Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
7 juin 2012 au 14 févr. 2026
Questions
351
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 351 questions évaluables
Réponse directe
148
Réponse partielle
61
Réponse à côté
142
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 176 à 200 sur 352
Question 176Benoît Hamon : "Je ne sais pas si la frontière avec la France insoumise est imperméable"
Mais je ne sais pas si elle est imperméable. On verra dans les semaines qui viennent. D'abord, parce que je pense qu'il y a des débats à la France insoumise, comme dans toutes les formations politiques. Pourquoi ?
Réponse à côté
Ils en font de l'Allemagne, en Allemagne, de la politique en ce moment,
« Ils en font de l'Allemagne, en Allemagne, de la politique en ce moment, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je ne sais pas si la frontière avec la France insoumise est imperméable"Vérifier à 8:13
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 177Benoît Hamon : "Je ne sais pas si la frontière avec la France insoumise est imperméable"
Ça peut aller dans le bon sens, évidemment. Mais moi, j'ai discuté avec le premier ministre portugais pendant les élections présidentielles qui m'a dit quoi ?
Réponse à côté
Un ministre dans un gouvernement socialiste qui prend la tête de l'Eurogroupe pour vous, blanc bonnet, bonnet blanc.
« Un ministre dans un gouvernement socialiste qui prend la tête de l'Eurogroupe pour vous, blanc bonnet, bonnet blanc. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je ne sais pas si la frontière avec la France insoumise est imperméable"Vérifier à 10:37
Question 178Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"
Et donc, on ressort le revenu universel ?
Réponse directe
Mais, parmi d'autres... Continuez ? Oui, je continue à penser... Je continue à penser que le revenu universel d'existence, ce sera la sécurité sociale du XXIe siècle. Et je pense surtout qu'il est temps aujourd'hui que l'on regarde la réalité en face, dès lors que c'est le travail qui finance notre sécurité sociale et notre protection sociale, s'il y en a moins, comment assurerons-nous les retraites demain ? Et s'il y a moins de travail, comment fait-on pour le partager ? Et bien, autour de ces mutations, j'y ajouterai la question démocratique, parce qu'on voit bien aujourd'hui que localement comme nationalement, on se sent dépossédé du pouvoir de choisir sa propre vie comme du pouvoir de p…
« Je continue à penser que le revenu universel d'existence, ce sera la sécurité sociale du XXIe siècle. Et je pense surtout qu'il est temps aujourd'hui que l'on regarde la réalité en face, dès lors que c'est le travail qui finance notre sécurité sociale et notre protection sociale, s'il y en a moins, comment assurerons-nous les retraites demain ? Et s'il y a moins de travail, comment fait-on pour le partager ? Et bien, autour de ces mutations, j'y ajouterai la question démocratique, parce qu'on voit bien aujourd'hui que localement comme nationalement, on se sent dépossédé du pouvoir de choisir sa propre vie comme du pouvoir de peser sur le destin de la nation. Et bien, sur ces trois grands enjeux, il me semble qu'il faut construire un nouveau projet politique. Et on peut garder des fidélités. Moi, j'ai des fidélités aux valeurs qui ont été celles de tout mon engagement au Parti socialiste. et en même temps, considérer que mettre la gauche au défi de la modernité, c'est sans doute aussi prendre son risque, sortir des enclos qui aujourd'hui empêchent le débat de s'épanouir. Et c'est ce que je fais avec le Mouvement du 1er juillet, d'où la grande consultation que nous lançons en direction des citoyens français qui est disponible sur notre site internet mouvementdupremierjuillet.fr. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"Vérifier à 7:26
Question 179Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"
Benoît, je voudrais qu'on parle de vous. Je l'ai rappelé, il y a quelques instants, vous avez rendu votre carte du PS. Vous êtes où, aujourd'hui ?
Réponse directe
Je me considère toujours socialiste dans les engagements qui ont été les miens. Je considère juste que le socialisme ne s'épanouit plus dans le Parti Socialiste. Je pense que, pour revenir d'un mot sur l'élection présidentielle, soit on retient une photographie. Une photographie d'un désastre, comme on retiendrait la photographie spectaculaire de l'effondrement d'une partie de la banquise. On a parfois ces images-là. Mais qui ne voit pas que, quand vous avez un morceau de glace qui se décroche comme cela, cela vient de plus longtemps, d'un phénomène d'érosion, lent, patient... Non, ne parlons pas comme ça. Mais ce que je veux simplement dire, c'est qu'il faut regarder d'où vient cette défai…
« Je me considère toujours socialiste dans les engagements qui ont été les miens. Je considère juste que le socialisme ne s'épanouit plus dans le Parti Socialiste. Je pense que, pour revenir d'un mot sur l'élection présidentielle, soit on retient une photographie. Une photographie d'un désastre, comme on retiendrait la photographie spectaculaire de l'effondrement d'une partie de la banquise. On a parfois ces images-là. Mais qui ne voit pas que, quand vous avez un morceau de glace qui se décroche comme cela, cela vient de plus longtemps, d'un phénomène d'érosion, lent, patient... »
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Question 180Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"
Vous n'êtes plus socialiste ?
Réponse directe
Je me considère toujours socialiste dans les engagements qui ont été les miens. Je considère juste que le socialisme ne s'épanouit plus dans le Parti Socialiste. Je pense que, pour revenir d'un mot sur l'élection présidentielle, soit on retient une photographie. Une photographie d'un désastre, comme on retiendrait la photographie spectaculaire de l'effondrement d'une partie de la banquise. On a parfois ces images-là. Mais qui ne voit pas que, quand vous avez un morceau de glace qui se décroche comme cela, cela vient de plus longtemps, d'un phénomène d'érosion, lent, patient... Non, ne parlons pas comme ça. Mais ce que je veux simplement dire, c'est qu'il faut regarder d'où vient cette défai…
« Je me considère toujours socialiste dans les engagements qui ont été les miens. Je considère juste que le socialisme ne s'épanouit plus dans le Parti Socialiste. Je pense que, pour revenir d'un mot sur l'élection présidentielle, soit on retient une photographie. Une photographie d'un désastre, comme on retiendrait la photographie spectaculaire de l'effondrement d'une partie de la banquise. On a parfois ces images-là. Mais qui ne voit pas que, quand vous avez un morceau de glace qui se décroche comme cela, cela vient de plus longtemps, d'un phénomène d'érosion, lent, patient... »
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Question 181Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"
Il y a une série de noms de personnalités politiques qui sont apparus ces derniers jours. Est-ce qu'ils doivent tous, sans être mis en examen, se mettre de côté, être écartés ?
Réponse directe
Ça peut aller du harcèlement jusqu'à l'abus, l'agression sexuelle, donc le viol. Moi, je pense que dès lors que les enquêtes se déroulent, dès lors que la justice est saisie, il est logique que les personnes concernées soient mises à l'écart, en tout cas, des mouvements politiques auxquels elles appartiennent. Écoutez, il faut apprécier. Nous, nous l'avons fait au moment où la plainte a été déposée. Nous avons encouragé les femmes qui sont venues témoigner auprès de nous à le faire. Je ne vous donnerai pas le nom des personnes en question parce qu'il y a une enquête de police.
« Ça peut aller du harcèlement jusqu'à l'abus, l'agression sexuelle, donc le viol. Moi, je pense que dès lors que les enquêtes se déroulent, dès lors que la justice est saisie, il est logique que les personnes concernées soient mises à l'écart, en tout cas, des mouvements politiques auxquels elles appartiennent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"Vérifier à 2:06
Question 182Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"
Vous n'êtes pas socialiste ?
Réponse directe
Je me considère toujours socialiste dans les engagements qui ont été les miens. Je considère juste que le socialisme ne s'épanouit plus dans le Parti Socialiste. Je pense que, pour revenir d'un mot sur l'élection présidentielle, soit on retient une photographie. Une photographie d'un désastre, comme on retiendrait la photographie spectaculaire de l'effondrement d'une partie de la banquise. On a parfois ces images-là. Mais qui ne voit pas que, quand vous avez un morceau de glace qui se décroche comme cela, cela vient de plus longtemps, d'un phénomène d'érosion, lent, patient... Non, ne parlons pas comme ça. Mais ce que je veux simplement dire, c'est qu'il faut regarder d'où vient cette défai…
« Je me considère toujours socialiste dans les engagements qui ont été les miens. Je considère juste que le socialisme ne s'épanouit plus dans le Parti Socialiste. Je pense que, pour revenir d'un mot sur l'élection présidentielle, soit on retient une photographie. Une photographie d'un désastre, comme on retiendrait la photographie spectaculaire de l'effondrement d'une partie de la banquise. On a parfois ces images-là. Mais qui ne voit pas que, quand vous avez un morceau de glace qui se décroche comme cela, cela vient de plus longtemps, d'un phénomène d'érosion, lent, patient... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"Vérifier à 5:11
Question 183Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"
Il y a six mois, vous conduisiez le Parti Socialiste à son plus mauvais score, à une présidentielle un peu plus de 6,3% des voix. Depuis, vous avez quitté le PS pour créer votre propre mouvement du 1er juillet qui lance aujourd'hui une grande consultation. On va en reparler, si vous voulez bien, dans quelques minutes. Mais d'abord, le harcèlement, les agressions sexuelles et cette incroyable avalanche de témoignages en France est dans plusieurs pays également depuis 15 jours dans la foulée de l'affaire Weinstein. Est-ce que vous aussi, il vous est arrivé dans votre carrière politique d'être témoin de ce genre de pratiques ?
Réponse partielle
Écoutez, récemment, je vais vous donner une information, j'ai été, avant même l'affaire Weinstein, non pas témoin, mais destinataire de témoignages de jeunes femmes qui ont été victimes de harcèlement, peut-être d'agressions sexuelles, une enquête est en cours. Je les ai reçus avec le député européen Guillaume Ballas, puisque ça se situait dans le périmètre de notre campagne. Nous leur avons proposé un avocat, encouragé à porter plainte. Désormais, l'affaire est en justice. Les conclusions qu'on en a tirées sont assez simples. Pour nous-mêmes, essayer d'imaginer de quelle manière mieux être vigilant par rapport à ce genre de phénomène, parce qu'ils existent dans toute organisation, régie pa…
« non pas témoin, mais destinataire de témoignages de jeunes femmes qui ont été victimes de harcèlement, peut-être d'agressions sexuelles, une enquête est en cours. Je les ai reçus avec le député européen Guillaume Ballas, puisque ça se situait dans le périmètre de notre campagne. Nous leur avons proposé un avocat, encouragé à porter plainte. Désormais, l'affaire est en justice. Les conclusions qu'on en a tirées sont assez simples. Pour nous-mêmes, essayer d'imaginer de quelle manière mieux être vigilant par rapport à ce genre de phénomène, parce qu'ils existent dans toute organisation, régie par des rapports de pouvoir encore plus. Et à partir de là, plutôt que de créer une cellule d'écoute au sein du mouvement que nous avons créé, je pense qu'il y a des psychologues, des médecins qui sont mieux à même de le faire, c'est d'avoir un dispositif qui oriente les jeunes femmes ou les femmes qui voudraient porter plainte vers ces dispositifs, vers la police. Et nous avons créé, parce que ça peut être nécessaire parfois pour le faire, un fonds de solidarité financier pour accompagner financièrement ce genre de cas. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"Vérifier à 0:46
Question 184Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"
Quelle doit être la règle pour ceux qui sont suspectés ?
Réponse directe
Ça peut aller du harcèlement jusqu'à l'abus, l'agression sexuelle, donc le viol. Moi, je pense que dès lors que les enquêtes se déroulent, dès lors que la justice est saisie, il est logique que les personnes concernées soient mises à l'écart, en tout cas, des mouvements politiques auxquels elles appartiennent. Écoutez, il faut apprécier. Nous, nous l'avons fait au moment où la plainte a été déposée. Nous avons encouragé les femmes qui sont venues témoigner auprès de nous à le faire. Je ne vous donnerai pas le nom des personnes en question parce qu'il y a une enquête de police.
« Ça peut aller du harcèlement jusqu'à l'abus, l'agression sexuelle, donc le viol. Moi, je pense que dès lors que les enquêtes se déroulent, dès lors que la justice est saisie, il est logique que les personnes concernées soient mises à l'écart, en tout cas, des mouvements politiques auxquels elles appartiennent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"Vérifier à 2:06Voir 1 autre passage
« Écoutez, il faut apprécier. Nous, nous l'avons fait au moment où la plainte a été déposée. Nous avons encouragé les femmes qui sont venues témoigner auprès de nous à le faire. Je ne vous donnerai pas le nom des personnes en question parce qu'il y a une enquête de police. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"Vérifier à 2:25
Question 185Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"
Un mot, Benoît Hamon, si vous voulez bien, au sujet de l'Espagne et de la mise sous tutelle programmée de la Catalogne, vous avez dénoncé ce week-end, je cite, un coup de menton institutionnel de la part de Madrid. Ça veut dire quoi, pardon ?
Réponse directe
Moi, je considère que saisir l'article 155 qui était l'arme atomique constitutionnelle, c'était la pire des choses. Quoi qu'on pense, d'ailleurs, du futur de la Catalogne, qu'on soit favorable à l'indépendance ou pas, il me semble que renoncer à toute forme de dialogue démocratique, c'est-à-dire essayer de repartir de ce qui s'est passé. Le point de départ de tout cela, c'est la saisine par le PP du Conseil constitutionnel qui remet en cause les principes d'un accord noué entre, à l'époque, la Catalogne, la Generalitat et le gouvernement espagnol pour davantage d'autonomie. Et c'est ouvert là un processus qui a conduit, en tout cas la Generalitat et M. Pougemon a décidé ou a proposé ce réfé…
« Moi, je considère que saisir l'article 155 qui était l'arme atomique constitutionnelle, c'était la pire des choses. Quoi qu'on pense, d'ailleurs, du futur de la Catalogne, qu'on soit favorable à l'indépendance ou pas, il me semble que renoncer à toute forme de dialogue démocratique, c'est-à-dire essayer de repartir de ce qui s'est passé. Le point de départ de tout cela, c'est la saisine par le PP du Conseil constitutionnel qui remet en cause les principes d'un accord noué entre, à l'époque, la Catalogne, la Generalitat et le gouvernement espagnol pour davantage d'autonomie. Et c'est ouvert là un processus qui a conduit, en tout cas la Generalitat et M. Pougemon a décidé ou a proposé ce référendum. Qu'il soit légal ou pas, moi, il ne m'appartient pas de le commenter à cette étape. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je continue à penser que le revenu universel d'existence sera la Sécurité sociale du XXIe siècle"Vérifier à 2:52
Question 186Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat
Si vous cherchez à jouer des numéros au loto, vous n'avez pas à écrire le 17, etc. Mais vous dites, ça ne sera pas, vous l'avez dit à l'instant, le mouvement de Benoît Hamon, on se disait, tiens, c'est le mouvement de Benoît Hamon.
Réponse à côté
Oui, mais j'entends bien, il y a toujours une force qui tracte, et la présidentielle me permet de le faire, mais au-delà de cela, moi, ce à quoi j'aspire aujourd'hui, c'est justement de trouver des formes beaucoup plus horizontales d'action politique. Ce qui manque aujourd'hui, par exemple, dans deux nouveaux partis qui ont plutôt réussi le pari de l'horizontalité, la République en marche et la France insoumise, il manque une chose.
« Oui, mais j'entends bien, il y a toujours une force qui tracte, et la présidentielle me permet de le faire, mais au-delà de cela, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 9:16Voir 1 autre passage
« moi, ce à quoi j'aspire aujourd'hui, c'est justement de trouver des formes beaucoup plus horizontales d'action politique. Ce qui manque aujourd'hui, par exemple, dans deux nouveaux partis qui ont plutôt réussi le pari de l'horizontalité, la République en marche et la France insoumise, il manque une chose. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 9:24
Question 187Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat
ce qui est une image aussi un peu curieuse, non ?
Réponse à côté
une fois qu'il est élu président de la République, c'est bien le problème, c'est qu'il y avait effectivement des traces, ou en tout cas des indifféries. Il n'y a pas de surprise. Oui, mais voilà, il y avait des informations.
« une fois qu'il est élu président de la République, c'est bien le problème, c'est qu'il y avait effectivement des traces, ou en tout cas des indifféries. Il n'y a pas de surprise. Oui, mais voilà, il y avait des informations. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 21:58
Question 188Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat
C'est curieux parce que la présidence jupitérienne, Emmanuel Macron, en a parlé, je crois, en septembre dernier, c'est-à-dire pendant la campagne, bien avant d'être président, bien avant même le moment où il pouvait penser l'être puisqu'on était loin des affaires effiliants et compagnie et personne ne l'avait relevé à l'époque. Qu'est-ce qui vous paraît ridicule aujourd'hui ?
Réponse à côté
une fois qu'il est élu président de la République, c'est bien le problème, c'est qu'il y avait effectivement des traces, ou en tout cas des indifféries. Il n'y a pas de surprise. Oui, mais voilà, il y avait des informations.
« une fois qu'il est élu président de la République, c'est bien le problème, c'est qu'il y avait effectivement des traces, ou en tout cas des indifféries. Il n'y a pas de surprise. Oui, mais voilà, il y avait des informations. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 21:58
Question 189Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat
Tout de suite, on peut dire que vous opposer à Emmanuel Macron sera la principale mesure de votre programme et la principale activité du mouvement du 1er juillet. C'est plus simple de faire ça ?
Réponse partielle
Écoutez, moi j'ai essayé d'engager ce mouvement, en tout cas sur un terrain qui n'est pas seulement celui-là. Mais à l'évidence, sur la loi travail, quand on nous explique qu'il faut multiplier les CDD à la place des CDI et qu'on reprend cette idée condamnée par l'OCDE, l'Organisation Internationale du Travail et la Banque Mondiale, selon laquelle ce sont les rigidités du marché du travail qui expliquent le chômage, donc cette idée qui n'est validée ni par ces grandes institutions ni par aucune étude empirique. Donc quand le gouvernement s'engage sur ce terrain-là, oui, je le combattrai.
« Écoutez, moi j'ai essayé d'engager ce mouvement, en tout cas sur un terrain qui n'est pas seulement celui-là. Mais à l'évidence, sur la loi travail, quand on nous explique qu'il faut multiplier les CDD à la place des CDI et qu'on reprend cette idée condamnée par l'OCDE, l'Organisation Internationale du Travail et la Banque Mondiale, selon laquelle ce sont les rigidités du marché du travail qui expliquent le chômage, donc cette idée qui n'est validée ni par ces grandes institutions ni par aucune étude empirique. Donc quand le gouvernement s'engage sur ce terrain-là, oui, je le combattrai. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 13:35
Question 190Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat
Bien au contraire. Pourquoi vous avez pris cette décision de quitter le parti socialiste ?
Réponse directe
J'ai pris cette décision, d'abord je l'ai réfléchi, mûri parce qu'il me semblait que d'une part je serais plus utile au travail qui doit être celui de la gauche à l'extérieur du parti socialiste. Que j'avais besoin de me libérer de ce qui m'apparaissait, c'est pas tant le parti socialiste mais ces formes d'engagement comme un enclos. Et de sortir de ce que je pressentais être les jeux de neutralisation que je connais parfaitement. J'ai été pendant 30 ans dans cette maison, je ne les récuse pas. Mais en tout cas j'avais un besoin personnel fort d'abord de liberté et il me semble aujourd'hui que cette forme d'enclos, je parle d'une forme, que cette forme d'engagement là doit être interrogée.…
« J'ai pris cette décision, d'abord je l'ai réfléchi, mûri parce qu'il me semblait que d'une part je serais plus utile au travail qui doit être celui de la gauche à l'extérieur du parti socialiste. Que j'avais besoin de me libérer de ce qui m'apparaissait, c'est pas tant le parti socialiste mais ces formes d'engagement comme un enclos. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 0:44Voir 1 autre passage
« Et de sortir de ce que je pressentais être les jeux de neutralisation que je connais parfaitement. J'ai été pendant 30 ans dans cette maison, je ne les récuse pas. Mais en tout cas j'avais un besoin personnel fort d'abord de liberté et il me semble aujourd'hui que cette forme d'enclos, je parle d'une forme, que cette forme d'engagement là doit être interrogée. C'est ce que je vais faire à travers mon mouvement. Mais plus au-delà, je veux quand même dire un point important, c'est que je crois que nous sommes dans une fin de cycle de la social-démocratie en Europe et en France à travers le parti socialiste. qu'il convient d'acter pour reconstruire. C'est pour ça que quitter un parti, c'est pas abandonner des idées, c'est même pas abandonner une famille politique. A mes yeux, ce n'est abandonner qu'une forme que nous avions choisie d'engagement pour passer à une autre. Et ça n'a notamment rien ma fidélité à la fois aux gens avec lesquels j'ai milité. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 1:06
Question 191Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat
Mais vous parlez de conditions de campagne, à l'instant peut-être qu'il y a eu des conditions de campagne qui étaient compliquées, mais ce qu'on ne vous a quand même pas trop entendu, c'est pourquoi les Français n'ont pas adhéré à votre projet ?
Réponse directe
Je ne sais pas. Je ne sais pas si c'est ça qui l'intéresse. Pourquoi ça n'a pas marché ? Il y a plusieurs raisons. Je pense que ce qui relève du projet peut-être, pour partie, la question du revenu universel, quand elle interrogeait le rapport au travail, a été parfois interprétée comme une volonté de mettre en œuvre la fin du travail. Moi, je continue à affirmer qu'il y aura une raréfaction du travail. Et s'il y a une raréfaction du travail, cela veut dire qu'il faudra penser la manière dont demain nous allons vivre et assurer la solidarité, un revenu pour tous. Il faudra penser aussi la façon dont on sera plus libre par rapport à son travail. Et cette question-là, il va falloir encore que…
« Je ne sais pas. Je ne sais pas si c'est ça qui l'intéresse. Pourquoi ça n'a pas marché ? Il y a plusieurs raisons. Je pense que ce qui relève du projet peut-être, pour partie, la question du revenu universel, quand elle interrogeait le rapport au travail, a été parfois interprétée comme une volonté de mettre en œuvre la fin du travail. Moi, je continue à affirmer qu'il y aura une raréfaction du travail. Et s'il y a une raréfaction du travail, cela veut dire qu'il faudra penser la manière dont demain nous allons vivre et assurer la solidarité, un revenu pour tous. Il faudra penser aussi la façon dont on sera plus libre par rapport à son travail. Et cette question-là, il va falloir encore quelques années pour la travailler. Une des premières tâches que j'assigne d'ailleurs au mouvement que nous avons créé, que nous assignons, c'est d'interroger, de faire l'inventaire de mon propre projet présidentiel. Parce que sur cette question-là, comme sur d'autres, on a vu qu'on nous reproche d'être arrivé un peu trop tôt. Et en même temps, pour mener des batailles culturelles, des batailles politiques, ces idées-là, on a besoin aujourd'hui de les mettre en débat. Et je suis plutôt heureux de l'avoir fait. Mais il n'y a pas que ça. Moi, je pense qu'on était mal préparés à cette campagne. C'est aussi un des défauts. Collectivement ? Collectivement, d'accord. Mal préparés, c'est que je crois que dans une campagne présidentielle, la primaire est arrivée avec le résultat qu'on a connu. On a enchaîné avec une présidentielle très courte. Un parti socialiste un peu hébété d'avoir à défendre ce candidat-là. Un morceau qui est parti très vite chez En Marche. Un autre qui n'attendait que la victoire de Macron pour s'y rallier. Bref, un contexte qui était très compliqué, objectivement. Et je vais terminer par cela. Une étiquette socialiste, quelle que soit la valeur de ce beau mot de socialiste, une étiquette en tout cas liée au parti socialiste, qui renvoyait à quelque chose dans l'opinion de négatif. Au sens où, je crois que ce qui a été aussi jugé, et jugé sévèrement par les Français, c'est une forme d'éthique collective. Le sentiment que beaucoup de ces gens-là, n'avaient plus rien à voir avec les autres. De manquement à l'éthique plutôt. Oui, mais en tout cas d'un comportement qui est... Vous avez payé pour François Hollande ? Pour nous tous, je ne vais même pas l'accabler en particulier. Non, il ne s'agit pas de l'accabler. Non, mais collectivement, nous avons été confiés pour nos comportements. Et puis, pour une réalité. Une réalité, c'est que, pour faire simple, des personnes qui ne pensent pas la même chose, et on l'a vu sur la déchéance nationalité, n'ont même plus peut-être les mêmes valeurs, restent dans le même parti. Beaucoup de gens se sont dit, mais à quoi tout cela rime-t-il ? Et je crois qu'ils l'ont sanctionné sévèrement, et que c'était logique qu'ils le fassent. Et la discussion se poursuit dans une minute. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 4:43
Question 192Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat
Mais du coup, ce n'est pas un mouvement, monsieur Hamon, c'est un think tank que vous êtes en train de monter ?
Réponse directe
Non, c'est un grand mouvement, parce que quand vous démarrez à 10 000, c'est quand même pas rien. Vous êtes candidat à toutes les élections européennes ? Non, pour l'instant, ces questions-là, C'est comme ça qu'on distingue un parti politique d'un think tank ? Absolument, et je distingue deux échéances qui me semblent importantes. 2020, les élections municipales, parce que ça doit être le premier rendez-vous d'une gauche qui se rassemble à nouveau, et c'est la raison pour laquelle j'ai appelé à des états généraux de la gauche, auquel le mouvement que nous avons créé participera, mais auquel je souhaite que, évidemment, tous les partis politiques de gauche et au-delà, les citoyens organisés…
« Non, c'est un grand mouvement, parce que quand vous démarrez à 10 000, c'est quand même pas rien. Vous êtes candidat à toutes les élections européennes ? Non, pour l'instant, ces questions-là, C'est comme ça qu'on distingue un parti politique d'un think tank ? Absolument, et je distingue deux échéances qui me semblent importantes. 2020, les élections municipales, parce que ça doit être le premier rendez-vous d'une gauche qui se rassemble à nouveau, et c'est la raison pour laquelle j'ai appelé à des états généraux de la gauche, auquel le mouvement que nous avons créé participera, mais auquel je souhaite que, évidemment, tous les partis politiques de gauche et au-delà, les citoyens organisés ou pas participent. Y compris le parti socialiste ? Évidemment, y compris le parti socialiste. Et ensuite, il y aura 2022. Mais nous avons maintenant 5 ans pour imaginer de quelle manière cette famille qui est la gauche, qui est très très très divisée, mais divisée au-delà même de ce qu'on peut imaginer. C'est parce que ça va au-delà des étiquettes. Moi, je sens aujourd'hui que, quand on laisse entendre que le clivage droite-gauche n'est plus opérant, en le disant même au sein de la gauche, pour ne retenir que le clivage haut-bas, c'est-à-dire élite-peuple, dont je vois bien quel sens il a, quand on a le sentiment que tous les pouvoirs sont aujourd'hui dans les mains d'oligarchie privée, je vois bien le sens que cela a. J'en redoute les conséquences pour la gauche si on ne devait rester que sur ce clivage-là. Donc on va avoir des débats puissants et intenses. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 11:59
Question 193Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat
Vous avez donc lancé samedi, Benoît Hamon, le mouvement du 1er juillet. Pourquoi 1er juillet ?
Réponse directe
Oui, il est possible qu'on change de nom, mais c'est vrai que ça ne servait à rien de se précipiter à trouver un nom. En matière de communication politique, ces choses-là sont importantes, mais comme nous avions encore besoin du temps pour réfléchir, on a pris la date de création du mouvement. Mais c'est joli, 1er juillet 2017. 17-17. Ça ne mange pas de compte. On m'a rappelé que j'avais, honnêtement, 1717 par 1 aux élections présidentielles. Comme quoi, il y a des fois, on arrive à des coïncidences.
« En matière de communication politique, ces choses-là sont importantes, mais comme nous avions encore besoin du temps pour réfléchir, on a pris la date de création du mouvement. Mais c'est joli, 1er juillet 2017. 17-17. Ça ne mange pas de compte. On m'a rappelé que j'avais, honnêtement, 1717 par 1 aux élections présidentielles. Comme quoi, il y a des fois, on arrive à des coïncidences. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 8:45
Question 194Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat
Ce n'est pas ça qu'il est en train de dire, Julien André, pourquoi ça n'a pas marché ?
Réponse directe
Je ne sais pas. Je ne sais pas si c'est ça qui l'intéresse. Pourquoi ça n'a pas marché ? Il y a plusieurs raisons. Je pense que ce qui relève du projet peut-être, pour partie, la question du revenu universel, quand elle interrogeait le rapport au travail, a été parfois interprétée comme une volonté de mettre en œuvre la fin du travail. Moi, je continue à affirmer qu'il y aura une raréfaction du travail. Et s'il y a une raréfaction du travail, cela veut dire qu'il faudra penser la manière dont demain nous allons vivre et assurer la solidarité, un revenu pour tous. Il faudra penser aussi la façon dont on sera plus libre par rapport à son travail. Et cette question-là, il va falloir encore que…
« Je ne sais pas. Je ne sais pas si c'est ça qui l'intéresse. Pourquoi ça n'a pas marché ? Il y a plusieurs raisons. Je pense que ce qui relève du projet peut-être, pour partie, la question du revenu universel, quand elle interrogeait le rapport au travail, a été parfois interprétée comme une volonté de mettre en œuvre la fin du travail. Moi, je continue à affirmer qu'il y aura une raréfaction du travail. Et s'il y a une raréfaction du travail, cela veut dire qu'il faudra penser la manière dont demain nous allons vivre et assurer la solidarité, un revenu pour tous. Il faudra penser aussi la façon dont on sera plus libre par rapport à son travail. Et cette question-là, il va falloir encore quelques années pour la travailler. Une des premières tâches que j'assigne d'ailleurs au mouvement que nous avons créé, que nous assignons, c'est d'interroger, de faire l'inventaire de mon propre projet présidentiel. Parce que sur cette question-là, comme sur d'autres, on a vu qu'on nous reproche d'être arrivé un peu trop tôt. Et en même temps, pour mener des batailles culturelles, des batailles politiques, ces idées-là, on a besoin aujourd'hui de les mettre en débat. Et je suis plutôt heureux de l'avoir fait. Mais il n'y a pas que ça. Moi, je pense qu'on était mal préparés à cette campagne. C'est aussi un des défauts. Collectivement ? Collectivement, d'accord. Mal préparés, c'est que je crois que dans une campagne présidentielle, la primaire est arrivée avec le résultat qu'on a connu. On a enchaîné avec une présidentielle très courte. Un parti socialiste un peu hébété d'avoir à défendre ce candidat-là. Un morceau qui est parti très vite chez En Marche. Un autre qui n'attendait que la victoire de Macron pour s'y rallier. Bref, un contexte qui était très compliqué, objectivement. Et je vais terminer par cela. Une étiquette socialiste, quelle que soit la valeur de ce beau mot de socialiste, une étiquette en tout cas liée au parti socialiste, qui renvoyait à quelque chose dans l'opinion de négatif. Au sens où, je crois que ce qui a été aussi jugé, et jugé sévèrement par les Français, c'est une forme d'éthique collective. Le sentiment que beaucoup de ces gens-là, n'avaient plus rien à voir avec les autres. De manquement à l'éthique plutôt. Oui, mais en tout cas d'un comportement qui est... Vous avez payé pour François Hollande ? Pour nous tous, je ne vais même pas l'accabler en particulier. Non, il ne s'agit pas de l'accabler. Non, mais collectivement, nous avons été confiés pour nos comportements. Et puis, pour une réalité. Une réalité, c'est que, pour faire simple, des personnes qui ne pensent pas la même chose, et on l'a vu sur la déchéance nationalité, n'ont même plus peut-être les mêmes valeurs, restent dans le même parti. Beaucoup de gens se sont dit, mais à quoi tout cela rime-t-il ? Et je crois qu'ils l'ont sanctionné sévèrement, et que c'était logique qu'ils le fassent. Et la discussion se poursuit dans une minute. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 4:43
Question 195Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat
Mais qu'est-ce qui vous a paru ridicule dans son attitude, dans ses choix, depuis qu'il est à l'Élysée ?
Réponse directe
La mise en scène du pouvoir me semble un peu décalée. Par ailleurs, je vais faire des commentaires plus concrets. L'invitation de Donald Trump, je ne la comprends pas. Je ne la comprends pas. Autant, je vois bien ce qu'on célèbre, le siècle de l'engagement des Américains en 17, pendant la guerre de 14. Bon, ça soit, mais inviter celui qui, à l'égard des Mexicains, des musulmans, des homosexuels, plus généralement, offre des femmes, propose un discours qui est un discours qu'aucun d'entre nous ne trouve acceptable, qui est rejeté par une immense majorité des Américains. Des partenaires dans la lutte contre le terrorisme. Soit, mais faut-il, a-t-on besoin de l'inviter ? Quel est le sens de ce…
« La mise en scène du pouvoir me semble un peu décalée. Par ailleurs, je vais faire des commentaires plus concrets. L'invitation de Donald Trump, je ne la comprends pas. Je ne la comprends pas. Autant, je vois bien ce qu'on célèbre, le siècle de l'engagement des Américains en 17, pendant la guerre de 14. Bon, ça soit, mais inviter celui qui, à l'égard des Mexicains, des musulmans, des homosexuels, plus généralement, offre des femmes, propose un discours qui est un discours qu'aucun d'entre nous ne trouve acceptable, qui est rejeté par une immense majorité des Américains. Des partenaires dans la lutte contre le terrorisme. Soit, mais faut-il, a-t-on besoin de l'inviter ? Quel est le sens de cette invitation ? Sur Poutine, il y a des changements de pieds incroyables par rapport à la campagne. Qui les note ? Emmanuel Macron n'a jamais défendu la position qu'il défend aujourd'hui pendant la campagne présidentielle sur la Crimée, l'Ukraine, voire la Syrie. Il a même, dans les débats, je m'en souviens, j'y participais, défendu des positions qui étaient à cette époque-là plus proches de ce que moi je défendais, c'est-à-dire d'une plus grande fermeté, notamment le fait qu'aujourd'hui... Bachar, vous le trouvez trop doux ? Mais dire, on n'a pas présenté la solution légitime suite à Bachar el-Assad. D'abord, nous espérions qu'elle soit démocratique, qu'elle puisse être le fait d'un processus qui soit un processus politique. Je pense aujourd'hui, je pense aujourd'hui qu'il y a un tournant et que ce tournant, c'est qu'Emmanuel Macron veut s'attirer les faveurs de la Russie qu'il avait pu, à un moment, heurter, notamment dans la campagne présidentielle. Et ce n'est pas le seul fait d'aller dénoncer le rôle d'un certain nombre de médias financés par le Kremlin qui changera quoi que ce soit à l'affiche. La réalité de la diplomatie française, c'est qu'elle est, s'il faut dialoguer avec la Russie, soit, on dialoguait déjà avant, c'est qu'elle a tourné par rapport à ce que disait Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Donc, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 22:10
Question 196Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat
Est-ce que ce n'est pas ça qui manque ?
Réponse à côté
Je ne sais pas. Je ne sais pas si c'est ça qui l'intéresse. Pourquoi ça n'a pas marché ? Il y a plusieurs raisons. Je pense que ce qui relève du projet peut-être, pour partie, la question du revenu universel, quand elle interrogeait le rapport au travail, a été parfois interprétée comme une volonté de mettre en œuvre la fin du travail. Moi, je continue à affirmer qu'il y aura une raréfaction du travail. Et s'il y a une raréfaction du travail, cela veut dire qu'il faudra penser la manière dont demain nous allons vivre et assurer la solidarité, un revenu pour tous. Il faudra penser aussi la façon dont on sera plus libre par rapport à son travail. Et cette question-là, il va falloir encore que…
« Je ne sais pas. Je ne sais pas si c'est ça qui l'intéresse. Pourquoi ça n'a pas marché ? Il y a plusieurs raisons. Je pense que ce qui relève du projet peut-être, pour partie, la question du revenu universel, quand elle interrogeait le rapport au travail, a été parfois interprétée comme une volonté de mettre en œuvre la fin du travail. Moi, je continue à affirmer qu'il y aura une raréfaction du travail. Et s'il y a une raréfaction du travail, cela veut dire qu'il faudra penser la manière dont demain nous allons vivre et assurer la solidarité, un revenu pour tous. Il faudra penser aussi la façon dont on sera plus libre par rapport à son travail. Et cette question-là, il va falloir encore quelques années pour la travailler. Une des premières tâches que j'assigne d'ailleurs au mouvement que nous avons créé, que nous assignons, c'est d'interroger, de faire l'inventaire de mon propre projet présidentiel. Parce que sur cette question-là, comme sur d'autres, on a vu qu'on nous reproche d'être arrivé un peu trop tôt. Et en même temps, pour mener des batailles culturelles, des batailles politiques, ces idées-là, on a besoin aujourd'hui de les mettre en débat. Et je suis plutôt heureux de l'avoir fait. Mais il n'y a pas que ça. Moi, je pense qu'on était mal préparés à cette campagne. C'est aussi un des défauts. Collectivement ? Collectivement, d'accord. Mal préparés, c'est que je crois que dans une campagne présidentielle, la primaire est arrivée avec le résultat qu'on a connu. On a enchaîné avec une présidentielle très courte. Un parti socialiste un peu hébété d'avoir à défendre ce candidat-là. Un morceau qui est parti très vite chez En Marche. Un autre qui n'attendait que la victoire de Macron pour s'y rallier. Bref, un contexte qui était très compliqué, objectivement. Et je vais terminer par cela. Une étiquette socialiste, quelle que soit la valeur de ce beau mot de socialiste, une étiquette en tout cas liée au parti socialiste, qui renvoyait à quelque chose dans l'opinion de négatif. Au sens où, je crois que ce qui a été aussi jugé, et jugé sévèrement par les Français, c'est une forme d'éthique collective. Le sentiment que beaucoup de ces gens-là, n'avaient plus rien à voir avec les autres. De manquement à l'éthique plutôt. Oui, mais en tout cas d'un comportement qui est... Vous avez payé pour François Hollande ? Pour nous tous, je ne vais même pas l'accabler en particulier. Non, il ne s'agit pas de l'accabler. Non, mais collectivement, nous avons été confiés pour nos comportements. Et puis, pour une réalité. Une réalité, c'est que, pour faire simple, des personnes qui ne pensent pas la même chose, et on l'a vu sur la déchéance nationalité, n'ont même plus peut-être les mêmes valeurs, restent dans le même parti. Beaucoup de gens se sont dit, mais à quoi tout cela rime-t-il ? Et je crois qu'ils l'ont sanctionné sévèrement, et que c'était logique qu'ils le fassent. Et la discussion se poursuit dans une minute. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 4:43
Question 197Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat
C'est l'horizontalité ?
Réponse directe
Oui, la démocratie. Parce qu'il y a le chef. La démocratie. Ce sont des T à l'envers, en quelque sorte, beaucoup d'horizontalité, mais ensuite tenus par une main de fer et un chef tout puissant. Et je crois que nous sommes mis, là aussi, au défi de la démocratie. Est-ce qu'on peut réussir à construire de grands mouvements politiques où la délibération collective joue un rôle important ? Moi, j'ai refusé l'image de l'homme providentiel pendant toute la campagne présidentielle, ce qui, dans la Vème République, était difficile. À tort, peut-être. Oui et non. Mais là encore, si on veut passer à un changement d'institution, ou en tout cas ce à quoi j'aspire, encore faut-il défendre ces idées-là.…
« Oui, la démocratie. Parce qu'il y a le chef. La démocratie. Ce sont des T à l'envers, en quelque sorte, beaucoup d'horizontalité, mais ensuite tenus par une main de fer et un chef tout puissant. Et je crois que nous sommes mis, là aussi, au défi de la démocratie. Est-ce qu'on peut réussir à construire de grands mouvements politiques où la délibération collective joue un rôle important ? Moi, j'ai refusé l'image de l'homme providentiel pendant toute la campagne présidentielle, ce qui, dans la Vème République, était difficile. À tort, peut-être. Oui et non. Mais là encore, si on veut passer à un changement d'institution, ou en tout cas ce à quoi j'aspire, encore faut-il défendre ces idées-là. Et si elles ne sont pas défendues, je ne vois pas comment on arrivera un jour à le faire. Mais pour faire simple, s'il n'y a pas d'homme providentiel, qu'est-ce que l'homme collectif ? On va essayer d'y travailler. Moi, je le trouve exaltant, puisque les Français nous ont donné du temps pour travailler. Moi, je vais utiliser ce temps. Et sur la question sociale, on va en parler très vite avec la loi travail. Plus généralement, sur la façon dont on pourra se projeter sur demain la nouvelle sécurité sociale qu'il faudra construire. Voilà, on va voir du temps. C'est plutôt pas mal. Et c'est donc assez exaltant de se remettre au travail chez l'enfant. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 9:40
Question 198Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débat
Est-ce que vous conviendrez que la manière dont Emmanuel Macron gère et incarne le pouvoir semble recueillir un assentiment assez large dans la population ?
Réponse partielle
Mais j'en tiens compte, et comme je tiens compte de ces enquêtes qui l'année dernière nous montraient, qu'il y avait l'aspiration à un pouvoir fort, personnel et autoritaire. que ça existait en l'opinion. Oui, oui, qu'il y avait des enquêtes qui ont montré le désir d'avoir un chef. Il le fait plutôt pas mal. Peut-être que vous convenez qu'il le fait plutôt pas mal. Mais ça fait deux mois qu'il est président de la République. qu'il est président de la République. On nous demande déjà de juger. Il n'y a pas de bilan, Emmanuel Macron, pour l'instant. Il n'y a pas de bilan. Il n'y a pas de bilan. On perche le président Jupiter. Et j'ai eu l'occasion de dire... Mais ça a l'air populaire. Mais ça…
« Mais j'en tiens compte, et comme je tiens compte de ces enquêtes qui l'année dernière nous montraient, qu'il y avait l'aspiration à un pouvoir fort, personnel et autoritaire. que ça existait en l'opinion. Oui, oui, qu'il y avait des enquêtes qui ont montré le désir d'avoir un chef. Il le fait plutôt pas mal. Peut-être que vous convenez qu'il le fait plutôt pas mal. Mais ça fait deux mois qu'il est président de la République. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 19:21Voir 1 autre passage
« qu'il est président de la République. On nous demande déjà de juger. Il n'y a pas de bilan, Emmanuel Macron, pour l'instant. Il n'y a pas de bilan. Il n'y a pas de bilan. On perche le président Jupiter. Et j'ai eu l'occasion de dire... Mais ça a l'air populaire. Mais ça l'est tant que les politiques ne sont pas mises en oeuvre. Tant que... Laissons maintenant le président s'installer tranquillement et puis les Français disposer du recul nécessaire pour se dire est-ce que la loi travail sera bonne pour moi ? Est-ce qu'une politique de réduction de la dépense publique et du nombre de fonctionnaires sera bonne pour moi ? Est-ce que les choix qui seront faits sur le plan environnemental seront bons pour nous ? Etc. Honnêtement, si je commence à faire... Je ne peux juger qu'une posture. Alors, elle me va, elle ne me va pas. Vous avez compris que vu la campagne que j'ai menée, cette posture jupitérienne, je la trouve un peu ridicule, moi. Carrément ridicule ? Oui, non, honnêtement. Jupiter, c'est ridicule. Qu'est-ce que vous trouvez ridicule ? Jupiter, c'est ridicule. D'abord, c'est pour ça que j'ai utilisé délibérément l'image de Prométhée qui vole le feu aux dieux et le donne aux hommes. mais je trouve que c'est plus intéressant de réfléchir à la circulation du pouvoir, de la connaissance et de l'information entre les citoyens que de se mettre dans cette situation d'être le président Jupiter avec, alors, derrière les ministres qui s'inventent Hermès pour maintenant... Bruno Le Maire. Bruno Le Maire. Donc, je lui ai juste rappelé... Les mythologies n'étaient pas les mêmes. Oui, non, mais d'abord, c'était les Grecs, mais c'est pas grave. Mais qu'ils le revendiquent comme le dieu des messagers et des marchands. Je rappelle, c'était aussi le dieu des voleurs. Donc, pour le ministre de l'économie, c'est un peu embêtant. Mais voilà, mais c'est tout ça ridicule. C'est un peu implicite. Ridicule. Ah oui, ridicule. Ah non, mais se comparer au dieu, c'est ridicule. Oui, quand même, non ? Vous ne trouvez pas ? Il y a un moment, il faut peut-être un peu atterrir et se dire qu'on peut vouloir la Vème République incarner une figure, comment dire, forte dans la direction d'un pays et peut-être être obligé d'aller puiser dans la mythologie grecque ou romaine des images qui, par ailleurs, je rappelle que le mot Olympe, où vivent les dieux, est exclusivement réservé aux dieux, »
Question 199Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"
Est-ce qu'on peut dire que ceux qui se retrouveront samedi seront tous dans une opposition résolue au nouveau pouvoir ?
Réponse directe
Oui, je crois pouvoir le dire, mais comme ça, je ne vais pas parler au nom de tout le monde. D'abord, je ne sais pas, il y aura beaucoup, beaucoup de monde. Mais oui, pourquoi ? Parce que ce pouvoir est d'abord un pouvoir, si on devait le classer sur le clivage droite-gauche, sur les questions économiques, il est clairement de droite, qui peut penser aujourd'hui que ceux qui veulent faciliter le licenciement, augmenter les CDD pour créer, soit dit, des emplois, là où une dernière étude de l'Organisation internationale du travail, faite sur 111 pays, montre que la déréglementation du code du travail augmente le chômage. Alors, la déréglementation du code du travail augmente le chômage. Eh bi…
« Oui, je crois pouvoir le dire, mais comme ça, je ne vais pas parler au nom de tout le monde. D'abord, je ne sais pas, il y aura beaucoup, beaucoup de monde. Mais oui, pourquoi ? Parce que ce pouvoir est d'abord un pouvoir, si on devait le classer sur le clivage droite-gauche, sur les questions économiques, il est clairement de droite, qui peut penser aujourd'hui que ceux qui veulent faciliter le licenciement, augmenter les CDD pour créer, soit dit, des emplois, là où une dernière étude de l'Organisation internationale du travail, faite sur 111 pays, montre que la déréglementation du code du travail augmente le chômage. Alors, la déréglementation du code du travail augmente le chômage. Eh bien, c'est le choix qu'on va faire dans ce pays, c'est-à-dire d'augmenter les CDD, de faciliter les licenciements. Et ce choix-là est un choix qui va à l'encontre des intérêts des salariés à un moment où nous vivons des bouleversements technologiques qui les exposent, qui les rendent plus vulnérables. Et je rappelle que s'il existe des accords de branche, s'il existe un code du travail, c'est parce qu'on a constaté quoi ? L'asymétrie du pouvoir entre l'employeur et l'employé. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, il est particulièrement dangereux de dire à chaque chef d'entreprise, forgez-vous vous-même votre code du travail. J'ajoute que, sur un point, vous parlez de démocratie sociale, de dialogue social, quand on diminue le nombre d'occasions de pouvoir dialoguer avec la fusion du CHSCT, du comité d'entreprise, des délégués du personnel, quand, de facto, on autorise l'employeur à utiliser le référendum pour aller contre le dialogue qui pourrait s'instaurer avec les représentants syndicaux, quand on permet à un chef d'entreprise de remettre en cause un accord qui est passé au niveau de la branche et qui est le résultat de la démocratie sociale. Non, ce projet de loi n'est pas un projet de dialogue social, c'est un projet de déréglementation du droit du travail. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 6:47
Question 200Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"
Alors votre démarche, vous en parlez, Benoît Hamon. Vous allez donc lancer votre nouveau... votre mouvement samedi sur la pelouse de Ruy à Paris. Avec qui ?
Réponse directe
Avec des citoyens et citoyennes écologistes, socialistes, communistes, rien du tout de gauche qui s'engagent ou voudraient s'engager dans toutes sortes de mouvements. Mais c'est ce qu'on veut faire revivre au point de départ. C'est quoi la politique sinon renvoyée à nos rêves, à nos espoirs, à notre volonté de transformer la société ? On va repartir du point de départ. C'est qu'on a besoin aujourd'hui de renouer avec une forme d'idéal, d'horizon de long terme et de dire le chemin que nous allons construire. Et nous allons aborder et la transition écologique, et le rapport au travail, et la question démocratique sur trois espaces. Une grande scène, une petite scène sur laquelle nous organiso…
« Avec des citoyens et citoyennes écologistes, socialistes, communistes, rien du tout de gauche qui s'engagent ou voudraient s'engager dans toutes sortes de mouvements. Mais c'est ce qu'on veut faire revivre au point de départ. C'est quoi la politique sinon renvoyée à nos rêves, à nos espoirs, à notre volonté de transformer la société ? On va repartir du point de départ. C'est qu'on a besoin aujourd'hui de renouer avec une forme d'idéal, d'horizon de long terme et de dire le chemin que nous allons construire. Et nous allons aborder et la transition écologique, et le rapport au travail, et la question démocratique sur trois espaces. Une grande scène, une petite scène sur laquelle nous organisons une forme de tribunal des générations futures. Nos petits-enfants jugeront nos choix ou nos absences de choix en matière d'alimentation, d'écologie, de pesticides. On en parlera peut-être. Nous allons aborder avec d'immenses intellectuels les questions du travail. Nous allons aborder la question démocratique. Vous verrez qu'il y a un certain nombre de personnalités importantes qui viendront contribuer à nos travaux. Il y aura des contributions internationales. Voilà, ce sera un beau programme pour commencer à refaire la gauche sans exclusif des autres initiatives. Je vais vous dire, moi je suis pour que... La formule est un peu... Les fleurs ? Non, oui, mais je fais attention parce que... Non, pas les fleurs ? Non, pas les fleurs, mais en tout cas que mille initiatives s'épanouissent et qu'elles convergent toutes à un moment ou à un autre pour construire ce qui pourrait être la grande formation politique de gauche qui correspond aujourd'hui aux enjeux de ce siècle. Qui pourrait s'appeler comment ? Ça, on verra bien. C'est pas les questions de nom. Votre mouvement, samedi ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Le socialisme ne se limite pas à un parti politique"Vérifier à 4:04
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
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« il faut... Cette dimension du calcul personnel est forte. Puis la deuxième chose, c'est qu'à l'évidence, il s'est lui-même radicalisé. Au fond, ce qu'il offre dans la corbeille de mariage entre la droite et l'extrême droite, c'est le cadavre de l'État de droit, justement. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 16:54
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:06Voir 2 autres passages
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:06
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 13:12Voir 2 autres passages
« que là où nos représentations collectives mettent la valeur dans la richesse concrète notre contribution à cette ci etc c'est certain que là il y a un biais qui est un biais qui ne correspond pas à l'idéal d'une société telle qu'on pourrait le partager néanmoins à cette étape aujourd'hui nous ce qui nous paraît important c'est d'essayer de désamorcer la contagion des préjugés et des biais et c'est pour ça qu'on pense chez Singa qu'un boulanger kurde qui s'installe dans un village de la Creuse a 100 fois plus d'efficacité sur les représentations que 10 fois cette émission en documentaire dans le même village et qu'il est pour nous crucial de provoquer la rencontre ce qui est intéressant en tout cas vous avez mis un peu là c'est un réseau d'accueil aussi qui s'appelle J'accueil qui est de l'hébergement par les citoyens sur de la longue durée de 3 mois minimum jusqu'à 18 mois qui est un dispositif qui marche très très bien qu'on a lancé en 2015 que moi j'ai repris plus récemment je suis président de J'accueil d'ailleurs et qui est un programme dont les impacts sont incroyables qui coûte beaucoup moins cher à la puissance publique que le fait d'acheter des nuités dans des foyers d'hébergement et qui permet parce que quand on est en immersion dans une famille d'apprendre plus vite le français de connecter avec le réseau qui ne voit pas que pour trouver du boulot dans ce pays il faut du réseau et nous ce qu'on prête en fait c'est pas du capital économique c'est du capital social c'est le réseau des gens qui accueillent c'est le réseau de nos mentors dans nos programmes et ce qu'on essaye de faire à partir de ces preuves de l'inclusion c'est construire un plaidoyer en clair mettant nos voiles là où il y a du vent quand il y a une actualité on essaye d'y raccrocher les enjeux migratoires pour proposer un autre regard et notamment un regard beaucoup plus positif quand il y a eu les universités du MEDEF là de rentrée on a rappelé que 15% des entreprises créées dans ce pays le sont par des étrangers je parle pas d'immigrés parce que dans les immigrés on compte les étrangers mais aussi ceux qui ont été naturalisés dans les statistiques où vous avez aujourd'hui 10,7% de la population qui est immigrée vous avez Emmanuel Valls parce qu'il est né catalan même s'il est français alors que quand on compte juste les étrangers 15% des entreprises créées le sont par des étrangers donc ça dit aujourd'hui que leur contribution à la création de valeurs à l'initiative à l'innovation elle est tout sauf mince tout sauf mince »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06Voir 2 autres passages
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On en a eu pas mal. En vérité, on dégustait plutôt qu'on ne l'emportait. Encore que ce n'a pas toujours été vrai. Mais, bon, il y en a eu plein. À Brest, notamment, parce qu'à Brest, il y a une tradition qui est liée à la marine nationale, qui s'appelle la royale elle-même. Et donc, il y a toujours eu un terreau favorable aux idées royalistes, réagles, extrême droite. Même si la Bretagne est longtemps restée très imperméable à Le Pen. Et si Brest s'appelait Brest-la-Rouge, pas pour rien, parce qu'il y avait des ouvriers, des arsenaux, qui constituaient quand même la masse des habitants. Mais il y avait, dans les collages la nuit, parce qu'à l'époque, on faisait des collages, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 7:33Voir 2 autres passages
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 15 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06Voir 2 autres passages
« employée de Singa donc elle a dû se nourrir évidemment de tout ce qu'on fait en Europe mais maintenant on est capable nous aujourd'hui dans la manière dont on a tourné notre plaidoyer par exemple de greffer notre plaidoyer sur ce qui se passe sur le dossier des retraites par exemple quand il y a eu les manifestations contre le report de l'âge légal à 64 ans qu'est-ce qu'a fait Singa on a pris le sujet des retraites on a dit ok bon bah alors essayons d'imaginer et parlons à des électeurs du RN qui sont contre le report de l'âge légal à 64 ans qui ont été manifestés avec des électeurs de gauche etc et disons clairement que si on applique le programme du RN c'est-à-dire si on arrête l'immigration si on expulse les travailleurs étrangers on se prive donc d'un strict point de vue utilitariste des cotisations des travailleurs étrangers et là l'âge légal de départ à la retraite le débat il sera plus de 64 ans il sera 66 67 68 ans à très court terme ou alors la baisse des pensions si on veut équilibrer le système c'est-à-dire c'est ou les retraités paieront moins s'il n'y a pas de travailleurs étrangers ou alors il faudra partir plus tard »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 23:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et c'est comme ça que ça doit marcher, etc. Et il y a là quelque chose de très puissant qui, à droite, par ailleurs, contamine un terrain qui était déjà conquis chez beaucoup d'électeurs et de militants de la droite. Mais à cela, je pense qu'il y a une autre lecture qui est une lecture plus historique qui doit nous amener à essayer de regarder la droite française pour ce qu'elle est aussi. Je vous conseille l'excellent bouquin de Laurent Joly sur la question de Vichy, où Laurent Joly, l'historien, analyse combien ce régime n'était pas un régime autoritaire, comme on l'entend, mais bien une dictature. Et il revient sur la genèse, ce basculement vers la fin de la République et la dictature. Et c'est intéressant parce qu'on avait eu le livre de Chapoutot sur les irresponsables qui observait comment le patronat allemand fait le choix, le capital, fait le choix de l'extrême droite en disant qu'ils sont trop crétins, on va réussir à les manipuler. Et à la fin... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 17:19Voir 2 autres passages
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51Voir 2 autres passages
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 13:12Voir 2 autres passages
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 28 observations33 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31Voir 2 autres passages
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées6 juin 2021 au 6 mai 2024 · 7 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28Voir 2 autres passages
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon, "heureux d'avoir parlé trop tôt" du revenu universel, relancera le débatVérifier à 19:46
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 26:24
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« toujours autour de la fac, en général, ou sur les parkings, ou sur les points de collage, des bagarres assez spectaculaires. Surtout aussi, les parties où on se courait après. C'est de la chasse, mais un jour tu chasses, un jour tu es chassé. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 8:17
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58