Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
26 févr. 2024 au 15 sept. 2026
Questions
40
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 40 questions évaluables
Réponse directe
17
Réponse partielle
5
Réponse à côté
18
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 40 sur 40
Question 26Face à Face : Céline Imart - 26/02
Quand il dit, Emmanuel Macron, qu'il va faire de l'agriculture un enjeu majeur, une sorte d'intérêt supérieur de la nation, est-ce une réponse à cette question ?
Réponse à côté
Alors ça, c'est ce qu'il propose de mettre dans la loi, je pense. Après, ce sont des mots. Nous, tant qu'on ne voit pas des actes, les mots, les grands concepts en disant on vous aime, on va placer l'agriculture au-dessus de tout, ça ne fonctionne pas. On ne peut pas faire des grandes déclarations d'amour à l'agriculture ou à toute une partie de la population en France. C'est très important
« Alors ça, c'est ce qu'il propose de mettre dans la loi, je pense. Après, ce sont des mots. Nous, tant qu'on ne voit pas des actes, les mots, les grands concepts en disant on vous aime, on va placer l'agriculture au-dessus de tout, ça ne fonctionne pas. On ne peut pas faire des grandes déclarations d'amour à l'agriculture ou à toute une partie de la population en France. C'est très important »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 11:17
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais c'est surtout qu'il faut aider les gens qui travaillent. Bruno Retailleau, je ne vais pas dévoiler avant qu'il fasse sa conférence de presse ce qu'il va annoncer. Mais très clairement, aujourd'hui, dans l'urgence, il faut beaucoup plus soutenir cette France qui travaille, des agriculteurs, des pêcheurs. Aujourd'hui, on a une aide ciblée, certes, mais qui est de 100 euros par mois pour le gouvernement, et à laquelle sont éligibles seulement 3 millions de Français. Et imaginez-vous que sur ces 3 millions éligibles, il n'y »
RFI — Invité politique · «C’est à l’État de se serrer la ceinture», martèle Céline Imart, porte-parole de Bruno RetailleauVérifier à 2:41
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
18 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 27Face à Face : Céline Imart - 26/02
Est-ce qu'il faut remonter les tarifs douaniers avec l'Ukraine ou est-ce qu'il faut continuer la solidarité avec l'agriculture ukrainienne ?
Réponse partielle
Ce n'est pas si binaire. On peut tout à fait être solidaires de la cause ukrainienne mais il est très clair que ce n'est pas à nous les agriculteurs français aujourd'hui de payer le prix de cette guerre tout simplement. Donc il faut être cohérent. Là aussi, on a des millions de tonnes de denrées qui rentrent qui viennent déstabiliser nos filières, nos marchés de la volaille, le marché du sucre et des céréales et il nous faut des mécanismes de sauvegarde qui soient extrêmement efficaces pour protéger notre propre filière. Mais ça veut dire quoi ?
« Ce n'est pas si binaire. On peut tout à fait être solidaires de la cause ukrainienne mais il est très clair que ce n'est pas à nous les agriculteurs français aujourd'hui de payer le prix de cette guerre tout simplement. Donc il faut être cohérent. Là aussi, on a des millions de tonnes de denrées qui rentrent qui viennent déstabiliser nos filières, nos marchés de la volaille, le marché du sucre et des céréales et il nous faut des mécanismes de sauvegarde qui soient extrêmement efficaces pour protéger notre propre filière. Mais ça veut dire quoi ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 18:18
Question 28Face à Face : Céline Imart - 26/02
C'est-à-dire, quand vous dites ce n'est pas ce que demande la profession, Emmanuel Macron vous lance en quelque sorte, vous relance la question en disant, aujourd'hui, dans les colonnes du journal Le Figaro,
Réponse à côté
Vous retiendriez quoi ? Oui, il traite en fait le problème agricole comme il pourrait traiter une grève des cheminots. Nous, ce qu'on demande, c'est un changement de logiciel. Ce ne sont pas trois ou quatre petites mesures comme ça, mises à côté les unes des autres ou trois ou quatre chèques. Aujourd'hui, vous, Apolline de Malherbe, vous faites une matinale tous les matins. En gros, vous rendez une copie tous les jours. Nous, quand on est agriculteur, on rend une copie par an. C'est-à-dire que moi, je me suis installée à l'âge de 28 ans. Je vais probablement prendre ma retraite vers 68 ans. J'aurais rendu 40 copies dans ma vie. On est sur le temps long. Aujourd'hui, quand on va obtenir, qua…
« Vous retiendriez quoi ? Oui, il traite en fait le problème agricole comme il pourrait traiter une grève des cheminots. Nous, ce qu'on demande, c'est un changement de logiciel. Ce ne sont pas trois ou quatre petites mesures comme ça, mises à côté les unes des autres ou trois ou quatre chèques. Aujourd'hui, vous, Apolline de Malherbe, vous faites une matinale tous les matins. En gros, vous rendez une copie tous les jours. Nous, quand on est agriculteur, on rend une copie par an. C'est-à-dire que moi, je me suis installée à l'âge de 28 ans. Je vais probablement prendre ma retraite vers 68 ans. J'aurais rendu 40 copies dans ma vie. On est sur le temps long. Aujourd'hui, quand on va obtenir, quand le gouvernement prétend obtenir une dérogation sur les jachères, les 4% de jachères à Bruxelles, c'est une dérogation de non. Comment voulez-vous qu'on se projette, qu'on fasse un plan d'entreprise ? On a des investissements qui nous engagent à 10 ans, à 15 ans, à 20 ans. On est aussi des chefs d'entreprise. On a besoin de savoir si la France veut encore de nous. On a besoin de savoir quelle vision, quel cap elle nous fixe à long terme et quel moyen elle va nous donner pour y parvenir. C'est un changement de logiciel qu'il faut aujourd'hui. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 10:08
Question 29Face à Face : Céline Imart - 26/02
Céline Imar, quelle agricultrice êtes-vous ?
Réponse partielle
C'est une étiquette qui est considérée comme moyenne dans ma région de production qui est le loraguette. Ça veut dire combien d'hectares ? Moi, je cultive 240 hectares. Je fais des céréales. C'est plus que la moyenne. La moyenne et l'exploitation, sauf que vous prenez des exploitations de maraîchage qui font de la salade, des tomates ou autre, on aura une moyenne plus petite que sur une moyenne d'une exploitation céréalière. Peu importe. Aujourd'hui, ce n'est pas la taille qui va faire la valeur ajoutée d'une exploitation, c'est la qualité de ce qu'elle fait, des produits qu'elle a, c'est le revenu, la valeur ajoutée. J'exploite des céréales, donc du blé dur qui va servir à faire des pâtes,…
« C'est une étiquette qui est considérée comme moyenne dans ma région de production qui est le loraguette. Ça veut dire combien d'hectares ? Moi, je cultive 240 hectares. Je fais des céréales. C'est plus que la moyenne. La moyenne et l'exploitation, sauf que vous prenez des exploitations de maraîchage qui font de la salade, des tomates ou autre, on aura une moyenne plus petite que sur une moyenne d'une exploitation céréalière. Peu importe. Aujourd'hui, ce n'est pas la taille qui va faire la valeur ajoutée d'une exploitation, c'est la qualité de ce qu'elle fait, des produits qu'elle a, c'est le revenu, la valeur ajoutée. J'exploite des céréales, donc du blé dur qui va servir à faire des pâtes, à faire de la semoule, du blé dur qui va être notamment valorisé en farine. Je fais du sorgho, du tour de soleil, du colza pour faire de l'huile et je multiplie de la semence en maïs et aussi en luzerne. C'est vous qui conduisez le tracteur ? Oui. Oui, c'est vous, je veux dire, »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 13:59
Question 30Face à Face : Céline Imart - 26/02
Pour l'instant, notamment la porte-parole du gouvernement encore une fois sur RMC ce matin, expliquez que ce serait vous les agriculteurs, c'est-à-dire l'interprofessionnel qui fixerait ces prix, que ces prix pourraient d'ailleurs évoluer au fil des mois en fonction du contexte, à la fois météo ou du contexte international et d'ailleurs que ces prix seraient fixés par département. Ça ne vous convient pas
Réponse à côté
comme première explication ou comme première méthode ? Je ne sais pas, je pense que ce sont des choses qui méritent d'être approfondies et étudiées calmement. Aujourd'hui, je pense que là, on est sur une politique du doigt mouillé qui essaie de raccorder, de proposer des pistes réelles à des effets d'annonce. Ce n'est pas sérieux. Il faut qu'on se pose, il faut que tout soit examiné, concerté, encore une fois, qu'on puisse se projeter sur des mécanismes qui sont sérieux et à long terme.
« comme première explication ou comme première méthode ? Je ne sais pas, je pense que ce sont des choses qui méritent d'être approfondies et étudiées calmement. Aujourd'hui, je pense que là, on est sur une politique du doigt mouillé qui essaie de raccorder, de proposer des pistes réelles à des effets d'annonce. Ce n'est pas sérieux. Il faut qu'on se pose, il faut que tout soit examiné, concerté, encore une fois, qu'on puisse se projeter sur des mécanismes qui sont sérieux et à long terme. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 13:29
Question 31Face à Face : Céline Imart - 26/02
Donc ça veut dire que là, vous êtes tout de suite en train d'attaquer les députés Renaissance. Qui dirait aujourd'hui le contraire de ce qu'ils ont fait à Bruxelles ?
Réponse à côté
Moi, je n'attaque personne, je constate simplement qu'aujourd'hui, il y a des paroles et il y a des actes. Et pourquoi l'Europe ? Parce que c'est là que ça se joue ? Il y a beaucoup de choses qui se jouent à l'échelon européen. 80% de notre droit en France, qui pèse énormément sur les gens qui travaillent, sur les entreprises, sur les agriculteurs, est produit d'abord à l'échelon européen.
« Moi, je n'attaque personne, je constate simplement qu'aujourd'hui, il y a des paroles et il y a des actes. Et pourquoi l'Europe ? Parce que c'est là que ça se joue ? Il y a beaucoup de choses qui se jouent à l'échelon européen. 80% de notre droit en France, qui pèse énormément sur les gens qui travaillent, sur les entreprises, sur les agriculteurs, est produit d'abord à l'échelon européen. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 3:22
Question 32Face à Face : Céline Imart - 26/02
Et si je vous pose cette question, c'est aussi parce que quelle est votre position par rapport à la question des accords de libre-échange ?
Réponse directe
L'accord de libre-échange en soi que nous rejetons.
« L'accord de libre-échange en soi »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 16:07Voir 1 autre passage
« que nous rejetons. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 16:10
Question 33Face à Face : Céline Imart - 26/02
et vous avez d'ailleurs été représentante, me semble-t-il, de l'inter-céréalière de votre département ?
Réponse directe
D'inter-céréales au niveau national qui représente en fait toute l'inter-profession des céréales depuis les producteurs en passant par les collecteurs jusqu'aux transformateurs. Vous continuez d'ailleurs cette activité pendant la campagne ? Non, que ce soit au niveau, vous l'avez évoqué au début de notre entretien, que ce soit au niveau de la FDSEA, donc de la fédération départementale ou que ce soit au niveau d'inter-céréales, je me suis tout de suite mise en retrait de mes fonctions. Vous vendez en France ? Vous vendez à l'export ? Je vends à des organismes français, à des négoces et à des coopératives.
« D'inter-céréales au niveau national qui représente en fait toute l'inter-profession des céréales depuis les producteurs en passant par les collecteurs jusqu'aux transformateurs. Vous continuez d'ailleurs cette activité pendant la campagne ? Non, que ce soit au niveau, vous l'avez évoqué au début de notre entretien, que ce soit au niveau de la FDSEA, donc de la fédération départementale ou que ce soit au niveau d'inter-céréales, je me suis tout de suite mise en retrait de mes fonctions. Vous vendez en France ? Vous vendez à l'export ? Je vends à des organismes français, à des négoces et à des coopératives. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 15:13
Question 34Face à Face : Céline Imart - 26/02
Quel morceau de la profession d'ailleurs vous représentez ?
Réponse à côté
Vous retiendriez quoi ? Oui, il traite en fait le problème agricole comme il pourrait traiter une grève des cheminots. Nous, ce qu'on demande, c'est un changement de logiciel. Ce ne sont pas trois ou quatre petites mesures comme ça, mises à côté les unes des autres ou trois ou quatre chèques. Aujourd'hui, vous, Apolline de Malherbe, vous faites une matinale tous les matins. En gros, vous rendez une copie tous les jours. Nous, quand on est agriculteur, on rend une copie par an. C'est-à-dire que moi, je me suis installée à l'âge de 28 ans. Je vais probablement prendre ma retraite vers 68 ans. J'aurais rendu 40 copies dans ma vie. On est sur le temps long. Aujourd'hui, quand on va obtenir, qua…
« Vous retiendriez quoi ? Oui, il traite en fait le problème agricole comme il pourrait traiter une grève des cheminots. Nous, ce qu'on demande, c'est un changement de logiciel. Ce ne sont pas trois ou quatre petites mesures comme ça, mises à côté les unes des autres ou trois ou quatre chèques. Aujourd'hui, vous, Apolline de Malherbe, vous faites une matinale tous les matins. En gros, vous rendez une copie tous les jours. Nous, quand on est agriculteur, on rend une copie par an. C'est-à-dire que moi, je me suis installée à l'âge de 28 ans. Je vais probablement prendre ma retraite vers 68 ans. J'aurais rendu 40 copies dans ma vie. On est sur le temps long. Aujourd'hui, quand on va obtenir, quand le gouvernement prétend obtenir une dérogation sur les jachères, les 4% de jachères à Bruxelles, c'est une dérogation de non. Comment voulez-vous qu'on se projette, qu'on fasse un plan d'entreprise ? On a des investissements qui nous engagent à 10 ans, à 15 ans, à 20 ans. On est aussi des chefs d'entreprise. On a besoin de savoir si la France veut encore de nous. On a besoin de savoir quelle vision, quel cap elle nous fixe à long terme et quel moyen elle va nous donner pour y parvenir. C'est un changement de logiciel qu'il faut aujourd'hui. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 10:08
Question 35Face à Face : Céline Imart - 26/02
Oui, oui, oui. Vous n'êtes pas mise dans un bureau à donner des ordres ?
Réponse à côté
Un salarié à mi-temps et vous êtes l'agricultrice, vous vendez à qui ? Alors, je vends à des négoces et des coopératives, donc ils sont des organismes collecteurs.
« Un salarié à mi-temps et vous êtes l'agricultrice, vous vendez à qui ? Alors, je vends à des négoces et des coopératives, donc ils sont des organismes collecteurs. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 15:00
Question 36Face à Face : Céline Imart - 26/02
Vous avez des salariés ?
Réponse directe
Un salarié à mi-temps et vous êtes l'agricultrice, vous vendez à qui ? Alors, je vends à des négoces et des coopératives, donc ils sont des organismes collecteurs.
« Un salarié à mi-temps et vous êtes l'agricultrice, vous vendez à qui ? Alors, je vends à des négoces et des coopératives, donc ils sont des organismes collecteurs. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 15:00
Question 37Face à Face : Céline Imart - 26/02
c'est vous l'agricultrice ?
Réponse directe
Un salarié à mi-temps et vous êtes l'agricultrice, vous vendez à qui ? Alors, je vends à des négoces et des coopératives, donc ils sont des organismes collecteurs.
« Un salarié à mi-temps et vous êtes l'agricultrice, vous vendez à qui ? Alors, je vends à des négoces et des coopératives, donc ils sont des organismes collecteurs. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 15:00
Question 38Face à Face : Céline Imart - 26/02
est-ce que les Européennes ne vont se jouer que sur la question agricole ?
Réponse directe
Elle ne va pas se jouer que sur la politique agricole, cette campagne. Aujourd'hui, elle va se jouer sur notre capacité à reprendre notre destin en main sur les sujets stratégiques que sont aujourd'hui l'agriculture. Parce que maîtriser son agriculture, son alimentation, aujourd'hui, c'est fondamental. Déléguer à d'autres personnes l'alimentation que l'on a sur notre territoire, c'est de la folie. Elle va se jouer sur la défense, bien évidemment, qui pose la question des frontières, qui pose la question de notre autonomie dans un monde en crise, dans un monde où la sécurité, la paix ne sont plus assurés. Elle va se jouer, bien sûr, sur la politique économique, tout ce qui se joue aujourd'hu…
« Elle ne va pas se jouer que sur la politique agricole, cette campagne. Aujourd'hui, elle va se jouer sur notre capacité à reprendre notre destin en main sur les sujets stratégiques que sont aujourd'hui l'agriculture. Parce que maîtriser son agriculture, son alimentation, aujourd'hui, c'est fondamental. Déléguer à d'autres personnes l'alimentation que l'on a sur notre territoire, c'est de la folie. Elle va se jouer sur la défense, bien évidemment, qui pose la question des frontières, qui pose la question de notre autonomie dans un monde en crise, dans un monde où la sécurité, la paix ne sont plus assurés. Elle va se jouer, bien sûr, sur la politique économique, tout ce qui se joue aujourd'hui sur l'appauvrissement, la paupérisation des Français. Tout simplement, elle va se jouer sur beaucoup de domaines sur lesquels il faut reprendre son destin en main. Et l'agriculture en fait partie. L'agriculture, pour vous, en est l'un des symboles ? Bien sûr, l'agriculture est un symbole aujourd'hui et c'est certainement pour ça que beaucoup de Français soutiennent les mobilisations agricoles. Elle est un symbole de cette France qui se bat, de cette France qui travaille, qui est étouffée par les normes, qui aujourd'hui n'est plus valorisée, n'est plus considérée par les décisions, par les décideurs, par les communicants qui prennent des décisions à la place des gouvernants, par les administrations. Et c'est ça aujourd'hui. C'est pour ça qu'on est aussi soutenus par la population. Mais l'agriculture est un symbole de tout ça. Elle ne concentre pas l'intégralité des problèmes. Il y a d'autres problématiques, vous l'avez rappelé, stratégiques, la santé. Aujourd'hui, on importe aussi des médicaments, on est dépendant d'autres pays. C'est la question »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 19:19
Question 39Face à Face : Céline Imart - 26/02
Pourquoi la politique d'abord ?
Réponse directe
Je pense que je suis une femme de passion et de conviction. Et tous les engagements que j'ai pu prendre auparavant, les choix que j'ai pu faire, par exemple celui de reprendre l'exploitation familiale, ce sont toujours la passion et la conviction qui ont guidé mes choix. Aujourd'hui, ce que j'entends autour de moi, ce que je vis, je l'ai vécu en tant que responsable syndical pendant des années, je le vis en tant qu'agricultrice, que profession libérale, qu'indépendante. C'est une déconnexion totale entre les décisions qui sont prises, non seulement à Paris mais aussi à Bruxelles, et la réalité du terrain. J'entends des gens autour de moi en permanence, des agriculteurs, des agricultrices, d…
« Je pense que je suis une femme de passion et de conviction. Et tous les engagements que j'ai pu prendre auparavant, les choix que j'ai pu faire, par exemple celui de reprendre l'exploitation familiale, ce sont toujours la passion et la conviction qui ont guidé mes choix. Aujourd'hui, ce que j'entends autour de moi, ce que je vis, je l'ai vécu en tant que responsable syndical pendant des années, je le vis en tant qu'agricultrice, que profession libérale, qu'indépendante. C'est une déconnexion totale entre les décisions qui sont prises, non seulement à Paris mais aussi à Bruxelles, et la réalité du terrain. J'entends des gens autour de moi en permanence, des agriculteurs, des agricultrices, des commerçants, des artisans, des gens qui travaillent partout autour de moi, qui disent « Oh là là, mais qu'est-ce que c'est que ces politiques, ces réglementations complètement hors sol ? On n'en peut plus. » Et donc, je me suis dit, à un moment donné, il y a peut-être la question qui se pose de s'engager, pour essayer de faire bouger les lignes. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 1:25
Question 40Face à Face : Céline Imart - 26/02
Ou est-ce qu'il faut carrément les jeter aux orties ?
Réponse à côté
L'accord de libre-échange en soi que nous rejetons.
« L'accord de libre-échange en soi »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 16:07Voir 1 autre passage
« que nous rejetons. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 16:10
Voir 2 autres passages
« Absolument, on ne peut pas rouler en trottinette pour aller travailler, pour des rendez-vous médicaux, pour s'occuper des enfants, pour s'occuper des anciens. Et donc, on n'a pas le choix de la voiture. Et moi, j'entendais votre sujet précédent avec cette difficulté à la fois de lier les enjeux économiques et le changement climatique. Mais je tiens à rappeler quand même que les émissions mondiales de gaz à effet de serre, la France représente 1,8%. Et donc, on ne résoudra pas le changement climatique mondial en mettant les Français les plus modestes dans la souffrance et dans la pauvreté. Donc oui, il y »
RFI — Invité politique · «C’est à l’État de se serrer la ceinture», martèle Céline Imart, porte-parole de Bruno RetailleauVérifier à 0:50
« Absolument, on ne peut pas rouler en trottinette pour aller travailler, pour des rendez-vous médicaux, pour s'occuper des enfants, pour s'occuper des anciens. Et donc, on n'a pas le choix de la voiture. Et moi, j'entendais votre sujet précédent avec cette difficulté à la fois de lier les enjeux économiques et le changement climatique. Mais je tiens à rappeler quand même que les émissions mondiales de gaz à effet de serre, la France représente 1,8%. Et donc, on ne résoudra pas le changement climatique mondial en mettant les Français les plus modestes dans la souffrance et dans la pauvreté. Donc oui, il y »
RFI — Invité politique · «C’est à l’État de se serrer la ceinture», martèle Céline Imart, porte-parole de Bruno RetailleauVérifier à 0:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, on ne peut pas rouler en trottinette pour aller travailler, pour des rendez-vous médicaux, pour s'occuper des enfants, pour s'occuper des anciens. Et donc, on n'a pas le choix de la voiture. Et moi, j'entendais votre sujet précédent avec cette difficulté à la fois de lier les enjeux économiques et le changement climatique. Mais je tiens à rappeler quand même que les émissions mondiales de gaz à effet de serre, la France représente 1,8%. Et donc, on ne résoudra pas le changement climatique mondial en mettant les Français les plus modestes dans la souffrance et dans la pauvreté. Donc oui, il y »
RFI — Invité politique · «C’est à l’État de se serrer la ceinture», martèle Céline Imart, porte-parole de Bruno RetailleauVérifier à 0:50Voir 2 autres passages
« Absolument, on ne peut pas rouler en trottinette pour aller travailler, pour des rendez-vous médicaux, pour s'occuper des enfants, pour s'occuper des anciens. Et donc, on n'a pas le choix de la voiture. Et moi, j'entendais votre sujet précédent avec cette difficulté à la fois de lier les enjeux économiques et le changement climatique. Mais je tiens à rappeler quand même que les émissions mondiales de gaz à effet de serre, la France représente 1,8%. Et donc, on ne résoudra pas le changement climatique mondial en mettant les Français les plus modestes dans la souffrance et dans la pauvreté. Donc oui, il y »
RFI — Invité politique · «C’est à l’État de se serrer la ceinture», martèle Céline Imart, porte-parole de Bruno RetailleauVérifier à 0:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, on ne peut pas rouler en trottinette pour aller travailler, pour des rendez-vous médicaux, pour s'occuper des enfants, pour s'occuper des anciens. Et donc, on n'a pas le choix de la voiture. Et moi, j'entendais votre sujet précédent avec cette difficulté à la fois de lier les enjeux économiques et le changement climatique. Mais je tiens à rappeler quand même que les émissions mondiales de gaz à effet de serre, la France représente 1,8%. Et donc, on ne résoudra pas le changement climatique mondial en mettant les Français les plus modestes dans la souffrance et dans la pauvreté. Donc oui, il y »
RFI — Invité politique · «C’est à l’État de se serrer la ceinture», martèle Céline Imart, porte-parole de Bruno RetailleauVérifier à 0:50Voir 2 autres passages
« Absolument, on ne peut pas rouler en trottinette pour aller travailler, pour des rendez-vous médicaux, pour s'occuper des enfants, pour s'occuper des anciens. Et donc, on n'a pas le choix de la voiture. Et moi, j'entendais votre sujet précédent avec cette difficulté à la fois de lier les enjeux économiques et le changement climatique. Mais je tiens à rappeler quand même que les émissions mondiales de gaz à effet de serre, la France représente 1,8%. Et donc, on ne résoudra pas le changement climatique mondial en mettant les Français les plus modestes dans la souffrance et dans la pauvreté. Donc oui, il y »
RFI — Invité politique · «C’est à l’État de se serrer la ceinture», martèle Céline Imart, porte-parole de Bruno RetailleauVérifier à 0:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour vous, l'administration pénitentiaire est trop laxiste encore aujourd'hui ? »
France 2 — Les 4 Vérités · Élections européennes, dette, insécurité, agriculture... Céline Imart est l'invitée du 17 avril 2024Vérifier à 6:44Voir 2 autres passages
« Oui. Oui, bien sûr. Mais c'est aujourd'hui ce qui mine en fait le moral de beaucoup de monde. Quand on a des exploitations, souvent on les reçoit. On les reçoit d'une génération, de deux générations, de trois générations. Vous avez repris vous-même »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 11:36
« Oui, tout à fait. Moi, je suis la sixième génération d'agriculteurs installés sur ma ferme. C'est quelque chose dont je suis très fière. Et je pense qu'aujourd'hui, les agriculteurs qui ont reçu ce patrimoine, cette terre dont nous sommes les gardiens, sur lesquels nous essayons de produire, sur lesquels on fait de notre mieux, et on attend de savoir que la société veut de nous, aussi parce qu'on espère demain bonifier ce qu'on a reçu et le transmettre à notre tour à la génération qui viendra. Et vous allez me rapprocher »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités26 févr. 2024 au 26 févr. 2024 · 5 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« L'accord de libre-échange en soi »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 16:07Voir 2 autres passages
« Alors ça, c'est ce qu'il propose de mettre dans la loi, je pense. Après, ce sont des mots. Nous, tant qu'on ne voit pas des actes, les mots, les grands concepts en disant on vous aime, on va placer l'agriculture au-dessus de tout, ça ne fonctionne pas. On ne peut pas faire des grandes déclarations d'amour à l'agriculture ou à toute une partie de la population en France. C'est très important »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 11:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, on a tiré un signal d'alerte. On a fait le buzz dans les médias. On a dit, attention, on nous demande beaucoup de choses. Il y a beaucoup de contradictions entre ce que disent les politiques, ce que font les administrations. Aujourd'hui, on a des réglementations qui ne vont pas. On n'a pas de revenus. On a un problème de considération. On retourne les panneaux parce qu'on marche sur la tête. Ça a fait le buzz. Mais on n'a pas été entendus. Et pour être entendus, il a fallu passer à la vitesse supérieure. C'est ça qui est regrettable aussi aujourd'hui. C'est que si on n'arrive pas à capter l'attention en faisant vraiment une surenchère, en montrant qu'on est là, qu'il faut nous écouter, qu'on est des forces vives du pays, entre guillemets, et qu'on a des choses à dire, que notre problématique, c'est la problématique de toute la France et de tous les citoyens, parce que c'est ce qui se retrouve dans leur assiette trois fois par jour, on a dû arriver là pour se faire entendre. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 7:52Voir 1 autre passage
« Elle ne va pas se jouer que sur la politique agricole, cette campagne. Aujourd'hui, elle va se jouer sur notre capacité à reprendre notre destin en main sur les sujets stratégiques que sont aujourd'hui l'agriculture. Parce que maîtriser son agriculture, son alimentation, aujourd'hui, c'est fondamental. Déléguer à d'autres personnes l'alimentation que l'on a sur notre territoire, c'est de la folie. Elle va se jouer sur la défense, bien évidemment, qui pose la question des frontières, qui pose la question de notre autonomie dans un monde en crise, dans un monde où la sécurité, la paix ne sont plus assurés. Elle va se jouer, bien sûr, sur la politique économique, tout ce qui se joue aujourd'hui sur l'appauvrissement, la paupérisation des Français. Tout simplement, elle va se jouer sur beaucoup de domaines sur lesquels il faut reprendre son destin en main. Et l'agriculture en fait partie. L'agriculture, pour vous, en est l'un des symboles ? Bien sûr, l'agriculture est un symbole aujourd'hui et c'est certainement pour ça que beaucoup de Français soutiennent les mobilisations agricoles. Elle est un symbole de cette France qui se bat, de cette France qui travaille, qui est étouffée par les normes, qui aujourd'hui n'est plus valorisée, n'est plus considérée par les décisions, par les décideurs, par les communicants qui prennent des décisions à la place des gouvernants, par les administrations. Et c'est ça aujourd'hui. C'est pour ça qu'on est aussi soutenus par la population. Mais l'agriculture est un symbole de tout ça. Elle ne concentre pas l'intégralité des problèmes. Il y a d'autres problématiques, vous l'avez rappelé, stratégiques, la santé. Aujourd'hui, on importe aussi des médicaments, on est dépendant d'autres pays. C'est la question »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 19:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes26 févr. 2024 au 26 févr. 2024 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, on a tiré un signal d'alerte. On a fait le buzz dans les médias. On a dit, attention, on nous demande beaucoup de choses. Il y a beaucoup de contradictions entre ce que disent les politiques, ce que font les administrations. Aujourd'hui, on a des réglementations qui ne vont pas. On n'a pas de revenus. On a un problème de considération. On retourne les panneaux parce qu'on marche sur la tête. Ça a fait le buzz. Mais on n'a pas été entendus. Et pour être entendus, il a fallu passer à la vitesse supérieure. C'est ça qui est regrettable aussi aujourd'hui. C'est que si on n'arrive pas à capter l'attention en faisant vraiment une surenchère, en montrant qu'on est là, qu'il faut nous écouter, qu'on est des forces vives du pays, entre guillemets, et qu'on a des choses à dire, que notre problématique, c'est la problématique de toute la France et de tous les citoyens, parce que c'est ce qui se retrouve dans leur assiette trois fois par jour, on a dû arriver là pour se faire entendre. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 7:52Voir 2 autres passages
« Vous retiendriez quoi ? Oui, il traite en fait le problème agricole comme il pourrait traiter une grève des cheminots. Nous, ce qu'on demande, c'est un changement de logiciel. Ce ne sont pas trois ou quatre petites mesures comme ça, mises à côté les unes des autres ou trois ou quatre chèques. Aujourd'hui, vous, Apolline de Malherbe, vous faites une matinale tous les matins. En gros, vous rendez une copie tous les jours. Nous, quand on est agriculteur, on rend une copie par an. C'est-à-dire que moi, je me suis installée à l'âge de 28 ans. Je vais probablement prendre ma retraite vers 68 ans. J'aurais rendu 40 copies dans ma vie. On est sur le temps long. Aujourd'hui, quand on va obtenir, quand le gouvernement prétend obtenir une dérogation sur les jachères, les 4% de jachères à Bruxelles, c'est une dérogation de non. Comment voulez-vous qu'on se projette, qu'on fasse un plan d'entreprise ? On a des investissements qui nous engagent à 10 ans, à 15 ans, à 20 ans. On est aussi des chefs d'entreprise. On a besoin de savoir si la France veut encore de nous. On a besoin de savoir quelle vision, quel cap elle nous fixe à long terme et quel moyen elle va nous donner pour y parvenir. C'est un changement de logiciel qu'il faut aujourd'hui. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 10:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne pense pas. Après, il y a beaucoup de votes RN dans le monde agricole, mais comme dans toutes les couches et les catégories de la société aujourd'hui, je ne pense pas que ce soit un problème de politicisation des agriculteurs. Est-ce qu'il est de la part du gouvernement de dire que c'est le RN ? Absolument. Non, mais aujourd'hui, ce genre de débat, le fait de dire « Est-ce que ces agriculteurs, ils étaient politisés ou pas ? » Ça, c'est la partie émergée de l'iceberg. Et ça cache en fait les véritables sujets de fond qui sont aujourd'hui problématiques pour le monde agricole. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 6:38Voir 2 autres passages
« Si je dois vous répondre très clairement, je suis du côté de la colère des agriculteurs. Emmanuel Macron, en faisant ce qu'il a fait avec l'épisode de l'invitation des soulèvements de la terre, où il a été incapable de présenter ses excuses, où il a été incapable d'assumer les actes qui ont été posés par ses conseillers, aujourd'hui, c'est le pompier Pierre Romane. Il souffle sur les braises de la colère agricole depuis des mois. Il nous promet d'entendre la colère agricole depuis des mois. Là, il a décidé, avec Gabriel Attal, de dire au monde agricole, proposez-nous des mesures de simplification. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 4:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous retiendriez quoi ? Oui, il traite en fait le problème agricole comme il pourrait traiter une grève des cheminots. Nous, ce qu'on demande, c'est un changement de logiciel. Ce ne sont pas trois ou quatre petites mesures comme ça, mises à côté les unes des autres ou trois ou quatre chèques. Aujourd'hui, vous, Apolline de Malherbe, vous faites une matinale tous les matins. En gros, vous rendez une copie tous les jours. Nous, quand on est agriculteur, on rend une copie par an. C'est-à-dire que moi, je me suis installée à l'âge de 28 ans. Je vais probablement prendre ma retraite vers 68 ans. J'aurais rendu 40 copies dans ma vie. On est sur le temps long. Aujourd'hui, quand on va obtenir, quand le gouvernement prétend obtenir une dérogation sur les jachères, les 4% de jachères à Bruxelles, c'est une dérogation de non. Comment voulez-vous qu'on se projette, qu'on fasse un plan d'entreprise ? On a des investissements qui nous engagent à 10 ans, à 15 ans, à 20 ans. On est aussi des chefs d'entreprise. On a besoin de savoir si la France veut encore de nous. On a besoin de savoir quelle vision, quel cap elle nous fixe à long terme et quel moyen elle va nous donner pour y parvenir. C'est un changement de logiciel qu'il faut aujourd'hui. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 10:08Voir 1 autre passage
« Vous retiendriez quoi ? Oui, il traite en fait le problème agricole comme il pourrait traiter une grève des cheminots. Nous, ce qu'on demande, c'est un changement de logiciel. Ce ne sont pas trois ou quatre petites mesures comme ça, mises à côté les unes des autres ou trois ou quatre chèques. Aujourd'hui, vous, Apolline de Malherbe, vous faites une matinale tous les matins. En gros, vous rendez une copie tous les jours. Nous, quand on est agriculteur, on rend une copie par an. C'est-à-dire que moi, je me suis installée à l'âge de 28 ans. Je vais probablement prendre ma retraite vers 68 ans. J'aurais rendu 40 copies dans ma vie. On est sur le temps long. Aujourd'hui, quand on va obtenir, quand le gouvernement prétend obtenir une dérogation sur les jachères, les 4% de jachères à Bruxelles, c'est une dérogation de non. Comment voulez-vous qu'on se projette, qu'on fasse un plan d'entreprise ? On a des investissements qui nous engagent à 10 ans, à 15 ans, à 20 ans. On est aussi des chefs d'entreprise. On a besoin de savoir si la France veut encore de nous. On a besoin de savoir quelle vision, quel cap elle nous fixe à long terme et quel moyen elle va nous donner pour y parvenir. C'est un changement de logiciel qu'il faut aujourd'hui. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 10:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« comme première explication ou comme première méthode ? Je ne sais pas, je pense que ce sont des choses qui méritent d'être approfondies et étudiées calmement. Aujourd'hui, je pense que là, on est sur une politique du doigt mouillé qui essaie de raccorder, de proposer des pistes réelles à des effets d'annonce. Ce n'est pas sérieux. Il faut qu'on se pose, il faut que tout soit examiné, concerté, encore une fois, qu'on puisse se projeter sur des mécanismes qui sont sérieux et à long terme. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 13:29Voir 2 autres passages
« Si je dois vous répondre très clairement, je suis du côté de la colère des agriculteurs. Emmanuel Macron, en faisant ce qu'il a fait avec l'épisode de l'invitation des soulèvements de la terre, où il a été incapable de présenter ses excuses, où il a été incapable d'assumer les actes qui ont été posés par ses conseillers, aujourd'hui, c'est le pompier Pierre Romane. Il souffle sur les braises de la colère agricole depuis des mois. Il nous promet d'entendre la colère agricole depuis des mois. Là, il a décidé, avec Gabriel Attal, de dire au monde agricole, proposez-nous des mesures de simplification. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 4:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Elle ne va pas se jouer que sur la politique agricole, cette campagne. Aujourd'hui, elle va se jouer sur notre capacité à reprendre notre destin en main sur les sujets stratégiques que sont aujourd'hui l'agriculture. Parce que maîtriser son agriculture, son alimentation, aujourd'hui, c'est fondamental. Déléguer à d'autres personnes l'alimentation que l'on a sur notre territoire, c'est de la folie. Elle va se jouer sur la défense, bien évidemment, qui pose la question des frontières, qui pose la question de notre autonomie dans un monde en crise, dans un monde où la sécurité, la paix ne sont plus assurés. Elle va se jouer, bien sûr, sur la politique économique, tout ce qui se joue aujourd'hui sur l'appauvrissement, la paupérisation des Français. Tout simplement, elle va se jouer sur beaucoup de domaines sur lesquels il faut reprendre son destin en main. Et l'agriculture en fait partie. L'agriculture, pour vous, en est l'un des symboles ? Bien sûr, l'agriculture est un symbole aujourd'hui et c'est certainement pour ça que beaucoup de Français soutiennent les mobilisations agricoles. Elle est un symbole de cette France qui se bat, de cette France qui travaille, qui est étouffée par les normes, qui aujourd'hui n'est plus valorisée, n'est plus considérée par les décisions, par les décideurs, par les communicants qui prennent des décisions à la place des gouvernants, par les administrations. Et c'est ça aujourd'hui. C'est pour ça qu'on est aussi soutenus par la population. Mais l'agriculture est un symbole de tout ça. Elle ne concentre pas l'intégralité des problèmes. Il y a d'autres problématiques, vous l'avez rappelé, stratégiques, la santé. Aujourd'hui, on importe aussi des médicaments, on est dépendant d'autres pays. C'est la question »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 19:19
« Elle ne va pas se jouer que sur la politique agricole, cette campagne. Aujourd'hui, elle va se jouer sur notre capacité à reprendre notre destin en main sur les sujets stratégiques que sont aujourd'hui l'agriculture. Parce que maîtriser son agriculture, son alimentation, aujourd'hui, c'est fondamental. Déléguer à d'autres personnes l'alimentation que l'on a sur notre territoire, c'est de la folie. Elle va se jouer sur la défense, bien évidemment, qui pose la question des frontières, qui pose la question de notre autonomie dans un monde en crise, dans un monde où la sécurité, la paix ne sont plus assurés. Elle va se jouer, bien sûr, sur la politique économique, tout ce qui se joue aujourd'hui sur l'appauvrissement, la paupérisation des Français. Tout simplement, elle va se jouer sur beaucoup de domaines sur lesquels il faut reprendre son destin en main. Et l'agriculture en fait partie. L'agriculture, pour vous, en est l'un des symboles ? Bien sûr, l'agriculture est un symbole aujourd'hui et c'est certainement pour ça que beaucoup de Français soutiennent les mobilisations agricoles. Elle est un symbole de cette France qui se bat, de cette France qui travaille, qui est étouffée par les normes, qui aujourd'hui n'est plus valorisée, n'est plus considérée par les décisions, par les décideurs, par les communicants qui prennent des décisions à la place des gouvernants, par les administrations. Et c'est ça aujourd'hui. C'est pour ça qu'on est aussi soutenus par la population. Mais l'agriculture est un symbole de tout ça. Elle ne concentre pas l'intégralité des problèmes. Il y a d'autres problématiques, vous l'avez rappelé, stratégiques, la santé. Aujourd'hui, on importe aussi des médicaments, on est dépendant d'autres pays. C'est la question »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 19:19
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 16:07
« comme première explication ou comme première méthode ? Je ne sais pas, je pense que ce sont des choses qui méritent d'être approfondies et étudiées calmement. Aujourd'hui, je pense que là, on est sur une politique du doigt mouillé qui essaie de raccorder, de proposer des pistes réelles à des effets d'annonce. Ce n'est pas sérieux. Il faut qu'on se pose, il faut que tout soit examiné, concerté, encore une fois, qu'on puisse se projeter sur des mécanismes qui sont sérieux et à long terme. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 13:29
« Aujourd'hui, ce n'est pas 150. Il ne faut pas qu'on ait trop d'idées, c'est trois ou quatre mesures. En fait, il traite le monde du travail et le monde agricole comme si c'était une grève à la SNCF. Ce n'est pas possible. C'est un double langage, c'est un double discours. Donc, il faut comprendre la colère des agriculteurs qui travaillent, qui essayent de faire remonter des propositions depuis les annonces de Gabriel Attal. Et aujourd'hui, quand on les invite à un grand débat, en même temps que des éco-terroristes qui ont saccagé nos terres, qui ont saccagé les biens publics, des agriculteurs, les biens privés qui ont tapé sur des policiers, et aujourd'hui, de les mettre au même rang dans le débat sur les avancées de cette France agricole, c'est inadmissible. C'est inadmissible, et donc, vous comprenez cette colère, y compris de ceux qui, vraiment, étaient les moteurs de cette violence pendant le salon ? La question est... Moi, je ne cautionne pas les violences. Je pense que personne ne peut cautionner les violences. Mais aujourd'hui, il faut quand même reconnaître que quand on souffle sur des braises, on attise une colère. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 4:36
« Ce n'est pas si binaire. On peut tout à fait être solidaires de la cause ukrainienne mais il est très clair que ce n'est pas à nous les agriculteurs français aujourd'hui de payer le prix de cette guerre tout simplement. Donc il faut être cohérent. Là aussi, on a des millions de tonnes de denrées qui rentrent qui viennent déstabiliser nos filières, nos marchés de la volaille, le marché du sucre et des céréales et il nous faut des mécanismes de sauvegarde qui soient extrêmement efficaces pour protéger notre propre filière. Mais ça veut dire quoi ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Céline Imart - 26/02Vérifier à 18:18