Bernard Cazeneuve — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
23 mars 2016 au 10 sept. 2026
Questions
81
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 81 questions évaluables
Réponse directe
46
Réponse partielle
11
Réponse à côté
21
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 81
Question 1Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Vous dites que la situation est grave, il y a des problèmes budgétaires, et des problèmes de pouvoir d'achat, bien sûr, pour les Français, notamment sur le prix de carburant, qui sont au plus haut depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Michel-Edouard Leclerc, par exemple, propose le plafonnement des prix des carburants, donc on imagine que ce serait au gouvernement de renier sur les taxes. Est-ce qu'il doit le faire, d'après vous
Réponse directe
Il y a deux types de propositions qui sont aujourd'hui sur le métier. blocage des prix, consiste à bloquer les prix des carburants que nous ne produissons pas et que nous importons. Donc nous ne sommes pas en situation de fournir la matière première pétrolière dont nous décidons de bloquer les prix. Par conséquent, nous prenons le risque avec cette position de créer les conditions d'une pénurie et d'une tension extraordinaire. Il n pas de raison que ceux qui nous fournissent le pétrole continuent à le fournir si nous bloquons les prix. Alors on dira, certes, il y a des réserves, on pourrait puiser dans les réserves, mais compte tenu du fait que la crise se prolonge à Hormuz, et que nous som…
« blocage des prix, »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« confrontés à un processus d'affaissement et de balkanisation du camp républicain. Quel que soit le candidat qui percera qui sortira il ne pourra pas parvenir à gagner l'élection face au rassemblement national s'il ne crée pas les conditions d'un large rassemblement. et ce rassemblement ne pourra pas permettre de gouverner le pays »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 21:29
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 11:14
« des carburants que nous ne produissons pas et que nous importons. Donc nous ne sommes pas en situation »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 11:18
Question 2Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
C'est quoi ?
Réponse à côté
Mais qui vous a dit que je pensais
« Mais qui vous a dit que je pensais »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 16:45
Question 3Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Vous appelez à dites-vous une coalition des engagés c'est comme ça que vous l'appelez et vous dites qui rassemblerait la gauche qui veut gouverner je vous cite les républicains du centre et les modérés. Concrètement c'est qui ?
Réponse à côté
Vous êtes un observateur de la politique française donc vous voyez bien quelle est la réalité. Aujourd'hui nous sommes dans un contexte politique où la confrontation entre les deux dégagistes s'annonce. Elle s'annonce pourquoi ? Parce que nous sommes dans une situation de balkanisation confrontés à un processus d'affaissement et de balkanisation du camp républicain. Quel que soit le candidat qui percera qui sortira il ne pourra pas parvenir à gagner l'élection face au rassemblement national s'il ne crée pas les conditions d'un large rassemblement. et ce rassemblement ne pourra pas permettre de gouverner le pays le président de la république qui sortira des urnes ne crée pas autour de lui le…
« Vous êtes un observateur de la politique française donc vous voyez bien quelle est la réalité. Aujourd'hui nous sommes dans un contexte politique où la confrontation entre les deux dégagistes s'annonce. Elle s'annonce pourquoi ? Parce que nous sommes dans une situation de balkanisation »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 21:14Voir 2 autres passages
« confrontés à un processus d'affaissement et de balkanisation du camp républicain. Quel que soit le candidat qui percera qui sortira il ne pourra pas parvenir à gagner l'élection face au rassemblement national s'il ne crée pas les conditions d'un large rassemblement. et ce rassemblement ne pourra pas permettre de gouverner le pays »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 21:29
« le président de la république qui sortira des urnes ne crée pas autour de lui les conditions de la constitution comme cela se fait dans un certain nombre de démocratie européenne d'une grande coalition pour prendre des décisions qui doivent être »
Question 4Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
cette situation, vous dites que les oppositions doivent prendre leurs responsabilités
Réponse partielle
dis, c'est que quand on est dans une situation d'extrêmes tensions politiques, d'émiettement des forces, de confusion, et de possibles chaos institutionnels, tous ceux qui sont préoccupés avant tout du sort du pays ne peuvent pas ajouter de la difficulté politique à la difficulté politique en créant les conditions d'une crise du régime. Nous sommes à quelques mois...
« d'extrêmes tensions politiques, d'émiettement des forces, de confusion, et de possibles chaos institutionnels, tous ceux qui sont préoccupés avant tout du sort du pays ne peuvent pas ajouter de la difficulté politique à la difficulté politique en créant les conditions d'une crise du régime. Nous sommes à quelques mois... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 9:39
Question 5Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
que j'étais le seul à pouvoir faire ça ?
Réponse à côté
un moment donné, dans la vie politique, une personnalité rencontre des circonstances. je pense que cette personnalité rencontre d'autant plus facilement ces circonstances qu'elle est sincère, totalement désintéressée, que le sens de la nation chez elle l'emporte sur le sens d'elle-même, que si elle est dans une démarche qui favorise avant tout le règlement des problèmes du pays plutôt que les manœuvres d'appareils ou de petites opérations pour soi-même, et si tout cela n'est pas réuni, il n a pas de sauveur et il 'y a pas de recours. Donc, moi, je suis dans une démarche sincère qui consiste à dire aux Français qu'il y a des problèmes que nous devons régler. Ces problèmes, pour les régler, n…
« un moment donné, dans la vie politique, une personnalité rencontre des circonstances. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 16:54Voir 2 autres passages
« je pense que cette personnalité rencontre d'autant plus facilement ces circonstances qu'elle est sincère, totalement désintéressée, que le sens de la nation chez elle l'emporte sur le sens d'elle-même, que si elle est dans une démarche qui favorise avant tout le règlement des problèmes du pays plutôt que les manœuvres d'appareils ou de petites opérations pour soi-même, et si tout cela n'est pas réuni, il n »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 17:00
« a pas de sauveur et il »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Question 6Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
C'est le syndrome du sauveur ?
Réponse à côté
Mais qui vous a dit que je pensais
« Mais qui vous a dit que je pensais »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 16:45
Question 7Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Vous comprenez que c'est grave à ce moment-là ?
Réponse directe
Oui, un attentat terroriste dans le contexte que nous traversons. Nous sommes dans une course contre la montre pour éviter que d'autres attentats ne surviennent. Cette course contre la montre, elle est au Parlement, elle est dans les services, elle est dans la logique interministérielle, elle est dans la relation avec les autres pays de l'Union Européenne pour que les mesures qui doivent être prises soient prises. Ils ont bien entendu tant à l'événement.
« Oui, un attentat terroriste dans le contexte que nous traversons. Nous sommes dans une course contre la montre pour éviter que d'autres attentats ne surviennent. Cette course contre la montre, elle est au Parlement, elle est dans les services, elle est dans la logique interministérielle, elle est dans la relation avec les autres pays de l'Union Européenne pour que les mesures qui doivent être prises soient prises. Ils ont bien entendu tant à l'événement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 3:12
Question 8Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
est-ce que vous avez eu un contre-coup ensuite ?
Réponse directe
Oui, bien sûr, il y a eu beaucoup de chagrin, de peine et pendant toute cette période, au moment même des attentats, la seule chose que nous devions nous imposer à nous-mêmes, c'est que nul ne s'en rende compte et ne le sache, nos fonctions ne permettaient pas que...
« Oui, bien sûr, il y a eu beaucoup de chagrin, de peine et pendant toute cette période, au moment même des attentats, la seule chose que nous devions nous imposer à nous-mêmes, c'est que nul ne s'en rende compte et ne le sache, nos fonctions ne permettaient pas que... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 21:46
Question 9Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Vous dites parce que ça faisait depuis des mois que la France s'attendait à être frappée ou redoutait d'être frappée. À ce moment-là, vous vous dites « on y est ».
Réponse directe
Mais la France a déjà été frappée au mois de janvier 2015 de façon cruelle. Le pays a été sous le choc, les Français ont montré leur unité. Et au cours de tous les mois qui séparent janvier de novembre 2015, nous sommes avec l'ensemble des ministères, sous l'autorité du président de la République et du Premier ministre, dans la volonté d'éviter que d'autres tragédies ne se produisent. Mais tous les pays de l'Union Européenne savent que Daesh est organisé à Raqqa pour projeter des commandos sur le territoire de l'Union Européenne et commettre des crimes en nombre et des tueries de masse. Et par conséquent, nous sommes dans une vigilance absolue pour éviter que ça se produise. Et quand l'info…
« Mais la France a déjà été frappée au mois de janvier 2015 de façon cruelle. Le pays a été sous le choc, les Français ont montré leur unité. Et au cours de tous les mois qui séparent janvier de novembre 2015, nous sommes avec l'ensemble des ministères, sous l'autorité du président de la République et du Premier ministre, dans la volonté d'éviter que d'autres tragédies ne se produisent. Mais tous les pays de l'Union Européenne savent que Daesh est organisé à Raqqa pour projeter des commandos sur le territoire de l'Union Européenne et commettre des crimes en nombre et des tueries de masse. Et par conséquent, nous sommes dans une vigilance absolue pour éviter que ça se produise. Et quand l'information m'est donnée, je comprends que nous sommes face à un nouvel événement qui est une dimension de tragédie. Et nous apprendrons par la suite, c'est-à-dire que lorsque je quitte Beauvau pour rejoindre le président de la République au Stade de France, le préfet de police m'appelle de nouveau pour m'annoncer qu'il y a des tirs sur les terrasses des cafés dans le 11e arrondissement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 3:38
Question 10Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Est-ce que vous pensez que le départ de Bruno Retailleau qui prônait la méthode ferme face à l'Algérie a pu faciliter cette libération ?
Réponse à côté
Honnêtement, je n'en sais rien. En tous les cas, ce que je constate, c'est que Boilem Sansal a été libéré après que les déclarations, les polémiques, les mises en cause se sont eues parce que la diplomatie efficace n'est pas nécessairement une diplomatie cathodique. Et donc, je pense que ce qui s'est passé au cours des dernières semaines a conduit à une action diplomatique discrète et efficace qui se traduit par un résultat heureux et il faut aujourd'hui saluer ce résultat. Même si Christophe Glez que ce combat doit se poursuivre, qu'il y a encore beaucoup à faire et beaucoup à obtenir et il faut mieux utiliser les méthodes qui marchent plutôt que celles qui échouent.
« Honnêtement, je n'en sais rien. En tous les cas, ce que je constate, c'est que Boilem Sansal a été libéré après que les déclarations, les polémiques, les mises en cause se sont eues parce que la diplomatie efficace n'est pas nécessairement une diplomatie cathodique. Et donc, je pense que ce qui s'est passé au cours des dernières semaines a conduit à une action diplomatique discrète et efficace qui se traduit par un résultat heureux et il faut aujourd'hui saluer ce résultat. Même si Christophe Glez »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 19:46Voir 1 autre passage
« que ce combat doit se poursuivre, qu'il y a encore beaucoup à faire et beaucoup à obtenir et il faut mieux utiliser les méthodes qui marchent plutôt que celles qui échouent. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 20:18
Question 11Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Est-ce que vous êtes soulagé aujourd'hui ?
Réponse à côté
Écoutez, moi je suis heureux de la libération de Boualem Sansal car sa détention était une atteinte grave portée à la liberté d'expression et à la liberté aussi de création d'un écrivain et qui est un grand écrivain. Et quiconque est attaché à la liberté d'expression et qui est attaché à voir les écrivains continuer de façon libre et parfois impertinente à secouer les pouvoirs établis, même les plus conservateurs des dirigeants français, je pense au Président Pompidou, n'hésitez pas à dire que les artistes par construction sont subversifs et qu'il est bon qu'ils le soient quelle que soit la nature des pouvoirs en place. Donc c'est une libération qui fait plaisir à tous les amoureux de la li…
« Écoutez, moi je suis heureux de la libération de Boualem Sansal car sa détention était une atteinte grave portée à la liberté d'expression et à la liberté aussi de création d'un écrivain et qui est un grand écrivain. Et quiconque est attaché à la liberté d'expression et qui est attaché à voir les écrivains continuer de façon libre et parfois impertinente à secouer les pouvoirs établis, même les plus conservateurs des dirigeants français, je pense au Président Pompidou, n'hésitez pas à dire que les artistes par construction sont subversifs et qu'il est bon qu'ils le soient quelle que soit la nature des pouvoirs en place. Donc c'est une libération qui fait plaisir à tous les amoureux de la liberté, à tous ceux qui sont sensibles aux œuvres de l'esprit humain, à tous ceux qui aiment la littérature. Ensuite, ce qui compte c'est le résultat. On ne va pas faire des polémiques pour savoir si c'est grâce à un tel ou un tel. Parce qu'à l'Allemagne de la France. Je pense que si le Président allemand agit, je n'imagine pas une minute qu'il ait agi sans en parler au Président français et que le Président français ne se soit pas tenu au courant de ce que faisait le Président allemand. C'était une action conjointe, vraisemblablement, je l'imagine, pour avoir été un peu actif dans l'appareil d'État sur des sujets délicats. Je sais que les choses se passent ainsi et par conséquent, il n'y a pas de polémique à enclencher. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 18:15
Question 12Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Est-ce que c'est difficile de pointer l'islamisme pour la classe politique, pour la société ?
Réponse directe
C'est difficile mais enfin, il faut dire les choses clairement. L'islamisme, c'est une idéologie totalitaire et qui, comme beaucoup d'idéologies totalitaires, est prête à utiliser de la plus grande violence à l'encontre de ceux qui ne la partagent pas. Jusqu'au crime et au crime les plus abjectes. Les premières victimes de cette idéologie totalitaire qu'est l'islamisme, ce sont les musulmans eux-mêmes, dans l'histoire et par leur nombre. Donc, lutter contre l'islamisme, ce n'est pas une manifestation d'islamophobie, contrairement à ce que certains esprits cyniques considèrent, c'est lutter contre les effets de ce totalitarisme sur les musulmans eux-mêmes qui, pour une immense majorité d'ent…
« C'est difficile mais enfin, il faut dire les choses clairement. L'islamisme, c'est une idéologie totalitaire et qui, comme beaucoup d'idéologies totalitaires, est prête à utiliser de la plus grande violence à l'encontre de ceux qui ne la partagent pas. Jusqu'au crime et au crime les plus abjectes. Les premières victimes de cette idéologie totalitaire qu'est l'islamisme, ce sont les musulmans eux-mêmes, dans l'histoire et par leur nombre. Donc, lutter contre l'islamisme, ce n'est pas une manifestation d'islamophobie, contrairement à ce que certains esprits cyniques considèrent, c'est lutter contre les effets de ce totalitarisme sur les musulmans eux-mêmes qui, pour une immense majorité d'entre eux, entendent pratiquer leur religion dans le respect des principes universels, des droits humains, des droits des femmes et du respect des principes de l'état de droit. Donc, il faut dire les choses et il faut que les gouvernements, sans faire peur et en organisant l'administration pour y faire face, se préparent à toute éventualité par la vigilance et la vigilance est d'ailleurs la meilleure manière d'éviter que des tragédies ne se reproduisent. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 15:10
Question 13Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Est-ce que, comme Sébastien Lecornu, vous dites, c'est grâce à la méthode du Président ?
Réponse partielle
Écoutez, moi je suis heureux de la libération de Boualem Sansal car sa détention était une atteinte grave portée à la liberté d'expression et à la liberté aussi de création d'un écrivain et qui est un grand écrivain. Et quiconque est attaché à la liberté d'expression et qui est attaché à voir les écrivains continuer de façon libre et parfois impertinente à secouer les pouvoirs établis, même les plus conservateurs des dirigeants français, je pense au Président Pompidou, n'hésitez pas à dire que les artistes par construction sont subversifs et qu'il est bon qu'ils le soient quelle que soit la nature des pouvoirs en place. Donc c'est une libération qui fait plaisir à tous les amoureux de la li…
« Écoutez, moi je suis heureux de la libération de Boualem Sansal car sa détention était une atteinte grave portée à la liberté d'expression et à la liberté aussi de création d'un écrivain et qui est un grand écrivain. Et quiconque est attaché à la liberté d'expression et qui est attaché à voir les écrivains continuer de façon libre et parfois impertinente à secouer les pouvoirs établis, même les plus conservateurs des dirigeants français, je pense au Président Pompidou, n'hésitez pas à dire que les artistes par construction sont subversifs et qu'il est bon qu'ils le soient quelle que soit la nature des pouvoirs en place. Donc c'est une libération qui fait plaisir à tous les amoureux de la liberté, à tous ceux qui sont sensibles aux œuvres de l'esprit humain, à tous ceux qui aiment la littérature. Ensuite, ce qui compte c'est le résultat. On ne va pas faire des polémiques pour savoir si c'est grâce à un tel ou un tel. Parce qu'à l'Allemagne de la France. Je pense que si le Président allemand agit, je n'imagine pas une minute qu'il ait agi sans en parler au Président français et que le Président français ne se soit pas tenu au courant de ce que faisait le Président allemand. C'était une action conjointe, vraisemblablement, je l'imagine, pour avoir été un peu actif dans l'appareil d'État sur des sujets délicats. Je sais que les choses se passent ainsi et par conséquent, il n'y a pas de polémique à enclencher. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 18:15
Question 14Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Vous n'aviez pas le droit de pleurer ?
Réponse directe
Non. Vous n'avez pas le droit de pleurer de rage, c'est votre cas ? Moi, j'ai pleuré beaucoup pendant toute cette période-là mais seul et j'ai pleuré sur tout le chagrin parce que j'ai moi-même une famille, des enfants qui auraient pu se trouver au Pataclan ce soir-là et par conséquence que je vivais mais comme tous les Français, ce n'était pas parce que j'étais ministre de l'Intérieur, tous les Français éprouvaient cela. C'est le sentiment que nous aurions pu nous-mêmes être touchés et que nous pourrions l'être demain et ce sentiment qui porte un nom qui s'appelle l'altérité qui consiste à se mettre à la place de l'autre pour éprouver ces sentiments nous plongeait dans un chagrin immense e…
« Non. Vous n'avez pas le droit de pleurer de rage, c'est votre cas ? Moi, j'ai pleuré beaucoup pendant toute cette période-là mais seul et j'ai pleuré sur tout le chagrin parce que j'ai moi-même une famille, des enfants qui auraient pu se trouver au Pataclan ce soir-là et par conséquence que je vivais mais comme tous les Français, ce n'était pas parce que j'étais ministre de l'Intérieur, tous les Français éprouvaient cela. C'est le sentiment que nous aurions pu nous-mêmes être touchés et que nous pourrions l'être demain et ce sentiment qui porte un nom qui s'appelle l'altérité qui consiste à se mettre à la place de l'autre pour éprouver ces sentiments nous plongeait dans un chagrin immense et je l'ai éprouvé mais bien entendu je ne pouvais pas accepter que ce chagrin puisse se voir ou être décelé parce que nous avions une fonction qui nous imposait de l'exercer dans la plus grande sobriété la plus grande maîtrise et la plus grande retenue. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 22:05
Question 15Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Vous avez peur pour vos hommes à ce moment-là ?
Réponse à côté
Constamment pendant toute cette crise. Et d'ailleurs, ce témoignage qui vient d'être diffusé montre le niveau de courage, d'abnégation des policiers, des gendarmes qui sont intervenus tout au long de la crise terroriste pour sauver des vies. Ce sentiment de l'abnégation, je l'avais eu très fortement au soir de la libération des otages de l'hypercachère, en janvier 2015, lorsque j'avais été remercier les forces spéciales qui étaient intervenues dans l'hypercachère. Tous les policiers et gendarmes étaient dissimulés derrière des cagoules. Je ne voyais que leur regard, mais dans leur regard, je voyais à la fois l'effroi qu'ils avaient éprouvés, mais l'immense courage qui avait été le leur. Alo…
« Constamment pendant toute cette crise. Et d'ailleurs, ce témoignage qui vient d'être diffusé montre le niveau de courage, d'abnégation des policiers, des gendarmes qui sont intervenus tout au long de la crise terroriste pour sauver des vies. Ce sentiment de l'abnégation, je l'avais eu très fortement au soir de la libération des otages de l'hypercachère, en janvier 2015, lorsque j'avais été remercier les forces spéciales qui étaient intervenues dans l'hypercachère. Tous les policiers et gendarmes étaient dissimulés derrière des cagoules. Je ne voyais que leur regard, mais dans leur regard, je voyais à la fois l'effroi qu'ils avaient éprouvés, mais l'immense courage qui avait été le leur. Alors, ce témoignage que vous venez diffuser montre ce qu'a été l'engagement des forces de l'ordre dans ces moments tragiques auxquels le pays a été confronté. Cet engagement mérite le plus grand respect et l'expression de la plus grande gratitude. Et c'est la raison pour laquelle j'ai toujours été très indigné et choqué de voir que certains pouvaient théoriser la consubstantialité de la violence à la police. Il peut y avoir des policiers qui manquent à leurs obligations. Bien entendu, ils doivent être rappelés à ces obligations. Mais le souvenir que je garde de ces moments tragiques où j'étais à la tête de l'administration de Beauvau, c'est l'immense courage des policiers et des gendarmes de France, de ceux qui assuraient la sécurité des Français. Et le geste qui a été commis par ce policier était au péril de sa vie, dans un contexte où lui ne savait pas, par exemple, si le Bataclan était piégé ou pas, s'il n'y avait pas des risques de nouveaux tirs. À ce moment-là, c'est lui qui les a interrompus par la bravoure de son geste. C'est ça aussi l'administration du ministère de l'Intérieur et c'est ça, ce que sont nos policiers en France. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 6:17
Question 16Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Sur la délégation, justement, Yaël Braun-Pivet était accompagné du patron des Républicains, Éric Ciotti, du député Meyer Habib, proche de Benjamin Netanyahou. Elle dit que la gauche n'a pas voulu l'accompagner. Est-ce que vous comprenez ces élus de gauche, ces responsables de gauche qui ont refusé d'y aller ?
Réponse directe
Je pense qu'à partir du moment d'un déplacement organisé par l'Assemblée nationale, qu'à la tête de la délégation de l'Assemblée nationale, il y a la présidence de l'Assemblée nationale, que nous sommes dans un contexte, encore une fois, international extrêmement grave, qui appelle une responsabilité collective, il aurait été normal que l'ensemble des formations politiques s'associe à ce déplacement, l'ensemble des formations politiques sollicités. Je pense d'ailleurs que si le déplacement avait été organisé en concertation avec ceux qui ont été sollicités, et si le discours tenu sur place avait été discuté avec les organisations politiques sollicitées, peut-être les choses se seraient pass…
« Je pense qu'à partir du moment d'un déplacement organisé par l'Assemblée nationale, qu'à la tête de la délégation de l'Assemblée nationale, il y a la présidence de l'Assemblée nationale, que nous sommes dans un contexte, encore une fois, international extrêmement grave, qui appelle une responsabilité collective, il aurait été normal que l'ensemble des formations politiques s'associe à ce déplacement, l'ensemble des formations politiques sollicités. Je pense d'ailleurs que si le déplacement avait été organisé en concertation avec ceux qui ont été sollicités, et si le discours tenu sur place avait été discuté avec les organisations politiques sollicitées, peut-être les choses se seraient passées différemment. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 1:21
Question 17Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
C'est une critique en creux de l'action de Gérald Darmanin qui dit « Moi, mon opinion, c'est que la CEDH, la Cour européenne des droits de l'homme, doit comprendre qu'elle juge dans une situation de crise terroriste qui n'existait pas lorsque ces règles furent imaginées. Est-ce que ça veut dire que les règles de la CEDH doivent être adaptées au contexte terroriste ?
Réponse directe
Les règles européennes doivent être constamment adaptées au contexte terroriste. Et si on estime qu'elles ne le sont pas, il y a un Conseil européen qui s'appelle Conseil Justice Affaires Intérieures où le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice peuvent porter des propositions pour faire changer le droit européen. Lorsque j'ai estimé qu'il était indispensable que la traçabilité du parcours des terroristes à travers le monde lorsqu'ils empruntent des moyens aériens soient établis pour qu'on puisse les arrêter à leur arrivée dans les aéroports européens avant qu'ils ne nous frappent, je me suis battu avec le ministre allemand de l'Intérieur et le ministre anglais, à l'époque c'ét…
« Les règles européennes doivent être constamment adaptées au contexte terroriste. Et si on estime qu'elles ne le sont pas, il y a un Conseil européen qui s'appelle Conseil Justice Affaires Intérieures où le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice peuvent porter des propositions pour faire changer le droit européen. Lorsque j'ai estimé qu'il était indispensable que la traçabilité du parcours des terroristes à travers le monde lorsqu'ils empruntent des moyens aériens soient établis pour qu'on puisse les arrêter à leur arrivée dans les aéroports européens avant qu'ils ne nous frappent, je me suis battu avec le ministre allemand de l'Intérieur et le ministre anglais, à l'époque c'était Theresa May pour qu'on adopte le PNR européen qui était un outil qui nous manquait. Lorsque j'ai senti qu'il était absolument absurde que ceux qui étaient sur le théâtre des opérations terroristes en Irak et en Syrie ressortissant européens puissent revenir sur le territoire européen sans être contrôlés aux frontières extérieures au motif qu'ils bénéficiaient de la discirculation, on a fait changer le code frontière Schengen. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 14:52
Question 18Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Parce que, sur le fond, ce qui a choqué Jean-Luc Mélenchon et une partie de la gauche, la France insoumise, c'est la phrase de Yael Brown-Pivet. Il faut préserver les civils à Gaza, mais rien ne doit empêcher Israël de se défendre. Est-ce que vous aussi, cette phrase, elle vous surprend ?
Réponse directe
Là aussi, répondons clairement. D'abord, Jean-Luc Mélenchon n'a aucune leçon à donner à quiconque. Il n'est même pas capable, avec son organisation, de qualifier de terroriste l'organisation qui a agressé Israël, c'est-à-dire le Hamas. Quand on n'est pas capable de qualifier pour ce qu'elles sont des organisations terroristes, on est disqualifié pour donner des leçons à quiconque. Ensuite, pour ce qui concerne les propos tenus par la présidente de l'Assemblée Nationale, bien entendu qu'Israël a le droit de se défendre, sans quoi il n'y a plus d'État d'Israël. Israël a fait loger d'une attaque terroriste monstrueuse qui a conduit à des massacres de nombreux civils. Mais la limite de l'interv…
« Là aussi, répondons clairement. D'abord, Jean-Luc Mélenchon n'a aucune leçon à donner à quiconque. Il n'est même pas capable, avec son organisation, de qualifier de terroriste l'organisation qui a agressé Israël, c'est-à-dire le Hamas. Quand on n'est pas capable de qualifier pour ce qu'elles sont des organisations terroristes, on est disqualifié pour donner des leçons à quiconque. Ensuite, pour ce qui concerne les propos tenus par la présidente de l'Assemblée Nationale, bien entendu qu'Israël a le droit de se défendre, sans quoi il n'y a plus d'État d'Israël. Israël a fait loger d'une attaque terroriste monstrueuse qui a conduit à des massacres de nombreux civils. Mais la limite de l'intervention d'un État, quel qu'il soit, c'est le respect du droit international. Et par conséquent, dans le respect du droit international, il y a le respect de la vie des populations civiles. Et d'ailleurs, je constate, lorsque j'entends le président de la République s'exprimer sur ces sujets, que la préoccupation majeure, sans doute l'exprimera-t-il demain, c'est la préoccupation de la désescalade. C'est-à-dire faire en sorte que l'on puisse, dans un contexte de tensions extrêmes, de faire en sorte que les populations civiles, qui ont déjà beaucoup souffert, de part et d'autre, ne souffrent pas davantage. Je constate d'ailleurs, pour le cas où ça re-échappait aux observateurs français, que c'est également la position des Américains. Et que c'est la position qui a été prise par Joe Biden à l'occasion de son déplacement. Et il a eu raison de prendre cette position. Et le dire à Tel Aviv, c'est important de le dire là-bas ? Je pense que c'est important de le dire partout où la voix de la France s'exprime. J'ajoute d'ailleurs que la voix de la France ne s'est jamais exprimée de façon aussi pertinente, au cours des dernières décennies, qu'à l'occasion du discours de François Mitterrand à la Knesset en mars 1982. On n'aurait jamais dû abandonner la ligne de François Mitterrand à la Knesset en mars 1982. Quelle était cette ligne ? C'était le droit pour Israël à sa sécurité, et le caractère inconditionnel de l'existence d'Israël, le renoncement à l'action terroriste pour les Palestiniens, le droit pour les Palestiniens à un État, et la cohabitation entre deux États dans la paix. C'était ça la ligne de la France. Et cette ligne-là, qui aurait dû inspirer d'ailleurs la diplomatie de l'ensemble des États pour la paix, est une ligne qui a été abandonnée, y compris d'ailleurs à travers les accords d'Abraham, puisque ces accords ont fait l'impasse sur la question politique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 3:38
Question 19Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Toujours avec l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, quelques dizaines de personnes se sont installées pour protester contre la future autoroute A69 Toulouse-Castres. Elles ont été délogées par la force hier. C'est ce qu'il fallait faire avant qu'une ZAD s'y installe ?
Réponse directe
A partir du moment où les procédures ont eu lieu, où l'ensemble des contraintes juridiques ont été surmontées, où les choses ont été faites conformément au principe de l'état de droit, où les collectivités locales et l'état se sont engagées au terme d'une longue concertation, que les enquêtes publiques ont été réalisées conformément à ce que le droit nous dicte, on peut considérer que lorsque des zones à défendre se constituent, on les laisse se constituer et rien ne se passe. et on laisse les choses se dégrader. Ce n'est pas ma position. Il n'y a pas d'état de droit, il n'y a pas d'autorité de l'état, il n'y a pas d'infrastructures susceptibles d'être construites lorsqu'elles sont nécessai…
« A partir du moment où les procédures ont eu lieu, où l'ensemble des contraintes juridiques ont été surmontées, où les choses ont été faites conformément au principe de l'état de droit, où les collectivités locales et l'état se sont engagées au terme d'une longue concertation, que les enquêtes publiques ont été réalisées conformément à ce que le droit nous dicte, on peut considérer que lorsque des zones à défendre se constituent, on les laisse se constituer et rien ne se passe. et on laisse les choses se dégrader. Ce n'est pas ma position. Il n'y a pas d'état de droit, il n'y a pas d'autorité de l'état, il n'y a pas d'infrastructures susceptibles d'être construites lorsqu'elles sont nécessaires au désenclavement d'un territoire, si on laisse ainsi les choses se faire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 20:39
Question 20Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Rien ne doit empêcher Israël de se défendre, c'est ce qu'a dit Yael Broun-Pivé, la présidente de l'Assemblée nationale en déplacement ce week-end à Tel Aviv pour afficher sa solidarité à Israël. La France soutient pleinement Israël, a-t-elle dit. Est-ce que c'était sa place ?
Réponse directe
Je pense qu'à la veille ou à l'avant-veille du déplacement du président de la République, il était préférable que la voix de la France s'exprima seulement par la voix du président de la République. et que la voix du président de la République qui s'exprimera donc de main sur place par les objectifs qu'elle définira, par la méthode qu'elle proposera, soit la seule voix française qu'on soit en situation d'entendre sur un sujet grave dans un contexte international difficile. Je comprends très bien que la présidente de l'Assemblée nationale se déplace avec une délégation, mais lorsqu'on est dans un contexte aussi difficile que celui qu'on connaît, aussi troublé, avec des tensions internationale…
« Je pense qu'à la veille ou à l'avant-veille du déplacement du président de la République, il était préférable que la voix de la France s'exprima seulement par la voix du président de la République. et que la voix du président de la République qui s'exprimera donc de main sur place par les objectifs qu'elle définira, par la méthode qu'elle proposera, soit la seule voix française qu'on soit en situation d'entendre sur un sujet grave dans un contexte international difficile. Je comprends très bien que la présidente de l'Assemblée nationale se déplace avec une délégation, mais lorsqu'on est dans un contexte aussi difficile que celui qu'on connaît, aussi troublé, avec des tensions internationales aussi graves, la voix de la France s'exprime par le président de la République. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 0:20Voir 1 autre passage
« Je pense qu'à partir du moment d'un déplacement organisé par l'Assemblée nationale, qu'à la tête de la délégation de l'Assemblée nationale, il y a la présidence de l'Assemblée nationale, que nous sommes dans un contexte, encore une fois, international extrêmement grave, qui appelle une responsabilité collective, il aurait été normal que l'ensemble des formations politiques s'associe à ce déplacement, l'ensemble des formations politiques sollicités. Je pense d'ailleurs que si le déplacement avait été organisé en concertation avec ceux qui ont été sollicités, et si le discours tenu sur place avait été discuté avec les organisations politiques sollicitées, peut-être les choses se seraient passées différemment. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 1:21
Question 21Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Bernard Cazeneuve, depuis l'attentat d'Arras qui a provoqué la mort du professeur Dominique Bernard, les propositions se multiplient pour contrer la menace terroriste, rétention de 18 mois pour les fichiers S étrangers, rétention préventive pour les fichiers français, reconnaissance faciale aussi autour des lycées. Ça c'est utile au débat ou alors c'est de la surenchère ?
Réponse partielle
Mais ça dépend des mesures qu'on propose. Je veux dire que toutes les mesures qui sont utiles à la prévention, à la lutte contre le terrorisme doivent être prises. Ce n'est pas moi qui vous dirai le contraire. J'ai eu à le faire lorsque j'étais ministre de l'Intérieur et je l'ai fait systématiquement. Il m'arrive d'ailleurs de constater que ceux qui aujourd'hui sont en situation de responsabilité considèrent que les mesures antiterroristes ont commencé en 2017 et que rien ne s'était passé avant. Alors même que nous avons été amenés, par exemple, à l'occasion de la loi de juillet 2015 sur l'asile, à tout mettre en œuvre pour réduire la durée de traitement des dossiers demandeurs d'asile avec…
« Mais ça dépend des mesures qu'on propose. Je veux dire que toutes les mesures qui sont utiles à la prévention, à la lutte contre le terrorisme doivent être prises. Ce n'est pas moi qui vous dirai le contraire. J'ai eu à le faire lorsque j'étais ministre de l'Intérieur et je l'ai fait systématiquement. Il m'arrive d'ailleurs de constater que ceux qui aujourd'hui sont en situation de responsabilité considèrent que les mesures antiterroristes ont commencé en 2017 et que rien ne s'était passé avant. Alors même que nous avons été amenés, par exemple, à l'occasion de la loi de juillet 2015 sur l'asile, à tout mettre en œuvre pour réduire la durée de traitement des dossiers demandeurs d'asile avec la volonté de ramener de 24 à 9 mois la durée de traitement de ces dossiers pour permettre la reconduite à la frontière de ceux qui ne relevaient pas du statut de réfugié en France. Nous avons également, dans cette loi de juillet 2015, décidé de pouvoir retirer le statut de réfugié à ceux qui en avaient bénéficié et tourner contre notre pays qui les avait accueillis leur violence. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 12:24Voir 1 autre passage
« Non mais nous ne devons pas le faire au détriment de la liberté. Si nous le faisions au détriment de la liberté d'ailleurs, nous consacrerions la victoire des terroristes puisque ce que les terroristes veulent faire en nous attaquant, c'est nous pousser à remettre en cause tous les principes de l'état de droit. Donc moi, comme ministre de l'Intérieur, je n'ai jamais considéré que la remise en cause des principes de l'état de droit pour assurer la sécurité des Français devait être un objectif à atteindre. L'objectif à atteindre, c'est d'assurer la sécurité des Français. Et on prend des mesures pour cela. J'ai par exemple été amené en février 2015 à décider de l'expulsion d'un ressortissant tunisien. La Cour européenne des droits de l'homme a sanctionné cette décision mais je ne l'ai pas prise pour apporter la démonstration de ma capacité à être orthogonale aux règles définies par la Convention européenne des droits de l'homme. Je l'ai fait pour protéger les Français. Il s'avère qu'à ce moment-là, il y a eu un différent avec la Cour européenne des droits de l'homme. J'en ai pris acte. Mais le fait d'être en contravention avec les règles européennes, les principes juridiques sur lesquels nous sommes engagés au sein du Conseil de l'Europe ou au sein de l'Union européenne ne doit pas être un objectif. L'objectif, c'est de lutter efficacement contre le terrorisme. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 13:30
Question 22Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Sauf que l'interdiction de base a été justifiée par Emmanuel Macron. Il a parlé d'un délai de décence après l'attaque du 7 octobre. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
Réponse à côté
Moi j'ai toujours eu une position extrêmement simple sur ces sujets. Il y a des principes qui sont définis par le droit. Ces principes qui sont définis par le droit à chaque fois que l'État s'en éloigne, il prend le risque de trébucher. Quels sont les principes ? Les principes c'est que ceux qui organisent des manifestations les déclarent et ceux qui sont investis du respect des principes de l'ordre public, s'ils estiment qu'il y a des risques de troubles graves à l'ordre public, les interdisent en donnant l'ensemble des informations dont ils disposent et qui viennent étayer la thèse de ces risques de troubles graves à l'ordre public. J'ai eu d'ailleurs à prendre des dispositions en juillet…
« Moi j'ai toujours eu une position extrêmement simple sur ces sujets. Il y a des principes qui sont définis par le droit. Ces principes qui sont définis par le droit à chaque fois que l'État s'en éloigne, il prend le risque de trébucher. Quels sont les principes ? Les principes c'est que ceux qui organisent des manifestations les déclarent et ceux qui sont investis du respect des principes de l'ordre public, s'ils estiment qu'il y a des risques de troubles graves à l'ordre public, les interdisent en donnant l'ensemble des informations dont ils disposent et qui viennent étayer la thèse de ces risques de troubles graves à l'ordre public. J'ai eu d'ailleurs à prendre des dispositions en juillet 2014 d'interdiction d'une manifestation parce que dans une manifestation pro-palestinienne, il avait été crié mort aux juifs et des slogans antisémites avaient fusé. J'ai considéré qu'il y avait là un risque très grave de confrontation de troubles graves à l'ordre public et j'ai considéré aussi que le fait qu'on puisse prononcer de façon extrêmement violente et répétée des propos antisémites était contraire au principe républicain. J'ai interdit cette manifestation et personne parmi les juges administratifs n'est venu casser la décision. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 10:26
Question 23Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Vous dites qu'il faut constamment adapter le droit au contexte terroriste aux évolutions ?
Réponse directe
Il faut bien entendu totalement et constamment adapter le droit européen et le droit national à la menace terroriste. C'est ça le travail des ministres de l'Intérieur et de la Justice. Mais on ne peut pas théoriser la remise en cause des principes du droit tel qu'il existe comme un objectif à atteindre.
« Il faut bien entendu totalement et constamment adapter le droit européen et le droit national à la menace terroriste. C'est ça le travail des ministres de l'Intérieur et de la Justice. Mais on ne peut pas théoriser la remise en cause des principes du droit tel qu'il existe comme un objectif à atteindre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 15:50
Question 24Bernard Cazeneuve : la réforme des retraites est "fondamentalement injuste" et "a été faite au pire moment"
ah oui vous trouvez ?
Réponse à côté
merci Bernard Cazeneuve ma vie avec Mauryac chez Gallimard en librairie demain merci d'avoir été à notre micro merci
« merci Bernard Cazeneuve ma vie avec Mauryac chez Gallimard en librairie demain merci d'avoir été à notre micro merci »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Cazeneuve : la réforme des retraites est "fondamentalement injuste" et "a été faite au pire moment"Vérifier à 26:15
Question 25Bernard Cazeneuve : la réforme des retraites est "fondamentalement injuste" et "a été faite au pire moment"
Un mot encore sur Mauriac et sur le Mauriac chrétien, parce que quand même c'était quelque chose de fondamental dans sa vie. Vous, le laïc, vous dites, vous avez trouvé inspirante sa foi chrétienne, vous l'écrivez, mais le Mauriac attaché au message universel du Christ plus qu'aux institutions de l'Église.
Réponse à côté
Bernard Cazeneuve, il y a, on en a dit un mot, le Mauriac du bloc-notes, où il consignait son regard aigu, lucide, parfois cruel, sur l'actualité politique de son temps, sur ce qu'il a faisaient. Vous dites que Mauriac se méfiait de l'air du temps et des meutes constituées, qu'il n'aimait pas les dénonciateurs, les excommunicateurs. Vous écrivez qu'il aurait détesté notre époque ? Pourquoi ?
« Bernard Cazeneuve, il y a, on en a dit un mot, le Mauriac du bloc-notes, où il consignait son regard aigu, lucide, parfois cruel, sur l'actualité politique de son temps, sur ce qu'il a faisaient. Vous dites que Mauriac se méfiait de l'air du temps et des meutes constituées, qu'il n'aimait pas les dénonciateurs, les excommunicateurs. Vous écrivez qu'il aurait détesté notre époque ? Pourquoi ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Cazeneuve : la réforme des retraites est "fondamentalement injuste" et "a été faite au pire moment"Vérifier à 8:43
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« Si ça ne vous ennuie pas, je vais autoriser une réponse, qu'il soit une réponse de gauche. Bon, si on veut une réforme qui soit une réforme de gauche, il faut que plusieurs conditions soient réunies. La première condition c'est qu'il n'y a pas de réforme de gauche quand il n'y a pas de démocratie sociale qui fonctionne. Une réforme de gauche c'est une réforme qui doit reposer sur un dialogue extrêmement approfondi entre les organisations syndicales et les organisations patronales et les ministères concernés de manière à faire en sorte que la réforme soit juste. Donc nous avons un rapport qui est le rapport du comité d'orientation des retraites. Je ne sais pas si vous l'avez lu ce rapport mais il est d'une extrême complexité. Il n'est pas tout à fait conclusif puisqu'il est... Il se garde bien d'apporter les solutions. Exactement. Et donc il faut soumettre les conclusions de ce rapport au dialogue social. J'avais compris que la réunion de la convention nationale de refondation était le témoignage de la volonté du président de la République d'organiser le dialogue le plus large autour de ces enjeux. Mais on réunit la convention nationale puis on explique qu'on va faire passer par un amendement au PLFSS à coup de 49.3 la réforme. Tout ça est totalement incohérent. Donc si on veut qu'il y ait une réforme qui soit possible et qui fasse l'objet d'un compromis parce qu'une bonne réforme est une réforme qui fait l'objet d'un compromis... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 4:45
« Deux, pas d'âge pivot. Et trois, un contenu dans la réforme qui permet d'engranger par le compromis des progrès en matière de pénibilité, en matière de départ anticipé, en matière de reconnaissance des conditions de travail difficiles. Une réforme n'est bonne que dès lors qu'elle permet d'engager un compromis par le dialogue en engrangeant des avancées et en prenant aussi des responsabilités sur des sujets qui sont des sujets difficiles parce qu'il n'y a pas de possibilité d'avoir des retraites par répartition si on ne rétablit pas l'équilibre des comptes. Aucun responsable politique, quelle que soit sa sensibilité, peut dire autre chose s'il est responsable. Et donc durée de cotisation ? C'est une piste parmi d'autres, mais en tous les cas, toutes les pistes doivent être mises sur la table et il ne peut pas y avoir d'allongement de la durée de cotisation si en contrepartie, il n'y a pas des progrès sociaux significatifs engrangés. Et tout ça se fait par le dialogue social. Ça s'appelle la démocratie sociale. C'était un principe reconnu d'ailleurs dans la constitution de 1946. La démocratie est en panne depuis plusieurs années. Nous avons vu au cours du précédent quinquennat que les syndicats n'avaient quasiment jamais été réunis sur un grand agenda social qui permette d'engranger ces progrès par les compromis. Il est temps de revenir à la démocratie sociale sans laquelle il n'y a pas de réforme possible. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 6:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 oct. 2017 au 10 sept. 2026 · 15 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« un moment donné, dans la vie politique, une personnalité rencontre des circonstances. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 16:54Voir 2 autres passages
« je pense que cette personnalité rencontre d'autant plus facilement ces circonstances qu'elle est sincère, totalement désintéressée, que le sens de la nation chez elle l'emporte sur le sens d'elle-même, que si elle est dans une démarche qui favorise avant tout le règlement des problèmes du pays plutôt que les manœuvres d'appareils ou de petites opérations pour soi-même, et si tout cela n'est pas réuni, il n »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 17:00
« 'y a pas de recours. Donc, moi, je suis dans une démarche sincère qui consiste à dire aux Français qu'il y a des problèmes que nous devons régler. Ces problèmes, pour les régler, nous n'y parviendrons pas si nous ne créons pas les conditions d'un large rassemblement. Et ce large rassemblement est d'autant plus nécessaire qu'on voit la difficulté des sujets, le courage qu'il faudra mettre sur le métier pour les régler. Et on ne fera pas ça sans une assise politique très large dans un contexte »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 17:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. Vous n'avez pas le droit de pleurer de rage, c'est votre cas ? Moi, j'ai pleuré beaucoup pendant toute cette période-là mais seul et j'ai pleuré sur tout le chagrin parce que j'ai moi-même une famille, des enfants qui auraient pu se trouver au Pataclan ce soir-là et par conséquence que je vivais mais comme tous les Français, ce n'était pas parce que j'étais ministre de l'Intérieur, tous les Français éprouvaient cela. C'est le sentiment que nous aurions pu nous-mêmes être touchés et que nous pourrions l'être demain et ce sentiment qui porte un nom qui s'appelle l'altérité qui consiste à se mettre à la place de l'autre pour éprouver ces sentiments nous plongeait dans un chagrin immense et je l'ai éprouvé mais bien entendu je ne pouvais pas accepter que ce chagrin puisse se voir ou être décelé parce que nous avions une fonction qui nous imposait de l'exercer dans la plus grande sobriété la plus grande maîtrise et la plus grande retenue. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 22:05Voir 2 autres passages
« Écoutez, moi je suis heureux de la libération de Boualem Sansal car sa détention était une atteinte grave portée à la liberté d'expression et à la liberté aussi de création d'un écrivain et qui est un grand écrivain. Et quiconque est attaché à la liberté d'expression et qui est attaché à voir les écrivains continuer de façon libre et parfois impertinente à secouer les pouvoirs établis, même les plus conservateurs des dirigeants français, je pense au Président Pompidou, n'hésitez pas à dire que les artistes par construction sont subversifs et qu'il est bon qu'ils le soient quelle que soit la nature des pouvoirs en place. Donc c'est une libération qui fait plaisir à tous les amoureux de la liberté, à tous ceux qui sont sensibles aux œuvres de l'esprit humain, à tous ceux qui aiment la littérature. Ensuite, ce qui compte c'est le résultat. On ne va pas faire des polémiques pour savoir si c'est grâce à un tel ou un tel. Parce qu'à l'Allemagne de la France. Je pense que si le Président allemand agit, je n'imagine pas une minute qu'il ait agi sans en parler au Président français et que le Président français ne se soit pas tenu au courant de ce que faisait le Président allemand. C'était une action conjointe, vraisemblablement, je l'imagine, pour avoir été un peu actif dans l'appareil d'État sur des sujets délicats. Je sais que les choses se passent ainsi et par conséquent, il n'y a pas de polémique à enclencher. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 18:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est difficile mais enfin, il faut dire les choses clairement. L'islamisme, c'est une idéologie totalitaire et qui, comme beaucoup d'idéologies totalitaires, est prête à utiliser de la plus grande violence à l'encontre de ceux qui ne la partagent pas. Jusqu'au crime et au crime les plus abjectes. Les premières victimes de cette idéologie totalitaire qu'est l'islamisme, ce sont les musulmans eux-mêmes, dans l'histoire et par leur nombre. Donc, lutter contre l'islamisme, ce n'est pas une manifestation d'islamophobie, contrairement à ce que certains esprits cyniques considèrent, c'est lutter contre les effets de ce totalitarisme sur les musulmans eux-mêmes qui, pour une immense majorité d'entre eux, entendent pratiquer leur religion dans le respect des principes universels, des droits humains, des droits des femmes et du respect des principes de l'état de droit. Donc, il faut dire les choses et il faut que les gouvernements, sans faire peur et en organisant l'administration pour y faire face, se préparent à toute éventualité par la vigilance et la vigilance est d'ailleurs la meilleure manière d'éviter que des tragédies ne se reproduisent. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 15:10Voir 2 autres passages
« Écoutez, moi je suis heureux de la libération de Boualem Sansal car sa détention était une atteinte grave portée à la liberté d'expression et à la liberté aussi de création d'un écrivain et qui est un grand écrivain. Et quiconque est attaché à la liberté d'expression et qui est attaché à voir les écrivains continuer de façon libre et parfois impertinente à secouer les pouvoirs établis, même les plus conservateurs des dirigeants français, je pense au Président Pompidou, n'hésitez pas à dire que les artistes par construction sont subversifs et qu'il est bon qu'ils le soient quelle que soit la nature des pouvoirs en place. Donc c'est une libération qui fait plaisir à tous les amoureux de la liberté, à tous ceux qui sont sensibles aux œuvres de l'esprit humain, à tous ceux qui aiment la littérature. Ensuite, ce qui compte c'est le résultat. On ne va pas faire des polémiques pour savoir si c'est grâce à un tel ou un tel. Parce qu'à l'Allemagne de la France. Je pense que si le Président allemand agit, je n'imagine pas une minute qu'il ait agi sans en parler au Président français et que le Président français ne se soit pas tenu au courant de ce que faisait le Président allemand. C'était une action conjointe, vraisemblablement, je l'imagine, pour avoir été un peu actif dans l'appareil d'État sur des sujets délicats. Je sais que les choses se passent ainsi et par conséquent, il n'y a pas de polémique à enclencher. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 18:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 oct. 2020 au 13 nov. 2025 · 6 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, ça, ce sont des sujets... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 11:41Voir 2 autres passages
« Mais ça dépend des mesures qu'on propose. Je veux dire que toutes les mesures qui sont utiles à la prévention, à la lutte contre le terrorisme doivent être prises. Ce n'est pas moi qui vous dirai le contraire. J'ai eu à le faire lorsque j'étais ministre de l'Intérieur et je l'ai fait systématiquement. Il m'arrive d'ailleurs de constater que ceux qui aujourd'hui sont en situation de responsabilité considèrent que les mesures antiterroristes ont commencé en 2017 et que rien ne s'était passé avant. Alors même que nous avons été amenés, par exemple, à l'occasion de la loi de juillet 2015 sur l'asile, à tout mettre en œuvre pour réduire la durée de traitement des dossiers demandeurs d'asile avec la volonté de ramener de 24 à 9 mois la durée de traitement de ces dossiers pour permettre la reconduite à la frontière de ceux qui ne relevaient pas du statut de réfugié en France. Nous avons également, dans cette loi de juillet 2015, décidé de pouvoir retirer le statut de réfugié à ceux qui en avaient bénéficié et tourner contre notre pays qui les avait accueillis leur violence. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 12:24
« Non mais nous ne devons pas le faire au détriment de la liberté. Si nous le faisions au détriment de la liberté d'ailleurs, nous consacrerions la victoire des terroristes puisque ce que les terroristes veulent faire en nous attaquant, c'est nous pousser à remettre en cause tous les principes de l'état de droit. Donc moi, comme ministre de l'Intérieur, je n'ai jamais considéré que la remise en cause des principes de l'état de droit pour assurer la sécurité des Français devait être un objectif à atteindre. L'objectif à atteindre, c'est d'assurer la sécurité des Français. Et on prend des mesures pour cela. J'ai par exemple été amené en février 2015 à décider de l'expulsion d'un ressortissant tunisien. La Cour européenne des droits de l'homme a sanctionné cette décision mais je ne l'ai pas prise pour apporter la démonstration de ma capacité à être orthogonale aux règles définies par la Convention européenne des droits de l'homme. Je l'ai fait pour protéger les Français. Il s'avère qu'à ce moment-là, il y a eu un différent avec la Cour européenne des droits de l'homme. J'en ai pris acte. Mais le fait d'être en contravention avec les règles européennes, les principes juridiques sur lesquels nous sommes engagés au sein du Conseil de l'Europe ou au sein de l'Union européenne ne doit pas être un objectif. L'objectif, c'est de lutter efficacement contre le terrorisme. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, ça, ce sont des sujets... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 11:41Voir 2 autres passages
« Mais ça dépend des mesures qu'on propose. Je veux dire que toutes les mesures qui sont utiles à la prévention, à la lutte contre le terrorisme doivent être prises. Ce n'est pas moi qui vous dirai le contraire. J'ai eu à le faire lorsque j'étais ministre de l'Intérieur et je l'ai fait systématiquement. Il m'arrive d'ailleurs de constater que ceux qui aujourd'hui sont en situation de responsabilité considèrent que les mesures antiterroristes ont commencé en 2017 et que rien ne s'était passé avant. Alors même que nous avons été amenés, par exemple, à l'occasion de la loi de juillet 2015 sur l'asile, à tout mettre en œuvre pour réduire la durée de traitement des dossiers demandeurs d'asile avec la volonté de ramener de 24 à 9 mois la durée de traitement de ces dossiers pour permettre la reconduite à la frontière de ceux qui ne relevaient pas du statut de réfugié en France. Nous avons également, dans cette loi de juillet 2015, décidé de pouvoir retirer le statut de réfugié à ceux qui en avaient bénéficié et tourner contre notre pays qui les avait accueillis leur violence. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 12:24
« Non mais nous ne devons pas le faire au détriment de la liberté. Si nous le faisions au détriment de la liberté d'ailleurs, nous consacrerions la victoire des terroristes puisque ce que les terroristes veulent faire en nous attaquant, c'est nous pousser à remettre en cause tous les principes de l'état de droit. Donc moi, comme ministre de l'Intérieur, je n'ai jamais considéré que la remise en cause des principes de l'état de droit pour assurer la sécurité des Français devait être un objectif à atteindre. L'objectif à atteindre, c'est d'assurer la sécurité des Français. Et on prend des mesures pour cela. J'ai par exemple été amené en février 2015 à décider de l'expulsion d'un ressortissant tunisien. La Cour européenne des droits de l'homme a sanctionné cette décision mais je ne l'ai pas prise pour apporter la démonstration de ma capacité à être orthogonale aux règles définies par la Convention européenne des droits de l'homme. Je l'ai fait pour protéger les Français. Il s'avère qu'à ce moment-là, il y a eu un différent avec la Cour européenne des droits de l'homme. J'en ai pris acte. Mais le fait d'être en contravention avec les règles européennes, les principes juridiques sur lesquels nous sommes engagés au sein du Conseil de l'Europe ou au sein de l'Union européenne ne doit pas être un objectif. L'objectif, c'est de lutter efficacement contre le terrorisme. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. Vous n'avez pas le droit de pleurer de rage, c'est votre cas ? Moi, j'ai pleuré beaucoup pendant toute cette période-là mais seul et j'ai pleuré sur tout le chagrin parce que j'ai moi-même une famille, des enfants qui auraient pu se trouver au Pataclan ce soir-là et par conséquence que je vivais mais comme tous les Français, ce n'était pas parce que j'étais ministre de l'Intérieur, tous les Français éprouvaient cela. C'est le sentiment que nous aurions pu nous-mêmes être touchés et que nous pourrions l'être demain et ce sentiment qui porte un nom qui s'appelle l'altérité qui consiste à se mettre à la place de l'autre pour éprouver ces sentiments nous plongeait dans un chagrin immense et je l'ai éprouvé mais bien entendu je ne pouvais pas accepter que ce chagrin puisse se voir ou être décelé parce que nous avions une fonction qui nous imposait de l'exercer dans la plus grande sobriété la plus grande maîtrise et la plus grande retenue. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 22:05Voir 2 autres passages
« Si ça ne vous ennuie pas, je vais autoriser une réponse, qu'il soit une réponse de gauche. Bon, si on veut une réforme qui soit une réforme de gauche, il faut que plusieurs conditions soient réunies. La première condition c'est qu'il n'y a pas de réforme de gauche quand il n'y a pas de démocratie sociale qui fonctionne. Une réforme de gauche c'est une réforme qui doit reposer sur un dialogue extrêmement approfondi entre les organisations syndicales et les organisations patronales et les ministères concernés de manière à faire en sorte que la réforme soit juste. Donc nous avons un rapport qui est le rapport du comité d'orientation des retraites. Je ne sais pas si vous l'avez lu ce rapport mais il est d'une extrême complexité. Il n'est pas tout à fait conclusif puisqu'il est... Il se garde bien d'apporter les solutions. Exactement. Et donc il faut soumettre les conclusions de ce rapport au dialogue social. J'avais compris que la réunion de la convention nationale de refondation était le témoignage de la volonté du président de la République d'organiser le dialogue le plus large autour de ces enjeux. Mais on réunit la convention nationale puis on explique qu'on va faire passer par un amendement au PLFSS à coup de 49.3 la réforme. Tout ça est totalement incohérent. Donc si on veut qu'il y ait une réforme qui soit possible et qui fasse l'objet d'un compromis parce qu'une bonne réforme est une réforme qui fait l'objet d'un compromis... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 4:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Deux, pas d'âge pivot. Et trois, un contenu dans la réforme qui permet d'engranger par le compromis des progrès en matière de pénibilité, en matière de départ anticipé, en matière de reconnaissance des conditions de travail difficiles. Une réforme n'est bonne que dès lors qu'elle permet d'engager un compromis par le dialogue en engrangeant des avancées et en prenant aussi des responsabilités sur des sujets qui sont des sujets difficiles parce qu'il n'y a pas de possibilité d'avoir des retraites par répartition si on ne rétablit pas l'équilibre des comptes. Aucun responsable politique, quelle que soit sa sensibilité, peut dire autre chose s'il est responsable. Et donc durée de cotisation ? C'est une piste parmi d'autres, mais en tous les cas, toutes les pistes doivent être mises sur la table et il ne peut pas y avoir d'allongement de la durée de cotisation si en contrepartie, il n'y a pas des progrès sociaux significatifs engrangés. Et tout ça se fait par le dialogue social. Ça s'appelle la démocratie sociale. C'était un principe reconnu d'ailleurs dans la constitution de 1946. La démocratie est en panne depuis plusieurs années. Nous avons vu au cours du précédent quinquennat que les syndicats n'avaient quasiment jamais été réunis sur un grand agenda social qui permette d'engranger ces progrès par les compromis. Il est temps de revenir à la démocratie sociale sans laquelle il n'y a pas de réforme possible. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 6:51Voir 2 autres passages
« Je ne suis pas favorable à des réformes parcellaires au cas par cas. Je pense qu'il y a une crise démocratique, que cette crise démocratique peut poser le problème du cumul des mandats, en même temps du rehaussement du rôle du Parlement, notamment dans ses missions de contrôle. Mais ces réformes-là doivent se faire dans un cadre global, après une discussion approfondie, avec l'ensemble des formations politiques, parce que la modernisation de la vie politique, elle ne peut se faire que dans le cadre, là aussi, d'un minimum de compromis. C'est comme la réforme des retraites, ce ne sont pas des opérations au coup par coup qui ne créent plus de confusion, qu'elles ne créent de cohérence et de capacité de notre pays à recréer les conditions de la confiance avec les Français. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 23:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si ça ne vous ennuie pas, je vais autoriser une réponse, qu'il soit une réponse de gauche. Bon, si on veut une réforme qui soit une réforme de gauche, il faut que plusieurs conditions soient réunies. La première condition c'est qu'il n'y a pas de réforme de gauche quand il n'y a pas de démocratie sociale qui fonctionne. Une réforme de gauche c'est une réforme qui doit reposer sur un dialogue extrêmement approfondi entre les organisations syndicales et les organisations patronales et les ministères concernés de manière à faire en sorte que la réforme soit juste. Donc nous avons un rapport qui est le rapport du comité d'orientation des retraites. Je ne sais pas si vous l'avez lu ce rapport mais il est d'une extrême complexité. Il n'est pas tout à fait conclusif puisqu'il est... Il se garde bien d'apporter les solutions. Exactement. Et donc il faut soumettre les conclusions de ce rapport au dialogue social. J'avais compris que la réunion de la convention nationale de refondation était le témoignage de la volonté du président de la République d'organiser le dialogue le plus large autour de ces enjeux. Mais on réunit la convention nationale puis on explique qu'on va faire passer par un amendement au PLFSS à coup de 49.3 la réforme. Tout ça est totalement incohérent. Donc si on veut qu'il y ait une réforme qui soit possible et qui fasse l'objet d'un compromis parce qu'une bonne réforme est une réforme qui fait l'objet d'un compromis... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 4:45Voir 1 autre passage
« Non mais ce débat, il existe avant le procès, il existait même dans les secondes, les minutes qui suivaient les attentats pendant toute la période où j'étais ministre de l'Intérieur. Je me souviens que lorsque un attentat survenait et que je quittais le ministère de l'Intérieur pour aller à l'Elysée à pied, j'avais le mur des caméras avec tous vos confrères dont la première question était systématiquement où est la faille ? Avant même que nous n'ayions commencé à analyser. On est cinq ans après. Bien sûr, mais donc, c'est tout ça pour vous dire non pas que ces questions n'avaient pas lieu de se poser, mais que ces questions ont toujours été là, qu'elles ont été là avant le procès, qu'elles seront présentes pendant le procès, que nous continuerons à travers le travail des journalistes, des historiens, des observateurs à analyser ce qu'ont été les manquements ou les difficultés et en même temps, il faut bien comprendre, je l'explique dans mon livre, je l'expliquais au Parlement tout au long de la période où j'étais ministre de l'Intérieur et aujourd'hui encore, nous étions dans une course contre la montre, il fallait rehausser les... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 16:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Attendez, il faut qu'il y ait ce dialogue. Les syndicats réformistes et je pense notamment à la CFDT s'est rendu à la réunion du Conseil national de la refondation et Laurent Berger ce week-end a dit son étonnement après que cette réunion avait eu lieu de voir que la méthode avait changé. Donc il faut de la cohérence et de la constance. Deuxièmement, il ne peut pas y avoir de réforme des retraites qui soit perçue à juste titre par les français comme un recul. Si quand on dit réforme, les français comprennent recul, c'est que la réforme est mauvaise. C'est-à-dire 64 ou 65 ans pour vous, c'est un chiffon rouge. Il ne peut pas y avoir... L'âge pivot est pour moi inacceptable parce que ça voudrait dire que quiconque a commencé à travailler tôt dans des métiers pénibles ne pourra pas prendre sa retraite dans des conditions qui tiennent compte de la pénibilité du travail qu'il a accompli et des difficultés auxquelles il a été compliquée. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 5:58Voir 2 autres passages
« Ce qui me fait dire ça, c'est que je vois bien qu'il y a un processus d'affaissement, d'abaissement de la pensée républicaine et que je vois aussi dans la société des courants de pensée, des individus, des responsables politiques, qui ont tendance à expliquer que la République, ce n'est pas justement l'unité, l'indivisibilité qui est inscrite dans le titre de la Constitution. Ce sont les indigénistes, ce sont les communautaristes, ce sont ceux qui, à l'extrême droite ou à l'extrême gauche, il y en a de nombreux à l'extrême gauche, qui expliquent que la République, tout entière dans ses institutions, est organisée pour discriminer, pour humilier. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 5:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il n'y a aucune solidarité qui se matérialise en période de guerre qui n'ait de conséquence sur ceux qui veulent cette solidarité. C'est illusoire de penser que la solidarité à l'égard du peuple ukrainien sera sans conséquences dans nos pays. Il y aura bien entendu des conséquences et c'est logique sinon la solidarité est un mot sans contenu qui ne se traduit finalement que par des paroles et par aucun acte. Donc matériellement, mécaniquement, le soutien que nous apportons aux Ukrainiens peut avoir des conséquences sur nous. C'est le sacrifice que nous faisons en vertu de la solidarité que nous manifestons à l'égard de ce peuple qui se bat pour le droit de pouvoir déterminer pour lui-même son propre destin. Mais en même temps, ces sanctions ont aussi une efficacité. Et quand il y a 600 milliards d'euros de réserves détenues par des banques étrangères qui sont immobilisées, ça a des conséquences sur la possibilité pour le gouvernement russe de poursuivre son effort de guerre. Lorsque nous décidons de ne plus commercer avec la Russie et que dans un certain nombre de domaines essentiels, je pense aux composants électroniques, à des éléments industriels dont la Russie peut avoir besoin pour poursuivre son effort de guerre, nous disons non et nous refusons de continuer à avoir des relations commerciales. Ça prive la Russie de la possibilité de mener cette guerre dans des conditions qui lui soient favorables. Donc tout ça a un sens, même si je conviens que les sanctions à elles seules ne peuvent pas tout régler. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 1:01Voir 2 autres passages
« Et j'ai écrit ce livre pour elle comme pour l'ensemble des victimes de ces attentats. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Cazeneuve : "La déchéance de nationalité a été une erreur funeste"Vérifier à 10:54
« Vous savez, parfois, quand vous connaissez bien les acteurs, vous savez ce qu'ils vont dire avant qu'ils ne s'expriment. Et vous n'êtes pas étonné. Donc je l'ai trouvé tel qu'en lui-même. Je sais quelle est sa politique. On sait ce qu'il veut faire. Il l'a parfaitement assumé hier. Il y avait dans la manière dont il a exprimé les choses de la conviction, souvent du talent. Mais moi, j'ai avec ce qu'il veut faire un certain nombre de désaccords. Et je les exprime parce que je pense que si l'on veut que le pays réussisse, c'est que la politique du président de la République réussisse. Et moi, je le souhaite. Je ne suis pas dans l'hostilité au président de la République ni à son gouvernement. Je suis dans la volonté que le pays réussisse. Alors il faut pouvoir dire ce que l'on croit juste. Et ce qui me préoccupe, je vais vous le dire, c'est qu'il y a dans la politique mise en œuvre une préoccupation de la justice que je ne vois pas affirmer suffisamment. Dans le budget notamment. Et je vais prendre des exemples très concrets dont il n'a pas été question une minute, en tous les cas de façon précise, hier. Lorsque l'on décide, alors que l'on a expliqué il y a trois mois de cela, à peine, que la situation des finances publiques était épouvantable, de mettre en place 4,5 milliards d'allègements d'impôts sur les plus riches des contribuables français. 3,5 milliards au titre de l'impôt sur la fortune et 1,5 milliard au titre de ce qu'on appelle la flat tax. Et que dans le même temps, on fait plus de 3 milliards, 3,5 milliards d'augmentation de la CSG sur les retraités les plus modestes des français. Est-ce juste, lorsque l'on crée les conditions par ces mesures fiscales, qu'une personne qui a un patrimoine de 400 millions d'euros voit son impôt réduit de 6 millions d'euros par an, alors que dans le même temps un couple de retraités qui est à un peu plus de 2 000 euros verra sa CSG augmenter de 600 euros. Est-ce juste, lorsque l'on voit par exemple que par la mesure de modification de la fiscalité applicable au capital, cette flat tax justement dont je parlais à l'instant, ceux qui tirent leur revenu du capital, de la rente, seront imposés à 12,8% alors que les plus modestes des français, dont le revenu est de 9 700 euros, seront eux imposés à 14%, est-ce juste ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
franceinfo — 8h30 franceinfo · Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
« Écoutez, moi je suis heureux de la libération de Boualem Sansal car sa détention était une atteinte grave portée à la liberté d'expression et à la liberté aussi de création d'un écrivain et qui est un grand écrivain. Et quiconque est attaché à la liberté d'expression et qui est attaché à voir les écrivains continuer de façon libre et parfois impertinente à secouer les pouvoirs établis, même les plus conservateurs des dirigeants français, je pense au Président Pompidou, n'hésitez pas à dire que les artistes par construction sont subversifs et qu'il est bon qu'ils le soient quelle que soit la nature des pouvoirs en place. Donc c'est une libération qui fait plaisir à tous les amoureux de la liberté, à tous ceux qui sont sensibles aux œuvres de l'esprit humain, à tous ceux qui aiment la littérature. Ensuite, ce qui compte c'est le résultat. On ne va pas faire des polémiques pour savoir si c'est grâce à un tel ou un tel. Parce qu'à l'Allemagne de la France. Je pense que si le Président allemand agit, je n'imagine pas une minute qu'il ait agi sans en parler au Président français et que le Président français ne se soit pas tenu au courant de ce que faisait le Président allemand. C'était une action conjointe, vraisemblablement, je l'imagine, pour avoir été un peu actif dans l'appareil d'État sur des sujets délicats. Je sais que les choses se passent ainsi et par conséquent, il n'y a pas de polémique à enclencher. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Récit du 13-Novembre, demande de justice restaurative de Salah Abdeslam... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 18:15
« Si ça ne vous ennuie pas, je vais autoriser une réponse, qu'il soit une réponse de gauche. Bon, si on veut une réforme qui soit une réforme de gauche, il faut que plusieurs conditions soient réunies. La première condition c'est qu'il n'y a pas de réforme de gauche quand il n'y a pas de démocratie sociale qui fonctionne. Une réforme de gauche c'est une réforme qui doit reposer sur un dialogue extrêmement approfondi entre les organisations syndicales et les organisations patronales et les ministères concernés de manière à faire en sorte que la réforme soit juste. Donc nous avons un rapport qui est le rapport du comité d'orientation des retraites. Je ne sais pas si vous l'avez lu ce rapport mais il est d'une extrême complexité. Il n'est pas tout à fait conclusif puisqu'il est... Il se garde bien d'apporter les solutions. Exactement. Et donc il faut soumettre les conclusions de ce rapport au dialogue social. J'avais compris que la réunion de la convention nationale de refondation était le témoignage de la volonté du président de la République d'organiser le dialogue le plus large autour de ces enjeux. Mais on réunit la convention nationale puis on explique qu'on va faire passer par un amendement au PLFSS à coup de 49.3 la réforme. Tout ça est totalement incohérent. Donc si on veut qu'il y ait une réforme qui soit possible et qui fasse l'objet d'un compromis parce qu'une bonne réforme est une réforme qui fait l'objet d'un compromis... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 4:45
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 13:30
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 13:30
« Attendez, il faut qu'il y ait ce dialogue. Les syndicats réformistes et je pense notamment à la CFDT s'est rendu à la réunion du Conseil national de la refondation et Laurent Berger ce week-end a dit son étonnement après que cette réunion avait eu lieu de voir que la méthode avait changé. Donc il faut de la cohérence et de la constance. Deuxièmement, il ne peut pas y avoir de réforme des retraites qui soit perçue à juste titre par les français comme un recul. Si quand on dit réforme, les français comprennent recul, c'est que la réforme est mauvaise. C'est-à-dire 64 ou 65 ans pour vous, c'est un chiffon rouge. Il ne peut pas y avoir... L'âge pivot est pour moi inacceptable parce que ça voudrait dire que quiconque a commencé à travailler tôt dans des métiers pénibles ne pourra pas prendre sa retraite dans des conditions qui tiennent compte de la pénibilité du travail qu'il a accompli et des difficultés auxquelles il a été compliquée. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 5:58
« La question environnementale est fondamentale. L'avenir de la planète doit faire l'objet d'une mobilisation absolue. Mais nous ne pouvons pas, sur la question de la justice sociale, considérer que la question environnementale est tellement importante que nous pouvons nous priver de croissance, nous pouvons nous priver de redistribution. Nous ne sommes plus en situation d'assurer par la redistribution davantage de justice sociale. La gauche ne peut pas renoncer à la question de la justice sociale. Elle doit en même temps créer les conditions sur la question environnementale d'être imaginative, offensive. C'est l'objet de l'article assez long que j'ai écrit dans le débat il y a de cela quelques semaines et qui essaie de créer les conditions de cette synthèse entre l'ambition pour la planète, l'ambition de justice et comment est-ce qu'on crée cette synthèse en définissant les conditions d'une croissance sûre et sobre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Cazeneuve : "La déchéance de nationalité a été une erreur funeste"Vérifier à 19:34
« Je crois qu'il ne faut pas faire ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Cazeneuve : "La déchéance de nationalité a été une erreur funeste"Vérifier à 25:01
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Cazeneuve : "La nouvelle majorité mène une politique avec le sentiment que tout a commencé avec elle"Vérifier à 3:38