

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Répartition sur 351 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Oui, bien sûr. Il s'efforce, en effet, de rassembler ces socialistes. Lorsqu'on regarde les dirigeants, en effet, le rassemblement est faible dans la salle. Mais au fond, comme le disait d'ailleurs Gage, il s'adresse maintenant aux électeurs. Il s'agit d'essayer de rassembler l'électorat qui, d'habitude, se retrouve derrière le candidat du Parti socialiste. Et il a mis de l'eau dans son vin. On le voyait bien, et on l'a dit tout à l'heure, sur sa perception de la loi El Khomri, qui a été un élément essentiel dans la radicalisation de ce qu'on a appelé l'effondeur. On voit bien comment, voilà, maintenant, ça n'est plus l'abrogation, mais c'est plutôt le nettoyage de la loi El Khomri, même si…
« Oui, bien sûr. Il s'efforce, en effet, de rassembler ces socialistes. Lorsqu'on regarde les dirigeants, en effet, le rassemblement est faible dans la salle. Mais au fond, comme le disait d'ailleurs Gage, il s'adresse maintenant aux électeurs. Il s'agit d'essayer de rassembler l'électorat qui, d'habitude, se retrouve derrière le candidat du Parti socialiste. Et il a mis de l'eau dans son vin. On le voyait bien, et on l'a dit tout à l'heure, sur sa perception de la loi El Khomri, qui a été un élément essentiel dans la radicalisation de ce qu'on a appelé l'effondeur. On voit bien comment, voilà, maintenant, ça n'est plus l'abrogation, mais c'est plutôt le nettoyage de la loi El Khomri, même si, au fond, il ne reste plus grand-chose de la loi El Khomri. Ça, c'est la première remarque. Deuxième remarque, il reste dans une culture socialiste tout-même relativement classique, c'est-à-dire un socialisme de la puissance publique. Il parle de continuer à recruter des enseignants dans le secteur éducatif, je crois, 40 000, 500 000 emplois sur l'ensemble de la présidence en ce qui concerne l'économie sociale et solidaire. Il vient de le dire, le revenu universel tout de même pour 19 millions de Français. On est bien dans un socialisme, en effet, de la puissance publique, même si, et ça c'est nouveau, il verdit, et il verdit vigoureusement le programme du Parti Socialiste. C'est peut-être la première fois que l'écologisation... Mais ça, c'était déjà dans l'accord avec Jadot, ça. Bien sûr. Mais là, vraiment, c'est assumé, c'est dit, et d'ailleurs, je crois que ça correspond aussi au choix de Benoît Hamon. »
C'est une campagne difficile. Pourquoi ? Parce que l'espace de la gauche est occupé, j'allais dire, par le héros de la contestation de la gauche de la gauche qui est Jean-Luc Mélenchon, qui gère d'élection en élection et en particulier depuis 2012, cet espace de la gauche radicale, de la gauche d'alternative. Et puis maintenant, il y a une concurrence qui est une concurrence essentielle, c'est cet objet politique non identifié qu'est Emmanuel Macron, mais dont on regarde, quand on observe très attentivement les enquêtes, qu'il est en train de piller l'électorat socialiste. Si vous prenez les électeurs qui avaient voté François Hollande en 2012 et que vous regardez aujourd'hui ce qu'ils font…
« C'est une campagne difficile. Pourquoi ? Parce que l'espace de la gauche est occupé, j'allais dire, par le héros de la contestation de la gauche de la gauche qui est Jean-Luc Mélenchon, qui gère d'élection en élection et en particulier depuis 2012, cet espace de la gauche radicale, de la gauche d'alternative. Et puis maintenant, il y a une concurrence qui est une concurrence essentielle, c'est cet objet politique non identifié qu'est Emmanuel Macron, mais dont on regarde, quand on observe très attentivement les enquêtes, qu'il est en train de piller l'électorat socialiste. Si vous prenez les électeurs qui avaient voté François Hollande en 2012 et que vous regardez aujourd'hui ce qu'ils font, eh bien le candidat qui capte le mieux l'électorat de François Hollande, à hauteur à peu près de, entre 45 et 50%, un électeur de François Hollande sur deux, c'est Emmanuel Macron, alors que le candidat dit socialiste n'en capte qu'un quart. Donc il y a une perte en ligne pour Benoît Hamon qui est très difficile à remonter. Pour cela, il faudrait qu'il se positionne en candidat central du Parti socialiste. Or, il vient du camp de la gauche du Parti socialiste, il vient de la fronde. Même s'il a fait évoluer son programme, son programme reste un programme plutôt de rupture, plutôt qu'un programme de consensus. Or, jusqu'à maintenant, tous les candidats qui étaient issus du Parti socialiste étaient des candidats qui appartenaient à la famille centrale du Parti socialiste. C'est la première fois qu'on a un candidat qui vient, je n'ose dire des marges, puisqu'il a été investi par plus d'un million d'électeurs au second tour de ses primaires. Mais politiquement, idéologiquement, il vient bien de la gauche du Parti socialiste. Et donc, c'est très difficile pour lui de se recentrer, comme on disait jadis dans le langage syndical, lorsque la CFDT, en effet, s'était recentrée. »
Et ça a commencé avec François de Rugy qui, lui, s'est rallié à Emmanuel Macron après avoir signé la même charte. Cela montre le rapport à la promesse et à la parole donnée qui existe dans ce personnel et qui participe certainement de l'image que ce personnel peut donner. Simplement, Manuel Valls, il revient au fond à sa croyance fondamentale qu'il avait exprimée. Il y a des gauches irréconciliables. Je crois que l'ex-premier ministre est persuadé qu'au sein du Parti socialiste, il y a des gauches irréconciliables. Il faut dire que les frondeurs ont tout fait pour faire exister cette conception. puisque tout de même, il faut rappeler que les frondeurs ont été des socialistes qui ont cherché…
« Cela montre le rapport à la promesse et à la parole donnée qui existe dans ce personnel et qui participe certainement de l'image que ce personnel peut donner. Simplement, Manuel Valls, il revient au fond à sa croyance fondamentale qu'il avait exprimée. Il y a des gauches irréconciliables. Je crois que l'ex-premier ministre est persuadé qu'au sein du Parti socialiste, il y a des gauches irréconciliables. Il faut dire que les frondeurs ont tout fait pour faire exister cette conception. puisque tout de même, il faut rappeler que les frondeurs ont été des socialistes qui ont cherché à mettre en minorité leur propre gouvernement, à le faire tomber. Il y avait là un acte qui signait bien le fait qu'il y avait des cultures socialistes qui devenaient peu à peu irréconciliables. Et c'est ce à quoi on est arrivé aujourd'hui. Cependant, en effet, l'ex-premier ministre pourrait être prudent parce que si le différentiel Emmanuel Macron et Benoît Hamon est celui que l'on dit à une douzaine de points, eh bien, au fond, Emmanuel Valls peut attendre le soir du premier tour pour déclarer un éventuel soutien à Emmanuel Macron. Il n'a pas besoin de le faire avant le premier tour. Ce n'est pas la peine de se précipiter. Il devrait se précipiter si on avait, en effet, un Emmanuel Macron qui s'affaiblit fortement et qui pourrait être éventuellement exclu du second tour. C'est de la tactique politique, en effet. »
Et on voit cette abstention monter. Alors c'est vrai que... 30% on dit, c'est énorme. 30%, mais ça serait un record. Vous savez que le premier tour d'une élection présidentielle, ça navigue entre 15% d'abstention. C'était la première en 1965, l'attrait de la nouveauté, le général de Gaulle, et 28% en 2002. Là, beaucoup d'instituts nous disent, on va vers 30 et éventuellement au-dessus de 30. Là, ça serait un signe extrêmement fort. L'élection reine de la Ve République, boudée par un électeur sur trois, ça serait un signe lourd et serait peut-être quelque chose à voir avec ces palinodies à lesquelles on assiste en ce moment.
« Et on voit cette abstention monter. Alors c'est vrai que... 30% on dit, c'est énorme. 30%, mais ça serait un record. Vous savez que le premier tour d'une élection présidentielle, ça navigue entre 15% d'abstention. C'était la première en 1965, l'attrait de la nouveauté, le général de Gaulle, et 28% en 2002. Là, beaucoup d'instituts nous disent, on va vers 30 et éventuellement au-dessus de 30. Là, ça serait un signe extrêmement fort. L'élection reine de la Ve République, boudée par un électeur sur trois, ça serait un signe lourd et serait peut-être quelque chose à voir avec ces palinodies à lesquelles on assiste en ce moment. »
C'est une campagne difficile. Pourquoi ? Parce que l'espace de la gauche est occupé, j'allais dire, par le héros de la contestation de la gauche de la gauche qui est Jean-Luc Mélenchon, qui gère d'élection en élection et en particulier depuis 2012, cet espace de la gauche radicale, de la gauche d'alternative. Et puis maintenant, il y a une concurrence qui est une concurrence essentielle, c'est cet objet politique non identifié qu'est Emmanuel Macron, mais dont on regarde, quand on observe très attentivement les enquêtes, qu'il est en train de piller l'électorat socialiste. Si vous prenez les électeurs qui avaient voté François Hollande en 2012 et que vous regardez aujourd'hui ce qu'ils font…
« C'est une campagne difficile. Pourquoi ? Parce que l'espace de la gauche est occupé, j'allais dire, par le héros de la contestation de la gauche de la gauche qui est Jean-Luc Mélenchon, qui gère d'élection en élection et en particulier depuis 2012, cet espace de la gauche radicale, de la gauche d'alternative. Et puis maintenant, il y a une concurrence qui est une concurrence essentielle, c'est cet objet politique non identifié qu'est Emmanuel Macron, mais dont on regarde, quand on observe très attentivement les enquêtes, qu'il est en train de piller l'électorat socialiste. Si vous prenez les électeurs qui avaient voté François Hollande en 2012 et que vous regardez aujourd'hui ce qu'ils font, eh bien le candidat qui capte le mieux l'électorat de François Hollande, à hauteur à peu près de, entre 45 et 50%, un électeur de François Hollande sur deux, c'est Emmanuel Macron, alors que le candidat dit socialiste n'en capte qu'un quart. Donc il y a une perte en ligne pour Benoît Hamon qui est très difficile à remonter. Pour cela, il faudrait qu'il se positionne en candidat central du Parti socialiste. Or, il vient du camp de la gauche du Parti socialiste, il vient de la fronde. Même s'il a fait évoluer son programme, son programme reste un programme plutôt de rupture, plutôt qu'un programme de consensus. Or, jusqu'à maintenant, tous les candidats qui étaient issus du Parti socialiste étaient des candidats qui appartenaient à la famille centrale du Parti socialiste. C'est la première fois qu'on a un candidat qui vient, je n'ose dire des marges, puisqu'il a été investi par plus d'un million d'électeurs au second tour de ses primaires. Mais politiquement, idéologiquement, il vient bien de la gauche du Parti socialiste. Et donc, c'est très difficile pour lui de se recentrer, comme on disait jadis dans le langage syndical, lorsque la CFDT, en effet, s'était recentrée. »
Vous êtes d'accord avec ça ? Enfin, je ne dirais pas une gauche modérée. C'est une gauche qui renouerait avec la grande tradition, au fond, presque mitterrandienne. Mais a-t-il les moyens de François Mitterrand, qui était un homme qui était au cœur du système depuis qu'il s'était rallié au Parti Socialiste en 1971 et qui savait de manière très habile nouer des alliances à la fois avec la droite et avec la gauche ? Ça n'est pas l'histoire, ça n'est pas la position qu'a aujourd'hui Benoît Hamon. Et Benoît Hamon pourrait prétendre être au cœur de cette galatie socialiste le jour où il se rapprochera du seuil de qualification pour le second tour. S'il n'y parvient pas, il restera le candidat de…
« Vous êtes d'accord avec ça ? Enfin, je ne dirais pas une gauche modérée. C'est une gauche qui renouerait avec la grande tradition, au fond, presque mitterrandienne. Mais a-t-il les moyens de François Mitterrand, qui était un homme qui était au cœur du système depuis qu'il s'était rallié au Parti Socialiste en 1971 et qui savait de manière très habile nouer des alliances à la fois avec la droite et avec la gauche ? Ça n'est pas l'histoire, ça n'est pas la position qu'a aujourd'hui Benoît Hamon. Et Benoît Hamon pourrait prétendre être au cœur de cette galatie socialiste le jour où il se rapprochera du seuil de qualification pour le second tour. S'il n'y parvient pas, il restera le candidat de l'aile gauche et le candidat des frondeurs du Parti Socialiste et il n'arrivera pas à convaincre ses camarades de le soutenir. En revanche, si tout d'un coup il y avait une dynamique à Monde, s'il se rapprochait du seuil de qualification, à mon avis, les réactions changeraient totalement. Oui, ça rejoint ce que disait en effet. Bien sûr. Donc ce qui reste à savoir, c'est en effet de la part de Manuel Valls, qui est tout de même le poids lourd de cette famille, est-ce que Manuel Valls apportera son soutien direct ou indirect à Emmanuel Macron avant le premier tour ou est-ce qu'il attendra le second tour ? C'est ça la question. Mais la capacité, vous voyez à moins que les sondages se trompent complètement, la capacité de Benoît Hamon à être le représentant de la gauche au second tour d'une élection présidentielle est pour l'instant faible, très ténue. »
C'est une campagne difficile. Pourquoi ? Parce que l'espace de la gauche est occupé, j'allais dire, par le héros de la contestation de la gauche de la gauche qui est Jean-Luc Mélenchon, qui gère d'élection en élection et en particulier depuis 2012, cet espace de la gauche radicale, de la gauche d'alternative. Et puis maintenant, il y a une concurrence qui est une concurrence essentielle, c'est cet objet politique non identifié qu'est Emmanuel Macron, mais dont on regarde, quand on observe très attentivement les enquêtes, qu'il est en train de piller l'électorat socialiste. Si vous prenez les électeurs qui avaient voté François Hollande en 2012 et que vous regardez aujourd'hui ce qu'ils font…
« C'est une campagne difficile. Pourquoi ? Parce que l'espace de la gauche est occupé, j'allais dire, par le héros de la contestation de la gauche de la gauche qui est Jean-Luc Mélenchon, qui gère d'élection en élection et en particulier depuis 2012, cet espace de la gauche radicale, de la gauche d'alternative. Et puis maintenant, il y a une concurrence qui est une concurrence essentielle, c'est cet objet politique non identifié qu'est Emmanuel Macron, mais dont on regarde, quand on observe très attentivement les enquêtes, qu'il est en train de piller l'électorat socialiste. Si vous prenez les électeurs qui avaient voté François Hollande en 2012 et que vous regardez aujourd'hui ce qu'ils font, eh bien le candidat qui capte le mieux l'électorat de François Hollande, à hauteur à peu près de, entre 45 et 50%, un électeur de François Hollande sur deux, c'est Emmanuel Macron, alors que le candidat dit socialiste n'en capte qu'un quart. Donc il y a une perte en ligne pour Benoît Hamon qui est très difficile à remonter. Pour cela, il faudrait qu'il se positionne en candidat central du Parti socialiste. Or, il vient du camp de la gauche du Parti socialiste, il vient de la fronde. Même s'il a fait évoluer son programme, son programme reste un programme plutôt de rupture, plutôt qu'un programme de consensus. Or, jusqu'à maintenant, tous les candidats qui étaient issus du Parti socialiste étaient des candidats qui appartenaient à la famille centrale du Parti socialiste. C'est la première fois qu'on a un candidat qui vient, je n'ose dire des marges, puisqu'il a été investi par plus d'un million d'électeurs au second tour de ses primaires. Mais politiquement, idéologiquement, il vient bien de la gauche du Parti socialiste. Et donc, c'est très difficile pour lui de se recentrer, comme on disait jadis dans le langage syndical, lorsque la CFDT, en effet, s'était recentrée. »
Écoutez, dans beaucoup de pays, elle est hors-jeu. Il y a ce logiciel social-démocrate qui a été son logiciel fondamental depuis les années 50, qui est rentré en crise. Et ce à quoi on assiste, aux Pays-Bas comme ailleurs, c'est un renouvellement du logiciel de la gauche. Alors on cherche. La gauche cherche des voies. La corbinisation en Grande-Bretagne. Grönlings, qui est le parti qui est derrière ce jeune homme, aux Pays-Bas. Et on voit aussi que les vieux appareils s'effondrent. Parce que ce qui est impressionnant, on n'en parle pas dans le reportage, mais ce qui est impressionnant, c'est l'effondrement de la gauche sociale-démocrate aux Pays-Bas. Je crois qu'ils ont perdu 19 points par…
« Écoutez, dans beaucoup de pays, elle est hors-jeu. Il y a ce logiciel social-démocrate qui a été son logiciel fondamental depuis les années 50, qui est rentré en crise. Et ce à quoi on assiste, aux Pays-Bas comme ailleurs, c'est un renouvellement du logiciel de la gauche. Alors on cherche. La gauche cherche des voies. La corbinisation en Grande-Bretagne. Grönlings, qui est le parti qui est derrière ce jeune homme, aux Pays-Bas. Et on voit aussi que les vieux appareils s'effondrent. Parce que ce qui est impressionnant, on n'en parle pas dans le reportage, mais ce qui est impressionnant, c'est l'effondrement de la gauche sociale-démocrate aux Pays-Bas. Je crois qu'ils ont perdu 19 points par rapport aux dernières législatives de 2012. Parce qu'ils ont été porteurs, dans une coalition de politiques d'austérité, et qu'aux Pays-Bas comme ailleurs, certes, c'est une économie qui ne se porte pas mal. Mais enfin, le taux de chômage n'est pas si négligeable qu'on veut bien le dire. La pauvreté a progressé aux Pays-Bas. Et ce sont ces thèmes-là aussi, beaucoup plus que l'islam, qui a occupé le cœur de la campagne. Donc les résultats reflètent aussi une préoccupation sociale et la recherche de nouvelles voies qui, d'ailleurs, se sont traduites par la poussée de ce jeune leader de Goldilocks, mais aussi par la poussée des forces centrales. Ce qui est intéressant, c'est que ce sont les forces centrales qui ont récupéré la mise. Et M. Gerd Wilders n'a pas réussi, en effet, à faire l'OPA qu'il s'attendait à faire. Mais il était très ambitieux. Il était certainement beaucoup trop ambitieux. Mais enfin, en effet, comme vous l'avez dit, il progresse. Il progresse et cela doit être entendu. Même dans une économie relativement prospère, comme l'est l'économie des Pays-Bas, eh bien, des parties de ce type arrivent à progresser. »
Oui, bien sûr. Il s'efforce, en effet, de rassembler ces socialistes. Lorsqu'on regarde les dirigeants, en effet, le rassemblement est faible dans la salle. Mais au fond, comme le disait d'ailleurs Gage, il s'adresse maintenant aux électeurs. Il s'agit d'essayer de rassembler l'électorat qui, d'habitude, se retrouve derrière le candidat du Parti socialiste. Et il a mis de l'eau dans son vin. On le voyait bien, et on l'a dit tout à l'heure, sur sa perception de la loi El Khomri, qui a été un élément essentiel dans la radicalisation de ce qu'on a appelé l'effondeur. On voit bien comment, voilà, maintenant, ça n'est plus l'abrogation, mais c'est plutôt le nettoyage de la loi El Khomri, même si…
« Oui, bien sûr. Il s'efforce, en effet, de rassembler ces socialistes. Lorsqu'on regarde les dirigeants, en effet, le rassemblement est faible dans la salle. Mais au fond, comme le disait d'ailleurs Gage, il s'adresse maintenant aux électeurs. Il s'agit d'essayer de rassembler l'électorat qui, d'habitude, se retrouve derrière le candidat du Parti socialiste. Et il a mis de l'eau dans son vin. On le voyait bien, et on l'a dit tout à l'heure, sur sa perception de la loi El Khomri, qui a été un élément essentiel dans la radicalisation de ce qu'on a appelé l'effondeur. On voit bien comment, voilà, maintenant, ça n'est plus l'abrogation, mais c'est plutôt le nettoyage de la loi El Khomri, même si, au fond, il ne reste plus grand-chose de la loi El Khomri. Ça, c'est la première remarque. Deuxième remarque, il reste dans une culture socialiste tout-même relativement classique, c'est-à-dire un socialisme de la puissance publique. Il parle de continuer à recruter des enseignants dans le secteur éducatif, je crois, 40 000, 500 000 emplois sur l'ensemble de la présidence en ce qui concerne l'économie sociale et solidaire. Il vient de le dire, le revenu universel tout de même pour 19 millions de Français. On est bien dans un socialisme, en effet, de la puissance publique, même si, et ça c'est nouveau, il verdit, et il verdit vigoureusement le programme du Parti Socialiste. C'est peut-être la première fois que l'écologisation... Mais ça, c'était déjà dans l'accord avec Jadot, ça. Bien sûr. Mais là, vraiment, c'est assumé, c'est dit, et d'ailleurs, je crois que ça correspond aussi au choix de Benoît Hamon. »
Il faudrait, vous savez, en ce moment, dans la campagne, je ne sais pas si vous avez remarqué, à droite, au centre et à gauche, ce qui fait la force des individus, ce n'est pas leur propre force, c'est en général la faiblesse des autres. Donc, il faut que Benoît Hamon compte solidement sur les faiblesses d'Emmanuel Macron, de Jean-Luc Mélenchon, et d'autres candidats. Qui n'en montrent pas beaucoup pour l'instant, en ce qui concerne ces deux-là. Qui n'en montrent pas beaucoup pour l'instant, mais vous savez, il ne faut jamais désespérer. Il y a encore 37 jours, donc, il ne faut surtout pas désespérer.
« Il faudrait, vous savez, en ce moment, dans la campagne, je ne sais pas si vous avez remarqué, à droite, au centre et à gauche, ce qui fait la force des individus, ce n'est pas leur propre force, c'est en général la faiblesse des autres. Donc, il faut que Benoît Hamon compte solidement sur les faiblesses d'Emmanuel Macron, de Jean-Luc Mélenchon, et d'autres candidats. Qui n'en montrent pas beaucoup pour l'instant, en ce qui concerne ces deux-là. Qui n'en montrent pas beaucoup pour l'instant, mais vous savez, il ne faut jamais désespérer. Il y a encore 37 jours, donc, il ne faut surtout pas désespérer. »
Le maître de la synthèse a tout de même laissé le Parti socialiste en piteux états. Donc, ce sont les limites de l'art du maître. Alors que François Mitterrand, même dans les très grandes difficultés de la fin de son second septennat, arrive à maintenir ce que les socialistes ont l'habitude d'appeler la vieille maison à peu près en ordre de bataille. Et d'ailleurs, celui qui lui succèdera en 1995 défendra avec honneur le Parti socialiste, même s'il est battu. C'est Lionel Jospin contre Jacques Chirac qui emportera l'élection présidentielle. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Et la longue occupation du pouvoir, les cinq ans de François Hollande, ont fracturé ce Parti socialiste. Parce qu'il ne…
« Le maître de la synthèse a tout de même laissé le Parti socialiste en piteux états. Donc, ce sont les limites de l'art du maître. Alors que François Mitterrand, même dans les très grandes difficultés de la fin de son second septennat, arrive à maintenir ce que les socialistes ont l'habitude d'appeler la vieille maison à peu près en ordre de bataille. Et d'ailleurs, celui qui lui succèdera en 1995 défendra avec honneur le Parti socialiste, même s'il est battu. C'est Lionel Jospin contre Jacques Chirac qui emportera l'élection présidentielle. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Et la longue occupation du pouvoir, les cinq ans de François Hollande, ont fracturé ce Parti socialiste. Parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y a quelques jours, lors de cette réunion à l'Assemblée nationale, je crois, on ne parlait plus d'ailleurs tout à fait de Parti socialiste. On parlait de la maison des progressistes. Donc vous voyez que déjà, en termes organisationnels, beaucoup de socialistes pensent à autre chose. Cela veut dire que le Parti socialiste, si ses projets sont assumés, va vers une sorte d'éclatement. »
Là, il perd toute sa base. Justement, c'est là que c'était très difficile. C'est qu'il s'est fait élire sur un programme très à gauche. Il est obligé de garder sa ligne. Là, il a fait l'alliance avec Europe Écologie Les Verts. Il cherchait à faire une alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Mais là, il est obligé, s'il bouge, je pense, et s'il essaie d'aller chercher des électeurs à la droite, là, il perd sa base de gauche. Donc, le but, ce n'est pas ça. C'est justement de faire passer en force son programme de gauche et de montrer qu'il a une certaine crédibilité.
« Là, il perd toute sa base. Justement, c'est là que c'était très difficile. C'est qu'il s'est fait élire sur un programme très à gauche. Il est obligé de garder sa ligne. Là, il a fait l'alliance avec Europe Écologie Les Verts. Il cherchait à faire une alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Mais là, il est obligé, s'il bouge, je pense, et s'il essaie d'aller chercher des électeurs à la droite, là, il perd sa base de gauche. Donc, le but, ce n'est pas ça. C'est justement de faire passer en force son programme de gauche et de montrer qu'il a une certaine crédibilité. »
Et irréaliste ? Thomas Porcher ? Moi, je ne pense pas. Je ne serais pas aussi dur. C'est vrai qu'il se rend compte et c'est une réalité que dans certains secteurs, il y a une stagnation séculaire. Il n'y a plus de croissance. C'est vrai. La seule croissance que l'on peut avoir dans ce secteur-là, c'est comment ? C'est en pressant les salariés, c'est-à-dire en augmentant la productivité, le temps de travail. Et ça ne sert pas à grand-chose en réalité. Ça ne sert pas à grand-chose puisqu'on a déjà atteint quasiment toute la productivité sur ces secteurs-là et la consommation est quasiment comblée dans ces secteurs-là. Donc il faut des innovations de rupture. Je veux dire, les innovations de r…
« Et irréaliste ? Thomas Porcher ? Moi, je ne pense pas. Je ne serais pas aussi dur. C'est vrai qu'il se rend compte et c'est une réalité que dans certains secteurs, il y a une stagnation séculaire. Il n'y a plus de croissance. C'est vrai. La seule croissance que l'on peut avoir dans ce secteur-là, c'est comment ? C'est en pressant les salariés, c'est-à-dire en augmentant la productivité, le temps de travail. Et ça ne sert pas à grand-chose en réalité. Ça ne sert pas à grand-chose puisqu'on a déjà atteint quasiment toute la productivité sur ces secteurs-là et la consommation est quasiment comblée dans ces secteurs-là. Donc il faut des innovations de rupture. Je veux dire, les innovations de rupture, ces dernières années, c'est les Etats-Unis qui les ont eues avec Internet, Google, avec l'iPhone, etc. Nous, on est passé à côté de toutes ces innovations. Je veux dire, hier, je voyais une émission où il disait qu'il donnait un téléphone Thalès aux politiques qui refusent d'utiliser ce téléphone Thalès parce qu'il est trop lent, etc. Il préfère utiliser des iPhones alors que les iPhones sont parfois mis sur écoute. Donc on a vraiment loupé ce créneau des innovations ces 20 dernières années. Or là, quand il propose un plan de relance de plusieurs centaines de milliards axés sur la transition énergétique, la transition énergétique, c'est des innovations à tous les étages. Et c'est vraiment une façon de créer des secteurs, des nouveaux secteurs où il y aura des débouchés. »
Je pense que c'est C'est pas François Fillon Non Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon qui veulent quand même préserver le service public
« Je pense que c'est C'est pas François Fillon Non Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon qui veulent quand même préserver le service public »
Je pense que c'est C'est pas François Fillon Non Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon qui veulent quand même préserver le service public
« Je pense que c'est C'est pas François Fillon Non Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon qui veulent quand même préserver le service public »
Thomas Porchet ? Oui, en termes d'économiste, je crois que Benoît Hamon a les meilleurs économistes. Il a Thomas Piketty, qui est très bon. Il a Daniel Cohen, qui est un des meilleurs économistes aujourd'hui, qui est professeur à la Paris School of Economics et en même temps un ancien directeur de l'école Normale Sup. Il a Julia Cagé, qui est professeur à Sciences Po. Il a Jean Jouzel, qui est au CNRS sur le climat. Il a quand même, en termes d'experts, je pense que Benoît Hamon, je ne connais pas. Il est bien entouré. Il est extrêmement bien entouré. Donc, il y a quand même... Quand, par exemple, Benoît Hamon dit qu'il veut renégocier les dettes, alors tout le monde dit oui, ce n'est pas p…
« Thomas Porchet ? Oui, en termes d'économiste, je crois que Benoît Hamon a les meilleurs économistes. Il a Thomas Piketty, qui est très bon. Il a Daniel Cohen, qui est un des meilleurs économistes aujourd'hui, qui est professeur à la Paris School of Economics et en même temps un ancien directeur de l'école Normale Sup. Il a Julia Cagé, qui est professeur à Sciences Po. Il a Jean Jouzel, qui est au CNRS sur le climat. Il a quand même, en termes d'experts, je pense que Benoît Hamon, je ne connais pas. Il est bien entouré. Il est extrêmement bien entouré. Donc, il y a quand même... Quand, par exemple, Benoît Hamon dit qu'il veut renégocier les dettes, alors tout le monde dit oui, ce n'est pas possible. Mais historiquement, ça s'est déjà fait. Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, on avait 200% de dettes. 200% de dettes. Dix ans plus tard, on était descendu à 30% de dettes. Est-ce que vous pensez qu'on a fait des réductions de déficit, des coupes dans la dépense publique ? Non, à ce moment-là, on faisait vraiment de l'investissement public, SNCF, le nucléaire, etc., la sécurité sociale. Non, on a réussi à réduire cette dette en la restructurant, donc en la renégociant, et avec de l'inflation. Donc, il y a des mécanismes économiques qui permettent de réduire la dette autrement qu'en coupant dans les services publics. Or, aujourd'hui, vous avez une grosse partie, et y compris Emmanuel Macron, qui propose de couper dans la dépense publique pour rembourser cette dette. Benoît Hamon est un des seuls, avec Jean-Luc Mélenchon, à proposer justement une restructuration de la dette. Christine Cardellan, je vous ai vu tiquer »
comme utopiques. C'est vrai, ça ? Exactement. Mais oui, complètement. Là, la sécurité sociale, vous vous rendez compte, rembourser des médicaments à tout le monde, quel que soit son niveau de revenu et de patrimoine, c'était quand même une utopie. Avoir des congés où vous ne travaillez pas et vous êtes payés quand même. C'est quand même une utopie. Mais toute l'histoire du capitalisme, ça a été quand même bourré au début d'utopies comme ça qui ont fait des débats. Je reprends cet exemple du 19e siècle, la première réglementation sur le coton, sur le travail des enfants dans les industries du coton en Angleterre. La règle, c'était que les enfants de moins de 9 ans arrêtent de travailler. Les…
« comme utopiques. C'est vrai, ça ? Exactement. Mais oui, complètement. Là, la sécurité sociale, vous vous rendez compte, rembourser des médicaments à tout le monde, quel que soit son niveau de revenu et de patrimoine, c'était quand même une utopie. Avoir des congés où vous ne travaillez pas et vous êtes payés quand même. C'est quand même une utopie. Mais toute l'histoire du capitalisme, ça a été quand même bourré au début d'utopies comme ça qui ont fait des débats. Je reprends cet exemple du 19e siècle, la première réglementation sur le coton, sur le travail des enfants dans les industries du coton en Angleterre. La règle, c'était que les enfants de moins de 9 ans arrêtent de travailler. Les enfants de plus de 9 ans pouvaient travailler jusqu'à 12 heures par jour jusqu'à l'âge de 18 ans. Et la première fois qu'un politique a proposé cette réglementation, il y a eu un vif débat »
je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'es…
« je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'est une façon de combler ou donner un revenu à des étudiants ce qui est le cas dans certains pays européens c'est le cas en Suède au Danemark où les étudiants ont un salaire ou un revenu pendant qu'ils sont étudiants on leur donne 5 ans comme ça pour faire ce qu'ils veulent et puis après ils payeront des impôts quand ils travailleront voilà je pense que c'est une bonne chose dans une première phase mais c'est vrai que le faire d'un coup comme ça ça impliquerait quand même des très forts transferts et ce serait très compliqué ce qui est intéressant »
je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'es…
« je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'est une façon de combler ou donner un revenu à des étudiants ce qui est le cas dans certains pays européens c'est le cas en Suède au Danemark où les étudiants ont un salaire ou un revenu pendant qu'ils sont étudiants on leur donne 5 ans comme ça pour faire ce qu'ils veulent et puis après ils payeront des impôts quand ils travailleront voilà je pense que c'est une bonne chose dans une première phase mais c'est vrai que le faire d'un coup comme ça ça impliquerait quand même des très forts transferts et ce serait très compliqué ce qui est intéressant »
je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'es…
« je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'est une façon de combler ou donner un revenu à des étudiants ce qui est le cas dans certains pays européens c'est le cas en Suède au Danemark où les étudiants ont un salaire ou un revenu pendant qu'ils sont étudiants on leur donne 5 ans comme ça pour faire ce qu'ils veulent et puis après ils payeront des impôts quand ils travailleront voilà je pense que c'est une bonne chose dans une première phase mais c'est vrai que le faire d'un coup comme ça ça impliquerait quand même des très forts transferts et ce serait très compliqué ce qui est intéressant »
Là, il perd toute sa base. Justement, c'est là que c'était très difficile. C'est qu'il s'est fait élire sur un programme très à gauche. Il est obligé de garder sa ligne. Là, il a fait l'alliance avec Europe Écologie Les Verts. Il cherchait à faire une alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Mais là, il est obligé, s'il bouge, je pense, et s'il essaie d'aller chercher des électeurs à la droite, là, il perd sa base de gauche. Donc, le but, ce n'est pas ça. C'est justement de faire passer en force son programme de gauche et de montrer qu'il a une certaine crédibilité.
« Là, il perd toute sa base. Justement, c'est là que c'était très difficile. C'est qu'il s'est fait élire sur un programme très à gauche. Il est obligé de garder sa ligne. Là, il a fait l'alliance avec Europe Écologie Les Verts. Il cherchait à faire une alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Mais là, il est obligé, s'il bouge, je pense, et s'il essaie d'aller chercher des électeurs à la droite, là, il perd sa base de gauche. Donc, le but, ce n'est pas ça. C'est justement de faire passer en force son programme de gauche et de montrer qu'il a une certaine crédibilité. »
Thomas Porchet ? Oui, en termes d'économiste, je crois que Benoît Hamon a les meilleurs économistes. Il a Thomas Piketty, qui est très bon. Il a Daniel Cohen, qui est un des meilleurs économistes aujourd'hui, qui est professeur à la Paris School of Economics et en même temps un ancien directeur de l'école Normale Sup. Il a Julia Cagé, qui est professeur à Sciences Po. Il a Jean Jouzel, qui est au CNRS sur le climat. Il a quand même, en termes d'experts, je pense que Benoît Hamon, je ne connais pas. Il est bien entouré. Il est extrêmement bien entouré. Donc, il y a quand même... Quand, par exemple, Benoît Hamon dit qu'il veut renégocier les dettes, alors tout le monde dit oui, ce n'est pas p…
« Thomas Porchet ? Oui, en termes d'économiste, je crois que Benoît Hamon a les meilleurs économistes. Il a Thomas Piketty, qui est très bon. Il a Daniel Cohen, qui est un des meilleurs économistes aujourd'hui, qui est professeur à la Paris School of Economics et en même temps un ancien directeur de l'école Normale Sup. Il a Julia Cagé, qui est professeur à Sciences Po. Il a Jean Jouzel, qui est au CNRS sur le climat. Il a quand même, en termes d'experts, je pense que Benoît Hamon, je ne connais pas. Il est bien entouré. Il est extrêmement bien entouré. Donc, il y a quand même... Quand, par exemple, Benoît Hamon dit qu'il veut renégocier les dettes, alors tout le monde dit oui, ce n'est pas possible. Mais historiquement, ça s'est déjà fait. Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, on avait 200% de dettes. 200% de dettes. Dix ans plus tard, on était descendu à 30% de dettes. Est-ce que vous pensez qu'on a fait des réductions de déficit, des coupes dans la dépense publique ? Non, à ce moment-là, on faisait vraiment de l'investissement public, SNCF, le nucléaire, etc., la sécurité sociale. Non, on a réussi à réduire cette dette en la restructurant, donc en la renégociant, et avec de l'inflation. Donc, il y a des mécanismes économiques qui permettent de réduire la dette autrement qu'en coupant dans les services publics. Or, aujourd'hui, vous avez une grosse partie, et y compris Emmanuel Macron, qui propose de couper dans la dépense publique pour rembourser cette dette. Benoît Hamon est un des seuls, avec Jean-Luc Mélenchon, à proposer justement une restructuration de la dette. Christine Cardellan, je vous ai vu tiquer »
Là, il perd toute sa base. Justement, c'est là que c'était très difficile. C'est qu'il s'est fait élire sur un programme très à gauche. Il est obligé de garder sa ligne. Là, il a fait l'alliance avec Europe Écologie Les Verts. Il cherchait à faire une alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Mais là, il est obligé, s'il bouge, je pense, et s'il essaie d'aller chercher des électeurs à la droite, là, il perd sa base de gauche. Donc, le but, ce n'est pas ça. C'est justement de faire passer en force son programme de gauche et de montrer qu'il a une certaine crédibilité.
« Là, il perd toute sa base. Justement, c'est là que c'était très difficile. C'est qu'il s'est fait élire sur un programme très à gauche. Il est obligé de garder sa ligne. Là, il a fait l'alliance avec Europe Écologie Les Verts. Il cherchait à faire une alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Mais là, il est obligé, s'il bouge, je pense, et s'il essaie d'aller chercher des électeurs à la droite, là, il perd sa base de gauche. Donc, le but, ce n'est pas ça. C'est justement de faire passer en force son programme de gauche et de montrer qu'il a une certaine crédibilité. »
je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'es…
« je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'est une façon de combler ou donner un revenu à des étudiants ce qui est le cas dans certains pays européens c'est le cas en Suède au Danemark où les étudiants ont un salaire ou un revenu pendant qu'ils sont étudiants on leur donne 5 ans comme ça pour faire ce qu'ils veulent et puis après ils payeront des impôts quand ils travailleront voilà je pense que c'est une bonne chose dans une première phase mais c'est vrai que le faire d'un coup comme ça ça impliquerait quand même des très forts transferts et ce serait très compliqué ce qui est intéressant »
je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'es…
« je pense que c'est un projet tellement compliqué de le mettre en place directement ça implique tellement de transferts parce que si c'est financé finalement je pense financé sur les revenus primaires il faudra prélever pratiquement 40% de chaque revenu c'est à dire que au delà de 2000 euros vous touchez un revenu mais vous le financez de même niveau et au delà vous allez même toucher le plus le financer que de toucher de revenu donc c'est vrai qu'il faut le mettre par étape et la première phase elle vise clairement à combler les manques des prestations chômage par exemple donner une forme de revenu universel qui serait le RSA au moins de 25 ans qu'ils ne peuvent pas l'avoir aujourd'hui c'est une façon de combler ou donner un revenu à des étudiants ce qui est le cas dans certains pays européens c'est le cas en Suède au Danemark où les étudiants ont un salaire ou un revenu pendant qu'ils sont étudiants on leur donne 5 ans comme ça pour faire ce qu'ils veulent et puis après ils payeront des impôts quand ils travailleront voilà je pense que c'est une bonne chose dans une première phase mais c'est vrai que le faire d'un coup comme ça ça impliquerait quand même des très forts transferts et ce serait très compliqué ce qui est intéressant »
« il faut... Cette dimension du calcul personnel est forte. Puis la deuxième chose, c'est qu'à l'évidence, il s'est lui-même radicalisé. Au fond, ce qu'il offre dans la corbeille de mariage entre la droite et l'extrême droite, c'est le cadavre de l'État de droit, justement. »
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
« que là où nos représentations collectives mettent la valeur dans la richesse concrète notre contribution à cette ci etc c'est certain que là il y a un biais qui est un biais qui ne correspond pas à l'idéal d'une société telle qu'on pourrait le partager néanmoins à cette étape aujourd'hui nous ce qui nous paraît important c'est d'essayer de désamorcer la contagion des préjugés et des biais et c'est pour ça qu'on pense chez Singa qu'un boulanger kurde qui s'installe dans un village de la Creuse a 100 fois plus d'efficacité sur les représentations que 10 fois cette émission en documentaire dans le même village et qu'il est pour nous crucial de provoquer la rencontre ce qui est intéressant en tout cas vous avez mis un peu là c'est un réseau d'accueil aussi qui s'appelle J'accueil qui est de l'hébergement par les citoyens sur de la longue durée de 3 mois minimum jusqu'à 18 mois qui est un dispositif qui marche très très bien qu'on a lancé en 2015 que moi j'ai repris plus récemment je suis président de J'accueil d'ailleurs et qui est un programme dont les impacts sont incroyables qui coûte beaucoup moins cher à la puissance publique que le fait d'acheter des nuités dans des foyers d'hébergement et qui permet parce que quand on est en immersion dans une famille d'apprendre plus vite le français de connecter avec le réseau qui ne voit pas que pour trouver du boulot dans ce pays il faut du réseau et nous ce qu'on prête en fait c'est pas du capital économique c'est du capital social c'est le réseau des gens qui accueillent c'est le réseau de nos mentors dans nos programmes et ce qu'on essaye de faire à partir de ces preuves de l'inclusion c'est construire un plaidoyer en clair mettant nos voiles là où il y a du vent quand il y a une actualité on essaye d'y raccrocher les enjeux migratoires pour proposer un autre regard et notamment un regard beaucoup plus positif quand il y a eu les universités du MEDEF là de rentrée on a rappelé que 15% des entreprises créées dans ce pays le sont par des étrangers je parle pas d'immigrés parce que dans les immigrés on compte les étrangers mais aussi ceux qui ont été naturalisés dans les statistiques où vous avez aujourd'hui 10,7% de la population qui est immigrée vous avez Emmanuel Valls parce qu'il est né catalan même s'il est français alors que quand on compte juste les étrangers 15% des entreprises créées le sont par des étrangers donc ça dit aujourd'hui que leur contribution à la création de valeurs à l'initiative à l'innovation elle est tout sauf mince tout sauf mince »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On en a eu pas mal. En vérité, on dégustait plutôt qu'on ne l'emportait. Encore que ce n'a pas toujours été vrai. Mais, bon, il y en a eu plein. À Brest, notamment, parce qu'à Brest, il y a une tradition qui est liée à la marine nationale, qui s'appelle la royale elle-même. Et donc, il y a toujours eu un terreau favorable aux idées royalistes, réagles, extrême droite. Même si la Bretagne est longtemps restée très imperméable à Le Pen. Et si Brest s'appelait Brest-la-Rouge, pas pour rien, parce qu'il y avait des ouvriers, des arsenaux, qui constituaient quand même la masse des habitants. Mais il y avait, dans les collages la nuit, parce qu'à l'époque, on faisait des collages, »
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
« employée de Singa donc elle a dû se nourrir évidemment de tout ce qu'on fait en Europe mais maintenant on est capable nous aujourd'hui dans la manière dont on a tourné notre plaidoyer par exemple de greffer notre plaidoyer sur ce qui se passe sur le dossier des retraites par exemple quand il y a eu les manifestations contre le report de l'âge légal à 64 ans qu'est-ce qu'a fait Singa on a pris le sujet des retraites on a dit ok bon bah alors essayons d'imaginer et parlons à des électeurs du RN qui sont contre le report de l'âge légal à 64 ans qui ont été manifestés avec des électeurs de gauche etc et disons clairement que si on applique le programme du RN c'est-à-dire si on arrête l'immigration si on expulse les travailleurs étrangers on se prive donc d'un strict point de vue utilitariste des cotisations des travailleurs étrangers et là l'âge légal de départ à la retraite le débat il sera plus de 64 ans il sera 66 67 68 ans à très court terme ou alors la baisse des pensions si on veut équilibrer le système c'est-à-dire c'est ou les retraités paieront moins s'il n'y a pas de travailleurs étrangers ou alors il faudra partir plus tard »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et c'est comme ça que ça doit marcher, etc. Et il y a là quelque chose de très puissant qui, à droite, par ailleurs, contamine un terrain qui était déjà conquis chez beaucoup d'électeurs et de militants de la droite. Mais à cela, je pense qu'il y a une autre lecture qui est une lecture plus historique qui doit nous amener à essayer de regarder la droite française pour ce qu'elle est aussi. Je vous conseille l'excellent bouquin de Laurent Joly sur la question de Vichy, où Laurent Joly, l'historien, analyse combien ce régime n'était pas un régime autoritaire, comme on l'entend, mais bien une dictature. Et il revient sur la genèse, ce basculement vers la fin de la République et la dictature. Et c'est intéressant parce qu'on avait eu le livre de Chapoutot sur les irresponsables qui observait comment le patronat allemand fait le choix, le capital, fait le choix de l'extrême droite en disant qu'ils sont trop crétins, on va réussir à les manipuler. Et à la fin... »
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
« toujours autour de la fac, en général, ou sur les parkings, ou sur les points de collage, des bagarres assez spectaculaires. Surtout aussi, les parties où on se courait après. C'est de la chasse, mais un jour tu chasses, un jour tu es chassé. »
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »