Corinne Lepage — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
5 juil. 2015 au 5 oct. 2026
Questions
54
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 54 questions évaluables
Réponse directe
29
Réponse partielle
10
Réponse à côté
14
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 54 sur 54
Question 51Corinne Lepage, présidente du Rassemblement Citoyen-Cap21
Le 6-9 du week-end, Marion Lagardère, sur France Inter. Bonjour Corinne Lepage. Bonjour Marine Lagardère, bonjour à toutes et à tous. Députée européenne et présidente... Ancienne, ancienne. Ancienne députée européenne et, en revanche, toujours leader du mouvement Cap 21. Le Rassemblement Citoyen, absolument. Question faussement simple, vous votez oui ou vous votez non au référendum grec ?
Réponse directe
Je voterai oui. Je voterai oui. D'abord, moi, je trouve que c'est très bien de faire ce référendum, donc je ne fais pas du tout partie de ceux qui hurlent au loup en disant que c'est affreux, de demander au peuple son avis. Je trouve ça tout à fait normal. Je ne suis pas sûre que les politiques d'austérité ont mené à un grand succès. Je suis même à peu près persuadée du contraire. Il n'en demeure pas moins que si c'est non au référendum, c'est une grande incertitude qui s'ouvre pour la Grèce et pour l'Europe, mais surtout pour la Grèce. Et donc, moi, j'aurais voté oui en espérant que le gouvernement puisse entrer dans une nouvelle phase de négociation qui, de toute façon, doit avoir lieu pa…
« Je voterai oui. »
France Inter — L'invité du week-end · Corinne Lepage, présidente du Rassemblement Citoyen-Cap21
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« à côté de ça, on a un développement des activités économiques autour de la transition qui est indéniable. Le congrès du syndicat des énergies renouvelables, qui s'est tenu la semaine dernière, a mis en lumière l'importance de la filière. C'est quand même 425 000 emplois directs et indirects. C »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 05/10/26Vérifier à 3:37
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Je voterai oui. D'abord, moi, je trouve que c'est très bien de faire ce référendum, donc je ne fais pas du tout partie de ceux qui hurlent au loup en disant que c'est affreux, de demander au peuple son avis. Je trouve ça tout à fait normal. Je ne suis pas sûre que les politiques d'austérité ont mené à un grand succès. Je suis même à peu près persuadée du contraire. Il n'en demeure pas moins que si c'est non au référendum, c'est une grande incertitude qui s'ouvre pour la Grèce et pour l'Europe, mais surtout pour la Grèce. Et donc, moi, j'aurais voté oui en espérant que le gouvernement puisse entrer dans une nouvelle phase de négociation qui, de toute façon, doit avoir lieu parce que la Grèce ne doit pas sortir de l'Europe. »
France Inter — L'invité du week-end · Corinne Lepage, présidente du Rassemblement Citoyen-Cap21Vérifier à 0:26
Question 52Corinne Lepage, présidente du Rassemblement Citoyen-Cap21
C'est vrai qu'on enchaîne les conférences, les rapports, vous venez de rendre celui sur le Nouveau Monde à Ségolène Royal, vous savez ce qu'elle va en faire ?
Réponse à côté
c'est que les gens qui ont travaillé à ce rapport, qui est très axé sur la société civile, sont déjà en train de mettre en marche les mesures qui sont préconisées pour la société civile. Par exemple, il est préconisé la création d'un mouvement des entreprises, de la nouvelle économie. Eh bien, l'association de préfiguration existe, les statuts vont être déposés cette semaine. Donc, tous ceux qui sont de la société civile et intéressés par le rapport, intéressés par le fait qu'ils puissent être mis en œuvre, ont déjà commencé à le mettre en œuvre sans attendre l'État. Et j'espère que l'État fera ce qu'il a à faire. Donc, ce n'est pas les politiques qui comptent ? C'est ce que vous nous dites…
« c'est que les gens qui ont travaillé à ce rapport, qui est très axé sur la société civile, sont déjà en train de mettre en marche les mesures qui sont préconisées pour la société civile. Par exemple, il est préconisé la création d'un mouvement des entreprises, de la nouvelle économie. Eh bien, l'association de préfiguration existe, les statuts vont être déposés cette semaine. Donc, tous ceux qui sont de la société civile et intéressés par le rapport, intéressés par le fait qu'ils puissent être mis en œuvre, ont déjà commencé à le mettre en œuvre sans attendre l'État. Et j'espère que l'État fera ce qu'il a à faire. Donc, ce n'est pas les politiques qui comptent ? C'est ce que vous nous dites ? L'un et l'autre. Je crois qu'on est dans un monde, vous savez, où la verticalité, ceux en haut ils savent et ils font, en bas ils ne savent pas, ils ne font pas, c'est terminé. Aujourd'hui, ce sont les expériences de terrain qui servent de support aux choix politiques. Les choses sont en train de changer et ceux qui ne le comprennent pas, à mon avis, prennent des risques considérables. »
France Inter — L'invité du week-end · Corinne Lepage, présidente du Rassemblement Citoyen-Cap21Vérifier à 5:28
Question 53Corinne Lepage, présidente du Rassemblement Citoyen-Cap21
La Chine a promis d'atteindre son pic de pollution en 2030. C'est le chiffre le plus optimiste. Vous, vous y voyez une bonne nouvelle ?
Réponse directe
Écoutez, la Chine est un immense pays. Depuis l'année dernière, elle construit plus de renouvelables qu'elle ne construit de centrales à charbon. Alors vous savez, on peut toujours regarder le verre à moitié vide et le verre à moitié plat. Elle s'est donné cet objectif de 2030, je pense, je peux me tromper, qu'elle y parviendra avant tout simplement parce que la situation de la pollution atmosphérique en Chine est telle que je ne vois pas que ça continue à augmenter jusqu'en 2030. Ce n'est pas possible. Mais il n'y a pas que la Chine dans le monde. Il y a de très nombreux pays qui, aujourd'hui, sont en train de changer leur politique. Vous avez des villes qui jouent un rôle de plus en plus…
« Écoutez, la Chine est un immense pays. Depuis l'année dernière, elle construit plus de renouvelables qu'elle ne construit de centrales à charbon. Alors vous savez, on peut toujours regarder le verre à moitié vide et le verre à moitié plat. Elle s'est donné cet objectif de 2030, je pense, je peux me tromper, qu'elle y parviendra avant tout simplement parce que la situation de la pollution atmosphérique en Chine est telle que je ne vois pas que ça continue à augmenter jusqu'en 2030. Ce n'est pas possible. Mais il n'y a pas que la Chine dans le monde. Il y a de très nombreux pays qui, aujourd'hui, sont en train de changer leur politique. Vous avez des villes qui jouent un rôle de plus en plus important dans ce changement. Et dans le rapport sur l'économie du Nouveau Monde que j'ai remis à Ségolène Royal et que chacun peut télécharger sur adnmonde.fr, nous montrons comment déjà dans notre pays, qui est pourtant un pays qui n'est pas particulièrement en avance sur le plan des énergies renouvelables et d'efficacité énergétique parmi les pays industrialisés, eh bien il y a des expériences et plus que ça des réalisations remarquables et qui marchent très très bien. Donc la question c'est comment est-ce qu'on fait le passage ? Comment est-ce qu'on casse le plafond de verre qui aujourd'hui laisse tous ces changements finalement non pas à l'état de niche mais à l'état de petits systèmes par rapport à un grand système dominant ? Et je crois que c'est là-dessus qu'on doit réfléchir. Donc la conférence pour le climat, pour moi, elle est essentielle non seulement pour trouver un accord, c'est pas sûr qu'on l'aura, mais en tout cas pour que la prise de conscience se transforme désormais en acte pour tout un chacun. »
France Inter — L'invité du week-end · Corinne Lepage, présidente du Rassemblement Citoyen-Cap21Vérifier à 3:45
Question 54Corinne Lepage, présidente du Rassemblement Citoyen-Cap21
Vous ne vous dites pas que si c'est oui, c'est aussi l'incertitude, puisque Alexis Tsipras peut remettre son mandat en jeu, son ministre des Finances également, et donc il y aura de nouveau un vote et de nouveau... Oui, mais enfin, il y a une position de la Grèce.
Réponse à côté
Je crois que ce qui est important, c'est que le peuple grec se positionne. Ensuite, ses dirigeants devront bien tenir compte de ce que le peuple grec aura dit. Ils sont juste ces plans qui sont proposés par la BCE et le FMI ? Ils sont très durs. Moi, j'ai beaucoup de mal, si vous voulez, avec un système dans lequel le clergé ne paye pas d'impôts. Alors, on nous dit, oui, il ne paye pas d'impôts, mais c'est lui qui fait le système social. Bon, c'est possible, mais enfin, il ne paye pas d'impôts. Les armateurs ne payent pas d'impôts. Donc, en définitive, ce sont les plus modestes qui payent les impôts. C'est quand même un système qui n'est pas acceptable. Donc, je pense qu'il y a, au départ,…
« Je crois que ce qui est important, c'est que le peuple grec se positionne. Ensuite, ses dirigeants devront bien tenir compte de ce que le peuple grec aura dit. Ils sont juste ces plans qui sont proposés par la BCE et le FMI ? Ils sont très durs. Moi, j'ai beaucoup de mal, si vous voulez, avec un système dans lequel le clergé ne paye pas d'impôts. Alors, on nous dit, oui, il ne paye pas d'impôts, mais c'est lui qui fait le système social. Bon, c'est possible, mais enfin, il ne paye pas d'impôts. Les armateurs ne payent pas d'impôts. Donc, en définitive, ce sont les plus modestes qui payent les impôts. C'est quand même un système qui n'est pas acceptable. Donc, je pense qu'il y a, au départ, un problème d'organisation de l'État grec dans toute cette affaire-là. »
France Inter — L'invité du week-end · Corinne Lepage, présidente du Rassemblement Citoyen-Cap21Vérifier à 1:19Voir 1 autre passage
« Vous me dites, est-ce que je vote oui ou non ? Je vous dis, je vote oui, mais je pense qu'il faut effacer une partie de la dette de la Grèce, et que cet effacement pourra se faire d'autant plus facilement qu'il y aurait un oui au référendum. Beaucoup plus difficilement si c'est un non. »
France Inter — L'invité du week-end · Corinne Lepage, présidente du Rassemblement Citoyen-Cap21Vérifier à 2:14
Voir 2 autres passages
« énorme. C'est plus de deux fois la filière nucléaire »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 05/10/26Vérifier à 3:52
« des rentrées fiscales de l'ordre de 2,5 »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 05/10/26Vérifier à 3:57
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bon, c'est une assimilation que je voudrais expliquer. On a vécu pendant une trentaine d'années avec des gens très organisés qui ont eu de cesse de dire qu'il n'y avait pas de dérèglement climatique. Ce n'est pas nouveau. Je renverrai un excellent livre que nos auditeurs ont peut-être lu il y a quelques années d'un garçon qui s'appelle Nathaniel Rich qui s'appelait « Perdre la terre ». Ce petit bouquin qui est sorti il y a une vingtaine d'années expliquait comment en 1980, alors que le président Carter avait organisé ce qui aurait dû être les accords de Paris versus 1980, c'est-à-dire une première conférence mondiale pour atténuer les effets du changement climatique à un moment où ils étaient encore très faibles et on pouvait encore faire énormément de choses. Ça a été saboté par Reagan et par les pétroliers. Depuis ces années-là, depuis 1980 à peu près, les pétroliers qui jusque-là au contraire avaient une parfaite connaissance de ce qui se passait et essayaient d'agir, ont pris une vision climato-sceptique et ont alimenté toute une série de figs-sangs, de scientifiques et de politiques qui sont venus dire « Non, non, il n'y a pas de dérèglement climatique ». Et puis quand c'est apparu quand même un peu trop gros, on a dit « Oui, il y a peut-être effectivement une augmentation des émissions des effets de serre, mais ce n'est pas de la faute des ordres, ce n'est pas anthropique, c'est la terre, c'est l'inquinaison du soleil, c'est tout ce que vous voudrez ». Bon, aujourd'hui, on sait exactement ce qu'il en est et on a perdu 40 ans et ironie du sort, ce sont les mêmes qui viennent dire aujourd'hui « Ah ouais, mais franchement, qu'est-ce que vous avez fichu, vous les politiques, vous n'avez rien fait du tout pendant tout ce temps-là, vous auriez dû prendre des mesures et mettre en place de l'adaptation ». Voilà, donc, l'inquin climatique qui nous amène à la catastrophe dans laquelle nous sommes aujourd'hui. »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 20/07/26Vérifier à 0:29Voir 2 autres passages
« Pour moi, c'est exactement le même phénomène qui est à l'œuvre. Nous sommes en face de la même chose en ce qui concerne la pollution chimique et les maladies qui en résultent. C'est assez simple, le constat sanitaire est alarmant. Si vous regardez l'explosion des cancers, on parle beaucoup actuellement des cancers qui, malheureusement, il y en a beaucoup qui se guérissent beaucoup mieux, mais il y en a qui sont encore absolument catastrophiques. Les maladies neurodégénératives, je pense au Parkinson, mais pas que. Les cancers pédiatriques, l'autisme, tout cela se développe à une vitesse accélérée. C'est une catastrophe humaine, mais c'est aussi une catastrophe financière. La Cour des comptes, elle-même, s'est émue par le coût des traitements, puisqu'entre 2024 et 2025, on a vu passer le coût des maladies de longue durée pour la Sécurité sociale de 9 à 14 milliards. Donc, c'est quand même par rien. Alors, vous allez me dire, OK, mais quel lien vous faites avec les pesticides ? Il faut savoir qu'en matière de santé environnementale, il n'y a jamais de certitude absolue. De même que vous ne pourrez jamais dire, M. Tartampion qui a fumé 5 paquets de cigarettes par jour à un cancer du poumon à cause de ses cigarettes, c'est probable, ce n'est pas certain, ce n'est jamais sûr. Il n'y a qu'un cancer dont on est sûr de sa source, c'est le cancer de la plèvre parce que c'est l'amiante et qu'on trouve des fibres d'amiante dans la plèvre. Mais en dehors de ça, il n'y a jamais de certitude à 100%. Mais il y a de très fortes probabilités. Et par exemple, aux États-Unis, Bayer Monsanto a été condamné à payer des dizaines de milliards de dollars d'indemnisation à des malades du lymphome nonochkinien parce que les tribunaux américains ont considéré qu'il y avait un lien de probabilité très puissant entre le glyphosate et ces maladies. Et puis aujourd'hui, en France, le cancer de la prostate, le lymphome nonochkinien, les myélomes, la maladie de Parkinson, ce sont des maladies professionnelles pour les agriculteurs qui utilisent les pesticides. Donc si on considère qu'il y a un lien suffisamment prouvé pour considérer que c'est une maladie professionnelle, on peut considérer que c'est la même chose pour les autres. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées10 août 2018 au 20 juil. 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour moi, c'est exactement le même phénomène qui est à l'œuvre. Nous sommes en face de la même chose en ce qui concerne la pollution chimique et les maladies qui en résultent. C'est assez simple, le constat sanitaire est alarmant. Si vous regardez l'explosion des cancers, on parle beaucoup actuellement des cancers qui, malheureusement, il y en a beaucoup qui se guérissent beaucoup mieux, mais il y en a qui sont encore absolument catastrophiques. Les maladies neurodégénératives, je pense au Parkinson, mais pas que. Les cancers pédiatriques, l'autisme, tout cela se développe à une vitesse accélérée. C'est une catastrophe humaine, mais c'est aussi une catastrophe financière. La Cour des comptes, elle-même, s'est émue par le coût des traitements, puisqu'entre 2024 et 2025, on a vu passer le coût des maladies de longue durée pour la Sécurité sociale de 9 à 14 milliards. Donc, c'est quand même par rien. Alors, vous allez me dire, OK, mais quel lien vous faites avec les pesticides ? Il faut savoir qu'en matière de santé environnementale, il n'y a jamais de certitude absolue. De même que vous ne pourrez jamais dire, M. Tartampion qui a fumé 5 paquets de cigarettes par jour à un cancer du poumon à cause de ses cigarettes, c'est probable, ce n'est pas certain, ce n'est jamais sûr. Il n'y a qu'un cancer dont on est sûr de sa source, c'est le cancer de la plèvre parce que c'est l'amiante et qu'on trouve des fibres d'amiante dans la plèvre. Mais en dehors de ça, il n'y a jamais de certitude à 100%. Mais il y a de très fortes probabilités. Et par exemple, aux États-Unis, Bayer Monsanto a été condamné à payer des dizaines de milliards de dollars d'indemnisation à des malades du lymphome nonochkinien parce que les tribunaux américains ont considéré qu'il y avait un lien de probabilité très puissant entre le glyphosate et ces maladies. Et puis aujourd'hui, en France, le cancer de la prostate, le lymphome nonochkinien, les myélomes, la maladie de Parkinson, ce sont des maladies professionnelles pour les agriculteurs qui utilisent les pesticides. Donc si on considère qu'il y a un lien suffisamment prouvé pour considérer que c'est une maladie professionnelle, on peut considérer que c'est la même chose pour les autres. »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 20/07/26Vérifier à 2:28Voir 2 autres passages
« Tout simplement parce qu'on fait comme si ça n'existait pas et au lieu de réduire, d'essayer de s'attaquer aux causes, on accélère, comme on l'a fait avec le dérèglement climatique. C'est-à-dire qu'on continue à autoriser des produits toxiques, ce qui est en train de faire la loi Duplomb qui va être votée aujourd'hui. Au niveau européen, on détricote le système de protection qui n'était pas total, qui était partiel, mais au moins qui a le mérite d'exister. On le détricote. Tout ça, pourquoi ? Eh bien, pour pouvoir continuer et on inverse le principe qui veut qu'on autorise un produit seulement quand il n'est pas toxique. On autorise un produit dès lors qu'il n'y a pas d'alternative chimique, c'est-à-dire qu'en réalité, on met de l'essence sur l'incendie. »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 20/07/26Vérifier à 4:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes5 juil. 2015 au 20 juil. 2026 · 13 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour moi, c'est exactement le même phénomène qui est à l'œuvre. Nous sommes en face de la même chose en ce qui concerne la pollution chimique et les maladies qui en résultent. C'est assez simple, le constat sanitaire est alarmant. Si vous regardez l'explosion des cancers, on parle beaucoup actuellement des cancers qui, malheureusement, il y en a beaucoup qui se guérissent beaucoup mieux, mais il y en a qui sont encore absolument catastrophiques. Les maladies neurodégénératives, je pense au Parkinson, mais pas que. Les cancers pédiatriques, l'autisme, tout cela se développe à une vitesse accélérée. C'est une catastrophe humaine, mais c'est aussi une catastrophe financière. La Cour des comptes, elle-même, s'est émue par le coût des traitements, puisqu'entre 2024 et 2025, on a vu passer le coût des maladies de longue durée pour la Sécurité sociale de 9 à 14 milliards. Donc, c'est quand même par rien. Alors, vous allez me dire, OK, mais quel lien vous faites avec les pesticides ? Il faut savoir qu'en matière de santé environnementale, il n'y a jamais de certitude absolue. De même que vous ne pourrez jamais dire, M. Tartampion qui a fumé 5 paquets de cigarettes par jour à un cancer du poumon à cause de ses cigarettes, c'est probable, ce n'est pas certain, ce n'est jamais sûr. Il n'y a qu'un cancer dont on est sûr de sa source, c'est le cancer de la plèvre parce que c'est l'amiante et qu'on trouve des fibres d'amiante dans la plèvre. Mais en dehors de ça, il n'y a jamais de certitude à 100%. Mais il y a de très fortes probabilités. Et par exemple, aux États-Unis, Bayer Monsanto a été condamné à payer des dizaines de milliards de dollars d'indemnisation à des malades du lymphome nonochkinien parce que les tribunaux américains ont considéré qu'il y avait un lien de probabilité très puissant entre le glyphosate et ces maladies. Et puis aujourd'hui, en France, le cancer de la prostate, le lymphome nonochkinien, les myélomes, la maladie de Parkinson, ce sont des maladies professionnelles pour les agriculteurs qui utilisent les pesticides. Donc si on considère qu'il y a un lien suffisamment prouvé pour considérer que c'est une maladie professionnelle, on peut considérer que c'est la même chose pour les autres. »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 20/07/26Vérifier à 2:28Voir 2 autres passages
« Alors, l'écologie profonde, c'est en fait une écologie qui fait primer le vivant, y compris sur l'humain. Ce qui, évidemment, pose des problèmes démocratiques non négligeables que l'on retrouve aujourd'hui dans la réflexion qui est menée sur les droits de la nature. Reconnaître des droits à la nature, oui. Faut-il pour autant reconnaître une personnalité juridique à la nature, c'est une autre question. Et si oui, jusqu'où cette personnalité juridique peut-elle imposer à l'espèce humaine ? »
RCF — L'Invité de la Matinale · 10 ans après Laudato Si' : Corinne Lepage salue un texte historiqueVérifier à 6:45
« Certainement oui, mais malheureusement on voit bien que nous assistons aujourd'hui à ce qu'on appelle le backlash, c'est-à-dire un retour en arrière sur toutes les questions environnementales. Même si le sommet des océans qui s'est tenu à Nice la semaine dernière a abouti quand même à des conclusions plus positives que ce qu'on pouvait penser, il faut bien voir que malheureusement la question climatique n'est absolument pas prise à sa mesure. La perte de biodiversité s'accélère. Et troisième sujet qui est lié, mais qu'on ne lit pas assez à mon sens, la question sanitaire. C'est-à-dire qu'on s'occupe de la biodiversité, de la santé du vivant, c'est très important, bien sûr, mais la santé des humains c'est très important aussi. Or, la santé des humains est considérablement impactée aujourd'hui par la dégradation de la situation environnementale et la pollution chimique en particulier. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour moi, c'est exactement le même phénomène qui est à l'œuvre. Nous sommes en face de la même chose en ce qui concerne la pollution chimique et les maladies qui en résultent. C'est assez simple, le constat sanitaire est alarmant. Si vous regardez l'explosion des cancers, on parle beaucoup actuellement des cancers qui, malheureusement, il y en a beaucoup qui se guérissent beaucoup mieux, mais il y en a qui sont encore absolument catastrophiques. Les maladies neurodégénératives, je pense au Parkinson, mais pas que. Les cancers pédiatriques, l'autisme, tout cela se développe à une vitesse accélérée. C'est une catastrophe humaine, mais c'est aussi une catastrophe financière. La Cour des comptes, elle-même, s'est émue par le coût des traitements, puisqu'entre 2024 et 2025, on a vu passer le coût des maladies de longue durée pour la Sécurité sociale de 9 à 14 milliards. Donc, c'est quand même par rien. Alors, vous allez me dire, OK, mais quel lien vous faites avec les pesticides ? Il faut savoir qu'en matière de santé environnementale, il n'y a jamais de certitude absolue. De même que vous ne pourrez jamais dire, M. Tartampion qui a fumé 5 paquets de cigarettes par jour à un cancer du poumon à cause de ses cigarettes, c'est probable, ce n'est pas certain, ce n'est jamais sûr. Il n'y a qu'un cancer dont on est sûr de sa source, c'est le cancer de la plèvre parce que c'est l'amiante et qu'on trouve des fibres d'amiante dans la plèvre. Mais en dehors de ça, il n'y a jamais de certitude à 100%. Mais il y a de très fortes probabilités. Et par exemple, aux États-Unis, Bayer Monsanto a été condamné à payer des dizaines de milliards de dollars d'indemnisation à des malades du lymphome nonochkinien parce que les tribunaux américains ont considéré qu'il y avait un lien de probabilité très puissant entre le glyphosate et ces maladies. Et puis aujourd'hui, en France, le cancer de la prostate, le lymphome nonochkinien, les myélomes, la maladie de Parkinson, ce sont des maladies professionnelles pour les agriculteurs qui utilisent les pesticides. Donc si on considère qu'il y a un lien suffisamment prouvé pour considérer que c'est une maladie professionnelle, on peut considérer que c'est la même chose pour les autres. »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 20/07/26Vérifier à 2:28Voir 2 autres passages
« Bon, c'est une assimilation que je voudrais expliquer. On a vécu pendant une trentaine d'années avec des gens très organisés qui ont eu de cesse de dire qu'il n'y avait pas de dérèglement climatique. Ce n'est pas nouveau. Je renverrai un excellent livre que nos auditeurs ont peut-être lu il y a quelques années d'un garçon qui s'appelle Nathaniel Rich qui s'appelait « Perdre la terre ». Ce petit bouquin qui est sorti il y a une vingtaine d'années expliquait comment en 1980, alors que le président Carter avait organisé ce qui aurait dû être les accords de Paris versus 1980, c'est-à-dire une première conférence mondiale pour atténuer les effets du changement climatique à un moment où ils étaient encore très faibles et on pouvait encore faire énormément de choses. Ça a été saboté par Reagan et par les pétroliers. Depuis ces années-là, depuis 1980 à peu près, les pétroliers qui jusque-là au contraire avaient une parfaite connaissance de ce qui se passait et essayaient d'agir, ont pris une vision climato-sceptique et ont alimenté toute une série de figs-sangs, de scientifiques et de politiques qui sont venus dire « Non, non, il n'y a pas de dérèglement climatique ». Et puis quand c'est apparu quand même un peu trop gros, on a dit « Oui, il y a peut-être effectivement une augmentation des émissions des effets de serre, mais ce n'est pas de la faute des ordres, ce n'est pas anthropique, c'est la terre, c'est l'inquinaison du soleil, c'est tout ce que vous voudrez ». Bon, aujourd'hui, on sait exactement ce qu'il en est et on a perdu 40 ans et ironie du sort, ce sont les mêmes qui viennent dire aujourd'hui « Ah ouais, mais franchement, qu'est-ce que vous avez fichu, vous les politiques, vous n'avez rien fait du tout pendant tout ce temps-là, vous auriez dû prendre des mesures et mettre en place de l'adaptation ». Voilà, donc, l'inquin climatique qui nous amène à la catastrophe dans laquelle nous sommes aujourd'hui. »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 20/07/26Vérifier à 0:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour moi, c'est exactement le même phénomène qui est à l'œuvre. Nous sommes en face de la même chose en ce qui concerne la pollution chimique et les maladies qui en résultent. C'est assez simple, le constat sanitaire est alarmant. Si vous regardez l'explosion des cancers, on parle beaucoup actuellement des cancers qui, malheureusement, il y en a beaucoup qui se guérissent beaucoup mieux, mais il y en a qui sont encore absolument catastrophiques. Les maladies neurodégénératives, je pense au Parkinson, mais pas que. Les cancers pédiatriques, l'autisme, tout cela se développe à une vitesse accélérée. C'est une catastrophe humaine, mais c'est aussi une catastrophe financière. La Cour des comptes, elle-même, s'est émue par le coût des traitements, puisqu'entre 2024 et 2025, on a vu passer le coût des maladies de longue durée pour la Sécurité sociale de 9 à 14 milliards. Donc, c'est quand même par rien. Alors, vous allez me dire, OK, mais quel lien vous faites avec les pesticides ? Il faut savoir qu'en matière de santé environnementale, il n'y a jamais de certitude absolue. De même que vous ne pourrez jamais dire, M. Tartampion qui a fumé 5 paquets de cigarettes par jour à un cancer du poumon à cause de ses cigarettes, c'est probable, ce n'est pas certain, ce n'est jamais sûr. Il n'y a qu'un cancer dont on est sûr de sa source, c'est le cancer de la plèvre parce que c'est l'amiante et qu'on trouve des fibres d'amiante dans la plèvre. Mais en dehors de ça, il n'y a jamais de certitude à 100%. Mais il y a de très fortes probabilités. Et par exemple, aux États-Unis, Bayer Monsanto a été condamné à payer des dizaines de milliards de dollars d'indemnisation à des malades du lymphome nonochkinien parce que les tribunaux américains ont considéré qu'il y avait un lien de probabilité très puissant entre le glyphosate et ces maladies. Et puis aujourd'hui, en France, le cancer de la prostate, le lymphome nonochkinien, les myélomes, la maladie de Parkinson, ce sont des maladies professionnelles pour les agriculteurs qui utilisent les pesticides. Donc si on considère qu'il y a un lien suffisamment prouvé pour considérer que c'est une maladie professionnelle, on peut considérer que c'est la même chose pour les autres. »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 20/07/26Vérifier à 2:28Voir 2 autres passages
« Bien sûr, ça a résonné. Et c'est intéressant que le pape François trouve un mot différent de celui d'écologie profonde. »
RCF — L'Invité de la Matinale · 10 ans après Laudato Si' : Corinne Lepage salue un texte historiqueVérifier à 6:33
« Le fait que le pape ait recherché un mot différent de celui de Deep Ecology, d'écologie profonde, m'apparaît intéressant parce que l'écologie intégrale renvoie à la profondeur de ce que peut être l'écologie, y compris pour l'espèce humaine. »
RCF — L'Invité de la Matinale · 10 ans après Laudato Si' : Corinne Lepage salue un texte historique
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités5 juil. 2015 au 20 juil. 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Tout simplement parce qu'on fait comme si ça n'existait pas et au lieu de réduire, d'essayer de s'attaquer aux causes, on accélère, comme on l'a fait avec le dérèglement climatique. C'est-à-dire qu'on continue à autoriser des produits toxiques, ce qui est en train de faire la loi Duplomb qui va être votée aujourd'hui. Au niveau européen, on détricote le système de protection qui n'était pas total, qui était partiel, mais au moins qui a le mérite d'exister. On le détricote. Tout ça, pourquoi ? Eh bien, pour pouvoir continuer et on inverse le principe qui veut qu'on autorise un produit seulement quand il n'est pas toxique. On autorise un produit dès lors qu'il n'y a pas d'alternative chimique, c'est-à-dire qu'en réalité, on met de l'essence sur l'incendie. »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 20/07/26Vérifier à 4:44Voir 2 autres passages
« Écoutez, j'ai eu la chance, à la demande du président de la République, François Hollande, de lancer en 2015, la même année, un texte qui s'appelle « La Déclaration universelle des droits de l'humanité » qui vient de fêter ses dix ans avec une manifestation très réussie à Genève, au Palais des Nations Unies. Et dans ce cadre, j'avais organisé au Bernardin, il y a maintenant quatre ou cinq ans. Et ceux de vos auditeurs que cela intéresse pourront retrouver ça sur Internet. »
RCF — L'Invité de la Matinale · 10 ans après Laudato Si' : Corinne Lepage salue un texte historiqueVérifier à 9:35
« Parce qu'il faut bien comprendre que le vivant, c'est aussi nous. Et ce n'est pas un hasard si désormais les juridictions internationales, je pense à la Cour européenne des droits de l'homme, considèrent que les questions climatiques font partie des droits humains. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bon, c'est une assimilation que je voudrais expliquer. On a vécu pendant une trentaine d'années avec des gens très organisés qui ont eu de cesse de dire qu'il n'y avait pas de dérèglement climatique. Ce n'est pas nouveau. Je renverrai un excellent livre que nos auditeurs ont peut-être lu il y a quelques années d'un garçon qui s'appelle Nathaniel Rich qui s'appelait « Perdre la terre ». Ce petit bouquin qui est sorti il y a une vingtaine d'années expliquait comment en 1980, alors que le président Carter avait organisé ce qui aurait dû être les accords de Paris versus 1980, c'est-à-dire une première conférence mondiale pour atténuer les effets du changement climatique à un moment où ils étaient encore très faibles et on pouvait encore faire énormément de choses. Ça a été saboté par Reagan et par les pétroliers. Depuis ces années-là, depuis 1980 à peu près, les pétroliers qui jusque-là au contraire avaient une parfaite connaissance de ce qui se passait et essayaient d'agir, ont pris une vision climato-sceptique et ont alimenté toute une série de figs-sangs, de scientifiques et de politiques qui sont venus dire « Non, non, il n'y a pas de dérèglement climatique ». Et puis quand c'est apparu quand même un peu trop gros, on a dit « Oui, il y a peut-être effectivement une augmentation des émissions des effets de serre, mais ce n'est pas de la faute des ordres, ce n'est pas anthropique, c'est la terre, c'est l'inquinaison du soleil, c'est tout ce que vous voudrez ». Bon, aujourd'hui, on sait exactement ce qu'il en est et on a perdu 40 ans et ironie du sort, ce sont les mêmes qui viennent dire aujourd'hui « Ah ouais, mais franchement, qu'est-ce que vous avez fichu, vous les politiques, vous n'avez rien fait du tout pendant tout ce temps-là, vous auriez dû prendre des mesures et mettre en place de l'adaptation ». Voilà, donc, l'inquin climatique qui nous amène à la catastrophe dans laquelle nous sommes aujourd'hui. »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 20/07/26Vérifier à 0:29Voir 2 autres passages
« Tout simplement parce qu'on fait comme si ça n'existait pas et au lieu de réduire, d'essayer de s'attaquer aux causes, on accélère, comme on l'a fait avec le dérèglement climatique. C'est-à-dire qu'on continue à autoriser des produits toxiques, ce qui est en train de faire la loi Duplomb qui va être votée aujourd'hui. Au niveau européen, on détricote le système de protection qui n'était pas total, qui était partiel, mais au moins qui a le mérite d'exister. On le détricote. Tout ça, pourquoi ? Eh bien, pour pouvoir continuer et on inverse le principe qui veut qu'on autorise un produit seulement quand il n'est pas toxique. On autorise un produit dès lors qu'il n'y a pas d'alternative chimique, c'est-à-dire qu'en réalité, on met de l'essence sur l'incendie. »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 20/07/26Vérifier à 4:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités17 juin 2025 au 17 juin 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, l'écologie profonde, c'est en fait une écologie qui fait primer le vivant, y compris sur l'humain. Ce qui, évidemment, pose des problèmes démocratiques non négligeables que l'on retrouve aujourd'hui dans la réflexion qui est menée sur les droits de la nature. Reconnaître des droits à la nature, oui. Faut-il pour autant reconnaître une personnalité juridique à la nature, c'est une autre question. Et si oui, jusqu'où cette personnalité juridique peut-elle imposer à l'espèce humaine ? »
RCF — L'Invité de la Matinale · 10 ans après Laudato Si' : Corinne Lepage salue un texte historiqueVérifier à 6:45Voir 2 autres passages
« Alors, l'écologie profonde, c'est en fait une écologie qui fait primer le vivant, y compris sur l'humain. Ce qui, évidemment, pose des problèmes démocratiques non négligeables que l'on retrouve aujourd'hui dans la réflexion qui est menée sur les droits de la nature. Reconnaître des droits à la nature, oui. Faut-il pour autant reconnaître une personnalité juridique à la nature, c'est une autre question. Et si oui, jusqu'où cette personnalité juridique peut-elle imposer à l'espèce humaine ? »
RCF — L'Invité de la Matinale · 10 ans après Laudato Si' : Corinne Lepage salue un texte historiqueVérifier à 6:45
« Et l'intérêt de l'Odata aussi a été, justement, si j'ose m'exprimer ainsi, remettre l'Église au milieu du village. C'est-à-dire remettre ce sujet de la responsabilité de l'homme à l'égard de la nature en tant que garant et en tant que gestionnaire, et non pas en tant que maître et possesseur faisant ce qu'il veut. Mais d'autres religions ont une approche, je pense aux religions sud-américaines et à la terre-mer, je pense aux religions bouddhistes, par exemple, ou d'Asie du Sud-Est, qui ont un rapport, une forme de symbiose entre l'homme et la nature, qui est de nature assez différente de celle que nous avons, nous. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés17 juin 2025 au 17 juin 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Certainement oui, mais malheureusement on voit bien que nous assistons aujourd'hui à ce qu'on appelle le backlash, c'est-à-dire un retour en arrière sur toutes les questions environnementales. Même si le sommet des océans qui s'est tenu à Nice la semaine dernière a abouti quand même à des conclusions plus positives que ce qu'on pouvait penser, il faut bien voir que malheureusement la question climatique n'est absolument pas prise à sa mesure. La perte de biodiversité s'accélère. Et troisième sujet qui est lié, mais qu'on ne lit pas assez à mon sens, la question sanitaire. C'est-à-dire qu'on s'occupe de la biodiversité, de la santé du vivant, c'est très important, bien sûr, mais la santé des humains c'est très important aussi. Or, la santé des humains est considérablement impactée aujourd'hui par la dégradation de la situation environnementale et la pollution chimique en particulier. »
RCF — L'Invité de la Matinale · 10 ans après Laudato Si' : Corinne Lepage salue un texte historiqueVérifier à 1:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées8 mars 2016 au 10 août 2018 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne crois pas. Mais ce n'est pas de sa faute. Enfin, je veux dire, ce n'est pas de sa propre volonté. C'est qu'il est dans un gouvernement qui ne le veut pas. C'est tout. »
RTL · Corinne Lepage est l'invitée de RTLVérifier à 6:28Voir 1 autre passage
« Je pense qu'il a complètement raison. Il faut regarder les choses en face. EDF, 37 milliards de dettes déjà aujourd'hui. Inckley Point, c'est 24 milliards. La capitalisation boursière d'EDF, 20 milliards. Il y a entre 50 et 100 milliards pour le grand carénage. Une trentaine de milliards pour Bure. 2,7 milliards déjà payés pour Areva plus la suite. C'est une équation totalement impossible. Et ce qui arrive à Areva risque d'arriver à EDF si on continue avec des politiques pareilles. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Corinne LepageVérifier à 4:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 20/07/26
« Bon, c'est une assimilation que je voudrais expliquer. On a vécu pendant une trentaine d'années avec des gens très organisés qui ont eu de cesse de dire qu'il n'y avait pas de dérèglement climatique. Ce n'est pas nouveau. Je renverrai un excellent livre que nos auditeurs ont peut-être lu il y a quelques années d'un garçon qui s'appelle Nathaniel Rich qui s'appelait « Perdre la terre ». Ce petit bouquin qui est sorti il y a une vingtaine d'années expliquait comment en 1980, alors que le président Carter avait organisé ce qui aurait dû être les accords de Paris versus 1980, c'est-à-dire une première conférence mondiale pour atténuer les effets du changement climatique à un moment où ils étaient encore très faibles et on pouvait encore faire énormément de choses. Ça a été saboté par Reagan et par les pétroliers. Depuis ces années-là, depuis 1980 à peu près, les pétroliers qui jusque-là au contraire avaient une parfaite connaissance de ce qui se passait et essayaient d'agir, ont pris une vision climato-sceptique et ont alimenté toute une série de figs-sangs, de scientifiques et de politiques qui sont venus dire « Non, non, il n'y a pas de dérèglement climatique ». Et puis quand c'est apparu quand même un peu trop gros, on a dit « Oui, il y a peut-être effectivement une augmentation des émissions des effets de serre, mais ce n'est pas de la faute des ordres, ce n'est pas anthropique, c'est la terre, c'est l'inquinaison du soleil, c'est tout ce que vous voudrez ». Bon, aujourd'hui, on sait exactement ce qu'il en est et on a perdu 40 ans et ironie du sort, ce sont les mêmes qui viennent dire aujourd'hui « Ah ouais, mais franchement, qu'est-ce que vous avez fichu, vous les politiques, vous n'avez rien fait du tout pendant tout ce temps-là, vous auriez dû prendre des mesures et mettre en place de l'adaptation ». Voilà, donc, l'inquin climatique qui nous amène à la catastrophe dans laquelle nous sommes aujourd'hui. »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 20/07/26Vérifier à 0:29
« Bon, c'est une assimilation que je voudrais expliquer. On a vécu pendant une trentaine d'années avec des gens très organisés qui ont eu de cesse de dire qu'il n'y avait pas de dérèglement climatique. Ce n'est pas nouveau. Je renverrai un excellent livre que nos auditeurs ont peut-être lu il y a quelques années d'un garçon qui s'appelle Nathaniel Rich qui s'appelait « Perdre la terre ». Ce petit bouquin qui est sorti il y a une vingtaine d'années expliquait comment en 1980, alors que le président Carter avait organisé ce qui aurait dû être les accords de Paris versus 1980, c'est-à-dire une première conférence mondiale pour atténuer les effets du changement climatique à un moment où ils étaient encore très faibles et on pouvait encore faire énormément de choses. Ça a été saboté par Reagan et par les pétroliers. Depuis ces années-là, depuis 1980 à peu près, les pétroliers qui jusque-là au contraire avaient une parfaite connaissance de ce qui se passait et essayaient d'agir, ont pris une vision climato-sceptique et ont alimenté toute une série de figs-sangs, de scientifiques et de politiques qui sont venus dire « Non, non, il n'y a pas de dérèglement climatique ». Et puis quand c'est apparu quand même un peu trop gros, on a dit « Oui, il y a peut-être effectivement une augmentation des émissions des effets de serre, mais ce n'est pas de la faute des ordres, ce n'est pas anthropique, c'est la terre, c'est l'inquinaison du soleil, c'est tout ce que vous voudrez ». Bon, aujourd'hui, on sait exactement ce qu'il en est et on a perdu 40 ans et ironie du sort, ce sont les mêmes qui viennent dire aujourd'hui « Ah ouais, mais franchement, qu'est-ce que vous avez fichu, vous les politiques, vous n'avez rien fait du tout pendant tout ce temps-là, vous auriez dû prendre des mesures et mettre en place de l'adaptation ». Voilà, donc, l'inquin climatique qui nous amène à la catastrophe dans laquelle nous sommes aujourd'hui. »
La chronique de Corinne Lepage · La chronique de Corinne Lepage du 20/07/26Vérifier à 0:29
RCF — L'Invité de la Matinale · 10 ans après Laudato Si' : Corinne Lepage salue un texte historiqueVérifier à 1:16
« Tout à fait, tout à fait, et les accords de Paris ont marqué une forme d'apogée jusqu'à présent d'une entente planétaire pour prendre en charge le problème de la maison commune. Depuis lors, malheureusement, la situation s'est largement dégradée, COP après COP et le fait qu'elle se soit tenue dans des pays dont l'économie repose principalement sur le pétrole n'est peut-être pas totalement étrangère au résultat, les COP piétines. On va voir avec celle du Brésil cette année, Brésil qui est quand même un des poumons de la planète avec l'Amazonie, qui a été massacrée au cours des années passées, à telle enseigne que beaucoup de scientifiques disent qu'aujourd'hui, l'Amazonie rejette plus de carbone qu'elle n'en capte. »
RCF — L'Invité de la Matinale · 10 ans après Laudato Si' : Corinne Lepage salue un texte historiqueVérifier à 4:28
RCF — L'Invité de la Matinale · 10 ans après Laudato Si' : Corinne Lepage salue un texte historiqueVérifier à 5:51
« Et je dirais que c'est cette conviction qui personnellement m'a toujours guidée toute ma vie et qui a guidée mon mari Christian Huglot, avec lequel j'ai tout partagé dans les combats écologiques. Et d'autres combats aussi, d'ailleurs. Et qui rejoint ce qui me paraît être indispensable pour l'humain, qui est aussi la liberté, qui est la responsabilité, qui correspond au fait que nous avons le choix dans la vie. Et que notre vie est finalement la somme de nos choix. »
RCF — L'Invité de la Matinale · 10 ans après Laudato Si' : Corinne Lepage salue un texte historiqueVérifier à 12:17
RCF — L'Invité de la Matinale · 10 ans après Laudato Si' : Corinne Lepage salue un texte historiqueVérifier à 8:36