Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
7 juin 2012 au 14 févr. 2026
Questions
351
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 351 questions évaluables
Réponse directe
148
Réponse partielle
61
Réponse à côté
142
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 151 à 175 sur 352
Question 151Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
Et vous en serez dans cette liste, évidemment ?
Réponse directe
Oui, j'y serai, mais je le redis, dans cette affaire-là, nous nous battons sur, vous le verrez, comme aux élections présidentielles, sur des idées. Avec quelle tête de liste ? Pour l'instant, on n'en a pas. Pour l'instant, je conduirai cette liste, mais l'objectif, il est de rassembler, et je vous l'ai dit, il n'y a pas de préalable.
« Oui, j'y serai, mais je le redis, dans cette affaire-là, nous nous battons sur, vous le verrez, comme aux élections présidentielles, sur des idées. Avec quelle tête de liste ? Pour l'instant, on n'en a pas. Pour l'instant, je conduirai cette liste, mais l'objectif, il est de rassembler, et je vous l'ai dit, il n'y a pas de préalable. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 14:25
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 152Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
Oui, mais alors sur la transition écologique, on voit bien que c'est quand même compliqué de s'unir. Au fond, que vous reprochez, par exemple, avec Yannick Jadot, ce n'est pas toujours simple. D'abord, qu'est-ce qu'il vous reproche, en fait ?
Réponse à côté
Non, mais moi, je le respecte. Il m'a soutenu à l'élection présidentielle. Mais oui, il aurait parfaitement, moi je ne pose aucun préalable de tête de liste. Il aurait parfaitement, je le dis à votre antenne, pu conduire une liste, lui, Yannick Jadot, avec Europe Écologie Les Verts, et Génération. Génération est un mouvement écologiste, personne n'en doute. Il ne l'a pas voulu, parce qu'il pense aujourd'hui, mais c'est sa stratégie, je le regrette. Il revient à une forme de ni droite ni gauche, c'est très à la mode, qui me semble curieux, au moment où, par exemple, Nicolas Hulot quitte le gouvernement, et dit, on n'y arrivera pas sur l'écologie. On n'y arrivera pas sur les pesticides. On n'…
« Non, mais moi, je le respecte. Il m'a soutenu à l'élection présidentielle. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 5:40Voir 1 autre passage
« Mais oui, il aurait parfaitement, moi je ne pose aucun préalable de tête de liste. Il aurait parfaitement, je le dis à votre antenne, pu conduire une liste, lui, Yannick Jadot, avec Europe Écologie Les Verts, et Génération. Génération est un mouvement écologiste, personne n'en doute. Il ne l'a pas voulu, parce qu'il pense aujourd'hui, mais c'est sa stratégie, je le regrette. Il revient à une forme de ni droite ni gauche, c'est très à la mode, qui me semble curieux, au moment où, par exemple, Nicolas Hulot quitte le gouvernement, et dit, on n'y arrivera pas sur l'écologie. On n'y arrivera pas sur les pesticides. On n'y arrivera pas sur la transformation de notre modèle agricole en modèle bio, avec des politiques libérales telles qu'elles existent. Donc, ça n'existe pas des coalitions... »
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Question 153Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
Emmanuel Macron qui souhaite élargir la définition de l'antisémitisme à la notion d'antisionisme. Qu'avez-vous compris ?
Réponse directe
Ah, écoutez, moi je pense que c'est... Si demain, on ne peut plus critiquer la politique étrangère ou la politique d'un État comme Israël, au motif qu'on se ferait taxer d'antisionisme et que l'antisionisme pourrait dans ce cas-là être qualifié comme antisémitisme, j'imagine que les diplomates du Quai d'Orsay doivent s'arracher les cheveux. Parce qu'au nom de quoi, un État, un gouvernement, surtout quand ce gouvernement est un gouvernement très à droite, allié à l'extrême droite, serait protégé d'une critique à son endroit par un article de loi qui assimilerait la critique à son endroit. C'est-à-dire que ce ne serait pas contraignant. Donc la loi impose toujours le délit. Non mais d'accord,…
« Ah, écoutez, moi je pense que c'est... Si demain, on ne peut plus critiquer la politique étrangère ou la politique d'un État comme Israël, au motif qu'on se ferait taxer d'antisionisme et que l'antisionisme pourrait dans ce cas-là être qualifié comme antisémitisme, j'imagine que les diplomates du Quai d'Orsay doivent s'arracher les cheveux. Parce qu'au nom de quoi, un État, un gouvernement, surtout quand ce gouvernement est un gouvernement très à droite, allié à l'extrême droite, serait protégé d'une critique à son endroit par un article de loi qui assimilerait la critique à son endroit. C'est-à-dire que ce ne serait pas contraignant. Donc la loi impose toujours le délit. Non mais d'accord, vous dites ça, mais alors pourquoi le faire ? Pourquoi le faire ? On peut, pour être clair, »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 16:55Voir 1 autre passage
« on peut voir des gens qui sont antisionistes et antisémites, mais critiquer en même temps une politique qui est une politique de colonisation des territoires par Israël, ça ne peut pas être caractérisé comme un acte ou une parole antisémite. C'est ça, il faut faire quand même très attention. Et sur ces sujets-là, je trouve que cette forme de réaction ou d'improvisation du président de la République ne me semble pas aller dans le sens de la concorde. Vous savez, juste un mot, »
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Question 154Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
Vous dénoncez dans la campagne des européennes les batailles d'appareils et les guerres d'égo entre tête de liste. Vous-même, par exemple, seriez-vous prêt à laisser une tête de liste, éventuellement la tête de génération, pour être sur une autre liste, à une autre place ?
Réponse à côté
il n'y a pas de préalable. Vous savez, j'ai été candidat à l'élection présidentielle. J'ai décidé de ne pas rester, de remonter à cheval, comme on dit. Parce que... Il y avait une belle gamelle. Oui, mais... Moi, j'observe que ceux qui ne m'ont pas forcément soutenu aux élections présidentielles, qui étaient des dirigeants, des ministres, etc., sont tous partis dans une autre vie, dans le privé, etc. Très bien. Libre à eux. Moi, j'ai décidé de continuer. Je continue à me battre sur des idées et j'essaie de le faire avec... C'est peut-être un gros mot, mais honnêteté et sincérité. Je vois, par exemple, que la taxe sur les robots que j'ai défendue dans l'élection présidentielle, ou le revenu…
« il n'y a pas de préalable. Vous savez, j'ai été candidat à l'élection présidentielle. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 11:40Voir 1 autre passage
« J'ai décidé de ne pas rester, de remonter à cheval, comme on dit. Parce que... Il y avait une belle gamelle. Oui, mais... Moi, j'observe que ceux qui ne m'ont pas forcément soutenu aux élections présidentielles, qui étaient des dirigeants, des ministres, etc., sont tous partis dans une autre vie, dans le privé, etc. Très bien. Libre à eux. Moi, j'ai décidé de continuer. Je continue à me battre sur des idées et j'essaie de le faire avec... C'est peut-être un gros mot, mais honnêteté et sincérité. Je vois, par exemple, que la taxe sur les robots que j'ai défendue dans l'élection présidentielle, ou le revenu universel, mais parlons de la taxe sur les robots. On en parle au niveau européen. Vous croyez que ce ne serait pas utile de réfléchir à la façon dont, demain, on met à contribution les entreprises en fonction de la richesse qu'elles créent. Et quand cette richesse est créée par des machines, qu'elles contribuent autant à la solidarité ou à la transition écologique que les autres entreprises qui ont beaucoup de salariés, ça a du sens. Bon, continuons à nous battre là-dessus. Ça peut être un moyen de réunir les écologistes et la gauche. J'essaie de le faire avec honnêteté. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 11:46
Question 155Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
Rassembler la gauche, les écologistes, qui pourraient parvenir à une alliance avec le Parti Socialiste, c'est le mouvement Place Publique de Raphaël Glucksmann. Les deux pourraient se paxer pour les Européennes, Place Publique et Socialiste. Bonne ou mauvaise idée ?
Réponse à côté
C'est à eux de le dire. S'ils font un paxe ou un mariage, moi, je leur souhaiterais de convoler en juste noce et d'être heureux. À quoi ça sert ? À quoi ça sert ? Non mais, ce sont les discussions qu'on peut avoir à gauche.
« C'est à eux de le dire. S'ils font un paxe ou un mariage, moi, je leur souhaiterais de convoler en juste noce et d'être heureux. À quoi ça sert ? À quoi ça sert ? Non mais, ce sont les discussions qu'on peut avoir à gauche. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 8:12
Question 156Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
Et ce n'est pas le cas chez Emmanuel Macron ?
Réponse directe
Depuis un an et demi, deux ans, pardon, de le dire, mais oui, mon jugement est sévère. Je trouve qu'il crée des fractures et de la discorde. se pesticide dans les Antilles. Si vous pouvez les saluer dans la cabine technique, il y a un petit bébé qui n'a même pas un an qui est venu juste pour vous voir. Il s'appelle Gabriel, allez-y. Je l'ai vu, il a l'air bon comme du bon pain.
« Depuis un an et demi, deux ans, pardon, de le dire, mais oui, mon jugement est sévère. Je trouve qu'il crée des fractures et de la discorde. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 18:30
Question 157Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
Vous êtes le premier à vouloir rassembler. Quand deux semblent y parvenir, vous vous interrogez pourquoi ?
Réponse à côté
Non mais, moi, je proposais, je le redis, une votation citoyenne. Vous me parlez, c'est intéressant d'ailleurs, de rassemblements de petits appareils, de petits partis entre eux. Bon, très bien. Sur la base de quoi ? Est-ce que, par exemple, question simple, on va élire un président de la Commission. Moi, je souhaite que Yanis Varoufakis, ancien ministre de l'Économie et des Finances grecques, qui a combattu les politiques d'austérité, soit demain le président de la Commission européenne. Ah, ça ferait bouger les lignes. Incontestablement, là, on s'engagerait dans la transition écologique. Aujourd'hui, la social-démocratie européenne, que je connais bien, et j'en respecte les militants, mai…
« Non mais, moi, je proposais, je le redis, une votation citoyenne. Vous me parlez, c'est intéressant d'ailleurs, de rassemblements de petits appareils, de petits partis entre eux. Bon, très bien. Sur la base de quoi ? Est-ce que, par exemple, question simple, on va élire un président de la Commission. Moi, je souhaite que Yanis Varoufakis, ancien ministre de l'Économie et des Finances grecques, qui a combattu les politiques d'austérité, soit demain le président de la Commission européenne. Ah, ça ferait bouger les lignes. Incontestablement, là, on s'engagerait dans la transition écologique. Aujourd'hui, la social-démocratie européenne, que je connais bien, et j'en respecte les militants, mais la social-démocratie européenne a un candidat. Qui est-il ? Un commissaire sortant de la Commission Juncker, M. Timmermans. Un de ceux qui s'opposent encore à l'interdiction, par exemple, de la pêche électrique. C'est un vrai libéral. Alors, on peut lui prêter d'être social-libéral. On ne sait pas où il est social, mais quelque part. Mais ce n'est plus possible. Ce que je veux simplement dire, c'est que, moi, je crois que l'Europe, ça va être du pouvoir. Le pouvoir de faire des bons règlements. Le pouvoir de faire des bonnes politiques. Pas le pouvoir de faire que des mauvaises politiques. Je suis en désaccord profond avec les politiques actuelles. Et d'ailleurs, je veux indiquer, et je le dis avec aussi beaucoup de force, le danger qu'il y a au vote-chantage qu'organise Emmanuel Macron sur les prochaines élections européennes. Je connais ça par cœur. Je l'ai connu au présidentiel. On vous explique. Attention à l'extrême droite et aux portes du pouvoir. Première question. Qui génère le monstre Orban en Hongrie ? Le monstre Salvini en Italie ou le monstre... On n'aime pas Emmanuel Macron. ...les politiques libérales. Celles qui cassent le service public, qui démolissent l'hôpital public, qui aujourd'hui tournent le dos à l'égalité. Première chose. Mais, soyons honnêtes, aujourd'hui, Emmanuel Macron nous dit, c'est moi ou le désordre. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 8:28Voir 1 autre passage
« Je refuse ça. D'abord, parce qu'on a aujourd'hui et Macron et le désordre, pardon de le dire, mais ça fait quand même... On n'a jamais connu un cycle pareil de désordre en France. Donc, il ne nous protège absolument pas ni du désordre social, ni du désordre public. Mais surtout, je veux mettre en garde, quand même, vos auditeurs sur les conséquences de tout cela. À force de désigner seulement l'extrême droite comme adversaire de ceux qui dirigent l'Europe, ceux qui, à un moment, auront marre des politiques inégalitaires de l'austérité du libéralisme choisiront l'extrême droite. Or, il y a bien, aujourd'hui, dans la démocratie européenne, des écologistes, des gens de gauche, et je pense en être un de ceux-là, avec d'autres, qui incarnent une alternative dans l'Europe à ces politiques libérales. Quand je vous parlais de politique écologique commune, c'est-à-dire de flécher ce qui pourrait être des ressources financières de l'Europe vers une politique qui soit une politique organisée, planifiée, en faveur de la transition écologique. C'est une alternative. Emmanuel Macron n'y est pas favorable. On peut en débattre dans le cadre de l'Europe. Mais ça, c'est sérieux. À force de ne désigner que les anti-européens comme adversaires, on finira par avoir un effondrement du projet européen. C'est pour ça que l'enjeu des élections européennes, c'est qu'on donne de la force à ceux qui croient en l'Europe, qui pensent que la coopération entre les peuples est importante, mais ne sont pas libéraux. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 10:14
Question 158Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
Vous seriez prêts, vous, à faire un pas vers Yannick Jadot ?
Réponse à côté
Mais c'était dans mon programme présidentiel. À bien des égards, ce que reprend Yannick maintenant, ce sont des idées que nous avons défendues ensemble. Alors pourquoi vous êtes ensemble ? Mais je vous pose la question. Mais non, mais vous savez mieux que nous. Mais non, mais c'est pas à moi qu'il faut poser la question. Moi, j'ai posé les actes politiques, j'ai tendu des mains, mais tendu des mains respectueusement des identités des uns et des autres, et proposé une votation citoyenne. Ça n'est pas possible. Vous savez, il y a des fois, en politique, il ne faut pas chercher d'explications dans les contenus, dans le fond, dans les propositions. C'est autre chose, ça se situe ailleurs. C'est…
« Mais c'était dans mon programme présidentiel. À bien des égards, ce que reprend Yannick maintenant, ce sont des idées que nous avons défendues ensemble. Alors pourquoi vous êtes ensemble ? Mais je vous pose la question. Mais non, mais vous savez mieux que nous. Mais non, mais c'est pas à moi qu'il faut poser la question. Moi, j'ai posé les actes politiques, j'ai tendu des mains, mais tendu des mains respectueusement des identités des uns et des autres, et proposé une votation citoyenne. Ça n'est pas possible. Vous savez, il y a des fois, en politique, il ne faut pas chercher d'explications dans les contenus, dans le fond, dans les propositions. C'est autre chose, ça se situe ailleurs. C'est le choix aujourd'hui stratégique des Verts de s'imaginer peut-être une force charnière entre la droite et la gauche pour faire des majorités avec la droite un jour, avec la gauche un autre jour. Moi, il me semble, je veux leur dire sincèrement, que cette idée selon laquelle on puisse faire une politique écologique efficace quand le ministre des Finances est libéral, quand le ministre de l'Industrie prône le productivisme, on l'a vu avec Macron, ça ne marche pas. Je ne pense pas que Jadot, demain, aux côtés de Macron, sera plus efficace que Hulot l'avait été. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 6:57
Question 159Benoît Hamon : "La liste que je porterai aux européennes sera la seule liste de gauche"
Sur l'ISF, ni totem ni tabou a dit Emmanuel Macron en ajoutant qu'il ne faut donc pas raconter des cracks. Ce n'est pas parce qu'on rétablira l'ISF que les gilets jaunes iront mieux. Ça, c'est de la pipe. Je fais la citation. Est-ce qu'il a tort sur ce point ?
Réponse directe
Il a tort. Dans notre pays, les entreprises les plus riches comme les personnes les plus riches ne payent pas assez d'impôts et elles payent moins d'impôts à due proportion de ce qu'elles gagnent et d'un argent qu'elles gagnent grâce au travail des autres qu'un citoyen qui se lève le matin, travaille, aimerait que sa vie s'améliore et au bout de décennies considère que non seulement sa vie ne s'est pas améliorée mais qu'il a plutôt le sentiment que celle de ses propres enfants pourrait se dégrader. Donc oui, aujourd'hui, même si les ressources liées à l'ISF ne sont que de quelques milliards, ces milliards sont utiles partout, je vais vous dire, à l'hôpital public qui se tiers-mondise. Ce n'…
« Il a tort. Dans notre pays, les entreprises les plus riches comme les personnes les plus riches ne payent pas assez d'impôts et elles payent moins d'impôts à due proportion de ce qu'elles gagnent et d'un argent qu'elles gagnent grâce au travail des autres qu'un citoyen qui se lève le matin, travaille, aimerait que sa vie s'améliore et au bout de décennies considère que non seulement sa vie ne s'est pas améliorée mais qu'il a plutôt le sentiment que celle de ses propres enfants pourrait se dégrader. Donc oui, aujourd'hui, même si les ressources liées à l'ISF ne sont que de quelques milliards, ces milliards sont utiles partout, je vais vous dire, à l'hôpital public qui se tiers-mondise. Ce n'est pas qu'un symbole, l'ISF. Parce que quand vous avez un hôpital public qui se tiers-mondise, parce que c'est la réalité. Quand vous avez une prise en charge du grand âge, de la dépendance qui aujourd'hui nous met en situation des aides-soignantes en souffrance au travail et des résidents qui perdent leur dignité dans certaines maisons de retraite, même 1 milliard, même 500 millions, même 100 millions d'euros prélevés par l'ISF, c'est utile. Donc oui, c'est utile. Pardon de le dire, mais le président de la République nous a fait un éloge souvent d'ailleurs assez insultant pour beaucoup de Français de l'effort ou de ceux qui ne feraient pas assez d'efforts. Quel est le droit auquel Emmanuel Macron est obsessionnellement attaché ? Le droit des plus riches de ne plus payer l'impôt quand il leur baisse l'impôt sur la fortune. Que cela signifie-t-il ? Qu'en réalité, il protège qui ? Ceux qui s'enrichissent sans effort grâce au travail des autres. Il est aujourd'hui le représentant de ceux qui s'enrichissent sans effort. Donc, je le dis aujourd'hui, l'ISF, le changement ou la transformation de notre fiscalité pour qu'elle prélève là où ceux qui peuvent le puce ne payent pas d'impôts que ceux qui polluent payent. Oui, c'est un enjeu fondamental si on veut financer le changement de modèle de développement indispensable de notre pays. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La liste que je porterai aux européennes sera la seule liste de gauche"Vérifier à 6:46
Question 160Benoît Hamon : "La liste que je porterai aux européennes sera la seule liste de gauche"
Alors venons-en donc aux Européennes et rapidement, pour commencer, est-ce que vous nous confirmez bien que Génération, votre mouvement présente une liste que vous conduirez ?
Réponse directe
Je conduirai une liste Génération, une alliance citoyenne. Ce ne sera pas Génération, ce ne sera pas le seul mouvement politique à porter cette alliance citoyenne mais je m'engagerai parce que l'Europe c'est une question sérieuse que je vois qu'elle est traitée avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de négligence et de légèreté quand on veut résumer le débat à la mâchoire entre les libéraux qui ont défendu l'austérité incarnée par M. Macron et Mme Merkel et aux nationalistes ou aux souverainistes qui nous proposent d'une manière ou d'une autre un scénario de sortie de l'Europe. Donc entre le Frexit, la sortie de la France, de l'Europe et on continue comme avant, je pense qu'il y a un espace, oui…
« Je conduirai une liste Génération, une alliance citoyenne. Ce ne sera pas Génération, ce ne sera pas le seul mouvement politique à porter cette alliance citoyenne mais je m'engagerai parce que l'Europe c'est une question sérieuse que je vois qu'elle est traitée avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de négligence et de légèreté quand on veut résumer le débat à la mâchoire entre les libéraux qui ont défendu l'austérité incarnée par M. Macron et Mme Merkel et aux nationalistes ou aux souverainistes qui nous proposent d'une manière ou d'une autre un scénario de sortie de l'Europe. Donc entre le Frexit, la sortie de la France, de l'Europe et on continue comme avant, je pense qu'il y a un espace, oui, pour une réponse de gauche. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La liste que je porterai aux européennes sera la seule liste de gauche"Vérifier à 11:12
Question 161Benoît Hamon : "La liste que je porterai aux européennes sera la seule liste de gauche"
Si vous êtes d'accord avec le pape vous pouvez parler avec Yannick Jadot et être sur la même liste, non ?
Réponse à côté
qu'aujourd'hui la stratégie des Verts c'est une stratégie qui est de dire nous sommes ni droite ni gauche. Donc à partir du moment où ils font ce choix-là moi je l'ai regretté puisque je leur ai fait la proposition mais dès lors qu'ils la refusent et bien je prends acte que le drapeau de la gauche qui est à terre il faut le relever. Alors est-ce que ça nous interdit de dialoguer ? C'est comme si pardon de vous le dire mais comme si le dialogue de la gauche ça se résumait à une conversation de chef de parti pour reconstituer un cartel qui ne convaincra personne. J'ai la conviction profonde que les idées que j'ai portées pendant la présidentielle revenu universel transition écologique sixième…
« qu'aujourd'hui la stratégie des Verts c'est une stratégie qui est de dire nous sommes ni droite ni gauche. Donc à partir du moment où ils font ce choix-là moi je l'ai regretté puisque je leur ai fait la proposition mais dès lors qu'ils la refusent et bien je prends acte que le drapeau de la gauche qui est à terre il faut le relever. Alors est-ce que ça nous interdit de dialoguer ? C'est comme si pardon de vous le dire mais comme si le dialogue de la gauche ça se résumait à une conversation de chef de parti pour reconstituer un cartel qui ne convaincra personne. J'ai la conviction profonde que les idées que j'ai portées pendant la présidentielle revenu universel transition écologique sixième république elles trouvent à se traduire dans le débat européen. Et bien je continue à m'engager en faveur de ce sillon-là qui est bien plus porteur d'espoir que je ne sais quel cartel. J'ajoute en plus prenons un sujet d'actualité. J'avais été interpellé par Ségolène Royal. On regarde aujourd'hui les grandes questions qui nous sont posées sur lesquelles Emmanuel Macron elle et d'autres sont impliquées. Les sociétés d'autoroutes. On voit aujourd'hui que nous avons affaire à des sociétés autoroutières qui se sont constituées une rente considérable. Qu'est-ce qu'on a à dire par rapport à ça ? On engage une politique qui est une politique de renationalisation ? D'impôt spécifique parce qu'ils exploitent des communs ? C'est ça qui m'intéresse. Et pas de savoir si quel chef de parti sera en quelle place sur une liste tout le monde serait d'accord sur une chose ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La liste que je porterai aux européennes sera la seule liste de gauche"Vérifier à 21:05Voir 2 autres passages
« être honnête et sincère ça n'est pas être bête. Être honnête et sincère c'est de dire qu'il n'y a pas de lutte contre l'extrême droite avec un programme qui s'autorise des stratégies de collaboration avec la droite sur les politiques d'austérité. Ça, ça n'est pas possible. Ne me demandez pas de retrancher mes convictions et de passer l'éponge sur un quinquennat où on a fait le CICE, la déchéance de nationalité et la loi El Khomri et de dire on va recommencer comme avant ? Non. Alors donc, les stratégies sont au moins aussi importantes que les programmes et je le dis, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La liste que je porterai aux européennes sera la seule liste de gauche"Vérifier à 22:30
« tant qu'il n'y aura pas d'engagement des uns et des autres à faire un nouveau groupe au Parlement européen hors de la social-démocratie, eh bien, il n'y aura pas d'accord possible. C'est assez simple à entendre, c'est assez simple à comprendre. Moi, je veux l'acclater sur les stratégies. »
Question 162Benoît Hamon : "La liste que je porterai aux européennes sera la seule liste de gauche"
Est-ce que Génération, votre mouvement, va porter ces sujets-là dans le grand débat et y participer en tant que tel, comme l'EPS, Europe Écologie Les Verts, Les Républicains ?
Réponse directe
Dans le grand débat, comme dans tous les débats, pour faire simple, moi, je vais répondre, aujourd'hui même, au président de la République par écrit. Et je vais lui dire quoi, au nom de mon mouvement, que nous considérons que la question démocratique suppose que l'on discute de tout, y compris du rôle du président de la République. Parce que c'est un des sujets qui l'écartent de la discussion par principe. Donc, oui, il faut penser une sixième République avec des contre-pouvoirs qui permettent à la démocratie de respirer. Cette démocratie constante dont parlait Pierre Mendes France. Je lui dirais également que sur la répartition des richesses, on doit penser un principe pollueur-payeur. On…
« Dans le grand débat, comme dans tous les débats, pour faire simple, moi, je vais répondre, aujourd'hui même, au président de la République par écrit. Et je vais lui dire quoi, au nom de mon mouvement, que nous considérons que la question démocratique suppose que l'on discute de tout, y compris du rôle du président de la République. Parce que c'est un des sujets qui l'écartent de la discussion par principe. Donc, oui, il faut penser une sixième République avec des contre-pouvoirs qui permettent à la démocratie de respirer. Cette démocratie constante dont parlait Pierre Mendes France. Je lui dirais également que sur la répartition des richesses, on doit penser un principe pollueur-payeur. On doit avoir une vraie taxe sur les transactions financières. On doit regarder des sources nouvelles. Pardon, vous avez vu »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La liste que je porterai aux européennes sera la seule liste de gauche"Vérifier à 4:21
Question 163Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît Hamon
Si ce mouvement, Benoît Hamon, est ce que vous dites, et uniquement ce que vous dites,
Réponse à côté
vous devriez quasiment être devant le cortège. Non, vous avez remarqué que j'ai bien fait la distinction entre ce que j'entends et ce que moi j'analyse de la société française. Parmi les gilets jaunes, il y a des gens qui vont être radicalement à l'opposé du projet politique que je porte. Pour autant, ne sont-ils pas victimes d'inégalités ? Si. Moi, je ne m'intéresse pas seulement au message que ces gens apportent. Je regarde ce qui nourrit la colère. Et ce qui nourrit la colère en France, c'est qu'on vous parle de République, mais vous avez l'impression que, finalement, il y a une caste, sinon une classe, qui a fait sécession avec l'intérêt général, c'est-à-dire qu'ils ne s'en préoccupent…
« vous devriez quasiment être devant le cortège. Non, vous avez remarqué que j'ai bien fait la distinction entre ce que j'entends et ce que moi j'analyse de la société française. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît HamonVérifier à 2:03Voir 1 autre passage
« Parmi les gilets jaunes, il y a des gens qui vont être radicalement à l'opposé du projet politique que je porte. Pour autant, ne sont-ils pas victimes d'inégalités ? Si. Moi, je ne m'intéresse pas seulement au message que ces gens apportent. Je regarde ce qui nourrit la colère. Et ce qui nourrit la colère en France, c'est qu'on vous parle de République, mais vous avez l'impression que, finalement, il y a une caste, sinon une classe, qui a fait sécession avec l'intérêt général, c'est-à-dire qu'ils ne s'en préoccupent absolument pas, ce sont les plus riches. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît HamonVérifier à 2:14
Question 164Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît Hamon
Qu'est-ce qui vous inspire, ce climat ?
Réponse à côté
Je pense que ça fait, ça n'est pas d'hier, mais que l'Assemblée nationale est devenue, à défaut d'avoir du pouvoir, dans la Ve République, qui est devenue un cirque, où on cherche à s'y faire voir. On y met un gilet jaune pour Jean Lassalle, le ministre de l'Intérieur surjoue l'autorité pour faire plaisir aux troupes, etc. Bon, ça c'est la réalité aussi d'une démocratie dans laquelle beaucoup de citoyens ont l'impression que leur bulletin de vote ne leur donne aucun pouvoir. Surtout pas de changer leur vie. Ils leur donnent le pouvoir de changer les acteurs du cirque. Réfléchissons un petit peu aussi au fait que, je vous parlais d'égalité, beaucoup de nos concitoyens disent, mais est-ce que…
« Je pense que ça fait, ça n'est pas d'hier, mais que l'Assemblée nationale est devenue, à défaut d'avoir du pouvoir, dans la Ve République, qui est devenue un cirque, où on cherche à s'y faire voir. On y met un gilet jaune pour Jean Lassalle, le ministre de l'Intérieur surjoue l'autorité pour faire plaisir aux troupes, etc. Bon, ça c'est la réalité aussi d'une démocratie dans laquelle beaucoup de citoyens ont l'impression que leur bulletin de vote ne leur donne aucun pouvoir. Surtout pas de changer leur vie. Ils leur donnent le pouvoir de changer les acteurs du cirque. Réfléchissons un petit peu aussi au fait que, je vous parlais d'égalité, beaucoup de nos concitoyens disent, mais est-ce que mon bulletin de vote à moi vaut quelque chose ? Est-ce qu'il vaut autant que celui du plus riche qui finalement, de toute manière, lui se voit dorlotté, cajolé par les pouvoirs qui se succèdent ? C'est ça aussi qui doit nous interroger. Moi, ma responsabilité politique, aujourd'hui, elle n'a pas beaucoup de valeur à la parole politique en France. Ma responsabilité, elle est justement d'indiquer ce qu'est le chemin possible. Quelle est l'origine de tous ces mots ? Parce que, parfois, on a l'impression quand on écoute les Français que chacun est dans son couloir de nage. On ne voit pas le point commun qui peut exister entre une infirmière qui, hier, protestait contre les conditions de travail lamentables qui sont les siennes, un gilet jaune, une population qui proteste contre la fermeture d'une maternité. Bref, or, il y a un point commun à tout ça. C'est que la République, elle a disparu dans beaucoup de territoires. On n'a plus accès aux services publics. On a le sentiment qu'on n'est pas protégé de la même manière, qu'on n'a pas les mêmes droits. Et on a des responsables politiques qui, eux, s'amusent à jouer la comédie. Bon, moi, je pense que la réponse, elle est démocratique, changer les institutions, que la réponse, elle est fiscale, il faut répartir différemment les richesses. La réponse, elle est en termes d'engagement pour la transition écologique et pour les services publics. C'est comme ça qu'on arrivera à se reconstruire une communauté de destin. C'est ce qui manque aujourd'hui, tragiquement. Et il me semble que la parole du président de la République n'est pas capable de répondre à ça, qu'il est très à faune, aujourd'hui, en tout cas. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît HamonVérifier à 5:53
Question 165Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît Hamon
vous dites donc la transition écologique c'est forcément de toute façon plus de taxes plus d'impôts il faut assumer ce discours
Réponse partielle
ça va être douloureux mais à condition à condition ça ne peut ne pas être douloureux mais si vous avez le choix entre prendre votre voiture et autre chose les gilets jaunes ils habitent dans des territoires où il s'est passé quoi on a fermé les gilets on ferme les petites lignes de train au nom de quoi de la rentabilité donc parce qu'on ne fait plus de service public ils vous disent mais attendez moi je paye bien un impôt moi pourquoi est-ce que quand je paye un impôt j'ai plus lourd à mon école et à mon train et qu'ailleurs il y a plein d'écoles du train plein d'alternatives je n'ai aucun autre choix que de prendre la voiture et je n'ai même pas d'incitation à basculer sur un mode de trans…
« ça va être douloureux mais à condition à condition ça ne peut ne pas être douloureux mais si vous avez le choix entre prendre votre voiture et autre chose les gilets jaunes ils habitent dans des territoires où il s'est passé quoi on a fermé les gilets on ferme les petites lignes de train au nom de quoi de la rentabilité donc parce qu'on ne fait plus de service public ils vous disent mais attendez moi je paye bien un impôt moi pourquoi est-ce que quand je paye un impôt j'ai plus lourd à mon école et à mon train et qu'ailleurs il y a plein d'écoles du train plein d'alternatives je n'ai aucun autre choix que de prendre la voiture et je n'ai même pas d'incitation à basculer sur un mode de transport quand j'ai ma voiture individuelle qui soit plus sobre et plus propre c'est ça le sujet il manque et c'est même pas un bras il manque une multitude de membres de comment dire de politiques à cette ambition du gouvernement de lutter contre le réchauffement climatique et c'est ça aussi que pointe le mouvement des gilets jaunes c'est que si ce gouvernement était crédible sur la transition écologique »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît HamonVérifier à 12:56
Question 166Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît Hamon
C'est une colère juste à vos yeux ?
Réponse directe
Voilà à quelle référence vous avez. Je pense qu'il y a... Vous faites attention au fait que c'est que le roi a la justice d'expression. Quand elle proteste contre l'injustice qui est faite toujours au même, et qu'ils ne comprennent pas d'être mis à contribution. Quand on vous demande des sacrifices, quand vous n'en comprenez pas le sens. Et moi, je veux dire, on oppose souvent d'ailleurs les ruraux, les périurbains aux urbains, mais finalement, il peut y avoir des gens en métropole qui disent « Nous, on paye des loyers incroyables ». Et l'originelle est la même. C'est qu'il n'y a pas d'encadrement des loyers, c'est qu'on laisse la spéculation immobilière, comme ceux qui vous disent « Aujour…
« Voilà à quelle référence vous avez. Je pense qu'il y a... Vous faites attention au fait que c'est que le roi a la justice d'expression. Quand elle proteste contre l'injustice qui est faite toujours au même, et qu'ils ne comprennent pas d'être mis à contribution. Quand on vous demande des sacrifices, quand vous n'en comprenez pas le sens. Et moi, je veux dire, on oppose souvent d'ailleurs les ruraux, les périurbains aux urbains, mais finalement, il peut y avoir des gens en métropole qui disent « Nous, on paye des loyers incroyables ». Et l'originelle est la même. C'est qu'il n'y a pas d'encadrement des loyers, c'est qu'on laisse la spéculation immobilière, comme ceux qui vous disent « Aujourd'hui, on paye des taxes sur les carburants qui sont tels qu'elles affectent notre pouvoir d'achat, qu'il s'agisse de la cuve de fioul ou du plein de la voiture ». Et là encore, l'originelle est la même. C'est le fait qu'on ne taxe pas Total, que pire, les taxes qui sont posées sur les carburants financent les crédits d'impôt pour Total. Pourquoi vous dites que Total n'est pas taxé ? Parce que Total, aujourd'hui, bénéficie de crédits d'impôt financés par quoi ? Par les taxes sur le carburant. Ce n'est pas gros, ça. Eux, ils gagnent à chaque fois. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît HamonVérifier à 2:44
Question 167Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît Hamon
je vais revenir dit-il à une dame qu'il a croisée il revient François Hollande ça vous réjouit Benoît Hamon ?
Réponse directe
je pense que les français ont tourné la page moi j'ai tourné la page mais bon après c'est un ancien président de la république c'est une voie qui peut être utile à la gauche il y en a déjà eu d'autres anciens président de la république moi je pense que la cinquième république c'est une forme de drogue dure pour certains il y a une addiction au pouvoir ou à l'impression d'un pouvoir parce que des fois on peut se demander il faut qu'il décroche François Hollande ? non c'est pas moi je rentre pas là-dedans vous dites la politique il y a une forme d'addiction quand on a parlé sur François Hollande mais je constate je constate c'est pas le premier Nicolas Sarkozy quelques autres etc je vous dis…
« je pense que les français ont tourné la page moi j'ai tourné la page mais bon après c'est un ancien président de la république c'est une voie qui peut être utile à la gauche il y en a déjà eu d'autres anciens président de la république moi je pense que la cinquième république c'est une forme de drogue dure pour certains il y a une addiction au pouvoir ou à l'impression d'un pouvoir parce que des fois on peut se demander il faut qu'il décroche François Hollande ? non c'est pas moi je rentre pas là-dedans vous dites la politique il y a une forme d'addiction quand on a parlé sur François Hollande mais je constate je constate c'est pas le premier Nicolas Sarkozy quelques autres etc je vous dis moi j'ai tourné la page je pense que les français aussi »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît HamonVérifier à 21:43
Question 168Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît Hamon
Alors au sixième jour du mouvement, ce mouvement des gilets jaunes s'essouffle, mais il demeure des blocages de ci de là. Puis il y a un nouvel appel, un rassemblement samedi pour bloquer Paris. Est-ce que vous, Benoît Hamon, vous soutenez cet appel ?
Réponse directe
Non, moi je n'ai pas participé aux manifestations des gilets jaunes jusqu'ici. Je n'y participerai pas samedi. En l'occurrence samedi, je défilerai avec les femmes et les hommes qui sont mobilisés contre les violences sexistes et sexuelles, qui était une manifestation prévue avant celle des gilets jaunes, et qui va poser la question de l'égalité entre les femmes et les hommes, qui est un sujet qui reste important dans notre société. Aux gilets jaunes, vous dites, stop, il faut arrêter, rentrez chez vous ? Non, mais moi j'essaye, écoutez, moi je suis dans l'opposition au gouvernement. J'essaye de comprendre ce qui se passe dans ce pays. Il me semble qu'il y a un point commun à la plupart des…
« Non, moi je n'ai pas participé aux manifestations des gilets jaunes jusqu'ici. Je n'y participerai pas samedi. En l'occurrence samedi, je défilerai avec les femmes et les hommes qui sont mobilisés contre les violences sexistes et sexuelles, qui était une manifestation prévue avant celle des gilets jaunes, et qui va poser la question de l'égalité entre les femmes et les hommes, qui est un sujet qui reste important dans notre société. Aux gilets jaunes, vous dites, stop, il faut arrêter, rentrez chez vous ? Non, mais moi j'essaye, écoutez, moi je suis dans l'opposition au gouvernement. J'essaye de comprendre ce qui se passe dans ce pays. Il me semble qu'il y a un point commun à la plupart des convulsions dans la société française, et ce point commun, c'est que tout le monde demande de l'égalité. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît HamonVérifier à 0:27
Question 169Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît Hamon
Benoît Amont, François Bayrou fait une proposition ce matin dans le Figaro pour sortir de cette crise des gilets jaunes. Il propose qu'on monte les taxes sur les carburants quand le pétrole baisse et qu'on baisse les taxes quand le cours du pétrole monte. Ça existait dans le temps il y a quelques années. Ça s'appelait la TIPP flottante. Ça permettait d'adoucir les hausses et les baisses. Est-ce que c'est une bonne idée ?
Réponse partielle
Écoutez, si ça permet de soulager la contribution qui est celle des citoyens, c'est-à-dire si plus juste socialement mais que ça finance vraiment la transition écologique et énergétique, oui, le sujet c'est quand même qu'il va falloir mettre quelques milliards pour changer la manière dont on produit, on consomme et on se déplace. ça, ça reste l'urgence absolue. Comment trouver ces milliards-là qui sont nécessaires pour passer à des mobilités alternatives à la voiture ? Comment faciliter le passage d'une voiture à essence vers une voiture électrique ? Mais pour le court terme, est-ce que c'est de nature
« Écoutez, si ça permet de soulager la contribution qui est celle des citoyens, c'est-à-dire si plus juste socialement mais que ça finance vraiment la transition écologique et énergétique, oui, le sujet c'est quand même qu'il va falloir mettre quelques milliards pour changer la manière dont on produit, on consomme et on se déplace. ça, ça reste l'urgence absolue. Comment trouver ces milliards-là qui sont nécessaires pour passer à des mobilités alternatives à la voiture ? Comment faciliter le passage d'une voiture à essence vers une voiture électrique ? Mais pour le court terme, est-ce que c'est de nature »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît HamonVérifier à 9:28
Question 170Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît Hamon
à remettre un peu d'huile ?
Réponse à côté
J'ai évoqué un sujet qui serait les fiscalités spécifiques sur ceux qui font des bénéfices grâce à l'exploitation du pétrole. Je vais vous faire deux autres propositions supplémentaires. Il n'y a pas de raison aujourd'hui que le kérosène des avions ne le taxe pas. Ça, ce n'est pas possible. uniquement pour les vols intérieurs et elle a dit que ça ne rapporterait rien. Non mais bon c'est insupportable. C'est fascinant de voir comment Mme Borne se préoccupe moins de la transition écologique que de la manière dont le cours de l'action d'Air France va fonctionner. On s'en moque de ça. Aujourd'hui les choix politiques sont en effet et si on demande des sacrifices y compris à l'actionnaire d'Air…
« J'ai évoqué un sujet qui serait les fiscalités spécifiques sur ceux qui font des bénéfices grâce à l'exploitation du pétrole. Je vais vous faire deux autres propositions supplémentaires. Il n'y a pas de raison aujourd'hui que le kérosène des avions ne le taxe pas. Ça, ce n'est pas possible. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît HamonVérifier à 10:04Voir 2 autres passages
« uniquement pour les vols intérieurs et elle a dit que ça ne rapporterait rien. Non mais bon c'est insupportable. C'est fascinant de voir comment Mme Borne se préoccupe moins de la transition écologique que de la manière dont le cours de l'action d'Air France va fonctionner. On s'en moque de ça. Aujourd'hui les choix politiques sont en effet et si on demande des sacrifices y compris à l'actionnaire d'Air France on peut lui demander que les dividendes qu'il va recevoir sur l'année qui vient de passer »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît HamonVérifier à 10:28
« Non c'est pas le passager si à un moment on diminue les dividendes au détriment du coût que paye le passager pour prendre l'avion. Si ça fragilise Air France on s'en moque. Mais attendez non mais ces paroles d'autorité de ces gens là qui sont toujours là pour vous dire oui c'est normal que vous fassiez des sacrifices aux petits retraités ou mais c'est très compliqué au nom de la concurrence internationale qu'on demande à Air France de faire des efforts ça suffit. Première chose. La deuxième remarque que je veux faire on peut baisser la TVA et la mettre à 5,5 sur aujourd'hui les mobilités propres on peut le faire sur le fait d'acheter une voiture électrique on peut le faire sur toute une série d'actes qui seraient des actes qui contribuent du point de vue du consommateur du citoyen à basculer vers un modèle sobre sur le plan énergétique mais on ne le fait pas. Pourquoi là encore ? Parce que en fait on va se dire la vérité et on vient d'en avoir la preuve on vient de basculer 600 millions d'euros des taxes carburants vers le budget général et De Rugy vous dit oui mais parce que ce sont des ressources qui n'avaient pas été utilisées et parce que les énergies renouvelables coûtent moins cher. Mais ces 600 millions d'euros on n'en a pas besoin aujourd'hui on en aura largement besoin c'est même 13 ans de ça de l'effort qu'il faudrait faire. »
Question 171Benoît Hamon réagit aux annonces d'Emmanuel Macron sur les transports : "Le Président nous parle de centimes"
Myrtille sur l'application France Inter revient sur vos propos vers 8h20. Quelle est la différence entre ce que vous appelez ouragan citoyen et la quantité significative de votes pour le populisme ?
Réponse à côté
elle a raison. La question, c'est faut-il s'y résigner ? Et moi, je ne m'y résigne pas. Parce qu'à la fin, qu'est-ce qui se passera ? On est... Pardon de faire... Je ne sais pas si cette question m'invite à faire une référence aux déclarations du président de la République et ce qu'il a appelé son itinérance mémorielle. 'est-ce que c'est la mémoire de la Première Guerre mondiale ? vous avez lu Jeune Voix ou quand vous avez lu Éric Maria rémarqué de l'autre côté du Rhin, ça disait quoi ? Que le vrai héroïsme, ce n'était pas oublié qu'on était des hommes. Même au milieu des tranchées, même dans la peur de la guerre, même dans ces moments qui étaient des moments d'une douleur et d'une souffran…
« elle a raison. La question, c'est faut-il s'y résigner ? Et moi, je ne m'y résigne pas. Parce qu'à la fin, qu'est-ce qui se passera ? On est... Pardon de faire... Je ne sais pas si cette question m'invite à faire une référence aux déclarations du président de la République et ce qu'il a appelé son itinérance mémorielle. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon réagit aux annonces d'Emmanuel Macron sur les transports : "Le Président nous parle de centimes"Vérifier à 20:07Voir 2 autres passages
« 'est-ce que c'est la mémoire de la Première Guerre mondiale ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon réagit aux annonces d'Emmanuel Macron sur les transports : "Le Président nous parle de centimes"Vérifier à 20:25
« vous avez lu Jeune Voix ou quand vous avez lu Éric Maria rémarqué de l'autre côté du Rhin, ça disait quoi ? Que le vrai héroïsme, ce n'était pas oublié qu'on était des hommes. Même au milieu des tranchées, même dans la peur de la guerre, même dans ces moments qui étaient des moments d'une douleur et d'une souffrance incroyables. Ils n'oubliaient pas qu'ils étaient des hommes. »
Question 172Benoît Hamon : "On ne peut pas continuer à réformer à coups de matraque"
Benoît Hamon, membre fondateur du mouvement Génération, ancien ministre et l'invité de France Info ce matin, Jean-Michel Apathy. Vous avez changé de mot de passe, c'est Bruce ?
Réponse à côté
Oui, vous avez changé moi aussi. Et vous ? Pas moi. Pas encore. Donc il faut y aller. Grève à la SNCF. Aujourd'hui, il y a un trafic un peu plus important que les autres jours de grève. Est-ce que le mouvement s'essouffle, Benoît Hamon ? à la SNCF ?
« Oui, vous avez changé moi aussi. Et vous ? Pas moi. Pas encore. Donc il faut y aller. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Benoît Hamon : "On ne peut pas continuer à réformer à coups de matraque"Vérifier à 9:26
Question 173Benoît Hamon : "Je ne sais pas si la frontière avec la France insoumise est imperméable"
Parce qu'on a le sentiment, un, et il faut le dire, qu'en Europe, ça n'avance pas. Qu'à force d'austérité, il y a moins d'États, moins de services publics, moins de protections sociales, et que le projet européen est en train de s'effondrer. Qu'il y a aussi moins de démocratie. Pourquoi ?
Réponse à côté
Ils en font de l'Allemagne, en Allemagne, de la politique en ce moment,
« Ils en font de l'Allemagne, en Allemagne, de la politique en ce moment, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je ne sais pas si la frontière avec la France insoumise est imperméable"Vérifier à 8:13
Question 174Benoît Hamon : "Je ne sais pas si la frontière avec la France insoumise est imperméable"
Et fédéraliste, que nous affirmons dans notre projet. Mais je vais aller au-delà. La question écologique et de la transition écologique, elle est absolument centrale. Qui ne voit pas, aujourd'hui, que nous sommes adossés à un modèle de développement qui est en train de mettre en péril les conditions d'existence des générations futures. Pourquoi ?
Réponse à côté
Benoît Hamon, est-ce que l'Europe est la ligne rouge qui vous sépare, le mur qui vous sépare de la France insoumise ? Parce que vous êtes proche sur un certain nombre de thématiques, sur l'écologie, sur une certaine idée du progrès social. C'est sur l'Europe qu'il semble y avoir, à ce stade, une frontière imperméable.
« Benoît Hamon, est-ce que l'Europe est la ligne rouge qui vous sépare, le mur qui vous sépare de la France insoumise ? Parce que vous êtes proche sur un certain nombre de thématiques, sur l'écologie, sur une certaine idée du progrès social. C'est sur l'Europe qu'il semble y avoir, à ce stade, une frontière imperméable. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je ne sais pas si la frontière avec la France insoumise est imperméable"Vérifier à 6:50
Question 175Benoît Hamon : "Je ne sais pas si la frontière avec la France insoumise est imperméable"
pour créer une coalition. Non mais, vous reconnaîtrez qu'aujourd'hui, dans le paysage européen, il n'y a qu'une seule politique, et qu'il y a guère de nuances possibles dans les choix qui sont faits. Austérité budgétaire, dérégulation, traité de libre-échange, on n'y voit pas beaucoup de débats, objectivement. Il y a ceux-là, le camp libéral, et toutes ces variantes. Et puis il y a ceux qui, Henri Post, diraient, si on veut faire de la politique, il faut se sortir d'une Europe qui par nature serait libérale, ce que je ne crois pas. L'Europe n'est pas par nature libérale, et qui voudrait rapatrier les décisions politiques seulement à l'intérieur de l'hexagone. Eh bien moi je veux incarner avec beaucoup d'autres, en Europe, en Europe, des Européens, un bloc progressiste. Je l'appelle progressiste, pourquoi ?
Réponse à côté
Le progroupe est dit aujourd'hui son nouveau chef, le portugais Mario Centeno semble bien placé. Le Portugal socialiste voudrait qu'un de ses hommes soit à la tête d'une institution européenne, un homme de gauche. C'est bien, non ? Ça va dans le bon sens ou pas ?
« Le progroupe est dit aujourd'hui son nouveau chef, le portugais Mario Centeno semble bien placé. Le Portugal socialiste voudrait qu'un de ses hommes soit à la tête d'une institution européenne, un homme de gauche. C'est bien, non ? Ça va dans le bon sens ou pas ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Je ne sais pas si la frontière avec la France insoumise est imperméable"Vérifier à 9:46
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
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« il faut... Cette dimension du calcul personnel est forte. Puis la deuxième chose, c'est qu'à l'évidence, il s'est lui-même radicalisé. Au fond, ce qu'il offre dans la corbeille de mariage entre la droite et l'extrême droite, c'est le cadavre de l'État de droit, justement. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 16:54
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:06Voir 2 autres passages
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:06
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 13:12Voir 2 autres passages
« que là où nos représentations collectives mettent la valeur dans la richesse concrète notre contribution à cette ci etc c'est certain que là il y a un biais qui est un biais qui ne correspond pas à l'idéal d'une société telle qu'on pourrait le partager néanmoins à cette étape aujourd'hui nous ce qui nous paraît important c'est d'essayer de désamorcer la contagion des préjugés et des biais et c'est pour ça qu'on pense chez Singa qu'un boulanger kurde qui s'installe dans un village de la Creuse a 100 fois plus d'efficacité sur les représentations que 10 fois cette émission en documentaire dans le même village et qu'il est pour nous crucial de provoquer la rencontre ce qui est intéressant en tout cas vous avez mis un peu là c'est un réseau d'accueil aussi qui s'appelle J'accueil qui est de l'hébergement par les citoyens sur de la longue durée de 3 mois minimum jusqu'à 18 mois qui est un dispositif qui marche très très bien qu'on a lancé en 2015 que moi j'ai repris plus récemment je suis président de J'accueil d'ailleurs et qui est un programme dont les impacts sont incroyables qui coûte beaucoup moins cher à la puissance publique que le fait d'acheter des nuités dans des foyers d'hébergement et qui permet parce que quand on est en immersion dans une famille d'apprendre plus vite le français de connecter avec le réseau qui ne voit pas que pour trouver du boulot dans ce pays il faut du réseau et nous ce qu'on prête en fait c'est pas du capital économique c'est du capital social c'est le réseau des gens qui accueillent c'est le réseau de nos mentors dans nos programmes et ce qu'on essaye de faire à partir de ces preuves de l'inclusion c'est construire un plaidoyer en clair mettant nos voiles là où il y a du vent quand il y a une actualité on essaye d'y raccrocher les enjeux migratoires pour proposer un autre regard et notamment un regard beaucoup plus positif quand il y a eu les universités du MEDEF là de rentrée on a rappelé que 15% des entreprises créées dans ce pays le sont par des étrangers je parle pas d'immigrés parce que dans les immigrés on compte les étrangers mais aussi ceux qui ont été naturalisés dans les statistiques où vous avez aujourd'hui 10,7% de la population qui est immigrée vous avez Emmanuel Valls parce qu'il est né catalan même s'il est français alors que quand on compte juste les étrangers 15% des entreprises créées le sont par des étrangers donc ça dit aujourd'hui que leur contribution à la création de valeurs à l'initiative à l'innovation elle est tout sauf mince tout sauf mince »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06Voir 2 autres passages
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On en a eu pas mal. En vérité, on dégustait plutôt qu'on ne l'emportait. Encore que ce n'a pas toujours été vrai. Mais, bon, il y en a eu plein. À Brest, notamment, parce qu'à Brest, il y a une tradition qui est liée à la marine nationale, qui s'appelle la royale elle-même. Et donc, il y a toujours eu un terreau favorable aux idées royalistes, réagles, extrême droite. Même si la Bretagne est longtemps restée très imperméable à Le Pen. Et si Brest s'appelait Brest-la-Rouge, pas pour rien, parce qu'il y avait des ouvriers, des arsenaux, qui constituaient quand même la masse des habitants. Mais il y avait, dans les collages la nuit, parce qu'à l'époque, on faisait des collages, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 7:33Voir 2 autres passages
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 15 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06Voir 2 autres passages
« employée de Singa donc elle a dû se nourrir évidemment de tout ce qu'on fait en Europe mais maintenant on est capable nous aujourd'hui dans la manière dont on a tourné notre plaidoyer par exemple de greffer notre plaidoyer sur ce qui se passe sur le dossier des retraites par exemple quand il y a eu les manifestations contre le report de l'âge légal à 64 ans qu'est-ce qu'a fait Singa on a pris le sujet des retraites on a dit ok bon bah alors essayons d'imaginer et parlons à des électeurs du RN qui sont contre le report de l'âge légal à 64 ans qui ont été manifestés avec des électeurs de gauche etc et disons clairement que si on applique le programme du RN c'est-à-dire si on arrête l'immigration si on expulse les travailleurs étrangers on se prive donc d'un strict point de vue utilitariste des cotisations des travailleurs étrangers et là l'âge légal de départ à la retraite le débat il sera plus de 64 ans il sera 66 67 68 ans à très court terme ou alors la baisse des pensions si on veut équilibrer le système c'est-à-dire c'est ou les retraités paieront moins s'il n'y a pas de travailleurs étrangers ou alors il faudra partir plus tard »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 23:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et c'est comme ça que ça doit marcher, etc. Et il y a là quelque chose de très puissant qui, à droite, par ailleurs, contamine un terrain qui était déjà conquis chez beaucoup d'électeurs et de militants de la droite. Mais à cela, je pense qu'il y a une autre lecture qui est une lecture plus historique qui doit nous amener à essayer de regarder la droite française pour ce qu'elle est aussi. Je vous conseille l'excellent bouquin de Laurent Joly sur la question de Vichy, où Laurent Joly, l'historien, analyse combien ce régime n'était pas un régime autoritaire, comme on l'entend, mais bien une dictature. Et il revient sur la genèse, ce basculement vers la fin de la République et la dictature. Et c'est intéressant parce qu'on avait eu le livre de Chapoutot sur les irresponsables qui observait comment le patronat allemand fait le choix, le capital, fait le choix de l'extrême droite en disant qu'ils sont trop crétins, on va réussir à les manipuler. Et à la fin... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 17:19Voir 2 autres passages
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51Voir 2 autres passages
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 13:12Voir 2 autres passages
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 28 observations33 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31Voir 2 autres passages
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées6 juin 2021 au 6 mai 2024 · 7 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28Voir 2 autres passages
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La liste que je porterai aux européennes sera la seule liste de gauche"Vérifier à 23:01
franceinfo — 8h30 franceinfo · Retour de François Hollande : "Je pense que les Français ont tourné la page, moi j'ai tourné la page", affirme Benoît HamonVérifier à 10:57
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon réagit aux annonces d'Emmanuel Macron sur les transports : "Le Président nous parle de centimes"
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 26:24
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« toujours autour de la fac, en général, ou sur les parkings, ou sur les points de collage, des bagarres assez spectaculaires. Surtout aussi, les parties où on se courait après. C'est de la chasse, mais un jour tu chasses, un jour tu es chassé. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 8:17
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58