Bruno Retailleau — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
10 avr. 2024 au 1 juil. 2026
Questions
640
Entretiens
22
Sources
22
Heures analysées
10,0 h
Répartition sur 640 questions évaluables
Réponse directe
357
Réponse partielle
99
Réponse à côté
160
Refus explicite
24
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 176 à 200 sur 640
Question 176Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Mais bien sûr. Dans quelle ampleur ?
Réponse partielle
Attendez. Il faut partir, et il faut sortir de ce que j'appelle le social-étatisme. C'est lui qui est en train de tirer la France et d'appauvrir les Français. Eh bien, il faudra, évidemment, plus de travail, un travail mieux rémunéré. J'ai fait une proposition. Elle est très claire. C'est qu'au-delà d'un seuil, quand on travaille, au-delà de ce seuil, pour le salarié, zéro cotisation. Pour le chef d'entreprise, zéro cotisation. Ça permettra de donner des heures supplémentaires. C'est par le travail qu'on va y arriver. Et surtout, l'État... Quand je dis pardon,
« Attendez. Il faut partir, et il faut sortir de ce que j'appelle le social-étatisme. C'est lui qui est en train de tirer la France et d'appauvrir les Français. Eh bien, il faudra, évidemment, plus de travail, un travail mieux rémunéré. J'ai fait une proposition. Elle est très claire. C'est qu'au-delà d'un seuil, quand on travaille, au-delà de ce seuil, pour le salarié, zéro cotisation. Pour le chef d'entreprise, zéro cotisation. Ça permettra de donner des heures supplémentaires. C'est par le travail qu'on va y arriver. Et surtout, l'État... Quand je dis pardon, »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr. Écoutez, ce que moi je proposerais, je serais le protecteur des travailleurs, pas des profiteurs. Et pour la première fois, je propose qu'on puisse plafonner la totalité des aides sociales à 70% du SMIC. Première chose. Je reverrai le fonctionnement de l'État. On ne peut pas remplacer tous les fonctionnaires qui partiront à la retraite. Je propose justement de faire baisser la fonction publique pour mieux la rémunérer aussi par ailleurs de 250 000 emplois en ne remplaçant pas l'ensemble des personnels qui partent à la retraite. Je pense que le statut, ça vaut pour les fonctions régaliennes, policiers, magistrats, mais que sinon, c'est le contrat pour avoir une gestion beaucoup plus souple. Je pense que sur l'assurance chômage, il faut être moins généreux, aider ceux qui en ont besoin, mais pas ceux qui profitent. L'AME ? L'AME je supprime. La transforme dans une autre aide. Regardez, regardez les agences, les agences, regardez l'ADEME. L'ADEME qui a été financée pour faire une opération « Plante ton slip ». Plante ton slip, vous m'entendez bien ? Voilà, pour que les uns et les autres puissent se rendre compte de la microbiologie, j'imagine. Mais où va-t-on ? Où va-t-on ? On est en train d'avoir un pays qui se... Les Français qui se paupérisent et un pays qui est en train de se tiers-mondiser. Donc je ferai un plan d'urgence de 120 milliards d'économies sur 5 ans en moins qui sera garanti par une règle d'or constitutionnelle. La première que j'avais proposée, c'était il y a 16 ans en 2010 en proposant... »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Question 177Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Vous avez une patte personnelle. Par exemple, vous êtes un chrétien très revendiqué. C'est une tradition de droite, souvent, il y a une tradition un peu plus laïcarde. On avait un peu peur d'aborder ce genre de sujet-là. Chez les Allemands, par exemple, les chrétiens démocrates allemands, M. Mertz, c'était notre invité il y a quelques semaines. Alors, il est tout à fait politiquement correct. Il rappelle qu'il s'occupe évidemment aussi des musulmans, des juifs, etc. Mais ils revendiquent même dans le titre de leur parti, chrétien, chrétien-démocrate. Est-ce que c'est votre cas ?
Réponse directe
On a une histoire très différente par rapport à la démocratie, par exemple, chrétienne allemande, démocratie chrétienne d'ailleurs italienne. Le fait d'être chrétien, pour vous, est-ce que c'est une dimension politique ? Je ne le revendique pas pour moi, voyez. C'est les autres qui le font pour moi. Je ne suis pas du tout un chrétien identitaire. Je n'ai jamais voulu exposer ma foi intime sur une bannière. Parce que pour moi, c'est l'intime, c'est mon fort intérieur. Je le revendique, c'est-à-dire que je ne m'en excuse pas du tout. Mais pour moi, la laïcité, c'est important, croyez-moi. Parce que c'est la concorde civile. Et parce que la laïcité, c'est la condition du commun. C'est la condi…
« On a une histoire très différente par rapport à la démocratie, par exemple, chrétienne allemande, démocratie chrétienne d'ailleurs italienne. Le fait d'être chrétien, pour vous, est-ce que c'est une dimension politique ? Je ne le revendique pas pour moi, voyez. C'est les autres qui le font pour moi. Je ne suis pas du tout un chrétien identitaire. Je n'ai jamais voulu exposer ma foi intime sur une bannière. Parce que pour moi, c'est l'intime, c'est mon fort intérieur. Je le revendique, c'est-à-dire que je ne m'en excuse pas du tout. Mais pour moi, la laïcité, c'est important, croyez-moi. Parce que c'est la concorde civile. Et parce que la laïcité, c'est la condition du commun. C'est la condition du commun dans une société qui est très éclatée. Mais je suis fier de nos racines. Et je le revendique, je l'ai toujours revendiqué. Vous savez, l'affaire des crèches, c'est en Vendée que ça s'est passé. A l'époque, j'étais président du conseil départemental. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 46:40
Question 178Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Mais vous savez très bien que dans votre propre camp, votre positionnement très à droite attire des résistances. Quand Alain Juppé, dans une émission il y a quelques jours, vous dites ciao en parlant de vous avec la gourmandise, de dire voilà, ça y est, on a enterré Darmanin, enterré Retailleau.
Réponse directe
Mais sans doute parce que... Pourquoi il dit ça ? Parce que ma ligne politique... Enfin, on l'a étranglé, se disent-ils. Peu importe, mais ma ligne politique correspond, je pense, à celle de la France des honnêtes gens et de la France, finalement, de la majorité silencieuse. C'est ça qui est important. C'est pas l'aspect d'être à droite ou à gauche. Sans doute que je suis très à droite en matière d'autorité, en matière notamment d'immigration, en matière de justice. Parce que, encore une fois, le ministère de l'Intérieur m'a appris une chose. C'est quand il n'y a pas d'autorité, il n'y a pas de liberté. Et c'est les petits qui tringuent. Vous savez, les gens riches, ceux qui veulent l'immig…
« Mais sans doute parce que... Pourquoi il dit ça ? Parce que ma ligne politique... Enfin, on l'a étranglé, se disent-ils. Peu importe, mais ma ligne politique correspond, je pense, à celle de la France des honnêtes gens et de la France, finalement, de la majorité silencieuse. C'est ça qui est important. C'est pas l'aspect d'être à droite ou à gauche. Sans doute que je suis très à droite en matière d'autorité, en matière notamment d'immigration, en matière de justice. Parce que, encore une fois, le ministère de l'Intérieur m'a appris une chose. C'est quand il n'y a pas d'autorité, il n'y a pas de liberté. Et c'est les petits qui tringuent. Vous savez, les gens riches, ceux qui veulent l'immigration, ils s'en fichent. Parce qu'ils ont de l'argent, ils habitent les beaux quartiers, ils ont fait des frontières invisibles. Ils veulent qu'on abaisse les frontières et eux, ils reconstruisent les frontières de l'argent. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 55:59
Question 179Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Ça veut dire quoi ?
Réponse directe
Je pense que ce qui est réalisable, c'est qu'on peut augmenter les sorties, et les entrées, à la condition de faire peser sur des pays, justement, où on distribue, mais des centaines de milliers de visas, et qu'eux ne distribuent que, pratiquement que zéro, laisser passer consulaire pour reprendre leurs ressortissants qui sont en situation illégale. Si on donne ces manettes-là, et moi je le revendiquais pour moins, je voulais qu'on ne restreigne pas aux seules sorties, mais je voulais dire à l'Algérie, par exemple, très bien, vous ne voulez pas reprendre vos ressortissants, alors il y aura moins de visas. Vous vous rendez compte ? On distribue plus de 250 000 visas aux Algériens. Les accord…
« Je pense que ce qui est réalisable, c'est qu'on peut augmenter les sorties, et les entrées, à la condition de faire peser sur des pays, justement, où on distribue, mais des centaines de milliers de visas, et qu'eux ne distribuent que, pratiquement que zéro, laisser passer consulaire pour reprendre leurs ressortissants qui sont en situation illégale. Si on donne ces manettes-là, et moi je le revendiquais pour moins, je voulais qu'on ne restreigne pas aux seules sorties, mais je voulais dire à l'Algérie, par exemple, très bien, vous ne voulez pas reprendre vos ressortissants, alors il y aura moins de visas. Vous vous rendez compte ? On distribue plus de 250 000 visas aux Algériens. Les accords de 68, et je me félicite que deux députés courageux, d'ailleurs, aient fait un rapport sur ce plan-là. Deux milliards, ça coûte. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 31:53
Question 180Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Bruno Retailleau, quand Trump aux États-Unis donne des signes de rigueur, parfois jusqu'à des extrémités, est-ce que pour vous c'est un modèle ?
Réponse directe
Non, mais moi je suis français, et j'ai jamais pris M. Trump pour un modèle. Les choses sont claires. Simplement, j'essaie, moi, d'avoir une ligne, et cette ligne, c'est celle que demandent les Françaises et les Français de fermeté. Et moi, ce que je leur dis, c'est qu'il n'y a pas de fatalité. Et que si demain, les Français et les Français choisissent une personnalité qui aura la volonté et le courage, croyez-moi, on trouvera les moyens.
« Non, mais moi je suis français, et j'ai jamais pris M. Trump pour un modèle. Les choses sont claires. Simplement, j'essaie, moi, d'avoir une ligne, et cette ligne, c'est celle que demandent les Françaises et les Français de fermeté. Et moi, ce que je leur dis, c'est qu'il n'y a pas de fatalité. Et que si demain, les Français et les Français choisissent une personnalité qui aura la volonté et le courage, croyez-moi, on trouvera les moyens. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 32:57
Question 181Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Non, j'ai appelé le Premier ministre. Oui. Vous critiquez beaucoup le camp Macron, mais si on regarde toute la séquence, est-ce qu'ils vous ont eu ?
Réponse directe
Bah, c'est réussi. Non. La manœuvre était la suivante. Et c'était le piège qui nous était tendu. Ce piège, c'était que les LR puissent se dissoudre dans le macronisme. Le piège et la manœuvre, c'était que les LR acceptent tout, gobent tout, en se reniant. Mais ils sauvent le pouvoir. En se reniant sur le régalien, sur l'immigration, en se reniant sur les impôts, en se reniant sur tout. Mais Bruno Retaille, oui. Précisément. Vous êtes en train de confirmer l'analyse. Écoutez, vous êtes en train de confirmer l'analyse de la reprise en main de Matignon par l'Élysée. Vous appelez ça comme ça. Mais il a gagné, il a gagné, vous avez perdu. Il a perdu. Il a perdu aux élections législatives. Oui. V…
« Bah, c'est réussi. Non. La manœuvre était la suivante. Et c'était le piège qui nous était tendu. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 17:41Voir 2 autres passages
« Ce piège, c'était que les LR puissent se dissoudre dans le macronisme. Le piège et la manœuvre, c'était que les LR acceptent tout, gobent tout, en se reniant. Mais ils sauvent le pouvoir. En se reniant sur le régalien, sur l'immigration, en se reniant sur les impôts, en se reniant sur tout. Mais Bruno Retaille, oui. Précisément. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 17:49
« Vous êtes en train de confirmer l'analyse. Écoutez, vous êtes en train de confirmer l'analyse de la reprise en main de Matignon par l'Élysée. Vous appelez ça comme ça. Mais il a gagné, il a gagné, vous avez perdu. Il a perdu. Il a perdu aux élections législatives. Oui. Voilà. Il aurait gagné. »
Question 182Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Est-ce qu'ils se disent, je me suis fourvoyé ?
Réponse directe
Ni l'un ni l'autre. Ni l'un ni l'autre. Je viens de vous le dire. Moi, je suis très très volontariste. Je pense que pour qu'on comprenne bien, je suis plutôt un homme de devoir. Donc ce n'est pas l'envie qui me fait fonctionner. Ce n'est pas un destin personnel qui me fait avancer dans la vie. Je suis conscient de la gravité du moment. Je suis conscient des aspirations des Français. Et j'ai la charge d'une grande famille politique, l'héritière du gaullisme. Et je crois qu'on peut apporter quelque chose à nos compatriotes.
« Ni l'un ni l'autre. Ni l'un ni l'autre. Je viens de vous le dire. Moi, je suis très très volontariste. Je pense que pour qu'on comprenne bien, je suis plutôt un homme de devoir. Donc ce n'est pas l'envie qui me fait fonctionner. Ce n'est pas un destin personnel qui me fait avancer dans la vie. Je suis conscient de la gravité du moment. Je suis conscient des aspirations des Français. Et j'ai la charge d'une grande famille politique, l'héritière du gaullisme. Et je crois qu'on peut apporter quelque chose à nos compatriotes. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 1:04
Question 183Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Je suis très sensible aux anniversaires. C'est l'anniversaire de la mort de Brutus, aujourd'hui. C'est la vengeance. C'est le jour des traîtres. Les traîtres et de la vengeance. Vous vivez ça, en ce moment, il y a beaucoup de coups de poignard entre vous, Laurent Wauquiez. Est-ce que vous ressentez ça, qu'un jour, la vengeance viendra ?
Réponse à côté
Non, mais la vengeance, la revanche, c'est dans la nature humaine. Et la vie politique, c'est une forme d'exaltation de la nature humaine. C'est un concentré, un paroxysme même. Tout peut-être veut dire... Ah non, mais je ne parle pas d'un... Vous me posiez une question d'ordre général. Voilà, simplement, la question est tranchée. Moi, je ne pensais... Je n'avais jamais pensé faire 75% lorsque je me suis présenté. Donc cette question, elle est tranchée. Qui vous a pris à revers, là ? Et maintenant ? Qui vous a pris à revers ? Dans quel... Avec les députés ? Vous tenez le parti, il tient les députés ? Non, non, mais... Parti ? Le parti, ce sont des députés, ce sont des sénateurs, ce sont des…
« Non, mais la vengeance, la revanche, c'est dans la nature humaine. Et la vie politique, c'est une forme d'exaltation de la nature humaine. C'est un concentré, un paroxysme même. Tout peut-être veut dire... »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 48:46Voir 1 autre passage
« Ah non, mais je ne parle pas d'un... Vous me posiez une question d'ordre général. Voilà, simplement, la question est tranchée. Moi, je ne pensais... Je n'avais jamais pensé faire 75% lorsque je me suis présenté. Donc cette question, elle est tranchée. Qui vous a pris à revers, là ? Et maintenant ? Qui vous a pris à revers ? Dans quel... Avec les députés ? Vous tenez le parti, il tient les députés ? Non, non, mais... Parti ? Le parti, ce sont des députés, ce sont des sénateurs, ce sont des militants, des sympathisants. Et moi, je serais toujours là pour... Vous lui en voulez ? Non, pas du tout. D'abord, ce n'est pas ma construction. C'est péché de mentir ? Eh bien non. Oui, mais je vais vous dire, ce n'est pas une vertu pour moi. C'est que je ne suis jamais dans la rancune. On peut faire des erreurs. Et moi, j'accepte qu'on me critique pour des erreurs que j'ai pu faire. Je n'ai jamais dit que j'étais un surhomme. La politique n'a pas besoin de surhommes. Qui a le... Attendez, la politique n'a pas besoin de surhommes. Elle a besoin d'hommes et de femmes qui soient sûrs. Qui soient sûrs. Voilà. C'est ce que veulent les Français. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 49:00
Question 184Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Mais il y a une présidentielle aussi. M. Lysnard, sur notre plateau, Laurent Wauquiez dans le Figaro, disent qu'il n'y a pas de candidat naturel. C'est un peu la formule de sortie en ce moment. Est-ce que vous la reprenez à votre compte ?
Réponse directe
Ce n'est pas très bon. Aujourd'hui, il n'y a pas de candidat. Parti sans candidat, c'est jamais... Non, je dis au sens général du terme. Pas seulement pour LR.
« Ce n'est pas très bon. Aujourd'hui, il n'y a pas de candidat. Parti sans candidat, c'est jamais... Non, je dis au sens général du terme. Pas seulement pour LR. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 15:30
Question 185Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Vous dites, c'est fini le temps, les hommes reviennent. Quand même, il faut être chef. On a l'impression, quand même, et on revient au début de l'entretien, que pour sanctionner parmi les ministres LR, vous dites qu'ils sont suspendus. Mais on ne les exclut pas pour l'instant, que votre main tremble un peu.
Réponse directe
Non, ils ne tremblent pas. Quand vous êtes un patron, quand vous êtes un chef, vous avez un double devoir. Et l'un ne va pas sans l'autre. Le devoir de l'unité et le devoir de la clarté. Le fait de dire désormais cela, ils ne peuvent plus se revendiquer LR. On les suspend. C'est arrivé très peu de fois. En général, on fermait les yeux, vous voyez, et on se bouchait le nez. C'est arrivé très peu de fois. Donc la clarté, je dis que désormais, ils ne peuvent pas être la caution de LR au gouvernement. Et par contre, le rassemblement, parce qu'on est différent, il y a des sensibilités différentes. Ça a toujours été le cas à droite, parce que la droite, elle est un peu, si j'ose dire, gauloise. V…
« Non, ils ne tremblent pas. Quand vous êtes un patron, quand vous êtes un chef, vous avez un double devoir. Et l'un ne va pas sans l'autre. Le devoir de l'unité et le devoir de la clarté. Le fait de dire désormais cela, ils ne peuvent plus se revendiquer LR. On les suspend. C'est arrivé très peu de fois. En général, on fermait les yeux, vous voyez, et on se bouchait le nez. C'est arrivé très peu de fois. Donc la clarté, je dis que désormais, ils ne peuvent pas être la caution de LR au gouvernement. Et par contre, le rassemblement, parce qu'on est différent, il y a des sensibilités différentes. Ça a toujours été le cas à droite, parce que la droite, elle est un peu, si j'ose dire, gauloise. Vous voyez, on est des indépendants. De ce côté-là, la gauche pourrait peut-être nous enseigner le caractère un peu plus collectif. Elle pose à ce réflexe collectif et nous, beaucoup plus individualistes. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 47:42
Question 186Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
faire maigrir l'État, c'est dans quelle ampleur ?
Réponse directe
Le but de réduction, c'est de toute façon, ça se compte sans doute à 200 à 300 000 postes. Pas des policiers, pas un certain nombre de postes, par exemple.
« Le but de réduction, c'est de toute façon, ça se compte sans doute à 200 à 300 000 postes. Pas des policiers, pas un certain nombre de postes, par exemple. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 24:10
Question 187Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
L'exact moment où vous dites, en gros, je pars.
Réponse directe
D'abord, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que j'ai occupé un poste qui est très difficile, il est passionnant, mais il est très difficile. Le ministère de l'Intérieur, c'est le ministère des urgences, de toutes les crises. Et dans mon comportement, j'ai bien prouvé que j'étais pas là pour des places. J'étais ministre d'État. J'étais là pour une mission. Et à ce moment-là, je considère que je ne pourrais plus remplir ma mission. C'est pas une affaire d'un tweet, ça n'a rien de personnel. C'est un désaccord sur le fond. Le désaccord sur le fond, c'est d'abord parce qu'on nous cache qu'il y a Bruno Le Maire qui était symbolique. C'est pas pour ce nom-là, c'est anecdotique. Symbole de quoi…
« D'abord, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que j'ai occupé un poste qui est très difficile, il est passionnant, mais il est très difficile. Le ministère de l'Intérieur, c'est le ministère des urgences, de toutes les crises. Et dans mon comportement, j'ai bien prouvé que j'étais pas là pour des places. J'étais ministre d'État. J'étais là pour une mission. Et à ce moment-là, je considère que je ne pourrais plus remplir ma mission. C'est pas une affaire d'un tweet, ça n'a rien de personnel. C'est un désaccord sur le fond. Le désaccord sur le fond, c'est d'abord parce qu'on nous cache qu'il y a Bruno Le Maire qui était symbolique. C'est pas pour ce nom-là, c'est anecdotique. Symbole de quoi ? Le fait que Bruno Le Maire en soit ? D'abord qu'on ne nous le dise pas, alors qu'on était partenaire associé dans ce gouvernement. Mais c'est surtout incroyable parce qu'on demandait aux Français avec ce budget de faire des efforts, des franchises médicales, ils devront payer plus. L'année blanche, ça veut dire que la non-addexation, par exemple, des pensions de retraite. Et on faisait revenir au gouvernement l'un des co-responsables du quoi qu'il en coûte. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 5:12
Question 188Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Monsieur le ministre, pour l'instant, il y a un locataire à l'Élysée. Le dimanche soir, quand vous claquez la porte, comme on l'a décrit, est-ce que vous avertissez d'abord le président de la République ?
Réponse directe
Non. Rien. Le dimanche soir, attendez. Le dimanche soir...
« Non. Rien. Le dimanche soir, attendez. Le dimanche soir... »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 16:43
Question 189Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Bruno Retailleau, vous savez très bien que ce plutôt va résonner aux oreilles de certains pour dire, voilà, ça c'est l'état de ce parti républicain qui n'est pas un parti, c'est une sorte de magma, c'est devenu un champ de ruines. Vous avez, alors il y a beaucoup de choses à clarifier. Vous avez des ministres LR qui sont restés ou entrés au gouvernement. On ne sait même pas s'ils sont exclus, pas exclus. Il y a des députés LR qui sont menés par votre rival Laurent Wauquiez qui ne sont pas d'accord. En réalité, si on prend d'abord, est-ce que les ministres LR sont toujours LR ?
Réponse directe
Non. Depuis hier soir, nous avons tenu un bureau politique. La ligne est très claire. Très très claire. Dans un gouvernement avec une déclaration de politique générale, en réalité qui était une déclaration de politique générale socialiste, il est hors de question de faire que la ligne ne soit pas claire. Et donc depuis hier soir, ils ont été suspendus. Ça signifie qu'ils ne sont plus LR. Ça signifie qu'ils ne peuvent plus se réclamer de LR. Suspendus, pardon, dans l'attente d'une exclusion ? Non, ils sont suspendus. Mais pas exclus. C'est-à-dire qu'ils ne sont plus LR et qu'ils doivent quitter toutes leurs fonctions, ou nationales, ou locales, à la tête par exemple de fédérations ou des fon…
« Non. Depuis hier soir, nous avons tenu un bureau politique. La ligne est très claire. Très très claire. Dans un gouvernement avec une déclaration de politique générale, en réalité qui était une déclaration de politique générale socialiste, il est hors de question de faire que la ligne ne soit pas claire. Et donc depuis hier soir, ils ont été suspendus. Ça signifie qu'ils ne sont plus LR. Ça signifie qu'ils ne peuvent plus se réclamer de LR. Suspendus, pardon, dans l'attente d'une exclusion ? Non, ils sont suspendus. Mais pas exclus. C'est-à-dire qu'ils ne sont plus LR et qu'ils doivent quitter toutes leurs fonctions, ou nationales, ou locales, à la tête par exemple de fédérations ou des fonctions de responsabilité. Annie Gennevar était par exemple présidente de la commission d'investiture. Donc les choses ont été clarifiées. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 2:44
Question 190Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Alors, soyons concrets, ça veut dire quoi ?
Réponse partielle
Moi, je pense qu'il faut remettre le système à plat. Et pour le remettre à plat, il faut donner la parole aux Français. Je suis favorable à modifier la Constitution. Donc, référendum ? Pour qu'à partir de l'article 11, on puisse avoir un référendum.
« Moi, je pense qu'il faut remettre le système à plat. Et pour le remettre à plat, il faut donner la parole aux Français. Je suis favorable à modifier la Constitution. Donc, référendum ? Pour qu'à partir de l'article 11, on puisse avoir un référendum. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 30:38
Question 191Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Attendez, attendez, vous savez ce que beaucoup vous rétortent, qui vous disent, mais ce n'est pas normal que vous n'ayez pas demandé. Vous voyez la liste du gouvernement, vous vous dites bien, ah tiens, qui est à la défense ?
Réponse à côté
Je demande qui est à la défense. Et alors ? Pendant une heure et demie. Et on me dit, ça c'est le domaine du président de la République. Une anecdote croustillante. Sébastien Lecornu me demande même si je veux, moi, être candidat. Je l'ai pris comme une boutade, évidemment. Ah, il vous le demande vraiment ? Il me le demande en tout cas, il me le propose, il me le suggère. Sans que je sache si c'est une plaisanterie, j'écoute. C'est incroyable.
« Je demande qui est à la défense. Et alors ? Pendant une heure et demie. Et on me dit, ça c'est le domaine du président de la République. Une anecdote croustillante. Sébastien Lecornu me demande même si je veux, moi, être candidat. Je l'ai pris comme une boutade, évidemment. Ah, il vous le demande vraiment ? Il me le demande en tout cas, il me le propose, il me le suggère. Sans que je sache si c'est une plaisanterie, j'écoute. C'est incroyable. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 10:02
Question 192Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Ça se voit. Quand on regarde la réalité des puissances électorales aujourd'hui, vous allez devoir composer. C'est la réalité des rapports de force aujourd'hui. Tôt ou tard, Mme Mélanie l'a fait, est-ce que vous serez condamné, contraint ou non, à une union des droites, en particulier avec le RN ?
Réponse directe
Moi, j'ai toujours réfuté, parce que ça ne marche pas, et je vais vous dire pourquoi, l'union des droites par les appareils. Ça ne marche pas. Vous êtes d'ailleurs bien placé pour le savoir. Puisqu'il y a quelques semaines, vous interrogiez Mme Le Pen, et vous lui posez la question. Mme Le Pen, je me souviens très bien, entre Olivier Faure et Bruno Rotaillot, qui choisissez-vous ? Et là, il y a un blanc. Pourquoi ? Parce que son programme économique est social, étatiste. Je vous rappelle que, moi, je suis pour la réforme des retraites, pour donner un avenir, notamment à notre nouvelle...
« Moi, j'ai toujours réfuté, parce que ça ne marche pas, et je vais vous dire pourquoi, l'union des droites par les appareils. Ça ne marche pas. Vous êtes d'ailleurs bien placé pour le savoir. Puisqu'il y a quelques semaines, vous interrogiez Mme Le Pen, et vous lui posez la question. Mme Le Pen, je me souviens très bien, entre Olivier Faure et Bruno Rotaillot, qui choisissez-vous ? Et là, il y a un blanc. Pourquoi ? Parce que son programme économique est social, étatiste. Je vous rappelle que, moi, je suis pour la réforme des retraites, pour donner un avenir, notamment à notre nouvelle... »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 40:10
Question 193Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Là, il y a beaucoup. Dans l'ordre des trahisons entre Édouard Philippe, Gabriel Attal, c'est la vie politique. Je ne prends pas le jugement moral. Qui a le brutus d'or ?
Refus explicite
Non, mais je ne vais pas m'amuser à ça, là, Ustrogbin. D'autant que la politique, elle est tellement abîmée qu'il faut qu'on retrouve un peu de hauteur et qu'il faut qu'on arrive à travailler d'arrache-pied pour proposer aux Français des voies de solution. Ils veulent des propositions. C'est ce que je vais faire, moi, maintenant, ici, au parti. Je ferai un tour de France pour les écouter. Et on va bâtir un vrai projet.
« Non, mais je ne vais pas m'amuser à ça, là, Ustrogbin. D'autant que la politique, elle est tellement abîmée qu'il faut qu'on retrouve un peu de hauteur et qu'il faut qu'on arrive à travailler d'arrache-pied pour proposer aux Français des voies de solution. Ils veulent des propositions. C'est ce que je vais faire, moi, maintenant, ici, au parti. Je ferai un tour de France pour les écouter. Et on va bâtir un vrai projet. »
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Question 194Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Bruno Retailleau, revenons sur l'enchaînement des événements. Parce que je lis, vous êtes très peu apparu à la télévision, il y a une curiosité, il y a peut-être une gourmandise même de comprendre ce qui s'est passé, parce que c'est des événements rarissimes dans l'histoire de la Ve République. Le dimanche soir, vous rédigez le tweet, fait inédit effectivement dans l'histoire de la République, vous balancez la porte dans la figure du gouvernement qui vient tout juste de vous être nommé juste après le moment où le secrétaire général d'Elysée annonce votre nom dans la soirée. Le moment de votre décision, quel est-il ?
Réponse directe
D'abord, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que j'ai occupé un poste qui est très difficile, il est passionnant, mais il est très difficile. Le ministère de l'Intérieur, c'est le ministère des urgences, de toutes les crises. Et dans mon comportement, j'ai bien prouvé que j'étais pas là pour des places. J'étais ministre d'État. J'étais là pour une mission. Et à ce moment-là, je considère que je ne pourrais plus remplir ma mission. C'est pas une affaire d'un tweet, ça n'a rien de personnel. C'est un désaccord sur le fond. Le désaccord sur le fond, c'est d'abord parce qu'on nous cache qu'il y a Bruno Le Maire qui était symbolique. C'est pas pour ce nom-là, c'est anecdotique. Symbole de quoi…
« D'abord, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que j'ai occupé un poste qui est très difficile, il est passionnant, mais il est très difficile. Le ministère de l'Intérieur, c'est le ministère des urgences, de toutes les crises. Et dans mon comportement, j'ai bien prouvé que j'étais pas là pour des places. J'étais ministre d'État. J'étais là pour une mission. Et à ce moment-là, je considère que je ne pourrais plus remplir ma mission. C'est pas une affaire d'un tweet, ça n'a rien de personnel. C'est un désaccord sur le fond. Le désaccord sur le fond, c'est d'abord parce qu'on nous cache qu'il y a Bruno Le Maire qui était symbolique. C'est pas pour ce nom-là, c'est anecdotique. Symbole de quoi ? Le fait que Bruno Le Maire en soit ? D'abord qu'on ne nous le dise pas, alors qu'on était partenaire associé dans ce gouvernement. Mais c'est surtout incroyable parce qu'on demandait aux Français avec ce budget de faire des efforts, des franchises médicales, ils devront payer plus. L'année blanche, ça veut dire que la non-addexation, par exemple, des pensions de retraite. Et on faisait revenir au gouvernement l'un des co-responsables du quoi qu'il en coûte. »
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Question 195Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Mais attendez, avant le tweet, vous n'appelez pas Emmanuel Macron ?
Réponse directe
Le dimanche soir, je l'ai eu, le président de la République, vers 13h30, ce dimanche soir.
« Le dimanche soir, je l'ai eu, le président de la République, vers 13h30, ce dimanche soir. »
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Question 196Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Est-ce que jamais on ne verra en France une sorte de fusion de toutes les droites qui va en France ?
Réponse directe
Je pense que ce qui est possible, c'est ce que Nicolas Sarkozy a fait en 2007, c'est-à-dire la fusion par les électeurs. Parce qu'aujourd'hui... Chacun espère avoir les électeurs, ça, évidemment. Oui, mais je vais vous dire, je pense qu'aujourd'hui, je vais vous citer, par exemple, l'immigration. 70% des gens veulent moins d'immigration, beaucoup plus de sécurité. 80% pratiquement des Français... Pour l'instant, pour l'instant. Mais on se reconstitue. En un an, déjà, on a fait du travail. Simplement, ce que je veux dire, c'est qu'il y a ce que j'appelle la France des honnêtes gens. La France des honnêtes gens, elle veut que ce soit le travail qu'ils payent. Elle en a marre de toujours payer…
« Je pense que ce qui est possible, c'est ce que Nicolas Sarkozy a fait en 2007, c'est-à-dire la fusion par les électeurs. Parce qu'aujourd'hui... Chacun espère avoir les électeurs, ça, évidemment. Oui, mais je vais vous dire, je pense qu'aujourd'hui, je vais vous citer, par exemple, l'immigration. 70% des gens veulent moins d'immigration, beaucoup plus de sécurité. 80% pratiquement des Français... »
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« Pour l'instant, pour l'instant. Mais on se reconstitue. En un an, déjà, on a fait du travail. Simplement, ce que je veux dire, c'est qu'il y a ce que j'appelle la France des honnêtes gens. La France des honnêtes gens, elle veut que ce soit le travail qu'ils payent. Elle en a marre de toujours payer trop d'impôts, etc. Le social-étatisme, c'est le fiscalisme. »
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Question 197Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Cette bataille culturelle, concluons par là, est-ce qu'elle est gagnable ?
Réponse directe
Oui, je le pense vraiment. Maurice Rouen avait dit un jour, en France, il existe deux parties de gauche, dont l'un par convention s'appelle la droite. Parce qu'il y avait une domination universitaire, intellectuelle, médiatique, politique de la gauche. Ce temps est terminé. Ce temps est terminé. Et je pense que la droite, demain pour gagner, devra marcher sur ses deux jambes. C'est-à-dire le niveau de vie, l'aspect matériel, le travail qui paye plus, plus aux travailleurs et moins aux profiteurs, moins à l'assistanat. Mais on doit porter le langage de l'immatériel, des valeurs, des repères. On nous a fait un foin en disant qu'il faut abaisser les frontières. Il n'y a plus de repères. Tout ç…
« Oui, je le pense vraiment. Maurice Rouen avait dit un jour, en France, il existe deux parties de gauche, dont l'un par convention s'appelle la droite. Parce qu'il y avait une domination universitaire, intellectuelle, médiatique, politique de la gauche. Ce temps est terminé. Ce temps est terminé. Et je pense que la droite, demain pour gagner, devra marcher sur ses deux jambes. C'est-à-dire le niveau de vie, l'aspect matériel, le travail qui paye plus, plus aux travailleurs et moins aux profiteurs, moins à l'assistanat. Mais on doit porter le langage de l'immatériel, des valeurs, des repères. On nous a fait un foin en disant qu'il faut abaisser les frontières. Il n'y a plus de repères. Tout ça, c'est le passé. Tout ça, c'est d'être ringard. Non, partout dans toutes les nations d'Europe et du monde occidental, il y a une demande de repères. Les repères, c'est une culture qui soit cette culture avec des racines judéo-chrétiennes, une école qui instruise, qui ne déconstruise pas, et puis une république, une république laïque qui assimile, mais une république qui soit ferme. Je pense que cette demande de patrimoine immatériel, vous citiez des auteurs de gauche. Je vais citer un auteur de gauche qui disait juste avant la guerre, il disait la phrase suivante, la patrie, c'est le seul bien de ceux qui n'en ont pas. Parce que quand on a peu de patrimoine immatériel, on est très attaché au patrimoine immatériel. C'était Jaurès, vous voyez. Je pense que la droite doit porter, ne doit pas avoir peur de porter ce que nous sommes, notre propre identité, avec notre culture, notre civilisation. Il ne faut pas en avoir peur. C'est ce que veulent les gens qui appartiennent à la France. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 57:09
Question 198Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Est-ce que ça passera par un discours de vérité en 2027, un discours de sacrifice ?
Réponse à côté
Bien sûr, je l'ai toujours porté. Ce n'est pas un discours. Le sacrifice, c'est aujourd'hui. Vous vous rendez compte que... Travailler plus, c'est un sacrifice. Le niveau, le niveau... Non, mais il faut que les Français sachent. Définitivement. Les socialistes leur ont vendu des boniments. On l'a dit aux Français, le fameux social-étatisme. Vous allez travailler moins, et vous allez vivre mieux. On va dépenser de l'argent public, et vous aurez, mais des services publics extraordinaires. Et on a vu. Bon. Donc, je pense que ce qu'il faut dire aux Français, c'est qu'on peut faire regarder les autres pays qui ont été en crise. La Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande. Ils se relèvent. Aujour…
« Bien sûr, je l'ai toujours porté. Ce n'est pas un discours. Le sacrifice, c'est aujourd'hui. Vous vous rendez compte que... Travailler plus, c'est un sacrifice. Le niveau, le niveau... Non, mais il faut que les Français sachent. Définitivement. Les socialistes leur ont vendu des boniments. On l'a dit aux Français, le fameux social-étatisme. Vous allez travailler moins, et vous allez vivre mieux. On va dépenser de l'argent public, et vous aurez, mais des services publics extraordinaires. Et on a vu. Bon. Donc, je pense que ce qu'il faut dire aux Français, c'est qu'on peut faire regarder les autres pays qui ont été en crise. La Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande. Ils se relèvent. Aujourd'hui, hier, depuis des dizaines d'années, le niveau de vie français était très supérieur au niveau de vie des Italiens. Et aujourd'hui, c'est kiff-kiff. Il y a 25 ans, même niveau de vie avec les Allemands, aujourd'hui, 7000 euros. Donc, c'est aujourd'hui les sacrifices. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 22:25
Question 199Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
Il y a beaucoup de clarifications qui sont attendues. Si on prend la vue d'ensemble, est-ce que vous ambitionnez maintenant d'être le chef de l'opposition ?
Réponse directe
Très franchement, le chef de l'opposition, en tout cas, je ne suis pas dans la majorité présidentielle. Je ne l'ai jamais été. Vous êtes opposant ? Je suis plutôt opposant. Pourquoi plutôt ? Tout simplement parce que j'ai le sens des responsabilités. Et que jamais je ne verserai dans une opposition pour l'opposition. C'est-à-dire que nous allons voir à l'Assemblée nationale comme au SEMA, texte par texte, les textes qui vont dans le bon sens, dans le sens de l'intérêt supérieur du pays. Nous pourrions les voter. Mais ceux de ces textes qui détricoteraient ce qu'est la France, qui ont un mauvais sens, alors nous allons nous y opposer.
« Très franchement, le chef de l'opposition, en tout cas, je ne suis pas dans la majorité présidentielle. Je ne l'ai jamais été. Vous êtes opposant ? Je suis plutôt opposant. Pourquoi plutôt ? Tout simplement parce que j'ai le sens des responsabilités. Et que jamais je ne verserai dans une opposition pour l'opposition. C'est-à-dire que nous allons voir à l'Assemblée nationale comme au SEMA, texte par texte, les textes qui vont dans le bon sens, dans le sens de l'intérêt supérieur du pays. Nous pourrions les voter. Mais ceux de ces textes qui détricoteraient ce qu'est la France, qui ont un mauvais sens, alors nous allons nous y opposer. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 1:42
Question 200Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
C'est d'abord à lui. Moi, j'étais dans l'opposition. Bruno Retailleau, regardez, il perd un peu de Fitch, de Moody's, le A à plus, ça à moins, blablabla. Bon, en réalité, c'est un moment de honte, c'est vite passé. Vous savez très bien, la France ne va pas s'écrouler. En réalité, il y a la possibilité maintenant. Vous trouvez, Darius. On pose la question. Vous trouvez que la France va bien, franchement ?
Réponse partielle
Je ne dis pas ça. Je dis qu'elle ne va pas s'écrouler pour autant. La dernière agence, Standard & Poor's, a anticipé de plus d'un mois sa note pour dégrader, finalement, la crédibilité de la France, pour donner un signal. La France est en train de s'effondrer, y compris au niveau de l'Europe. Une nation qui ne tient pas ses comptes. C'est une nation qui ne tient pas son rang. Je vois bien le regard que posent les Européens sur la France aujourd'hui. C'est ça, cet affaiblissement ? Combien ça va coûter, d'après vous, en milliards ? C'est inchiffrable. Mais on sait déjà ce que ça coûte. C'est-à-dire que dans deux ans, et sans doute peut-être à moins de deux ans, la totalité de l'impôt sur le…
« Je ne dis pas ça. Je dis qu'elle ne va pas s'écrouler pour autant. La dernière agence, Standard & Poor's, a anticipé de plus d'un mois sa note pour dégrader, finalement, la crédibilité de la France, pour donner un signal. La France est en train de s'effondrer, y compris au niveau de l'Europe. Une nation qui ne tient pas ses comptes. C'est une nation qui ne tient pas son rang. Je vois bien le regard que posent les Européens sur la France aujourd'hui. C'est ça, cet affaiblissement ? Combien ça va coûter, d'après vous, en milliards ? C'est inchiffrable. Mais on sait déjà ce que ça coûte. C'est-à-dire que dans deux ans, et sans doute peut-être à moins de deux ans, la totalité de l'impôt sur le revenu que payent les Français, ils ne le payent pas tous, malheureusement, mais à peu près un peu moins de 50% des Français, suffira tout juste à payer les intérêts de la dette. Alors vous trouvez que c'est une grande victoire d'avoir abdiqué la réforme du pouvoir ? Dans la réalité du pouvoir. Mais la réalité du pouvoir, là aussi, on n'en peut plus, cette réalité du pouvoir. Le pouvoir n'est intéressant que s'il est au service d'un idéal, au service d'un peuple, d'une nation, pas au service de soi-même, pour durer. À quoi ça sert ? Quel sens de ça ? On voit bien qu'on est au bout. Et au bout du bout, il y a la crise de la démocratie, vous voyez. Et j'espère qu'il n'y aura pas demain une crise de régime. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 19:37
« Franchement, les Verts n'ont aucune légitimité à faire ce genre de demande parce qu'ils nous ont imposé pas à moi, mais c'est vrai un peu à ce gouvernement d'ailleurs. Les Verts ont pénétré l'appareil de l'État de façon très profonde. Ce qui fait que l'État, l'appareil de l'État a produit des normes, a produit des règles qui ne nous permettent pas de nous adapter, notamment sur la climatisation. La RE 2020-2020 qui est des règles, des normes... Vous vous rendez compte ? 1892 pages, c'est énorme. Mais à chaque fois, il fallait contraindre. C'est une religion de la pénitence. On a voulu faire payer les Français pour que les Français souffrent, voyez ? C'est ça leur idéologie au vert. Moi, je veux une écologie qui soit beaucoup plus pragmatique et non pas dogmatique. À quoi ça sert de refuser la climatisation quand on a l'énergie la plus décarbonée au monde ? À quoi ça sert d'empêcher les agriculteurs de stocker l'eau en hiver alors qu'il y a énormément d'eau et les sécheresses l'été ? Une dernière question »
« Écoutez, le rôle des hommes et des femmes politiques, c'est d'agir. Ce n'est pas de manifester, ce n'est pas de pétitionner. Le rôle des hommes et des femmes politiques, c'est de proposer des solutions. Ça fait des années que je demande que la justice des mineurs change. Aujourd'hui, on est contraints, le Conseil constitutionnel, a annulé, a censuré une loi qui était plutôt timide, il y a exactement un an, qui voulait durcir la justice des mineurs. Moi, je veux que dès le premier délit grave, les mineurs puissent aller pour quelques semaines en prison, parce qu'il y a une violence incroyable. Est-ce que vous savez, Laurence Ferrari, qu'il y a un triplement, justement, des victimes, qui sont des mineurs en une dizaine d'années ? Il y a un doublement, justement, de ces mineurs qui font ces tentatives d'homicide. Donc, il faut durcir cette politique-là, et nous ne parviendrons pas par la loi simple. Il faut réviser la constitution, et je suis le seul, écoutez-moi bien, à m'engager pour vivre aux Français, par référendum, après révision de la constitution. C'est vous qui choisirez la politique pénale. Parce que la justice, en France, est rendue au nom du peuple français, et bien, je veux que ce soit le peuple français qui en décide. »
CNEWS · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 9:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, le rôle des hommes et des femmes politiques, c'est d'agir. Ce n'est pas de manifester, ce n'est pas de pétitionner. Le rôle des hommes et des femmes politiques, c'est de proposer des solutions. Ça fait des années que je demande que la justice des mineurs change. Aujourd'hui, on est contraints, le Conseil constitutionnel, a annulé, a censuré une loi qui était plutôt timide, il y a exactement un an, qui voulait durcir la justice des mineurs. Moi, je veux que dès le premier délit grave, les mineurs puissent aller pour quelques semaines en prison, parce qu'il y a une violence incroyable. Est-ce que vous savez, Laurence Ferrari, qu'il y a un triplement, justement, des victimes, qui sont des mineurs en une dizaine d'années ? Il y a un doublement, justement, de ces mineurs qui font ces tentatives d'homicide. Donc, il faut durcir cette politique-là, et nous ne parviendrons pas par la loi simple. Il faut réviser la constitution, et je suis le seul, écoutez-moi bien, à m'engager pour vivre aux Français, par référendum, après révision de la constitution. C'est vous qui choisirez la politique pénale. Parce que la justice, en France, est rendue au nom du peuple français, et bien, je veux que ce soit le peuple français qui en décide. »
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« Deux choses. La première, parce qu'on est un pays appauvri, totalement endettés, on n'a plus de marge de manœuvre. Elle est là, la réalité. Et toutes celles et ceux qui proposent à nouveau des chèques, ce sont des chèques en bois. En revanche, ce que l'on peut faire, ce dont personne ne parle du reste, c'est que le prix du pétrole, enfin du gasoil, du carburant, dépend des éléments qui sont liés au produit, le prix du pétrole, le raffinage, la distribution. Déjà, on voit bien que la différence entre le gazole et l'essence, c'est le raffinage. Il faut donc garder nos capacités et les moderniser de raffinerie en France. C'est ça la souveraineté. Deuxième élément, dans le prix, il y a les certificats d'économie d'énergie. Et là, il est prévu de les faire passer de 6 à 8 milliards. Je demande le moratoire, je demande le gel de ces 2 milliards d'augmentation. Pourquoi ? Parce que ces certificats d'économie sont faits pour dire aux Français, il faut économiser. Il n'y a pas de problème. Les prix sont tellement hauts que spontanément, naturellement, les Français économisent. Et je pense que ces 2 milliards, il faut les consacrer à des aides ciblées sur des secteurs qui risquent de disparaître. Je pense notamment à mes amis qui sont les pêcheurs en Vendée et en France. Alors même que déjà, dans une assiette, quand vous avez des fruits de mer, du poisson, 80% viennent de l'extérieur. Alors qu'on est un grand pays maritime. »
youtube.com · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 14:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce choix des dates, puisqu'il y avait deux choix, nous avons été consultés en début de semaine au ministère de l'Intérieur, ce choix n'est pas neutre. Et vous avez raison de le souligner. Moi je m'inscris totalement contre ce choix-là, qui n'est pas normal parce qu'il y a une grande règle pour les élections, c'est qu'on termine la campagne à minuit, qui précède le premier ou le deuxième tour, le second tour, à minuit le vendredi. Donc évidemment, le 1er mai ce sera le samedi. Qu'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, dans les prises de position, il n'y aura aucun écho politique. Donc première chose, ça, ça n'est pas normal. Je pense qu'il peut y avoir aussi une stratégie du chaos parce que imaginez... Vous voulez par Emmanuel Macron, Bruno Retailleau ? Oui, sans doute, parce qu'on voit bien que le 1er mai aujourd'hui, il y a peu de 1er mai qui se passent calmement. Donc il y a toujours une montée en pression et avec parfois des débordements. Vous imaginez la veille d'un second tour ? J'espère que ce ne sera pas un second tour avec les deux ailes radicales. Mais on voit bien que, de toute façon, la gauche, dans cette réunion, ce que mon collaborateur qui a assisté à cette réunion m'a rapporté, c'est que le choix de la gauche, c'était le choix qu'ont fait mon successeur Laurent Nunez et le président Emmanuel Macron. Une fois de plus, ce gouvernement a obtempéré. Et le choix du gouvernement, ça a été le choix de la gauche parce que la gauche pense qu'une second tour, après le 1er mai, eh bien, ça l'avantagera. Eh bien, moi, je m'inscris en faux. Je veux dire ma colère ce matin. Ce choix n'est pas un choix neutre. Ça n'est pas normal sur le plan démocratique. C'est un choix qu'on ne pourra pas changer. C'est la décision du président de la République, de toute façon. C'est à la discrétion du président de la République. Mais à quoi bon nous avoir réunis ? Si c'était à mon avis depuis le départ, il voulait ce choix, mais qui est encore un choix qui enfreint un certain nombre de règles démocratiques pour que le scrutin se passe bien, de façon à la fois apaisée et en respectant les règles électorales habituelles. »
CNEWS · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 0:27Voir 2 autres passages
« J'ai indiqué depuis le départ que je comprenais parfaitement Israël. C'est une question existentielle. Je pense que d'ailleurs, en termes de légitimité, même de légalité vis-à-vis du droit international, puisque l'Iran voulait détruire Israël, je pense qu'Israël était fondée à attaquer l'Iran. Par ailleurs, d'ailleurs, un pays qui ne respectait pas ses engagements en matière de prolifération nucléaire. Mais on voit bien qu'aujourd'hui, dans le monde actuel, dans le monde moderne, il est très difficile de régler les problèmes, et notamment de changer le régime par des guerres. J'avais espéré, j'espérais que le peuple iranien, que le régime serait affaibli, mais pour l'instant, ça n'est pas le cas pour que le peuple iranien, dans un sursaut démocratique, puisse reprendre le pouvoir. C'est beaucoup plus difficile que ça, devant un régime qui est sanguinaire, et qui utiliserait y compris les armes de guerre contre son propre peuple. »
youtube.com · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 17:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités29 mai 2024 au 1 juil. 2026 · 32 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais surtout, bien sûr, oui, ça fait partie, bien sûr, on inverse la logique. Bien sûr, on inverse la logique de l'excuse de minorité, notamment entre 16 et 18 ans. On revoit aussi l'âge de la majorité pénale, il faut l'abaisser. Mais surtout, il y a une contention. Devant des mineurs qui n'ont plus de limites, il faut remettre des limites. La première limite, pour des jeunes mineurs qui ne pensent plus, qui n'éprouvent plus aucun sentiment, c'est de les enfermer dans des prisons qui sont spécialisées, dans des prisons... C'est vous qui construisez les prisons ? Bien sûr, mais bien sûr. En combien de temps ? Mais en très peu de temps. Et s'il faut prendre une loi Notre-Dame pour le faire, on le fera. Moi, je connais des communes et des maires qui ne demandent pas mieux que d'avoir justement ce type d'établissement. Ce sera des prisons qui comporteront moins de moyens de sécurisation parce qu'on n'a pas affaire à des terroristes. Mais il faut les emprisonner par des courtes peines. Quelques semaines, les Pays-Bas ont tenté cette politique. Et ça a fonctionné. »
CNEWS · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 11:32Voir 2 autres passages
« Écoutez, le rôle des hommes et des femmes politiques, c'est d'agir. Ce n'est pas de manifester, ce n'est pas de pétitionner. Le rôle des hommes et des femmes politiques, c'est de proposer des solutions. Ça fait des années que je demande que la justice des mineurs change. Aujourd'hui, on est contraints, le Conseil constitutionnel, a annulé, a censuré une loi qui était plutôt timide, il y a exactement un an, qui voulait durcir la justice des mineurs. Moi, je veux que dès le premier délit grave, les mineurs puissent aller pour quelques semaines en prison, parce qu'il y a une violence incroyable. Est-ce que vous savez, Laurence Ferrari, qu'il y a un triplement, justement, des victimes, qui sont des mineurs en une dizaine d'années ? Il y a un doublement, justement, de ces mineurs qui font ces tentatives d'homicide. Donc, il faut durcir cette politique-là, et nous ne parviendrons pas par la loi simple. Il faut réviser la constitution, et je suis le seul, écoutez-moi bien, à m'engager pour vivre aux Français, par référendum, après révision de la constitution. C'est vous qui choisirez la politique pénale. Parce que la justice, en France, est rendue au nom du peuple français, et bien, je veux que ce soit le peuple français qui en décide. »
CNEWS · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 9:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce choix des dates, puisqu'il y avait deux choix, nous avons été consultés en début de semaine au ministère de l'Intérieur, ce choix n'est pas neutre. Et vous avez raison de le souligner. Moi je m'inscris totalement contre ce choix-là, qui n'est pas normal parce qu'il y a une grande règle pour les élections, c'est qu'on termine la campagne à minuit, qui précède le premier ou le deuxième tour, le second tour, à minuit le vendredi. Donc évidemment, le 1er mai ce sera le samedi. Qu'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, dans les prises de position, il n'y aura aucun écho politique. Donc première chose, ça, ça n'est pas normal. Je pense qu'il peut y avoir aussi une stratégie du chaos parce que imaginez... Vous voulez par Emmanuel Macron, Bruno Retailleau ? Oui, sans doute, parce qu'on voit bien que le 1er mai aujourd'hui, il y a peu de 1er mai qui se passent calmement. Donc il y a toujours une montée en pression et avec parfois des débordements. Vous imaginez la veille d'un second tour ? J'espère que ce ne sera pas un second tour avec les deux ailes radicales. Mais on voit bien que, de toute façon, la gauche, dans cette réunion, ce que mon collaborateur qui a assisté à cette réunion m'a rapporté, c'est que le choix de la gauche, c'était le choix qu'ont fait mon successeur Laurent Nunez et le président Emmanuel Macron. Une fois de plus, ce gouvernement a obtempéré. Et le choix du gouvernement, ça a été le choix de la gauche parce que la gauche pense qu'une second tour, après le 1er mai, eh bien, ça l'avantagera. Eh bien, moi, je m'inscris en faux. Je veux dire ma colère ce matin. Ce choix n'est pas un choix neutre. Ça n'est pas normal sur le plan démocratique. C'est un choix qu'on ne pourra pas changer. C'est la décision du président de la République, de toute façon. C'est à la discrétion du président de la République. Mais à quoi bon nous avoir réunis ? Si c'était à mon avis depuis le départ, il voulait ce choix, mais qui est encore un choix qui enfreint un certain nombre de règles démocratiques pour que le scrutin se passe bien, de façon à la fois apaisée et en respectant les règles électorales habituelles. »
CNEWS · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 0:27Voir 2 autres passages
« Écoutez, ce que je constate, c'est que depuis le départ, Donald Trump traite moins bien ses alliés que ses adversaires. Et ça, ça pose un problème au camp occidental. Il est d'ailleurs en train de détruire, si j'ose dire, le camp, l'allios occidental historique, notamment à travers le pacte de l'OTAN, la charte de l'Atlantique. Nous avons choisi, la France a choisi, à juste titre, de rester neutre. Et donc, on peut parfaitement, et d'ailleurs à Istres, je vous le dis, d'autres le savent très bien, à Istres, nous accueillons très régulièrement des vols qui transportent non pas des armes, mais des éléments techniques, si j'ose dire. On les accueille. Donc, nous n'avons pas du tout l'attitude de M. Sanchez, le gauchiste espagnol. Que vous condamnez. Que je condamne parfaitement. Simplement, je pense que le président de la République a choisi une stratégie, on doit l'appliquer. Nous ne sommes pas co-belligérants. En revanche, il faudra que la coalition internationale, dès qu'il y aura un armistice ou un cessez-le-feu, puisse prendre le relais pour que le détroit d'Ormousse puisse être sécurisé. Et là, je pense que la France a un rôle à jouer. Qu'elle joue aussi, notamment sur la péninsule arabique. On tire de nombreux missiles, vous savez, pour protéger, pour essayer de faire en sorte que les alliances que nous avons, comment dirais-je, passées, puissent être effectives. »
youtube.com · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 18:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés1 avr. 2026 au 25 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Enfin, le gouvernement d'Emmanuel Macron. Le gouvernement d'Emmanuel Macron. Donc là encore, je pense qu'il faut avoir une politique de bon sens et préserver nos atouts stratégiques. Mais là, on va sur le dur. Ça ne sert à rien de cacher quoi que ce soit. Et je pense qu'il va falloir faire en sorte qu'on prenne des bonnes décisions. On est appauvris, on est très endettés. Mais les économies, les milliards qu'on peut soustraire, on doit les avecter sur des aides ciblées. »
youtube.com · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 16:36Voir 1 autre passage
« je pense que la décision politique par nature est une décision que l'on prend dans un champ d'incertitude par là je ne veux pas dédouaner celles et ceux qui doivent prendre ces décisions pour le bien commun en tout cas pour l'intérêt général ce que je veux dire simplement c'est que on a en France un affaiblissement terrible notamment de la séparation des pouvoirs et du parlement ce qui fait que je pense que quand la décision politique est prise elle devrait répondre elle devrait répondre de sa responsabilité d'abord devant l'enceinte politique qu'est le parlement et malheureusement comme le parlement est très faible certes on a des commissions d'enquête regardez au moment de l'affaire Benalla en quelques jours la commission d'enquête de l'Assemblée nationale a explosé pourquoi ? parce que l'exécutif a appuyé sur un bouton voilà téléguidé et ils l'ont fait exploser ce sera beaucoup plus difficile désormais parce que depuis ils savent que le Sénat mène ses commissions d'enquête jusqu'au bout donc ils ne laisseront pas le monopole au Sénat et ça c'est la meilleure garantie pour que la commission d'enquête à l'Assemblée nationale aille au bout mais ce que je veux dire c'est que la faiblesse la faiblesse de l'enceinte politique qui doit juger aussi d'abord les décisions politiques fait que désormais chaque français sur les réseaux sociaux s'institue comme procureur et ça signifie aussi que les français ne croient plus dans la mise en cause de la responsabilité politique et que naturellement ils se déportent vers les tribunaux vers le judiciaire je ne pense pas que ce soit une bonne chose je ne pense pas que ce soit une bonne chose alors quand il y a des fautes évidemment pourquoi pas ce n'est pas ce que je veux dire mais simplement ce que je sais c'est que cette justiciarisation cette espèce d'américanisation il n'y a pas que pour le communautarisme qu'on s'américanise mais la judiciarisation des rapports sociaux est parfois un frein à l'action publique parce que je l'ai vu dans tout le processus de la gestion du Covid-19 l'administration ou les hommes politiques en réalité plutôt que de chercher un objectif à atteindre ils cherchent d'abord à se couvrir parce qu'ils savent qu'ils auront à répondre devant des juges alors ils vont mener une action publique guidée non pas par le souci de l'intérêt général mais d'abord par le souci d'éviter de devenir bien sûr ils le sont judiciables mais d'avoir à répondre devant un tribunal et ça il y a quelque chose de grave je me suis j'ai relu parce que j'aime l'histoire ce qui s'était passé parce que moi aussi je me suis dit dans cette crise attention si tu étais au pouvoir j'aurais pu l'être si les choses s'étaient mieux passées par exemple quand quand vous me posiez la question sur François Fillon qu'est-ce que tu aurais fait de mieux est-ce qu'il ne faut pas rester modeste j'ai quand même été voir dans les grandes crises des grandes crises parce que 39-45 c'est différent parce qu'à partir de 40 il n'y a plus il n'y a plus de légitimité si j'ose dire française si ce n'est qu'elle est à Londres mais 14-18 et bien même en 14-18 puisque Emmanuel Macron avait souvent fait référence à Clémenceau un vendé et il avait parlé du temps de guerre il a eu une anaphore lors de son premier discours nous sommes en guerre une fois deux fois six fois nous sommes en guerre je me suis dit mais qu'est-ce qui s'est passé en 14-18 et bien jamais vous n'imaginez pas l'activité des commissions parlementaires un ministre qui ne justifiait pas sa politique devant les commissions parlementaires le lendemain il n'était plus ministre vous avez eu des commissions d'enquête qui ont embêté l'état-major jusqu'à les déplacer jusqu'au front il y a eu une vie démocratique intense et malheureusement je vais vous dire quelque chose de terrible ce que je pense et ce sera le défi des deux commissions d'enquête je pense que en France on a eu le confinement le plus long le plus rude je pense qu'en France on est un des pays démocratiques par rapport à l'Asie par rapport à l'Europe qui a sans doute eu un régime un état d'urgence un état d'exception les plus contraignants où on a vraiment contraint les libertés publiques où on a donné où le Parlement s'est dépossédé de son pouvoir législatif pour le confier via des ordonnances au gouvernement et bien malgré tout on aura une des toutes premières mortalités par millions d'habitants et on aura le CDE nous le disait la semaine dernière une des récessions les plus violentes au monde donc voyez que on voit bien que la démocratie ça n'est pas un obstacle pour la gestion d'une crise mais que la démocratie est une ressource et j'ai le sentiment que la démocratie française a été contrainte et je crois que la mise en cause c'est ce qu'on appelle la reddition des comptes la reddition des comptes c'est pas au sens comptable c'est que dans une démocratie et bien les élus doivent rendre des comptes voilà donc un gouvernement doit rendre des comptes notamment au peuple français c'est à dire à la représentation nationale et comme ça se fait de moins en moins bien les français le sentent et bien ils se tournent vers le pouvoir judiciaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack10 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 19 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien, je m'en fiche totalement. Non, ce sont des antirépublicains et je serai toujours leur adversaire. »
youtube.com · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 14:11Voir 2 autres passages
« je m'en fiche totalement. Ce sont des antirépublicains et je serai toujours leur adversaire. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Bruno RetailleauVérifier à 14:19
« Non, mais c'était une maladresse, franchement. Pensez un seul instant. Franchement. Quand on connaît Martine Vassal, l'affilié au Maréchal Pétain, ça fait rigoler. Ça fait rigoler. Qu'il y ait eu cette phrase malheureuse. Très bien. Ce que je veux dire quand même à M. Bardella, qui m'a interpellé sur Marseille, c'est que M. Bardella, c'est « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ». Parce qu'il voudrait le retrait de Matrine Vassal, d'ailleurs, qui n'a pas d'étiquette ELR. Mais qu'est-ce qu'il fait, lui, dans les villes, où on est confrontés, nous, à la gauche ? Qu'est-ce qu'il fait à Gapes ? Qu'est-ce qu'il fait à Brest, à Fougère, à Alençon, à Comble-à-Ville, à Plaisir, à Limoges ? Et je ne les cite pas tous. Ils se maintiennent. Regardez Mme Le Pen. Ils ont commencé la semaine en disant « on n'est pas de droite ». Ils ont vraiment juré leur grand-dieu qu'ils n'étaient pas de droite. Qu'en toute circonstance, ils se maintiendraient. Et ils se maintiennent, y compris quand on est opposé à la gauche, y compris quand la gauche peut nous battre, c'est-à-dire qu'ils feront gagner la gauche. Et en même temps, ils nous demandent de nous retirer. Ça ne marche pas comme ça. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes29 mai 2024 au 25 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai indiqué depuis le départ que je comprenais parfaitement Israël c'était une question existentielle. Je pense que d'ailleurs en termes de légitimité même de légalité vis-à-vis du droit international puisque l'Iran voulait détruire Israël je pense qu'Israël était fondé à attaquer l'Iran par ailleurs d'ailleurs un pays qui ne respectait pas ses engagements en matière de prolifération nucléaire. Mais on voit bien qu'aujourd'hui dans le monde actuel dans le monde moderne il est très difficile de régler les problèmes et notamment de changer le régime par des guerres. J'avais espéré j'espérais que le peuple iranien que le régime serait affaibli mais pour l'instant ça n'est pas le cas pour que le peuple iranien dans un sursaut démocratique puisse reprendre le pouvoir. C'est beaucoup plus difficile que ça devant un régime qui est sanguinaire et qui utiliserait y compris les armes de guerre contre son propre peuple. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Bruno RetailleauVérifier à 17:44Voir 2 autres passages
« Simplement, ce que je vous dis, c'est qu'il a réussi à faire des frappes chirurgicales. Aujourd'hui, on n'a absolument pas l'évaluation. Que sont devenus les 400 kilos de matière uranium enrichie à 60% ? Nul ne le sait. Donc, c'est trop tôt pour qu'on puisse dire si l'opération est totalement réussie. Vous, président, la France se serait associée à ces frappes ? Non, je pense que le président de la République a eu raison de se tenir à l'écart de ces frappes. Amandine. »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 14:29
« Je pense que la France, depuis de longs mois, n'a cessé d'insister, n'a cessé de travailler à un accord de paix. Ce que je veux vous dire, c'est que pour ceux qui sont attachés, justement, à la paix, c'est une excellente nouvelle. Une bonne nouvelle, d'abord, pour les otages. Je ne sais pas dans quelles conditions ils vont revenir. On ne sait pas à quelle est la proportion de vivants, de morts. Et parmi les vivants, dans quel état psychologique est-ce qu'on va les retrouver ? Mais les otages vont être progressivement libérés. C'est une bonne chose. Et puis ensuite, il y a la population de Gaza. Là encore, c'est une autre préoccupation. Et je pense que la France a toujours dit à la fois qu'Israël avait le droit de se défendre, mais la France a toujours plaidé pour la paix dans la bande de Gaza. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités10 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Choisier et contrôler, bien sûr. Mais si l'immigration de travail pouvait résoudre notre problème de main-d'oeuvre, pourquoi alors il y a tant d'immigrés qui sont au chômage ? Pourquoi est-ce que les immigrés ont un taux de chômage quasiment du double par rapport aux natifs en France ? Et donc, on voit bien qu'on accueille ce qu'on croit être des travailleurs. En réalité, on accueille surtout une immigration de peuplement. Mais en pensant accueillir des travailleurs, on fabrique des chômeurs. Donc, si on veut faire baisser l'immigration, pardon, moi j'ai une proposition, il faudra changer la constitution et il faudra faire un référendum. Ce sera les Français qui devront choisir. Les Français se détournent de la politique. Pourquoi ? Parce qu'elle est impuissante. Parce qu'elle renvoie ce spectacle des ambitions personnelles. Et surtout parce que la démocratie, en réalité, a quitté notre régime républicain. Jamais les Français... »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Bruno RetailleauVérifier à 2:25Voir 2 autres passages
« Voilà. Il y a d'un côté la connaissance de la réalité. La réalité de quoi ? Je ne voudrais pas que, comme aux États-Unis, à un moment donné, cette statistique-là débouche sur la discrimination positive. La réalité de quoi ? La réalité sociologique, tout simplement. Il y a une étude, d'ailleurs, il y a peu de temps. Je pense que c'était de l'INSEE ou de France Stratégie sur les mouvements migratoires. On a besoin de connaître. Pourquoi est-ce qu'on doit cacher la réalité ? Donc oui ou non aux statistiques ethniques ? Oui. Je suis d'accord à une condition, c'est qu'on ne les utilise pas pour la discrimination positive. »
BFMTV · L'interview en intégralité de Bruno Retailleau, ministre de l'IntérieurVérifier à 18:54
« On y vous fera. L'AME, c'est un sujet aussi du PLFSS. L'AME, il faut savoir aussi. Ce que moi, je veux, je le dis aux Français, c'est que je veux que sur tous nos systèmes sociaux, la France ne soit pas en avance plus généreuse que les pays européens. Parce que si nous, on est au-dessus de la moyenne de ce que font les Européens, en matière, par exemple, de soins, en matière d'aide sociale, en matière de regroupement familial, les filières des passeurs, les trafiquants d'êtres humains, vont orienter, bien sûr, les flux vers la France, plutôt que vers les autres pays. Donc ma stratégie, à moi, elle est simple à comprendre. C'est de se situer, pour la France, dans la moyenne, moyenne basse des pays européens. C'est le cas pour l'AME. Et l'AME, je demande à ce qu'on reprenne les conclusions d'un rapport qui avait fait d'ailleurs Patrick Stéphanini et M. Évin, et qui avait montré que l'AME était en fait un encouragement à la clandestinité. Il y a plus d'un milliard. On demande des efforts aux... Ils disaient que ce n'était pas la principale raison. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités29 mai 2024 au 25 mai 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je n'y suis pas favorable, je l'ai dit, puisque Vincent est venu dans mon bureau il y a quelques jours, présenter ses propositions. Il n'y a pas que cette proposition. Il fait des propositions sur le logement pour éviter d'avoir des ghettos, il a raison. Il fait des propositions sur la police municipale. Et avec le ministre François-Noël Buffet, nous porterons ensemble dans quelques semaines, d'ailleurs, un texte pour renforcer les prérogatives des polices municipales. Mais pas d'élection des juges ? Non, je n'y suis pas favorable, je craindrais qu'il y ait une politisation. Au contraire, moi je trouve que parfois, et je l'ai dénoncé sur un syndicat notamment des juges, je pense qu'un juge doit être non seulement indépendant, mais aussi impartial. Et je pense qu'une élection atteindrait cette impartialité. Je lui ai dit à Vincent Jambras, donc c'est normal qu'il puisse y avoir différents points de vue dans un même... »
BFMTV · Canicule, Donald Trump, présidentielle 2027... L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 26:07Voir 2 autres passages
« – Ce que je veux dire, c'est qu'on a besoin de hauteur, on a besoin de dire quelle est la vision de la France, la vision du Rassemblement National de la France, je ne la connais pas, pourquoi ? Parce qu'il chante chaque jour, et on l'a vu encore hier avec M. Bardella, il chante chaque jour d'avis sur pratiquement tous les sujets. Et on a besoin, dans cette vision globale, d'une vision qui concilie deux choses, l'ordre, l'autorité, la sécurité d'un côté, la liberté, la prospérité sur l'économie de l'autre. Sur l'économie, sur la prospérité, nous n'avons pas les mêmes visions. Et je dis à M. Bardella, comme à Mme Le Pen, qu'ils ne peuvent pas parler d'indépendance, de souveraineté, de puissance, si on capitule sur le plan économique. Et leur programme est un programme d'affaiblissement, d'appauvrissement de la France. Donc je ne peux pas être d'accord avec le Rassemblement National. Et si par ailleurs, sur des points particuliers, sur l'immigration par exemple, on peut se retrouver, ça ne fait pas comme je me retrouve aujourd'hui, sur un certain nombre de points, d'accord avec les projets parfois portés par M. Macron. Sur la retraite, encore une fois, je l'ai votée. Mais on a besoin, enfin, d'une vraie vision. Si on veut redresser demain la France, on la redressera en marchant sur nos deux jambes. Le régalien, l'autorité, une révolution pénale. Regardez ce qui s'est encore passé avec une gamine de 12 ans qui se fait, parce qu'elle était juive, qui se fait violer. Voilà, c'est chaque semaine, c'est ce bruit de fond que dénonce Jérôme Fourquier. Chaque semaine, chaque semaine, on a ce genre d'abomination. Donc il faut le régalien, mais il faut aussi l'économique. Et les deux sont liés. Il n'y a pas de liberté sans assumer l'ordre et l'autorité. Et pour avoir l'autorité, il faut aussi une puissance économique. »
BFMTV · "Le Front de la honte": l'interview de Bruno Retailleau en intégralitéVérifier à 15:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées18 déc. 2024 au 25 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr, parce qu'ils ont commis des troubles à l'ordre public ou parce qu'ils figurent dans notre fichier des radicalisés pour terrorisme. C'est la raison pour laquelle ce bras de fer avec l'Algérie, il est fondamental. Vous savez, la question des OQTF. Pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas à exécuter les obligations de quitter le territoire français ? Parce que cela ne dépend pas de nous. Cela dépend du bon vouloir des États d'origine, des États étrangers qui ne délivrent pas les sésames, les fameux laissés-passés consulaires. »
BFMTV · Algérie, Rassemblement national...L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 12:50Voir 2 autres passages
« Eh bien, j'ai écouté la demande du maire. Simplement, dans cet individu-là, ne présente plus du tout de danger. Il est suivi par nos services. Il est très contrôlé. Et j'ai bien vu que mettre le maire dans cette position-là présentait des difficultés. Donc, nous en tirerons des conséquences dans les jours et les semaines à venir. Simplement, plus généralement... »
BFMTV · Algérie, Rassemblement national...L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 14:47
« Je vous dis ce que je dis ce matin. Je l'exprime de façon commune. J'ai eu Laurent Wauquiez hier. J'ai eu Mathieu D'Arnaud qui m'a succédé à la présidence du groupe au Sénat. J'ai vu longuement aussi Gérard Larcher. Ce que je vous dis aujourd'hui, nous le disons du même voie. Pour l'instant, les conditions ne sont pas réunies. Et donc, on essaiera de voir dans les jours prochains si un certain nombre d'obstacles sont levés. Parce qu'il est évident que si ce gouvernement part à gauche, alors qu'une majorité des Français sont de droite, et qu'en plus, les Français qui votent à gauche sont moins à gauche sur les questions d'autorité que je représente et de fermeté, sont beaucoup moins à gauche que leurs propres députés. Donc, ce serait incomple que le gouvernement tire à gauche alors que la France, elle, est à droite. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées10 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je n'ai jamais dit que de façon unilatérale, on stoppait tout. J'ai simplement indiqué que sans un rapport de force, nous n'obtiendrions rien de l'Algérie. Ce rapport de force, nous l'avons commencé, puisque nous avons déjà renvoyé un certain nombre de ressortissants algériens qui venaient, qui avaient un passeport diplomatique, mais qui n'offraient pas toutes les garanties avec ce passeport diplomatique. Première chose. Par contre, un mot justement de l'enjeu de ce bras de fer. Ce n'est pas un caprice du ministre de l'Intérieur. Simplement, c'est une question de sécurité. Moi, ma mission, elle est de protéger les Français. Et je ne veux pas que ce qui s'est produit à Mulhouse se reproduise demain. Pourquoi ? Parce qu'à Mulhouse, un terroriste a tué un homme qui était un ressortissant portugais. Il aurait dû être en Algérie. Nous l'avions présenté à de multiples reprises aux Algériens qui l'avaient refusé. Eh bien cela, je ne veux pas être moi comptable d'une reproduction de ces faits à l'avenir. »
BFMTV · Algérie, Rassemblement national...L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 0:49Voir 2 autres passages
« Moi, j'ai une autre analyse. Je pense que Gérald Darmanin a eu raison de faire ses opérations et celles, puisque ça fait à peu près un an qu'elles ont été lancées, j'ai demandé un retour d'expérience. Ce qui me revient, c'est que celles qui ont le mieux fonctionné sont celles qui ont fonctionné notamment en lien avec la justice, pour judiciariser les dossiers et pour aller frapper, vous voyez, les têtes de réseau. C'est quand on déstructure l'écosystème, quand on détruit la filière, qu'on a des gains qui sont des gains au-delà de la tranquillité qu'une intervention ponctuelle, un coup ponctuel... Mais vous allez poursuivre »
BFMTV · Fusillade à Poitiers, Nicolas Daragon, match France-Israël...L'interview de Bruno RetailleauVérifier à 10:41
« Une attaque spéculative, ça a été le cas pour la Grèce et pour d'autres. C'est des marchés financiers qui jouent, des grands acteurs, qui jouent à la baisse parce que le pays est réputé pas fiable et qui enclenchent finalement un mouvement d'augmentation des taux d'intérêt. Et quand vous avez un mouvement d'augmentation des taux d'intérêt, la dette française, le coût de la dette française s'envole. Vous vous rendez compte que déjà... Qui vous dit ça ? Quelqu'un qui a été très, très bien placé à ce niveau-là, qui suit parfaitement l'actualité sur les marchés financiers. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCI
« Deux choses. La première, parce qu'on est un pays appauvri, totalement endetté, on n'a plus de marge de manœuvre. Elle est là, la réalité. Et toutes celles et ceux qui proposent à nouveau des chèques, ce sont des chèques en bois. En revanche, ce que l'on peut faire, ce dont personne ne parle du reste, c'est que le prix du pétrole, du gasoil, du carburant, dépend des éléments qui sont liés au produit, le prix du pétrole, le raffinage, la distribution. Déjà, on voit bien que la différence entre le gazole et l'essence, c'est le raffinage. Il faut donc garder nos capacités et les moderniser de raffinerie en France. C'est ça, la souveraineté. Deuxième élément, dans le prix, il y a les certificats d'économie d'énergie. Et là, il est prévu de les faire passer de 6 à 8 milliards. Je demande le moratoire, je demande le gel de ces 2 milliards d'augmentation. Pourquoi ? Parce que ces économies, ces certificats d'économie, sont faits pour dire aux Français qu'il faut économiser. Il n'y a pas de problème. Les prix sont tellement hauts que spontanément, naturellement, les Français économisent. Et je pense que ces 2 milliards, il faut les consacrer à des aides ciblées sur des secteurs qui risquent de disparaître. Je pense notamment à mes amis qui sont les pêcheurs en Vendée et en France. Alors même que déjà, dans une assiette, quand vous avez des fruits de mer, du poisson, 80% viennent de l'extérieur. Alors qu'on est un grand pays maritime. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Bruno RetailleauVérifier à 14:46
« C'est vraiment son choix. Ça, c'est sûr. Et je ne veux pas... Est-ce que vous l'espérez ou non ? Je me suis exprimé. Mais je ne joindrai pas ma voix à tout ce cœur qui veulent fragiliser. Parce que demain, tous les présidents de la République seront fragilisés. Si vous voulez occuper la fonction demain, c'est pas le moment de l'abîmer. Ça, on a compris. N'est-ce pas ? Et troisième chose. Donc, je résume, vous m'interrompez. Il y a la démission. Il y a la censure. Ou il y a le référendum. Mais il faudra le retour aux urnes. C'est fondamental. Vous savez, j'étais un de ceux qui a voté contre le traité constitutionnel en 2005. Et j'étais un des seuls parlementaires à refuser de voter le traité de Lisbonne. Pourtant, c'était Nicolas Sarkozy. C'était François Fillon, un ami, qui était chef de gouvernement. Il faut tenir compte du suffrage universel. Et je pense, de ce point de vue-là, que le retour aux urnes devra s'imposer. »
youtube.com · Interview exclusive - Bruno Retailleau invité de Darius Rochebin|LCIVérifier à 51:05
« Bien sûr. D'ailleurs, c'est un texte, c'est un amendement que nous avions fait passer au Sénat, d'un texte, d'une loi très récente, fin 2025, qui autorise les maires, dans leur règlement, à faire en sorte qu'on interdise le voile. Et moi, je demande à nos maires de prendre justement cette mesure dans leur règlement. Parce que la Commune et le Conseil municipal, c'est la petite République. La République, elle est laïque. C'est ce que proclame notre Constitution. »
youtube.com · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 13:14
« Non, mais pour moi, l'État de droit, c'est un cadre qui est un cadre juridique. Mais aujourd'hui, on voit bien que l'État de droit est un cadre qui est un cadre idéologique. Quand, par exemple, le Conseil constitutionnel interdit aux parlementaires de durcir la justice des mineurs. Ça n'est plus la démocratie. Vous avez été confronté avec vos lois ? C'est aux gens. Mais attendez, je pense que justement, la démocratie comme l'État de droit, c'est la séparation des pouvoirs. Il y a l'auteur de la loi, le législateur, et il y a l'interprète. Mais on ne doit pas mélanger les choses. Et les Français, aujourd'hui, cette déception, cette fatigue démocratique, vient du fait qu'ils sentent bien qu'il y a l'impuissance du politique qui est complètement ligotée par toutes ces jurisprudences. Il va falloir s'en libérer. C'est ce que je propose. Et je mettrai sur la table une révision constitutionnelle qui sera ambitieuse, audacieuse et qui sera la rupture. »
youtube.com · La grande interview : Bruno RetailleauVérifier à 3:17
youtube.com · Municipales 2026: l'interview de Bruno Retailleau, président Les RépublicainsVérifier à 13:46
BFMTV · L'interview en intégralité de Bruno Retailleau, ministre de l'IntérieurVérifier à 0:47
BFMTV · L'interview en intégralité de Bruno Retailleau, ministre de l'IntérieurVérifier à 10:55
« Moi, je pense qu'en aucun cas, une cohabitation, fut-elle douce avec Gérard Larcher et Emmanuel Macron, résoudrait le problème, dans la mesure où, un, M. Macron n'est pas partageur, ou, deux, en arithmétique, Gérard Larcher entraînerait 30 ou 40 députés, elle est avec lui, mais il y aurait sans doute une perte de 30 députés du côté gauche. Oui, donc, c'est pas suffisant, même mathématiquement. Mais plus fondamentalement, Apolline de Malherme, ça sert à quoi, la vie politique ? Ça sert à exprimer des convictions, à mener des projets. Or, notre politique à nous, nos convictions, ne sont pas les mêmes qu'Emmanuel Macron. En clair, ça ne sert à rien d'avoir un nouveau Premier ministre s'il n'y a pas une nouvelle politique. M. Macron est-il prêt, par exemple, à recourir au référendum pour une politique migratoire ? Est-il prêt à une révolution pénale avec des percours de prison dès les premiers délits ? Est-il prêt à la sélection à l'université ? Est-il prêt à déburocratiser la France ? Depuis 7 ans qu'il est là, il n'a rien fait de tout cela. Pourquoi le ferait-il maintenant ? »
BFMTV · Reconnaissance de la Palestine, transidentité… L'interview de Bruno Retailleau en intégralitéVérifier à 9:57
BFMTV · Mayotte, immigration, gouvernement...L'interview en intégralité de Bruno RetailleauVérifier à 19:14
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, sur RMCVérifier à 13:55