Et donc, cet engagement associatif dont je parlais, c'était l'aide aux migrants engagés à la CIMAD, au sein de France Terre d'Asile. Vous êtes allée dans des cadres, des centres d'accueil pour les demandeurs d'asile ?
Réponse à côtéDans le cadre de mes études de psychologie, je faisais une recherche, un mémoire de recherche d'études sur les violences politiques et l'impact que ça avait sur la psychopathologie. C'était des entretiens avec des personnes qui avaient subi des violences politiques, qui étaient demandeurs d'asile. Et j'ai décortiqué, en fait, la procédure d'asile pour comprendre en quoi elle réactivait, voilà, des traumas. Plus globalement, cette question de comment, en France, on accueille, en fait, des gens qui ont vécu le pire. Et moi, je constatais, en fait, des situations, des conditions d'accueil qui étaient indignes, en fait, d'un pays comme la France. Et de se dire que, voilà, ma mère a grandi sous…
« Dans le cadre de mes études de psychologie, je faisais une recherche, un mémoire de recherche d'études sur les violences politiques et l'impact que ça avait sur la psychopathologie. C'était des entretiens avec des personnes qui avaient subi des violences politiques, qui étaient demandeurs d'asile. Et j'ai décortiqué, en fait, la procédure d'asile pour comprendre en quoi elle réactivait, voilà, des traumas. Plus globalement, cette question de comment, en France, on accueille, en fait, des gens qui ont vécu le pire. Et moi, je constatais, en fait, des situations, des conditions d'accueil qui étaient indignes, en fait, d'un pays comme la France. Et de se dire que, voilà, ma mère a grandi sous la dictature militaire. La chance qu'on a d'être en démocratie, dans un pays libre, de pouvoir exprimer des opinions différentes, de pouvoir critiquer le gouvernement ou le président de la République, c'est une chance immense. Et quand des personnes aspirent à ça, la moindre des choses, c'est de les traiter correctement et dignement. »
