Nous sommes en ligne avec Brice Hortefeux, bonjour Brice Hortefeux, député européen Les Républicains, vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et ancien ministre de l'Intérieur. Alors la teneur générale ce matin chez l'exécutif c'est de dire que le chaos n'a pas triomphé. Est-ce que vous partagez cet enthousiasme du Premier ministre et de son ministre de l'Intérieur ?
Réponse directeBon d'abord bien sûr on ne peut que se réjouir de la baisse du nombre de blessés après trois samedis consécutifs de violence, de casse, de pillage. Et je crois qu'il faut en remercier d'abord les 89 000 policiers et gendarmes. Je regrette simplement une chose, c'est qu'avec ma famille politique et Laurent Wauquiez nous avions nous-mêmes appelé bien sûr à l'apaisement. Mais en même temps nous avions formulé une proposition en demandant au président de la République de rétablir l'état d'urgence. L'état d'urgence est pris par la loi de 55. Et moi je suis convaincu que cela aurait permis de limiter plus fortement grâce aux perquisitions facilitées, grâce aux assignations à résidence autorisées,…
« Bon d'abord bien sûr on ne peut que se réjouir de la baisse du nombre de blessés après trois samedis consécutifs de violence, de casse, de pillage. Et je crois qu'il faut en remercier d'abord les 89 000 policiers et gendarmes. Je regrette simplement une chose, c'est qu'avec ma famille politique et Laurent Wauquiez nous avions nous-mêmes appelé bien sûr à l'apaisement. Mais en même temps nous avions formulé une proposition en demandant au président de la République de rétablir l'état d'urgence. L'état d'urgence est pris par la loi de 55. Et moi je suis convaincu que cela aurait permis de limiter plus fortement grâce aux perquisitions facilitées, grâce aux assignations à résidence autorisées, cela aurait permis de limiter plus fortement ces débordements et cela aurait aussi permis d'ailleurs aux manifestants sincères de s'exprimer et de manifester pacifiquement. Donc je le regrette. Mais si vous me permettez, puisque vous posez cette question très directement, moi je pense que le gouvernement et le président de la République ne doivent pas être dans le déni. Ils ne doivent pas se voiler les yeux. Oui, la mobilisation est un peu moins importante, mais pardon, elle est quasiment identique à celle de la semaine dernière. Elle est encore plus importante que celle du samedi 24 janvier. Le bilan des violences est extrêmement important. J'ai fait le total ce matin sur la base des chiffres que vous avez vous-même communiqués. On en est sur ces quatre samedis à plus de 1000 blessés. 1028 exactement. 239 parmi les forces de l'ordre. Et quand j'entends baisse de la violence, il y a eu sans doute une baisse de la violence, encore que, à Paris, mais il y a eu une augmentation de la violence à Bordeaux, à Toulouse, à Saint-Etienne et Marseille. »
