Catherine Votrin, ministre des Armées et des Anciens Combattants. On va parler évidemment de la situation politique, mais on va essentiellement parler de la guerre au Moyen-Orient. La guerre en Iran qui se poursuit, vous revenez tout juste d'un déplacement dans le Golfe. Vous étiez aux Émirats Arabes Unis, au Qatar et en Arabie Saoudite. Qu'est-ce que vous êtes allé leur dire et que vous ont-ils dit ?
Réponse directeMon voyage avait deux objectifs. Le premier était bien sûr de rencontrer mes homologues sur place. Le second était de rencontrer nos troupes, puisque nous avons des troupes prépositionnées, notamment aux Émirats Arabes Unis. L'objectif était évidemment de relayer le message de la France auprès de mes homologues. Vous le savez, la France a signé des accords de défense avec certains pays, très concrètement avec les Émirats Arabes Unis, comme d'ailleurs avec le Qatar. Et ces accords prévoient une clause d'assistance dès lors qu'un pays est dans une situation dans laquelle il est attaqué et qu'il demande une assistance à la France. Et la France a répondu immédiatement à la demande de ces pays.…
« Mon voyage avait deux objectifs. Le premier était bien sûr de rencontrer mes homologues sur place. Le second était de rencontrer nos troupes, puisque nous avons des troupes prépositionnées, notamment aux Émirats Arabes Unis. L'objectif était évidemment de relayer le message de la France auprès de mes homologues. Vous le savez, la France a signé des accords de défense avec certains pays, très concrètement avec les Émirats Arabes Unis, comme d'ailleurs avec le Qatar. Et ces accords prévoient une clause d'assistance dès lors qu'un pays est dans une situation dans laquelle il est attaqué et qu'il demande une assistance à la France. Et la France a répondu immédiatement à la demande de ces pays. Et le message de la France est de dire trois choses essentielles. La première, nous avons dans cette zone proche, c'est Moyen-Orient, 400 000 personnes françaises, 400 000 ressortissants français. Premier objectif, c'est évidemment la sécurité de nos ressortissants. Vous vous souvenez qu'au début de la guerre, c'était la fin des vacances scolaires, avec tous les sujets de rapatriement des Français qui étaient partis en vacances, par exemple. Deuxième élément majeur, c'est évidemment montrer combien nous sommes un partenaire fiable. La parole de la France fait sens. Quand la France est engagée, elle est là. Ce qui veut dire que ce que je suis allée voir avec mes homologues, c'est combien la France a été capable d'accompagner avec des rafales. Nous avons six rafales prépositionnées aux Émirats Arabes Unis. D'autres, six autres sont arrivés. Nous avons de la défense solaire qui est également arrivée. Et le troisième message, c'est celui qui est de dire que la France recherche la voie diplomatique et que, notamment sur un sujet extrêmement important, qui est celui du détroit d'Hormuz, la volonté de la France est de rassembler une mission ad hoc diplomatique pour régler ce conflit par une voie qui soit une voie diplomatique. »
