Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
17 janv. 2021 au 17 juil. 2026
Questions
295
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 295 questions évaluables
Réponse directe
133
Réponse partielle
65
Réponse à côté
89
Refus explicite
8
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 295
Question 1Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
Clément Beaune, haut commissaire, je le rappelle au plan, certains ont des doutes sur l'utilité même de ce haut commissariat au plan. Je prends l'exemple de David Lissnard, il est candidat à la présidentielle, il écrit sur Twitter « Voilà un commissariat affirmé alors qu'il en manque tant dans certains quartiers. » Une certaine ironie, vous lui répondez quoi à David Lissnard ?
Réponse directe
D'abord, je réponds que j'ai lu le programme de David Lissnard mais visiblement pas lui parce qu'il y a tout un paragraphe, un chapitre sur le commissariat au plan qu'il faut renforcer pour penser le temps long, pour réfléchir justement à des programmes d'adaptation à la chaleur par exemple, pour réfléchir à nos grands projets d'investissement. Donc d'abord, ce serait bien que David Lissnard soit cohérent. David Lissnard, c'est le champion du monde des discours sur la dépense publique. C'est le milleil français ou le thatcher français, un peu le milleil du pauvre.
« D'abord, je réponds que j'ai lu le programme de David Lissnard mais visiblement pas lui parce qu'il y a tout un paragraphe, un chapitre sur le commissariat au plan qu'il faut renforcer pour penser le temps long, pour réfléchir justement à des programmes d'adaptation à la chaleur par exemple, pour réfléchir à nos grands projets d'investissement. Donc d'abord, ce serait bien que David Lissnard soit cohérent. David Lissnard, c'est le champion du monde des discours sur la dépense publique. C'est le milleil français ou le thatcher français, un peu le milleil du pauvre. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On a vu cette semaine beaucoup d'alertes et beaucoup de chiffres qui sont très impressionnants. Il y a eu un rapport de 4 économistes remis au ministre du Budget. On a fait ce travail, nous, sur un temps. C'est notre mission beaucoup plus long. On a regardé les choses si on poursuivait la tendance telle qu'elle est aujourd'hui jusqu'à 2035 et jusqu'à 2050. Et pour le dire en un chiffre, si on continuait comme ça, c'est-à-dire qu'on ne faisait aucune réforme, plus rien, plus d'efforts, on aurait une dette qui se rapprocherait de 200% du PIB, c'est-à-dire 200% deux fois ce qu'on produit chaque année, en 2050. En une génération, c'est-à-dire très rapidement en réalité. Donc pour éviter cette perte de contrôle, il faut faire des efforts dans les toutes prochaines années. C'est le message de notre rapport, c'est le message du rapport des économistes qui a été remis à David Amiel. Et ça veut dire un certain nombre de réformes, de prolongations de réformes. Je pense à la réforme des retraites par exemple. On peut discuter des sujets qui sont les plus sensibles. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 8:54
Question 2Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
les finances publiques françaises suivraient une trajectoire de dégradation préoccupante et non soutenable d'ici 2050. Si je traduis, ça veut dire que d'ici 2050, il y a un risque réel, bien réel, de voir la France sous la tutelle de ses créanciers ou du FMI ?
Réponse directe
On n'a pas ces scénarios de politique fiction. On est un grand pays, on ne va pas vivre sous tutelle. Mais surtout, on a les moyens de réagir. Donc ça, c'est évidemment, si on ne fait rien, vous avez raison, si le manque d'efforts, le manque de réformes était notre trajectoire pour les années qui viennent, sur les dépenses sociales notamment, j'ai évoqué les retraites, il y a dépenses de santé et d'autres, là, on aurait effectivement une situation de perte de contrôle. Et ce qui est intéressant dans le rapport qu'on a publié, comme dans le rapport des 4 économistes, c'est qu'on voit que ce qui fait en fait l'augmentation de la dette pour les prochaines années ou les prochaines décennies, c'…
« On n'a pas ces scénarios de politique fiction. On est un grand pays, on ne va pas vivre sous tutelle. Mais surtout, on a les moyens de réagir. Donc ça, c'est évidemment, si on ne fait rien, vous avez raison, si le manque d'efforts, le manque de réformes était notre trajectoire pour les années qui viennent, sur les dépenses sociales notamment, j'ai évoqué les retraites, il y a dépenses de santé et d'autres, là, on aurait effectivement une situation de perte de contrôle. Et ce qui est intéressant dans le rapport qu'on a publié, comme dans le rapport des 4 économistes, c'est qu'on voit que ce qui fait en fait l'augmentation de la dette pour les prochaines années ou les prochaines décennies, c'est quoi ? C'est les intérêts de la dette déjà accumulée. Et il ne faudrait pas qu'on soit dans une situation où même si on fait des efforts, il y a tellement d'intérêts accumulés, il y a tellement de dettes accumulées, qu'on n'arrive plus, même en faisant des économies, à rembourser. Donc ça, c'est évidemment la situation qui n'est pas celle d'aujourd'hui du tout, on a une situation stable aujourd'hui, mais qu'il faudrait éviter. Et pour l'éviter, il faut anticiper. On nous dit souvent, au plan, vous regardez l'avenir, ben oui, on regarde l'avenir, parce que si on ne le dit pas aujourd'hui, on ne fera pas les efforts nécessaires. Et ça veut dire des réformes sur des économies dans certains domaines. Et je le dis, la dépense sociale, c'est la moitié de la dépense publique, santé, retraite. Donc évidemment, il faudra faire des efforts sur une partie de ces dépenses-là. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 3:16
Question 3Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
C'est la démagogie d'une certaine manière ?
Réponse à côté
C'est une sorte de fumisterie en réalité parce que David Lissnard, c'est le premier qui demande de la dépense publique tous les ans pour les collectivités locales. Donc il nous explique quand il vient sur votre plateau ou ailleurs qu'il faut baisser les dépenses pour tout le monde sauf les collectivités locales qu'il défend. Il a peut-être des raisons de le faire. À ce moment-là, on ne peut pas être tâcheur le matin et un dépensier actif ou suractif l'après-midi. Puisqu'on parle d'un candidat. Et sur le commissariat au plan, David Lissnard, ce n'est pas le sujet le plus important. Qu'est-ce qu'on fait d'utile ? Je vais vous prendre un exemple très concret puisque souvent, on est abstrait su…
« C'est une sorte de fumisterie en réalité parce que David Lissnard, c'est le premier qui demande de la dépense publique tous les ans pour les collectivités locales. Donc il nous explique quand il vient sur votre plateau ou ailleurs qu'il faut baisser les dépenses pour tout le monde sauf les collectivités locales qu'il défend. Il a peut-être des raisons de le faire. À ce moment-là, on ne peut pas être tâcheur le matin et un dépensier actif ou suractif l'après-midi. Puisqu'on parle d'un candidat. Et sur le commissariat au plan, David Lissnard, ce n'est pas le sujet le plus important. Qu'est-ce qu'on fait d'utile ? Je vais vous prendre un exemple très concret puisque souvent, on est abstrait sur nos rapports. On a fait un projet avec un grand préfet qui a piloté les Jeux Olympiques et Paralympiques, M. Cadot, qui propose 39 propositions très concrètes pour accélérer tous nos projets d'infrastructure. On l'entend toute la journée, vos auditeurs le disent régulièrement, on ne sait plus faire de projets en France, tout est lent, il y a trop de normes, etc. Bon, on a 39 propositions. Elles ont été saisies notamment par le Président de la République, ce sont les fameux projets Notre-Dame pour accélérer nos projets. C'est très concret. Ça peut faire gagner 3 à 4 ans sur un projet d'investissement. C'est de la croissance, c'est de l'activité. Le ministre de l'Industrie a repris les propositions qu'on a faites pour qu'il y ait une simplification des projets industriels. Par exemple, qu'il n'y ait pas deux niveaux de recours contentieux. Quand vous avez un projet, vous allez au tribunal et puis vous allez une deuxième fois au tribunal d'appel. On simplifie tout ça. Donc ça, c'est des propositions très concrètes. Vous n'en avez pas marre de vous justifier à chaque fois sur votre propre utilité ? Je vais vous dire, je n'en ai pas marre parce que j'y crois et puis parce que c'est normal de se justifier. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 9:21Voir 1 autre passage
« les chinois parce qu'ils ont réussi grâce à la planification et qu'ensuite, ils vous disent supprimer, raboter, c'est idiot. Quand vous avez des gens qui vous disent baisser les dépenses locales, baisser les dépenses publiques toute la journée et augmenter les dépenses locales, ce n'est pas cohérent. C'est ce que fait M. Lissner. Clément Bonne, »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 10:46
Question 4Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
Revenons sur vos travaux. Clément Beaune, au commissaire à la stratégie et au plan, vous sortez aujourd'hui même un rapport sur les aides aux entreprises. Vous donnez une estimation du montant annuel de ces aides. Vous arrivez à quel chiffre exactement ?
Réponse directe
Je vais être très honnête. Les chiffres des autres entreprises, vous pouvez en avoir autant qu'il n'y a le rapport. Il y a eu un rapport du Sénat l'an dernier qui est très sérieux, qui aboutissait à 211 milliards d'euros. On avait nous-mêmes fait des estimations, la Cour des Comptes en a fait. Ce qu'on a voulu dire, je vais vous dire, il y a eu 12 rapports en moins de 20 ans sur ce sujet. Je pense qu'on peut arrêter d'en faire, pour être très honnête. C'est-à-dire que c'était le dernier ? Je ne décide pas pour les autres, mais je pense qu'honnêtement ça ne sert à rien de chercher le chiffre magique. Et nous, on n'a pas voulu dire il y a un chiffre définitif, on est plus savants que les autr…
« Je vais être très honnête. Les chiffres des autres entreprises, vous pouvez en avoir autant qu'il n'y a le rapport. Il y a eu un rapport du Sénat l'an dernier qui est très sérieux, qui aboutissait à 211 milliards d'euros. On avait nous-mêmes fait des estimations, la Cour des Comptes en a fait. Ce qu'on a voulu dire, je vais vous dire, il y a eu 12 rapports en moins de 20 ans sur ce sujet. Je pense qu'on peut arrêter d'en faire, pour être très honnête. C'est-à-dire que c'était le dernier ? Je ne décide pas pour les autres, mais je pense qu'honnêtement ça ne sert à rien de chercher le chiffre magique. Et nous, on n'a pas voulu dire il y a un chiffre définitif, on est plus savants que les autres. On a voulu mettre tout le monde autour de la table, ce qu'on n'avait jamais fait. Des députés de différentes sensibilités, des collectivités locales, des économistes, les partenaires sociaux de la CGT au MEDEF. Et tout le monde a eu un avis un peu différent. Est-ce qu'on a dit ? Tout le monde a dit le chiffre parfait, il n'existe pas. Donc nous, on a pris une fourchette. 187 milliards. Soit 82, soit 187, selon en gros que vous comptez les allégements généraux de charges ou pas. C'est ça l'éléphant dans la pièce. C'est qu'il y a un certain nombre d'acteurs, de syndicats notamment, qui disent il faut les compter parce que c'est une forme de dérogation favorable aux entreprises. Et puis des entreprises qui disent, et je crois qu'elles ont des arguments pour ça, c'est une compensation des prélèvements obligatoires qui sont élevés pour baisser un peu le coût du travail. J'allais dire ça, on ne le réconsidérera jamais tout le monde. Donc nous, on dit stabilisons les choses et surtout le débat intéressant, ce n'est pas celui sur le chiffre magique. 82, 187, c'est la fourchette qu'on donne. On dit suivons-le chaque année sur le même périmètre. Et ce qui est intéressant, c'est de voir si ça augmente ou si ça baisse. Et ce qui est intéressant aussi, c'est de voir l'évaluation. Est-ce que par exemple... »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 5:39
Question 5Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
Est-ce que vous y êtes favorable à cette année blanche ?
Réponse à côté
Alors, nous, on n'est pas rentré dans un débat sur le budget 2027, ni même d'ailleurs sur les 2-3 années qui viennent. Ça, c'est ce qu'est en train de faire le ministère du Budget. Et je ne veux pas qu'on confonde les exercices. On dirait, vous mêlez tout, ce n'est pas notre boulot. Donc, il y a des arbitrages qui vont être faits. Je crois que le rapport des 4 économistes qui a été remis au ministre du Budget cette semaine évoque cette piste. On sait que ça fait des économies. On sait que c'est sensible aussi parce que ça touche à des prestations sociales. Tout à fait. Donc, moi, je mélange...
« Alors, nous, on n'est pas rentré dans un débat sur le budget 2027, ni même d'ailleurs sur les 2-3 années qui viennent. Ça, c'est ce qu'est en train de faire le ministère du Budget. Et je ne veux pas qu'on confonde les exercices. On dirait, vous mêlez tout, ce n'est pas notre boulot. Donc, il y a des arbitrages qui vont être faits. Je crois que le rapport des 4 économistes qui a été remis au ministre du Budget cette semaine évoque cette piste. On sait que ça fait des économies. On sait que c'est sensible aussi parce que ça touche à des prestations sociales. Tout à fait. Donc, moi, je mélange... »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 4:42
Question 6Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
Ça, c'est sur le temps long. D'ici là, on a ce fameux budget de sauvegarde républicaine qui arrive, le budget 2027, avec un certain nombre de pistes qui ont été annoncées par le gouvernement. Question oui ou non, est-ce que vous préconisez une année blanche, c'est-à-dire, gel du barène de l'impôt, des pensions de retraite, des prestations sociales ?
Réponse à côté
Alors, nous, on n'est pas rentré dans un débat sur le budget 2027, ni même d'ailleurs sur les 2-3 années qui viennent. Ça, c'est ce qu'est en train de faire le ministère du Budget. Et je ne veux pas qu'on confonde les exercices. On dirait, vous mêlez tout, ce n'est pas notre boulot. Donc, il y a des arbitrages qui vont être faits. Je crois que le rapport des 4 économistes qui a été remis au ministre du Budget cette semaine évoque cette piste. On sait que ça fait des économies. On sait que c'est sensible aussi parce que ça touche à des prestations sociales. Tout à fait. Donc, moi, je mélange...
« Alors, nous, on n'est pas rentré dans un débat sur le budget 2027, ni même d'ailleurs sur les 2-3 années qui viennent. Ça, c'est ce qu'est en train de faire le ministère du Budget. Et je ne veux pas qu'on confonde les exercices. On dirait, vous mêlez tout, ce n'est pas notre boulot. Donc, il y a des arbitrages qui vont être faits. Je crois que le rapport des 4 économistes qui a été remis au ministre du Budget cette semaine évoque cette piste. On sait que ça fait des économies. On sait que c'est sensible aussi parce que ça touche à des prestations sociales. Tout à fait. Donc, moi, je mélange... »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 4:42
Question 7Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
Est-ce que d'ailleurs sur la réforme des retraites, tenez, vous en parlez, est-ce qu'il faut revenir sur la suspension de cette réforme des retraites avant même la prochaine élection présidentielle dans le prochain budget 2027 ?
Réponse partielle
Il y a eu une décision dont on sait qu'elle a été... Je rappelle une chose qu'on oublie un peu quand on parle de suspension, c'est que la situation juridique actuelle qui a été votée l'an dernier, il y a eu ce compromis politique, on le sait, pour éviter la chute du gouvernement, pour éviter la chute du budget qui aurait été pire que tout sans doute. Parce que ça aurait créé de l'instabilité. Donc je pense que même d'un point de vue de finances publiques, ce n'était pas souhaitable. Donc il y a eu ce compromis. C'était une demande notamment du Parti Socialiste, on le sait. Mais le Premier ministre a insisté, c'est dans la loi, sur le fait que l'augmentation de la durée vers les 64 ans repre…
« Je rappelle une chose qu'on oublie un peu quand on parle de suspension, c'est que la situation juridique actuelle qui a été votée l'an dernier, il y a eu ce compromis politique, on le sait, pour éviter la chute du gouvernement, pour éviter la chute du budget qui aurait été pire que tout sans doute. Parce que ça aurait créé de l'instabilité. Donc je pense que même d'un point de vue de finances publiques, ce n'était pas souhaitable. Donc il y a eu ce compromis. C'était une demande notamment du Parti Socialiste, on le sait. Mais le Premier ministre a insisté, c'est dans la loi, sur le fait que l'augmentation de la durée vers les 64 ans reprendrait. Et la réforme, elle est suspendue, elle n'est pas supprimée. Mais au fond de ça, ça c'est un épisode, une péripétie. On aura évidemment besoin de travailler plus et plus longtemps. Après, il y aura des débats dans la présidentielle sur comment faire ça. Mais je rappelle juste un chiffre. Aujourd'hui, même avec la réforme d'Elisabeth Borne de 2023, il y aurait en France un âge de départ 3 ans inférieur à la moyenne européenne. Donc on est encore très bas par rapport aux autres pays européens. Et je rappelle aussi, parce que ça a traumatisé tout le monde, qu'on a un choc démographique majeur. Et que pour la première fois l'an dernier, et ça va continuer, on avait plus de décès que de naissances en France, qu'on appelle un solde négatif. Et ça, c'est lié. Ça veut dire que si vous voulez financer le modèle social, et que vous avez moins de naissances, donc moins d'actifs sur le marché du travail, il faudra qu'on travaille tous un peu plus longtemps. Vous dites, sans mesure forte, »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 1:45
Question 8Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
de vous entendre. Typiquement, Bernard Cazeneuve qui a officialisé son projet de candidature à la présidentielle. C'est une personnalité qui pourrait vous intéresser ?
Réponse directe
Oui. C'est une personnalité pour laquelle j'ai beaucoup de respect parce qu'il a été un grand Premier ministre, un grand ministre de l'Intérieur au monde des attentats et ce n'était pas facile. Maintenant, ce que je dis pour les uns et les autres, c'est que dans un espace qui va, je crois, d'un centre-gauche républicain dont fait partie Bernard Cazeneuve ou François Hollande ou Jérôme Gage jusqu'à une droite claire vis-à-vis de l'extrême-droite comme Xavier Bertrand, je vais vous dire, j'ai peut-être un rêve naïf, j'aimerais qu'il n'y ait qu'un seul candidat dans cet espace. Vous pensez que c'est possible ? C'est en tout cas ce que vous espérez. De toute façon, le rassemblement il faudra bi…
« Oui. C'est une personnalité pour laquelle j'ai beaucoup de respect parce qu'il a été un grand Premier ministre, un grand ministre de l'Intérieur au monde des attentats et ce n'était pas facile. Maintenant, ce que je dis pour les uns et les autres, c'est que dans un espace qui va, je crois, d'un centre-gauche républicain dont fait partie Bernard Cazeneuve ou François Hollande ou Jérôme Gage jusqu'à une droite claire vis-à-vis de l'extrême-droite comme Xavier Bertrand, je vais vous dire, j'ai peut-être un rêve naïf, j'aimerais qu'il n'y ait qu'un seul candidat dans cet espace. Vous pensez que c'est possible ? C'est en tout cas ce que vous espérez. De toute façon, le rassemblement il faudra bien le faire au deuxième tour et il faudra sans doute le faire pour les élections. De quoi ? Du fond et du combat. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 11:58
Question 9Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
Sud Radio, l'invité politique, Benjamin Glaze. Il est 8h12, vous êtes bien sur Sud Radio, mon invité politique. Ce matin, c'est Clément Beaune, au commissaire à la stratégie et au plan. Clément Beaune, bonjour. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes au cœur de l'actualité cette semaine, alors que le gouvernement dévoile ses pistes pour le prochain budget. Vous publiez un rapport sans concession sur la dégradation de nos finances publiques. Vous y appelez à faire un effort de 140 milliards d'euros en 5 ans. Que se passerait-il concrètement si cette préconisation n'est pas suivie ?
Réponse directe
On a vu cette semaine beaucoup d'alertes et beaucoup de chiffres qui sont très impressionnants. Il y a eu un rapport de 4 économistes remis au ministre du Budget. On a fait ce travail, nous, sur un temps. C'est notre mission beaucoup plus long. On a regardé les choses si on poursuivait la tendance telle qu'elle est aujourd'hui jusqu'à 2035 et jusqu'à 2050. Et pour le dire en un chiffre, si on continuait comme ça, c'est-à-dire qu'on ne faisait aucune réforme, plus rien, plus d'efforts, on aurait une dette qui se rapprocherait de 200% du PIB, c'est-à-dire 200% deux fois ce qu'on produit chaque année, en 2050. En une génération, c'est-à-dire très rapidement en réalité. Donc pour éviter cette p…
« On a vu cette semaine beaucoup d'alertes et beaucoup de chiffres qui sont très impressionnants. Il y a eu un rapport de 4 économistes remis au ministre du Budget. On a fait ce travail, nous, sur un temps. C'est notre mission beaucoup plus long. On a regardé les choses si on poursuivait la tendance telle qu'elle est aujourd'hui jusqu'à 2035 et jusqu'à 2050. Et pour le dire en un chiffre, si on continuait comme ça, c'est-à-dire qu'on ne faisait aucune réforme, plus rien, plus d'efforts, on aurait une dette qui se rapprocherait de 200% du PIB, c'est-à-dire 200% deux fois ce qu'on produit chaque année, en 2050. En une génération, c'est-à-dire très rapidement en réalité. Donc pour éviter cette perte de contrôle, il faut faire des efforts dans les toutes prochaines années. C'est le message de notre rapport, c'est le message du rapport des économistes qui a été remis à David Amiel. Et ça veut dire un certain nombre de réformes, de prolongations de réformes. Je pense à la réforme des retraites par exemple. On peut discuter des sujets qui sont les plus sensibles. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 0:34
Question 10Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
Clément Beaune, vous avez été ministre de l'Europe. J'aimerais vous entendre tout de même pour terminer sur ces hubs de retour qui ont été votés au Parlement européen. Ce sont des centres de rétention situés en dehors des frontières de l'Union européenne et où pourraient être envoyés les migrants déboutés de leurs droits d'asile ou encore ceux qui ont une obligation de quitter le territoire. Le Conseil de l'Europe met en garde contre les risques pour les droits humains. Vous partagez vous-même cette inquiétude ?
Réponse directe
Oui, je vais vous dire, non seulement je pense qu'il y a des gros doutes, le Conseil de l'Europe l'a dit, sur le plan humain, mais en plus, ce n'est pas efficace. Ce n'est pas comme si on ne savait pas. Ça a été testé par l'Italie avec l'Albanie. Ils ont dépensé plusieurs centaines de millions d'euros pour quelques dizaines de retours. Le cas le plus caricatural, mais malheureusement, c'est la réalité, c'est le Royaume-Uni. Ils ont dit, maintenant, on est en dehors de l'Europe, on n'a plus les contraintes, on fait ce qu'on veut, très bien. Ils ont créé un hub pour renvoyer des migrants qui n'avaient aucun rapport avec ce pays au Rwanda. Quatre migrants. Ils ont renvoyé quatre migrants en un…
« Oui, je vais vous dire, non seulement je pense qu'il y a des gros doutes, le Conseil de l'Europe l'a dit, sur le plan humain, mais en plus, ce n'est pas efficace. Ce n'est pas comme si on ne savait pas. Ça a été testé par l'Italie avec l'Albanie. Ils ont dépensé plusieurs centaines de millions d'euros pour quelques dizaines de retours. Le cas le plus caricatural, mais malheureusement, c'est la réalité, c'est le Royaume-Uni. Ils ont dit, maintenant, on est en dehors de l'Europe, on n'a plus les contraintes, on fait ce qu'on veut, très bien. Ils ont créé un hub pour renvoyer des migrants qui n'avaient aucun rapport avec ce pays au Rwanda. Quatre migrants. Ils ont renvoyé quatre migrants en un an et demi. Ils ont dépensé 700 millions de livres. C'est un milliard d'euros. Donc, ça veut dire que les OQTF, on les garde en France à ce moment-là. Je ne vais même pas sur le terrain moral où il y aura des choses à redire. Je vais sur le terrain de l'efficacité parce que tous ceux qui nous disent qu'il faut lutter plus efficacement contre l'immigration pensent au hub. Et d'ailleurs, le Président de la République l'a dit, la France n'a jamais été favorable, ne les appliquera pas, pas parce qu'on a des œillères ou qu'on ne veut pas avoir une politique de fermeté, mais parce que ça ne marche pas. Et donc, moi, je dis notamment aux contribuables, est-ce que vous voulez vraiment qu'on dépense des centaines de millions d'euros jusqu'à un milliard d'euros comme les Britanniques pour envoyer trois ou quatre personnes ? En revanche, je pense qu'il faut une politique européenne de fermeté vis-à-vis des pays qui n'acceptent pas les retours. Et ça, on peut le faire à quelques pays européens en allant voir les pays du Maghreb et d'autres qui disent « moi, je ne reprends jamais personne » en leur disant « si vous ne reprenez pas, nous ensemble, pays européens, parce qu'on est plus fort à quelques-uns, on prendra des mesures, moins de visas, moins de développement, moins de préférences commerciales. Je n'ai aucune naïveté là-dessus. On peut avoir de la fermeté, mais les fausses bonnes idées où on se fait plaisir, d'ailleurs, personne ne sait ce que c'est vraiment à Hub, ça ne marche pas. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 14:03
Question 11Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
Pas de position personnelle ?
Réponse directe
Non, pas de prise de position personnelle parce que je ne veux pas mélanger les exercices, avoir des avis personnels, mais comme haut-commissaire, la stratégie, au plan, on a fait cet exercice sur 2035 et 2050. Je sais d'expérience pour travailler moi-même au ministère des Finances que faire un budget, c'est difficile et que tout le monde a un avis. Donc, je laisse cette responsabilité lourde et difficile, j'avoue, au gouvernement.
« Non, pas de prise de position personnelle parce que je ne veux pas mélanger les exercices, »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 5:06Voir 1 autre passage
« avoir des avis personnels, mais comme haut-commissaire, la stratégie, au plan, on a fait cet exercice sur 2035 et 2050. Je sais d'expérience pour travailler moi-même au ministère des Finances que faire un budget, c'est difficile et que tout le monde a un avis. Donc, je laisse cette responsabilité lourde et difficile, j'avoue, au gouvernement. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 5:10
Question 12Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
vous êtes un soutien de la première heure d'Emmanuel Macron. Qui sera son successeur pour 2027 selon vous ?
Refus explicite
Ça, c'est les Français qui décident. Ce n'est pas moi. Effectivement, moi je me suis engagé auprès d'Emmanuel Macron. J'ai beaucoup de respect, d'affection, d'admiration pour beaucoup de choses qu'il a faites. Je pense notamment sur l'Europe, sur notre défense. On a fêté le 14 juillet cette année. Il a doublé le budget de la défense. Ce n'était pas évident quand on voyait assez peu en réalité dans le débat public français les menaces de sécurité. Vous-même pour 2027 ? Vous savez, j'essaie d'être constant et cohérent. Je suis un social-démocrate. Je suis membre d'un parti du bloc central et surtout je suis obsédé parce qu'il faut quand même être responsable par le risque réel d'une victoire…
« Ça, c'est les Français qui décident. Ce n'est pas moi. Effectivement, moi je me suis engagé auprès d'Emmanuel Macron. J'ai beaucoup de respect, d'affection, d'admiration pour beaucoup de choses qu'il a faites. Je pense notamment sur l'Europe, sur notre défense. On a fêté le 14 juillet cette année. Il a doublé le budget de la défense. Ce n'était pas évident quand on voyait assez peu en réalité dans le débat public français les menaces de sécurité. Vous-même pour 2027 ? Vous savez, j'essaie d'être constant et cohérent. Je suis un social-démocrate. Je suis membre d'un parti du bloc central et surtout je suis obsédé parce qu'il faut quand même être responsable par le risque réel d'une victoire »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 11:04
Question 13Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travail
Est-ce que, Stéphanie Barral, la vraie attente des citoyens, des mesures et des solutions concrètes au niveau local, en effet ?
Réponse à côté
Alors, deux réactions quand même par rapport à ce qui vient d'être dit. C'est-à-dire que, oui, effectivement, il y a, on pourrait dire, une forme d'autorégulation d'une partie de la population, c'est-à-dire de personnes qui se sentent concernées, qui transforment leur comportement. Ceci étant dit, il y aura toujours un plafond de verre à cela. Il ne faut pas s'attendre à ce que, dans quelques années, 100% de la population soit ça. Donc, il faut aussi, je pense, tout un travail politique et institutionnel quand même de transformation des infrastructures, d'accompagnement de cette transformation des modes de vie. Parce qu'on vit quand même dans une société de consommation où tout est fait pou…
« Alors, deux réactions quand même par rapport à ce qui vient d'être dit. C'est-à-dire que, oui, effectivement, il y a, on pourrait dire, une forme d'autorégulation d'une partie de la population, c'est-à-dire de personnes qui se sentent concernées, qui transforment leur comportement. Ceci étant dit, il y aura toujours un plafond de verre à cela. Il ne faut pas s'attendre à ce que, dans quelques années, 100% de la population soit ça. Donc, il faut aussi, je pense, tout un travail politique et institutionnel quand même de transformation des infrastructures, d'accompagnement de cette transformation des modes de vie. Parce qu'on vit quand même dans une société de consommation où tout est fait pour attiser le désir, par exemple, de consommation, etc. et qui vient aussi contredire ses bonnes volontés. Et puis, effectivement, derrière ça, il y a aussi adhésion à l'écologie. Mais quelle écologie ? Est-ce qu'on est dans une écologie des petits gestes où, effectivement, on trie bien ses déchets et on fait attention à prendre des douches un peu courtes ? Est-ce qu'on est dans une écologie plus prononcée de la sobriété où, vraiment, on va arrêter de prendre l'avion, par exemple, ce qui est un marqueur un peu fort, justement, de comportement écologique, sans oublier, bien entendu, qu'il y a ce que les sociologues appellent une écologie de la frugalité, c'est-à-dire tout un ensemble de personnes très modestes qui, elles, n'ont pas de discours écologiques, mais, en fait, qui ont des modes de vie très peu polluants. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travailVérifier à 7:00
Question 14Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travail
On en parle ce matin avec une sociologue spécialiste justement de ces questions, Stéphanie Barral, bonjour. Bonjour. Vous êtes chargée de recherche à l'INRAE, c'est l'Institut National de Recherche pour l'Agriculture et co-autrice du livre Sociologie de l'Environnement aux éditions de La Découverte. Le haut commissaire à la stratégie et au plan est là également, Clément Beaune, bonjour. Bonjour. Vous venez de présenter votre plan d'adaptation, c'est un ensemble de mesures, dites-vous, applicables quasi immédiatement dès cet automne. Vous l'avez baptisé ce plan, la France du frais, vous allez nous le détailler. Vous nous appelez bien sûr, vous qui nous écoutez comme d'habitude au 01 45 24 7000 où vous nous écrivez sur l'application de Radio France. Alors je pense déjà avoir posé cette question par le passé, mais peut-être qu'un jour elle va finir par se réaliser. Ces épisodes caniculaires historiques, par leur intensité, par leur durée, leur répétition, sont-ils cette fois vraiment en train de changer le regard que nous portons collectivement et individuellement sur le changement climatique ?
Réponse partielle
Alors je pense qu'on peut apporter plusieurs éléments de réponse à cette question. Le premier, c'est qu'il y a effectivement un facteur conjoncturel certain qui se voit à travers notamment l'évolution des priorités des Français quand on les interroge sur les éléments les plus importants pour eux et qui se traduisent directement dans les urnes. Et effectivement, on voit bien par exemple qu'au dernier municipal, l'écologie était peu importante, généralement en huitième position, alors que pendant la période du Covid, qui était aussi une crise écologique majeure, une pandémie qui venait du fait que les virus sortaient des forêts en quelque sorte, là il y a eu cette vague verte au moment des mu…
« Alors je pense qu'on peut apporter plusieurs éléments de réponse à cette question. Le premier, c'est qu'il y a effectivement un facteur conjoncturel certain qui se voit à travers notamment l'évolution des priorités des Français quand on les interroge sur les éléments les plus importants pour eux et qui se traduisent directement dans les urnes. Et effectivement, on voit bien par exemple qu'au dernier municipal, l'écologie était peu importante, généralement en huitième position, alors que pendant la période du Covid, qui était aussi une crise écologique majeure, une pandémie qui venait du fait que les virus sortaient des forêts en quelque sorte, là il y a eu cette vague verte au moment des municipales de 2020. Donc il y a cet élément un peu conjoncturel, mais qui nous empêche un peu de réfléchir sur peut-être une tendance de fond un peu plus générale. Si on veut se pencher sur cette tendance de fond, je pense qu'il faut aussi décomposer un peu, et pas parler simplement de l'adhésion des Français et des Françaises à l'écologie, mais vraiment de regarder comment celle-ci se distribue au sein de la population française. Et effectivement, on peut repartir pour ça par exemple des rapports à l'écologie, et on voit, la sociologie montre très bien, que les rapports à l'écologie des Français et des Françaises sont très dépendants de leur âge, de leur genre, de leur revenu, de la localisation de leur habitation aussi, périurbain, rural, urbain, etc. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travailVérifier à 1:09Voir 1 autre passage
« Alors, j'ignorais ces chiffres, moi ce qu'on peut voir aussi quand même à travers ces études, c'est qu'il y a aussi une tendance de fond d'un certain nombre de personnes, d'une catégorie de la population, qu'on estime à environ 20%, qui, elles, se disent activement transformer leur comportement, leur mode de vie aussi, pour réduire leur empreinte carbone, réduire leur empreinte climatique. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travailVérifier à 2:52
Question 15Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travail
On n'a plus le temps, mais juste une toute petite question, parce que j'en parlais tout à l'heure dans le 80 secondes, une réflexion sur la sieste, est-ce qu'il faut permettre, puisqu'on dort mal quand il fait très chaud aux salariés de pouvoir faire la sieste ?
Réponse directe
Moi, ça me paraît très intéressant, oui.
« Moi, ça me paraît très intéressant, oui. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travailVérifier à 21:28
Question 16Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travail
Je parlais aussi des points d'eau, vous dites des pollutions des cours d'eau, les piscines, le grand plan de rénovation des piscines, il y a la question du financement. Comment vous financez tout cela ?
Réponse à côté
je pense que c'est la question du comment, et je pense qu'il faut être à la fois collectif et pérenne, et donc privilégier la rénovation des bâtiments par rapport à la climatisation, on en a parlé, c'est important.
« je pense que c'est la question du comment, et je pense qu'il faut être à la fois collectif et pérenne, et donc privilégier la rénovation des bâtiments par rapport à la climatisation, on en a parlé, c'est important. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travailVérifier à 21:04
Question 17Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travail
Vous parliez de laisser la liberté aux collectivités locales, il y a un fonds vert qui était de 2 milliards et demi d'euros en 2024, aujourd'hui moins de 900 millions d'euros pour 2026. Où est la volonté politique ?
Réponse à côté
je pense que c'est la question du comment, et je pense qu'il faut être à la fois collectif et pérenne, et donc privilégier la rénovation des bâtiments par rapport à la climatisation, on en a parlé, c'est important.
« je pense que c'est la question du comment, et je pense qu'il faut être à la fois collectif et pérenne, et donc privilégier la rénovation des bâtiments par rapport à la climatisation, on en a parlé, c'est important. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travailVérifier à 21:04
Question 18Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travail
Une étape décisive peut-être vers une vraie adaptation de nos villes, de nos vies à cette nouvelle donne ?
Réponse partielle
Alors je pense qu'on peut apporter plusieurs éléments de réponse à cette question. Le premier, c'est qu'il y a effectivement un facteur conjoncturel certain qui se voit à travers notamment l'évolution des priorités des Français quand on les interroge sur les éléments les plus importants pour eux et qui se traduisent directement dans les urnes. Et effectivement, on voit bien par exemple qu'au dernier municipal, l'écologie était peu importante, généralement en huitième position, alors que pendant la période du Covid, qui était aussi une crise écologique majeure, une pandémie qui venait du fait que les virus sortaient des forêts en quelque sorte, là il y a eu cette vague verte au moment des mu…
« Alors je pense qu'on peut apporter plusieurs éléments de réponse à cette question. Le premier, c'est qu'il y a effectivement un facteur conjoncturel certain qui se voit à travers notamment l'évolution des priorités des Français quand on les interroge sur les éléments les plus importants pour eux et qui se traduisent directement dans les urnes. Et effectivement, on voit bien par exemple qu'au dernier municipal, l'écologie était peu importante, généralement en huitième position, alors que pendant la période du Covid, qui était aussi une crise écologique majeure, une pandémie qui venait du fait que les virus sortaient des forêts en quelque sorte, là il y a eu cette vague verte au moment des municipales de 2020. Donc il y a cet élément un peu conjoncturel, mais qui nous empêche un peu de réfléchir sur peut-être une tendance de fond un peu plus générale. Si on veut se pencher sur cette tendance de fond, je pense qu'il faut aussi décomposer un peu, et pas parler simplement de l'adhésion des Français et des Françaises à l'écologie, mais vraiment de regarder comment celle-ci se distribue au sein de la population française. Et effectivement, on peut repartir pour ça par exemple des rapports à l'écologie, et on voit, la sociologie montre très bien, que les rapports à l'écologie des Français et des Françaises sont très dépendants de leur âge, de leur genre, de leur revenu, de la localisation de leur habitation aussi, périurbain, rural, urbain, etc. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travailVérifier à 1:09Voir 1 autre passage
« Alors, j'ignorais ces chiffres, moi ce qu'on peut voir aussi quand même à travers ces études, c'est qu'il y a aussi une tendance de fond d'un certain nombre de personnes, d'une catégorie de la population, qu'on estime à environ 20%, qui, elles, se disent activement transformer leur comportement, leur mode de vie aussi, pour réduire leur empreinte carbone, réduire leur empreinte climatique. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travailVérifier à 2:52
Question 19Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travail
Stéphanie Barral, vous qui êtes sociologue, est-ce qu'il y a une demande dans la population ou est-ce que les Français, les salariés, les employés sont prêts à adapter leurs horaires à ces conditions climatiques ?
Réponse directe
Alors, je pense effectivement qu'il y a une demande. On a senti quand même qu'il y a eu une forme de choc de sidération de la part de la population, notamment quand on a quand même eu le premier pic de chaleur dès le mois de mai. C'est la première fois que ça arrive. C'est quelque chose qui a été assez fort. Cependant, moi, je voudrais me permettre une petite réaction justement par rapport à ce qui vient d'avoir été dit parce que ces propositions sont intéressantes parce qu'elles nous amènent sur un niveau qui est un niveau de gestion de crise voire de gestion de l'aléa. Et effectivement, c'est absolument indispensable d'anticiper ça parce qu'on a vu et on a déploré un niveau d'impréparatio…
« Alors, je pense effectivement qu'il y a une demande. On a senti quand même qu'il y a eu une forme de choc de sidération de la part de la population, notamment quand on a quand même eu le premier pic de chaleur dès le mois de mai. C'est la première fois que ça arrive. C'est quelque chose qui a été assez fort. Cependant, moi, je voudrais me permettre une petite réaction justement par rapport à ce qui vient d'avoir été dit parce que ces propositions sont intéressantes parce qu'elles nous amènent sur un niveau qui est un niveau de gestion de crise voire de gestion de l'aléa. Et effectivement, c'est absolument indispensable d'anticiper ça parce qu'on a vu et on a déploré un niveau d'impréparation assez fort là sur des canicules avant la fin de l'année scolaire, etc. Cependant, il me semble absolument aussi indispensable de rappeler la hiérarchie des priorités dans la lutte climatique, dans la mutation climatique. Les sociologues, maintenant, on n'est plus dans une crise, on est dans une mutation. C'est quelque chose de très pérenne qui est amené à durer avec des effets irréversibles. Et donc, effectivement, en plus, l'actualité le montre. On a cette stratégie nationale bas carbone qui nous dit quand même la priorité, c'est l'atténuation, la décarbonation, la transformation de nos systèmes productifs, la rénovation des bâtiments, etc. Et ensuite, vient l'adaptation. Et dans l'adaptation, on a cette gestion de crise qui arrive là. Mais c'est quand même le troisième, c'est le troisième volet, je pense, et c'est vraiment important de le rappeler aujourd'hui. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travailVérifier à 15:32
Question 20Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travail
Les canicules à répétition que nous vivons en ce moment seront-elles un tournant dans notre perception du changement climatique ?
Réponse partielle
Alors je pense qu'on peut apporter plusieurs éléments de réponse à cette question. Le premier, c'est qu'il y a effectivement un facteur conjoncturel certain qui se voit à travers notamment l'évolution des priorités des Français quand on les interroge sur les éléments les plus importants pour eux et qui se traduisent directement dans les urnes. Et effectivement, on voit bien par exemple qu'au dernier municipal, l'écologie était peu importante, généralement en huitième position, alors que pendant la période du Covid, qui était aussi une crise écologique majeure, une pandémie qui venait du fait que les virus sortaient des forêts en quelque sorte, là il y a eu cette vague verte au moment des mu…
« Alors je pense qu'on peut apporter plusieurs éléments de réponse à cette question. Le premier, c'est qu'il y a effectivement un facteur conjoncturel certain qui se voit à travers notamment l'évolution des priorités des Français quand on les interroge sur les éléments les plus importants pour eux et qui se traduisent directement dans les urnes. Et effectivement, on voit bien par exemple qu'au dernier municipal, l'écologie était peu importante, généralement en huitième position, alors que pendant la période du Covid, qui était aussi une crise écologique majeure, une pandémie qui venait du fait que les virus sortaient des forêts en quelque sorte, là il y a eu cette vague verte au moment des municipales de 2020. Donc il y a cet élément un peu conjoncturel, mais qui nous empêche un peu de réfléchir sur peut-être une tendance de fond un peu plus générale. Si on veut se pencher sur cette tendance de fond, je pense qu'il faut aussi décomposer un peu, et pas parler simplement de l'adhésion des Français et des Françaises à l'écologie, mais vraiment de regarder comment celle-ci se distribue au sein de la population française. Et effectivement, on peut repartir pour ça par exemple des rapports à l'écologie, et on voit, la sociologie montre très bien, que les rapports à l'écologie des Français et des Françaises sont très dépendants de leur âge, de leur genre, de leur revenu, de la localisation de leur habitation aussi, périurbain, rural, urbain, etc. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travailVérifier à 1:09Voir 1 autre passage
« Alors, j'ignorais ces chiffres, moi ce qu'on peut voir aussi quand même à travers ces études, c'est qu'il y a aussi une tendance de fond d'un certain nombre de personnes, d'une catégorie de la population, qu'on estime à environ 20%, qui, elles, se disent activement transformer leur comportement, leur mode de vie aussi, pour réduire leur empreinte carbone, réduire leur empreinte climatique. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Clément Beaune appelle à "utiliser" les canicules pour lancer "dès l'automne" une adaptation du monde du travailVérifier à 2:52
Question 21L'intégrale du 9 décembre
Suivant la technique, puisqu'il y a de la politique là-dedans aussi. Si ça ne se passe pas bien cet après-midi pour le budget de PLF-SS, pour le PLF, après ça risque de se passer de la même manière. Parce que là, on voit bien, comme il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, on distribue des petits bonbons à tout le monde. Mais on fait un budget qui est un peu surimi, sans goût, sans saveur, qu'il faudra sûrement rectifier après. Donc on va voir. Mais de toute façon, il faut vraiment impérativement que ce budget passe, même s'il n'est pas terrible, parce que sinon, ça va être très compliqué pour la suite. – Pour lui, il faut que ça passe. – Oui, et puis je crois que aussi… – C'est parce que Bruno Retailleau, lui, il appelle les députés LR à ne pas le voter. C'est une proposition, c'est compréhensible. – Oui, mais je pense que ce sera plutôt abstention. – Oui, ça sera plutôt abstention. C'est pour montrer qu'on n'est pas d'accord avec un certain nombre de choses. Mais puis je pense aussi à la population qui commence à en avoir un peu ras-le-bol de tout ce mid-mac qui dure. – Mais justement, pourquoi ne pas le voter ?
Réponse à côté
– Depuis l'année 2009, l'année du rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de l'Intérieur, une disparité budgétaire subsiste. Il est étonnant que les augmentations annuelles de crédit ne soient pas réparties de manière équitable. Même si ces deux forces de l'ordre rencontrent des difficultés comparables en matière d'équipement et de conditions de travail, la gendarmerie en ressent souvent les effets de manière plus aiguë.
« – Depuis l'année 2009, l'année du rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de l'Intérieur, une disparité budgétaire subsiste. Il est étonnant que les augmentations annuelles de crédit ne soient pas réparties de manière équitable. Même si ces deux forces de l'ordre rencontrent des difficultés comparables en matière d'équipement et de conditions de travail, la gendarmerie en ressent souvent les effets de manière plus aiguë. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du 9 décembreVérifier à 11:26
Question 22L'intégrale du 9 décembre
on précise juste pardon qu'on voit le sondage dont vous parlez il a deux ans mais il est toujours d'actualité Laurent pardon il faut préciser une chose je crois c'est que la loi prévoit que l'état est neutre mais la loi ne prévoit pas que la société est neutre on n'impose pas la neutralité à la société mais la société n'est pas laïque en soi il y a des gens il y a des gens très religieux il y en a qui ne le sont pas il y en a qui sont d'une religion d'autres d'une autre c'est l'état c'est pour ça que les signes par exemple vous disiez les signes religieux dans l'espace public mais c'est autorisé dans l'espace public dans la rue vous avez le droit de vous promener avec un voile ou avec une croix avec une gandoura vous faites ce que vous voulez en condition de respecter la loi qui proscrit la nudité qui proscrit le fait de cacher son visage pour des raisons de sécurité mais tout le reste est libre et c'est dans l'espace étatique que c'est interdit les signes ostensibles religieux donc on a estimé qu'il fallait l'interdire à l'école parce que c'était considéré comme du prosélytisme comme quelque chose d'ostentatoire qui exprimait une sorte d'injonction morale à ceux qui ne pratiquaient pas le même rite et donc c'est très différent autant il faut être intransigeant sur l'application des principes laïcs à l'État à l'administration aux collectivités locales etc. c'est pour ça que les catholiques qui demandent par exemple à mettre des crèches dans les églises sont des idiots dans les églises même dans les églises c'est contestable c'est stupide parce que ça donne des arguments évidemment aux autres religions en disant vous voyez bien l'État n'est pas neutre puisqu'il met en avant quelque chose de catholique alors il y a l'argument subséquent c'est pas un truc catholique c'est un truc traditionnel d'accord ça c'est un peu byzantin comme argumentation la crèche elle est quand même catholique et il ne faut pas la mettre dans la mairie parce qu'après on va dire oui mais moi je vais à la piscine j'ai envie de porter un bio physique c'est ça oui ben non parce qu'il y a des règles sanitaires et comme la piscine est publique ben non on ne changera pas les lois sanitaires en raison d'un préjugé religieux donc oui il faut être rigoureux dès qu'il s'agit de l'État mais la société est libre – Quelle est l'avis des Français sur cette loi de 1905 Frédéric ?
Réponse à côté
L'Ondam à 3% ça veut dire qu'on va augmenter de 3% les dépenses de l'assurance maladie et dedans il y a pour les hôpitaux avec une augmentation de 750 millions d'euros pour nos hôpitaux et il y a l'augmentation aussi pour les soins de ville
« L'Ondam à 3% ça veut dire qu'on va augmenter de 3% les dépenses de l'assurance maladie et dedans il y a pour les hôpitaux avec une augmentation de 750 millions d'euros pour nos hôpitaux et il y a l'augmentation aussi pour les soins de ville »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du 9 décembreVérifier à 1:16:51
Question 23L'intégrale du 9 décembre
La première sur la Sécurité sociale, je pense. Parce que ça détermine aussi un peu la suite pour le budget général de la France. On va voir comment ça va se passer cet après-midi. Vous pensez qu'il y a un lien, si ça passe cet après-midi, ça passera pour le budget ?
Réponse à côté
– Depuis l'année 2009, l'année du rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de l'Intérieur, une disparité budgétaire subsiste. Il est étonnant que les augmentations annuelles de crédit ne soient pas réparties de manière équitable. Même si ces deux forces de l'ordre rencontrent des difficultés comparables en matière d'équipement et de conditions de travail, la gendarmerie en ressent souvent les effets de manière plus aiguë.
« – Depuis l'année 2009, l'année du rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de l'Intérieur, une disparité budgétaire subsiste. Il est étonnant que les augmentations annuelles de crédit ne soient pas réparties de manière équitable. Même si ces deux forces de l'ordre rencontrent des difficultés comparables en matière d'équipement et de conditions de travail, la gendarmerie en ressent souvent les effets de manière plus aiguë. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du 9 décembreVérifier à 11:26
Question 24L'intégrale du 9 décembre
– Il faut demander ça aux socialistes. – Ça vous a surpris ?
Réponse à côté
– Depuis l'année 2009, l'année du rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de l'Intérieur, une disparité budgétaire subsiste. Il est étonnant que les augmentations annuelles de crédit ne soient pas réparties de manière équitable. Même si ces deux forces de l'ordre rencontrent des difficultés comparables en matière d'équipement et de conditions de travail, la gendarmerie en ressent souvent les effets de manière plus aiguë.
« – Depuis l'année 2009, l'année du rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de l'Intérieur, une disparité budgétaire subsiste. Il est étonnant que les augmentations annuelles de crédit ne soient pas réparties de manière équitable. Même si ces deux forces de l'ordre rencontrent des difficultés comparables en matière d'équipement et de conditions de travail, la gendarmerie en ressent souvent les effets de manière plus aiguë. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du 9 décembreVérifier à 11:26
Question 25L'intégrale du 9 décembre
ne passait pas ?
Réponse à côté
c'est ce que disent certains de vos collègues c'est pour ça que vous posez la question mais c'est étonnant quand même un groupe du bloc central qui ne soutient pas un texte aussi important Qu'est-ce qui se passe ce soir à 21h-22h si le budget de la sécurité sociale n'est pas adopté ? qui va être déposée par LFI
« c'est ce que disent certains de vos collègues c'est pour ça que vous posez la question »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du 9 décembreVérifier à 38:41Voir 2 autres passages
« mais c'est étonnant quand même un groupe du bloc central qui ne soutient pas un texte aussi important »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du 9 décembreVérifier à 38:52
« Qu'est-ce qui se passe ce soir à 21h-22h si le budget de la sécurité sociale n'est pas adopté ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du 9 décembreVérifier à 40:00
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 0:34
Voir 2 autres passages
« avoir des avis personnels, mais comme haut-commissaire, la stratégie, au plan, on a fait cet exercice sur 2035 et 2050. Je sais d'expérience pour travailler moi-même au ministère des Finances que faire un budget, c'est difficile et que tout le monde a un avis. Donc, je laisse cette responsabilité lourde et difficile, j'avoue, au gouvernement. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 5:10
« Je vais être très honnête. Les chiffres des autres entreprises, vous pouvez en avoir autant qu'il n'y a le rapport. Il y a eu un rapport du Sénat l'an dernier qui est très sérieux, qui aboutissait à 211 milliards d'euros. On avait nous-mêmes fait des estimations, la Cour des Comptes en a fait. Ce qu'on a voulu dire, je vais vous dire, il y a eu 12 rapports en moins de 20 ans sur ce sujet. Je pense qu'on peut arrêter d'en faire, pour être très honnête. C'est-à-dire que c'était le dernier ? Je ne décide pas pour les autres, mais je pense qu'honnêtement ça ne sert à rien de chercher le chiffre magique. Et nous, on n'a pas voulu dire il y a un chiffre définitif, on est plus savants que les autres. On a voulu mettre tout le monde autour de la table, ce qu'on n'avait jamais fait. Des députés de différentes sensibilités, des collectivités locales, des économistes, les partenaires sociaux de la CGT au MEDEF. Et tout le monde a eu un avis un peu différent. Est-ce qu'on a dit ? Tout le monde a dit le chiffre parfait, il n'existe pas. Donc nous, on a pris une fourchette. 187 milliards. Soit 82, soit 187, selon en gros que vous comptez les allégements généraux de charges ou pas. C'est ça l'éléphant dans la pièce. C'est qu'il y a un certain nombre d'acteurs, de syndicats notamment, qui disent il faut les compter parce que c'est une forme de dérogation favorable aux entreprises. Et puis des entreprises qui disent, et je crois qu'elles ont des arguments pour ça, c'est une compensation des prélèvements obligatoires qui sont élevés pour baisser un peu le coût du travail. J'allais dire ça, on ne le réconsidérera jamais tout le monde. Donc nous, on dit stabilisons les choses et surtout le débat intéressant, ce n'est pas celui sur le chiffre magique. 82, 187, c'est la fourchette qu'on donne. On dit suivons-le chaque année sur le même périmètre. Et ce qui est intéressant, c'est de voir si ça augmente ou si ça baisse. Et ce qui est intéressant aussi, c'est de voir l'évaluation. Est-ce que par exemple... »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 5:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités8 oct. 2021 au 17 juil. 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je rappelle une chose qu'on oublie un peu quand on parle de suspension, c'est que la situation juridique actuelle qui a été votée l'an dernier, il y a eu ce compromis politique, on le sait, pour éviter la chute du gouvernement, pour éviter la chute du budget qui aurait été pire que tout sans doute. Parce que ça aurait créé de l'instabilité. Donc je pense que même d'un point de vue de finances publiques, ce n'était pas souhaitable. Donc il y a eu ce compromis. C'était une demande notamment du Parti Socialiste, on le sait. Mais le Premier ministre a insisté, c'est dans la loi, sur le fait que l'augmentation de la durée vers les 64 ans reprendrait. Et la réforme, elle est suspendue, elle n'est pas supprimée. Mais au fond de ça, ça c'est un épisode, une péripétie. On aura évidemment besoin de travailler plus et plus longtemps. Après, il y aura des débats dans la présidentielle sur comment faire ça. Mais je rappelle juste un chiffre. Aujourd'hui, même avec la réforme d'Elisabeth Borne de 2023, il y aurait en France un âge de départ 3 ans inférieur à la moyenne européenne. Donc on est encore très bas par rapport aux autres pays européens. Et je rappelle aussi, parce que ça a traumatisé tout le monde, qu'on a un choc démographique majeur. Et que pour la première fois l'an dernier, et ça va continuer, on avait plus de décès que de naissances en France, qu'on appelle un solde négatif. Et ça, c'est lié. Ça veut dire que si vous voulez financer le modèle social, et que vous avez moins de naissances, donc moins d'actifs sur le marché du travail, il faudra qu'on travaille tous un peu plus longtemps. Vous dites, sans mesure forte, »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 1:45Voir 2 autres passages
« ça c'est un débat qui aura lieu en 2027 mais pour revenir au PLFSS vous disiez à l'instant ça va être limite on ne sait pas si ça passe ou ça ne passe pas en tous les cas ce sera à quelques voix près est-ce qu'Edouard Philippe sera tenu pour responsable si le budget de la sécurité et de la sociale »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du 9 décembreVérifier à 38:23
« L'Ondam à 3% ça veut dire qu'on va augmenter de 3% les dépenses de l'assurance maladie et dedans il y a pour les hôpitaux avec une augmentation de 750 millions d'euros pour nos hôpitaux et il y a l'augmentation aussi pour les soins de ville »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je vais être très honnête. Les chiffres des autres entreprises, vous pouvez en avoir autant qu'il n'y a le rapport. Il y a eu un rapport du Sénat l'an dernier qui est très sérieux, qui aboutissait à 211 milliards d'euros. On avait nous-mêmes fait des estimations, la Cour des Comptes en a fait. Ce qu'on a voulu dire, je vais vous dire, il y a eu 12 rapports en moins de 20 ans sur ce sujet. Je pense qu'on peut arrêter d'en faire, pour être très honnête. C'est-à-dire que c'était le dernier ? Je ne décide pas pour les autres, mais je pense qu'honnêtement ça ne sert à rien de chercher le chiffre magique. Et nous, on n'a pas voulu dire il y a un chiffre définitif, on est plus savants que les autres. On a voulu mettre tout le monde autour de la table, ce qu'on n'avait jamais fait. Des députés de différentes sensibilités, des collectivités locales, des économistes, les partenaires sociaux de la CGT au MEDEF. Et tout le monde a eu un avis un peu différent. Est-ce qu'on a dit ? Tout le monde a dit le chiffre parfait, il n'existe pas. Donc nous, on a pris une fourchette. 187 milliards. Soit 82, soit 187, selon en gros que vous comptez les allégements généraux de charges ou pas. C'est ça l'éléphant dans la pièce. C'est qu'il y a un certain nombre d'acteurs, de syndicats notamment, qui disent il faut les compter parce que c'est une forme de dérogation favorable aux entreprises. Et puis des entreprises qui disent, et je crois qu'elles ont des arguments pour ça, c'est une compensation des prélèvements obligatoires qui sont élevés pour baisser un peu le coût du travail. J'allais dire ça, on ne le réconsidérera jamais tout le monde. Donc nous, on dit stabilisons les choses et surtout le débat intéressant, ce n'est pas celui sur le chiffre magique. 82, 187, c'est la fourchette qu'on donne. On dit suivons-le chaque année sur le même périmètre. Et ce qui est intéressant, c'est de voir si ça augmente ou si ça baisse. Et ce qui est intéressant aussi, c'est de voir l'évaluation. Est-ce que par exemple... »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 5:39Voir 2 autres passages
« D'abord, je réponds que j'ai lu le programme de David Lissnard mais visiblement pas lui parce qu'il y a tout un paragraphe, un chapitre sur le commissariat au plan qu'il faut renforcer pour penser le temps long, pour réfléchir justement à des programmes d'adaptation à la chaleur par exemple, pour réfléchir à nos grands projets d'investissement. Donc d'abord, ce serait bien que David Lissnard soit cohérent. David Lissnard, c'est le champion du monde des discours sur la dépense publique. C'est le milleil français ou le thatcher français, un peu le milleil du pauvre. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 8:54
« Alors, nous, on n'est pas rentré dans un débat sur le budget 2027, ni même d'ailleurs sur les 2-3 années qui viennent. Ça, c'est ce qu'est en train de faire le ministère du Budget. Et je ne veux pas qu'on confonde les exercices. On dirait, vous mêlez tout, ce n'est pas notre boulot. Donc, il y a des arbitrages qui vont être faits. Je crois que le rapport des 4 économistes qui a été remis au ministre du Budget cette semaine évoque cette piste. On sait que ça fait des économies. On sait que c'est sensible aussi parce que ça touche à des prestations sociales. Tout à fait. Donc, moi, je mélange... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je vais être très honnête. Les chiffres des autres entreprises, vous pouvez en avoir autant qu'il n'y a le rapport. Il y a eu un rapport du Sénat l'an dernier qui est très sérieux, qui aboutissait à 211 milliards d'euros. On avait nous-mêmes fait des estimations, la Cour des Comptes en a fait. Ce qu'on a voulu dire, je vais vous dire, il y a eu 12 rapports en moins de 20 ans sur ce sujet. Je pense qu'on peut arrêter d'en faire, pour être très honnête. C'est-à-dire que c'était le dernier ? Je ne décide pas pour les autres, mais je pense qu'honnêtement ça ne sert à rien de chercher le chiffre magique. Et nous, on n'a pas voulu dire il y a un chiffre définitif, on est plus savants que les autres. On a voulu mettre tout le monde autour de la table, ce qu'on n'avait jamais fait. Des députés de différentes sensibilités, des collectivités locales, des économistes, les partenaires sociaux de la CGT au MEDEF. Et tout le monde a eu un avis un peu différent. Est-ce qu'on a dit ? Tout le monde a dit le chiffre parfait, il n'existe pas. Donc nous, on a pris une fourchette. 187 milliards. Soit 82, soit 187, selon en gros que vous comptez les allégements généraux de charges ou pas. C'est ça l'éléphant dans la pièce. C'est qu'il y a un certain nombre d'acteurs, de syndicats notamment, qui disent il faut les compter parce que c'est une forme de dérogation favorable aux entreprises. Et puis des entreprises qui disent, et je crois qu'elles ont des arguments pour ça, c'est une compensation des prélèvements obligatoires qui sont élevés pour baisser un peu le coût du travail. J'allais dire ça, on ne le réconsidérera jamais tout le monde. Donc nous, on dit stabilisons les choses et surtout le débat intéressant, ce n'est pas celui sur le chiffre magique. 82, 187, c'est la fourchette qu'on donne. On dit suivons-le chaque année sur le même périmètre. Et ce qui est intéressant, c'est de voir si ça augmente ou si ça baisse. Et ce qui est intéressant aussi, c'est de voir l'évaluation. Est-ce que par exemple... »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 5:39Voir 2 autres passages
« On n'a pas ces scénarios de politique fiction. On est un grand pays, on ne va pas vivre sous tutelle. Mais surtout, on a les moyens de réagir. Donc ça, c'est évidemment, si on ne fait rien, vous avez raison, si le manque d'efforts, le manque de réformes était notre trajectoire pour les années qui viennent, sur les dépenses sociales notamment, j'ai évoqué les retraites, il y a dépenses de santé et d'autres, là, on aurait effectivement une situation de perte de contrôle. Et ce qui est intéressant dans le rapport qu'on a publié, comme dans le rapport des 4 économistes, c'est qu'on voit que ce qui fait en fait l'augmentation de la dette pour les prochaines années ou les prochaines décennies, c'est quoi ? C'est les intérêts de la dette déjà accumulée. Et il ne faudrait pas qu'on soit dans une situation où même si on fait des efforts, il y a tellement d'intérêts accumulés, il y a tellement de dettes accumulées, qu'on n'arrive plus, même en faisant des économies, à rembourser. Donc ça, c'est évidemment la situation qui n'est pas celle d'aujourd'hui du tout, on a une situation stable aujourd'hui, mais qu'il faudrait éviter. Et pour l'éviter, il faut anticiper. On nous dit souvent, au plan, vous regardez l'avenir, ben oui, on regarde l'avenir, parce que si on ne le dit pas aujourd'hui, on ne fera pas les efforts nécessaires. Et ça veut dire des réformes sur des économies dans certains domaines. Et je le dis, la dépense sociale, c'est la moitié de la dépense publique, santé, retraite. Donc évidemment, il faudra faire des efforts sur une partie de ces dépenses-là. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 3:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes8 oct. 2021 au 17 juil. 2026 · 18 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On n'a pas ces scénarios de politique fiction. On est un grand pays, on ne va pas vivre sous tutelle. Mais surtout, on a les moyens de réagir. Donc ça, c'est évidemment, si on ne fait rien, vous avez raison, si le manque d'efforts, le manque de réformes était notre trajectoire pour les années qui viennent, sur les dépenses sociales notamment, j'ai évoqué les retraites, il y a dépenses de santé et d'autres, là, on aurait effectivement une situation de perte de contrôle. Et ce qui est intéressant dans le rapport qu'on a publié, comme dans le rapport des 4 économistes, c'est qu'on voit que ce qui fait en fait l'augmentation de la dette pour les prochaines années ou les prochaines décennies, c'est quoi ? C'est les intérêts de la dette déjà accumulée. Et il ne faudrait pas qu'on soit dans une situation où même si on fait des efforts, il y a tellement d'intérêts accumulés, il y a tellement de dettes accumulées, qu'on n'arrive plus, même en faisant des économies, à rembourser. Donc ça, c'est évidemment la situation qui n'est pas celle d'aujourd'hui du tout, on a une situation stable aujourd'hui, mais qu'il faudrait éviter. Et pour l'éviter, il faut anticiper. On nous dit souvent, au plan, vous regardez l'avenir, ben oui, on regarde l'avenir, parce que si on ne le dit pas aujourd'hui, on ne fera pas les efforts nécessaires. Et ça veut dire des réformes sur des économies dans certains domaines. Et je le dis, la dépense sociale, c'est la moitié de la dépense publique, santé, retraite. Donc évidemment, il faudra faire des efforts sur une partie de ces dépenses-là. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 3:16Voir 2 autres passages
« Oui, je vais vous dire, non seulement je pense qu'il y a des gros doutes, le Conseil de l'Europe l'a dit, sur le plan humain, mais en plus, ce n'est pas efficace. Ce n'est pas comme si on ne savait pas. Ça a été testé par l'Italie avec l'Albanie. Ils ont dépensé plusieurs centaines de millions d'euros pour quelques dizaines de retours. Le cas le plus caricatural, mais malheureusement, c'est la réalité, c'est le Royaume-Uni. Ils ont dit, maintenant, on est en dehors de l'Europe, on n'a plus les contraintes, on fait ce qu'on veut, très bien. Ils ont créé un hub pour renvoyer des migrants qui n'avaient aucun rapport avec ce pays au Rwanda. Quatre migrants. Ils ont renvoyé quatre migrants en un an et demi. Ils ont dépensé 700 millions de livres. C'est un milliard d'euros. Donc, ça veut dire que les OQTF, on les garde en France à ce moment-là. Je ne vais même pas sur le terrain moral où il y aura des choses à redire. Je vais sur le terrain de l'efficacité parce que tous ceux qui nous disent qu'il faut lutter plus efficacement contre l'immigration pensent au hub. Et d'ailleurs, le Président de la République l'a dit, la France n'a jamais été favorable, ne les appliquera pas, pas parce qu'on a des œillères ou qu'on ne veut pas avoir une politique de fermeté, mais parce que ça ne marche pas. Et donc, moi, je dis notamment aux contribuables, est-ce que vous voulez vraiment qu'on dépense des centaines de millions d'euros jusqu'à un milliard d'euros comme les Britanniques pour envoyer trois ou quatre personnes ? En revanche, je pense qu'il faut une politique européenne de fermeté vis-à-vis des pays qui n'acceptent pas les retours. Et ça, on peut le faire à quelques pays européens en allant voir les pays du Maghreb et d'autres qui disent « moi, je ne reprends jamais personne » en leur disant « si vous ne reprenez pas, nous ensemble, pays européens, parce qu'on est plus fort à quelques-uns, on prendra des mesures, moins de visas, moins de développement, moins de préférences commerciales. Je n'ai aucune naïveté là-dessus. On peut avoir de la fermeté, mais les fausses bonnes idées où on se fait plaisir, d'ailleurs, personne ne sait ce que c'est vraiment à Hub, ça ne marche pas. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On n'a pas ces scénarios de politique fiction. On est un grand pays, on ne va pas vivre sous tutelle. Mais surtout, on a les moyens de réagir. Donc ça, c'est évidemment, si on ne fait rien, vous avez raison, si le manque d'efforts, le manque de réformes était notre trajectoire pour les années qui viennent, sur les dépenses sociales notamment, j'ai évoqué les retraites, il y a dépenses de santé et d'autres, là, on aurait effectivement une situation de perte de contrôle. Et ce qui est intéressant dans le rapport qu'on a publié, comme dans le rapport des 4 économistes, c'est qu'on voit que ce qui fait en fait l'augmentation de la dette pour les prochaines années ou les prochaines décennies, c'est quoi ? C'est les intérêts de la dette déjà accumulée. Et il ne faudrait pas qu'on soit dans une situation où même si on fait des efforts, il y a tellement d'intérêts accumulés, il y a tellement de dettes accumulées, qu'on n'arrive plus, même en faisant des économies, à rembourser. Donc ça, c'est évidemment la situation qui n'est pas celle d'aujourd'hui du tout, on a une situation stable aujourd'hui, mais qu'il faudrait éviter. Et pour l'éviter, il faut anticiper. On nous dit souvent, au plan, vous regardez l'avenir, ben oui, on regarde l'avenir, parce que si on ne le dit pas aujourd'hui, on ne fera pas les efforts nécessaires. Et ça veut dire des réformes sur des économies dans certains domaines. Et je le dis, la dépense sociale, c'est la moitié de la dépense publique, santé, retraite. Donc évidemment, il faudra faire des efforts sur une partie de ces dépenses-là. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 3:16Voir 2 autres passages
« Écoutez, ça a été difficile quand le président de la République a évoqué les perspectives de cette guerre en Ukraine qui va durer et qu'il a été courageux. On nous a reproché parfois d'être, je cite, électoraliste en parlant de l'Ukraine. La preuve, vous le dites, c'est que c'était courageux parce que ce n'est pas évident dans l'électorat que ce soit une préoccupation partagée. Mais la réalité, c'est que ce n'est pas déconnecté de notre pouvoir d'achat et de la vie quotidienne. Les prix de l'énergie sont directement liés à ce qui se passe en Ukraine et à l'agression russe. Donc moi, je le dis, je sais que c'est parfois difficile à dire, c'est ça aussi gouverner, même si on ne nous remercie pas toujours, c'est la vie. Mais dire que la situation en Ukraine nécessite un soutien budgétaire qui est coûteux parce que sinon, c'est bien pire. Et le Rassemblement National, là-dessus, on parlait d'ambiguïté, ça a été plus que l'ambiguïté, ça a été la complaisance. Bon, et bien moi, je le maintiens, si on ne soutient pas l'Ukraine aujourd'hui, même si ça nous coûte de l'argent, on aura des prix de l'énergie, on aura le prix de la baguette du pain, on aura les prix de la vie quotidienne qui vont continuer à flamber. Et on a vu d'ailleurs que c'est directement au moment où la guerre a commencé que les prix de l'énergie ont complètement flambé. Donc je sais que c'est parfois compliqué parce que, moi aussi, quand je suis député, on me parle logement, on me parle transport, on me parle difficulté de recrutement dans un café ou dans la restauration. Mais la réalité, c'est que ces sujets-là, et c'est ça gouverné aussi, ils sont connectés au sujet européen et au sujet international. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Résultats des élections européennes, dissolution de l'Assemblée nationale, élections législatives du 30 juin... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune et Jean-Philippe TanguyVérifier à 9:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On n'a pas ces scénarios de politique fiction. On est un grand pays, on ne va pas vivre sous tutelle. Mais surtout, on a les moyens de réagir. Donc ça, c'est évidemment, si on ne fait rien, vous avez raison, si le manque d'efforts, le manque de réformes était notre trajectoire pour les années qui viennent, sur les dépenses sociales notamment, j'ai évoqué les retraites, il y a dépenses de santé et d'autres, là, on aurait effectivement une situation de perte de contrôle. Et ce qui est intéressant dans le rapport qu'on a publié, comme dans le rapport des 4 économistes, c'est qu'on voit que ce qui fait en fait l'augmentation de la dette pour les prochaines années ou les prochaines décennies, c'est quoi ? C'est les intérêts de la dette déjà accumulée. Et il ne faudrait pas qu'on soit dans une situation où même si on fait des efforts, il y a tellement d'intérêts accumulés, il y a tellement de dettes accumulées, qu'on n'arrive plus, même en faisant des économies, à rembourser. Donc ça, c'est évidemment la situation qui n'est pas celle d'aujourd'hui du tout, on a une situation stable aujourd'hui, mais qu'il faudrait éviter. Et pour l'éviter, il faut anticiper. On nous dit souvent, au plan, vous regardez l'avenir, ben oui, on regarde l'avenir, parce que si on ne le dit pas aujourd'hui, on ne fera pas les efforts nécessaires. Et ça veut dire des réformes sur des économies dans certains domaines. Et je le dis, la dépense sociale, c'est la moitié de la dépense publique, santé, retraite. Donc évidemment, il faudra faire des efforts sur une partie de ces dépenses-là. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 3:16Voir 2 autres passages
« Oui, je vais vous dire, non seulement je pense qu'il y a des gros doutes, le Conseil de l'Europe l'a dit, sur le plan humain, mais en plus, ce n'est pas efficace. Ce n'est pas comme si on ne savait pas. Ça a été testé par l'Italie avec l'Albanie. Ils ont dépensé plusieurs centaines de millions d'euros pour quelques dizaines de retours. Le cas le plus caricatural, mais malheureusement, c'est la réalité, c'est le Royaume-Uni. Ils ont dit, maintenant, on est en dehors de l'Europe, on n'a plus les contraintes, on fait ce qu'on veut, très bien. Ils ont créé un hub pour renvoyer des migrants qui n'avaient aucun rapport avec ce pays au Rwanda. Quatre migrants. Ils ont renvoyé quatre migrants en un an et demi. Ils ont dépensé 700 millions de livres. C'est un milliard d'euros. Donc, ça veut dire que les OQTF, on les garde en France à ce moment-là. Je ne vais même pas sur le terrain moral où il y aura des choses à redire. Je vais sur le terrain de l'efficacité parce que tous ceux qui nous disent qu'il faut lutter plus efficacement contre l'immigration pensent au hub. Et d'ailleurs, le Président de la République l'a dit, la France n'a jamais été favorable, ne les appliquera pas, pas parce qu'on a des œillères ou qu'on ne veut pas avoir une politique de fermeté, mais parce que ça ne marche pas. Et donc, moi, je dis notamment aux contribuables, est-ce que vous voulez vraiment qu'on dépense des centaines de millions d'euros jusqu'à un milliard d'euros comme les Britanniques pour envoyer trois ou quatre personnes ? En revanche, je pense qu'il faut une politique européenne de fermeté vis-à-vis des pays qui n'acceptent pas les retours. Et ça, on peut le faire à quelques pays européens en allant voir les pays du Maghreb et d'autres qui disent « moi, je ne reprends jamais personne » en leur disant « si vous ne reprenez pas, nous ensemble, pays européens, parce qu'on est plus fort à quelques-uns, on prendra des mesures, moins de visas, moins de développement, moins de préférences commerciales. Je n'ai aucune naïveté là-dessus. On peut avoir de la fermeté, mais les fausses bonnes idées où on se fait plaisir, d'ailleurs, personne ne sait ce que c'est vraiment à Hub, ça ne marche pas. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je vais vous dire, non seulement je pense qu'il y a des gros doutes, le Conseil de l'Europe l'a dit, sur le plan humain, mais en plus, ce n'est pas efficace. Ce n'est pas comme si on ne savait pas. Ça a été testé par l'Italie avec l'Albanie. Ils ont dépensé plusieurs centaines de millions d'euros pour quelques dizaines de retours. Le cas le plus caricatural, mais malheureusement, c'est la réalité, c'est le Royaume-Uni. Ils ont dit, maintenant, on est en dehors de l'Europe, on n'a plus les contraintes, on fait ce qu'on veut, très bien. Ils ont créé un hub pour renvoyer des migrants qui n'avaient aucun rapport avec ce pays au Rwanda. Quatre migrants. Ils ont renvoyé quatre migrants en un an et demi. Ils ont dépensé 700 millions de livres. C'est un milliard d'euros. Donc, ça veut dire que les OQTF, on les garde en France à ce moment-là. Je ne vais même pas sur le terrain moral où il y aura des choses à redire. Je vais sur le terrain de l'efficacité parce que tous ceux qui nous disent qu'il faut lutter plus efficacement contre l'immigration pensent au hub. Et d'ailleurs, le Président de la République l'a dit, la France n'a jamais été favorable, ne les appliquera pas, pas parce qu'on a des œillères ou qu'on ne veut pas avoir une politique de fermeté, mais parce que ça ne marche pas. Et donc, moi, je dis notamment aux contribuables, est-ce que vous voulez vraiment qu'on dépense des centaines de millions d'euros jusqu'à un milliard d'euros comme les Britanniques pour envoyer trois ou quatre personnes ? En revanche, je pense qu'il faut une politique européenne de fermeté vis-à-vis des pays qui n'acceptent pas les retours. Et ça, on peut le faire à quelques pays européens en allant voir les pays du Maghreb et d'autres qui disent « moi, je ne reprends jamais personne » en leur disant « si vous ne reprenez pas, nous ensemble, pays européens, parce qu'on est plus fort à quelques-uns, on prendra des mesures, moins de visas, moins de développement, moins de préférences commerciales. Je n'ai aucune naïveté là-dessus. On peut avoir de la fermeté, mais les fausses bonnes idées où on se fait plaisir, d'ailleurs, personne ne sait ce que c'est vraiment à Hub, ça ne marche pas. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 14:03Voir 2 autres passages
« ceux qui ont fait le choix de ne pas le soutenir vous les citez Sylvain Maillard en Germain Hadad disent c'est quand même paradoxal de soutenir un candidat qui appartient à un parti Horizon qui est dirigé par Édouard Philippe qui a demandé la démission d'Emmanuel Macron on ne peut pas soutenir quelqu'un d'Horizon en gros »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du 9 décembreVérifier à 48:26
« On n'aura aucun cas. Ce que je veux dire, c'est qu'il ne faut pas qu'il y ait un risque d'élection du Rassemblement National ou de la France insoumise. Et pour le dire très clairement, moi, je préfère en effet, je l'assume, qu'à l'Assemblée Nationale, quand il y a un risque d'avoir un député du Rassemblement National, il y ait plutôt quelqu'un de la droite classique ou de la gauche classique. Et je mets aussi la France insoumise, même si moi, je n'ai jamais dit l'égal... Dans le même sac que le REN. Alors attendez, c'est important. Pas dans le même sac exactement, mais en tout cas, je pense qu'aujourd'hui, dans la période que l'on vit, la France insoumise est un facteur de délitement de la République. Et on l'a vu dans cette campagne qui a été honteuse de la part de la France insoumise. Et je le dis aussi, parce que j'ai cette sensibilité sociale-démocrate, je le dis aussi à la gauche socialiste, à la gauche écologiste, on peut travailler sur des projets ensemble, aujourd'hui et au lendemain des élections législatives. Il faudra qu'on fasse nous-mêmes des efforts pour ce faire. Mais est-ce qu'ils sont prêts à reconstituer la NUPES, à travailler avec des gens qui les ont parfois insultés, qu'on fait une campagne sur Gaza au lieu de faire une campagne sur le Parlement européen, et qu'on bafouait toutes les règles de l'hémicycle de la République et de la démocratie ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je vais vous dire, non seulement je pense qu'il y a des gros doutes, le Conseil de l'Europe l'a dit, sur le plan humain, mais en plus, ce n'est pas efficace. Ce n'est pas comme si on ne savait pas. Ça a été testé par l'Italie avec l'Albanie. Ils ont dépensé plusieurs centaines de millions d'euros pour quelques dizaines de retours. Le cas le plus caricatural, mais malheureusement, c'est la réalité, c'est le Royaume-Uni. Ils ont dit, maintenant, on est en dehors de l'Europe, on n'a plus les contraintes, on fait ce qu'on veut, très bien. Ils ont créé un hub pour renvoyer des migrants qui n'avaient aucun rapport avec ce pays au Rwanda. Quatre migrants. Ils ont renvoyé quatre migrants en un an et demi. Ils ont dépensé 700 millions de livres. C'est un milliard d'euros. Donc, ça veut dire que les OQTF, on les garde en France à ce moment-là. Je ne vais même pas sur le terrain moral où il y aura des choses à redire. Je vais sur le terrain de l'efficacité parce que tous ceux qui nous disent qu'il faut lutter plus efficacement contre l'immigration pensent au hub. Et d'ailleurs, le Président de la République l'a dit, la France n'a jamais été favorable, ne les appliquera pas, pas parce qu'on a des œillères ou qu'on ne veut pas avoir une politique de fermeté, mais parce que ça ne marche pas. Et donc, moi, je dis notamment aux contribuables, est-ce que vous voulez vraiment qu'on dépense des centaines de millions d'euros jusqu'à un milliard d'euros comme les Britanniques pour envoyer trois ou quatre personnes ? En revanche, je pense qu'il faut une politique européenne de fermeté vis-à-vis des pays qui n'acceptent pas les retours. Et ça, on peut le faire à quelques pays européens en allant voir les pays du Maghreb et d'autres qui disent « moi, je ne reprends jamais personne » en leur disant « si vous ne reprenez pas, nous ensemble, pays européens, parce qu'on est plus fort à quelques-uns, on prendra des mesures, moins de visas, moins de développement, moins de préférences commerciales. Je n'ai aucune naïveté là-dessus. On peut avoir de la fermeté, mais les fausses bonnes idées où on se fait plaisir, d'ailleurs, personne ne sait ce que c'est vraiment à Hub, ça ne marche pas. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 14:03Voir 2 autres passages
« Oui. C'est une personnalité pour laquelle j'ai beaucoup de respect parce qu'il a été un grand Premier ministre, un grand ministre de l'Intérieur au monde des attentats et ce n'était pas facile. Maintenant, ce que je dis pour les uns et les autres, c'est que dans un espace qui va, je crois, d'un centre-gauche républicain dont fait partie Bernard Cazeneuve ou François Hollande ou Jérôme Gage jusqu'à une droite claire vis-à-vis de l'extrême-droite comme Xavier Bertrand, je vais vous dire, j'ai peut-être un rêve naïf, j'aimerais qu'il n'y ait qu'un seul candidat dans cet espace. Vous pensez que c'est possible ? C'est en tout cas ce que vous espérez. De toute façon, le rassemblement il faudra bien le faire au deuxième tour et il faudra sans doute le faire pour les élections. De quoi ? Du fond et du combat. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 11:58
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je rappelle une chose qu'on oublie un peu quand on parle de suspension, c'est que la situation juridique actuelle qui a été votée l'an dernier, il y a eu ce compromis politique, on le sait, pour éviter la chute du gouvernement, pour éviter la chute du budget qui aurait été pire que tout sans doute. Parce que ça aurait créé de l'instabilité. Donc je pense que même d'un point de vue de finances publiques, ce n'était pas souhaitable. Donc il y a eu ce compromis. C'était une demande notamment du Parti Socialiste, on le sait. Mais le Premier ministre a insisté, c'est dans la loi, sur le fait que l'augmentation de la durée vers les 64 ans reprendrait. Et la réforme, elle est suspendue, elle n'est pas supprimée. Mais au fond de ça, ça c'est un épisode, une péripétie. On aura évidemment besoin de travailler plus et plus longtemps. Après, il y aura des débats dans la présidentielle sur comment faire ça. Mais je rappelle juste un chiffre. Aujourd'hui, même avec la réforme d'Elisabeth Borne de 2023, il y aurait en France un âge de départ 3 ans inférieur à la moyenne européenne. Donc on est encore très bas par rapport aux autres pays européens. Et je rappelle aussi, parce que ça a traumatisé tout le monde, qu'on a un choc démographique majeur. Et que pour la première fois l'an dernier, et ça va continuer, on avait plus de décès que de naissances en France, qu'on appelle un solde négatif. Et ça, c'est lié. Ça veut dire que si vous voulez financer le modèle social, et que vous avez moins de naissances, donc moins d'actifs sur le marché du travail, il faudra qu'on travaille tous un peu plus longtemps. Vous dites, sans mesure forte, »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 1:45Voir 2 autres passages
« On a vu cette semaine beaucoup d'alertes et beaucoup de chiffres qui sont très impressionnants. Il y a eu un rapport de 4 économistes remis au ministre du Budget. On a fait ce travail, nous, sur un temps. C'est notre mission beaucoup plus long. On a regardé les choses si on poursuivait la tendance telle qu'elle est aujourd'hui jusqu'à 2035 et jusqu'à 2050. Et pour le dire en un chiffre, si on continuait comme ça, c'est-à-dire qu'on ne faisait aucune réforme, plus rien, plus d'efforts, on aurait une dette qui se rapprocherait de 200% du PIB, c'est-à-dire 200% deux fois ce qu'on produit chaque année, en 2050. En une génération, c'est-à-dire très rapidement en réalité. Donc pour éviter cette perte de contrôle, il faut faire des efforts dans les toutes prochaines années. C'est le message de notre rapport, c'est le message du rapport des économistes qui a été remis à David Amiel. Et ça veut dire un certain nombre de réformes, de prolongations de réformes. Je pense à la réforme des retraites par exemple. On peut discuter des sujets qui sont les plus sensibles. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 0:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées14 mars 2022 au 10 juin 2024 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y avait plusieurs options. Soit on ne fait rien, je pense que c'était impossible, et qu'on voit bien dans le système du quinquennat. Il y a toujours un moment, finalement, à mi-parcours de ressourcements, de rafraîchissements nécessaires. On l'a vu avec des crises dans chacun des quinquennats depuis les années 2000. Soit on ne faisait rien, je pense que c'était impossible. Soit on faisait, on nous l'aurait reproché à juste titre, des ajustements. Un remaniement, un petit changement ici ou là dans le gouvernement, ou dans la majorité, je pense que ce n'aurait pas été à la hauteur de la crise que l'on vit. Donc il fallait un changement nécessaire et rapide. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Résultats des élections européennes, dissolution de l'Assemblée nationale, élections législatives du 30 juin... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune et Jean-Philippe TanguyVérifier à 1:24Voir 2 autres passages
« Écoutez Ça va se rétablir progressivement On ne recrute pas Et on ne forme pas Un conducteur de bus et de métro En 2-3 jours Parce qu'il y a des questions de sécurité Mais ce n'est pas seulement »
RMC — Face à Face · Face à Face : Clément Beaune - 23/12Vérifier à 19:34
« Je vais être très honnête. On fait le maximum dans les trains. On ne peut pas rajouter des wagons, on ne peut pas rajouter les trains. Le maximum aujourd'hui est à déployer tout son parc. Tout son parc de trains. Et encore une fois, il y a plus de billets qui ont été vendus que jamais. Parce qu'on encourage »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · L'intégrale du 9 décembre
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 4:42
« Oui, je vais vous dire, non seulement je pense qu'il y a des gros doutes, le Conseil de l'Europe l'a dit, sur le plan humain, mais en plus, ce n'est pas efficace. Ce n'est pas comme si on ne savait pas. Ça a été testé par l'Italie avec l'Albanie. Ils ont dépensé plusieurs centaines de millions d'euros pour quelques dizaines de retours. Le cas le plus caricatural, mais malheureusement, c'est la réalité, c'est le Royaume-Uni. Ils ont dit, maintenant, on est en dehors de l'Europe, on n'a plus les contraintes, on fait ce qu'on veut, très bien. Ils ont créé un hub pour renvoyer des migrants qui n'avaient aucun rapport avec ce pays au Rwanda. Quatre migrants. Ils ont renvoyé quatre migrants en un an et demi. Ils ont dépensé 700 millions de livres. C'est un milliard d'euros. Donc, ça veut dire que les OQTF, on les garde en France à ce moment-là. Je ne vais même pas sur le terrain moral où il y aura des choses à redire. Je vais sur le terrain de l'efficacité parce que tous ceux qui nous disent qu'il faut lutter plus efficacement contre l'immigration pensent au hub. Et d'ailleurs, le Président de la République l'a dit, la France n'a jamais été favorable, ne les appliquera pas, pas parce qu'on a des œillères ou qu'on ne veut pas avoir une politique de fermeté, mais parce que ça ne marche pas. Et donc, moi, je dis notamment aux contribuables, est-ce que vous voulez vraiment qu'on dépense des centaines de millions d'euros jusqu'à un milliard d'euros comme les Britanniques pour envoyer trois ou quatre personnes ? En revanche, je pense qu'il faut une politique européenne de fermeté vis-à-vis des pays qui n'acceptent pas les retours. Et ça, on peut le faire à quelques pays européens en allant voir les pays du Maghreb et d'autres qui disent « moi, je ne reprends jamais personne » en leur disant « si vous ne reprenez pas, nous ensemble, pays européens, parce qu'on est plus fort à quelques-uns, on prendra des mesures, moins de visas, moins de développement, moins de préférences commerciales. Je n'ai aucune naïveté là-dessus. On peut avoir de la fermeté, mais les fausses bonnes idées où on se fait plaisir, d'ailleurs, personne ne sait ce que c'est vraiment à Hub, ça ne marche pas. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 14:03
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
« Oui. C'est ça ? Ça se jouera sur, j'espère, un esprit de responsabilité qui fera que les candidats qui partagent un certain nombre de valeurs communes, la lutte contre les extrêmes, gauche et droite, parce que le danger c'est l'extrême-droite aujourd'hui, qui défendent l'Europe, qui sont attachés à la laïcité, qui sont aujourd'hui des valeurs qui sont attaquées à l'extrême-gauche comme l'extrême-droite, prouvent un moyen d'avancer ensemble. Je ne sais pas comment ça va se faire, je vais être très honnête. J'espère qu'ils vont discuter, au-delà d'ailleurs du bloc central, dès maintenant, parce que, je veux dire, il y aura un deuxième tour. C'est-à-dire, ce que vous demandez aussi, »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 12:39
« Il y avait plusieurs options. Soit on ne fait rien, je pense que c'était impossible, et qu'on voit bien dans le système du quinquennat. Il y a toujours un moment, finalement, à mi-parcours de ressourcements, de rafraîchissements nécessaires. On l'a vu avec des crises dans chacun des quinquennats depuis les années 2000. Soit on ne faisait rien, je pense que c'était impossible. Soit on faisait, on nous l'aurait reproché à juste titre, des ajustements. Un remaniement, un petit changement ici ou là dans le gouvernement, ou dans la majorité, je pense que ce n'aurait pas été à la hauteur de la crise que l'on vit. Donc il fallait un changement nécessaire et rapide. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Résultats des élections européennes, dissolution de l'Assemblée nationale, élections législatives du 30 juin... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune et Jean-Philippe TanguyVérifier à 1:24
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."
« C'est une sorte de fumisterie en réalité parce que David Lissnard, c'est le premier qui demande de la dépense publique tous les ans pour les collectivités locales. Donc il nous explique quand il vient sur votre plateau ou ailleurs qu'il faut baisser les dépenses pour tout le monde sauf les collectivités locales qu'il défend. Il a peut-être des raisons de le faire. À ce moment-là, on ne peut pas être tâcheur le matin et un dépensier actif ou suractif l'après-midi. Puisqu'on parle d'un candidat. Et sur le commissariat au plan, David Lissnard, ce n'est pas le sujet le plus important. Qu'est-ce qu'on fait d'utile ? Je vais vous prendre un exemple très concret puisque souvent, on est abstrait sur nos rapports. On a fait un projet avec un grand préfet qui a piloté les Jeux Olympiques et Paralympiques, M. Cadot, qui propose 39 propositions très concrètes pour accélérer tous nos projets d'infrastructure. On l'entend toute la journée, vos auditeurs le disent régulièrement, on ne sait plus faire de projets en France, tout est lent, il y a trop de normes, etc. Bon, on a 39 propositions. Elles ont été saisies notamment par le Président de la République, ce sont les fameux projets Notre-Dame pour accélérer nos projets. C'est très concret. Ça peut faire gagner 3 à 4 ans sur un projet d'investissement. C'est de la croissance, c'est de l'activité. Le ministre de l'Industrie a repris les propositions qu'on a faites pour qu'il y ait une simplification des projets industriels. Par exemple, qu'il n'y ait pas deux niveaux de recours contentieux. Quand vous avez un projet, vous allez au tribunal et puis vous allez une deuxième fois au tribunal d'appel. On simplifie tout ça. Donc ça, c'est des propositions très concrètes. Vous n'en avez pas marre de vous justifier à chaque fois sur votre propre utilité ? Je vais vous dire, je n'en ai pas marre parce que j'y crois et puis parce que c'est normal de se justifier. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 9:21
franceinfo — 8h30 franceinfo · Résultats des élections européennes, dissolution de l'Assemblée nationale, élections législatives du 30 juin... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune et Jean-Philippe TanguyVérifier à 17:22
« C'est une sorte de fumisterie en réalité parce que David Lissnard, c'est le premier qui demande de la dépense publique tous les ans pour les collectivités locales. Donc il nous explique quand il vient sur votre plateau ou ailleurs qu'il faut baisser les dépenses pour tout le monde sauf les collectivités locales qu'il défend. Il a peut-être des raisons de le faire. À ce moment-là, on ne peut pas être tâcheur le matin et un dépensier actif ou suractif l'après-midi. Puisqu'on parle d'un candidat. Et sur le commissariat au plan, David Lissnard, ce n'est pas le sujet le plus important. Qu'est-ce qu'on fait d'utile ? Je vais vous prendre un exemple très concret puisque souvent, on est abstrait sur nos rapports. On a fait un projet avec un grand préfet qui a piloté les Jeux Olympiques et Paralympiques, M. Cadot, qui propose 39 propositions très concrètes pour accélérer tous nos projets d'infrastructure. On l'entend toute la journée, vos auditeurs le disent régulièrement, on ne sait plus faire de projets en France, tout est lent, il y a trop de normes, etc. Bon, on a 39 propositions. Elles ont été saisies notamment par le Président de la République, ce sont les fameux projets Notre-Dame pour accélérer nos projets. C'est très concret. Ça peut faire gagner 3 à 4 ans sur un projet d'investissement. C'est de la croissance, c'est de l'activité. Le ministre de l'Industrie a repris les propositions qu'on a faites pour qu'il y ait une simplification des projets industriels. Par exemple, qu'il n'y ait pas deux niveaux de recours contentieux. Quand vous avez un projet, vous allez au tribunal et puis vous allez une deuxième fois au tribunal d'appel. On simplifie tout ça. Donc ça, c'est des propositions très concrètes. Vous n'en avez pas marre de vous justifier à chaque fois sur votre propre utilité ? Je vais vous dire, je n'en ai pas marre parce que j'y crois et puis parce que c'est normal de se justifier. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 9:21
« avoir des avis personnels, mais comme haut-commissaire, la stratégie, au plan, on a fait cet exercice sur 2035 et 2050. Je sais d'expérience pour travailler moi-même au ministère des Finances que faire un budget, c'est difficile et que tout le monde a un avis. Donc, je laisse cette responsabilité lourde et difficile, j'avoue, au gouvernement. »
SUDRADIO · Clément Beaune :"Le programme de David Lisnard est une fumisterie, il est le Milei du pauvre."Vérifier à 5:10
RMC — Face à Face · L'interview : Clément Beaune - 08/07Vérifier à 9:49