c'est pas semble-t-il, c'est ce que dit le ministre de l'Intérieur, refuse à dix reprises de délivrer un laissé-passer consulaire qui permettrait d'expulser et donc que l'Algérie accueille un ressortissant qui a été condamné, qui visiblement représente un danger pour les Français. Et vous dites, c'est trop facile de mettre en avant la responsabilité de l'Algérie.
Réponse partielle
C'est que la situation dans notre relation avec l'Algérie est inacceptable. Elle est inacceptable. Mais la faute à qui ? Mais peu importe. La faute à qui, c'est pas le sujet. Le problème, M. Duhamel, quand vous êtes aux affaires, quand vous êtes ministre de l'Intérieur, c'est de régler les problèmes. Dire, c'est la faute de l'Algérie, ça nous fait avancer. En l'occurrence...
« C'est que la situation dans notre relation avec l'Algérie est inacceptable. Elle est inacceptable. Mais la faute à qui ? Mais peu importe. La faute à qui, c'est pas le sujet. Le problème, M. Duhamel, quand vous êtes aux affaires, quand vous êtes ministre de l'Intérieur, c'est de régler les problèmes. Dire, c'est la faute de l'Algérie, ça nous fait avancer. En l'occurrence... »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La première chose, c'est de rétablir la cohérence d'une stratégie politique et diplomatique. C'est la première question. Si vous changez d'avis tous les matins, vous donnez l'impression d'être dans un désordre permanent et vous êtes tel le taureau dans l'arène et vous êtes le jouet de la muleta. Vous êtes complètement dépendant de l'habileté du taureador. Là, l'Iran, eh bien, tient la muleta et ce pauvre Donald Trump. Un jour, il va à droite, un jour, il va à gauche, un jour, il décide quelque chose et puis il change d'avis. Donc la première chose, c'est de calmer le jeu, de sortir de cette attention privilégiée dont bénéficient aujourd'hui les gardiens de la révolution qui ont le sentiment d'être les héros sur la scène mondiale face à des États-Unis qui mordent la poussière. Il faut détourner la tension. Il faut ramener le dossier iranien à sa réalité. Et à partir de là, puisque la logique de l'escalade n'a aucun sens, aller pilonner un peu plus ce pays, le détruire complètement, tout ça est absurde. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
BFMTV · L'interview de Dominique de Villepin en intégralitéVérifier à 12:49
Question 377L'interview de Dominique de Villepin en intégralité
– Et celle des financements de campagne ?
Réponse à côté
– De la même façon aujourd'hui ce n'est pas mon souci vous voyez bien je viens avec mes convictions je viens avec mes idéaux et quel qu'en soit le prix et quels qu'en soient les risques car croyez-moi ce n'est pas facile en France aujourd'hui de porter les idées que je porte.
« – De la même façon aujourd'hui ce n'est pas mon souci vous voyez bien je viens avec mes convictions je viens avec mes idéaux et quel qu'en soit le prix et quels qu'en soient les risques car croyez-moi ce n'est pas facile en France aujourd'hui de porter les idées que je porte. »
BFMTV · L'interview de Dominique de Villepin en intégralitéVérifier à 52:54
Question 378L'interview de Dominique de Villepin en intégralité
Puisqu'on voit bien que Donald Trump est rentré dans une sorte de négociation en disant d'ores et déjà que l'Ukraine ne rentrerait pas dans l'OTAN, qu'il n'y aurait pas de retour à la souveraineté territoriale avant 2014, en disant par ailleurs pique-pendre de Volodymyr Zelensky qu'il qualifie, je cite, de dictateur sans élection. Est-ce qu'Emmanuel Macron peut réussir à obtenir quelque chose ?
Réponse partielle
Alors d'abord, nous sommes dans un... dans une séquence, comme le disent les diplomates, où plusieurs pays européens vont être reçus à Washington. Le président viendra... Viendra le britannique jeudi. Le président de la République a réuni les partis politiques. Le président de la République s'est exprimé sur les réseaux sociaux pour dire ce qu'il dirait à Donald Trump et en particulier qu'il ne fallait pas être faible. Je crois qu'il faut aller plus loin. Il faut aller plus loin dans la précision nécessaire vis-à-vis de Donald Trump qui ne sera pas ébranlé par le conseil que pourrait lui donner son ami Emmanuel Macron. Soit plus fort, soit plus infrancigeant. et que ce sera un signe de faib…
« Viendra le britannique jeudi. Le président de la République a réuni les partis politiques. Le président de la République s'est exprimé sur les réseaux sociaux pour dire ce qu'il dirait à Donald Trump et en particulier qu'il ne fallait pas être faible. Je crois qu'il faut aller plus loin. Il faut aller plus loin dans la précision nécessaire vis-à-vis de Donald Trump qui ne sera pas ébranlé par le conseil que pourrait lui donner son ami Emmanuel Macron. »
BFMTV · L'interview de Dominique de Villepin en intégralitéVérifier à 28:10Voir 2 autres passages
« c'est que nous ne pourrons pas cautionner un accord signé par les États-Unis et la Russie si l'Ukraine et l'Europe n'y sont pas associés. Ça, c'est quelque chose, c'est un verrou et un langage que dans l'esprit du deal, Donald Trump peut comprendre. Parce qu'il s'agit clairement de poser un verrou. Nous ne l'accepterons pas. Deuxièmement, »
BFMTV · L'interview de Dominique de Villepin en intégralitéVérifier à 29:02
« nous ne participerons pas à un accord de sécurité ou à un accord de paix. C'est-à-dire que nous ne déploierons pas de force de sécurité en Ukraine, autour de l'Ukraine. »
BFMTV · L'interview de Dominique de Villepin en intégralité
Question 379L'interview de Dominique de Villepin en intégralité
– Mais vous prendrez ces risques ?
Réponse à côté
– C'est beaucoup de solitude et c'est évidemment beaucoup de critique mais c'est l'honneur de la politique que de défendre ses convictions.
« – C'est beaucoup de solitude et c'est évidemment beaucoup de critique mais c'est l'honneur de la politique que de défendre ses convictions. »
BFMTV · L'interview de Dominique de Villepin en intégralitéVérifier à 53:10
Question 380Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
Si c'est le cas, il y a toujours le risque. On peut voir que demain, ce soit un outil de censure qui puisse être utilisé. Est-ce que c'est une plateforme privée ?
Réponse à côté
à des enjeux importants. Tout à fait. Et c'est pour ça qu'il faut avancer avec pragmatisme en canard. Qu'est-ce que ça veut dire ? D'un côté, il faut que nous soyons tous de plus en plus avertis de l'évolution des technologies modernes, de l'évolution des moyens dont dispose cette technologie, intelligence artificielle, pour fausser la vérité et la réalité. Donc, de ce point de vue-là, il y a un travail d'éducation, de détection. Chacun doit être en mesure d'apprécier quand il voit une image IA et de se poser la question est-ce que cette image est vraie ? Il y a un travail parallèle de réglementation pour qu'à chaque fois le citoyen soit informé de la nature de l'information vraie ou fausse…
« à des enjeux importants. Tout à fait. Et c'est pour ça qu'il faut avancer avec pragmatisme en canard. Qu'est-ce que ça veut dire ? D'un côté, il faut que nous soyons tous de plus en plus avertis de l'évolution des technologies modernes, de l'évolution des moyens dont dispose cette technologie, intelligence artificielle, pour fausser la vérité et la réalité. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 28:19Voir 2 autres passages
« Donc, de ce point de vue-là, il y a un travail d'éducation, de détection. Chacun doit être en mesure d'apprécier quand il voit une image IA et de se poser la question est-ce que cette image est vraie ? Il y a un travail parallèle de réglementation pour qu'à chaque fois le citoyen soit informé de la nature de l'information vraie ou fausse qui lui est donnée. Mais il y a un troisième élément qui est indispensable, c'est que notre premier souci, et dans une démocratie, nous le savons bien, la question de la vérité, elle fait partie de débats interminables. Par contre, la question de la réalité, elle, elle est beaucoup, beaucoup plus mesurable. Est-ce que ce dont on parle est réel ? Est-ce que la forme de ce dont on parle, est-ce que le visage, est-ce que l'événement, est-ce qu'il est réel ? Ou est-ce que c'est une image de synthèse ? Ou est-ce que c'est une image, on le voit souvent en matière internationale, tragique d'un conflit mais qui a eu lieu dix ans avant ? Cette désinformation-là, oui, il faut la traquer. Et ça implique, à la fois de la part de tous ceux dont c'est le métier, et là je pense en particulier à la sphère médiatique, un travail en conscience, des éléments de régulation, des éléments qui viennent checker, comme on dit aujourd'hui, vérifier l'information, et ça implique du côté du citoyen, là aussi, un apprentissage. Donc, il faut, oui, nous devons grandir plus vite, nous devons mûrir plus vite, nous devons être moins naïfs, nous devons nous poser des questions. Donc, c'est, oui, un appareil critique. Vous savez, au XVIIIe siècle, quand la pensée critique est apparue, eh bien, tout à coup, on a découvert la capacité qu'on avait à remettre en cause un certain nombre de vérités, eh bien là, plus que jamais, c'est ce rendez-vous. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 28:44
Question 381Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
Donc on voit votre point de vue sur la façon de répondre à Trump. Sur la question du Moyen-Orient, on l'a vu, il y a des questions importantes qui se jouent ici. J'ai revu forcément en préparant cette interview votre intervention en 2003 à l'Organisation des Nations Unies au sujet de l'intervention potentielle en Irak. Vous aviez dit l'option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide mais n'oublions pas qu'après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix. Est-ce que cette phrase vous semble d'actualité sur cette situation actuellement au Moyen-Orient ?
Réponse directe
Alors, elle est doublement d'actualité. D'abord parce qu'on est reparti pour refaire la guerre. C'est-à-dire que la saison 1 Gaza laisse présager quand on écoute Donald Trump et Benjamin Netanyahou une saison 2. Puisque ça n'a pas marché, pourquoi pas recommencer ? Le Hamas n'a pas été éradiqué comme l'a été annoncé. Le Hamas n'a pas été éradiqué, pourquoi ne pas recommencer ? La paix, construire la paix, qu'est-ce que ça voudrait dire aujourd'hui ? Et c'est la fameuse question du jour d'après. C'est-à-dire qu'une fois qu'on a bombardé, une fois qu'il n'y a plus rien, il faut bien à un moment donné se poser la question de comment reconstruire. À commencer, comment reconstruire politiquement…
« Alors, elle est doublement d'actualité. D'abord parce qu'on est reparti pour refaire la guerre. C'est-à-dire que la saison 1 Gaza laisse présager quand on écoute Donald Trump et Benjamin Netanyahou une saison 2. Puisque ça n'a pas marché, pourquoi pas recommencer ? Le Hamas n'a pas été éradiqué comme l'a été annoncé. Le Hamas n'a pas été éradiqué, pourquoi ne pas recommencer ? La paix, construire la paix, qu'est-ce que ça voudrait dire aujourd'hui ? Et c'est la fameuse question du jour d'après. C'est-à-dire qu'une fois qu'on a bombardé, une fois qu'il n'y a plus rien, il faut bien à un moment donné se poser la question de comment reconstruire. À commencer, comment reconstruire politiquement ? Quel est l'organe, quelle est l'autorité qui va pouvoir permettre de réguler Gaza ? Alors là, il y a plusieurs options qui sont sur la table. Il y a l'idée de donner à l'autorité palestinienne la possibilité de reprendre Gaza. Et vous savez que depuis 2005-2007, cette option a été écartée par la victoire politique du Hamas aux élections de 2007. Il y a une deuxième option qui est celle d'une autorité internationale, l'ONU, avec une force d'interposition qui serait principalement une force d'interposition de la région. On les amènerait à prendre leurs responsabilités. Ça fait un certain sens. Et est-ce qu'on peut y croire à cette seconde option ? »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 46:17
Question 382Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
À quel moment est-ce qu'on décide d'allumer une élection ?
Réponse à côté
L'ingérence étrangère est d'autant plus condamnable qu'elle touche à l'un des grands piliers de l'État-nation qui est celui de la souveraineté. À partir du moment où un peuple n'est plus souverain et que les décisions sont prises ailleurs, nous l'avons constaté par exemple du côté de la Russie dans les dernières années, eh bien, c'est véritablement la démocratie qui est foulée au pied. Donc, comment faire ? D'abord, il faut être capable d'anticiper et d'apprécier la réalité de cette ingérence. Dans le cadre de ce que vient de faire Donald Trump, s'exprimant sur Ked Starmer ou concernant l'Allemagne, il est bien évident que nous devons en tirer les conséquences dans l'usage de la plateforme…
« L'ingérence étrangère est d'autant plus condamnable qu'elle touche à l'un des grands piliers de l'État-nation qui est celui de la souveraineté. À partir du moment où un peuple n'est plus souverain et que les décisions sont prises ailleurs, nous l'avons constaté par exemple du côté de la Russie dans les dernières années, eh bien, c'est véritablement la démocratie qui est foulée au pied. Donc, comment faire ? D'abord, il faut être capable d'anticiper et d'apprécier la réalité de cette ingérence. Dans le cadre de ce que vient de faire Donald Trump, s'exprimant sur Ked Starmer ou concernant l'Allemagne, il est bien évident que nous devons en tirer les conséquences dans l'usage de la plateforme X. cette plateforme, même s'il souhaite, lui, qu'elle ne soit plus régulée ou plutôt régulée autrement à travers d'autres formes que celles de personnalités extérieures qui sont capables d'apprécier à chaque fois la situation, eh bien, il faut être capable de sanctionner, il faut être capable d'adresser des messages extrêmement forts, y compris financiers. À quoi ça sert d'avoir fait un Digital Market Act ou un Digital Service Act qui prévoit toute une série de dispositions si nous ne sommes pas capables de les appliquer ? Ça veut dire que dans la relation avec les États-Unis, dans les toutes prochaines années, nous aurons à faire des choix difficiles. Et en particulier, nous aurons à choisir le terrain où les bras de fer seront nécessaires. Mais nous ne pouvons pas être la variable d'ajustement, nous ne pouvons pas être ceux qui se laissent gober tout cru et, en quelque sorte, sans rien dire. Nous devons montrer que nous avons des capacités et des volontés, ne l'oublions pas. Nous sommes le premier marché mondial, 450 millions de personnes. À partir de là, nous avons les moyens de nous défendre si nous avons la volonté de nous défendre. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 25:26
Question 383Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
est un outil dans ce cadre là on aurait pu en parler et dans ce cadre là vous intervenez davantage dans les médias ces dernières semaines et ces derniers mois on vous entend davantage vous avez évidemment une parole politique c'est évident mais une parole qui ne rentre pas non plus en tout cas pour l'instant dans le jeu politique tel qu'on peut l'entendre avec la question des élections ou autre qui peut arriver ma question là-dessus elle est simple est-ce que vous envisagez aujourd'hui une candidature par exemple à la prochaine élection présidentielle ?
Réponse directe
Non ce serait absurde de ma part de vouloir m'inscrire comme ça venant de nulle part dans le jeu politique je n'avais pas prévu de tenir une parole forte sur le plan international l'Ukraine, Gaza, Donald Trump pareil au lendemain de la dissolution la gravité de la situation justifie qu'à un moment donné je ne me contente pas de tourner autour de la planète et de prendre la parole dans des grandes conférences internationales j'ai un devoir mon premier devoir c'est celui que j'ai vis-à-vis des français je l'ai comme ancien responsable politique je l'ai depuis que je suis petit parce que j'ai choisi de servir mon pays de choisir le service public j'ai choisi d'être fonctionnaire d'être diploma…
« Non ce serait absurde de ma part de vouloir m'inscrire comme ça venant de nulle part dans le jeu politique je n'avais pas prévu de tenir une parole forte sur le plan international l'Ukraine, Gaza, Donald Trump pareil au lendemain de la dissolution la gravité de la situation justifie qu'à un moment donné je ne me contente pas de tourner autour de la planète et de prendre la parole dans des grandes conférences internationales j'ai un devoir mon premier devoir c'est celui que j'ai vis-à-vis des français je l'ai comme ancien responsable politique je l'ai depuis que je suis petit parce que j'ai choisi de servir mon pays de choisir le service public j'ai choisi d'être fonctionnaire d'être diplomate de n'être pas au service de ma personne mais d'un idéal et cet idéal c'est bien évidemment la France et la République aujourd'hui j'ai le sentiment que ces idéaux sont menacés et je sens partout dans le pays une attente de la part des français et en particulier de la part de la jeunesse on est beaucoup plus éclairé beaucoup plus efficace quand on est capable de se situer de se situer dans un monde qui change et on est beaucoup plus facilement capable de peser sur le monde d'être un acteur du monde quand on a en main justement les clés qui vous permettent d'agir sur le monde moi il y a une chose qui a constitué mon engagement depuis le premier jour quand j'ai choisi de servir mon pays c'est la conviction qu'il y avait une vocation de la France qu'il y avait une parole de la France qu'il y avait une politique et une action de la France qu'elle seule pouvait remplir et donc je veux faire en sorte que tous ceux qui choisissent l'engagement que tous ceux qui choisissent le combat pour que cette France là existe et continue à exister pour que nous apportions une réponse au malheur français parce que c'est véritablement ce que j'ai senti au quotidien cette frustration de ne pas être ce que nous pourrions être cette frustration de ne pas faire peuple comme nous pourrions le faire de laisser nos principes en jachère et de discuter en permanence de nos colères et de nos peurs sans jamais être capable d'être efficace je crois qu'il y a des solutions je crois que ensemble nous pouvons relever ces défis on a besoin à la fois de regarder en arrière pour tirer les leçons des erreurs que nous commettons et moi je n'ai jamais cessé toutes les dernières années d'essayer de mûrir et de tirer les leçons des erreurs que j'ai faites pour essayer de faire mieux et pour que tous ceux qui auront vocation à servir la France dans les prochaines années puissent être mieux éclairés »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 1:39:16
Question 384Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
Et comment réagir dans ce cas ?
Réponse directe
dans les réactions ? Alors, la modération, elle va de pair avec la sidération. Il faut bien se mettre à la place 5 minutes des dirigeants du monde aujourd'hui. Ils ont été habitués pendant des siècles à un certain comportement des États-Unis, à certaines politiques. Et en gros, ça évoluait entre isolationnisme, on se repliait sur soi, ou interventionnisme. Mais on a tout à coup un objet non identifié qui s'est mis en place, une politique encore non identifiée dans ses contours, et qui sidère l'ensemble des dirigeants du monde. Donc, ils ne savent pas si c'est du lard ou du cochon. Et ils ne savent pas s'ils doivent surréagir en se disant tout ça va peut-être passer, ou au contraire, pour ma…
« dans les réactions ? Alors, la modération, elle va de pair avec la sidération. Il faut bien se mettre à la place 5 minutes des dirigeants du monde aujourd'hui. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 34:55Voir 1 autre passage
« Ils ont été habitués pendant des siècles à un certain comportement des États-Unis, à certaines politiques. Et en gros, ça évoluait entre isolationnisme, on se repliait sur soi, ou interventionnisme. Mais on a tout à coup un objet non identifié qui s'est mis en place, une politique encore non identifiée dans ses contours, et qui sidère l'ensemble des dirigeants du monde. Donc, ils ne savent pas si c'est du lard ou du cochon. Et ils ne savent pas s'ils doivent surréagir en se disant tout ça va peut-être passer, ou au contraire, pour marquer le coup, ou au contraire, ne pas réagir. Donc, il y a, j'allais dire, une phase de latente. Nous commençons à en savoir suffisamment. Personnellement, j'apprécierais qu'il y ait davantage dans la presse le récit de tous les décrets qu'il a pris, et d'ores et déjà de tous ceux qui sont tombés d'eux-mêmes. Vous voyez, quand ils décident de mettre des barrières de WNR sur le Mexique et le Canada, ça tient quelques heures. Donc, quels sont les décrets qui sont tombés ? Quels sont les décrets qui sont illégaux et qui donc vont tomber ? Parce qu'effectivement, »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 35:08
Question 385Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
est-ce que vous l'expliquez d'ailleurs aujourd'hui ?
Réponse directe
L'explication ne peut s'appuyer que sur des hypothèses et par nature ces hypothèses elles sont fragiles et seul Emmanuel Macron pourra le moment venu donner l'ensemble des explications ce que je crois ce que je crois c'est que il y a eu derrière le choix de la dissolution un pari un pari fondé à la fois sur un calcul politique le fait que les forces politiques étaient divisées et que l'unité de ces forces politiques ne se ferait pas dans le délai qu'il avait choisi moi il y a quelque chose qui m'a frappé j'ai passé suffisamment de temps à l'Elysée pour le savoir c'est que le choix de la durée d'une campagne et en particulier pour une dissolution n'est pas un choix neutre le fait d'avoir cho…
« L'explication ne peut s'appuyer que sur des hypothèses et par nature ces hypothèses elles sont fragiles et seul Emmanuel Macron pourra le moment venu donner l'ensemble des explications ce que je crois ce que je crois c'est que il y a eu derrière le choix de la dissolution un pari un pari fondé à la fois sur un calcul politique le fait que les forces politiques étaient divisées et que l'unité de ces forces politiques ne se ferait pas dans le délai qu'il avait choisi moi il y a quelque chose qui m'a frappé j'ai passé suffisamment de temps à l'Elysée pour le savoir c'est que le choix de la durée d'une campagne et en particulier pour une dissolution n'est pas un choix neutre le fait d'avoir choisi le délai le plus court possible montrait qu'il y avait une course contre le temps une envie de précipiter les choses une course contre le temps et que le pari c'était que la gauche ne s'unirait pas partant du fait que la gauche aurait pu ne pas s'unir il y avait donc l'idée d'ouvrir le jeu politique et de bénéficier en quelque sorte d'un sursaut d'une fluidité de ce jeu politique retrouvé là où les choses étaient bloquées avec le précédent gouvernement une majorité ou une minorité qui ne permettait pas de faire voter les réformes et d'aller au pas où Emmanuel Macron aurait souhaité aller et bien cet électrochoc ce pari aurait rendu possible un certain nombre de choses il se trouve que ce calcul politique ne s'est pas produit et puis au-delà de ce calcul politique il y a cette idée très ancrée chez Emmanuel Macron qu'il peut lui là où tous les autres échouent faire la différence alors c'est c'est admirable c'est courageux mais c'est malheureusement pas toujours vrai il y a des pesanteurs il y a des réalités qui sont têtues et en l'occurrence ces réalités têtues elles ont conduit à la situation qu'on connaît aujourd'hui »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 1:11:06
Question 386Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
Est-ce qu'il y a un changement de perception à avoir de façon radicale vis-à-vis des États-Unis ?
Réponse directe
Alors, il y a une rivalité qui s'est installée depuis maintenant un certain nombre d'années. On peut le faire commencer avant même Barack Obama. Il y a une rivalité en matière économique, en matière commerciale. On l'a vu avec Joe Biden. Mais il y a plus que ça aujourd'hui. Il y a une méfiance. Et cette méfiance, nous avons raison de l'intégrer. Et elle est réciproque. C'est-à-dire que Donald Trump... Alors, est-ce qu'il faut passer tout de suite de l'autre côté et considérer l'Amérique comme un adversaire ? Je ne franchirai pas ce pas. Je pense qu'il faut soigneusement observer à la fois ce que disent les États-Unis, ce que dit Donald Trump, le gouvernement, mais pas seulement. Ça ne se ré…
« Alors, il y a une rivalité qui s'est installée depuis maintenant un certain nombre d'années. On peut le faire commencer avant même Barack Obama. Il y a une rivalité en matière économique, en matière commerciale. On l'a vu avec Joe Biden. Mais il y a plus que ça aujourd'hui. Il y a une méfiance. Et cette méfiance, nous avons raison de l'intégrer. Et elle est réciproque. C'est-à-dire que Donald Trump... Alors, est-ce qu'il faut passer tout de suite de l'autre côté et considérer l'Amérique comme un adversaire ? Je ne franchirai pas ce pas. Je pense qu'il faut soigneusement observer à la fois ce que disent les États-Unis, ce que dit Donald Trump, le gouvernement, mais pas seulement. Ça ne se réduit pas, la politique, à ses dirigeants. Et il faut aussi regarder soigneusement ce qu'ils font. Et de ce point de vue-là, c'est vrai qu'il y a une hostilité vis-à-vis de l'Europe. Je dirais que dans les propos tenus par Donald Trump, la zone géographique qui fait l'objet du plus grand mépris, c'est sans doute l'Europe. Donald Trump est quelqu'un qui aime les hommes forts, les pays forts. Et il a le sentiment que l'Europe taille des croupières aux États-Unis. Ici, toujours un chiffre qui est faux dans le déficit commercial des États-Unis. entre les États-Unis et l'Europe, il parle de plus de 300 milliards. Ce qui est faux, c'est la moitié à peu près. Mais on voit bien qu'il y a une cible. Et il est en quelque sorte vexé de voir qu'il y a des voitures européennes qui roulent aux États-Unis, qu'il y a des produits qui sont apportés, que les Américains boivent du vin français et du cognac. Tout ceci est insupportable pour lui. Donc, soyons vigilants dans l'évolution et cette concurrence aujourd'hui qui existe. Soyons vigilants sur le plan économique et commercial. Tirons-en aussi les leçons sur le plan stratégique. En matière militaire, toute l'alliance atlantique repose sur cette solidarité entre les États-Unis et l'Europe. Notamment dans le cadre de l'OTAN. Notamment dans le cadre de l'OTAN et notamment dans le cadre d'un article, l'article 5, qui est un article qui se fonde sur la sécurité collective. C'est-à-dire que quand un État est attaqué, les autres considèrent qu'ils ont le devoir d'assumer aussi leur part de fardeau. Or, comment fonder aujourd'hui, comment considérer comme crédible cette relation, cette intervention des Américains, dès lors que la solidarité sur les valeurs, la solidarité sur la démocratie ne joue pas. En d'autres termes, si l'Amérique doit se déterminer selon le seul critère des intérêts américains, en matière économique et commerciale, concernant les barrières de l'hier, qu'est-ce que vous me donnez de façon à ce que je ne vous taxe pas ? Eh bien, la même question va se poser en matière de sécurité. Qu'est-ce que vous me donnez pour que je puisse vous défendre ? »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 9:36Voir 1 autre passage
« Vous avez raison. Et à cela, il faut ajouter un autre facteur. C'est que Donald Trump n'a cessé de répéter qu'il ne souhaitait pas d'intervention des États-Unis à l'extérieur. Et derrière cela, il y a à la fois une idée de coût, pourquoi les États-Unis paieraient pour des interventions, mais il y a plus que cette idée de coût. Il y a une certaine idée de l'ordre mondial qui consiste à considérer que dès lors que les États-Unis sont la première puissance mondiale, eh bien, elle est assez puissante pour utiliser des moyens qui permettent de régler les conflits, d'où son idée, on va régler la question de l'Ukraine en 24 heures. Pourquoi ? Parce que la puissance américaine serait-elle qu'elle imprime, elle impressionne en quelque sorte les théâtres de crise et qu'elle règle par elle-même. Il y a quelque chose de miraculeux dans la vision de Donald Trump. Et c'est pareil pour le Proche-Orient. La peur, l'appréhension de ce que pourraient faire ou ne pas faire les États-Unis créerait en quelque sorte un cercle vertueux de paix partout. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 12:52
Question 387Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
Il y a eu donc l'élection de Donald Trump, la réélection plutôt d'ailleurs de Donald Trump, son arrivée au pouvoir. On va parler évidemment de la question de ses rapports de force à l'échelle internationale. En commençant peut-être par la question de ces liens entre les États-Unis et l'Europe, les États-Unis et la France. Dans l'histoire, évidemment, il y a eu des tensions, des désaccords très profonds entre la France et les États-Unis. Vous êtes très bien placé pour le savoir. Mais les deux pays, historiquement, la France et les États-Unis, ce sont des pays alliés. Est-ce que c'est encore le cas aujourd'hui ?
Réponse directe
Alors, vous avez raison de rappeler que nous sommes historiquement des pays alliés. Et ce, depuis la fondation des États-Unis, puisque un certain nombre de Français se sont battus pour l'indépendance américaine. La Fayette, nous voilà, reste un élément reconnu par les Américains. Et de la même façon, lors des deux guerres mondiales, nous avons bénéficié de cette générosité américaine. Donc, de part et d'autre, il y a des liens extrêmement profonds. Et ce modèle américain, il a toujours été admiré en Europe et en France. Et admiré, pas seulement sur le plan économique, pas seulement sur le plan de la démocratie, cette vitalité de la démocratie, mais aussi sur le plan culturel. Un soft power…
« Alors, vous avez raison de rappeler que nous sommes historiquement des pays alliés. Et ce, depuis la fondation des États-Unis, puisque un certain nombre de Français se sont battus pour l'indépendance américaine. La Fayette, nous voilà, reste un élément reconnu par les Américains. Et de la même façon, lors des deux guerres mondiales, nous avons bénéficié de cette générosité américaine. Donc, de part et d'autre, il y a des liens extrêmement profonds. Et ce modèle américain, il a toujours été admiré en Europe et en France. Et admiré, pas seulement sur le plan économique, pas seulement sur le plan de la démocratie, cette vitalité de la démocratie, mais aussi sur le plan culturel. Un soft power assez important. Exactement. Le regard vers Hollywood, le regard vers la créativité des industries culturelles américaines. Aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a un basculement. Il y a un basculement d'abord parce que l'Amérique, et on a tendance parfois à l'oublier, est elle-même en crise et qu'elle n'est pas sortie de cette crise. On voit depuis des années monter une guerre culturelle, une sorte de guerre civile culturelle américaine, où on s'oppose sur des modèles de culture et de société, avec le wokisme d'un côté, avec de l'autre côté, une sorte d'intransigeance dans la gestion de la société, et une angoisse qui est peu évoquée en général, qui est l'angoisse du basculement, je dis racial, parce que chacun sait que les races n'existent pas, mais d'un basculement de couleur de peau, d'un basculement ethnique, qui est en prévision des prochaines années, où la majorité blanche deviendra une minorité. Et c'est intéressant, le trompisme s'est toujours appuyé sur cette majorité blanche, les zones industrielles défavorisées, le sentiment d'exclusion, le sentiment des hommes blancs de ne plus avoir leur place dans leur société et la reconnaissance traditionnelle. Donc il y a un enjeu culturel majeur. Et ça les conduit aujourd'hui à une politique qui se veut aveugle aux problèmes du monde. L'Amérique a toujours porté cette idée qu'elle était le phare de la démocratie mondiale, qu'elle apportait des valeurs au monde, qu'elle défendait la démocratie dans le monde. Or, aujourd'hui, nous avons changé de paradigme. Et c'est une évolution qui n'a pas commencé avec Donald Trump. Le paradigme de la démocratie n'est pas porté aujourd'hui comme valeur première. Même pour Donald Trump, c'est quasiment inexistant. Ce qui est porté, c'est le paradigme de la puissance. Cette idée que America first, make America great again, c'est la grandeur américaine qui constitue l'objectif des États-Unis. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 6:23
Question 388Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
On le voit, il y a tout un tas de débats sur le qualificatif à utiliser dans le cas de Donald Trump. Est-ce que, par exemple, comme l'historien Robert Paxton, ou comme Kamala Harris d'ailleurs, lors de sa campagne, vous estimez que Donald Trump mène une dérive fasciste aux Etats-Unis ?
Réponse directe
Ce n'est pas le mot que j'emploierais. Vous savez, tous les mots qui clouent définitivement des situations, des réalités, ont un inconvénient. Ils empêchent de penser. C'est pour ça que je pense que l'illibéralisme me paraît beaucoup plus caractéristique. Il y a, dans la dérive américaine aujourd'hui, une tentation. Cette tentation, il faut la traquer, il faut la vérifier. Et elle s'accompagne de beaucoup d'autres tentations. L'illibéralisme s'accompagne d'une tendance révisionniste sur la scène internationale, d'une tendance protectionniste en matière commerciale. Et c'est tout cela qu'il faut chercher à évaluer en permanence. Donc, il faut rester l'esprit en alerte, ne pas se contenter co…
« Ce n'est pas le mot que j'emploierais. Vous savez, tous les mots qui clouent définitivement des situations, des réalités, ont un inconvénient. Ils empêchent de penser. C'est pour ça que je pense que l'illibéralisme me paraît beaucoup plus caractéristique. Il y a, dans la dérive américaine aujourd'hui, une tentation. Cette tentation, il faut la traquer, il faut la vérifier. Et elle s'accompagne de beaucoup d'autres tentations. L'illibéralisme s'accompagne d'une tendance révisionniste sur la scène internationale, d'une tendance protectionniste en matière commerciale. Et c'est tout cela qu'il faut chercher à évaluer en permanence. Donc, il faut rester l'esprit en alerte, ne pas se contenter comme on le fait quand on collectionne des papillons de cloués dans la boîte catégorie fasciste. Et puis voilà, c'est le mal absolu. Non, toutes ces tentations de catégoriser définitivement quelque chose ne laissent pas de place à la surprise et ne rend pas capable d'ajuster. Comme diplomate, je crois à la nécessité de s'ajuster en permanence par un défi qui peut bouger. Et en même temps, là-dessus, »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 30:56
Question 389Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
Et est-ce qu'il y a quelque chose qui a changé dans ce cadre-là ?
Réponse directe
Alors, ce qui a changé d'abord, c'est qu'il a tiré les leçons de son premier mandat. Et il a manifestement beaucoup souffert de l'ineffectivité ou de l'inefficacité d'un certain nombre des politiques qu'il a menées. Donc, il vient avec l'idée d'une revanche. Il vient avec l'idée que ses intuitions étaient bonnes, les quelques personnes responsables autour de lui, les adultes autour de lui l'ont empêché de faire ce qu'il voulait, mais c'est lui qui avait raison, et on va voir ce qu'on va voir. D'où le premier acte, en quelque sorte, du trompiste, de Donald Trump, c'est la politique du choc. Ce que je crois est bon pour l'Amérique, et ce qui est bon pour l'Amérique est bon pour le monde. Et d…
« Alors, ce qui a changé d'abord, c'est qu'il a tiré les leçons de son premier mandat. Et il a manifestement beaucoup souffert de l'ineffectivité ou de l'inefficacité d'un certain nombre des politiques qu'il a menées. Donc, il vient avec l'idée d'une revanche. Il vient avec l'idée que ses intuitions étaient bonnes, les quelques personnes responsables autour de lui, les adultes autour de lui l'ont empêché de faire ce qu'il voulait, mais c'est lui qui avait raison, et on va voir ce qu'on va voir. D'où le premier acte, en quelque sorte, du trompiste, de Donald Trump, c'est la politique du choc. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 14:29Voir 1 autre passage
« Ce que je crois est bon pour l'Amérique, et ce qui est bon pour l'Amérique est bon pour le monde. Et donc, je vais m'exercer à appuyer de toutes mes forces sur chacun des grands sujets auxquels je suis confronté, et par un effet de sidération, je vais changer la donne. Le deuxième acte du trompisme, c'est la politique du deal. C'est l'idée que tout problème trouve sa réponse dans une négociation et dans un accord favorable, bien sûr, aux Etats-Unis, parce qu'un bon deal pour Donald Trump, c'est un deal qui lui est favorable et pas gagnant-gagnant, comme disent les Chinois. Donc, c'est un deal favorable aux Etats-Unis. Mais il y a une troisième donnée qui est la plus nouvelle, vous avez raison de le souligner, qui est la politique néo-impériale, à la fois de nationalisme et d'impérialisme des Etats-Unis, quand il pose l'intérêt qu'ont les Etats-Unis à gagner le Groenland, à s'élargir au Canada, à réquisitionner le canal de Palama, et à construire une rivière. Donc, il y a à la fois un phénomène d'expansion et un phénomène intéressant et très curieux sur le plan démocratique de privatisation. Et si on s'arrête... C'est un prix économique au sens... Absolument, oui, de privatisation. La Riviera, il s'agit de construire des immeubles qui vont rapporter un certain nombre de revenus à des promoteurs immobiliers, dont lui-même. Donc, ce n'est pas quelque chose de neutre. De la même façon que quand il lance ses cryptomonnaies, eh bien, il le fait à son avantage. Il privatise en quelque sorte une monnaie et il interdit à la Federal Reserve américaine d'avoir ses propres cryptomonnaies pour permettre justement à des particuliers comme lui ou à sa femme de gagner beaucoup d'argent. Donc, cette logique-là, elle est extrêmement marquée. Mais il y a un dernier chapitre, un dernier élément de cette politique qui est la fusion, en quelque sorte, entre les politiques publiques et une technostructure faite de grands hommes d'affaires dans le domaine des technologies nouvelles et des numériques. Et oui, Peter Thiel et beaucoup d'autres. Et cette fusion, en quelque sorte, marque une volonté américaine, pour employer un mot cher à notre président de la République, de tuer le match. C'est-à-dire que dans la compétition mondiale, on est toujours, depuis la nuit des temps, dans l'idée qu'il y a des pouvoirs, des pays qui s'opposent. La nouveauté, c'est que les nouvelles technologies, et en particulier l'intelligence artificielle et ceux qui en suivra, donnent des outils d'une telle puissance que ça permet d'écraser l'adversaire. En gros, le monde entier se ramène à un interrupteur et il n'y a qu'un doigt sur l'interrupteur qui permet d'allumer ou de fermer la lumière. Ça, c'est une donnée nouvelle, ça transforme le monde entier, ça permet de coloniser les esprits, parce que dès lors que le monde et les individus se ramènent à des données, celui qui tient ces données, évidemment, en fait ce qu'il veut. Donc, vous voyez bien, on a changé, en quelques années, on a changé de monde. Et ça implique un nouveau système économique, un nouveau système politique, un nouveau système technologique très disruptif. et donc, une capacité pour nous à prendre notre avenir en main, nous, Européens et nous, Français. »
Question 390Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
un mot rapidement sur la question des réformes on va en parler pendant quelques instants alors pour ceux qui sont un peu plus âgés ou ceux d'ailleurs qui sont trop jeunes et qui ne l'ont pas connu j'avais 9 ans de mon côté en 2006 vous aviez proposé le CPE donc c'est une réforme qui visait à introduire un CDI plus flexible pour les jeunes de moins de 26 ans et qui permettait notamment aux employeurs pendant 2 ans de les licencier sans justification ça avait suscité à l'époque des manifestations une opposition massive le projet avait finalement été retiré presque 20 ans plus tard quelles leçons est-ce que vous avez tiré de cette période ?
Réponse directe
plusieurs leçons la première c'est que ce projet n'était pas sorti de mon chapeau comme ça le contrat premier embauche est né du contrat nouvel embauche qui avait été mis en place précédemment et qui avait donné de remarquables résultats puisqu'il se trouve que dans les deux années où j'ai été premier ministre on a réussi à réduire non seulement le chômage mais à réduire les déficits et à engager un processus de décru de la dette donc on a marqué des points avec ce contrat nouvel embauche qui s'adressait au PME et qui visait à créer une relation de confiance entre le patron de PME et son employé à travers une période de décès qui a été renouvelée dans le contrat premier embauche qui contrai…
« plusieurs leçons la première c'est que ce projet n'était pas sorti de mon chapeau comme ça le contrat premier embauche est né du contrat nouvel embauche qui avait été mis en place précédemment et qui avait donné de remarquables résultats puisqu'il se trouve que dans les deux années où j'ai été premier ministre on a réussi à réduire non seulement le chômage mais à réduire les déficits et à engager un processus de décru de la dette donc on a marqué des points avec ce contrat nouvel embauche qui s'adressait au PME et qui visait à créer une relation de confiance entre le patron de PME et son employé à travers une période de décès qui a été renouvelée dans le contrat premier embauche qui contrairement à ce qu'on a dit et ce que la plupart des gens pensent aujourd'hui n'était pas du tout un contrat d'inspiration libérale je n'ai rien d'un libéral je n'ai jamais été un apôtre mais il avait été vu comme une forme de précarisation des jeunes exactement l'idée qu'on pouvait se défaire alors que ce contrat est né de la crise des banlieues qui venait de se terminer et qu'il se situait dans un projet de loi égalité des chances quel a été le choc pour moi de la crise des banlieues c'est de constater que des jeunes pouvaient avoir 5, 6, 7 ans 8 ans d'études et ne se voyaient proposer ni stage ni emploi et en parlant en recevant un matignon en allant sur le terrain j'ai constaté que ce qui faisait que le déclic ne se faisait pas c'est qu'évidemment issus de quartiers portant des noms qui pouvaient rendre un peu timide certains employeurs eh bien on n'osait pas leur faire confiance et donc mon idée c'était sur une durée effectivement longue sans doute trop longue permettre à ce jeune de donner la preuve de sa compétence créer cet attachement qui peut exister dans les entreprises entre un employé et son patron et qu'après deux années de travail ensemble eh bien le patron ne dirait pas à son jeune employé dont il connaîtrait les tenants les appoutissants la famille etc ne lui dirait pas maintenant c'est dehors donc je me suis trompé sur la capacité de ce contrat à changer les mentalités parce que c'était exactement ça c'était un outil de justice sociale ça n'a pas été compris surtout ça a été utilisé politiquement au sein de ma propre majorité puisqu'on se rappelle qu'à l'époque dans la rivalité qu'a posteriori on a voulu amplifier entre Nicolas Sarkozy et moi Nicolas Sarkozy a fait en sorte que la majorité désingue ce projet aujourd'hui manifestement nous sommes dans une situation où le rapport à la chose économique reste tout aussi difficile qu'à cette époque »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 1:21:48Voir 2 autres passages
« pour être très concret sur les raisons pour lesquelles je croyais pouvoir espérer c'est que je pensais c'est que je pensais qu'une fois qu'on aurait passé un an ou deux ans dans une entreprise ce qui était le principal reproche comme faisaient ces jeunes souvent des quartiers c'était voyez-vous nous personne ne nous donne notre chance on n'a même pas la possibilité de faire un stage là je me disais au moins ils auront fait un an un an et demi deux ans et même si ça se passe mal au bout des deux ans ils arriveront avec une expérience alors que systématiquement la première chose qu'on demande à un jeune quelle expérience vous avez là il y avait en quelque sorte une espèce d'huile un mécanisme qui permettait de donner aux jeunes sa chance alors il faut et c'est l'erreur que j'ai commise la faute que j'ai commise c'est de ne pas prendre en compte suffisamment les représentations et de ne pas prendre en compte suffisamment les rapports de force et on était en fin de deuxième mandat de Jacques Chirac donc je n'avais pas le temps et je voulais continuer à agir dans le cadre de ce mandat et ça a donné le résultat mais il faut en tirer les leçons et on peut en tirer les leçons »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 1:24:53
Question 391Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
C'est vrai que des crises, en soi, il y en a eu ces dernières années, ces 10, 15, 20 dernières années, on en a vu beaucoup. Mais qu'est-ce qu'il y a de nouveau ?
Réponse directe
Alors d'abord, pour nous Français, il y a un environnement européen qui s'est très gravement transformé. Depuis 2022, la guerre d'Ukraine. 2023, la tragédie du 7 octobre et la spirale de violence qui s'en est suivie au Proche-Orient. Donc, on a un environnement géopolitique très différent. Par ailleurs, nous sommes dans un monde qui n'est plus tout à fait, en ce qui concerne l'équilibre des forces, celui d'avant. Nous avons une logique de confrontation des puissances, et en particulier de la Chine et des États-Unis, qui devient aujourd'hui la grande affaire sur la scène internationale. Et nous voyons cette Europe, notre Europe, qui a beaucoup de mal à s'affirmer, beaucoup de mal à exister,…
« Alors d'abord, pour nous Français, il y a un environnement européen qui s'est très gravement transformé. Depuis 2022, la guerre d'Ukraine. 2023, la tragédie du 7 octobre et la spirale de violence qui s'en est suivie au Proche-Orient. Donc, on a un environnement géopolitique très différent. Par ailleurs, nous sommes dans un monde qui n'est plus tout à fait, en ce qui concerne l'équilibre des forces, celui d'avant. Nous avons une logique de confrontation des puissances, et en particulier de la Chine et des États-Unis, qui devient aujourd'hui la grande affaire sur la scène internationale. Et nous voyons cette Europe, notre Europe, qui a beaucoup de mal à s'affirmer, beaucoup de mal à exister, en dépit des progrès qui ont pu être effectués. Et ça, on le voit depuis le défi sanitaire du Covid, depuis également la guerre en Ukraine, où nous avons pris toute une série de dispositions. Mais nous restons toujours en retard par rapport à l'exigence d'affirmation sur la scène mondiale. Et puis, il y a une autre donnée qui, elle, est plus politique. C'est que nous avons vu les démocraties libérales être confrontées à des crises graves, avec même ce sentiment extrêmement inquiétant que les régimes autoritaires pourraient s'en tirer mieux que nous, ou que les démocraties libérales pourraient être tentées par ces régimes autoritaires. C'est ce qu'on appelle l'illibéralisme, la démocratie illibérale, c'est-à-dire qui ne respecte pas l'état de droit, un certain nombre de grands principes fondateurs de la démocratie. Cette évolution, elle conduit à une crispation dans nos démocraties. Cette crispation, on la voit venir depuis un certain nombre d'années, et en particulier depuis le retournement de la mondialisation. Après l'entrée de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce, on a vu la part de la Chine dans la production mondiale s'accroître. Elle était en gros de 2% au début des années 90. Elle est aujourd'hui pas loin de 20%. La part américaine des États-Unis dans la production mondiale, elle est de 26%. C'est dire qu'il y a eu un rattrapage fait par la Chine. Il faut se rappeler que la Chine a historiquement toujours occupé une part très importante. La Chine des Qing au XVIIIe siècle était un ensemble respecté et admiré. Donc cette évolution de la démocratie fait qu'il y a un branle-bas de combat aujourd'hui en Europe, avec la montée des populismes, avec la crise sociale, avec le sentiment que tout fout le camp, que l'avenir sera moins bon pour nos enfants que pour nous. Donc cette inquiétude-là, il faut y répondre. La démocratie ne peut pas vivre si elle n'apporte pas des réponses, si elle n'apparaît pas en prise avec le réel. Or, peu à peu, elle est devenue incantatoire. Elle est devenue une sorte de champ coupé des réalités des Français. D'où la tentation de votes extrêmes. Et jusqu'à cette période récente, ces deux dernières années, effectivement, où tout à coup, tout a commencé à dérailler. Le second mandat d'Emmanuel Macron. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 2:33
Question 392Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
donc de la question de la crise politique que l'on observe aussi à l'échelle nationale crise politique depuis au moins un an certains diront plus longtemps bientôt un an après comment est-ce que vous expliquez d'abord la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron
Réponse directe
L'explication ne peut s'appuyer que sur des hypothèses et par nature ces hypothèses elles sont fragiles et seul Emmanuel Macron pourra le moment venu donner l'ensemble des explications ce que je crois ce que je crois c'est que il y a eu derrière le choix de la dissolution un pari un pari fondé à la fois sur un calcul politique le fait que les forces politiques étaient divisées et que l'unité de ces forces politiques ne se ferait pas dans le délai qu'il avait choisi moi il y a quelque chose qui m'a frappé j'ai passé suffisamment de temps à l'Elysée pour le savoir c'est que le choix de la durée d'une campagne et en particulier pour une dissolution n'est pas un choix neutre le fait d'avoir cho…
« L'explication ne peut s'appuyer que sur des hypothèses et par nature ces hypothèses elles sont fragiles et seul Emmanuel Macron pourra le moment venu donner l'ensemble des explications ce que je crois ce que je crois c'est que il y a eu derrière le choix de la dissolution un pari un pari fondé à la fois sur un calcul politique le fait que les forces politiques étaient divisées et que l'unité de ces forces politiques ne se ferait pas dans le délai qu'il avait choisi moi il y a quelque chose qui m'a frappé j'ai passé suffisamment de temps à l'Elysée pour le savoir c'est que le choix de la durée d'une campagne et en particulier pour une dissolution n'est pas un choix neutre le fait d'avoir choisi le délai le plus court possible montrait qu'il y avait une course contre le temps une envie de précipiter les choses une course contre le temps et que le pari c'était que la gauche ne s'unirait pas partant du fait que la gauche aurait pu ne pas s'unir il y avait donc l'idée d'ouvrir le jeu politique et de bénéficier en quelque sorte d'un sursaut d'une fluidité de ce jeu politique retrouvé là où les choses étaient bloquées avec le précédent gouvernement une majorité ou une minorité qui ne permettait pas de faire voter les réformes et d'aller au pas où Emmanuel Macron aurait souhaité aller et bien cet électrochoc ce pari aurait rendu possible un certain nombre de choses il se trouve que ce calcul politique ne s'est pas produit et puis au-delà de ce calcul politique il y a cette idée très ancrée chez Emmanuel Macron qu'il peut lui là où tous les autres échouent faire la différence alors c'est c'est admirable c'est courageux mais c'est malheureusement pas toujours vrai il y a des pesanteurs il y a des réalités qui sont têtues et en l'occurrence ces réalités têtues elles ont conduit à la situation qu'on connaît aujourd'hui »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 1:11:06
Question 393Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
Mais dans ce cas, alors évidemment, c'est quelque chose, comme vous le dites, qui n'est pas nouveau. Donc, Donald Trump, en soi, a une forme de continuité avec ses prédécesseurs. Mais vous l'avez dit, il y a un certain nombre de nouveautés dans sa façon de gouverner, dans ses ambitions aussi. On l'a vu et on va en parler. Dans ce cadre-là, aujourd'hui, est-ce que l'Europe doit considérer les États-Unis comme un adversaire ?
Réponse partielle
Alors, il y a une rivalité qui s'est installée depuis maintenant un certain nombre d'années. On peut le faire commencer avant même Barack Obama. Il y a une rivalité en matière économique, en matière commerciale. On l'a vu avec Joe Biden. Mais il y a plus que ça aujourd'hui. Il y a une méfiance. Et cette méfiance, nous avons raison de l'intégrer. Et elle est réciproque. C'est-à-dire que Donald Trump... Alors, est-ce qu'il faut passer tout de suite de l'autre côté et considérer l'Amérique comme un adversaire ? Je ne franchirai pas ce pas. Je pense qu'il faut soigneusement observer à la fois ce que disent les États-Unis, ce que dit Donald Trump, le gouvernement, mais pas seulement. Ça ne se ré…
« Alors, il y a une rivalité qui s'est installée depuis maintenant un certain nombre d'années. On peut le faire commencer avant même Barack Obama. Il y a une rivalité en matière économique, en matière commerciale. On l'a vu avec Joe Biden. Mais il y a plus que ça aujourd'hui. Il y a une méfiance. Et cette méfiance, nous avons raison de l'intégrer. Et elle est réciproque. C'est-à-dire que Donald Trump... Alors, est-ce qu'il faut passer tout de suite de l'autre côté et considérer l'Amérique comme un adversaire ? Je ne franchirai pas ce pas. Je pense qu'il faut soigneusement observer à la fois ce que disent les États-Unis, ce que dit Donald Trump, le gouvernement, mais pas seulement. Ça ne se réduit pas, la politique, à ses dirigeants. Et il faut aussi regarder soigneusement ce qu'ils font. Et de ce point de vue-là, c'est vrai qu'il y a une hostilité vis-à-vis de l'Europe. Je dirais que dans les propos tenus par Donald Trump, la zone géographique qui fait l'objet du plus grand mépris, c'est sans doute l'Europe. Donald Trump est quelqu'un qui aime les hommes forts, les pays forts. Et il a le sentiment que l'Europe taille des croupières aux États-Unis. Ici, toujours un chiffre qui est faux dans le déficit commercial des États-Unis. entre les États-Unis et l'Europe, il parle de plus de 300 milliards. Ce qui est faux, c'est la moitié à peu près. Mais on voit bien qu'il y a une cible. Et il est en quelque sorte vexé de voir qu'il y a des voitures européennes qui roulent aux États-Unis, qu'il y a des produits qui sont apportés, que les Américains boivent du vin français et du cognac. Tout ceci est insupportable pour lui. Donc, soyons vigilants dans l'évolution et cette concurrence aujourd'hui qui existe. Soyons vigilants sur le plan économique et commercial. Tirons-en aussi les leçons sur le plan stratégique. En matière militaire, toute l'alliance atlantique repose sur cette solidarité entre les États-Unis et l'Europe. Notamment dans le cadre de l'OTAN. Notamment dans le cadre de l'OTAN et notamment dans le cadre d'un article, l'article 5, qui est un article qui se fonde sur la sécurité collective. C'est-à-dire que quand un État est attaqué, les autres considèrent qu'ils ont le devoir d'assumer aussi leur part de fardeau. Or, comment fonder aujourd'hui, comment considérer comme crédible cette relation, cette intervention des Américains, dès lors que la solidarité sur les valeurs, la solidarité sur la démocratie ne joue pas. En d'autres termes, si l'Amérique doit se déterminer selon le seul critère des intérêts américains, en matière économique et commerciale, concernant les barrières de l'hier, qu'est-ce que vous me donnez de façon à ce que je ne vous taxe pas ? Eh bien, la même question va se poser en matière de sécurité. Qu'est-ce que vous me donnez pour que je puisse vous défendre ? »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 9:36
Question 394Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
Est-ce que c'est un État ?
Réponse à côté
à des enjeux importants. Tout à fait. Et c'est pour ça qu'il faut avancer avec pragmatisme en canard. Qu'est-ce que ça veut dire ? D'un côté, il faut que nous soyons tous de plus en plus avertis de l'évolution des technologies modernes, de l'évolution des moyens dont dispose cette technologie, intelligence artificielle, pour fausser la vérité et la réalité. Donc, de ce point de vue-là, il y a un travail d'éducation, de détection. Chacun doit être en mesure d'apprécier quand il voit une image IA et de se poser la question est-ce que cette image est vraie ? Il y a un travail parallèle de réglementation pour qu'à chaque fois le citoyen soit informé de la nature de l'information vraie ou fausse…
« à des enjeux importants. Tout à fait. Et c'est pour ça qu'il faut avancer avec pragmatisme en canard. Qu'est-ce que ça veut dire ? D'un côté, il faut que nous soyons tous de plus en plus avertis de l'évolution des technologies modernes, de l'évolution des moyens dont dispose cette technologie, intelligence artificielle, pour fausser la vérité et la réalité. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 28:19Voir 2 autres passages
« Donc, de ce point de vue-là, il y a un travail d'éducation, de détection. Chacun doit être en mesure d'apprécier quand il voit une image IA et de se poser la question est-ce que cette image est vraie ? Il y a un travail parallèle de réglementation pour qu'à chaque fois le citoyen soit informé de la nature de l'information vraie ou fausse qui lui est donnée. Mais il y a un troisième élément qui est indispensable, c'est que notre premier souci, et dans une démocratie, nous le savons bien, la question de la vérité, elle fait partie de débats interminables. Par contre, la question de la réalité, elle, elle est beaucoup, beaucoup plus mesurable. Est-ce que ce dont on parle est réel ? Est-ce que la forme de ce dont on parle, est-ce que le visage, est-ce que l'événement, est-ce qu'il est réel ? Ou est-ce que c'est une image de synthèse ? Ou est-ce que c'est une image, on le voit souvent en matière internationale, tragique d'un conflit mais qui a eu lieu dix ans avant ? Cette désinformation-là, oui, il faut la traquer. Et ça implique, à la fois de la part de tous ceux dont c'est le métier, et là je pense en particulier à la sphère médiatique, un travail en conscience, des éléments de régulation, des éléments qui viennent checker, comme on dit aujourd'hui, vérifier l'information, et ça implique du côté du citoyen, là aussi, un apprentissage. Donc, il faut, oui, nous devons grandir plus vite, nous devons mûrir plus vite, nous devons être moins naïfs, nous devons nous poser des questions. Donc, c'est, oui, un appareil critique. Vous savez, au XVIIIe siècle, quand la pensée critique est apparue, eh bien, tout à coup, on a découvert la capacité qu'on avait à remettre en cause un certain nombre de vérités, eh bien là, plus que jamais, c'est ce rendez-vous. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 28:44
Question 395Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
Qui doit décider de ce qui est vrai ou de ce qui est faux ?
Réponse partielle
à des enjeux importants. Tout à fait. Et c'est pour ça qu'il faut avancer avec pragmatisme en canard. Qu'est-ce que ça veut dire ? D'un côté, il faut que nous soyons tous de plus en plus avertis de l'évolution des technologies modernes, de l'évolution des moyens dont dispose cette technologie, intelligence artificielle, pour fausser la vérité et la réalité. Donc, de ce point de vue-là, il y a un travail d'éducation, de détection. Chacun doit être en mesure d'apprécier quand il voit une image IA et de se poser la question est-ce que cette image est vraie ? Il y a un travail parallèle de réglementation pour qu'à chaque fois le citoyen soit informé de la nature de l'information vraie ou fausse…
« Donc, de ce point de vue-là, il y a un travail d'éducation, de détection. Chacun doit être en mesure d'apprécier quand il voit une image IA et de se poser la question est-ce que cette image est vraie ? Il y a un travail parallèle de réglementation pour qu'à chaque fois le citoyen soit informé de la nature de l'information vraie ou fausse qui lui est donnée. Mais il y a un troisième élément qui est indispensable, c'est que notre premier souci, et dans une démocratie, nous le savons bien, la question de la vérité, elle fait partie de débats interminables. Par contre, la question de la réalité, elle, elle est beaucoup, beaucoup plus mesurable. Est-ce que ce dont on parle est réel ? Est-ce que la forme de ce dont on parle, est-ce que le visage, est-ce que l'événement, est-ce qu'il est réel ? Ou est-ce que c'est une image de synthèse ? Ou est-ce que c'est une image, on le voit souvent en matière internationale, tragique d'un conflit mais qui a eu lieu dix ans avant ? Cette désinformation-là, oui, il faut la traquer. Et ça implique, à la fois de la part de tous ceux dont c'est le métier, et là je pense en particulier à la sphère médiatique, un travail en conscience, des éléments de régulation, des éléments qui viennent checker, comme on dit aujourd'hui, vérifier l'information, et ça implique du côté du citoyen, là aussi, un apprentissage. Donc, il faut, oui, nous devons grandir plus vite, nous devons mûrir plus vite, nous devons être moins naïfs, nous devons nous poser des questions. Donc, c'est, oui, un appareil critique. Vous savez, au XVIIIe siècle, quand la pensée critique est apparue, eh bien, tout à coup, on a découvert la capacité qu'on avait à remettre en cause un certain nombre de vérités, eh bien là, plus que jamais, c'est ce rendez-vous. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 28:44
Question 396Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
On voit évidemment aussi le risque qu'il peut y avoir. Est-ce que c'est une autorégulation par la communauté ?
Réponse à côté
à des enjeux importants. Tout à fait. Et c'est pour ça qu'il faut avancer avec pragmatisme en canard. Qu'est-ce que ça veut dire ? D'un côté, il faut que nous soyons tous de plus en plus avertis de l'évolution des technologies modernes, de l'évolution des moyens dont dispose cette technologie, intelligence artificielle, pour fausser la vérité et la réalité. Donc, de ce point de vue-là, il y a un travail d'éducation, de détection. Chacun doit être en mesure d'apprécier quand il voit une image IA et de se poser la question est-ce que cette image est vraie ? Il y a un travail parallèle de réglementation pour qu'à chaque fois le citoyen soit informé de la nature de l'information vraie ou fausse…
« à des enjeux importants. Tout à fait. Et c'est pour ça qu'il faut avancer avec pragmatisme en canard. Qu'est-ce que ça veut dire ? D'un côté, il faut que nous soyons tous de plus en plus avertis de l'évolution des technologies modernes, de l'évolution des moyens dont dispose cette technologie, intelligence artificielle, pour fausser la vérité et la réalité. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 28:19Voir 2 autres passages
« Donc, de ce point de vue-là, il y a un travail d'éducation, de détection. Chacun doit être en mesure d'apprécier quand il voit une image IA et de se poser la question est-ce que cette image est vraie ? Il y a un travail parallèle de réglementation pour qu'à chaque fois le citoyen soit informé de la nature de l'information vraie ou fausse qui lui est donnée. Mais il y a un troisième élément qui est indispensable, c'est que notre premier souci, et dans une démocratie, nous le savons bien, la question de la vérité, elle fait partie de débats interminables. Par contre, la question de la réalité, elle, elle est beaucoup, beaucoup plus mesurable. Est-ce que ce dont on parle est réel ? Est-ce que la forme de ce dont on parle, est-ce que le visage, est-ce que l'événement, est-ce qu'il est réel ? Ou est-ce que c'est une image de synthèse ? Ou est-ce que c'est une image, on le voit souvent en matière internationale, tragique d'un conflit mais qui a eu lieu dix ans avant ? Cette désinformation-là, oui, il faut la traquer. Et ça implique, à la fois de la part de tous ceux dont c'est le métier, et là je pense en particulier à la sphère médiatique, un travail en conscience, des éléments de régulation, des éléments qui viennent checker, comme on dit aujourd'hui, vérifier l'information, et ça implique du côté du citoyen, là aussi, un apprentissage. Donc, il faut, oui, nous devons grandir plus vite, nous devons mûrir plus vite, nous devons être moins naïfs, nous devons nous poser des questions. Donc, c'est, oui, un appareil critique. Vous savez, au XVIIIe siècle, quand la pensée critique est apparue, eh bien, tout à coup, on a découvert la capacité qu'on avait à remettre en cause un certain nombre de vérités, eh bien là, plus que jamais, c'est ce rendez-vous. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 28:44
Question 397Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
Qu'est-ce qu'il y a d'inédit dans ce qui se joue en ce moment, selon vous ?
Réponse directe
Alors d'abord, pour nous Français, il y a un environnement européen qui s'est très gravement transformé. Depuis 2022, la guerre d'Ukraine. 2023, la tragédie du 7 octobre et la spirale de violence qui s'en est suivie au Proche-Orient. Donc, on a un environnement géopolitique très différent. Par ailleurs, nous sommes dans un monde qui n'est plus tout à fait, en ce qui concerne l'équilibre des forces, celui d'avant. Nous avons une logique de confrontation des puissances, et en particulier de la Chine et des États-Unis, qui devient aujourd'hui la grande affaire sur la scène internationale. Et nous voyons cette Europe, notre Europe, qui a beaucoup de mal à s'affirmer, beaucoup de mal à exister,…
« Alors d'abord, pour nous Français, il y a un environnement européen qui s'est très gravement transformé. Depuis 2022, la guerre d'Ukraine. 2023, la tragédie du 7 octobre et la spirale de violence qui s'en est suivie au Proche-Orient. Donc, on a un environnement géopolitique très différent. Par ailleurs, nous sommes dans un monde qui n'est plus tout à fait, en ce qui concerne l'équilibre des forces, celui d'avant. Nous avons une logique de confrontation des puissances, et en particulier de la Chine et des États-Unis, qui devient aujourd'hui la grande affaire sur la scène internationale. Et nous voyons cette Europe, notre Europe, qui a beaucoup de mal à s'affirmer, beaucoup de mal à exister, en dépit des progrès qui ont pu être effectués. Et ça, on le voit depuis le défi sanitaire du Covid, depuis également la guerre en Ukraine, où nous avons pris toute une série de dispositions. Mais nous restons toujours en retard par rapport à l'exigence d'affirmation sur la scène mondiale. Et puis, il y a une autre donnée qui, elle, est plus politique. C'est que nous avons vu les démocraties libérales être confrontées à des crises graves, avec même ce sentiment extrêmement inquiétant que les régimes autoritaires pourraient s'en tirer mieux que nous, ou que les démocraties libérales pourraient être tentées par ces régimes autoritaires. C'est ce qu'on appelle l'illibéralisme, la démocratie illibérale, c'est-à-dire qui ne respecte pas l'état de droit, un certain nombre de grands principes fondateurs de la démocratie. Cette évolution, elle conduit à une crispation dans nos démocraties. Cette crispation, on la voit venir depuis un certain nombre d'années, et en particulier depuis le retournement de la mondialisation. Après l'entrée de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce, on a vu la part de la Chine dans la production mondiale s'accroître. Elle était en gros de 2% au début des années 90. Elle est aujourd'hui pas loin de 20%. La part américaine des États-Unis dans la production mondiale, elle est de 26%. C'est dire qu'il y a eu un rattrapage fait par la Chine. Il faut se rappeler que la Chine a historiquement toujours occupé une part très importante. La Chine des Qing au XVIIIe siècle était un ensemble respecté et admiré. Donc cette évolution de la démocratie fait qu'il y a un branle-bas de combat aujourd'hui en Europe, avec la montée des populismes, avec la crise sociale, avec le sentiment que tout fout le camp, que l'avenir sera moins bon pour nos enfants que pour nous. Donc cette inquiétude-là, il faut y répondre. La démocratie ne peut pas vivre si elle n'apporte pas des réponses, si elle n'apparaît pas en prise avec le réel. Or, peu à peu, elle est devenue incantatoire. Elle est devenue une sorte de champ coupé des réalités des Français. D'où la tentation de votes extrêmes. Et jusqu'à cette période récente, ces deux dernières années, effectivement, où tout à coup, tout a commencé à dérailler. Le second mandat d'Emmanuel Macron. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 2:33
Question 398Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
comment est-ce qu'en tant que responsable politique, on réagit à ça sur le moment ?
Réponse directe
Je ne sais pas si vous avez des enfants, vous en aurez, et la même règle s'applique avec les enfants que dans la vie, que au département de la justice, ou au département de la sécurité, ou en matière internationale. Aucune infraction, aucun dérapage ne doit rester sans rappel. Jamais. Même quand on dresse un chien, il doit comprendre que quand il fait une bêtise, il pisse dans le salon, ça ne doit pas se passer comme s'il ne l'avait pas fait. Eh bien, avec Donald Trump, c'est exactement pareil. Il doit savoir, quand il dit une bêtise, que ce n'est pas sans conséquence. Et on l'a fait année après année avec M. Kim Jong-un. On l'a fait avec M. Poutine où on essaye de le faire de notre mieux.…
« Je ne sais pas si vous avez des enfants, vous en aurez, et la même règle s'applique avec les enfants que dans la vie, que au département de la justice, ou au département de la sécurité, ou en matière internationale. Aucune infraction, aucun dérapage ne doit rester sans rappel. Jamais. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 41:23Voir 2 autres passages
« Même quand on dresse un chien, il doit comprendre que quand il fait une bêtise, il pisse dans le salon, ça ne doit pas se passer comme s'il ne l'avait pas fait. Eh bien, avec Donald Trump, c'est exactement pareil. Il doit savoir, quand il dit une bêtise, que ce n'est pas sans conséquence. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 41:50
« Et on l'a fait année après année avec M. Kim Jong-un. On l'a fait avec M. Poutine où on essaye de le faire de notre mieux. Pourquoi est-ce qu'on ne le ferait pas avec Donald Trump ? Je vous prends un exemple. Je ne dis pas que je suis lassé de le répéter, mais ce sont des évidences. Aujourd'hui, tout le monde le sait et pourtant, on fait comme si on ne le savait pas. »
Question 399Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
On a vu qu'il y a eu cette situation qui est arrivée en Roumanie. Quelle est la meilleure approche face à ce genre de risque ?
Réponse directe
L'ingérence étrangère est d'autant plus condamnable qu'elle touche à l'un des grands piliers de l'État-nation qui est celui de la souveraineté. À partir du moment où un peuple n'est plus souverain et que les décisions sont prises ailleurs, nous l'avons constaté par exemple du côté de la Russie dans les dernières années, eh bien, c'est véritablement la démocratie qui est foulée au pied. Donc, comment faire ? D'abord, il faut être capable d'anticiper et d'apprécier la réalité de cette ingérence. Dans le cadre de ce que vient de faire Donald Trump, s'exprimant sur Ked Starmer ou concernant l'Allemagne, il est bien évident que nous devons en tirer les conséquences dans l'usage de la plateforme…
« L'ingérence étrangère est d'autant plus condamnable qu'elle touche à l'un des grands piliers de l'État-nation qui est celui de la souveraineté. À partir du moment où un peuple n'est plus souverain et que les décisions sont prises ailleurs, nous l'avons constaté par exemple du côté de la Russie dans les dernières années, eh bien, c'est véritablement la démocratie qui est foulée au pied. Donc, comment faire ? D'abord, il faut être capable d'anticiper et d'apprécier la réalité de cette ingérence. Dans le cadre de ce que vient de faire Donald Trump, s'exprimant sur Ked Starmer ou concernant l'Allemagne, il est bien évident que nous devons en tirer les conséquences dans l'usage de la plateforme X. cette plateforme, même s'il souhaite, lui, qu'elle ne soit plus régulée ou plutôt régulée autrement à travers d'autres formes que celles de personnalités extérieures qui sont capables d'apprécier à chaque fois la situation, eh bien, il faut être capable de sanctionner, il faut être capable d'adresser des messages extrêmement forts, y compris financiers. À quoi ça sert d'avoir fait un Digital Market Act ou un Digital Service Act qui prévoit toute une série de dispositions si nous ne sommes pas capables de les appliquer ? Ça veut dire que dans la relation avec les États-Unis, dans les toutes prochaines années, nous aurons à faire des choix difficiles. Et en particulier, nous aurons à choisir le terrain où les bras de fer seront nécessaires. Mais nous ne pouvons pas être la variable d'ajustement, nous ne pouvons pas être ceux qui se laissent gober tout cru et, en quelque sorte, sans rien dire. Nous devons montrer que nous avons des capacités et des volontés, ne l'oublions pas. Nous sommes le premier marché mondial, 450 millions de personnes. À partir de là, nous avons les moyens de nous défendre si nous avons la volonté de nous défendre. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 25:26
Question 400Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au monde
C'est-à-dire que lors de son premier mandat, son slogan « America first », ça voulait dire, pour des choses très simplement, ça se traduisait notamment par un rejet ou en tout cas une limitation des interventions américaines, comme vous l'avez dit, à l'extérieur. Et en même temps, depuis son arrivée au pouvoir, il y a toujours ce slogan « America first », mais en parallèle à ça, on a les menaces d'annexion du Groenland, les menaces sur le canal du Panama, les menaces sur le Canada, les propos, et on va parler plus longuement après, sur Gaza. C'est des menaces d'intervention, ici, d'une façon ou d'une autre. Qu'est-ce qui a changé du côté de Donald Trump ?
Réponse directe
Alors, ce qui a changé d'abord, c'est qu'il a tiré les leçons de son premier mandat. Et il a manifestement beaucoup souffert de l'ineffectivité ou de l'inefficacité d'un certain nombre des politiques qu'il a menées. Donc, il vient avec l'idée d'une revanche. Il vient avec l'idée que ses intuitions étaient bonnes, les quelques personnes responsables autour de lui, les adultes autour de lui l'ont empêché de faire ce qu'il voulait, mais c'est lui qui avait raison, et on va voir ce qu'on va voir. D'où le premier acte, en quelque sorte, du trompiste, de Donald Trump, c'est la politique du choc. Ce que je crois est bon pour l'Amérique, et ce qui est bon pour l'Amérique est bon pour le monde. Et d…
« Alors, ce qui a changé d'abord, c'est qu'il a tiré les leçons de son premier mandat. Et il a manifestement beaucoup souffert de l'ineffectivité ou de l'inefficacité d'un certain nombre des politiques qu'il a menées. Donc, il vient avec l'idée d'une revanche. Il vient avec l'idée que ses intuitions étaient bonnes, les quelques personnes responsables autour de lui, les adultes autour de lui l'ont empêché de faire ce qu'il voulait, mais c'est lui qui avait raison, et on va voir ce qu'on va voir. D'où le premier acte, en quelque sorte, du trompiste, de Donald Trump, c'est la politique du choc. »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 14:29Voir 1 autre passage
« Ce que je crois est bon pour l'Amérique, et ce qui est bon pour l'Amérique est bon pour le monde. Et donc, je vais m'exercer à appuyer de toutes mes forces sur chacun des grands sujets auxquels je suis confronté, et par un effet de sidération, je vais changer la donne. Le deuxième acte du trompisme, c'est la politique du deal. C'est l'idée que tout problème trouve sa réponse dans une négociation et dans un accord favorable, bien sûr, aux Etats-Unis, parce qu'un bon deal pour Donald Trump, c'est un deal qui lui est favorable et pas gagnant-gagnant, comme disent les Chinois. Donc, c'est un deal favorable aux Etats-Unis. Mais il y a une troisième donnée qui est la plus nouvelle, vous avez raison de le souligner, qui est la politique néo-impériale, à la fois de nationalisme et d'impérialisme des Etats-Unis, quand il pose l'intérêt qu'ont les Etats-Unis à gagner le Groenland, à s'élargir au Canada, à réquisitionner le canal de Palama, et à construire une rivière. Donc, il y a à la fois un phénomène d'expansion et un phénomène intéressant et très curieux sur le plan démocratique de privatisation. Et si on s'arrête... C'est un prix économique au sens... Absolument, oui, de privatisation. La Riviera, il s'agit de construire des immeubles qui vont rapporter un certain nombre de revenus à des promoteurs immobiliers, dont lui-même. Donc, ce n'est pas quelque chose de neutre. De la même façon que quand il lance ses cryptomonnaies, eh bien, il le fait à son avantage. Il privatise en quelque sorte une monnaie et il interdit à la Federal Reserve américaine d'avoir ses propres cryptomonnaies pour permettre justement à des particuliers comme lui ou à sa femme de gagner beaucoup d'argent. Donc, cette logique-là, elle est extrêmement marquée. Mais il y a un dernier chapitre, un dernier élément de cette politique qui est la fusion, en quelque sorte, entre les politiques publiques et une technostructure faite de grands hommes d'affaires dans le domaine des technologies nouvelles et des numériques. Et oui, Peter Thiel et beaucoup d'autres. Et cette fusion, en quelque sorte, marque une volonté américaine, pour employer un mot cher à notre président de la République, de tuer le match. C'est-à-dire que dans la compétition mondiale, on est toujours, depuis la nuit des temps, dans l'idée qu'il y a des pouvoirs, des pays qui s'opposent. La nouveauté, c'est que les nouvelles technologies, et en particulier l'intelligence artificielle et ceux qui en suivra, donnent des outils d'une telle puissance que ça permet d'écraser l'adversaire. En gros, le monde entier se ramène à un interrupteur et il n'y a qu'un doigt sur l'interrupteur qui permet d'allumer ou de fermer la lumière. Ça, c'est une donnée nouvelle, ça transforme le monde entier, ça permet de coloniser les esprits, parce que dès lors que le monde et les individus se ramènent à des données, celui qui tient ces données, évidemment, en fait ce qu'il veut. Donc, vous voyez bien, on a changé, en quelques années, on a changé de monde. Et ça implique un nouveau système économique, un nouveau système politique, un nouveau système technologique très disruptif. et donc, une capacité pour nous à prendre notre avenir en main, nous, Européens et nous, Français. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 5:59
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« on sait depuis maintenant très longtemps, depuis la nuit des temps, on sait qu'elle n'aboutit jamais sans une stratégie politique cohérente. Et le désordre avec lequel cette stratégie militaire a été menée la discrédite complètement et n'aura pas plus d'impact demain qu'aujourd'hui. Par contre, une stratégie diplomatique, elle doit repartir à partir d'une scène réordonnée. L'Amérique doit se calmer, le président Trump doit aller faire quelques parties de golf, il doit trouver des gens compétents pour servir d'interlocuteur. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 7:06
« – Eh bien, l'Amérique risque de passer du ridicule à la catastrophe. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 9:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça veut dire quelle est la clé de la négociation. Donald Trump a eu l'intuition qu'il fallait commencer par réouvrir le détroit d'Hormuz pour permettre à l'économie internationale de se rétablir. C'est une bonne intuition, effectivement. Aujourd'hui, ils tiennent les Iraniens en otage l'économie mondiale. Et Donald Trump est comme un lapin dans les phares. Il est en permanence en train de changer de posture. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 2:38Voir 2 autres passages
« La première chose, c'est de rétablir la cohérence d'une stratégie politique et diplomatique. C'est la première question. Si vous changez d'avis tous les matins, vous donnez l'impression d'être dans un désordre permanent et vous êtes tel le taureau dans l'arène et vous êtes le jouet de la muleta. Vous êtes complètement dépendant de l'habileté du taureador. Là, l'Iran, eh bien, tient la muleta et ce pauvre Donald Trump. Un jour, il va à droite, un jour, il va à gauche, un jour, il décide quelque chose et puis il change d'avis. Donc la première chose, c'est de calmer le jeu, de sortir de cette attention privilégiée dont bénéficient aujourd'hui les gardiens de la révolution qui ont le sentiment d'être les héros sur la scène mondiale face à des États-Unis qui mordent la poussière. Il faut détourner la tension. Il faut ramener le dossier iranien à sa réalité. Et à partir de là, puisque la logique de l'escalade n'a aucun sens, aller pilonner un peu plus ce pays, le détruire complètement, tout ça est absurde. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 5:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – C'est intéressant, la question d'abord parce que manifestement la justice l'a pris en compte dans sa décision et c'est quelque chose effectivement dans la démocratie qui pose problème, la question de l'inéligibilité. Et la question pour moi de fond, c'est est-ce qu'il faut continuer à faire peser sur les juges cette responsabilité-là ? Est-ce qu'il ne faut pas trouver une instance peut-être plus adaptée pour dissocier la sanction, la condamnation, elle est condamnée par la justice, de l'inéligibilité qui pourrait être décidée par un collège plus large de citoyens ou autre ? Mais je pense que le fait de laisser au juge cette décision, cette responsabilité est un peu injuste. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 17:07Voir 2 autres passages
« Non, ce n'est pas le bon moment mais surtout, ce n'est pas le message que je veux adresser puisque je me bats pour essayer de créer ce que je crois être la seule solution possible pour tout l'espace central entre les deux formes de radicalité, LFI et Marine Le Pen, pour essayer de créer une dynamique de rassemblement qui n'est pas une dynamique de débauchage de quelques-uns à droite ou de quelques-uns à gauche mais une vraie dynamique de rassemblement dans la grande tradition qui a été celle du Conseil national de la résistance. C'est un collectif que le meilleur gagne comme dirait l'autre mais c'est un collectif justement, ce n'est pas l'idée de rétrécir ou d'utiliser ou de manipuler ceux qui pourraient rassembler mais c'est chacun vient comme il est. Mais est-ce qu'il ne faut pas »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 22:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes28 sept. 2025 au 15 juil. 2026 · 32 observations35 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La première chose, c'est de rétablir la cohérence d'une stratégie politique et diplomatique. C'est la première question. Si vous changez d'avis tous les matins, vous donnez l'impression d'être dans un désordre permanent et vous êtes tel le taureau dans l'arène et vous êtes le jouet de la muleta. Vous êtes complètement dépendant de l'habileté du taureador. Là, l'Iran, eh bien, tient la muleta et ce pauvre Donald Trump. Un jour, il va à droite, un jour, il va à gauche, un jour, il décide quelque chose et puis il change d'avis. Donc la première chose, c'est de calmer le jeu, de sortir de cette attention privilégiée dont bénéficient aujourd'hui les gardiens de la révolution qui ont le sentiment d'être les héros sur la scène mondiale face à des États-Unis qui mordent la poussière. Il faut détourner la tension. Il faut ramener le dossier iranien à sa réalité. Et à partir de là, puisque la logique de l'escalade n'a aucun sens, aller pilonner un peu plus ce pays, le détruire complètement, tout ça est absurde. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 5:59Voir 2 autres passages
« La première chose, c'est de rétablir la cohérence d'une stratégie politique et diplomatique. C'est la première question. Si vous changez d'avis tous les matins, vous donnez l'impression d'être dans un désordre permanent et vous êtes tel le taureau dans l'arène et vous êtes le jouet de la muleta. Vous êtes complètement dépendant de l'habileté du taureador. Là, l'Iran, eh bien, tient la muleta et ce pauvre Donald Trump. Un jour, il va à droite, un jour, il va à gauche, un jour, il décide quelque chose et puis il change d'avis. Donc la première chose, c'est de calmer le jeu, de sortir de cette attention privilégiée dont bénéficient aujourd'hui les gardiens de la révolution qui ont le sentiment d'être les héros sur la scène mondiale face à des États-Unis qui mordent la poussière. Il faut détourner la tension. Il faut ramener le dossier iranien à sa réalité. Et à partir de là, puisque la logique de l'escalade n'a aucun sens, aller pilonner un peu plus ce pays, le détruire complètement, tout ça est absurde. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 5:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il partage et il a voulu même établir un droit de passage de 20%. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 3:14Voir 2 autres passages
« Regardons la réalité de ce sondage comme de tous les autres sondages. Nous avons deux forces installées dans le paysage politique et qui sont plutôt en montée, en puissance. La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Tout le reste ressemble chaque jour un peu plus à l'Atlantide. C'est-à-dire qu'on voit s'enfoncer dans la mer tout ce qui aujourd'hui prétendrait à servir d'alternative et aucun d'entre eux n'est capable de rivaliser avec Marine Le Pen au second tour. Ça pose un problème malgré tout. Si on s'intéresse au destin de la France, est-ce qu'on peut accepter qu'en 2027, en avril-mai 2027, le Rassemblement National arrive au pouvoir ? Pour que ça ne se produise pas, »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 23:11
« Je ne suis pas candidat déclaré. Absolument. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 22:07
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Regardons la réalité de ce sondage comme de tous les autres sondages. Nous avons deux forces installées dans le paysage politique et qui sont plutôt en montée, en puissance. La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Tout le reste ressemble chaque jour un peu plus à l'Atlantide. C'est-à-dire qu'on voit s'enfoncer dans la mer tout ce qui aujourd'hui prétendrait à servir d'alternative et aucun d'entre eux n'est capable de rivaliser avec Marine Le Pen au second tour. Ça pose un problème malgré tout. Si on s'intéresse au destin de la France, est-ce qu'on peut accepter qu'en 2027, en avril-mai 2027, le Rassemblement National arrive au pouvoir ? Pour que ça ne se produise pas, »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 23:11Voir 2 autres passages
« Regardons la réalité de ce sondage comme de tous les autres sondages. Nous avons deux forces installées dans le paysage politique et qui sont plutôt en montée, en puissance. La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Tout le reste ressemble chaque jour un peu plus à l'Atlantide. C'est-à-dire qu'on voit s'enfoncer dans la mer tout ce qui aujourd'hui prétendrait à servir d'alternative et aucun d'entre eux n'est capable de rivaliser avec Marine Le Pen au second tour. Ça pose un problème malgré tout. Si on s'intéresse au destin de la France, est-ce qu'on peut accepter qu'en 2027, en avril-mai 2027, le Rassemblement National arrive au pouvoir ? Pour que ça ne se produise pas, »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 23:11
« Octobre pour les Israéliens et novembre pour les États-Unis. Donc, l'intérêt de tous, sauf peut-être de Benjamin Netanyahou, mais il a bien compris qu'en faire trop, c'était prendre le risque de se faire rappeler à l'ordre par Donald Trump, qui de ce point de vue-là ne l'a pas ménagé. Donc, je pense que dans cette situation, il faut essayer de remettre dans la perspective diplomatique la question aujourd'hui de l'Iran sur des dossiers sur lesquels il y a des prises et faire en sorte que sur le détroit d'Ormuse, on puisse revenir à la situation d'avant. Ce ne sera pas facile. Je pense qu'on n'évitera pas ou difficilement des droits de péage du type de ceux qu'on a déjà utilisés dans le Bosphore ou qui existent déjà dans le Bosphore. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, si c'est des droits de passage pour des services rendus liés à l'accompagnement dans le chenal des bateaux, liés à quelques services rendus dans la sécurité du passage, ça existe dans d'autres endroits. Ça posera le problème alors d'autres détroits, tels que le détroit de Malacca. Déjà, les Indonésiens qui ne vont pas bien économiquement se réjouissent de la perspective de pouvoir eux-mêmes mettre un droit de passage. Ce qui n'est pas possible, c'est de créer une situation spéciale pour les détroits d'Ormuz qui placerait alors l'Iran en guichet qui contrôlerait alors complètement le passage, ce qui d'ailleurs constitue un risque aussi pour les Iraniens parce que c'est tout le commerce international qui risque d'inventer d'autres voies. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 10:39Voir 2 autres passages
« Malheureusement Le gouvernement n'a pas anticipé Cette crise Qui est le devoir de tout gouvernement Dans une période aussi volatile Nous nous retrouvons donc A faire ce que nous pouvons C'est-à-dire aider Les professions les plus touchées Nous allons devoir faire plus Je pense en particulier Pour les ménages Qui sont dans des zones rurales Et qui ont absolument besoin De la voiture pour travailler Vous aviez évoqué C'est le cas de la firmaire libérale Une carte carburant Et je pense que la carte carburant Qui serait dans la main des maires Sous condition de ressources C'est sans doute le moyen D'engager C'est un chèque Enfin c'est une sorte de chèque Oui D'engager le moins Les finances publiques Possibles Tout en faisant le nécessaire Pour que certaines personnes Ne se retrouvent pas Dans un total dénuement Nous devons Par ailleurs Faire plus Parce qu'on ne peut pas Complètement exclure Que le prix de l'essence Dépasse les 2,50 euros Si c'est le cas Il faudra alors Que nous créions Une caisse de compensation Avec une capacité d'écrétage C'est-à-dire Si ça dépasse Eh bien Nous devrons Apporter une aide En baissant L'axise Sur les produits pétroliers Et si Ça descend Au-dessus de 2 euros Eh bien Nous devrons Augmenter alors la taxe Ce qui veut dire Que ce fasse »
RMC — Face à Face · Face à Face : Dominique de Villepin - 21/04Vérifier à 8:05
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, si c'est des droits de passage pour des services rendus liés à l'accompagnement dans le chenal des bateaux, liés à quelques services rendus dans la sécurité du passage, ça existe dans d'autres endroits. Ça posera le problème alors d'autres détroits, tels que le détroit de Malacca. Déjà, les Indonésiens qui ne vont pas bien économiquement se réjouissent de la perspective de pouvoir eux-mêmes mettre un droit de passage. Ce qui n'est pas possible, c'est de créer une situation spéciale pour les détroits d'Ormuz qui placerait alors l'Iran en guichet qui contrôlerait alors complètement le passage, ce qui d'ailleurs constitue un risque aussi pour les Iraniens parce que c'est tout le commerce international qui risque d'inventer d'autres voies. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 10:39Voir 2 autres passages
« La première chose, c'est de rétablir la cohérence d'une stratégie politique et diplomatique. C'est la première question. Si vous changez d'avis tous les matins, vous donnez l'impression d'être dans un désordre permanent et vous êtes tel le taureau dans l'arène et vous êtes le jouet de la muleta. Vous êtes complètement dépendant de l'habileté du taureador. Là, l'Iran, eh bien, tient la muleta et ce pauvre Donald Trump. Un jour, il va à droite, un jour, il va à gauche, un jour, il décide quelque chose et puis il change d'avis. Donc la première chose, c'est de calmer le jeu, de sortir de cette attention privilégiée dont bénéficient aujourd'hui les gardiens de la révolution qui ont le sentiment d'être les héros sur la scène mondiale face à des États-Unis qui mordent la poussière. Il faut détourner la tension. Il faut ramener le dossier iranien à sa réalité. Et à partir de là, puisque la logique de l'escalade n'a aucun sens, aller pilonner un peu plus ce pays, le détruire complètement, tout ça est absurde. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 5:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Tout ce qui, aujourd'hui, parie sur les plateformes numériques, ont intérêt à avoir des partis politiques en Europe qui ménagent ces grands intérêts américains. Et évidemment, je n'imagine pas la plupart de ces partis entre guillemets populistes constituer des remparts puissants contre ces grands intérêts américains et en particulier les plateformes numériques. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 15:13Voir 2 autres passages
« Vous confirmez avoir eu des échanges avec l'actrice franco-iranienne ? Mais non, mais rien du tout, cher Mathieu Béliard, c'est les bêtises de la presse people, vous connaissez, ça fait vent. Pardon, mais avoir des maîtresses, c'est quelque chose qu'on ne peut pas me soupçonner. C'est un truc de présidente gauche. »
RMC — Apolline Matin · Face à Canteloup - Frédéric Encel - Dominique de Villepin réagit à son interview - 14/05Vérifier à 3:07
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 sept. 2025 au 21 avr. 2026 · 19 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense que Ces partis Vont être amenés A se métamorphoser Sans doute Dans le cadre De la campagne L'héritage Qui est celui Du Rassemblement National Qui est un héritage Très lourd A la fois De xénophobie De racisme Préférence nationale Quand j'entends Les patrons recevoir Aujourd'hui Le Rassemblement National Ils oublient Qu'au cœur du projet Au cœur du projet De Marine Le Pen Il y a la priorité nationale C'est-à-dire que Les entreprises Sont obligées C'est une faute Que les patrons Mais c'est un changement De démocratie Et c'est un changement De monde Et ce que je crois C'est qu'il faut Dans ce contexte Mais je comprends »
RMC — Face à Face · Face à Face : Dominique de Villepin - 21/04Vérifier à 19:23Voir 2 autres passages
« Alors c'est un espoir Dans la mesure où les armes Se sont pour le moment Tuent même si nous voyons Que les effractions Au cessez-le-feu Sont très nombreuses Et que malheureusement On continue à mourir Aujourd'hui au Liban Donc il faut saisir Cette situation Pour clairement marquer A la fois le possible Et les limites Du jeu Nous devons Sortir de l'équation Dans laquelle Et le Hezbollah Et Israël Dans une partie Très dangereuse Pour le Liban Prennent en otage Ce pays Il faut donc Faire en sorte D'avancer dans la voie De la démilitarisation En l'état actuel des choses L'armée libanaise Peut difficilement Faire cela seul Donc moi je suis Pour que nous ayons Un renforcement De la finule Voir une coalition De pays Qui puisse aider L'état libanais A désarmer Le Hezbollah Parallèlement Il faut un processus Politique Parce que ceci Ne peut pas être fait Sans que Il y ait un engagement Extrêmement clair D'Israël A se retirer Complètement De la zone Qui est actuellement Occupée Le sud du Liban Les fameux 10 et plus kilomètres Et à ne pas continuer A tirer Comme ils le font Aujourd'hui Un jour sur Beyrouth Un jour sur La vallée De la Béka Donc nous devons Poser cette équation Politique Et ce renforcement Du dispositif Qui serait susceptible De conduire au désarmement Je pense que l'Assemblée Générale Là encore Des Nations Unies L'Assemblée Générale Des Nations Unies Peut être un moyen De donner une légitimité Et la France Qui ne l'oublions pas A fait voter La résolution 1701 En 2006 A une responsabilité Particulière »
RMC — Face à Face · Face à Face : Dominique de Villepin - 21/04Vérifier à 11:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités28 sept. 2025 au 29 mars 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Manifestement pas. Nous sommes aujourd'hui dans le temps de l'inquiétude et de la souffrance pour beaucoup de nos compatriotes. La véritable avancée que nous allons faire au cours des prochains mois, c'est peu à peu comprendre l'importance de l'enjeu. L'importance de l'enjeu, je le redis, c'est que pour la première fois, le Rassemblement National et tous les sondages en témoignent, et je pense qu'ils ne sont véritablement intéressants que sur cet aspect-là. C'est un parti qui, aujourd'hui, fait entre 35 et 40% des voix. Il y a donc très clairement, non pas seulement une possibilité, mais aujourd'hui une quasi-certitude sur le fait que le Rassemblement National gagnerait l'élection présidentielle. Or, que se passe-t-il ? Et c'est confirmé après les municipales. Nous avons un éparpillement des partis politiques et chaque parti politique a bien l'intention, aujourd'hui, de se compter dans l'élection présidentielle et c'est pour ça qu'il est vraisemblable que chaque parti politique aura un candidat. Et c'est en ça que les sondages ne sont pas capables, véritablement, de prendre en compte la dynamique qui va être celle de la campagne présidentielle, parce que, dans ce cas-là, nous aurons, véritablement, une dynamique partisane qui l'emportera sur les grands enjeux qui devraient être ceux de la présidentielle. »
RTL — Le Grand Jury · Le Grand Jury de Dominique de VillepinVérifier à 14:39Voir 2 autres passages
« Ce ne sont pas seulement des mots que de rappeler les conséquences de ces scénarios, de ces choix de violence. On l'a vécu avec l'Afghanistan, intervention militaire, on l'a vécu avec l'Irak, on l'a vécu avec la Libye, on l'a vécu avec le Sahel. A chaque fois, c'est la même logique de destruction, de chaos et de plus grands risques pour la société internationale. »
France Inter · "Nous avons le pouvoir et le devoir de dire non" aux États-Unis, estime Dominique de VillepinVérifier à 2:20
« Les États-Unis, on dit clairement, et en ce qui concerne l'OTAN, et en ce qui concerne l'Union européenne, et les coûts pleuvent sur la Commission européenne. Certains sont parfois justifiés, d'ailleurs. Mais il est clair que, pour les États-Unis, nous ne sommes pas, aujourd'hui, une région, un espace à défendre. Et toute la politique vis-à-vis de l'Ukraine le montre. Les États-Unis, aujourd'hui encore, Donald Trump fait des leçons, des remontrances à Volodymyr Zelensky, parce qu'il n'aurait pas lu le plan de paix américain. Donc, on voit bien, on est dans un procès d'intention permanent vis-à-vis des dirigeants européens. On est dans une volonté de lâchage de l'Ukraine, et on est dans une complicité idéologique vis-à-vis de la Russie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 30:29
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 15:06
« la méthode ? Alors manifestement la réforme relève du passage en force et à l'expérience le passage en force n'est jamais la solution une réforme pour bien s'appliquer suppose toujours une adhésion de la part du peuple français en l'occurrence il y a défaut de ce point de vue-là et nous voyons bien qu'à partir de cette réforme tout a commencé à se dérégler donc le prix en quelque sorte du passage en force c'est tout ce qui a suivi donc il faut être capable d'en tirer les conséquences et corriger je pense par ailleurs et ça c'est un grand débat qu'il va falloir mener que les français ne sont pas aujourd'hui complètement convaincus de la réalité de l'effort qu'il leur est demandé dans le fait de travailler plus longtemps dans le choix de la modalité de cet effort et on retrouve cette critique de la réalité dont on parle à la fois sur le débat des retraites et à la fois sur le débat de l'immigration donc je crois qu'on est dans des enjeux qui méritent d'être vraiment débattus et clarifiés c'est pour ça que la procédure choisie par François Bayrou l'idée d'un conclave avec l'ensemble des partenaires sociaux à l'appui d'une expertise fournie par la Cour des comptes me paraît une démarche intéressante avec évidemment la problématique de savoir ce qu'on fait une fois que le concave fumée blanche noire ou grise rend son verdict quelle est la problématique ce qui est certain c'est qu'il y a des décisions difficiles à prendre moi je ne crois pas du tout que la France soit bloquée de ce point de vue là qu'est-ce qu'elle veut elle veut de la justice c'est-à-dire en particulier pour tous ceux qui commencent très tôt qui ont une grosse pénibilité et bien nous devons être en mesure de prendre en compte leur situation particulière deuxièmement qu'est-ce qu'ils veulent ils veulent de la flexibilité et le Covid a changé la façon dont beaucoup de gens en France voient leur vie les priorités de cette vie la façon dont ils considèrent leur vie de famille au regard de leur vie professionnelle là aussi flexibilité c'est un élément important troisième élément qu'il faut prendre en compte la vie au travail on néglige encore en France le poids des conditions de travail le poids des hiérarchies et le fait que beaucoup de français vont à reculons au travail et changer ces conditions de travail faire en sorte qu'il y ait une véritable révolution dans la relation entre patron et employé salarié ça me paraît être un enjeu majeur le regard doit changer enfin la chose économique la réalité économique elle est inséparable de la réalité de ce que font nos voisins de la réalité de la situation économique internationale et ça elle s'impose à nous et il faut que les français puissent la voir s'expliciter enfin il y a un dernier paramètre qu'il faut prendre en compte c'est celui de la justice pourquoi il y a en permanence cette querelle élite peuple patron et salarié employé c'est que il y a le sentiment qu'il y en a qui s'en tire mieux que les autres et il faut de ce point de vue là en revenir au point de départ du macronisme au point de départ en 2017 de la politique économique et sociale d'Emmanuel Macron le point de départ c'est quoi ? c'est on royne les APL c'est on supprime l'impôt sur la fortune c'est on donne un certain nombre de facilités en ce qui concerne la taxation du capital c'est un changement d'injustice mais oui mais c'est le point de départ et si on ne corrige pas ça si on ne refonde pas ça ça ne veut pas dire qu'il faut faire n'importe quoi se moquer des entreprises parce que c'est vrai et certains l'expriment fortement aujourd'hui l'exigence d'entreprendre dans un monde difficile de compétition et de concurrence il faut le prendre en compte mais la politique c'est l'art de donner les signaux au bon moment et d'embarquer les gens avec soi ce sentiment d'injustice il colle au macronisme c'est pas qu'un sentiment d'ailleurs dans un certain cas »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 1:26:51
« Mais on apprend à chaque fois, »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 30:29
« Mais on apprend à chaque fois, »
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 30:29
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 42:08
HugoDécrypte — Actus et interviews · Entretien avec Dominique de Villepin : La France face au mondeVérifier à 15:06
« on sait depuis maintenant très longtemps, depuis la nuit des temps, on sait qu'elle n'aboutit jamais sans une stratégie politique cohérente. Et le désordre avec lequel cette stratégie militaire a été menée la discrédite complètement et n'aura pas plus d'impact demain qu'aujourd'hui. Par contre, une stratégie diplomatique, elle doit repartir à partir d'une scène réordonnée. L'Amérique doit se calmer, le président Trump doit aller faire quelques parties de golf, il doit trouver des gens compétents pour servir d'interlocuteur. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 7:06
« – Alors, nous le savons. Sur cette relation avec l'Iran, il y a de très nombreuses médiations. Il y avait au départ la médiation iranienne, il y a bien sûr la médiation pakistanaise à travers le chef d'état-major pakistanais, il y a le Qatar, il y a l'Arabie saoudite, donc il y a de très nombreux États qui aspirent à ce que le torrent revienne dans son lit. et c'est évidemment le premier intérêt des États du Golfe. – Mais quand on s'affronte encore comme ça, »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 12:39
« – Oui, oui, c'est très particulier, condamner mes candidates. – Est-ce que c'est moralement acceptable ? – Vous savez, je ne prendrais, non, c'est pas ça, je ne prendrais pas le risque qu'avaient pris certains compétiteurs dans la bataille électorale qui est de s'ériger en donneur de leçons et en moraliste. – Mais est-ce que c'est une bonne chose ? – Je crois que sur le plan politique, ça introduit un paramètre nouveau, il faut le reconnaître, et bon courage à Marine Le Pen. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 16:30
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'analyse de Dominique de Villepin, ancien Premier ministreVérifier à 9:45
« Alors, il faut remettre sur la daple ce qui était déjà Et nous voyons bien à quel point nous avons régressé Il ne faut pas se tromper Cette guerre est une guerre non seulement pour rien Mais c'est une guerre qui nous ramène en arrière Il faut absolument reprendre la question nucléaire Il y a par ailleurs la question des missiles On sait tous l'insécurité dans laquelle vivent aujourd'hui Les états du Golfe et Israël Qui sont susceptibles d'être touchés par ces missiles Donc voilà déjà deux gros sujets qui sont sur la table Et il y a par ailleurs la question maintenant du détroit d'Ormus Qui s'ajoute à cela Parce que les Iraniens ont pris conscience Qu'ils avaient là dans la main une arme considérable Et c'est un enjeu pour toute la communauté internationale Et nous avons besoin par ailleurs De sortir de la logique aujourd'hui des sanctions Qui pèsent évidemment très lourdement sur l'économie iranienne Et de penser à l'avenir Il faut lever ces sanctions ? Penser à l'avenir du peuple iranien Je pense qu'il faut rester très très ferme sur le régime Tout en étant soucieux d'ajuster ces sanctions Pour que le peuple iranien lui-même voit sa souffrance Comment on fait pour être ferme et en même temps ouvrir ? C'est le ciblage des sanctions C'est le ciblage des responsables Nous avons depuis plusieurs mois maintenant Un paysage assez précis de qui fait quoi dans le nouvel Iran Et bien que nous soyons très soucieux De faire peser une épée de Damoclès Sur ceux qui sont ses responsables Pour bien marquer que la communauté internationale N'accepte pas l'impunité Nous avons vu la catastrophe effroyable du début de l'année Ces dizaines de milliers de morts en Iran Nous ne pourrons pas accepter qu'à la faveur de la situation de confusion actuelle Un nouveau cycle de répression s'engage en Iran Car c'est bien ce que nous avions annoncé La crainte que le régime ne se renforce à la faveur de la guerre Ne se durcisse Et bien évidemment, ceux qui en supportent les premiers des conséquences »
RMC — Face à Face · Face à Face : Dominique de Villepin - 21/04Vérifier à 3:21
« Alors c'est un espoir Dans la mesure où les armes Se sont pour le moment Tuent même si nous voyons Que les effractions Au cessez-le-feu Sont très nombreuses Et que malheureusement On continue à mourir Aujourd'hui au Liban Donc il faut saisir Cette situation Pour clairement marquer A la fois le possible Et les limites Du jeu Nous devons Sortir de l'équation Dans laquelle Et le Hezbollah Et Israël Dans une partie Très dangereuse Pour le Liban Prennent en otage Ce pays Il faut donc Faire en sorte D'avancer dans la voie De la démilitarisation En l'état actuel des choses L'armée libanaise Peut difficilement Faire cela seul Donc moi je suis Pour que nous ayons Un renforcement De la finule Voir une coalition De pays Qui puisse aider L'état libanais A désarmer Le Hezbollah Parallèlement Il faut un processus Politique Parce que ceci Ne peut pas être fait Sans que Il y ait un engagement Extrêmement clair D'Israël A se retirer Complètement De la zone Qui est actuellement Occupée Le sud du Liban Les fameux 10 et plus kilomètres Et à ne pas continuer A tirer Comme ils le font Aujourd'hui Un jour sur Beyrouth Un jour sur La vallée De la Béka Donc nous devons Poser cette équation Politique Et ce renforcement Du dispositif Qui serait susceptible De conduire au désarmement Je pense que l'Assemblée Générale Là encore Des Nations Unies L'Assemblée Générale Des Nations Unies Peut être un moyen De donner une légitimité Et la France Qui ne l'oublions pas A fait voter La résolution 1701 En 2006 A une responsabilité Particulière »
RMC — Face à Face · Face à Face : Dominique de Villepin - 21/04Vérifier à 11:03
« Je pense que le parti politique Il a vocation A se transformer Et à prendre acte De la nouvelle période Dans laquelle le Liban Doit rentrer Ce n'est possible Que si Israël Arrête de vouloir Tondre la pelouse Tous les 4 matins Arrête de bombarder A tout va Le Liban Et se retire Extrêmement clairement On voit bien Que ce n'est pas Tout à fait L'intention De Benjamin Netanyahou Qui poursuit partout Sur l'ensemble Des fronts aujourd'hui Sa volonté D'une guerre Malheureusement sans fin »
RMC — Face à Face · Face à Face : Dominique de Villepin - 21/04Vérifier à 13:57
« Je pense que Ces partis Vont être amenés A se métamorphoser Sans doute Dans le cadre De la campagne L'héritage Qui est celui Du Rassemblement National Qui est un héritage Très lourd A la fois De xénophobie De racisme Préférence nationale Quand j'entends Les patrons recevoir Aujourd'hui Le Rassemblement National Ils oublient Qu'au cœur du projet Au cœur du projet De Marine Le Pen Il y a la priorité nationale C'est-à-dire que Les entreprises Sont obligées C'est une faute Que les patrons Mais c'est un changement De démocratie Et c'est un changement De monde Et ce que je crois C'est qu'il faut Dans ce contexte Mais je comprends »
RMC — Face à Face · Face à Face : Dominique de Villepin - 21/04Vérifier à 19:23
franceinfo — 8h30 franceinfo · Front républicain, conférences données en Chine, service militaire, ... Le "8h30 franceinfo" de Dominique de VillepinVérifier à 5:22