Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
7 juin 2012 au 14 févr. 2026
Questions
351
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 351 questions évaluables
Réponse directe
148
Réponse partielle
61
Réponse à côté
142
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 201 à 225 sur 352
Question 201Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"
Qu'est-ce qu'on a encore à faire et à voir ensemble ?
Réponse à côté
Ce qui est formidable dans la période actuelle, si on ne parle que sur le plan politique, c'est qu'il y a incontestablement un système ou un équilibre des forces qui a été remis en cause par l'élection d'Emmanuel Macron, qu'elle permet aux uns et aux autres de pouvoir réfléchir à nouveau sur le sens de leur engagement, le sens qu'il y a à être de gauche, la redéfinition du clivage droite-gauche, sur quoi se formule-t-il, comment se formule-t-il. On a du temps pour le faire et je pense que c'est bien qu'à nouveau on plonge nos réflexions dans les racines des problèmes que rencontrent les Français. Donc, moi j'y vois une opportunité aussi de reconstruire et de refaire la gauche.
« Ce qui est formidable dans la période actuelle, si on ne parle que sur le plan politique, c'est qu'il y a incontestablement un système ou un équilibre des forces qui a été remis en cause par l'élection d'Emmanuel Macron, qu'elle permet aux uns et aux autres de pouvoir réfléchir à nouveau sur le sens de leur engagement, le sens qu'il y a à être de gauche, la redéfinition du clivage droite-gauche, sur quoi se formule-t-il, comment se formule-t-il. On a du temps pour le faire et je pense que c'est bien qu'à nouveau on plonge nos réflexions dans les racines des problèmes que rencontrent les Français. Donc, moi j'y vois une opportunité aussi de reconstruire et de refaire la gauche. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 1:05
Question 202Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"
Et avec quel partenaire ?
Réponse directe
Mais la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, dans ses différentes formes, elle pourrait être un partenaire. Elle l'est localement parfois, mais son patron, pardon de le dire comme ça, parce qu'il n'y a qu'un seul patron, la France insoumise, veut remplacer toutes les autres formations de gauche. D'ailleurs, la seule chose finalement qu'est gardée Jean-Luc Mélenchon du Parti Socialiste, c'est cette tentation hégémonique permanente. Et elle lui est bien chevillée au corps. Alors, bon, moi, je pense que tout ça, c'est voué à l'échec. Et je pense qu'il n'y a pas d'issue à cela. Et il y a une diversité à gauche et dans la gauche française qui subsistera, et pardon de le dire, qui survivra à J…
« Mais la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, dans ses différentes formes, elle pourrait être un partenaire. Elle l'est localement parfois, mais son patron, pardon de le dire comme ça, parce qu'il n'y a qu'un seul patron, la France insoumise, veut remplacer toutes les autres formations de gauche. D'ailleurs, la seule chose finalement qu'est gardée Jean-Luc Mélenchon du Parti Socialiste, c'est cette tentation hégémonique permanente. Et elle lui est bien chevillée au corps. Alors, bon, moi, je pense que tout ça, c'est voué à l'échec. Et je pense qu'il n'y a pas d'issue à cela. Et il y a une diversité à gauche et dans la gauche française qui subsistera, et pardon de le dire, qui survivra à Jean-Luc Mélenchon, y compris. Donc, il faut continuer à faire vivre cette pluralité et espérer que les uns et les autres se rassemblent, et les voies de la raison étant pour la gauche, si elle veut le pouvoir, si elle veut le pouvoir de se rassembler. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 5:55
Question 203Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"
Ce débat, il aura lieu au sein du Parti Socialiste ou c'est plus votre problème ou vous en fichez ?
Réponse partielle
Non, non, je ne me fiche absolument pas de ce qui se passe à l'intérieur du Parti Socialiste.
« Non, non, je ne me fiche absolument pas de ce qui se passe à l'intérieur du Parti Socialiste. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 1:45
Question 204Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"
Vous avez vu peut-être cette phrase de Xavier Bertrand hier à propos de sa famille politique « Nous continuons à vivre ensemble, mais ça fait bien longtemps qu'on ne s'aime plus ». Est-ce que vous pourriez dire ça du Parti Socialiste ?
Réponse directe
D'abord, je ne pense pas que ce soit une affaire d'amour. Un parti politique, si ça l'avait été, je pense qu'il n'y aurait pas eu beaucoup de partis politiques. C'est parfois affaire de détestation quand même. Non, il faut partager d'abord des valeurs, un même projet politique, même s'il y a des chemins différents pour y parvenir. Et autour de ça, ensuite, espérer gagner les élections. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, les Républicains comme le Parti Socialiste ne gagnent pas d'élection. Et on peut se poser la question de savoir si la coexistence entre différentes personnes ne relève pas de la différence de valeurs. Et je prends ma famille politique, si on est seulement en désaccord sur une ori…
« D'abord, je ne pense pas que ce soit une affaire d'amour. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 0:12Voir 1 autre passage
« Un parti politique, si ça l'avait été, je pense qu'il n'y aurait pas eu beaucoup de partis politiques. C'est parfois affaire de détestation quand même. Non, il faut partager d'abord des valeurs, un même projet politique, même s'il y a des chemins différents pour y parvenir. Et autour de ça, ensuite, espérer gagner les élections. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, les Républicains comme le Parti Socialiste ne gagnent pas d'élection. Et on peut se poser la question de savoir si la coexistence entre différentes personnes ne relève pas de la différence de valeurs. Et je prends ma famille politique, si on est seulement en désaccord sur une orientation de politique économique, ça va. Mais quand on est en désaccord sur des valeurs, et on l'a vu sur la question de la déchéance de nationalité par exemple, se pose la question effectivement de notre capacité ou même de l'intérêt de coexister. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 0:15
Question 205Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"
Ça dit que votre appartenance au PS ne vous remplit plus de fierté ?
Réponse directe
Non, non, au contraire, je suis très fier. Et si ma gratitude doit aller à quelqu'un, ce sont aux militants socialistes qu'ont fait ma campagne. Il y a tous ceux qui n'étaient pas socialistes, mais je suis très fier de cette idée-là. En même temps, cette idée-là, le socialisme, ne se résume pas, fort heureusement d'ailleurs, à un parti politique. Et je pense qu'aujourd'hui, il faut qu'on analyse un peu sérieusement ce qui nous est arrivé. Je ne crois pas qu'on soit dans une fête qui soit de la même nature que 1993. En 1993, nous subissons un échec. Nous pouvons espérer ensuite que par un effet balancier, le pouvoir nous revienne à nouveau. Là, je considère que nous avons été remplacés. Ce q…
« Non, non, au contraire, je suis très fier. Et si ma gratitude doit aller à quelqu'un, ce sont aux militants socialistes qu'ont fait ma campagne. Il y a tous ceux qui n'étaient pas socialistes, mais je suis très fier de cette idée-là. En même temps, cette idée-là, le socialisme, ne se résume pas, fort heureusement d'ailleurs, à un parti politique. Et je pense qu'aujourd'hui, il faut qu'on analyse un peu sérieusement ce qui nous est arrivé. Je ne crois pas qu'on soit dans une fête qui soit de la même nature que 1993. En 1993, nous subissons un échec. Nous pouvons espérer ensuite que par un effet balancier, le pouvoir nous revienne à nouveau. Là, je considère que nous avons été remplacés. Ce qui est totalement différent aujourd'hui dans la nature de cette défaite, c'est d'abord que beaucoup d'électeurs ont pris l'habitude de ne plus voter pour nous depuis les élections municipales, qu'ils se sont portés ou sur Emmanuel Macron ou sur Jean-Luc Mélenchon, et que se pose la question de savoir comment cette idée que nous avons fait vivre pendant plusieurs décennies, le socialisme, se régénère. A mes yeux, elle se régénère, cette idée, d'abord par la confrontation à la question écologique et au fait de maîtriser les grandes transitions qui s'opèrent partout dans le monde. Donc il faut faire ce travail, mais il faut faire ce travail en ayant la volonté de dépasser les cadres et les étiquettes qui nous enferment aujourd'hui. C'est le sens aujourd'hui de ma démarche. Elle est assez simple, mais en tout cas, moi je n'aspire pas à continuer à militer dans un parti dont le seul objectif serait... Il n'y a aucune... que les radicaux de gauche ne prennent pas mal, mais si c'est pour faire le PRG d'Emmanuel Macron, ça ne m'intéresse pas. Parti des radicaux de gauche. Oui, qui a été longtemps un allié du Parti Socialiste. Moi je n'ai pas envie que nous jouions les supplétifs d'autres forces politiques. Je pense qu'il y a à faire grandir une belle idée qui est celle du socialisme, mais en la faisant grandir en résonance avec notre époque, pas avec les époques passées. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 2:08
Question 206Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"
Pourquoi faire ?
Réponse directe
Avec des citoyens et citoyennes écologistes, socialistes, communistes, rien du tout de gauche qui s'engagent ou voudraient s'engager dans toutes sortes de mouvements. Mais c'est ce qu'on veut faire revivre au point de départ. C'est quoi la politique sinon renvoyée à nos rêves, à nos espoirs, à notre volonté de transformer la société ? On va repartir du point de départ. C'est qu'on a besoin aujourd'hui de renouer avec une forme d'idéal, d'horizon de long terme et de dire le chemin que nous allons construire. Et nous allons aborder et la transition écologique, et le rapport au travail, et la question démocratique sur trois espaces. Une grande scène, une petite scène sur laquelle nous organiso…
« Avec des citoyens et citoyennes écologistes, socialistes, communistes, rien du tout de gauche qui s'engagent ou voudraient s'engager dans toutes sortes de mouvements. Mais c'est ce qu'on veut faire revivre au point de départ. C'est quoi la politique sinon renvoyée à nos rêves, à nos espoirs, à notre volonté de transformer la société ? On va repartir du point de départ. C'est qu'on a besoin aujourd'hui de renouer avec une forme d'idéal, d'horizon de long terme et de dire le chemin que nous allons construire. Et nous allons aborder et la transition écologique, et le rapport au travail, et la question démocratique sur trois espaces. Une grande scène, une petite scène sur laquelle nous organisons une forme de tribunal des générations futures. Nos petits-enfants jugeront nos choix ou nos absences de choix en matière d'alimentation, d'écologie, de pesticides. On en parlera peut-être. Nous allons aborder avec d'immenses intellectuels les questions du travail. Nous allons aborder la question démocratique. Vous verrez qu'il y a un certain nombre de personnalités importantes qui viendront contribuer à nos travaux. Il y aura des contributions internationales. Voilà, ce sera un beau programme pour commencer à refaire la gauche sans exclusif des autres initiatives. Je vais vous dire, moi je suis pour que... La formule est un peu... Les fleurs ? Non, oui, mais je fais attention parce que... Non, pas les fleurs ? Non, pas les fleurs, mais en tout cas que mille initiatives s'épanouissent et qu'elles convergent toutes à un moment ou à un autre pour construire ce qui pourrait être la grande formation politique de gauche qui correspond aujourd'hui aux enjeux de ce siècle. Qui pourrait s'appeler comment ? Ça, on verra bien. C'est pas les questions de nom. Votre mouvement, samedi ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 4:04
Question 207Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"
Donc, pour reprendre les termes de Xavier Bertrand, l'idée de qu'est-ce qu'on fait ensemble ?
Réponse à côté
Ce qui est formidable dans la période actuelle, si on ne parle que sur le plan politique, c'est qu'il y a incontestablement un système ou un équilibre des forces qui a été remis en cause par l'élection d'Emmanuel Macron, qu'elle permet aux uns et aux autres de pouvoir réfléchir à nouveau sur le sens de leur engagement, le sens qu'il y a à être de gauche, la redéfinition du clivage droite-gauche, sur quoi se formule-t-il, comment se formule-t-il. On a du temps pour le faire et je pense que c'est bien qu'à nouveau on plonge nos réflexions dans les racines des problèmes que rencontrent les Français. Donc, moi j'y vois une opportunité aussi de reconstruire et de refaire la gauche.
« Ce qui est formidable dans la période actuelle, si on ne parle que sur le plan politique, c'est qu'il y a incontestablement un système ou un équilibre des forces qui a été remis en cause par l'élection d'Emmanuel Macron, qu'elle permet aux uns et aux autres de pouvoir réfléchir à nouveau sur le sens de leur engagement, le sens qu'il y a à être de gauche, la redéfinition du clivage droite-gauche, sur quoi se formule-t-il, comment se formule-t-il. On a du temps pour le faire et je pense que c'est bien qu'à nouveau on plonge nos réflexions dans les racines des problèmes que rencontrent les Français. Donc, moi j'y vois une opportunité aussi de reconstruire et de refaire la gauche. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 1:05
Question 208Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"
Mais pourtant, vous n'étiez pas au Conseil National du PS ?
Réponse à côté
Oui, je préférais être au cœur d'un grand rassemblement, la Gay Pride, la Marche des Fiertés, où on pose des revendications sociales, où un mouvement citoyen s'organise. Effectivement, il fallait être arbitré, j'ai préféré être là.
« Oui, je préférais être au cœur d'un grand rassemblement, la Gay Pride, la Marche des Fiertés, où on pose des revendications sociales, où un mouvement citoyen s'organise. Effectivement, il fallait être arbitré, j'ai préféré être là. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 1:50
Question 209Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"
Est-ce que la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon pourrait être un partenaire à Benoît Hamon ?
Réponse directe
Mais la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, dans ses différentes formes, elle pourrait être un partenaire. Elle l'est localement parfois, mais son patron, pardon de le dire comme ça, parce qu'il n'y a qu'un seul patron, la France insoumise, veut remplacer toutes les autres formations de gauche. D'ailleurs, la seule chose finalement qu'est gardée Jean-Luc Mélenchon du Parti Socialiste, c'est cette tentation hégémonique permanente. Et elle lui est bien chevillée au corps. Alors, bon, moi, je pense que tout ça, c'est voué à l'échec. Et je pense qu'il n'y a pas d'issue à cela. Et il y a une diversité à gauche et dans la gauche française qui subsistera, et pardon de le dire, qui survivra à J…
« Mais la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, dans ses différentes formes, elle pourrait être un partenaire. Elle l'est localement parfois, mais son patron, pardon de le dire comme ça, parce qu'il n'y a qu'un seul patron, la France insoumise, veut remplacer toutes les autres formations de gauche. D'ailleurs, la seule chose finalement qu'est gardée Jean-Luc Mélenchon du Parti Socialiste, c'est cette tentation hégémonique permanente. Et elle lui est bien chevillée au corps. Alors, bon, moi, je pense que tout ça, c'est voué à l'échec. Et je pense qu'il n'y a pas d'issue à cela. Et il y a une diversité à gauche et dans la gauche française qui subsistera, et pardon de le dire, qui survivra à Jean-Luc Mélenchon, y compris. Donc, il faut continuer à faire vivre cette pluralité et espérer que les uns et les autres se rassemblent, et les voies de la raison étant pour la gauche, si elle veut le pouvoir, si elle veut le pouvoir de se rassembler. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 5:55
Question 210Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"
Pour l'instant, c'est le mouvement du 1er juillet, ça s'arrête là. Du 1er juillet, ce sera la date, effectivement. Donc, pour refonder la gauche ?
Réponse partielle
Pour y contribuer, absolument, oui. Mais la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, dans ses différentes formes, elle pourrait être un partenaire. Elle l'est localement parfois, mais son patron, pardon de le dire comme ça, parce qu'il n'y a qu'un seul patron, la France insoumise, veut remplacer toutes les autres formations de gauche. D'ailleurs, la seule chose finalement qu'est gardée Jean-Luc Mélenchon du Parti Socialiste, c'est cette tentation hégémonique permanente. Et elle lui est bien chevillée au corps. Alors, bon, moi, je pense que tout ça, c'est voué à l'échec. Et je pense qu'il n'y a pas d'issue à cela. Et il y a une diversité à gauche et dans la gauche française qui subsistera, et…
« Pour y contribuer, absolument, oui. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 5:46Voir 1 autre passage
« Mais la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, dans ses différentes formes, elle pourrait être un partenaire. Elle l'est localement parfois, mais son patron, pardon de le dire comme ça, parce qu'il n'y a qu'un seul patron, la France insoumise, veut remplacer toutes les autres formations de gauche. D'ailleurs, la seule chose finalement qu'est gardée Jean-Luc Mélenchon du Parti Socialiste, c'est cette tentation hégémonique permanente. Et elle lui est bien chevillée au corps. Alors, bon, moi, je pense que tout ça, c'est voué à l'échec. Et je pense qu'il n'y a pas d'issue à cela. Et il y a une diversité à gauche et dans la gauche française qui subsistera, et pardon de le dire, qui survivra à Jean-Luc Mélenchon, y compris. Donc, il faut continuer à faire vivre cette pluralité et espérer que les uns et les autres se rassemblent, et les voies de la raison étant pour la gauche, si elle veut le pouvoir, si elle veut le pouvoir de se rassembler. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 5:55
Question 211Benoît Hamon : "Je suis et serai dans l'opposition... La gauche existe encore"
Elle est mise entre parenthèses par... Jean-Christophe Cambelli, ce n'est pas mise entre parenthèses par moi. À part lui seul, par l'appareil du PS. C'est par le Bureau national à adopter un texte sans vote. Très bien, moi, je respecte les partis. Je dis juste que c'est pas... Les partis tout aussi grands sont-ils n'enterrent pas les belles idées. Moi, je continuerai à faire campagne sur ces idées. Évidemment, mais pas seulement pendant les législatives. Ce que je veux simplement dire, c'est que... Qui ne voit pas aujourd'hui qu'on a besoin de se régénérer autrement que par des textes qui cherchent à mettre d'accord tout le monde ?
Réponse à côté
Le vote Mélenchon, puisque vous en parlez, Benoît Hamon, 620 000, vous connaissez ce chiffre. Vous n'avez pas fini d'en entendre parler, parce qu'il est cité régulièrement par les responsables de la France Insoumise, 620 000, ce nombre de voix qu'il a manqué à Jean-Luc Mélenchon pour devancer Marine Le Pen, éventuellement être qualifiée pour le second tour. Certains vous font porter la responsabilité de l'échec de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Que leur répondez-vous ? Un mot encore sur Manuel Valls, dont on vient d'apprendre par la bouche de Jean-Paul Delevoye, qui est chargé des investitures au sein du mouvement En Marche, qu'il n'aurait pas l'étiquette République En Marche dans…
« Le vote Mélenchon, puisque vous en parlez, Benoît Hamon, 620 000, vous connaissez ce chiffre. Vous n'avez pas fini d'en entendre parler, parce qu'il est cité régulièrement par les responsables de la France Insoumise, 620 000, ce nombre de voix qu'il a manqué à Jean-Luc Mélenchon pour devancer Marine Le Pen, éventuellement être qualifiée pour le second tour. Certains vous font porter la responsabilité de l'échec de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Que leur répondez-vous ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je suis et serai dans l'opposition... La gauche existe encore"Vérifier à 9:28
Question 212Benoît Hamon : "Je suis et serai dans l'opposition... La gauche existe encore"
Parce qu'ils ont eu le sentiment que je ne pourrais pas gagner. Et du moment où cette conviction s'est enracinée dans la tête de bon nombre d'électeurs de gauche, ils ont choisi un vote utile pour éviter le second tour Fillon-Le Pen, ce que je comprends parfaitement. Certains se sont portés sur le vote Mélenchon, d'autres sur le vote Macron. Est-ce que pour autant, ces idées-là ont vocation à mourir ?
Réponse à côté
Le vote Mélenchon, puisque vous en parlez, Benoît Hamon, 620 000, vous connaissez ce chiffre. Vous n'avez pas fini d'en entendre parler, parce qu'il est cité régulièrement par les responsables de la France Insoumise, 620 000, ce nombre de voix qu'il a manqué à Jean-Luc Mélenchon pour devancer Marine Le Pen, éventuellement être qualifiée pour le second tour. Certains vous font porter la responsabilité de l'échec de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Que leur répondez-vous ? Un mot encore sur Manuel Valls, dont on vient d'apprendre par la bouche de Jean-Paul Delevoye, qui est chargé des investitures au sein du mouvement En Marche, qu'il n'aurait pas l'étiquette République En Marche dans…
« Le vote Mélenchon, puisque vous en parlez, Benoît Hamon, 620 000, vous connaissez ce chiffre. Vous n'avez pas fini d'en entendre parler, parce qu'il est cité régulièrement par les responsables de la France Insoumise, 620 000, ce nombre de voix qu'il a manqué à Jean-Luc Mélenchon pour devancer Marine Le Pen, éventuellement être qualifiée pour le second tour. Certains vous font porter la responsabilité de l'échec de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Que leur répondez-vous ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je suis et serai dans l'opposition... La gauche existe encore"Vérifier à 9:28Voir 1 autre passage
« Un mot encore sur Manuel Valls, dont on vient d'apprendre par la bouche de Jean-Paul Delevoye, qui est chargé des investitures au sein du mouvement En Marche, qu'il n'aurait pas l'étiquette République En Marche dans sa circonscription de l'Essonne, Benoît Hamon, vous le gardez au Parti Socialiste ? D'abord, je crois qu'il n'y est plus »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je suis et serai dans l'opposition... La gauche existe encore"Vérifier à 11:16
Question 213Benoît Hamon : "Je suis et serai dans l'opposition... La gauche existe encore"
Je pense qu'un parti tout aussi grand, soit-il, tout aussi grande soit son histoire, ne peut pas enterrer de belles idées. et de belles idées qui, de toute façon, continueront à féconder ce qui doit être la recomposition et la renaissance de la gauche. Elles n'ont pas été très fécondes au premier tour, Benoît Hamon. Mais je ne conteste pas que ce résultat, et je l'ai même assumé personnellement, que ce résultat n'a pas été à la hauteur de mes propres espérances. Mais je voudrais dire d'un mot. Il y a quand même, je pense, beaucoup plus de personnes à adhérer à mon projet qu'il y en a eu à voter pour moi. Et j'ai pu le percevoir tout au long de cette campagne, comme je le perçois encore maintenant. Je pense que ces idées sont grandes et qu'elles structureront la recomposition et la renaissance de la gauche. Et c'est à cela, moi, que je veux m'atteler. C'est-à-dire à l'avenir de ces idées, avant de me préoccuper de la façon dont les uns et les autres cherchent une stratégie de revanche ou une stratégie de survie. Ce qui m'intéresse, moi, c'est le moyen et long terme. Comment la gauche va renaître de cet échec ?
Réponse à côté
Donc, cette idée-là, comme les autres, elle est mise entre parenthèses pour cette campagne législative, mais vous ne désespérez pas de la faire renaître et de la faire revivre.
« Donc, cette idée-là, comme les autres, elle est mise entre parenthèses pour cette campagne législative, mais vous ne désespérez pas de la faire renaître et de la faire revivre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je suis et serai dans l'opposition... La gauche existe encore"Vérifier à 8:04
Question 214Benoît Hamon : "Je suis et serai dans l'opposition... La gauche existe encore"
Qu'est-ce que j'en pense ?
Réponse à côté
Donc, cette idée-là, comme les autres, elle est mise entre parenthèses pour cette campagne législative, mais vous ne désespérez pas de la faire renaître et de la faire revivre.
« Donc, cette idée-là, comme les autres, elle est mise entre parenthèses pour cette campagne législative, mais vous ne désespérez pas de la faire renaître et de la faire revivre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je suis et serai dans l'opposition... La gauche existe encore"Vérifier à 8:04
Question 215Benoît Hamon : "Je suis et serai dans l'opposition... La gauche existe encore"
de facto, mais je trouve que il y a quelque chose d'un peu triste à tout ça. Il y a une vraie fin de cycle. Et je pense que ce n'est pas qu'une fin de cycle politique qui se caractérise par l'échec d'une formation politique dont j'ai symbolisé et incarné cet échec à l'élection présidentielle, puisque je porte ce fardeau-là, incontestablement. Mais je crois qu'il y a une forme de faillite morale. Et que dans cette faillite morale se jouent aussi beaucoup des raisons qui justifient que beaucoup d'électeurs aujourd'hui finalement n'estiment plus ce que nous représentons, ce que le Parti Socialiste a collectivement représenté. La faillite de qui ?
Réponse à côté
Benoît Hamon, invité de France Inter, on vous retrouve dans quelques minutes il est 8h34.
« Benoît Hamon, invité de France Inter, on vous retrouve dans quelques minutes il est 8h34. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je suis et serai dans l'opposition... La gauche existe encore"Vérifier à 12:45
Question 216Benoît Hamon : "La pire des choses pour les citoyens, c'est qu'ils votent en fonction de stratégies"
mais derrière la formule ?
Réponse à côté
Et si Macron, c'est Giscard, Mitterrand, c'est Mélenchon ?
« Et si Macron, c'est Giscard, Mitterrand, c'est Mélenchon ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La pire des choses pour les citoyens, c'est qu'ils votent en fonction de stratégies"Vérifier à 7:08
Question 217Benoît Hamon : "La pire des choses pour les citoyens, c'est qu'ils votent en fonction de stratégies"
Non, mais je le dis parce que moi, je suis attaché à des principes qui, justement, aspire à ce que demain le destin de la France continue à s'inscrire dans l'Europe. C'est-à-dire que je ne pense pas, par exemple, et je le dis qu'on puisse être écologiste sincère et en même temps ne pas être européen. Parce que qui peut penser aujourd'hui qu'il peut y avoir une politique avec un impact suffisant en matière de conversion écologique de notre économie à l'échelle de la France ?
Réponse à côté
qu'on a écrit avec Piketty.
« qu'on a écrit avec Piketty. »
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Question 218Benoît Hamon : "La pire des choses pour les citoyens, c'est qu'ils votent en fonction de stratégies"
pourquoi on le fait. Et moi, il me semble aujourd'hui qu'il y a effectivement quelque chose d'assez régressif à tout ça. Mais c'est mon idée de ce qu'est un futur désirable et d'un futur sinistre en face.
Réponse à côté
Et si Macron, c'est Giscard, Mitterrand, c'est Mélenchon ?
« Et si Macron, c'est Giscard, Mitterrand, c'est Mélenchon ? »
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Question 219Benoît Hamon : "La pire des choses pour les citoyens, c'est qu'ils votent en fonction de stratégies"
quelle perspective, quelle perspective désespérante. Je le dis désespérante. Moi, j'aborde aujourd'hui l'austérité pour ce qu'elle provoque de désespérance, de pauvreté, d'inégalité, mais je veux sortir de l'austérité, mais pas de l'Europe.
Réponse partielle
Jean-Luc Mélenchon dit que ce n'est pas son objectif de sortir de l'Europe et de l'euro. Il a reçu un meeting avant-hier. Enfin, vous parlez du plan B et lui insiste sur le plan A. Mais Laurent Ruquier qui vous demande pour qui vous aimeriez voter au second tour si vous n'y êtes pas, vous répondez Mélenchon que c'était une imprudence,
« Jean-Luc Mélenchon dit que ce n'est pas son objectif de sortir de l'Europe et de l'euro. Il a reçu un meeting avant-hier. »
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Question 220Benoît Hamon : "La pire des choses pour les citoyens, c'est qu'ils votent en fonction de stratégies"
une maladresse ?
Réponse à côté
Quoi qu'il arrive dimanche au premier tour ? Après la sieste, on vous verra et entendra dans la campagne du second tour ? Mais la sieste, vous savez, c'est excellent. Je vous invite C'est mes horaires. au réveil, vous ferez campagne dans l'entre-de-tour ? Benoît, mon invité de France Inter, on vous retrouve dans quelques minutes avec les appels, les questions des auditeurs d'Inter. Il est 8h34. Il est 8h34.
« Quoi qu'il arrive dimanche au premier tour ? Après la sieste, on vous verra et entendra dans la campagne du second tour ? Mais la sieste, vous savez, c'est excellent. Je vous invite »
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« C'est mes horaires. »
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« au réveil, »
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Question 221Benoît Hamon : "La pire des choses pour les citoyens, c'est qu'ils votent en fonction de stratégies"
Je répète la question de Laurent Ruquier face à Marine Le Pen. Vous êtes sûr ?
Réponse à côté
Quoi qu'il arrive dimanche au premier tour ? Après la sieste, on vous verra et entendra dans la campagne du second tour ? Mais la sieste, vous savez, c'est excellent. Je vous invite C'est mes horaires. au réveil, vous ferez campagne dans l'entre-de-tour ? Benoît, mon invité de France Inter, on vous retrouve dans quelques minutes avec les appels, les questions des auditeurs d'Inter. Il est 8h34. Il est 8h34.
« Quoi qu'il arrive dimanche au premier tour ? Après la sieste, on vous verra et entendra dans la campagne du second tour ? Mais la sieste, vous savez, c'est excellent. Je vous invite »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La pire des choses pour les citoyens, c'est qu'ils votent en fonction de stratégies"Vérifier à 10:01Voir 2 autres passages
« C'est mes horaires. »
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« au réveil, »
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Question 222Benoît Hamon, lâché par Manuel Valls, dénonce "une grande faillite morale des élites politiques"
Ça veut dire aussi qu'un président peut plomber une campagne C'est ça que ça veut dire ?
Réponse à côté
Elle doit se faire à mes yeux le plus possible et le plus longtemps possible sur les questions qui intéressent directement la vie des français et un peu moins sur ce qui nous intéresse nous
« Elle doit se faire à mes yeux le plus possible et le plus longtemps possible sur les questions qui intéressent directement la vie des français et un peu moins sur ce qui nous intéresse nous »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, lâché par Manuel Valls, dénonce "une grande faillite morale des élites politiques"Vérifier à 24:25
Question 223Hamon : pourquoi ça coince #cdanslair 16-03-2017
et il y gagnera. » Quel est le pari de Emmanuel Valls ?
Réponse à côté
Et on voit cette abstention monter. Alors c'est vrai que... 30% on dit, c'est énorme. 30%, mais ça serait un record. Vous savez que le premier tour d'une élection présidentielle, ça navigue entre 15% d'abstention. C'était la première en 1965, l'attrait de la nouveauté, le général de Gaulle, et 28% en 2002. Là, beaucoup d'instituts nous disent, on va vers 30 et éventuellement au-dessus de 30. Là, ça serait un signe extrêmement fort. L'élection reine de la Ve République, boudée par un électeur sur trois, ça serait un signe lourd et serait peut-être quelque chose à voir avec ces palinodies à lesquelles on assiste en ce moment.
« Et on voit cette abstention monter. Alors c'est vrai que... 30% on dit, c'est énorme. 30%, mais ça serait un record. Vous savez que le premier tour d'une élection présidentielle, ça navigue entre 15% d'abstention. C'était la première en 1965, l'attrait de la nouveauté, le général de Gaulle, et 28% en 2002. Là, beaucoup d'instituts nous disent, on va vers 30 et éventuellement au-dessus de 30. Là, ça serait un signe extrêmement fort. L'élection reine de la Ve République, boudée par un électeur sur trois, ça serait un signe lourd et serait peut-être quelque chose à voir avec ces palinodies à lesquelles on assiste en ce moment. »
C dans l'air · Hamon : pourquoi ça coince #cdanslair 16-03-2017Vérifier à 41:12
Question 224Hamon : pourquoi ça coince #cdanslair 16-03-2017
Quelle est la position actuelle de Martine Aubry par rapport à Benoît Hamon et à Emmanuel Macron ?
Réponse à côté
Et puis, il ne faut pas oublier, on n'en parle pas. Mais derrière tout cela, il y a, si la gauche est battue, tout de même l'affaire essentielle du contrôle du Parti Socialiste. Certes, le parti va mal. Mais enfin, ça reste une machine, vous le verrez, à l'œuvre, dès les législatives de juin. Et cette machine, qu'on aura écartée d'un revers de la main, réapparaîtra, parce que c'est une machine à distribuer des investitures, et même affaibli, le contrôle du Parti Socialiste demain est certainement quelque chose qui est dans la tête, au moins, de Manuel Valls et de Benoît Hamon.
« Et puis, il ne faut pas oublier, on n'en parle pas. Mais derrière tout cela, il y a, si la gauche est battue, tout de même l'affaire essentielle du contrôle du Parti Socialiste. Certes, le parti va mal. Mais enfin, ça reste une machine, vous le verrez, à l'œuvre, dès les législatives de juin. Et cette machine, qu'on aura écartée d'un revers de la main, réapparaîtra, parce que c'est une machine à distribuer des investitures, et même affaibli, le contrôle du Parti Socialiste demain est certainement quelque chose qui est dans la tête, au moins, de Manuel Valls et de Benoît Hamon. »
C dans l'air · Hamon : pourquoi ça coince #cdanslair 16-03-2017Vérifier à 53:38
Question 225Hamon : pourquoi ça coince #cdanslair 16-03-2017
Il s'est passé une chose dans ces primaires, je voudrais citer l'auteur, parce qu'il y a eu un papier très intéressant de Gilles Wittgenstein là-dessus, où il a pointé cette chose qui est identique à gauche et à droite. C'est que normalement, dans une primaire, les électeurs font un vote stratège. C'est-à-dire qu'ils vont chercher le candidat qui leur paraît le mieux armé pour gagner. Le mieux armé pour gagner, ça veut dire celui qui va chercher les électeurs le plus loin. Or là, pour des raisons diamétralement opposées, les électeurs de droite et les électeurs de gauche ont fait un vote identitaire. Les électeurs de droite parce qu'ils étaient sûrs de gagner et les électeurs de gauche parce qu'ils étaient à peu près sûrs de perdre. Et donc chacun a choisi le candidat qui les représentait le plus. Mais du coup, ils ont énormément de mal à rassembler des deux côtés. Des deux côtés. Là encore, on a glosé ici, à juste titre, sur les 13 ou 14% de Benoît Hamon. Mais François Fillon est à 18%. Il y a un mois, il était déjà président de la République. Oui. Valls, Premier ministre de Macron, est-ce que c'est un scénario possible ?
Réponse directe
Non, c'est un scénario hautement improbable. Tout ce qui, dans le phénomène Macron, va faire apparaître le phénomène Macron comme étant l'héritier du hollandisme est très périlleux pour Emmanuel Macron. Dans les faits, c'est peut-être comme ça. Vous voyez, il y a des éléments. La majorité des électeurs de François Hollande se retrouvent sur Emmanuel Macron. Mais Emmanuel Macron n'a vraiment pas intérêt à le faire savoir ou à le rendre visible. Parce que la sanction viendra. Et viendra vite. Elle peut venir, même avant le premier tour. C'est pour ça qu'il freine énormément sur les ralliements de socialistes. C'est pour ça, en effet, qu'il précise et qu'il reprécise qu'il n'est ni de gauche,…
« Non, c'est un scénario hautement improbable. Tout ce qui, dans le phénomène Macron, va faire apparaître le phénomène Macron comme étant l'héritier du hollandisme est très périlleux pour Emmanuel Macron. Dans les faits, c'est peut-être comme ça. Vous voyez, il y a des éléments. La majorité des électeurs de François Hollande se retrouvent sur Emmanuel Macron. Mais Emmanuel Macron n'a vraiment pas intérêt à le faire savoir ou à le rendre visible. Parce que la sanction viendra. Et viendra vite. Elle peut venir, même avant le premier tour. C'est pour ça qu'il freine énormément sur les ralliements de socialistes. C'est pour ça, en effet, qu'il précise et qu'il reprécise qu'il n'est ni de gauche, ni de droite, qu'il est de gauche et de droite, qu'il a une position centrale, etc. Bon, ça tiendra éventuellement jusqu'au premier tour. Après, il faudra rentrer dans le dur. Parce qu'il faudra trouver quelqu'un qui soit susceptible, en tant que Premier ministre, de faire vivre la majorité législative macroniste après une éventuelle victoire au second tour. Et là, la tâche ne sera pas facile. »
C dans l'air · Hamon : pourquoi ça coince #cdanslair 16-03-2017Vérifier à 1:01:50
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
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« il faut... Cette dimension du calcul personnel est forte. Puis la deuxième chose, c'est qu'à l'évidence, il s'est lui-même radicalisé. Au fond, ce qu'il offre dans la corbeille de mariage entre la droite et l'extrême droite, c'est le cadavre de l'État de droit, justement. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 16:54
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:06Voir 2 autres passages
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:06
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 13:12Voir 2 autres passages
« que là où nos représentations collectives mettent la valeur dans la richesse concrète notre contribution à cette ci etc c'est certain que là il y a un biais qui est un biais qui ne correspond pas à l'idéal d'une société telle qu'on pourrait le partager néanmoins à cette étape aujourd'hui nous ce qui nous paraît important c'est d'essayer de désamorcer la contagion des préjugés et des biais et c'est pour ça qu'on pense chez Singa qu'un boulanger kurde qui s'installe dans un village de la Creuse a 100 fois plus d'efficacité sur les représentations que 10 fois cette émission en documentaire dans le même village et qu'il est pour nous crucial de provoquer la rencontre ce qui est intéressant en tout cas vous avez mis un peu là c'est un réseau d'accueil aussi qui s'appelle J'accueil qui est de l'hébergement par les citoyens sur de la longue durée de 3 mois minimum jusqu'à 18 mois qui est un dispositif qui marche très très bien qu'on a lancé en 2015 que moi j'ai repris plus récemment je suis président de J'accueil d'ailleurs et qui est un programme dont les impacts sont incroyables qui coûte beaucoup moins cher à la puissance publique que le fait d'acheter des nuités dans des foyers d'hébergement et qui permet parce que quand on est en immersion dans une famille d'apprendre plus vite le français de connecter avec le réseau qui ne voit pas que pour trouver du boulot dans ce pays il faut du réseau et nous ce qu'on prête en fait c'est pas du capital économique c'est du capital social c'est le réseau des gens qui accueillent c'est le réseau de nos mentors dans nos programmes et ce qu'on essaye de faire à partir de ces preuves de l'inclusion c'est construire un plaidoyer en clair mettant nos voiles là où il y a du vent quand il y a une actualité on essaye d'y raccrocher les enjeux migratoires pour proposer un autre regard et notamment un regard beaucoup plus positif quand il y a eu les universités du MEDEF là de rentrée on a rappelé que 15% des entreprises créées dans ce pays le sont par des étrangers je parle pas d'immigrés parce que dans les immigrés on compte les étrangers mais aussi ceux qui ont été naturalisés dans les statistiques où vous avez aujourd'hui 10,7% de la population qui est immigrée vous avez Emmanuel Valls parce qu'il est né catalan même s'il est français alors que quand on compte juste les étrangers 15% des entreprises créées le sont par des étrangers donc ça dit aujourd'hui que leur contribution à la création de valeurs à l'initiative à l'innovation elle est tout sauf mince tout sauf mince »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06Voir 2 autres passages
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On en a eu pas mal. En vérité, on dégustait plutôt qu'on ne l'emportait. Encore que ce n'a pas toujours été vrai. Mais, bon, il y en a eu plein. À Brest, notamment, parce qu'à Brest, il y a une tradition qui est liée à la marine nationale, qui s'appelle la royale elle-même. Et donc, il y a toujours eu un terreau favorable aux idées royalistes, réagles, extrême droite. Même si la Bretagne est longtemps restée très imperméable à Le Pen. Et si Brest s'appelait Brest-la-Rouge, pas pour rien, parce qu'il y avait des ouvriers, des arsenaux, qui constituaient quand même la masse des habitants. Mais il y avait, dans les collages la nuit, parce qu'à l'époque, on faisait des collages, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 7:33Voir 2 autres passages
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 15 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06Voir 2 autres passages
« employée de Singa donc elle a dû se nourrir évidemment de tout ce qu'on fait en Europe mais maintenant on est capable nous aujourd'hui dans la manière dont on a tourné notre plaidoyer par exemple de greffer notre plaidoyer sur ce qui se passe sur le dossier des retraites par exemple quand il y a eu les manifestations contre le report de l'âge légal à 64 ans qu'est-ce qu'a fait Singa on a pris le sujet des retraites on a dit ok bon bah alors essayons d'imaginer et parlons à des électeurs du RN qui sont contre le report de l'âge légal à 64 ans qui ont été manifestés avec des électeurs de gauche etc et disons clairement que si on applique le programme du RN c'est-à-dire si on arrête l'immigration si on expulse les travailleurs étrangers on se prive donc d'un strict point de vue utilitariste des cotisations des travailleurs étrangers et là l'âge légal de départ à la retraite le débat il sera plus de 64 ans il sera 66 67 68 ans à très court terme ou alors la baisse des pensions si on veut équilibrer le système c'est-à-dire c'est ou les retraités paieront moins s'il n'y a pas de travailleurs étrangers ou alors il faudra partir plus tard »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 23:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et c'est comme ça que ça doit marcher, etc. Et il y a là quelque chose de très puissant qui, à droite, par ailleurs, contamine un terrain qui était déjà conquis chez beaucoup d'électeurs et de militants de la droite. Mais à cela, je pense qu'il y a une autre lecture qui est une lecture plus historique qui doit nous amener à essayer de regarder la droite française pour ce qu'elle est aussi. Je vous conseille l'excellent bouquin de Laurent Joly sur la question de Vichy, où Laurent Joly, l'historien, analyse combien ce régime n'était pas un régime autoritaire, comme on l'entend, mais bien une dictature. Et il revient sur la genèse, ce basculement vers la fin de la République et la dictature. Et c'est intéressant parce qu'on avait eu le livre de Chapoutot sur les irresponsables qui observait comment le patronat allemand fait le choix, le capital, fait le choix de l'extrême droite en disant qu'ils sont trop crétins, on va réussir à les manipuler. Et à la fin... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 17:19Voir 2 autres passages
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51Voir 2 autres passages
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 13:12Voir 2 autres passages
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 28 observations33 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31Voir 2 autres passages
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées6 juin 2021 au 6 mai 2024 · 7 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28Voir 2 autres passages
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 26:24
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« toujours autour de la fac, en général, ou sur les parkings, ou sur les points de collage, des bagarres assez spectaculaires. Surtout aussi, les parties où on se courait après. C'est de la chasse, mais un jour tu chasses, un jour tu es chassé. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 8:17
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58