Bernard Cazeneuve — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
23 mars 2016 au 10 sept. 2026
Questions
81
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 81 questions évaluables
Réponse directe
46
Réponse partielle
11
Réponse à côté
21
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 81
Question 26Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Bernard Cazeneuve, voilà quasiment 7 mois que la guerre a commencé en Ukraine et depuis 7 mois l'Union Européenne et la France ont multiplié les sanctions pour essayer d'affaiblir la Russie de Vladimir Poutine. Est-ce qu'il faut les maintenir, ces sanctions, en dépit des conséquences sur notre quotidien ?
Réponse directe
Je pense qu'il faut les maintenir parce qu'il n'y a pas d'efficacité de l'action diplomatique que nous conduisons, des pressions que nous exerçons sur la Russie à juste titre si cette action ne se déploie pas au long cours. Nous sommes, on le voit, dans un conflit qui dure et comme ce conflit dure il faut que ceux qui d'une part cherchent une solution diplomatique et d'autre part font sur la Russie une pression destinée à la faire changer d'orientation poursuivent leurs efforts pour atteindre le but.
« Je pense qu'il faut les maintenir parce qu'il n'y a pas d'efficacité de l'action diplomatique que nous conduisons, des pressions que nous exerçons sur la Russie à juste titre si cette action ne se déploie pas au long cours. Nous sommes, on le voit, dans un conflit qui dure et comme ce conflit dure il faut que ceux qui d'une part cherchent une solution diplomatique et d'autre part font sur la Russie une pression destinée à la faire changer d'orientation poursuivent leurs efforts pour atteindre le but. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« confrontés à un processus d'affaissement et de balkanisation du camp républicain. Quel que soit le candidat qui percera qui sortira il ne pourra pas parvenir à gagner l'élection face au rassemblement national s'il ne crée pas les conditions d'un large rassemblement. et ce rassemblement ne pourra pas permettre de gouverner le pays »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 21:29
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 0:19
Question 27Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Pour vous, pour vous, n'est pas dans ce creuset-là ?
Réponse à côté
J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer à plusieurs reprises sur ce sujet. Je ne fais pas de procès d'intention à Jean-Luc Mélenchon et à la LFI. Et je ne mets pas dans le même panier les prises de position de certains responsables de la LFI et la gauche dans son ensemble. Mais lorsque la LFI et certains de ses responsables politiques déclarent qu'il y a une consubstantialité de la violence à la police, que la police tue, laissent entendre que la République, dans son ensemble, dans ses institutions, est organisée pour favoriser les discriminations. Dans un pays où la promesse républicaine a justement conduit tous les républicains à rassembler leurs forces pour que toutes les discriminations s…
« J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer à plusieurs reprises sur ce sujet. Je ne fais pas de procès d'intention à Jean-Luc Mélenchon et à la LFI. Et je ne mets pas dans le même panier les prises de position de certains responsables de la LFI et la gauche dans son ensemble. Mais lorsque la LFI et certains de ses responsables politiques déclarent qu'il y a une consubstantialité de la violence à la police, que la police tue, laissent entendre que la République, dans son ensemble, dans ses institutions, est organisée pour favoriser les discriminations. Dans un pays où la promesse républicaine a justement conduit tous les républicains à rassembler leurs forces pour que toutes les discriminations soient combattues, que la police ait des effectifs en nombre, qu'elle soit formée à des principes déontologiques pour que la police et la population puissent, dans des moments difficiles, nous avons vécu le terrorisme, faire bloc. Pour moi, tout ça n'est pas négociable. La République, ce n'est pas une juxtaposition de communautés auxquelles on parle successivement, comme on s'adresse à autant de clientèles pour les faire voter dans la bonne direction. Moi, lorsque je m'adresse au pays, je m'adresse au pays dans son ensemble, je crois à l'unité et à l'indivisibilité de la République. Donc, sur tous ces sujets-là, comme sur l'organisation, d'ailleurs, de la confrontation de tous contre tous qui sont peut-être la ligne générale de la stratégie arrêtée par la LFI, je ne suis pas en accord. Je pense que la République a besoin d'apaisement, qu'elle a besoin de rassemblement et qu'on ne peut pas vouloir l'union de la gauche et la division du pays dans le même temps. L'union de la gauche n'a d'intérêt que dès lors que ça permet de rassembler dans l'apaisement le plus grand nombre possible de Français. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 10:29Voir 1 autre passage
« Oui, mais moi, bien avant que Olivier Faure n'accède à des responsabilités électives, j'ai dirigé pendant 20 ans des collectivités territoriales dans l'union de la gauche. Sans qu'à aucun moment, il n'y ait eu le moindre problème et la moindre vague. Et nous avons fait de grandes choses à Cherbourg, nous avons fait de grandes choses à la région Basse-Normandie, et moi je suis particulièrement attaché, viscéralement attaché à l'union de la gauche. Et c'est d'ailleurs parce que je suis attaché à l'union de la gauche, le rassemblement avec les communistes, avec les écologistes qui sont, pour beaucoup d'entre eux, épris de cet idéal républicain, que je n'accepte pas cette dérive qui nous éloigne de ce que fut l'union de la gauche dans ces grandes heures. Est-ce que vous racontez la dernière ? Pardonnez-moi, ce débat-là, il est très caractéristique d'une pente dans laquelle on s'est engagé avec cette alliance. Tous ceux qui ont une autonomie de pensée, qui y réfléchissent, qui font connaître leurs sentiments, sont immédiatement excommuniés parce qu'ils ne sont pas dans la ligne. L'excommunication, c'est la contrepartie en termes de comportement du recroqueviment sectaire d'une gauche qui se perd en s'éloignant d'un certain nombre de principes que j'évoquais à l'instant. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 12:13
Question 28Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Bernard Cazeneuve, la réforme des retraites, c'est votre président François Hollande qui a allongé la durée de cotisation pour la passer progressivement à 43 ans. C'est une réforme encore en cours, ça doit se faire d'ici 2035. Aujourd'hui Emmanuel Macron a semble-t-il envie d'accélérer cette réforme pour aller plus vite vers les 43 ans. Est-ce que du coup ce serait une réforme de gauche ?
Refus explicite
Non, je crois que le problème ne se pose pas de cette manière.
« Non, je crois que le problème ne se pose pas de cette manière. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 4:40
Question 29Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Alors je peux vous la poser autrement. Est-ce que c'était une réforme de gauche de partir aux 43 ans ?
Réponse à côté
Si ça ne vous ennuie pas, je vais autoriser une réponse, qu'il soit une réponse de gauche. Bon, si on veut une réforme qui soit une réforme de gauche, il faut que plusieurs conditions soient réunies. La première condition c'est qu'il n'y a pas de réforme de gauche quand il n'y a pas de démocratie sociale qui fonctionne. Une réforme de gauche c'est une réforme qui doit reposer sur un dialogue extrêmement approfondi entre les organisations syndicales et les organisations patronales et les ministères concernés de manière à faire en sorte que la réforme soit juste. Donc nous avons un rapport qui est le rapport du comité d'orientation des retraites. Je ne sais pas si vous l'avez lu ce rapport ma…
« Si ça ne vous ennuie pas, je vais autoriser une réponse, qu'il soit une réponse de gauche. Bon, si on veut une réforme qui soit une réforme de gauche, il faut que plusieurs conditions soient réunies. La première condition c'est qu'il n'y a pas de réforme de gauche quand il n'y a pas de démocratie sociale qui fonctionne. Une réforme de gauche c'est une réforme qui doit reposer sur un dialogue extrêmement approfondi entre les organisations syndicales et les organisations patronales et les ministères concernés de manière à faire en sorte que la réforme soit juste. Donc nous avons un rapport qui est le rapport du comité d'orientation des retraites. Je ne sais pas si vous l'avez lu ce rapport mais il est d'une extrême complexité. Il n'est pas tout à fait conclusif puisqu'il est... Il se garde bien d'apporter les solutions. Exactement. Et donc il faut soumettre les conclusions de ce rapport au dialogue social. J'avais compris que la réunion de la convention nationale de refondation était le témoignage de la volonté du président de la République d'organiser le dialogue le plus large autour de ces enjeux. Mais on réunit la convention nationale puis on explique qu'on va faire passer par un amendement au PLFSS à coup de 49.3 la réforme. Tout ça est totalement incohérent. Donc si on veut qu'il y ait une réforme qui soit possible et qui fasse l'objet d'un compromis parce qu'une bonne réforme est une réforme qui fait l'objet d'un compromis... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 4:45Voir 2 autres passages
« Attendez, il faut qu'il y ait ce dialogue. Les syndicats réformistes et je pense notamment à la CFDT s'est rendu à la réunion du Conseil national de la refondation et Laurent Berger ce week-end a dit son étonnement après que cette réunion avait eu lieu de voir que la méthode avait changé. Donc il faut de la cohérence et de la constance. Deuxièmement, il ne peut pas y avoir de réforme des retraites qui soit perçue à juste titre par les français comme un recul. Si quand on dit réforme, les français comprennent recul, c'est que la réforme est mauvaise. C'est-à-dire 64 ou 65 ans pour vous, c'est un chiffon rouge. Il ne peut pas y avoir... L'âge pivot est pour moi inacceptable parce que ça voudrait dire que quiconque a commencé à travailler tôt dans des métiers pénibles ne pourra pas prendre sa retraite dans des conditions qui tiennent compte de la pénibilité du travail qu'il a accompli et des difficultés auxquelles il a été compliquée. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 5:58
Question 30Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
En quelques mots, si vous voulez bien, Bernard Cazeneuve, c'est François Hollande qui a instauré le non-cumul des mandats, la fin des députés maires et des sénateurs maires. Une proposition de loi déposée ces prochains jours prévoit de revenir sur cette mesure. Est-ce que vous êtes favorable à ce qu'on puisse à nouveau cumuler le fait d'être maire et d'être député au nom de la proximité avec le terrain ?
Réponse directe
Je ne suis pas favorable à des réformes parcellaires au cas par cas. Je pense qu'il y a une crise démocratique, que cette crise démocratique peut poser le problème du cumul des mandats, en même temps du rehaussement du rôle du Parlement, notamment dans ses missions de contrôle. Mais ces réformes-là doivent se faire dans un cadre global, après une discussion approfondie, avec l'ensemble des formations politiques, parce que la modernisation de la vie politique, elle ne peut se faire que dans le cadre, là aussi, d'un minimum de compromis. C'est comme la réforme des retraites, ce ne sont pas des opérations au coup par coup qui ne créent plus de confusion, qu'elles ne créent de cohérence et de c…
« Je ne suis pas favorable à des réformes parcellaires au cas par cas. Je pense qu'il y a une crise démocratique, que cette crise démocratique peut poser le problème du cumul des mandats, en même temps du rehaussement du rôle du Parlement, notamment dans ses missions de contrôle. Mais ces réformes-là doivent se faire dans un cadre global, après une discussion approfondie, avec l'ensemble des formations politiques, parce que la modernisation de la vie politique, elle ne peut se faire que dans le cadre, là aussi, d'un minimum de compromis. C'est comme la réforme des retraites, ce ne sont pas des opérations au coup par coup qui ne créent plus de confusion, qu'elles ne créent de cohérence et de capacité de notre pays à recréer les conditions de la confiance avec les Français. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 23:36
Question 31Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Est-ce que vous entendez les critiques du Rassemblement National mais pas uniquement du Rassemblement National de ceux qui disent aujourd'hui ces sanctions nous font plus mal à nous qu'elles ne font mal aux oligarques et aux proches du pouvoir du Kremlin ?
Réponse directe
Mais il n'y a aucune solidarité qui se matérialise en période de guerre qui n'ait de conséquence sur ceux qui veulent cette solidarité. C'est illusoire de penser que la solidarité à l'égard du peuple ukrainien sera sans conséquences dans nos pays. Il y aura bien entendu des conséquences et c'est logique sinon la solidarité est un mot sans contenu qui ne se traduit finalement que par des paroles et par aucun acte. Donc matériellement, mécaniquement, le soutien que nous apportons aux Ukrainiens peut avoir des conséquences sur nous. C'est le sacrifice que nous faisons en vertu de la solidarité que nous manifestons à l'égard de ce peuple qui se bat pour le droit de pouvoir déterminer pour lui-m…
« Mais il n'y a aucune solidarité qui se matérialise en période de guerre qui n'ait de conséquence sur ceux qui veulent cette solidarité. C'est illusoire de penser que la solidarité à l'égard du peuple ukrainien sera sans conséquences dans nos pays. Il y aura bien entendu des conséquences et c'est logique sinon la solidarité est un mot sans contenu qui ne se traduit finalement que par des paroles et par aucun acte. Donc matériellement, mécaniquement, le soutien que nous apportons aux Ukrainiens peut avoir des conséquences sur nous. C'est le sacrifice que nous faisons en vertu de la solidarité que nous manifestons à l'égard de ce peuple qui se bat pour le droit de pouvoir déterminer pour lui-même son propre destin. Mais en même temps, ces sanctions ont aussi une efficacité. Et quand il y a 600 milliards d'euros de réserves détenues par des banques étrangères qui sont immobilisées, ça a des conséquences sur la possibilité pour le gouvernement russe de poursuivre son effort de guerre. Lorsque nous décidons de ne plus commercer avec la Russie et que dans un certain nombre de domaines essentiels, je pense aux composants électroniques, à des éléments industriels dont la Russie peut avoir besoin pour poursuivre son effort de guerre, nous disons non et nous refusons de continuer à avoir des relations commerciales. Ça prive la Russie de la possibilité de mener cette guerre dans des conditions qui lui soient favorables. Donc tout ça a un sens, même si je conviens que les sanctions à elles seules ne peuvent pas tout régler. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 1:01
Question 32Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Vous avez cité il y a quelques instants, sans le nommer Fabien Roussel, le leader des communistes, qui a créé une polémique assez forte au sein de la gauche en opposant la gauche du travail à celle des allocs et en se positionnant du côté de la gauche du travail. Est-ce qu'il a eu pour vous raison d'ouvrir ce débat ?
Réponse directe
Vous voyez, cette question-là, elle est emblématique au niveau de déraison auxquelles nous sommes parvenus. Quel est le combat historique de la gauche dans le temps long de son histoire ? C'est un combat pour que chacun puisse accéder à la dignité, à l'autonomie, par l'éducation, par l'éducation, l'école, qui permet à chacun d'avoir accès à la connaissance, et qui permet aux parents d'espérer que leurs enfants vivront mieux qu'eux-mêmes, et par le travail. Vous dites que c'est une évidence ? Attendez, mais quand on écoute les réactions à propos de Fabien Rousseau, c'est pas évident. Il y a les réactions, il y a le bruit, et puis il y a l'histoire de la gauche, de ses combats. Et la gauche s…
« Vous voyez, cette question-là, elle est emblématique au niveau de déraison auxquelles nous sommes parvenus. Quel est le combat historique de la gauche dans le temps long de son histoire ? C'est un combat pour que chacun puisse accéder à la dignité, à l'autonomie, par l'éducation, par l'éducation, l'école, qui permet à chacun d'avoir accès à la connaissance, et qui permet aux parents d'espérer que leurs enfants vivront mieux qu'eux-mêmes, et par le travail. Vous dites que c'est une évidence ? Attendez, mais quand on écoute les réactions à propos de Fabien Rousseau, c'est pas évident. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 15:25Voir 2 autres passages
« Il y a les réactions, il y a le bruit, et puis il y a l'histoire de la gauche, de ses combats. Et la gauche s'est toujours mobilisée pour que ceux qui étaient dans le monde du travail ne soient pas asservis par le travail, et puissent, par des réformes sociales, par des progrès sociaux, sortir de cet asservissement auquel le travail pouvait conduire. J'ai même vu des leaders d'extrême-gauche, vous vous en souvenez sans doute, qui commençaient leur discours par « travailleuses, travailleurs ». Ce n'était pas si vieux que cela. Donc la valeur travail a toujours été au cœur de la pensée de la gauche. Fabien Roussel le dit, et Fabien Roussel ne dit rien d'autre qu'une réalité historique, en assumant l'histoire de son propre parti, et il est immédiatement excommunié pour avoir osé dire, ce que d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon disait il y a quelques années à la télévision lui-même, on retrouvera dans les archives ses déclarations. Il vaut mieux l'autonomie par le travail, la dignité par le travail, tout en continuant à mener les luttes qui permettent de faire en sorte que, par la lutte sociale, par l'action des organisations syndicales, on sorte ceux qui sont asservis par le travail de la contrainte que le travail exerce sur eux. Ce sont les combats historiques de la gauche. Donc il faut avoir perdu totalement la raison pour ne pas le savoir. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 16:01
Question 33Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
réfugié. La France, la gauche, si elle arrive au pouvoir a-t-elle vocation à régulariser les sans-papiers qui se trouvent en France depuis plusieurs années sur son territoire ?
Réponse partielle
qu'il faille arrêter une politique de régularisation massive de tous les sans-papiers. Je pense que si nous faisons cela alors nous rendons l'équilibre de la politique que je viens d'indiquer comme souhaitable, illisible. En revanche, lorsque des situations humanitaires se présentent qui justifient que l'État prenne la décision de régularisation au cas par cas il peut bien entendu le faire en toute transparence il ne le souhaite pas. crois qu'Emmanuel Macron a été confronté à une situation extrêmement difficile comme nous-mêmes avons été confrontés à une situation difficile une crise politique 'ailleurs parfois par propos, ses choix il avait contribué à cristalliser je pense à la crise des…
« qu'il faille arrêter une politique de régularisation massive de tous les sans-papiers. Je pense que si nous faisons cela alors nous rendons l'équilibre de la politique que je viens d'indiquer comme souhaitable, illisible. En revanche, lorsque des situations humanitaires se présentent qui justifient que l'État prenne la décision de régularisation au cas par cas il peut bien entendu le faire en toute transparence »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 23:24Voir 1 autre passage
« il ne le souhaite pas. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 23:51
Question 34Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
Toujours avec l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve qui publie aujourd'hui Le sens de notre nation aux éditions Stock. Eric Zemmour est à Calais aujourd'hui pour parler immigration. Sujet que vous avez dû traiter lorsque vous étiez à Beauvau sous le quinquennat de François Hollande. Les migrants à Calais 28 000 départs vers le Royaume-Uni l'an dernier. Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Réponse directe
pense que la meilleure manière pour éviter que les passeurs continuent à faire leur travail funeste d'exploitation de misère des migrants ils prélèvent près de 15 000 euros pour les engager sur un chemin qui est le plus souvent celui de la mort et de la tragédie. Il faut continuer à démanteler les réseaux de passeurs et envoyer très clairement le signal qu'à Calais on ne peut pas passer. Car si ce signal-là n'est pas envoyé alors c'est le travail des passeurs qu'on encourage, c'est le rassemblement des migrants qu'on organise et les difficultés humanitaires qui s'instaurent. Qu'est-ce que j'ai fait à Calais ? Bien entendu j'ai maintenu ce signal mais j'ai surtout créé les conditions pour qu…
« pense que la meilleure manière pour éviter que les passeurs continuent à faire leur travail funeste d'exploitation de »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 19:45Voir 1 autre passage
« misère des migrants ils prélèvent près de 15 000 euros pour les engager sur un chemin qui est le plus souvent celui de la mort et de la tragédie. Il faut continuer à démanteler les réseaux de passeurs et envoyer très clairement le signal qu'à Calais on ne peut pas passer. Car si ce signal-là n'est pas envoyé alors c'est le travail des passeurs qu'on encourage, c'est le rassemblement des migrants qu'on organise et les difficultés humanitaires qui s'instaurent. Qu'est-ce que j'ai fait à Calais ? Bien entendu j'ai maintenu ce signal mais j'ai surtout créé les conditions pour que nous puissions dans les meilleures conditions accueillir ceux qui devaient l'être et qu'on les mette dans le dispositif national »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 19:53
Question 35Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
Donc vous ne savez pas pour qui vous allez voter ?
Réponse directe
Non, je vous ai dit tout à l'heure pour qui j'allais voter. Et je le ferai avec la conscience de ce qu'est l'histoire de ma famille politique la préoccupation de ce qu'est son avenir. Et un enthousiasme, on va dire, des raisons d'être c'est que vous êtes totalement inconscient. Moi, je suis lucide. situation... Ben oui, la situation, elle est grave et sérieuse. Et c'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, je considère que nous devons avoir un objectif absolu de responsabilité, de crédibilité, de sérieux. Je remarque d'ailleurs que les pays dans lesquels les sociodémocrates gagnent les élections des pays dans lesquels il y a des organisations politiques structurées, des candidats qui sont d…
« Non, je vous ai dit tout à l'heure pour qui j'allais voter. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 15:52
Question 36Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
Emmanuel Valls ?
Réponse directe
– Non, écoutez, Emmanuel Valls avait une position sur ce sujet que l'on connaît, qu'il a réaffirmé d'ailleurs à l'occasion de la sortie de son livre sur votre plateau. Moi-même, je n'étais pas contre le principe de la déchéance de la nationalité. 'en avais fait lorsque j'étais ministre de l'Intérieur à l'égard d'individus qui avaient proféré des menaces à l'encontre de notre pays. Ce que je pensais, c'est qu'il n'était pas nécessaire de procéder à la constitutionnalisation de cette mesure et que l'état du droit qu'il était nous permettait de procéder à des déchéances si nous estimions qu'il était nécessaire de le faire. Et d'ailleurs, j'avais procédé à des déchéances de nationalité. Donc ce…
« – Non, écoutez, Emmanuel Valls avait une position sur ce sujet que l'on connaît, qu'il a réaffirmé d'ailleurs à l'occasion de la sortie de son livre sur votre plateau. Moi-même, je n'étais pas contre le principe de la déchéance de la nationalité. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 9:57
Question 37Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
Vous pensez qu'elle peut gagner ?
Réponse à côté
mais je suis lucide et je pense qu'il est préférable de l'être, surtout si on veut atteindre l'objectif de crédibilité. C'est plus difficile pour Anne Hidalgo que ça ne l'a été pour d'autres candidats socialistes à d'autres époques. Pourquoi ? Parce que les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire cette échéance. Pendant cinq ans, travail sur le fonds qui devait être fait, de réorganisation, de projection d'un projet, de mise en évidence de talent n'a pas été fait. Et ensuite, après la phase d'impréparation, nous sommes avec le contexte que nous connaissons dans une phase d'improvisation. Et précisément, Anne Hidalgo a eu raison de sortir son projet et elle a raiso…
« mais je suis lucide et je pense qu'il est préférable de l'être, surtout si on veut atteindre l'objectif de crédibilité. C'est plus difficile pour Anne Hidalgo que ça ne l'a été pour d'autres candidats socialistes à d'autres époques. Pourquoi ? Parce que les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 5:27Voir 2 autres passages
« cette échéance. Pendant cinq ans, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 5:45
« travail sur le fonds qui devait être fait, de réorganisation, de projection d'un projet, de mise en évidence de talent n'a pas été fait. Et ensuite, après la phase d'impréparation, nous sommes avec le contexte que nous connaissons dans une phase d'improvisation. Et précisément, Anne Hidalgo a eu raison de sortir son projet et elle a raison désormais de faire campagne autour de son projet pour essayer d'inverser la tendance. Vous dites qu'on »
Question 38Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
peut gagner, Anne Hidalgo, quand vous voyez la situation à gauche ?
Réponse partielle
mais je suis lucide et je pense qu'il est préférable de l'être, surtout si on veut atteindre l'objectif de crédibilité. C'est plus difficile pour Anne Hidalgo que ça ne l'a été pour d'autres candidats socialistes à d'autres époques. Pourquoi ? Parce que les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire cette échéance. Pendant cinq ans, travail sur le fonds qui devait être fait, de réorganisation, de projection d'un projet, de mise en évidence de talent n'a pas été fait. Et ensuite, après la phase d'impréparation, nous sommes avec le contexte que nous connaissons dans une phase d'improvisation. Et précisément, Anne Hidalgo a eu raison de sortir son projet et elle a raiso…
« mais je suis lucide et je pense qu'il est préférable de l'être, surtout si on veut atteindre l'objectif de crédibilité. C'est plus difficile pour Anne Hidalgo que ça ne l'a été pour d'autres candidats socialistes à d'autres époques. Pourquoi ? Parce que les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 5:27Voir 1 autre passage
« travail sur le fonds qui devait être fait, de réorganisation, de projection d'un projet, de mise en évidence de talent n'a pas été fait. Et ensuite, après la phase d'impréparation, nous sommes avec le contexte que nous connaissons dans une phase d'improvisation. Et précisément, Anne Hidalgo a eu raison de sortir son projet et elle a raison désormais de faire campagne autour de son projet pour essayer d'inverser la tendance. Vous dites qu'on »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 5:48
Question 39Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
Mais pourtant vous faites campagne pour Anne Hidalgo ?
Réponse directe
Oui, parce que précisément Anne Hidalgo, sur ces sujets, me paraît avoir une position beaucoup plus équilibrée, beaucoup plus juste et beaucoup plus responsable que tous les autres, même si, bien entendu, il m'arrive avec Anne Hidalgo d'avoir sur un certain nombre de sujets des débats où je lui dis ce que j'ai à lui dire en confiance. Vous n'êtes pas d'accord avec tout son programme mais par exemple, là aussi, ce n pas la peine de tourner autour du pot. Lorsque je lis dans les propositions des socialistes, et parfois dans certains propos de tribunes, de campagnes, qu'on pourrait sortir du nucléaire immédiatement, et qu'on pourrait se tourner vers 100% d'énergie renouvelable, alors même que…
« Oui, parce que précisément Anne Hidalgo, sur ces sujets, me paraît avoir une position beaucoup plus équilibrée, beaucoup plus juste et beaucoup plus responsable que tous les autres, même si, bien entendu, il m'arrive avec Anne Hidalgo d'avoir sur un certain nombre de sujets des débats où je lui dis ce que j'ai à lui dire en confiance. Vous n'êtes pas d'accord avec tout son programme »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 3:53
Question 40Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
l'avez considéré ou ils vous l'ont dit clairement ?
Réponse directe
certains me l'ont dit clairement, je l'ai senti, j'ai un peu d'intuition politique, et d'ailleurs ce qui se passe aujourd'hui, globalement à gauche, montre bien que ce que je préconisais n'est pas ce qui a été retenu comme orientation. Car le sérieux, la responsabilité, la République en partage, et l'écologie réaliste ne sont pas les orientations autour desquelles la gauche a décidé de faire campagne, me semble-t
« certains me l'ont dit clairement, je l'ai senti, j'ai un peu d'intuition politique, et d'ailleurs ce qui se passe aujourd'hui, globalement à gauche, montre bien que ce que je préconisais n'est pas ce qui a été retenu comme orientation. Car le sérieux, la responsabilité, la République en partage, et l'écologie réaliste ne sont pas les orientations autour desquelles la gauche a décidé de faire campagne, me semble-t »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 3:29
Question 41Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
d'Anne Hidalgo ?
Réponse à côté
Non, non, tout était presse ? Oui, d'accord, mais ça, le papier ne refuse pas l'encre, et les journalistes ne manquent pas d'imagination. A aucun moment vous n'avez songé à une candidature ? Non, vous me posez une question, je vais vous répondre. A un moment donné, j'ai pensé, c'était dans le courant d'année 2019, sentant que les choses étaient quand même très difficiles et compliquées, que je pourrais mettre cette expérience au service de mon parti dans la perspective des échéances se présentant à lui. Mais j'ai très envie de constater que la ligne sur laquelle j'étais, c'est-à-dire la République entièrement, pleinement, fermement, face au risque que représentait pour le pays confrontation…
« Non, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 1:57Voir 2 autres passages
« non, tout était »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 1:57
« d'accord, mais ça, le papier ne refuse pas l'encre, et les journalistes ne manquent pas d'imagination. A aucun moment vous n'avez songé à une candidature ? Non, vous me posez une question, je vais vous répondre. A un moment donné, j'ai pensé, c'était dans le courant d'année 2019, sentant que les choses étaient quand même très difficiles et compliquées, que je pourrais mettre cette expérience au service de mon parti dans la perspective des échéances se présentant à lui. Mais j'ai très envie de constater que la ligne sur laquelle j'étais, c'est-à-dire la République entièrement, pleinement, fermement, face au risque que représentait pour le pays »
Question 42Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
Certains se le disent, hein ?
Réponse directe
Oui, d'accord, mais quand ils se le disent trop souvent, et d'ailleurs ils en font la démonstration quand ils l'expriment de façon trop nette, ils cessent de se poser la question de savoir comment ils peuvent être utiles. Or, politique, la seule question qu'on doit se poser, c'est de savoir si on peut servir à quelque chose modestement là où on est, ce n'est pas de se projeter tous les jours devant de
« Oui, d'accord, mais quand ils se le disent trop souvent, et d'ailleurs ils en font la démonstration quand ils l'expriment de façon trop nette, ils cessent de se poser la question de savoir comment ils peuvent être utiles. Or, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 1:29
Question 43Bernard Cazeneuve : "Les réseaux sociaux sont devenus le creuset de l’abjection"
Sur les messages vidéo Il n'était pas anonyme en l'occurrence Celui du père d'une des élèves Qui a créé le scandale Soutenu par la suite Par le prédicateur Abdelhakim Seffrioui Que peut-on faire contre ça ?
Réponse partielle
Il y a un enseignant Qui a été lâchement assassiné Qui dans sa classe Fait un cours sur la liberté d'expression Et fait un cours sur Ce qu'est la tradition française de la liberté d'expression La tradition du débat La tolérance La confrontation Qui est consubstantielle A la tradition française Il y a après que ce cours a eu lieu Des parents d'élèves qui sur internet Par l'interpellation de la direction de l'établissement Demande à ce que cet enseignant Soit sanctionné Et que les pressions s'exercent sur lui A ce moment-là Il y a un devoir De l'état Qui est en charge de La liberté pédagogique dans les établissements Qui est de convoquer les parents en question Et de façon la plus ferme possi…
« Il y a un enseignant Qui a été lâchement assassiné Qui dans sa classe Fait un cours sur la liberté d'expression Et fait un cours sur Ce qu'est la tradition française de la liberté d'expression La tradition du débat La tolérance La confrontation Qui est consubstantielle A la tradition française Il y a après que ce cours a eu lieu Des parents d'élèves qui sur internet Par l'interpellation de la direction de l'établissement Demande à ce que cet enseignant Soit sanctionné Et que les pressions s'exercent sur lui A ce moment-là Il y a un devoir De l'état Qui est en charge de La liberté pédagogique dans les établissements Qui est de convoquer les parents en question Et de façon la plus ferme possible De leur dire que L'éducation nationale La République en tant qu'institution N'accepteront aucune pression Et d'engager Puisqu'il y a sur la question de la radicalisation Depuis une circulaire de 2014-2015 Une coopération entre les procureurs et les préfets Toute action en droit Qui permette d'assurer la poursuite de ceux Qui ont commis des actes pénalement répréhensibles En exerçant ces pressions En appelant à la haine Ou en mettant en danger La vie d'un professeur »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Cazeneuve : "Les réseaux sociaux sont devenus le creuset de l’abjection"Vérifier à 10:17
Question 44Bernard Cazeneuve : "Les réseaux sociaux sont devenus le creuset de l’abjection"
C'est-à-dire le fait que des parents d'élèves génèrent de la tension Plus que de la tension même Accusent un professeur Est-ce qu'on a les bases légales pour empêcher ça ?
Réponse directe
Il y a un enseignant Qui a été lâchement assassiné Qui dans sa classe Fait un cours sur la liberté d'expression Et fait un cours sur Ce qu'est la tradition française de la liberté d'expression La tradition du débat La tolérance La confrontation Qui est consubstantielle A la tradition française Il y a après que ce cours a eu lieu Des parents d'élèves qui sur internet Par l'interpellation de la direction de l'établissement Demande à ce que cet enseignant Soit sanctionné Et que les pressions s'exercent sur lui A ce moment-là Il y a un devoir De l'état Qui est en charge de La liberté pédagogique dans les établissements Qui est de convoquer les parents en question Et de façon la plus ferme possi…
« Il y a un enseignant Qui a été lâchement assassiné Qui dans sa classe Fait un cours sur la liberté d'expression Et fait un cours sur Ce qu'est la tradition française de la liberté d'expression La tradition du débat La tolérance La confrontation Qui est consubstantielle A la tradition française Il y a après que ce cours a eu lieu Des parents d'élèves qui sur internet Par l'interpellation de la direction de l'établissement Demande à ce que cet enseignant Soit sanctionné Et que les pressions s'exercent sur lui A ce moment-là Il y a un devoir De l'état Qui est en charge de La liberté pédagogique dans les établissements Qui est de convoquer les parents en question Et de façon la plus ferme possible De leur dire que L'éducation nationale La République en tant qu'institution N'accepteront aucune pression Et d'engager Puisqu'il y a sur la question de la radicalisation Depuis une circulaire de 2014-2015 Une coopération entre les procureurs et les préfets Toute action en droit Qui permette d'assurer la poursuite de ceux Qui ont commis des actes pénalement répréhensibles En exerçant ces pressions En appelant à la haine Ou en mettant en danger La vie d'un professeur »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Cazeneuve : "Les réseaux sociaux sont devenus le creuset de l’abjection"Vérifier à 10:17
Question 45Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
et puis si on ne l'avait pas eu, on l'a un peu plus à vous avoir entendu. Vous aviez, lorsque vous étiez ministre, Bernard Cazeneuve qualifié de sauvageon des jeunes qui avaient attaqué des policiers. Je crois que c'était à Vier-Châtillon il y a quelques années. Le débat actuel sur l'ensauvagement d'une partie de la société, débat sémantique mais pas seulement lancé par Gérald Darmanin. Quelle est votre position ?
Réponse directe
Ma position, c'est que si l'on veut rétablir la confiance des Français dans les administrations régaliennes et je le dis d'autant plus facilement que moi-même, ministre de l'Intérieur, j'ai pu utiliser des concepts ou des mots, il faut éviter de céder au charme de la communication et avec la plus grande sobriété, s'employer à faire en sorte que les forces de sécurité aient les moyens de leur mission. C'est ça le rôle des ministres de la France. une violence qui monte, il y a une perte de la notion de respect, il y a une violence virtuelle qui s'exprime dans l'espace numérique qui se transforme très vite en violence physique. Mais en sauvagement,
« Ma position, c'est que si l'on veut rétablir la confiance des Français dans les administrations régaliennes et je le dis d'autant plus facilement que moi-même, ministre de l'Intérieur, j'ai pu utiliser des concepts ou des mots, il faut éviter de céder au charme de la communication et avec la plus grande sobriété, s'employer à faire en sorte que les forces de sécurité aient les moyens de leur mission. C'est ça le rôle des ministres de la France. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 21:57Voir 2 autres passages
« une violence qui monte, il y a une perte de la notion de respect, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 22:25
« il y a une violence virtuelle qui s'exprime dans l'espace numérique qui se transforme très vite en violence physique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Question 46Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
est le bon lieu pour le faire ?
Réponse à côté
Non mais ce débat, il existe avant le procès, il existait même dans les secondes, les minutes qui suivaient les attentats pendant toute la période où j'étais ministre de l'Intérieur. Je me souviens que lorsque un attentat survenait et que je quittais le ministère de l'Intérieur pour aller à l'Elysée à pied, j'avais le mur des caméras avec tous vos confrères dont la première question était systématiquement où est la faille ? Avant même que nous n'ayions commencé à analyser. On est cinq ans après. Bien sûr, mais donc, c'est tout ça pour vous dire non pas que ces questions n'avaient pas lieu de se poser, mais que ces questions ont toujours été là, qu'elles ont été là avant le procès, qu'elles…
« Non mais ce débat, il existe avant le procès, il existait même dans les secondes, les minutes qui suivaient les attentats pendant toute la période où j'étais ministre de l'Intérieur. Je me souviens que lorsque un attentat survenait et que je quittais le ministère de l'Intérieur pour aller à l'Elysée à pied, j'avais le mur des caméras avec tous vos confrères dont la première question était systématiquement où est la faille ? Avant même que nous n'ayions commencé à analyser. On est cinq ans après. Bien sûr, mais donc, c'est tout ça pour vous dire non pas que ces questions n'avaient pas lieu de se poser, mais que ces questions ont toujours été là, qu'elles ont été là avant le procès, qu'elles seront présentes pendant le procès, que nous continuerons à travers le travail des journalistes, des historiens, des observateurs à analyser ce qu'ont été les manquements ou les difficultés et en même temps, il faut bien comprendre, je l'explique dans mon livre, je l'expliquais au Parlement tout au long de la période où j'étais ministre de l'Intérieur et aujourd'hui encore, nous étions dans une course contre la montre, il fallait rehausser les... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 16:34
Question 47Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Bernard Cazeneuve, je vais tenter le coup de vous poser la question et d'envisager une réponse. Vous nous aviez tout à l'heure, vous aviez pris du recul sur la vie publique. Est-ce que vous êtes aujourd'hui en retrait ou en réserve ?
Réponse directe
Je suis en retrait et pour une raison très simple, c'est que lorsque je regarde le paysage politique, je vois beaucoup, beaucoup d'ambitieux. Ce n'est pas votre cas. Je n'ai aucune grande ambition pour reprendre l'expression de Tocqueville. Je crois que pour être utile aujourd'hui, il ne faut pas être un ambitieux de plus, ça ne sert à rien. Ce n'est d'ailleurs pas mon tempérament. Je n'étais pas dans la course à la communication, à la volonté d'autopromotion. Est-ce que vous avez de l'ambition pour votre pays ? J'ai beaucoup d'ambition pour mon pays. C'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut que la parole soit rare et que l'on essaie, lorsque l'on s'exprime, de dire des choses qui…
« Je suis en retrait et pour une raison très simple, c'est que lorsque je regarde le paysage politique, je vois beaucoup, beaucoup d'ambitieux. Ce n'est pas votre cas. Je n'ai aucune grande ambition pour reprendre l'expression de Tocqueville. Je crois que pour être utile aujourd'hui, il ne faut pas être un ambitieux de plus, ça ne sert à rien. Ce n'est d'ailleurs pas mon tempérament. Je n'étais pas dans la course à la communication, à la volonté d'autopromotion. Est-ce que vous avez de l'ambition pour votre pays ? J'ai beaucoup d'ambition pour mon pays. C'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut que la parole soit rare et que l'on essaie, lorsque l'on s'exprime, de dire des choses qui aident et servent le pays et que l'expression politique soit destinée à faire en sorte qu'on trouve une solution dans un contexte, encore une fois, où les choses s'abaissent et s'enlisent. Et cette parole rare, Bernard Cazeneuve, merci de l'avoir réservée aux auditeurs »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 24:21
Question 48Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Avant d'évoquer longuement avec vous ce procès des attentats de 2015, durant lequel vous étiez au Manette, vous étiez ministre de l'Intérieur, à l'époque, d'abord Charlie Hebdo, qui décide donc de récidiver, de publier à nouveau ce matin, pour célébrer en quelque sorte ce procès, les caricatures de Mahomet qui ont provoqué la colère des terroristes. Vous êtes allé l'acheter ce matin, ce numéro de Charlie ?
Réponse partielle
Je le ferai en sortant de cette émission. Bon, cette réédition est une manière de dire pour la rédaction de Charlie Hebdo et pour tous ceux qui croient à la liberté d'expression que la liberté d'expression est une et indivisible comme la République et qu'aucune violence exerçant à l'encontre de notre pays, à l'encontre de ceux qui incarnent la liberté d'expression, jusqu'à l'impertinence parfois, ne viendra remettre en cause ce trésor qu'est la liberté d'expression dans notre pays. publie aussi ces caricatures. Charlie est le seul à le faire. Je souhaite en tous les cas qu'il y ait dans le pays, à l'occasion de ce procès, une réflexion très profonde sur la signification des attentats qui se…
« Je le ferai en sortant de cette émission. Bon, cette réédition est une manière de dire pour la rédaction de Charlie Hebdo et pour tous ceux qui croient à la liberté d'expression que la liberté d'expression est une et indivisible comme la République et qu'aucune violence exerçant à l'encontre de notre pays, à l'encontre de ceux qui incarnent la liberté d'expression, jusqu'à l'impertinence parfois, ne viendra remettre en cause ce trésor qu'est la liberté d'expression dans notre pays. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 0:27
Question 49Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Bernard Cazeneuve, qui débute dans quelques minutes sans les terroristes qui ont été tués à l'époque mais avec leurs complices présumés aujourd'hui, vous en attendez quoi ?
Réponse directe
Beaucoup de choses. D'abord, pour les victimes, leur famille, la possibilité de continuer à faire leur deuil par un travail de vérité. Bien entendu, les principaux auteurs ne sont pas là puisqu'ils sont morts. procès de petite main, Non, c'est aussi le procès de l'enchaînement par lequel on arrive par la folie de la radicalisation, de la radicalité, de la violence extrême à commettre des meurtres et des crimes aussi lâches et aussi abjectes que ceux qui ont été commis à ce moment-là. Mais c'est aussi le procès de cet endoctrinement, de cette folie, de cette idéologie totalitaire, sauvage, violente, lâche, qui peut conduire à tuer des innocents en nombre. Et je crois que ce procès n'aura de…
« Beaucoup de choses. D'abord, pour les victimes, leur famille, la possibilité de continuer à faire leur deuil par un travail de vérité. Bien entendu, les principaux auteurs ne sont pas là puisqu'ils sont morts. procès de petite main, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 15:06Voir 1 autre passage
« Non, c'est aussi le procès de l'enchaînement par lequel on arrive par la folie de la radicalisation, de la radicalité, de la violence extrême à commettre des meurtres et des crimes aussi lâches et aussi abjectes que ceux qui ont été commis à ce moment-là. Mais c'est aussi le procès de cet endoctrinement, de cette folie, de cette idéologie totalitaire, sauvage, violente, lâche, qui peut conduire à tuer des innocents en nombre. Et je crois que ce procès n'aura de sens que dès lors que l'on pourra sur ces sujets continuer à débattre, à dénoncer et à dire à quel point il y a dans cette dérive terroriste une abjection. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 15:24
Question 50Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Est-ce que vous souhaitez, Bernard Cazeneuve, que ce soit, comme le réclament aujourd'hui certaines des parties civiles, aussi le procès de failles éventuelles de notre système de renseignement ?
Réponse à côté
Mais ce débat, bien entendu, doit exister. Est-ce que le procès
« Mais ce débat, bien entendu, doit exister. Est-ce que le procès »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 16:29
Voir 2 autres passages
« Si ça ne vous ennuie pas, je vais autoriser une réponse, qu'il soit une réponse de gauche. Bon, si on veut une réforme qui soit une réforme de gauche, il faut que plusieurs conditions soient réunies. La première condition c'est qu'il n'y a pas de réforme de gauche quand il n'y a pas de démocratie sociale qui fonctionne. Une réforme de gauche c'est une réforme qui doit reposer sur un dialogue extrêmement approfondi entre les organisations syndicales et les organisations patronales et les ministères concernés de manière à faire en sorte que la réforme soit juste. Donc nous avons un rapport qui est le rapport du comité d'orientation des retraites. Je ne sais pas si vous l'avez lu ce rapport mais il est d'une extrême complexité. Il n'est pas tout à fait conclusif puisqu'il est... Il se garde bien d'apporter les solutions. Exactement. Et donc il faut soumettre les conclusions de ce rapport au dialogue social. J'avais compris que la réunion de la convention nationale de refondation était le témoignage de la volonté du président de la République d'organiser le dialogue le plus large autour de ces enjeux. Mais on réunit la convention nationale puis on explique qu'on va faire passer par un amendement au PLFSS à coup de 49.3 la réforme. Tout ça est totalement incohérent. Donc si on veut qu'il y ait une réforme qui soit possible et qui fasse l'objet d'un compromis parce qu'une bonne réforme est une réforme qui fait l'objet d'un compromis... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 4:45
« Deux, pas d'âge pivot. Et trois, un contenu dans la réforme qui permet d'engranger par le compromis des progrès en matière de pénibilité, en matière de départ anticipé, en matière de reconnaissance des conditions de travail difficiles. Une réforme n'est bonne que dès lors qu'elle permet d'engager un compromis par le dialogue en engrangeant des avancées et en prenant aussi des responsabilités sur des sujets qui sont des sujets difficiles parce qu'il n'y a pas de possibilité d'avoir des retraites par répartition si on ne rétablit pas l'équilibre des comptes. Aucun responsable politique, quelle que soit sa sensibilité, peut dire autre chose s'il est responsable. Et donc durée de cotisation ? C'est une piste parmi d'autres, mais en tous les cas, toutes les pistes doivent être mises sur la table et il ne peut pas y avoir d'allongement de la durée de cotisation si en contrepartie, il n'y a pas des progrès sociaux significatifs engrangés. Et tout ça se fait par le dialogue social. Ça s'appelle la démocratie sociale. C'était un principe reconnu d'ailleurs dans la constitution de 1946. La démocratie est en panne depuis plusieurs années. Nous avons vu au cours du précédent quinquennat que les syndicats n'avaient quasiment jamais été réunis sur un grand agenda social qui permette d'engranger ces progrès par les compromis. Il est temps de revenir à la démocratie sociale sans laquelle il n'y a pas de réforme possible. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 6:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 oct. 2017 au 10 sept. 2026 · 15 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« un moment donné, dans la vie politique, une personnalité rencontre des circonstances. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 16:54Voir 2 autres passages
« je pense que cette personnalité rencontre d'autant plus facilement ces circonstances qu'elle est sincère, totalement désintéressée, que le sens de la nation chez elle l'emporte sur le sens d'elle-même, que si elle est dans une démarche qui favorise avant tout le règlement des problèmes du pays plutôt que les manœuvres d'appareils ou de petites opérations pour soi-même, et si tout cela n'est pas réuni, il n »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 17:00
« 'y a pas de recours. Donc, moi, je suis dans une démarche sincère qui consiste à dire aux Français qu'il y a des problèmes que nous devons régler. Ces problèmes, pour les régler, nous n'y parviendrons pas si nous ne créons pas les conditions d'un large rassemblement. Et ce large rassemblement est d'autant plus nécessaire qu'on voit la difficulté des sujets, le courage qu'il faudra mettre sur le métier pour les régler. Et on ne fera pas ça sans une assise politique très large dans un contexte »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 17:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. Vous n'avez pas le droit de pleurer de rage, c'est votre cas ? Moi, j'ai pleuré beaucoup pendant toute cette période-là mais seul et j'ai pleuré sur tout le chagrin parce que j'ai moi-même une famille, des enfants qui auraient pu se trouver au Pataclan ce soir-là et par conséquence que je vivais mais comme tous les Français, ce n'était pas parce que j'étais ministre de l'Intérieur, tous les Français éprouvaient cela. C'est le sentiment que nous aurions pu nous-mêmes être touchés et que nous pourrions l'être demain et ce sentiment qui porte un nom qui s'appelle l'altérité qui consiste à se mettre à la place de l'autre pour éprouver ces sentiments nous plongeait dans un chagrin immense et je l'ai éprouvé mais bien entendu je ne pouvais pas accepter que ce chagrin puisse se voir ou être décelé parce que nous avions une fonction qui nous imposait de l'exercer dans la plus grande sobriété la plus grande maîtrise et la plus grande retenue. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 22:05Voir 2 autres passages
« Écoutez, moi je suis heureux de la libération de Boualem Sansal car sa détention était une atteinte grave portée à la liberté d'expression et à la liberté aussi de création d'un écrivain et qui est un grand écrivain. Et quiconque est attaché à la liberté d'expression et qui est attaché à voir les écrivains continuer de façon libre et parfois impertinente à secouer les pouvoirs établis, même les plus conservateurs des dirigeants français, je pense au Président Pompidou, n'hésitez pas à dire que les artistes par construction sont subversifs et qu'il est bon qu'ils le soient quelle que soit la nature des pouvoirs en place. Donc c'est une libération qui fait plaisir à tous les amoureux de la liberté, à tous ceux qui sont sensibles aux œuvres de l'esprit humain, à tous ceux qui aiment la littérature. Ensuite, ce qui compte c'est le résultat. On ne va pas faire des polémiques pour savoir si c'est grâce à un tel ou un tel. Parce qu'à l'Allemagne de la France. Je pense que si le Président allemand agit, je n'imagine pas une minute qu'il ait agi sans en parler au Président français et que le Président français ne se soit pas tenu au courant de ce que faisait le Président allemand. C'était une action conjointe, vraisemblablement, je l'imagine, pour avoir été un peu actif dans l'appareil d'État sur des sujets délicats. Je sais que les choses se passent ainsi et par conséquent, il n'y a pas de polémique à enclencher. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 18:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est difficile mais enfin, il faut dire les choses clairement. L'islamisme, c'est une idéologie totalitaire et qui, comme beaucoup d'idéologies totalitaires, est prête à utiliser de la plus grande violence à l'encontre de ceux qui ne la partagent pas. Jusqu'au crime et au crime les plus abjectes. Les premières victimes de cette idéologie totalitaire qu'est l'islamisme, ce sont les musulmans eux-mêmes, dans l'histoire et par leur nombre. Donc, lutter contre l'islamisme, ce n'est pas une manifestation d'islamophobie, contrairement à ce que certains esprits cyniques considèrent, c'est lutter contre les effets de ce totalitarisme sur les musulmans eux-mêmes qui, pour une immense majorité d'entre eux, entendent pratiquer leur religion dans le respect des principes universels, des droits humains, des droits des femmes et du respect des principes de l'état de droit. Donc, il faut dire les choses et il faut que les gouvernements, sans faire peur et en organisant l'administration pour y faire face, se préparent à toute éventualité par la vigilance et la vigilance est d'ailleurs la meilleure manière d'éviter que des tragédies ne se reproduisent. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 15:10Voir 2 autres passages
« Écoutez, moi je suis heureux de la libération de Boualem Sansal car sa détention était une atteinte grave portée à la liberté d'expression et à la liberté aussi de création d'un écrivain et qui est un grand écrivain. Et quiconque est attaché à la liberté d'expression et qui est attaché à voir les écrivains continuer de façon libre et parfois impertinente à secouer les pouvoirs établis, même les plus conservateurs des dirigeants français, je pense au Président Pompidou, n'hésitez pas à dire que les artistes par construction sont subversifs et qu'il est bon qu'ils le soient quelle que soit la nature des pouvoirs en place. Donc c'est une libération qui fait plaisir à tous les amoureux de la liberté, à tous ceux qui sont sensibles aux œuvres de l'esprit humain, à tous ceux qui aiment la littérature. Ensuite, ce qui compte c'est le résultat. On ne va pas faire des polémiques pour savoir si c'est grâce à un tel ou un tel. Parce qu'à l'Allemagne de la France. Je pense que si le Président allemand agit, je n'imagine pas une minute qu'il ait agi sans en parler au Président français et que le Président français ne se soit pas tenu au courant de ce que faisait le Président allemand. C'était une action conjointe, vraisemblablement, je l'imagine, pour avoir été un peu actif dans l'appareil d'État sur des sujets délicats. Je sais que les choses se passent ainsi et par conséquent, il n'y a pas de polémique à enclencher. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 18:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 oct. 2020 au 13 nov. 2025 · 6 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, ça, ce sont des sujets... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 11:41Voir 2 autres passages
« Mais ça dépend des mesures qu'on propose. Je veux dire que toutes les mesures qui sont utiles à la prévention, à la lutte contre le terrorisme doivent être prises. Ce n'est pas moi qui vous dirai le contraire. J'ai eu à le faire lorsque j'étais ministre de l'Intérieur et je l'ai fait systématiquement. Il m'arrive d'ailleurs de constater que ceux qui aujourd'hui sont en situation de responsabilité considèrent que les mesures antiterroristes ont commencé en 2017 et que rien ne s'était passé avant. Alors même que nous avons été amenés, par exemple, à l'occasion de la loi de juillet 2015 sur l'asile, à tout mettre en œuvre pour réduire la durée de traitement des dossiers demandeurs d'asile avec la volonté de ramener de 24 à 9 mois la durée de traitement de ces dossiers pour permettre la reconduite à la frontière de ceux qui ne relevaient pas du statut de réfugié en France. Nous avons également, dans cette loi de juillet 2015, décidé de pouvoir retirer le statut de réfugié à ceux qui en avaient bénéficié et tourner contre notre pays qui les avait accueillis leur violence. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 12:24
« Non mais nous ne devons pas le faire au détriment de la liberté. Si nous le faisions au détriment de la liberté d'ailleurs, nous consacrerions la victoire des terroristes puisque ce que les terroristes veulent faire en nous attaquant, c'est nous pousser à remettre en cause tous les principes de l'état de droit. Donc moi, comme ministre de l'Intérieur, je n'ai jamais considéré que la remise en cause des principes de l'état de droit pour assurer la sécurité des Français devait être un objectif à atteindre. L'objectif à atteindre, c'est d'assurer la sécurité des Français. Et on prend des mesures pour cela. J'ai par exemple été amené en février 2015 à décider de l'expulsion d'un ressortissant tunisien. La Cour européenne des droits de l'homme a sanctionné cette décision mais je ne l'ai pas prise pour apporter la démonstration de ma capacité à être orthogonale aux règles définies par la Convention européenne des droits de l'homme. Je l'ai fait pour protéger les Français. Il s'avère qu'à ce moment-là, il y a eu un différent avec la Cour européenne des droits de l'homme. J'en ai pris acte. Mais le fait d'être en contravention avec les règles européennes, les principes juridiques sur lesquels nous sommes engagés au sein du Conseil de l'Europe ou au sein de l'Union européenne ne doit pas être un objectif. L'objectif, c'est de lutter efficacement contre le terrorisme. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, ça, ce sont des sujets... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 11:41Voir 2 autres passages
« Mais ça dépend des mesures qu'on propose. Je veux dire que toutes les mesures qui sont utiles à la prévention, à la lutte contre le terrorisme doivent être prises. Ce n'est pas moi qui vous dirai le contraire. J'ai eu à le faire lorsque j'étais ministre de l'Intérieur et je l'ai fait systématiquement. Il m'arrive d'ailleurs de constater que ceux qui aujourd'hui sont en situation de responsabilité considèrent que les mesures antiterroristes ont commencé en 2017 et que rien ne s'était passé avant. Alors même que nous avons été amenés, par exemple, à l'occasion de la loi de juillet 2015 sur l'asile, à tout mettre en œuvre pour réduire la durée de traitement des dossiers demandeurs d'asile avec la volonté de ramener de 24 à 9 mois la durée de traitement de ces dossiers pour permettre la reconduite à la frontière de ceux qui ne relevaient pas du statut de réfugié en France. Nous avons également, dans cette loi de juillet 2015, décidé de pouvoir retirer le statut de réfugié à ceux qui en avaient bénéficié et tourner contre notre pays qui les avait accueillis leur violence. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 12:24
« Non mais nous ne devons pas le faire au détriment de la liberté. Si nous le faisions au détriment de la liberté d'ailleurs, nous consacrerions la victoire des terroristes puisque ce que les terroristes veulent faire en nous attaquant, c'est nous pousser à remettre en cause tous les principes de l'état de droit. Donc moi, comme ministre de l'Intérieur, je n'ai jamais considéré que la remise en cause des principes de l'état de droit pour assurer la sécurité des Français devait être un objectif à atteindre. L'objectif à atteindre, c'est d'assurer la sécurité des Français. Et on prend des mesures pour cela. J'ai par exemple été amené en février 2015 à décider de l'expulsion d'un ressortissant tunisien. La Cour européenne des droits de l'homme a sanctionné cette décision mais je ne l'ai pas prise pour apporter la démonstration de ma capacité à être orthogonale aux règles définies par la Convention européenne des droits de l'homme. Je l'ai fait pour protéger les Français. Il s'avère qu'à ce moment-là, il y a eu un différent avec la Cour européenne des droits de l'homme. J'en ai pris acte. Mais le fait d'être en contravention avec les règles européennes, les principes juridiques sur lesquels nous sommes engagés au sein du Conseil de l'Europe ou au sein de l'Union européenne ne doit pas être un objectif. L'objectif, c'est de lutter efficacement contre le terrorisme. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. Vous n'avez pas le droit de pleurer de rage, c'est votre cas ? Moi, j'ai pleuré beaucoup pendant toute cette période-là mais seul et j'ai pleuré sur tout le chagrin parce que j'ai moi-même une famille, des enfants qui auraient pu se trouver au Pataclan ce soir-là et par conséquence que je vivais mais comme tous les Français, ce n'était pas parce que j'étais ministre de l'Intérieur, tous les Français éprouvaient cela. C'est le sentiment que nous aurions pu nous-mêmes être touchés et que nous pourrions l'être demain et ce sentiment qui porte un nom qui s'appelle l'altérité qui consiste à se mettre à la place de l'autre pour éprouver ces sentiments nous plongeait dans un chagrin immense et je l'ai éprouvé mais bien entendu je ne pouvais pas accepter que ce chagrin puisse se voir ou être décelé parce que nous avions une fonction qui nous imposait de l'exercer dans la plus grande sobriété la plus grande maîtrise et la plus grande retenue. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 22:05Voir 2 autres passages
« Si ça ne vous ennuie pas, je vais autoriser une réponse, qu'il soit une réponse de gauche. Bon, si on veut une réforme qui soit une réforme de gauche, il faut que plusieurs conditions soient réunies. La première condition c'est qu'il n'y a pas de réforme de gauche quand il n'y a pas de démocratie sociale qui fonctionne. Une réforme de gauche c'est une réforme qui doit reposer sur un dialogue extrêmement approfondi entre les organisations syndicales et les organisations patronales et les ministères concernés de manière à faire en sorte que la réforme soit juste. Donc nous avons un rapport qui est le rapport du comité d'orientation des retraites. Je ne sais pas si vous l'avez lu ce rapport mais il est d'une extrême complexité. Il n'est pas tout à fait conclusif puisqu'il est... Il se garde bien d'apporter les solutions. Exactement. Et donc il faut soumettre les conclusions de ce rapport au dialogue social. J'avais compris que la réunion de la convention nationale de refondation était le témoignage de la volonté du président de la République d'organiser le dialogue le plus large autour de ces enjeux. Mais on réunit la convention nationale puis on explique qu'on va faire passer par un amendement au PLFSS à coup de 49.3 la réforme. Tout ça est totalement incohérent. Donc si on veut qu'il y ait une réforme qui soit possible et qui fasse l'objet d'un compromis parce qu'une bonne réforme est une réforme qui fait l'objet d'un compromis... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 4:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Deux, pas d'âge pivot. Et trois, un contenu dans la réforme qui permet d'engranger par le compromis des progrès en matière de pénibilité, en matière de départ anticipé, en matière de reconnaissance des conditions de travail difficiles. Une réforme n'est bonne que dès lors qu'elle permet d'engager un compromis par le dialogue en engrangeant des avancées et en prenant aussi des responsabilités sur des sujets qui sont des sujets difficiles parce qu'il n'y a pas de possibilité d'avoir des retraites par répartition si on ne rétablit pas l'équilibre des comptes. Aucun responsable politique, quelle que soit sa sensibilité, peut dire autre chose s'il est responsable. Et donc durée de cotisation ? C'est une piste parmi d'autres, mais en tous les cas, toutes les pistes doivent être mises sur la table et il ne peut pas y avoir d'allongement de la durée de cotisation si en contrepartie, il n'y a pas des progrès sociaux significatifs engrangés. Et tout ça se fait par le dialogue social. Ça s'appelle la démocratie sociale. C'était un principe reconnu d'ailleurs dans la constitution de 1946. La démocratie est en panne depuis plusieurs années. Nous avons vu au cours du précédent quinquennat que les syndicats n'avaient quasiment jamais été réunis sur un grand agenda social qui permette d'engranger ces progrès par les compromis. Il est temps de revenir à la démocratie sociale sans laquelle il n'y a pas de réforme possible. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 6:51Voir 2 autres passages
« Je ne suis pas favorable à des réformes parcellaires au cas par cas. Je pense qu'il y a une crise démocratique, que cette crise démocratique peut poser le problème du cumul des mandats, en même temps du rehaussement du rôle du Parlement, notamment dans ses missions de contrôle. Mais ces réformes-là doivent se faire dans un cadre global, après une discussion approfondie, avec l'ensemble des formations politiques, parce que la modernisation de la vie politique, elle ne peut se faire que dans le cadre, là aussi, d'un minimum de compromis. C'est comme la réforme des retraites, ce ne sont pas des opérations au coup par coup qui ne créent plus de confusion, qu'elles ne créent de cohérence et de capacité de notre pays à recréer les conditions de la confiance avec les Français. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 23:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si ça ne vous ennuie pas, je vais autoriser une réponse, qu'il soit une réponse de gauche. Bon, si on veut une réforme qui soit une réforme de gauche, il faut que plusieurs conditions soient réunies. La première condition c'est qu'il n'y a pas de réforme de gauche quand il n'y a pas de démocratie sociale qui fonctionne. Une réforme de gauche c'est une réforme qui doit reposer sur un dialogue extrêmement approfondi entre les organisations syndicales et les organisations patronales et les ministères concernés de manière à faire en sorte que la réforme soit juste. Donc nous avons un rapport qui est le rapport du comité d'orientation des retraites. Je ne sais pas si vous l'avez lu ce rapport mais il est d'une extrême complexité. Il n'est pas tout à fait conclusif puisqu'il est... Il se garde bien d'apporter les solutions. Exactement. Et donc il faut soumettre les conclusions de ce rapport au dialogue social. J'avais compris que la réunion de la convention nationale de refondation était le témoignage de la volonté du président de la République d'organiser le dialogue le plus large autour de ces enjeux. Mais on réunit la convention nationale puis on explique qu'on va faire passer par un amendement au PLFSS à coup de 49.3 la réforme. Tout ça est totalement incohérent. Donc si on veut qu'il y ait une réforme qui soit possible et qui fasse l'objet d'un compromis parce qu'une bonne réforme est une réforme qui fait l'objet d'un compromis... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 4:45Voir 1 autre passage
« Non mais ce débat, il existe avant le procès, il existait même dans les secondes, les minutes qui suivaient les attentats pendant toute la période où j'étais ministre de l'Intérieur. Je me souviens que lorsque un attentat survenait et que je quittais le ministère de l'Intérieur pour aller à l'Elysée à pied, j'avais le mur des caméras avec tous vos confrères dont la première question était systématiquement où est la faille ? Avant même que nous n'ayions commencé à analyser. On est cinq ans après. Bien sûr, mais donc, c'est tout ça pour vous dire non pas que ces questions n'avaient pas lieu de se poser, mais que ces questions ont toujours été là, qu'elles ont été là avant le procès, qu'elles seront présentes pendant le procès, que nous continuerons à travers le travail des journalistes, des historiens, des observateurs à analyser ce qu'ont été les manquements ou les difficultés et en même temps, il faut bien comprendre, je l'explique dans mon livre, je l'expliquais au Parlement tout au long de la période où j'étais ministre de l'Intérieur et aujourd'hui encore, nous étions dans une course contre la montre, il fallait rehausser les... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 16:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Attendez, il faut qu'il y ait ce dialogue. Les syndicats réformistes et je pense notamment à la CFDT s'est rendu à la réunion du Conseil national de la refondation et Laurent Berger ce week-end a dit son étonnement après que cette réunion avait eu lieu de voir que la méthode avait changé. Donc il faut de la cohérence et de la constance. Deuxièmement, il ne peut pas y avoir de réforme des retraites qui soit perçue à juste titre par les français comme un recul. Si quand on dit réforme, les français comprennent recul, c'est que la réforme est mauvaise. C'est-à-dire 64 ou 65 ans pour vous, c'est un chiffon rouge. Il ne peut pas y avoir... L'âge pivot est pour moi inacceptable parce que ça voudrait dire que quiconque a commencé à travailler tôt dans des métiers pénibles ne pourra pas prendre sa retraite dans des conditions qui tiennent compte de la pénibilité du travail qu'il a accompli et des difficultés auxquelles il a été compliquée. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 5:58Voir 2 autres passages
« Ce qui me fait dire ça, c'est que je vois bien qu'il y a un processus d'affaissement, d'abaissement de la pensée républicaine et que je vois aussi dans la société des courants de pensée, des individus, des responsables politiques, qui ont tendance à expliquer que la République, ce n'est pas justement l'unité, l'indivisibilité qui est inscrite dans le titre de la Constitution. Ce sont les indigénistes, ce sont les communautaristes, ce sont ceux qui, à l'extrême droite ou à l'extrême gauche, il y en a de nombreux à l'extrême gauche, qui expliquent que la République, tout entière dans ses institutions, est organisée pour discriminer, pour humilier. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 5:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il n'y a aucune solidarité qui se matérialise en période de guerre qui n'ait de conséquence sur ceux qui veulent cette solidarité. C'est illusoire de penser que la solidarité à l'égard du peuple ukrainien sera sans conséquences dans nos pays. Il y aura bien entendu des conséquences et c'est logique sinon la solidarité est un mot sans contenu qui ne se traduit finalement que par des paroles et par aucun acte. Donc matériellement, mécaniquement, le soutien que nous apportons aux Ukrainiens peut avoir des conséquences sur nous. C'est le sacrifice que nous faisons en vertu de la solidarité que nous manifestons à l'égard de ce peuple qui se bat pour le droit de pouvoir déterminer pour lui-même son propre destin. Mais en même temps, ces sanctions ont aussi une efficacité. Et quand il y a 600 milliards d'euros de réserves détenues par des banques étrangères qui sont immobilisées, ça a des conséquences sur la possibilité pour le gouvernement russe de poursuivre son effort de guerre. Lorsque nous décidons de ne plus commercer avec la Russie et que dans un certain nombre de domaines essentiels, je pense aux composants électroniques, à des éléments industriels dont la Russie peut avoir besoin pour poursuivre son effort de guerre, nous disons non et nous refusons de continuer à avoir des relations commerciales. Ça prive la Russie de la possibilité de mener cette guerre dans des conditions qui lui soient favorables. Donc tout ça a un sens, même si je conviens que les sanctions à elles seules ne peuvent pas tout régler. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 1:01Voir 2 autres passages
« Et j'ai écrit ce livre pour elle comme pour l'ensemble des victimes de ces attentats. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Cazeneuve : "La déchéance de nationalité a été une erreur funeste"Vérifier à 10:54
« Vous savez, parfois, quand vous connaissez bien les acteurs, vous savez ce qu'ils vont dire avant qu'ils ne s'expriment. Et vous n'êtes pas étonné. Donc je l'ai trouvé tel qu'en lui-même. Je sais quelle est sa politique. On sait ce qu'il veut faire. Il l'a parfaitement assumé hier. Il y avait dans la manière dont il a exprimé les choses de la conviction, souvent du talent. Mais moi, j'ai avec ce qu'il veut faire un certain nombre de désaccords. Et je les exprime parce que je pense que si l'on veut que le pays réussisse, c'est que la politique du président de la République réussisse. Et moi, je le souhaite. Je ne suis pas dans l'hostilité au président de la République ni à son gouvernement. Je suis dans la volonté que le pays réussisse. Alors il faut pouvoir dire ce que l'on croit juste. Et ce qui me préoccupe, je vais vous le dire, c'est qu'il y a dans la politique mise en œuvre une préoccupation de la justice que je ne vois pas affirmer suffisamment. Dans le budget notamment. Et je vais prendre des exemples très concrets dont il n'a pas été question une minute, en tous les cas de façon précise, hier. Lorsque l'on décide, alors que l'on a expliqué il y a trois mois de cela, à peine, que la situation des finances publiques était épouvantable, de mettre en place 4,5 milliards d'allègements d'impôts sur les plus riches des contribuables français. 3,5 milliards au titre de l'impôt sur la fortune et 1,5 milliard au titre de ce qu'on appelle la flat tax. Et que dans le même temps, on fait plus de 3 milliards, 3,5 milliards d'augmentation de la CSG sur les retraités les plus modestes des français. Est-ce juste, lorsque l'on crée les conditions par ces mesures fiscales, qu'une personne qui a un patrimoine de 400 millions d'euros voit son impôt réduit de 6 millions d'euros par an, alors que dans le même temps un couple de retraités qui est à un peu plus de 2 000 euros verra sa CSG augmenter de 600 euros. Est-ce juste, lorsque l'on voit par exemple que par la mesure de modification de la fiscalité applicable au capital, cette flat tax justement dont je parlais à l'instant, ceux qui tirent leur revenu du capital, de la rente, seront imposés à 12,8% alors que les plus modestes des français, dont le revenu est de 9 700 euros, seront eux imposés à 14%, est-ce juste ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Deux, pas d'âge pivot. Et trois, un contenu dans la réforme qui permet d'engranger par le compromis des progrès en matière de pénibilité, en matière de départ anticipé, en matière de reconnaissance des conditions de travail difficiles. Une réforme n'est bonne que dès lors qu'elle permet d'engager un compromis par le dialogue en engrangeant des avancées et en prenant aussi des responsabilités sur des sujets qui sont des sujets difficiles parce qu'il n'y a pas de possibilité d'avoir des retraites par répartition si on ne rétablit pas l'équilibre des comptes. Aucun responsable politique, quelle que soit sa sensibilité, peut dire autre chose s'il est responsable. Et donc durée de cotisation ? C'est une piste parmi d'autres, mais en tous les cas, toutes les pistes doivent être mises sur la table et il ne peut pas y avoir d'allongement de la durée de cotisation si en contrepartie, il n'y a pas des progrès sociaux significatifs engrangés. Et tout ça se fait par le dialogue social. Ça s'appelle la démocratie sociale. C'était un principe reconnu d'ailleurs dans la constitution de 1946. La démocratie est en panne depuis plusieurs années. Nous avons vu au cours du précédent quinquennat que les syndicats n'avaient quasiment jamais été réunis sur un grand agenda social qui permette d'engranger ces progrès par les compromis. Il est temps de revenir à la démocratie sociale sans laquelle il n'y a pas de réforme possible. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 6:51
« Oui, mais il faut s'émanciper par le travail, et par tout ce que l'autonomie par le travail permet de vivre par ailleurs, la culture, le loisir, le sport, l'épanouissement personnel. Je ne connais personne qui se soit épanoui dans la paresse totale, ça n'existe pas. qu'il y ait un droit à faire une pause dans la vie, à avoir accès au loisir. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 17:23
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
« Écoutez, moi je suis heureux de la libération de Boualem Sansal car sa détention était une atteinte grave portée à la liberté d'expression et à la liberté aussi de création d'un écrivain et qui est un grand écrivain. Et quiconque est attaché à la liberté d'expression et qui est attaché à voir les écrivains continuer de façon libre et parfois impertinente à secouer les pouvoirs établis, même les plus conservateurs des dirigeants français, je pense au Président Pompidou, n'hésitez pas à dire que les artistes par construction sont subversifs et qu'il est bon qu'ils le soient quelle que soit la nature des pouvoirs en place. Donc c'est une libération qui fait plaisir à tous les amoureux de la liberté, à tous ceux qui sont sensibles aux œuvres de l'esprit humain, à tous ceux qui aiment la littérature. Ensuite, ce qui compte c'est le résultat. On ne va pas faire des polémiques pour savoir si c'est grâce à un tel ou un tel. Parce qu'à l'Allemagne de la France. Je pense que si le Président allemand agit, je n'imagine pas une minute qu'il ait agi sans en parler au Président français et que le Président français ne se soit pas tenu au courant de ce que faisait le Président allemand. C'était une action conjointe, vraisemblablement, je l'imagine, pour avoir été un peu actif dans l'appareil d'État sur des sujets délicats. Je sais que les choses se passent ainsi et par conséquent, il n'y a pas de polémique à enclencher. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 18:15
« Si ça ne vous ennuie pas, je vais autoriser une réponse, qu'il soit une réponse de gauche. Bon, si on veut une réforme qui soit une réforme de gauche, il faut que plusieurs conditions soient réunies. La première condition c'est qu'il n'y a pas de réforme de gauche quand il n'y a pas de démocratie sociale qui fonctionne. Une réforme de gauche c'est une réforme qui doit reposer sur un dialogue extrêmement approfondi entre les organisations syndicales et les organisations patronales et les ministères concernés de manière à faire en sorte que la réforme soit juste. Donc nous avons un rapport qui est le rapport du comité d'orientation des retraites. Je ne sais pas si vous l'avez lu ce rapport mais il est d'une extrême complexité. Il n'est pas tout à fait conclusif puisqu'il est... Il se garde bien d'apporter les solutions. Exactement. Et donc il faut soumettre les conclusions de ce rapport au dialogue social. J'avais compris que la réunion de la convention nationale de refondation était le témoignage de la volonté du président de la République d'organiser le dialogue le plus large autour de ces enjeux. Mais on réunit la convention nationale puis on explique qu'on va faire passer par un amendement au PLFSS à coup de 49.3 la réforme. Tout ça est totalement incohérent. Donc si on veut qu'il y ait une réforme qui soit possible et qui fasse l'objet d'un compromis parce qu'une bonne réforme est une réforme qui fait l'objet d'un compromis... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 4:45
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 13:30
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 13:30
« Attendez, il faut qu'il y ait ce dialogue. Les syndicats réformistes et je pense notamment à la CFDT s'est rendu à la réunion du Conseil national de la refondation et Laurent Berger ce week-end a dit son étonnement après que cette réunion avait eu lieu de voir que la méthode avait changé. Donc il faut de la cohérence et de la constance. Deuxièmement, il ne peut pas y avoir de réforme des retraites qui soit perçue à juste titre par les français comme un recul. Si quand on dit réforme, les français comprennent recul, c'est que la réforme est mauvaise. C'est-à-dire 64 ou 65 ans pour vous, c'est un chiffon rouge. Il ne peut pas y avoir... L'âge pivot est pour moi inacceptable parce que ça voudrait dire que quiconque a commencé à travailler tôt dans des métiers pénibles ne pourra pas prendre sa retraite dans des conditions qui tiennent compte de la pénibilité du travail qu'il a accompli et des difficultés auxquelles il a été compliquée. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 5:58
« La question environnementale est fondamentale. L'avenir de la planète doit faire l'objet d'une mobilisation absolue. Mais nous ne pouvons pas, sur la question de la justice sociale, considérer que la question environnementale est tellement importante que nous pouvons nous priver de croissance, nous pouvons nous priver de redistribution. Nous ne sommes plus en situation d'assurer par la redistribution davantage de justice sociale. La gauche ne peut pas renoncer à la question de la justice sociale. Elle doit en même temps créer les conditions sur la question environnementale d'être imaginative, offensive. C'est l'objet de l'article assez long que j'ai écrit dans le débat il y a de cela quelques semaines et qui essaie de créer les conditions de cette synthèse entre l'ambition pour la planète, l'ambition de justice et comment est-ce qu'on crée cette synthèse en définissant les conditions d'une croissance sûre et sobre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Cazeneuve : "La déchéance de nationalité a été une erreur funeste"Vérifier à 19:34
« Je crois qu'il ne faut pas faire ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Cazeneuve : "La déchéance de nationalité a été une erreur funeste"Vérifier à 25:01
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Cazeneuve : "La nouvelle majorité mène une politique avec le sentiment que tout a commencé avec elle"Vérifier à 3:38