Tout à fait et merci à vous aussi parce que c'est vrai, on a besoin de vos lumières. On parle beaucoup de réchauffement climatique, de ce qui s'est passé avec l'environnement cette année. Vous nous avez expliqué. Alors après le déni climatique, maintenant le déni sanitaire. Pourquoi ?
Réponse à côtéBon, c'est une assimilation que je voudrais expliquer. On a vécu pendant une trentaine d'années avec des gens très organisés qui ont eu de cesse de dire qu'il n'y avait pas de dérèglement climatique. Ce n'est pas nouveau. Je renverrai un excellent livre que nos auditeurs ont peut-être lu il y a quelques années d'un garçon qui s'appelle Nathaniel Rich qui s'appelait « Perdre la terre ». Ce petit bouquin qui est sorti il y a une vingtaine d'années expliquait comment en 1980, alors que le président Carter avait organisé ce qui aurait dû être les accords de Paris versus 1980, c'est-à-dire une première conférence mondiale pour atténuer les effets du changement climatique à un moment où ils étaie…
« Bon, c'est une assimilation que je voudrais expliquer. On a vécu pendant une trentaine d'années avec des gens très organisés qui ont eu de cesse de dire qu'il n'y avait pas de dérèglement climatique. Ce n'est pas nouveau. Je renverrai un excellent livre que nos auditeurs ont peut-être lu il y a quelques années d'un garçon qui s'appelle Nathaniel Rich qui s'appelait « Perdre la terre ». Ce petit bouquin qui est sorti il y a une vingtaine d'années expliquait comment en 1980, alors que le président Carter avait organisé ce qui aurait dû être les accords de Paris versus 1980, c'est-à-dire une première conférence mondiale pour atténuer les effets du changement climatique à un moment où ils étaient encore très faibles et on pouvait encore faire énormément de choses. Ça a été saboté par Reagan et par les pétroliers. Depuis ces années-là, depuis 1980 à peu près, les pétroliers qui jusque-là au contraire avaient une parfaite connaissance de ce qui se passait et essayaient d'agir, ont pris une vision climato-sceptique et ont alimenté toute une série de figs-sangs, de scientifiques et de politiques qui sont venus dire « Non, non, il n'y a pas de dérèglement climatique ». Et puis quand c'est apparu quand même un peu trop gros, on a dit « Oui, il y a peut-être effectivement une augmentation des émissions des effets de serre, mais ce n'est pas de la faute des ordres, ce n'est pas anthropique, c'est la terre, c'est l'inquinaison du soleil, c'est tout ce que vous voudrez ». Bon, aujourd'hui, on sait exactement ce qu'il en est et on a perdu 40 ans et ironie du sort, ce sont les mêmes qui viennent dire aujourd'hui « Ah ouais, mais franchement, qu'est-ce que vous avez fichu, vous les politiques, vous n'avez rien fait du tout pendant tout ce temps-là, vous auriez dû prendre des mesures et mettre en place de l'adaptation ». Voilà, donc, l'inquin climatique qui nous amène à la catastrophe dans laquelle nous sommes aujourd'hui. »
