

« Si on est dans une ONG qui fait seulement du plaidoyer, ça c'est le vrai risque. »
« Les servitudes de la politique sous la forme de l'obligation de servir une ligne, même quand on n'est pas d'accord avec, de faire bloc parce qu'il faut tenir le cap, même quand on pense que le cap est débile. Ça, ça ne me manque pas. »
« On a la capacité là de fabriquer, en tout cas, des réponses qui sont des réponses dont on voit les résultats. Alors que ce n'est pas toujours le cas en politique, les résultats étant sur le plus long terme. »
« L'appel d'air, honnêtement, ça n'existe pas. Et même si tant est qu'il y a un appel d'air, aujourd'hui on sait que non seulement l'immigration ne creuse pas les déficits, non seulement elle crée de la croissance, mais je vais rajouter quelque chose. »
« Être méchant avec les méchants et gentils avec les gentils, c'est une manière de parler à des enfants, habituellement. »
« La France n'est jamais gentille quand elle, par exemple, accueille des demandeurs d'asile. Elle souscrit juste à des obligations consignées dans la Convention de Genève. »
« Elle n'est pas davantage gentille si demain, elle régularise des travailleurs sans papiers pour répondre aux besoins de ces entreprises. Parce qu'elle fait face à quoi ? Une demande d'un certain secteur de l'économie pour avoir de la main d'oeuvre. »
« Je considère que c'est une manière d'infantiliser le débat sur les migrations que de parler ainsi. »
« Le fait qu'il ne fallait plus raisonner seulement en termes de propriété publique versus propriété privée, mais qu'un certain nombre de biens devaient être gouvernés, devaient être gérés par l'humanité et selon des modalités qui sont ceux de la gestion des communs. »
« Ce n'est pas parce que vous dites demain qu'une compagnie pétrolière bascule du privé au public que vous garantissez que l'exploitation des sols se fera au plus grand bénéfice de l'humanité. »
« Oui, alors, en tout cas, je le revendique. Après, les spécialistes et les électeurs jugeront. »
« Cette métamorphose que j'ai opérée moi-même dans la conception que j'avais de la prospérité, de ce qui pourrait être l'abondance, la conception que j'avais de la richesse, je l'ai opérée avant, et dans le fait déjà d'accepter ou de revendiquer une rupture avec ce que je jugeais devenu un dogme dans le débat politique, qui était celui de la croissance du PIB. »
« L'écologisme est toujours socialiste ? Si c'est socialiste au sens de la justice sociale, de l'importance de redistribuer la richesse, y compris d'installer la République dans l'atelier, comme le voulait Jaurès, oui. Si c'est socialiste au sens du social-libéralisme qui désormais prospère et domine dans la social-démocratie en Europe, toujours maintenant, hélas, non. »
« Mais je ne crois pas que le social-libéralisme soit un courant du socialisme, je pense que ça en est un dévoiement aujourd'hui. »
« le revenu universel m'a amené à repenser complètement la manière dont je réfléchissais à la redistribution des richesses. »
« Il est inconditionnel. On ne demande rien en échange. »
« Avec 750 euros par mois en plus, ça change tout. »
« C'est une manière de faire des économies sur leur dos. »
« Ça n'est pas fait, parce que ça permet de faire une économie, disons-le. Moi, j'ai été ministre à Bercy. Je vois la logique qui conduit aujourd'hui à ce que, sous prétexte qu'il faille responsabiliser les pauvres, il faut qu'ils demandent ce RSA. C'est une manière de faire des économies sur leur dos. »
« Le RSA, c'est un revenu dont on bénéficie quand on est pauvre. Le revenu universel, tout le monde l'aurait. Il est universel, donc tout citoyen français, dès sa naissance, percevrait le revenu universel jusqu'à sa mort. »