

« Je leur dis qu'ils n'ont pas à être victimes de cette enseigne, et du comportement de ce groupe, qui a organisé la mise en scène d'une pénurie et d'une bagarre. »
« Et je comprends tout à fait, et je comprends tout à fait, parce qu'en fait, pour les gens, c'est une question vitale, en fait. D'accéder à un ventilateur ou à un climatiseur, c'est une question vitale. »
« On doit arrêter de renvoyer les Françaises et les Français au chacun pour soi, au système D et à la débrouillardise qui donne ce type de cohue. On doit organiser les choses collectivement. Et c'est une question de sécurité civile. »
« Et le deuxième problème, c'est un problème démocratique majeur. D'abord parce qu'en fait, ce projet de loi légifère pour après la fin de la législature actuelle et le quinquennat actuel, et qu'il légifère pour la période électorale. »
« Mais aujourd'hui, elles me paraissent totalement prématurées et elles posent un problème démocratique. »
« En plus, il faut bien expliquer les choses. Nous sommes dans la situation catastrophique dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui sur les prix de l'énergie, faute d'anticipation des gouvernements précédents et de l'actuel et faute d'une vraie politique de sobriété énergétique et de transformation de la consommation d'énergie qui passe par la décroissance de la consommation d'énergie. »
« Tout doit être sous le contrôle du Parlement. Donc il n'y a pas de raison pour l'instant de remettre en cause la date du 31 décembre 2021 qui est dans la loi pour l'instant. »
« Donc il faut des mesures d'urgence sociale, des mesures conjoncturelles pour faire face à ces conséquences pour les catégories les plus modestes mais aussi pour les catégories moyennes et c'est un des éléments de ce qui ne va pas dans ce qu'a annoncé le gouvernement mais il faut surtout des choix structurels. »
« Et les choix structurels c'est d'investir massivement dans les économies d'énergie pour protéger les ménages et protéger les familles et aussi lutter contre le réchauffement climatique. »
« Il y a la nécessité de prendre en compte ce que l'on appelle la précarité énergétique liée au déplacement, c'est-à-dire la mobilité contrainte. »
« Et un des leviers pour le faire c'est le barème kilométrique puisqu'en fait la plupart, moi je suis élue des Deux-Sèvres donc je connais bien les réalités d'un territoire rural dans lequel tout le monde prend sa voiture pour aller travailler. »
« On doit soutenir et développer le covoiturage. Ça se fait d'ailleurs assez naturellement mais on pourrait aller beaucoup plus loin par toute une série de dispositifs très pratiques. »
« Moi je l'ai dit dans les débats récents de la primaire écologiste je ne suis pas pour de nouvelles augmentations de la taxe carbone je suis pour le respect de ce qu'a porté la Convention citoyenne pour le climat qui était de ne pas être dans cette logique de l'inflation des taxes. »
« Et en ce qui concerne les taxes sur l'énergie, si on parle de l'électricité et du gaz pour moi il faut ouvrir le débat sur la baisse de la TVA à 5,5% au lieu de 20% sur les premiers kilowattheures en fait c'est-à-dire sur la part de consommation énergétique qui est indispensable à chacun dans sa vie quotidienne que ce soit pour la lumière ou que ce soit pour le chauffage mais dans un certain niveau de consommation parce que le but n'est pas d'encourager par une baisse des taxes des consommations énergétiques correspondant à des modes de vie totalement énergivores. »
« Ce qui m'inquiète c'est la pauvreté qui résulte de cette situation à laquelle s'ajoute la réforme de l'assurance chômage et à laquelle s'ajoute l'onde de choc de la pandémie dans notre pays sur laquelle on reviendra certainement. »
« Et il n'y a aucun autre chemin que celui de la sobriété et de la décroissance de la consommation d'énergie. »
« Je ne suis pas dans la crainte ce que je constate c'est que le mouvement des gilets jaunes exprimait avec force à la fois des problèmes sur le prix de l'énergie mais pas seulement avec aussi une contestation du présidentialisme de la Ve République, des inégalités sociales qu'il y a eu après ça un grand débat national dont rien malheureusement n'est sorti malgré tout ce qu'avaient exprimé les citoyennes et les citoyens qu'il y a eu derrière ça une convention citoyenne pour le climat et que le gouvernement actuel n'a rien trouvé de mieux à faire que de s'asseoir sur les propositions de la convention citoyenne pour le climat et de leur tourner le dos. »
« Donc je ne suis pas surprise les problèmes n'ayant pas été réglés qu'il y ait une nouvelle expression de colère dans le contexte de flamber des prix de l'énergie. »
« En fait le gouvernement est en train de raconter aux français des fadaises, des fadaises de façon extrêmement simple. »
« Parce que les logements sont mal isolés, parce qu'on n'a pas résolu toute une série de problèmes, on se retrouve aujourd'hui avec des conséquences sociales majeures et une dépendance extérieure de la France qui est grave. »