Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
6 juil. 2018 au 19 oct. 2026
Questions
275
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 275 questions évaluables
Réponse directe
110
Réponse partielle
52
Réponse à côté
101
Refus explicite
12
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 126 à 150 sur 275
Question 126L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9
On dirait, vraiment, oui. Qu'est-ce qui peut encore aider à conclure définitivement ?
Réponse à côté
Écoutez, normalement, je dis normalement, parce que bon, écoutez, tout peut arriver, on ne sait pas. Mais normalement, ça devrait être finalisé au milieu de cette semaine. Et ensuite, on devrait passer très rapidement aux négociations qui ne seront pas difficiles, particulièrement difficiles, entre la Commission et le Parlement. Et le Conseil, c'est-à-dire les 27 chefs d'État et de gouvernement, c'est ce qu'on appelle les trilogues. C'est-à-dire le dialogue entre les trois institutions. Le Conseil européen qui réunit les 27 chefs d'État et de gouvernement, des 27 États membres. La Commission qui est l'exécutif, comment dire, pratique de l'Union. Et puis le Parlement qui est la voix de la po…
« Écoutez, normalement, je dis normalement, parce que bon, écoutez, tout peut arriver, on ne sait pas. Mais normalement, ça devrait être finalisé au milieu de cette semaine. Et ensuite, on devrait passer très rapidement aux négociations qui ne seront pas difficiles, particulièrement difficiles, entre la Commission et le Parlement. Et le Conseil, c'est-à-dire les 27 chefs d'État et de gouvernement, c'est ce qu'on appelle les trilogues. C'est-à-dire le dialogue entre les trois institutions. Le Conseil européen qui réunit les 27 chefs d'État et de gouvernement, des 27 États membres. La Commission qui est l'exécutif, comment dire, pratique de l'Union. Et puis le Parlement qui est la voix de la population. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ne le sais pas. Les caisses sont vides. Il ne peut pas promettre des gros chèques. Certainement pas. Il ne peut pas promettre des gros chèques. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « Nous sommes un pays en état d’anarchie et à politique illisible »Vérifier à 5:55
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
19 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9Vérifier à 3:58
Question 127L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9
Député européen, Winnie Hu, Renaissance en français, également auteur de la Nation Européenne chez Flammarion. Justement, si l'on parle d'Europe, de ce que la Nation Européenne peut faire, considérez-vous quelle est la hauteur, cette Europe, face à ce qui se passe au Haut-Karabakh. La ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, se rendra demain en Arménie. Des milliers de personnes ont fui ce territoire en raison du conflit avec l'Azerbaïdjan. Que peut-on, que doit-on faire de plus ?
Réponse partielle
Écoutez, premièrement, tous les pays membres de l'Union Européenne ne sont pas aussi mobilisés en soutien à l'Arménie que la France. La France l'est, d'autres pays européens le sont, mais pas tous, pour deux raisons différentes. Les uns, tout simplement, l'Arménie, ça ne leur parle pas. C'est pas leur histoire, ils ne savent pas trop, etc. Alors que, par exemple, nous le savons tous, les liens entre la France et l'Arménie sont très anciens, très profonds, et je dirais extrêmement tamicaux, pour ne pas dire affectueux. Oui, bien sûr. Mais pourquoi est-ce que nous avons une importante diaspora arménienne en France ? Parce que la France a accueilli les rescapés du génocide de 1915. Et les a ac…
« Écoutez, premièrement, tous les pays membres de l'Union Européenne ne sont pas aussi mobilisés en soutien à l'Arménie que la France. La France l'est, d'autres pays européens le sont, mais pas tous, pour deux raisons différentes. Les uns, tout simplement, l'Arménie, ça ne leur parle pas. C'est pas leur histoire, ils ne savent pas trop, etc. Alors que, par exemple, nous le savons tous, les liens entre la France et l'Arménie sont très anciens, très profonds, et je dirais extrêmement tamicaux, pour ne pas dire affectueux. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9Vérifier à 0:38Voir 1 autre passage
« Oui, bien sûr. Mais pourquoi est-ce que nous avons une importante diaspora arménienne en France ? Parce que la France a accueilli les rescapés du génocide de 1915. Et les a accueillis à bras ouverts, parce que déjà, à l'époque, il y avait une immense sympathie en France pour l'Arménie. Donc, il y a un lien particulier. Mais au-delà de ces différences de perception entre les États membres, il y a une réalité qui est... L'Union Européenne ne peut pas intervenir militairement en Arménie, ou en tout cas, ce serait incroyablement difficile, parce qu'il n'y a pas de continuité territoriale, parce qu'il y a la Turquie, parce qu'il y a la Russie, parce qu'il y a l'Azerbaïdjan. Personne de raisonnable n'imagine que l'Union Européenne fasse... Donc, en réalité, c'est un conflit sans solution, si je comprends bien. Non, non, non, justement. Il ne faut pas dire ça. Il ne faut pas se résigner, parce que nous avons un moyen de pression formidable sur l'Azerbaïdjan, qui est la continuité ou l'interruption de nos achats de gaz ou de pétrole. Il y a eu un moment, juste après l'agression de M. Poutine contre l'Ukraine, où l'Union Européenne, tous les pays de l'Union Européenne, les 27, avaient un besoin, mais criant, de pouvoir substituer de nouveaux approvisionnements énergétiques à ceux de la Russie qui s'interrompaient. Et l'Azerbaïdjan a servi. Et l'Azerbaïdjan a servi. Et c'est pour ça que quand on reproche à la présidente de la Commission Européenne d'avoir été en Azerbaïdjan, d'avoir négocié cet accord, écoutez, non, il ne faut pas être injuste, parce qu'à l'époque, nous en avions. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9Vérifier à 1:16
Question 128L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9
Est-ce que ça doit inquiéter les Européens pour l'avenir de l'Ukraine ?
Réponse directe
Je vais vous dire, ce qui m'inquiète, c'est une musique qu'on entend. M. Trump et ses amis républicains au Congrès qui bloquent pour l'instant, ça ne va pas durer. Mais quand même, qui bloquent pour l'instant les budgets d'aide à l'Ukraine. Il a raison d'ailleurs, c'est la grande majorité, y compris les républicains. Mais il y a une minorité active d'élus républicains qui veulent, sur instruction de M. Trump, parce qu'il veut tout casser cet homme-là, qui veulent freiner, bloquer, ou en tout cas freiner, le déblocage de l'aide à l'Ukraine. Donc, il y a une musique qu'on entend. Est-ce que ça va avoir des répercussions réelles, concrètes sur l'aide à l'Ukraine ? Je ne le pense pas, absolumen…
« Je vais vous dire, ce qui m'inquiète, c'est une musique qu'on entend. M. Trump et ses amis républicains au Congrès qui bloquent pour l'instant, ça ne va pas durer. Mais quand même, qui bloquent pour l'instant les budgets d'aide à l'Ukraine. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9Vérifier à 15:13Voir 1 autre passage
« Il a raison d'ailleurs, c'est la grande majorité, y compris les républicains. Mais il y a une minorité active d'élus républicains qui veulent, sur instruction de M. Trump, parce qu'il veut tout casser cet homme-là, qui veulent freiner, bloquer, ou en tout cas freiner, le déblocage de l'aide à l'Ukraine. Donc, il y a une musique qu'on entend. Est-ce que ça va avoir des répercussions réelles, concrètes sur l'aide à l'Ukraine ? Je ne le pense pas, absolument pas. L'aide américaine va être débloquée, évidemment, parce que Biden a raison. Elle est soutenue par la majorité des républicains et l'unanimité, ou quasiment, des démocrates. L'élection en Slovaquie ne change pas grand-chose, parce que franchement, l'aide militaire de ce très petit pays à l'Ukraine était dérisoire, symboliquement importante. Et donc là, sur le terrain des symboles, oui, c'est embêtant. Sur le terrain concret, non, ça ne l'est pas. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9Vérifier à 15:37
Question 129L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9
Mais vous souhaiteriez que la campagne prenne une nouvelle dimension avec la désignation de tête de liste ?
Réponse directe
Je le souhaiterais parce que je pense que ce serait une erreur de trop traîner. À entrer, je dirais, officiellement en campagne. Donc à avoir une tête de liste, à commencer à organiser des meetings, des réunions, etc.
« Je le souhaiterais parce que je pense que ce serait une erreur de trop traîner. À entrer, je dirais, officiellement en campagne. Donc à avoir une tête de liste, à commencer à organiser des meetings, des réunions, etc. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9Vérifier à 18:17
Question 130L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9
Et qui était le plus avancé en réalité sur ce sujet ?
Réponse directe
Écoutez, le Parlement est toujours plus avancé parce que le Parlement... Non, mais je vais dire quelque chose de méchant, mais qui est vrai. Le Parlement, comment dire, n'a pas... Ses décisions n'ont pas d'implication immédiate. Donc, on peut parler, on peut exprimer des sentiments. Les chefs d'État et de gouvernement, comme la Commission, quand ils passent aux décisions... Ils détiennent la clé. Ils détiennent la clé, mais surtout, les conséquences pratiques sont là immédiatement sur le table.
« Écoutez, le Parlement est toujours plus avancé parce que le Parlement... Non, mais je vais dire quelque chose de méchant, mais qui est vrai. Le Parlement, comment dire, n'a pas... Ses décisions n'ont pas d'implication immédiate. Donc, on peut parler, on peut exprimer des sentiments. Les chefs d'État et de gouvernement, comme la Commission, quand ils passent aux décisions... Ils détiennent la clé. Ils détiennent la clé, mais surtout, les conséquences pratiques sont là immédiatement sur le table. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9Vérifier à 4:44
Question 131L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9
Parfois, pas tout le temps. Restons sur ce que vous disiez sur l'Allemagne, c'est très intéressant. Vous avez, je pense, à 100% raison sur ce qui s'est passé à l'époque. Aujourd'hui, on se pose quand même une question. On a une poussée de l'extrême droite aussi en Allemagne, avec ce parti AFD, Alternative für Deutschland, Alternative pour l'Allemagne. Il y a aussi des résultats économiques qui sont en récession. Je ne fais pas le lien entre les deux sujets. Non, non, ce n'est pas du tout. Ce sont des sujets qui s'additionnent. Ça crée un contexte très particulier pour l'Allemagne. Ça la rend aussi peut-être moins capable d'accueillir, d'ailleurs aujourd'hui, qu'elle ne l'a fait par le passé. Comment vous expliquez cette évolution ?
Réponse directe
Dans le cas de l'Allemagne, vous avez tout dit. Quand on est prospère, quand votre économie est battante, se développe, etc., on n'a peur de rien. On n'a peur de rien, et surtout pas de nouveaux bras qui vont contribuer au développement de votre économie. Quand on est confronté à la crise économique et politique en Chine, qui fait que l'Allemagne exporte beaucoup moins, non seulement de voitures, on parle tout le temps des voitures, mais aussi de machine-outils, ce qui est très très important. C'était les deux piliers de l'industrie allemande. Absolument. Donc, l'Allemagne voit ses exportations régresser. Deuxièmement, l'Allemagne a pris un coup, comme nous tous, avec le renchérissement du…
« Dans le cas de l'Allemagne, vous avez tout dit. Quand on est prospère, quand votre économie est battante, se développe, etc., on n'a peur de rien. On n'a peur de rien, et surtout pas de nouveaux bras qui vont contribuer au développement de votre économie. Quand on est confronté à la crise économique et politique en Chine, qui fait que l'Allemagne exporte beaucoup moins, non seulement de voitures, on parle tout le temps des voitures, mais aussi de machine-outils, ce qui est très très important. C'était les deux piliers de l'industrie allemande. Absolument. Donc, l'Allemagne voit ses exportations régresser. Deuxièmement, l'Allemagne a pris un coup, comme nous tous, avec le renchérissement du prix de l'énergie et la fermeture des robinets russes. Bon, ben voilà. Les difficultés, pas si dramatiques que ça, mais les difficultés se sont accumulées, et donc le pays est devenu plus frileux. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9Vérifier à 10:19
Question 132L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9
Dans quelques mois, en l'occurrence, le 9 juin, en France, il y a les élections européennes. Oui. Elles s'étalent sur quelques jours à l'échelle de notre Union. L'immigration, on en a parlé. Le soutien à l'Ukraine, on en a parlé. Certainement des sujets qui seront au cœur. Il se trouve que, vous le citez tout à l'heure, il y a des partis qui ont déjà commencé leur campagne. Jordan Bardella pour le Rassemblement National. Marion Maréchal pour Reconquête. À gauche aussi, des débuts de campagne. Les écologistes sont déjà désignés. Les autres partis sont en passe de les désigner formellement. Pour vous, ce sera qui, la tête de liste ?
Refus explicite
Écoutez, je ne le sais pas. Je ne le sais pas et elle n'a pas encore été désignée. Mais vous savez, moi, je n'appartiens à aucun des partis de la majorité présidentielle. Mais vous étiez sur la liste et vous avez... Non, non, absolument. J'appartiens à la majorité présidentielle, mais à aucun des partis. Vous souhaitez encore être sur la liste pour les prochaines élections ? Oui, bien sûr, tout à fait. Mais je ne sais pas si on m'y mettra. Je l'espère, mais on verra. N'appartenant à aucun des partis, je ne suis pas dans le secret des dieux. Je vois que l'on tarde à désigner une tête de liste et à entrer en campagne. Entrer en campagne, non. On est en campagne. Puis vous savez, nous avons sa…
« Écoutez, je ne le sais pas. Je ne le sais pas et elle n'a pas encore été désignée. Mais vous savez, moi, je n'appartiens à aucun des partis de la majorité présidentielle. Mais vous étiez sur la liste et vous avez... Non, non, absolument. J'appartiens à la majorité présidentielle, mais à aucun des partis. Vous souhaitez encore être sur la liste pour les prochaines élections ? Oui, bien sûr, tout à fait. Mais je ne sais pas si on m'y mettra. Je l'espère, mais on verra. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9Vérifier à 17:19
Question 133L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9
Dans les discussions, Bernard Guetta, on a été frappé, quand même, ces dernières semaines, de voir une nouvelle convergence de vues entre la France et l'Italie. D'ailleurs, l'entourage du président de la République française a eu des mots relativement amicaux en direction de la présidente du Conseil italien. Nouveaux, par rapport à ce qu'on avait entendu précédemment. Est-ce que vous considérez aujourd'hui que le chef de l'État français et la chef du gouvernement italien sont alignés sur la question de l'immigration ?
Réponse partielle
Mais vous savez, ce qui s'est passé, c'est que Mme Mélanie, la présidente du Conseil, on n'est pas première ministre de l'Italie, la présidente du Conseil italien, a fait un U-turn, comme on dit en bon français, un tournant à 180 degrés. Parce qu'elle est arrivée en disant, ah, la solution est italienne, nationale, qu'on ne me parle pas de cette bureaucratie européenne, etc. Et quelques mois après, elle a bien dû constater que la solution nationale, ça ne marche pas. Ça fait qu'elle une européenne zélée aujourd'hui ? Vous auriez jusqu'à dire ça ? Écoutez, une européenne zélée, pas dans tous les domaines probablement, mais sur la question de l'immigration, elle appelle à une solidarité compl…
« Mais vous savez, ce qui s'est passé, c'est que Mme Mélanie, la présidente du Conseil, on n'est pas première ministre de l'Italie, la présidente du Conseil italien, a fait un U-turn, comme on dit en bon français, un tournant à 180 degrés. Parce qu'elle est arrivée en disant, ah, la solution est italienne, nationale, qu'on ne me parle pas de cette bureaucratie européenne, etc. Et quelques mois après, elle a bien dû constater que la solution nationale, ça ne marche pas. Ça fait qu'elle une européenne zélée aujourd'hui ? Vous auriez jusqu'à dire ça ? Écoutez, une européenne zélée, pas dans tous les domaines probablement, mais sur la question de l'immigration, elle appelle à une solidarité complète des 27. Et oui, et c'est la grande rupture entre les deux extrêmes droites en Europe, l'extrême droite à laquelle appartient Mme Mélanie, celle des Européens conservateurs et réformateurs, c'est le groupe parlementaire au Parlement européen, et puis celle à laquelle appartient le Rassemblement National et Mme Le Pen, c'est-à-dire Identité et Démocratie, le groupe, etc. Bon, alors Mme Le Pen continue à dire l'Union Européenne, horreur, abomination, incompétence, etc., etc., pendant que l'autre extrême droite dit, au contraire, on a besoin, on a besoin de serrer les rangs des Européens pour trouver les solutions au problème. Ben, il est évident que c'est Mme Mélanie qui a raison, et on l'a vu, on l'a vu depuis octobre dernier, c'est-à-dire depuis le moment où elle est arrivée au pouvoir, elle a dû changer complètement de bras. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L’Interview Politique – Bernard Guetta, député Européen Renew, spécialiste des questions internationales, auteur de «La nation européenne », invité d’Adrien Gindre dans le 6/9Vérifier à 5:37
Question 134Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
Là, il rappelle, parce que vous dites tout ça c'est injuste, la France est très accueillante, l'Europe, il aurait dû être empathique pour l'Europe, on a quand même les chiffres qui sont têtus, 28 000 morts en mer Méditerranée depuis 10 ans. Moi je ne fais pas de l'émotionnel, c'est 28 000 personnes qui sont mortes dans la Méditerranée en essayant de passer.
Réponse partielle
Il faut sauver les gens qui vont se noyer, bien sûr. Il n'y a même pas de discussion. Ben si, il y a des discussions justement. Ils transforment justement. Obligation d'accueil, donner l'asile à tout le monde. Non, ce n'est pas vrai. Il y a une confusion délibérée politique entre asile, immigration, accueil, sauvetage, etc. Donc je souhaite que le pape, avec le talent géant qu'il a, en tant que très très grand politique, aille parler en Afrique, dans les pays dans lesquels les gens partent, parce qu'ils ne peuvent pas rester.
« Il faut sauver les gens qui vont se noyer, bien sûr. Il n'y a même pas de discussion. Ben si, il y a des discussions justement. Ils transforment justement. Obligation d'accueil, donner l'asile à tout le monde. Non, ce n'est pas vrai. Il y a une confusion délibérée politique entre asile, immigration, accueil, sauvetage, etc. Donc je souhaite que le pape, avec le talent géant qu'il a, en tant que très très grand politique, aille parler en Afrique, dans les pays dans lesquels les gens partent, parce qu'ils ne peuvent pas rester. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 8:17
Question 135Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
Vous la voyez, vous ?
Réponse à côté
Bernard Guetta, c'est la fin d'une époque, ce n'est pas que français. D'ailleurs, vous avez vu à New York, à l'Assemblée générale, les Européens se sont réunis pour dire « comment on va faire avec cette Afrique-là à l'avenir ? » Ils font des pushes, et puis nous, on veut propager nos valeurs, et ils n'ont pas de position commune. Les Européens sont complètement désemparés globalement. Alors évidemment, comme la France était la seule à être restée, on avait d'ailleurs parlé l'autre fois, ça se tourne contre la France. Mais j'attire votre attention sur ce qu'a dit le représentant de la Guinée à l'Assemblée générale. Il a dit « le modèle démocratique insidieusement et savamment imposé à l'Afri…
« Bernard Guetta, c'est la fin d'une époque, ce n'est pas que français. D'ailleurs, vous avez vu à New York, à l'Assemblée générale, les Européens se sont réunis pour dire « comment on va faire avec cette Afrique-là à l'avenir ? » Ils font des pushes, et puis nous, on veut propager nos valeurs, et ils n'ont pas de position commune. Les Européens sont complètement désemparés globalement. Alors évidemment, comme la France était la seule à être restée, on avait d'ailleurs parlé l'autre fois, ça se tourne contre la France. Mais j'attire votre attention sur ce qu'a dit le représentant de la Guinée à l'Assemblée générale. Il a dit « le modèle démocratique insidieusement et savamment imposé à l'Afrique ne fonctionne pas. » Vous voyez, là, on est contre la mise en cause. Ce n'est pas spécialement la France, c'est toute l'Europe, pour ne pas dire tout l'Occident. Donc c'est la fin d'une époque, il faut tirer les leçons. On ne peut pas faire autrement, et je crois qu'il y a un vrai avenir. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 2:32
Question 136Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
C'est partir, c'est quoi tirer les leçons ?
Réponse à côté
Il faut aller au-delà de la présence militaire qui n'était là que parce que les Africains le demandaient. D'ailleurs, il n'y a rien à redire sur les militaires, ils ont fait un travail magnifique, mais on ne peut pas rester contre le désir des gens. En revanche, dans le reste de l'Afrique, là on parle de 4-5 pays sur 50, dans le reste de l'Afrique et sous des formes non militaires, je pense qu'il y a un vrai avenir pour la présence française et d'ailleurs européenne. Mais c'est vrai que c'est un changement d'époque.
« Il faut aller au-delà de la présence militaire qui n'était là que parce que les Africains le demandaient. D'ailleurs, il n'y a rien à redire sur les militaires, ils ont fait un travail magnifique, mais on ne peut pas rester contre le désir des gens. En revanche, dans le reste de l'Afrique, là on parle de 4-5 pays sur 50, dans le reste de l'Afrique et sous des formes non militaires, je pense qu'il y a un vrai avenir pour la présence française et d'ailleurs européenne. Mais c'est vrai que c'est un changement d'époque. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 3:23
Question 137Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
C'est quoi tirer les leçons ?
Réponse à côté
Il faut aller au-delà de la présence militaire qui n'était là que parce que les Africains le demandaient. D'ailleurs, il n'y a rien à redire sur les militaires, ils ont fait un travail magnifique, mais on ne peut pas rester contre le désir des gens. En revanche, dans le reste de l'Afrique, là on parle de 4-5 pays sur 50, dans le reste de l'Afrique et sous des formes non militaires, je pense qu'il y a un vrai avenir pour la présence française et d'ailleurs européenne. Mais c'est vrai que c'est un changement d'époque.
« Il faut aller au-delà de la présence militaire qui n'était là que parce que les Africains le demandaient. D'ailleurs, il n'y a rien à redire sur les militaires, ils ont fait un travail magnifique, mais on ne peut pas rester contre le désir des gens. En revanche, dans le reste de l'Afrique, là on parle de 4-5 pays sur 50, dans le reste de l'Afrique et sous des formes non militaires, je pense qu'il y a un vrai avenir pour la présence française et d'ailleurs européenne. Mais c'est vrai que c'est un changement d'époque. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 3:23
Question 138Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
Emmanuel Macron a donc finalement cédé après deux mois de bras de fer avec la junte au pouvoir. Il a été contraint et il est contraint de rappeler l'ambassadeur de France et nos 1500 soldats français déployés au Niger. Marine Le Pen hier à ce micro disait, la réalité c'est qu'on est en train de se faire éjecter d'Afrique, on est obligé de partir dans des conditions humiliantes. Tout cela est un échec considérable de la diplomatie française. La vraie question qu'on se pose c'est, existe-t-il encore une diplomatie française ?
Réponse directe
Écoutez, bien sûr que oui, et bien sûr que ce qui se passe en Afrique n'est pas l'humiliation de la France, n'est pas la défaite de la France. C'est la fin d'une époque, la fin d'une époque qui est l'époque post-coloniale. Pour ce qui est de la France, contrairement par exemple à la Grande-Bretagne, nous avons voulu, et nos anciennes colonies l'ont voulu aussi, maintenir des liens de coopération extraordinairement étroits. Nous avons conservé une présence dans ces pays. Et je ne sais pas si vous vous souvenez des reportages que vous passiez au moment du coup d'état au Nigeria sur votre propre antenne. Et on entendait des manifestants anti-français, il faut bien le dire, anti-français, dire…
« Écoutez, bien sûr que oui, et bien sûr que ce qui se passe en Afrique n'est pas l'humiliation de la France, n'est pas la défaite de la France. C'est la fin d'une époque, la fin d'une époque qui est l'époque post-coloniale. Pour ce qui est de la France, contrairement par exemple à la Grande-Bretagne, nous avons voulu, et nos anciennes colonies l'ont voulu aussi, maintenir des liens de coopération extraordinairement étroits. Nous avons conservé une présence dans ces pays. Et je ne sais pas si vous vous souvenez des reportages que vous passiez au moment du coup d'état au Nigeria sur votre propre antenne. Et on entendait des manifestants anti-français, il faut bien le dire, anti-français, dire « mais à quoi elle nous a servi la France ? » Regardez, l'armée française est là, mais il y a toujours les terroristes qui enlèvent nos enfants, nos maris, nos cousins, qui les tuent, qui incendient les villages, etc. Alors si la France ne sert à rien, qu'elle parte. Et moi, je dirais qu'il y a une grande déception de la période post-coloniale, que cette déception était inévitable. Parce que 50 ans ou 60 ans après la décolonisation, la plupart des pays africains, beaucoup d'entre eux, n'ont pas pu encore prendre leur destin en main et qu'il y a un moment de flottement. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 1:02
Question 139Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
Pour vous, Hubert Vénrine, c'est injuste... Il n'y avait pas de vague migratoire du temps de Jean-Paul II, enfin. Vous auriez aimé qu'il dise quoi, le pape ?
Réponse partielle
Il faut sauver les gens qui vont se noyer, bien sûr. Il n'y a même pas de discussion. Ben si, il y a des discussions justement. Ils transforment justement. Obligation d'accueil, donner l'asile à tout le monde. Non, ce n'est pas vrai. Il y a une confusion délibérée politique entre asile, immigration, accueil, sauvetage, etc. Donc je souhaite que le pape, avec le talent géant qu'il a, en tant que très très grand politique, aille parler en Afrique, dans les pays dans lesquels les gens partent, parce qu'ils ne peuvent pas rester.
« Il faut sauver les gens qui vont se noyer, bien sûr. Il n'y a même pas de discussion. Ben si, il y a des discussions justement. Ils transforment justement. Obligation d'accueil, donner l'asile à tout le monde. Non, ce n'est pas vrai. Il y a une confusion délibérée politique entre asile, immigration, accueil, sauvetage, etc. Donc je souhaite que le pape, avec le talent géant qu'il a, en tant que très très grand politique, aille parler en Afrique, dans les pays dans lesquels les gens partent, parce qu'ils ne peuvent pas rester. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 8:17
Question 140Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
Il faut faire quoi avec les 11 000 migrants qui sont arrivés à Lampedusa, Hubert Védrine ?
Réponse partielle
En prendre d'autre part, comme aurait dit Michel Rocard. Il faut prendre tous ceux qui relèvent de l'asile. Alors, quand on regarde ce que dit M. Leski, d'État d'autre, il y a très peu de gens qui demandent l'asile, qui relèvent de l'asile. Il y en a quelques-uns qu'il faut protéger absolument. Et les autres, ils relèvent de l'immigration illégale. C'est pour ça que, plus tôt on aura des systèmes de quotas par métier, négociés avec les pays de départ, mieux ça vaudra. Parce qu'il y a énormément de métiers dans lesquels on ne peut pas s'en passer, naturellement. Là, je rejoins Hubert Védrine. Mais ce n'est pas ceux que les passeurs font venir du fond de l'Afrique en les faisant payer 15 000…
« En prendre d'autre part, comme aurait dit Michel Rocard. Il faut prendre tous ceux qui relèvent de l'asile. Alors, quand on regarde ce que dit M. Leski, d'État d'autre, il y a très peu de gens qui demandent l'asile, qui relèvent de l'asile. Il y en a quelques-uns qu'il faut protéger absolument. Et les autres, ils relèvent de l'immigration illégale. C'est pour ça que, plus tôt on aura des systèmes de quotas par métier, négociés avec les pays de départ, mieux ça vaudra. Parce qu'il y a énormément de métiers dans lesquels on ne peut pas s'en passer, naturellement. Là, je rejoins Hubert Védrine. Mais ce n'est pas ceux que les passeurs font venir du fond de l'Afrique en les faisant payer 15 000 euros. pour arriver, ils savent très dans les pays ouverts, ils connaissent le truc. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 9:34
Question 141Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
Donc les 11 000 migrants, il faut les renvoyer ?
Réponse directe
Ah bah bien sûr, oui, ça oui. Bien sûr que oui. Est-ce qu'on en a les moyens ? Eh bien, il faut nous en donner les moyens, et on s'en donnera les moyens en organisant une police des frontières solide, conséquente, et de taille européenne, de dimension européenne. Il faut compléter par la négociation avec les pays de départ.
« Ah bah bien sûr, oui, ça oui. Bien sûr que oui. Est-ce qu'on en a les moyens ? Eh bien, il faut nous en donner les moyens, et on s'en donnera les moyens en organisant une police des frontières solide, conséquente, et de taille européenne, de dimension européenne. Il faut compléter par la négociation avec les pays de départ. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 10:13
Question 142Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
Donc, il ne faut pas, pour vous, faire entrer l'Ukraine ?
Réponse directe
Non, la négociation n'a pas eu lieu. Elle est prête de faire des promesses intenables.
« Non, la négociation n'a pas eu lieu. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 12:31
Question 143Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
Mais Hubert Védrine, les papes n'ont-ils pas toujours été politiques ?
Réponse partielle
Si, mais j'ai cité Jean-Paul II, l'ami de l'État. Vous me faites beaucoup d'honneur. Il était plutôt théologien, lui. Le sujet dont on parle. Donc je pense qu'il y aurait un rôle du pape. S'il réintégrerait un peu la dimension humaine européenne, et s'il élargissait son approche à la question des pays de départ, dont je parle, je pense qu'il aurait un vrai écho.
« Si, mais j'ai cité Jean-Paul II, l'ami de l'État. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 9:00Voir 1 autre passage
« Le sujet dont on parle. Donc je pense qu'il y aurait un rôle du pape. S'il réintégrerait un peu la dimension humaine européenne, et s'il élargissait son approche à la question des pays de départ, dont je parle, je pense qu'il aurait un vrai écho. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 9:11
Question 144Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
C'est partir ?
Réponse partielle
Il faut aller au-delà de la présence militaire qui n'était là que parce que les Africains le demandaient. D'ailleurs, il n'y a rien à redire sur les militaires, ils ont fait un travail magnifique, mais on ne peut pas rester contre le désir des gens. En revanche, dans le reste de l'Afrique, là on parle de 4-5 pays sur 50, dans le reste de l'Afrique et sous des formes non militaires, je pense qu'il y a un vrai avenir pour la présence française et d'ailleurs européenne. Mais c'est vrai que c'est un changement d'époque.
« Il faut aller au-delà de la présence militaire qui n'était là que parce que les Africains le demandaient. D'ailleurs, il n'y a rien à redire sur les militaires, ils ont fait un travail magnifique, mais on ne peut pas rester contre le désir des gens. En revanche, dans le reste de l'Afrique, là on parle de 4-5 pays sur 50, dans le reste de l'Afrique et sous des formes non militaires, je pense qu'il y a un vrai avenir pour la présence française et d'ailleurs européenne. Mais c'est vrai que c'est un changement d'époque. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 3:23
Question 145Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
Hubert Védrine, ce n'est pas un échec de la France au Niger ?
Réponse partielle
Bernard Guetta, c'est la fin d'une époque, ce n'est pas que français. D'ailleurs, vous avez vu à New York, à l'Assemblée générale, les Européens se sont réunis pour dire « comment on va faire avec cette Afrique-là à l'avenir ? » Ils font des pushes, et puis nous, on veut propager nos valeurs, et ils n'ont pas de position commune. Les Européens sont complètement désemparés globalement. Alors évidemment, comme la France était la seule à être restée, on avait d'ailleurs parlé l'autre fois, ça se tourne contre la France. Mais j'attire votre attention sur ce qu'a dit le représentant de la Guinée à l'Assemblée générale. Il a dit « le modèle démocratique insidieusement et savamment imposé à l'Afri…
« Bernard Guetta, c'est la fin d'une époque, ce n'est pas que français. D'ailleurs, vous avez vu à New York, à l'Assemblée générale, les Européens se sont réunis pour dire « comment on va faire avec cette Afrique-là à l'avenir ? » Ils font des pushes, et puis nous, on veut propager nos valeurs, et ils n'ont pas de position commune. Les Européens sont complètement désemparés globalement. Alors évidemment, comme la France était la seule à être restée, on avait d'ailleurs parlé l'autre fois, ça se tourne contre la France. Mais j'attire votre attention sur ce qu'a dit le représentant de la Guinée à l'Assemblée générale. Il a dit « le modèle démocratique insidieusement et savamment imposé à l'Afrique ne fonctionne pas. » Vous voyez, là, on est contre la mise en cause. Ce n'est pas spécialement la France, c'est toute l'Europe, pour ne pas dire tout l'Occident. Donc c'est la fin d'une époque, il faut tirer les leçons. On ne peut pas faire autrement, et je crois qu'il y a un vrai avenir. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 2:32
Question 146Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
Bernard Guetta, vous n'êtes pas d'accord ?
Réponse directe
Y compris le point de départ, vous voyez ? Y compris le point de départ, il faut mettre les pays de départ dans le coup. On ne peut pas les innocenter.
« Y compris le point de départ, vous voyez ? Y compris le point de départ, il faut mettre les pays de départ dans le coup. On ne peut pas les innocenter. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 5:41
Question 147Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
Il y a encore une diplomatie française en Afrique ?
Réponse partielle
Bernard Guetta, c'est la fin d'une époque, ce n'est pas que français. D'ailleurs, vous avez vu à New York, à l'Assemblée générale, les Européens se sont réunis pour dire « comment on va faire avec cette Afrique-là à l'avenir ? » Ils font des pushes, et puis nous, on veut propager nos valeurs, et ils n'ont pas de position commune. Les Européens sont complètement désemparés globalement. Alors évidemment, comme la France était la seule à être restée, on avait d'ailleurs parlé l'autre fois, ça se tourne contre la France. Mais j'attire votre attention sur ce qu'a dit le représentant de la Guinée à l'Assemblée générale. Il a dit « le modèle démocratique insidieusement et savamment imposé à l'Afri…
« Bernard Guetta, c'est la fin d'une époque, ce n'est pas que français. D'ailleurs, vous avez vu à New York, à l'Assemblée générale, les Européens se sont réunis pour dire « comment on va faire avec cette Afrique-là à l'avenir ? » Ils font des pushes, et puis nous, on veut propager nos valeurs, et ils n'ont pas de position commune. Les Européens sont complètement désemparés globalement. Alors évidemment, comme la France était la seule à être restée, on avait d'ailleurs parlé l'autre fois, ça se tourne contre la France. Mais j'attire votre attention sur ce qu'a dit le représentant de la Guinée à l'Assemblée générale. Il a dit « le modèle démocratique insidieusement et savamment imposé à l'Afrique ne fonctionne pas. » Vous voyez, là, on est contre la mise en cause. Ce n'est pas spécialement la France, c'est toute l'Europe, pour ne pas dire tout l'Occident. Donc c'est la fin d'une époque, il faut tirer les leçons. On ne peut pas faire autrement, et je crois qu'il y a un vrai avenir. »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 2:32
Question 148Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard Guetta
Pour vous, elle ne rentrera pas dans l'Union européenne ?
Réponse partielle
Il faut négocier, puisqu'on a pris l'engagement de négocier. Elle arrivait, je ne sais pas sous quelle forme, ni quand. Et voilà. On voit des gens qui commencent à dire, on peut entrer en différenciant l'accès...
« Il faut négocier, puisqu'on a pris l'engagement de négocier. Elle arrivait, je ne sais pas sous quelle forme, ni quand. Et voilà. On voit des gens qui commencent à dire, on peut entrer en différenciant l'accès... »
France Inter · Où est la diplomatie européenne ? Hubert Védrine x Bernard GuettaVérifier à 12:40
Question 149L’INTERVIEW POLITIQUE – Bernard Guetta, député européen, invité d’Adrien Gindre
A condition d'être capable de le faire, parce qu'on a vu aussi les craintes sur nos stocks, nos capacités, est-ce que nos appareils sont appropriés ?
Réponse à côté
Vous savez, à ce propos, beaucoup de gens pensent que dans ce conflit ukrainien Ce sont les Etats-Unis qui seraient les plus décidés à bloquer l'agression russe En vérité c'est une erreur absolue C'est une erreur absolue Bien parce que ce sont les pays européens aujourd'hui, ceux de l'Union Européenne comme la Grande-Bretagne qui encore une fois n'est pas membre de l'Union Européenne Ce sont les pays européens parce qu'ils sont sur la ligne de front Nous sommes sur la ligne de front qui sont les plus décidés, les plus allants Et regardez par exemple, on va sans doute en parler, la grande question de laisser l'Ukraine entrer ou ne pas entrer dans l'Alliance Atlantique, c'est-à-dire dans l'OT…
« Vous savez, à ce propos, beaucoup de gens pensent que dans ce conflit ukrainien Ce sont les Etats-Unis qui seraient les plus décidés à bloquer l'agression russe En vérité c'est une erreur absolue C'est une erreur absolue Bien parce que ce sont les pays européens aujourd'hui, ceux de l'Union Européenne comme la Grande-Bretagne qui encore une fois n'est pas membre de l'Union Européenne Ce sont les pays européens parce qu'ils sont sur la ligne de front Nous sommes sur la ligne de front qui sont les plus décidés, les plus allants Et regardez par exemple, on va sans doute en parler, la grande question de laisser l'Ukraine entrer ou ne pas entrer dans l'Alliance Atlantique, c'est-à-dire dans l'OTAN »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L’INTERVIEW POLITIQUE – Bernard Guetta, député européen, invité d’Adrien GindreVérifier à 2:27
Question 150L’INTERVIEW POLITIQUE – Bernard Guetta, député européen, invité d’Adrien Gindre
Devant la Chine Inde qui est d'ailleurs Invité donc à ce G7 Vous pensez pour autant Qu'une instance comme le G7 Garde sa pertinence Aujourd'hui ?
Réponse directe
Oui bien sûr Bien sûr Mais regardez Même l'Alliance Atlantique C'est à dire Un club Absolument occidental Et bien oui Évidemment qu'elle pèse Sur la scène internationale Et évidemment qu'elle pèse En termes militaires Évidemment qu'elle pèse En termes de représentation De pays Qui restent les plus riches
« Oui bien sûr Bien sûr Mais regardez Même l'Alliance Atlantique C'est à dire Un club Absolument occidental Et bien oui Évidemment qu'elle pèse Sur la scène internationale Et évidemment qu'elle pèse En termes militaires Évidemment qu'elle pèse En termes de représentation De pays Qui restent les plus riches »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L’INTERVIEW POLITIQUE – Bernard Guetta, député européen, invité d’Adrien GindreVérifier à 14:56
Voir 2 autres passages
« – Non, ça me semble prématuré. On verra ça au moment de la présidence fielle. Mais en revanche, il y a des moments du bloc central en ce moment qui me peinent considérablement. Écoutez, quand je vois qu'à Paris, nous soutenons la candidature de Mme Dati, qui est soutenue par l'extrême droite, je le regrette profondément. Non, je pense que la condition de la stabilisation politique de notre pays, c'est un accord entre la social-démocratie et les centres. La social-démocratie et les centres auxquels j'appartiens. Je n'appartiens à aucun parti politique. Je n'appartiens pas à Renaissance, ni à Horizon, ni à quoi que ce soit. Mais j'appartiens au centre, ça certainement, politiquement parlant. Eh bien, je pense que l'avenir, la seule possibilité de stabiliser notre pays aujourd'hui est une concordance, une convergence entre la social-démocratie et les centres. C'est pour ça que dimanche prochain, je voterai pour le candidat socialiste à la mairie de Paris, comme Philippe Grandjon, comme beaucoup de personnes issues du centre ou y appartenant. Et c'est pour ça que je suis stupéfait que le Parti socialiste ait retiré son investiture à Madame Trottmann, à Strasbourg, parce qu'elle a commis le crime de converger avec une personnalité centriste absolument honorable, absolument moderne. Écoutez, une personnalité centriste, Horizon ou tout ce que vous voulez, est un homme absolument honorable, absolument honorable, absolument modéré. Et le Parti socialiste sanctionne cela, alors qu'il ne sanctionne aucun de ces candidats qui se rapprochent de la France insoumise ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 18:06
« – Écoutez, les approvisionnements de l'Europe ne passent qu'en petite partie par le détroit d'Hormuz. Oui, effectivement, c'est vrai que nos intérêts sont concernés, mais surtout nous sommes concernés par la stabilisation, ou plutôt la déstabilisation de l'économie mondiale. – Mais nous ne pouvons pas nous joindre sur un coup de sifflet à une opération décidée par les États-Unis sans aucune constatation. Ils ne nous ont même pas avertis, ils ne nous ont même pas… Vous me direz qu'ils n'ont même pas averti le Congrès américain, ce qui est encore mieux, ce qui est encore mieux. Bon, mais ils se tournent vers nous, ils nous disent maintenant « Venez à la rescousse ». Mais venez à la rescousse, pourquoi ? Dans quelles conditions ? Après quelles réunions de nos États-majors communs, etc. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 16:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes18 mai 2023 au 19 oct. 2026 · 57 observations63 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« pouvait-il dire ou faire de plus »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « Nous sommes un pays en état d’anarchie et à politique illisible »Vérifier à 5:52Voir 2 autres passages
« Écoutez, l'armée israélienne, et Israël d'une manière générale, Israël n'est pas déjà une dictature militaire, elle a un gouvernement civil. Non, sérieusement parlant, évidemment qu'Israël en fait un préalable. Est-ce que le gouvernement libanais serait réellement incapable de désarmer le Hezbollah ? Non. Ça a été le cas jusqu'ici ? Ça a été le cas parce que les Libanais, et on les comprend et on les approuve, ont une peur panique d'un retour aux années de guerre civile. Et évidemment que si l'armée libanaise, sur instruction du gouvernement, se mêlait de vouloir désarmer par la force, parce que le Hezbollah ne se laisserait pas faire cette organisation, ce serait, en tout cas partiellement, possiblement, une guerre civile. Alors évidemment, bon, les Libanais sont extrêmement réticents, mais d'un autre côté, les coups portés par l'armée israélienne au Hezbollah sont non pas définitifs, mais tellement durs qu'ils peuvent contribuer à un affaiblissement tel de cette organisation, qu'elles doivent finir par accepter de gré ou de force. C'est une possibilité, malheureusement pas du tout une certitude. »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 2:17
« Je le souhaiterais, je le souhaiterais, ce n'est pas encore joué, mais oui, on peut l'espérer. On peut l'espérer pourquoi ? Parce qu'il est évident que la France et l'Algérie doivent avoir des relations apaisées, normales et sortant de cette, je crois que le mot n'est pas trop fort, de cette hystérie quasi permanente qui règne entre nos deux pays. Alors cette hystérie, elle tient à l'histoire, elle tient à des ressentiments des deux côtés, en vérité des deux côtés, justifier et pas justifier, mais n'entrons même pas, n'entrons plus jamais dans ce débat. Laissons-le aux historiens. En revanche, il y a un débat qui nous intéresse, nous, citoyens, observateurs ou pas de la politique internationale, c'est que la France et l'Algérie sont condamnés à s'entendre, qu'elles le veuillent ou qu'elles ne le veuillent pas. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Mais écoutez, les Américains, dans un document stratégique tout à fait officiel, ont dit qu'il fallait soutenir ce qu'ils appellent les patriotes. Or, les patriotes, vous savez, c'est le nom du groupe au Parlement européen qui regroupe le Front National, le parti de l'ancien Premier ministre hongrois, M. Orban, etc. C'est-à-dire un paquet des extrêmes droites européennes. Et regardez que les États-Unis soutiennent ces extrêmes droites européennes parce qu'elles veulent défaire l'Union européenne. Elles veulent défaire l'unité des Européens, naturellement. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « Nous sommes un pays en état d’anarchie et à politique illisible »Vérifier à 18:36Voir 2 autres passages
« les Russes, ceux de M. Poutine en tout cas, soutiennent exactement les mêmes forces pour les mêmes raisons. Il y a une convergence. Aujourd'hui, nous avons des présidents russes et américains qui veulent se partager l'Europe en zone d'influence. Ouvrons les yeux, ouvrons les yeux, lisons leurs textes. Ils veulent se partager l'Europe en zone d'influence. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « Nous sommes un pays en état d’anarchie et à politique illisible »Vérifier à 19:20
« – Les Israéliens vous répondraient, moi je n'en suis pas absolument certain, qu'ils démantèlent ainsi l'appareil d'État, l'appareil du régime et l'appareil d'État. Par parenthèse, l'appareil du régime et l'appareil d'État, c'est un peu la même chose. Mais ils en sont certains. Il y a un point d'interrogation quand même sur cette politique. C'est qu'un jour ou l'autre, il faudra négocier avec des Iraniens. Et si possible, c'est ce qui s'était passé en Espagne, c'est la transition à l'espagnol. Si possible, avec des hommes sortis du régime. Bien, s'il n'y a plus d'hommes sortis du régime avec lesquels on puisse discuter, ça sera embêtant. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées18 mai 2023 au 19 oct. 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ne le sais pas. Les caisses sont vides. Il ne peut pas promettre des gros chèques. Certainement pas. Il ne peut pas promettre des gros chèques. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « Nous sommes un pays en état d’anarchie et à politique illisible »Vérifier à 5:55Voir 2 autres passages
« Non, non, aussi, mais à la table des négociations, le fait est que quand on subit cette situation sur le plan intérieur, on n'est pas spécialement en position de force. »
France Inter · Bernard Guetta : Donald Trump veut "casser l'Union Européenne et au-delà, les Européens"Vérifier à 4:53
« Écoutez, il y a une raison. Il y a une raison objective réelle. C'est vrai qu'ils ne pouvaient pas, les uns et les autres, les Saoudiens, etc., arriver à Genève avec les tirs, etc. L'espace aérien est plus ou moins fermé dans toute la région. Mais en tout cas dangereux. En tout cas très dangereux. Mais soyons honnêtes, soyons lucides. Il n'y a pas que le problème du transport aérien. Il y a le fait que la situation est devenue tellement mouvante que prendre l'initiative de la reconnaissance de la Palestine est devenue plus difficile pour le chef de l'État français. Mais je le regrette profondément. Profondément. »
France Inter — L'invité du week-end · Bernard Guetta : "Il y a peut-être une chance que la raison l'emporte" dans la guerre entre Israël et l'IranVérifier à 19:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités18 mai 2023 au 18 mai 2026 · 53 observations55 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, l'armée israélienne, et Israël d'une manière générale, Israël n'est pas déjà une dictature militaire, elle a un gouvernement civil. Non, sérieusement parlant, évidemment qu'Israël en fait un préalable. Est-ce que le gouvernement libanais serait réellement incapable de désarmer le Hezbollah ? Non. Ça a été le cas jusqu'ici ? Ça a été le cas parce que les Libanais, et on les comprend et on les approuve, ont une peur panique d'un retour aux années de guerre civile. Et évidemment que si l'armée libanaise, sur instruction du gouvernement, se mêlait de vouloir désarmer par la force, parce que le Hezbollah ne se laisserait pas faire cette organisation, ce serait, en tout cas partiellement, possiblement, une guerre civile. Alors évidemment, bon, les Libanais sont extrêmement réticents, mais d'un autre côté, les coups portés par l'armée israélienne au Hezbollah sont non pas définitifs, mais tellement durs qu'ils peuvent contribuer à un affaiblissement tel de cette organisation, qu'elles doivent finir par accepter de gré ou de force. C'est une possibilité, malheureusement pas du tout une certitude. »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 2:17Voir 2 autres passages
« – Il y a quelque chose de désespéré dans l'attitude du régime iranien aujourd'hui. C'est pour ça qu'on ne peut pas exclure qu'après quelques jours, quelques semaines, je ne sais pas, ce régime soit s'écroule brutalement, soit cherche un arrangement diplomatique. On ne peut pas l'exclure, mais il n'y a pas de certitude non plus, parce qu'on voit bien, encore une fois, qu'ils agissent comme des gens acculés, dos au mur, qui ne savent plus très bien quoi faire, et qui envoient un message clair, qui est terrible, mais qui, de leur point de vue, n'est pas absurde, qui est « si vous nous détruisez, nous vous détruirons ». »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 4:01
« – Je pense que la chose raisonnable à faire serait d'organiser une transition politique et quand il y aurait une autre direction iranienne, à ce moment-là, négocier les conditions d'une stabilisation régionale. Est-ce qu'on peut en arriver là ? Je n'en sais rien. Je pense, en revanche, que le seul moyen d'en sortir serait celui-là. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées18 mai 2023 au 18 mai 2026 · 65 observations73 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, si un quelconque chef d'État occidental, de démocratie, avait le taux d'approbation, si ce n'est de popularité, dont bénéficie Vladimir Poutine, mais écoutez, il danserait de joie, évidemment. Mais pour la Russie, même ces 60% et quelques d'approbation sont très, très préoccupants pour le Kremlin, dans la mesure où, de mois en mois, ce taux d'approbation régresse. Et on arrive, pour la Russie, qui a des taux tout à fait inquiétants pour Vladimir Poutine, parce que, mettez-vous à la place d'un citoyen russe, dring, dring, le téléphone sonne, « Bonjour monsieur, c'est l'Institut de sondage, etc. » « Est-ce que vous aimez Vladimir Poutine ? » « Mais non, je ne l'aime pas, je l'adore, évidemment, parce que les écoutes, la peur, etc. » Donc, quand on arrive à ces chiffres, ça veut dire qu'une partie importante, non pas majoritaire, mais importante, très significative de l'opinion russe, on a tellement, pardonnez-moi, on a tellement marre de cette guerre odieuse, odieuse pour la population russe aussi, beaucoup moins que pour la population ukrainienne, mais quand même, pour la population russe aussi, on a tellement marre qu'on commence à dire « Poutine, ça va comme ça. » »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 9:09Voir 2 autres passages
« Je le souhaiterais, je le souhaiterais, ce n'est pas encore joué, mais oui, on peut l'espérer. On peut l'espérer pourquoi ? Parce qu'il est évident que la France et l'Algérie doivent avoir des relations apaisées, normales et sortant de cette, je crois que le mot n'est pas trop fort, de cette hystérie quasi permanente qui règne entre nos deux pays. Alors cette hystérie, elle tient à l'histoire, elle tient à des ressentiments des deux côtés, en vérité des deux côtés, justifier et pas justifier, mais n'entrons même pas, n'entrons plus jamais dans ce débat. Laissons-le aux historiens. En revanche, il y a un débat qui nous intéresse, nous, citoyens, observateurs ou pas de la politique internationale, c'est que la France et l'Algérie sont condamnés à s'entendre, qu'elles le veuillent ou qu'elles ne le veuillent pas. »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 10:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités27 sept. 2023 au 18 mai 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, non, mais en même temps, en ce moment même à Washington, il y a des pourparlers israélo-limanais et il y a sur la table, on ne sait pas ce que ça donnera, mais il y a sur la table un document de travail qui parle très clairement, très nettement d'une paix israélo-libanaise. Ce qui serait une première, évidemment. Ce qui serait une première et même entre les lignes d'une reconnaissance mutuelle. Alors, ce n'est pas dit aussi clairement, mais tout le document porte à cela et il y a en ce moment au Liban toute une partie de l'opinion, toute une partie du pays qui défend très ouvertement, et c'est une nouveauté absolue, l'idée d'une reconnaissance mutuelle des deux États et donc d'une coopération politique et économique. Économique et politique, faudrait-il dire. »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 0:40Voir 2 autres passages
« Un mot sur les Etats-Unis, Bernard Guetta, et on va bien sûr dérouler le jeu des acteurs, la position affaiblie de Volodymyr Zelensky face à des sujets de corruption dans son pays. Mais sur les Etats-Unis, hier, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrault, interrogé par nos confrères de la Tribune dimanche précisément sur la position des Etats-Unis, disait « mais il faut regarder les faits ». Les faits, c'est que les Etats-Unis continuent de livrer des armes à l'Ukraine. L'effet, c'est qu'il y a des sanctions américaines qui demeurent sur la Russie. C'est contradictoire avec ce que vous nous dites là, sur une sorte de môle russo-américain. »
France Inter · Bernard Guetta : Donald Trump veut "casser l'Union Européenne et au-delà, les Européens"Vérifier à 2:13
« Oui, je suis de gauche anticommuniste, c'est de famille. Mes parents étaient de gauche et anticommunistes. Il y avait dans la bibliothèque du salon, enfin du salon, on sait ce que je puis dire, du living, il faudrait dire, comme on disait dans les années 50-60, il y avait toute la littérature antisoviétique et notamment tous les témoignages sur le goulag. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées18 mai 2023 au 18 mai 2026 · 29 observations29 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, non, mais en même temps, en ce moment même à Washington, il y a des pourparlers israélo-limanais et il y a sur la table, on ne sait pas ce que ça donnera, mais il y a sur la table un document de travail qui parle très clairement, très nettement d'une paix israélo-libanaise. Ce qui serait une première, évidemment. Ce qui serait une première et même entre les lignes d'une reconnaissance mutuelle. Alors, ce n'est pas dit aussi clairement, mais tout le document porte à cela et il y a en ce moment au Liban toute une partie de l'opinion, toute une partie du pays qui défend très ouvertement, et c'est une nouveauté absolue, l'idée d'une reconnaissance mutuelle des deux États et donc d'une coopération politique et économique. Économique et politique, faudrait-il dire. »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 0:40Voir 2 autres passages
« – Pour l'instant, on n'en est pas très loin, on n'est pas du tout là. – 19e jour de guerre. – On n'est pas du tout là. Simplement, en bon français, « out of necessity », c'est-à-dire quand la nécessité l'imposerait. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 5:49
« – Pour l'instant, on n'en est pas très loin, on n'est pas du tout là. – 19e jour de guerre. – On n'est pas du tout là. Simplement, en bon français, « out of necessity », c'est-à-dire quand la nécessité l'imposerait. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités27 sept. 2023 au 18 mai 2026 · 24 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, si un quelconque chef d'État occidental, de démocratie, avait le taux d'approbation, si ce n'est de popularité, dont bénéficie Vladimir Poutine, mais écoutez, il danserait de joie, évidemment. Mais pour la Russie, même ces 60% et quelques d'approbation sont très, très préoccupants pour le Kremlin, dans la mesure où, de mois en mois, ce taux d'approbation régresse. Et on arrive, pour la Russie, qui a des taux tout à fait inquiétants pour Vladimir Poutine, parce que, mettez-vous à la place d'un citoyen russe, dring, dring, le téléphone sonne, « Bonjour monsieur, c'est l'Institut de sondage, etc. » « Est-ce que vous aimez Vladimir Poutine ? » « Mais non, je ne l'aime pas, je l'adore, évidemment, parce que les écoutes, la peur, etc. » Donc, quand on arrive à ces chiffres, ça veut dire qu'une partie importante, non pas majoritaire, mais importante, très significative de l'opinion russe, on a tellement, pardonnez-moi, on a tellement marre de cette guerre odieuse, odieuse pour la population russe aussi, beaucoup moins que pour la population ukrainienne, mais quand même, pour la population russe aussi, on a tellement marre qu'on commence à dire « Poutine, ça va comme ça. » »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 9:09Voir 2 autres passages
« – Je n'anticipe pas, bien sûr que c'est énorme, c'est pour ça que je vous en parle. Mais avec ces bombardements des champs gaziers, oui, il n'est pas impossible qu'on monte jusqu'à 150. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 1:32
« c'est qu'au contraire, l'Union Européenne est unie comme elle ne l'a jamais été. Territorialement, d'abord, écoutez, même sous l'Empire Romain, même sous Charlemagne, on n'a jamais vu une Europe unie du nord de la Scandinavie à la pointe sud de la Sardaigne et du nez de la Bretagne à la frontière russe. Ça ne s'est jamais vu dans l'histoire. Et maintenant, les divisions politiques de l'Union Européenne dont on parle constamment. Mais attendez, où sont-elles sur l'Ukraine ? Il y a une unanimité absolue à l'exception de M. Orban et beaucoup plus marginalement des Slovaques et à moitié du gouvernement tchèque mais pas du président. Écoutez, nous, évidemment, qu'on est fondamentalement unis sur l'Ukraine. Sur le Groenland, on a été fondamentalement unis. Sur les droits de douane, écoutez, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités14 nov. 2024 au 19 mars 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – L'OTAN est fait pour protéger l'Europe, l'Alliance atlantique, l'Alliance atlantique ne concerne pas cette région, nous ne sommes absolument pas obligés de suivre les États-Unis, d'autant que l'article 5 du traité dit que nous devons… – Défense mutuelle. – Défense mutuelle, c'est-à-dire qu'un État membre de l'Alliance atlantique qui est attaqué a droit à la protection des autres États membres. En l'occurrence, les États-Unis n'ont pas été attaqués, les États-Unis ont attaqué. »
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« Et je précise juste, je ne suis pas expériment en droit, mais le droit de réponse, ce n'est pas vous avez parlé de moi, je vais parler de moi dans votre publication. Le droit de réponse, c'est vous avez donné le fait A. J'estime que sur le fait A, c'est faux. Donc, je vais répondre sur le fait A et vous allez publier au même public ce que vous avez écrit sur le fait A. En revanche, nous, on écrivait fait A et le droit de réponse était plutôt A, mais le lendemain, on faisait ça. C'était un peu des précisions à côté et pas exactement le fait lui-même. Si tu as raison, »
BACKSEAT · BACKSEAT - S04E06 - Trump, une MENACE pour l'Europe ? avec Bernard GuettaVérifier à 35:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées18 mai 2023 au 19 mars 2026 · 23 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Nouvelle crise pétrolière, donc crise économique, non seulement pour l'Europe, ça va de soi, mais pour le monde entier en vérité, y compris pour les États-Unis qui sont autosuffisants en pétrole, sauf que si tous les prix augmentent et que toute l'économie mondiale se dérègle, les États-Unis en souffriront aussi. »
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« – Je pense que la chose raisonnable à faire serait d'organiser une transition politique et quand il y aurait une autre direction iranienne, à ce moment-là, négocier les conditions d'une stabilisation régionale. Est-ce qu'on peut en arriver là ? Je n'en sais rien. Je pense, en revanche, que le seul moyen d'en sortir serait celui-là. »
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« – Non, non, non, absolument pas. Mais en revanche, le fait patent, c'est qu'il ne se montre pas, même pas sur les écrans de télévision. Mais ne parlons pas d'un meeting dans les rues comme avait fait Larry Jani. Non, non, il est totalement caché. Alors, qu'est-ce que ça signifie ? Qu'il est défiguré, qu'il a été évacué en Russie pour être soigné après des blessures graves, pendant le bombardement, qui a tué son père, qui a tué son père, sa femme et son fils. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Bernard Guetta — Questions et méthode · Pourquijevote
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 10:56
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 11:28
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 6:10
« – L'OTAN est fait pour protéger l'Europe, l'Alliance atlantique, l'Alliance atlantique ne concerne pas cette région, nous ne sommes absolument pas obligés de suivre les États-Unis, d'autant que l'article 5 du traité dit que nous devons… – Défense mutuelle. – Défense mutuelle, c'est-à-dire qu'un État membre de l'Alliance atlantique qui est attaqué a droit à la protection des autres États membres. En l'occurrence, les États-Unis n'ont pas été attaqués, les États-Unis ont attaqué. »
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France Culture — Sens politique · Bernard Guetta : "Nous, la majorité présidentielle, avons complètement raté la campagne des européennes"Vérifier à 12:32