Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
7 juin 2012 au 14 févr. 2026
Questions
351
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 351 questions évaluables
Réponse directe
148
Réponse partielle
61
Réponse à côté
142
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 126 à 150 sur 352
Question 126Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Et là, vous avez l'impression que le gouvernement avance masqué sur autre chose ?
Réponse directe
Je pense qu'il avance sur la retraite par points et que la retraite par points sera la baisse des pensions pour bon nombre de Français que pour les plus précaires et ceux qui ont des vies professionnelles hachées, notamment ceux qui font du temps partiel pour les femmes qui occupent beaucoup ces temps partiels ce sera une retraite et une pension qui va baisser. Ce qui me frappe c'est que jamais, jamais quand il s'agit de nouvelles redistributions des richesses le gouvernement ne réfléchisse à changer la manière dont on finance aujourd'hui nos systèmes de retraite. Voilà ma proposition. Jaune c'est quoi ? C'est la couleur des gilets jaunes ?
« Je pense qu'il avance sur la retraite par points et que la retraite par points sera la baisse des pensions pour bon nombre de Français que pour les plus précaires et ceux qui ont des vies professionnelles hachées, notamment ceux qui font du temps partiel pour les femmes qui occupent beaucoup ces temps partiels ce sera une retraite et une pension qui va baisser. Ce qui me frappe c'est que jamais, jamais quand il s'agit de nouvelles redistributions des richesses le gouvernement ne réfléchisse à changer la manière dont on finance aujourd'hui nos systèmes de retraite. Voilà ma proposition. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 23:29
Question 127Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Quelle est votre ligne politique de vos différentes déclarations ?
Réponse directe
Oui mais ça ne suffit pas. Je pense aujourd'hui qu'à force d'apporter peu de soin à la qualité de la vie démocratique, à nos libertés publiques, l'Europe est menacée sur le terrain des libertés. J'étais il y a quelques semaines en Pologne parce que la liberté des femmes à disposer de leur corps est mise en cause par l'État polonais comme par d'autres États européens. J'étais en Espagne il y a quelques jours auprès des Catalans élus aujourd'hui en prison pour avoir organisé un vote et j'ai vu ce qu'était la remise en cause des libertés politiques au cœur d'une nation et d'une démocratie européenne. Si on prolonge, je serai en Hongrie parce que la liberté de la presse y est menacée. Et je reg…
« Oui mais ça ne suffit pas. Je pense aujourd'hui qu'à force d'apporter peu de soin à la qualité de la vie démocratique, à nos libertés publiques, l'Europe est menacée sur le terrain des libertés. J'étais il y a quelques semaines en Pologne parce que la liberté des femmes à disposer de leur corps est mise en cause par l'État polonais comme par d'autres États européens. J'étais en Espagne il y a quelques jours auprès des Catalans élus aujourd'hui en prison pour avoir organisé un vote et j'ai vu ce qu'était la remise en cause des libertés politiques au cœur d'une nation et d'une démocratie européenne. Si on prolonge, je serai en Hongrie parce que la liberté de la presse y est menacée. Et je regarde ce qui se passe en France, c'est aussi la liberté de manifester qui est mise en cause par la loi anti-casseurs. J'ai le sentiment aujourd'hui que finalement l'Europe est en train de s'éroder. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 1:04Voir 1 autre passage
« Pierre Aski parlait de stop ou encore pour l'Algérie et ce sera aussi stop ou encore pour l'Europe. Elle s'érode par les libertés. Ce sont les libertés fondamentales, celles des individus, des citoyens qui sont mis en cause. Et je dirais d'un mot, pardon à Alexandra Ben Saïd, mais on a vu qu'elles étaient menacées collectivement quand on a regardé l'attitude qui était celle de l'Union Européenne à l'égard des migrants. Parce qu'aujourd'hui, fondamentalement, la première liberté que nous avons refusée à des femmes et des hommes qui mouraient en Méditerranée, c'était la possibilité de venir ici trouver un refuge et demander l'asile. Eh bien moi, je me battrais pour que l'Europe libère à nouveau. Ce qu'elle n'est plus, c'est-à-dire un espace de liberté tel qu'on l'a pensé, imaginé. Et ça me semble être aujourd'hui... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 1:58
Question 128Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Je retiens que vous voulez essentiellement une Europe sociale et écologique. Est-ce que ce sont là les deux piliers ?
Réponse directe
Oui mais ça ne suffit pas. Je pense aujourd'hui qu'à force d'apporter peu de soin à la qualité de la vie démocratique, à nos libertés publiques, l'Europe est menacée sur le terrain des libertés. J'étais il y a quelques semaines en Pologne parce que la liberté des femmes à disposer de leur corps est mise en cause par l'État polonais comme par d'autres États européens. J'étais en Espagne il y a quelques jours auprès des Catalans élus aujourd'hui en prison pour avoir organisé un vote et j'ai vu ce qu'était la remise en cause des libertés politiques au cœur d'une nation et d'une démocratie européenne. Si on prolonge, je serai en Hongrie parce que la liberté de la presse y est menacée. Et je reg…
« Oui mais ça ne suffit pas. Je pense aujourd'hui qu'à force d'apporter peu de soin à la qualité de la vie démocratique, à nos libertés publiques, l'Europe est menacée sur le terrain des libertés. J'étais il y a quelques semaines en Pologne parce que la liberté des femmes à disposer de leur corps est mise en cause par l'État polonais comme par d'autres États européens. J'étais en Espagne il y a quelques jours auprès des Catalans élus aujourd'hui en prison pour avoir organisé un vote et j'ai vu ce qu'était la remise en cause des libertés politiques au cœur d'une nation et d'une démocratie européenne. Si on prolonge, je serai en Hongrie parce que la liberté de la presse y est menacée. Et je regarde ce qui se passe en France, c'est aussi la liberté de manifester qui est mise en cause par la loi anti-casseurs. J'ai le sentiment aujourd'hui que finalement l'Europe est en train de s'éroder. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 1:04
Question 129Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Mais qui n'est pas clair ?
Réponse à côté
Moi, je me contente de donner aux Français un programme politique et une stratégie. Peu importe ce que font les autres. Ce qui me semble le plus important aujourd'hui, c'est d'être constant, fidèle à des convictions, et justement de dire comment on y va. Alors, je vais prendre quelques exemples. Il me semble aujourd'hui que, dans ce moment politique dans lequel nous sommes, nous avons, et on l'a dit, une double pression qui peut accélérer le démantèlement de l'Europe. D'avoir la pression des libéraux eux-mêmes. Austérité, mise en concurrence, politique de démolition des services publics. On voit où on en est aujourd'hui en Europe. Et les nationalistes en face. De quoi a-t-on besoin au milie…
« Moi, je me contente de donner aux Français un programme politique et une stratégie. Peu importe ce que font les autres. Ce qui me semble le plus important aujourd'hui, c'est d'être constant, fidèle à des convictions, et justement de dire comment on y va. Alors, je vais prendre quelques exemples. Il me semble aujourd'hui que, dans ce moment politique dans lequel nous sommes, nous avons, et on l'a dit, une double pression qui peut accélérer le démantèlement de l'Europe. D'avoir la pression des libéraux eux-mêmes. Austérité, mise en concurrence, politique de démolition des services publics. On voit où on en est aujourd'hui en Europe. Et les nationalistes en face. De quoi a-t-on besoin au milieu ? D'une gauche et d'écologistes en capacité de porter un projet politique, de se retrouver dans le Parlement européen. Mais une chose est sûre, et je le dis ici, je ne crois pas qu'on écologisera la droite, pas davantage que je ne croyais avant, qu'on socialiserait la droite. Les coalitions gauche-droite, ça a profité à la droite en Europe, mais jamais à la gauche. Les coalitions droite-écolo, ça ne profitera pas à l'écologie ni au climat, mais ça profitera à la droite. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 6:04
Question 130Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Vous dites, je suis clair.
Réponse à côté
Moi, je me contente de donner aux Français un programme politique et une stratégie. Peu importe ce que font les autres. Ce qui me semble le plus important aujourd'hui, c'est d'être constant, fidèle à des convictions, et justement de dire comment on y va. Alors, je vais prendre quelques exemples. Il me semble aujourd'hui que, dans ce moment politique dans lequel nous sommes, nous avons, et on l'a dit, une double pression qui peut accélérer le démantèlement de l'Europe. D'avoir la pression des libéraux eux-mêmes. Austérité, mise en concurrence, politique de démolition des services publics. On voit où on en est aujourd'hui en Europe. Et les nationalistes en face. De quoi a-t-on besoin au milie…
« Moi, je me contente de donner aux Français un programme politique et une stratégie. Peu importe ce que font les autres. Ce qui me semble le plus important aujourd'hui, c'est d'être constant, fidèle à des convictions, et justement de dire comment on y va. Alors, je vais prendre quelques exemples. Il me semble aujourd'hui que, dans ce moment politique dans lequel nous sommes, nous avons, et on l'a dit, une double pression qui peut accélérer le démantèlement de l'Europe. D'avoir la pression des libéraux eux-mêmes. Austérité, mise en concurrence, politique de démolition des services publics. On voit où on en est aujourd'hui en Europe. Et les nationalistes en face. De quoi a-t-on besoin au milieu ? D'une gauche et d'écologistes en capacité de porter un projet politique, de se retrouver dans le Parlement européen. Mais une chose est sûre, et je le dis ici, je ne crois pas qu'on écologisera la droite, pas davantage que je ne croyais avant, qu'on socialiserait la droite. Les coalitions gauche-droite, ça a profité à la droite en Europe, mais jamais à la gauche. Les coalitions droite-écolo, ça ne profitera pas à l'écologie ni au climat, mais ça profitera à la droite. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 6:04
Question 131Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Parce que sinon, sur le reste, sur les aspirations sociales, sur l'écologie, et même sur l'aspiration à la liberté, quelles sont vos différences, par exemple, avec Yannick Jadot ?
Réponse partielle
Mais par définition, on a tous les mêmes objectifs, que ça aille mieux, que l'Europe apporte une contribution positive à la lutte contre le dérèglement climatique, qu'elle produise des règlements utiles pour interdire les perturbateurs endocriniens, ce qu'elle ne fait pas, et qu'elle évite les règlements inutiles, comme sur le camembert aujourd'hui, où on se ridiculise à voir l'Europe des lobbies, avec l'agroalimentaire, vouloir réglementer le camembert, et l'Europe des lobbies obtenir qu'on n'interdise pas les perturbateurs endocriniens. On veut tous ça. La question, c'est comment on y va ? Et moi, il me semble aujourd'hui que, d'abord, démocratiquement, puisque c'est une élection européen…
« Mais par définition, on a tous les mêmes objectifs, que ça aille mieux, que l'Europe apporte une contribution positive à la lutte contre le dérèglement climatique, qu'elle produise des règlements utiles pour interdire les perturbateurs endocriniens, ce qu'elle ne fait pas, et qu'elle évite les règlements inutiles, comme sur le camembert aujourd'hui, où on se ridiculise à voir l'Europe des lobbies, avec l'agroalimentaire, vouloir réglementer le camembert, et l'Europe des lobbies obtenir qu'on n'interdise pas les perturbateurs endocriniens. On veut tous ça. La question, c'est comment on y va ? Et moi, il me semble aujourd'hui que, d'abord, démocratiquement, puisque c'est une élection européenne, il faut en tirer les conséquences. Le choix de s'inscrire dans un parti transnational, c'est une prise de risque. Mais moi, j'assume ces prises de risque. Je veux dire, avec les citoyens qui m'entourent et ceux qui nous ont rejoints, nous sommes des femmes et des hommes libres. Et libres, justement, de ne pas faire de la politique comme on la faisait auparavant. Pourquoi ? Quelle est notre autre différence ? C'est que nous sommes clairs sur là où nous siégerons, les groupes, nos alliés, et ce que nous ferons. Parce qu'une chose est de dire, je veux la justice sociale. Une autre est de dire, comment on y arrive ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 5:02
Question 132Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Est-ce que vous mettez sur le même plan, vous semblez le faire en vous écoutant, la Pologne, la Hongrie, qu'on a pu qualifier de démocratie libérale, et la France avec la loi anti-casseur ?
Réponse directe
Écoutez, j'aimerais qu'elle ne soit pas sur le même plan. Mais la loi anti-casseur a été condamnée partout en Europe et partout dans le monde comme une disposition qui permet désormais aux préfets, administrativement, de vous empêcher de manifester. Je constate qu'en fait, les pays européens font l'objet d'une pression, d'une mise en cause des libertés, du rétrécissement du débat public qui, moi, m'inquiète. C'est pour ça que ce que je veux incarner dans cette élection européenne, c'est le choix naturel à gauche et le choix naturel de l'Europe. Pourquoi je dis le choix naturel de l'Europe ? Parce que vous avez dit que je me présenterais sous la bannière de génération. Ce n'est pas tout à fa…
« Écoutez, j'aimerais qu'elle ne soit pas sur le même plan. Mais la loi anti-casseur a été condamnée partout en Europe et partout dans le monde comme une disposition qui permet désormais aux préfets, administrativement, de vous empêcher de manifester. Je constate qu'en fait, les pays européens font l'objet d'une pression, d'une mise en cause des libertés, du rétrécissement du débat public qui, moi, m'inquiète. C'est pour ça que ce que je veux incarner dans cette élection européenne, c'est le choix naturel à gauche et le choix naturel de l'Europe. Pourquoi je dis le choix naturel de l'Europe ? Parce que vous avez dit que je me présenterais sous la bannière de génération. Ce n'est pas tout à fait exact. Ce sera sous la bannière du printemps européen. Le premier parti transnational. Parti transnational européen. Nous avons bâti, construit un programme qui est exactement le même en Hongrie, en France, en Espagne, au Portugal, peu importe, dans les pays européens. Nous avons construit une liste pan-européenne. Et je crois que c'est ce saut qualitatif que nous devons réaliser ensemble. On ne peut pas parler d'intégration européenne et finalement n'en tirer aucune conséquence pour la manière dont on fait de la politique et dont on se présente. Alors voilà, nous nous sommes membres, je suis membre, d'un parti dont je ne suis pas le chef, qui est le printemps européen, qui s'inscrit dans ce débat-là et qui créera son groupe au cœur de la gauche, avec une clarté dans ses alliances, des alliances uniquement à gauche et avec les écologistes, et un candidat à la présidence de la Commission européenne, M. Yanis Varoufakis. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 3:29
Question 133Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Donc, votre ancien collègue du gouvernement, Pascal Canfin, vous dites quoi aujourd'hui ?
Réponse directe
Écoutez, il faut nommer les choses. Il y va pour être député européen, pas pour lutter contre le dérèglement climatique. Peut-être un petit peu, mais honnêtement...
« Écoutez, il faut nommer les choses. Il y va pour être député européen, pas pour lutter contre le dérèglement climatique. Peut-être un petit peu, mais honnêtement... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 7:17
Question 134Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
C'est ça la clé de voûte alors ?
Réponse directe
Oui, mais parce que je pense qu'il faut être à nouveau conquérant. On ne peut pas regarder les thèses du grand remplacement se déployer en France, partout en Europe et voir la gauche, les partisans des libertés, être systématiquement sur la défensive. Pire, observer les libéraux et les conservateurs donner des gages sur les politiques d'immigration aux nationalistes. Donc aujourd'hui, oui, l'Europe, elle est menacée. Elle est menacée par les libéraux qui mettent en concurrence les citoyens, les systèmes sociaux. Elle est menacée par les nationalistes qui veulent, eux, opposer les États ou les souverainetés. Donc il faut repartir à l'offensive. Et le terrain des libertés me semble être aujou…
« Oui, mais parce que je pense qu'il faut être à nouveau conquérant. On ne peut pas regarder les thèses du grand remplacement se déployer en France, partout en Europe et voir la gauche, les partisans des libertés, être systématiquement sur la défensive. Pire, observer les libéraux et les conservateurs donner des gages sur les politiques d'immigration aux nationalistes. Donc aujourd'hui, oui, l'Europe, elle est menacée. Elle est menacée par les libéraux qui mettent en concurrence les citoyens, les systèmes sociaux. Elle est menacée par les nationalistes qui veulent, eux, opposer les États ou les souverainetés. Donc il faut repartir à l'offensive. Et le terrain des libertés me semble être aujourd'hui le terrain par lequel l'Europe est menacée. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 2:43
Question 135Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
On a posé Benoît Hamon, et puis on va aller donner la parole aux auditeurs qui, je le répète, sont très nombreux. On a posé hier, ici même, à François Hollande, la question de sa responsabilité dans l'effondrement de la gauche, de la social-démocratie. Lui qui est arrivé au pouvoir en 2012, la gauche les concentrait tous, entre ses mains les pouvoirs, et on voit aujourd'hui ce qu'il en est. Quelle est la part de responsabilité quand on voit dans quel état la gauche arrive aujourd'hui aux élections européennes, dans un état liquide, gazeux, je ne sais pas exactement comment il faut le dire. Quelle part de responsabilité estimez-vous avoir dans l'état de la gauche aujourd'hui ?
Réponse directe
Je prends ma part pour ce qui est de la campagne présidentielle. Moi, je n'ai jamais dit et jamais pensé que c'était la faute de Hollande et seulement la faute de Hollande. La faute d'un mauvais bilan est seulement celle-là. Il y a forcément, à un moment, une responsabilité qu'il faut assumer, que j'ai assumée au lendemain même de l'élection présidentielle, en reconnaissant des erreurs, en reconnaissant une parole qui est une parole qui avait pu parfois troubler jusqu'aux classes populaires sur la question du travail. Mais je persiste et signe, je pense que ce projet politique, s'il doit être amélioré, amendé, ce projet politique est le bon. Maintenant, il y a une culture du déni chez les p…
« Je prends ma part pour ce qui est de la campagne présidentielle. Moi, je n'ai jamais dit et jamais pensé que c'était la faute de Hollande et seulement la faute de Hollande. La faute d'un mauvais bilan est seulement celle-là. Il y a forcément, à un moment, une responsabilité qu'il faut assumer, que j'ai assumée au lendemain même de l'élection présidentielle, en reconnaissant des erreurs, en reconnaissant une parole qui est une parole qui avait pu parfois troubler jusqu'aux classes populaires sur la question du travail. Mais je persiste et signe, je pense que ce projet politique, s'il doit être amélioré, amendé, ce projet politique est le bon. Maintenant, il y a une culture du déni chez les politiques, qui consiste toujours à essayer de mettre la poussière sous le tapis, à ne pas reconnaître ses erreurs, et finalement, à changer un petit peu d'idée selon les modes. Moi, je ne change pas d'idée. Je ne change pas de conviction. J'écoute, évidemment, mais ma conviction, elle reste intacte. Je pense aujourd'hui que j'essaie de m'appliquer à moi-même ce que j'observe dans la société. On vit des mutations et des métamorphoses considérables sur le travail, sur la croissance, sur le climat. Et les politiques ne changeraient pas ? Et on resterait dans nos petits... Vous posez la question de votre présence sur le socialisme. Mais les politiques ne changeraient pas dans leur... Mais c'est pour ça que j'ai quitté le Parti Socialiste. C'est pour ça que j'ai créé un nouveau mouvement. C'est pour ça que je m'inscris dans un parti transnational européen. J'essaye de tirer les conséquences. C'est-à-dire que cette métamorphose, je me l'applique à moi-même. Je prends des risques. Alexandra puis les audits. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 14:06
Question 136Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Et pourquoi pas Yannick Jadot, alors ?
Réponse directe
D'abord, fort heureusement, il faudra un peu plus que les Verts pour pouvoir lutter contre le dérèglement climatique. Ils ont eu raison, sans doute raison avant tout le monde. Mais aujourd'hui, l'écologie politique, c'est un combat, ou l'écologie, c'est un combat qui est partagé par bien davantage qu'un parti politique. Et c'est une chance, parce que s'il fallait compter sur ce seul parti, nous n'y arriverons pas. Première chose, dans les faits, ce que je crois aujourd'hui, c'est que la transition écologique, elle a besoin de femmes et d'hommes au Parlement européen. Parce que c'est bien que l'écologie soit partout, s'il y a d'écologistes nulle part, et surtout pas au Parlement européen, ce…
« D'abord, fort heureusement, il faudra un peu plus que les Verts pour pouvoir lutter contre le dérèglement climatique. Ils ont eu raison, sans doute raison avant tout le monde. Mais aujourd'hui, l'écologie politique, c'est un combat, ou l'écologie, c'est un combat qui est partagé par bien davantage qu'un parti politique. Et c'est une chance, parce que s'il fallait compter sur ce seul parti, nous n'y arriverons pas. Première chose, dans les faits, ce que je crois aujourd'hui, c'est que la transition écologique, elle a besoin de femmes et d'hommes au Parlement européen. Parce que c'est bien que l'écologie soit partout, s'il y a d'écologistes nulle part, et surtout pas au Parlement européen, ce sera une grave erreur. Alors moi, j'ai proposé dans le passé, elle a été refusée cette méthode, une méthode pour rassembler la gauche. Et j'aurais souhaité même que Yannick Jadot prenne le leadership de tout cela. C'était la votation citoyenne, qui permettait justement de se sortir des logiques d'appareil. Les appareils, aujourd'hui, ils nous mènent toujours au même endroit, c'est-à-dire dans l'impasse. Cette votation citoyenne, elle a été refusée par tout le monde, dont acte. Je conduis, moi, aujourd'hui, une liste comme, je vous le dis, comme homme libre. Alors qui a sur cette liste ? Qui trouve-t-on ? Françoise Sivignon, l'ancienne présidente de Médecins du Monde. Une femme incontestable sur les questions humanitaires. Et qui choisit un engagement citoyen à nos côtés ? Éric Pliez, qui est patron du Samu Social de Paris. Et qui, lui aussi, s'engage au nom des combats qu'il porte et qu'il a portés. Sarah Soaly, qui est une femme des quartiers nord de Marseille, jeune, doctorante en droit, championne du monde de kickboxing, qui portera une parole, qui est la parole des femmes, des jeunes, mais aussi des quartiers populaires, et qui sera très haut sur cette liste. Ce que je veux vous dire, c'est que la gauche, elle ne se reconstituera pas par une somme d'appareils, elle se reconstituera par des causes, par des combats. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 8:12
Question 137Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Qu'est-ce qui ne fonctionne pas pour l'instant ?
Réponse partielle
Mais parce que pour l'instant, la campagne européenne n'a pas commencé. On en parle pour la première fois quasiment. Et dans les faits, je suis très heureux d'ailleurs de pouvoir en parler demain avec vous, Alexandra Benzaïde, sur France Télévisions, même si initialement, j'étais invité, puis plus invité. Maintenant, je suis à nouveau invité grâce à la justice. Mais ce que je veux simplement vous dire, c'est qu'on va pouvoir entendre ce que sont les projets des uns et des autres. On verra. D'ailleurs, c'est heureux qu'il y a des points de rencontre nombreux entre les différentes listes de gauche. Il y a ensuite des différences stratégiques. Moi, je pense que, je l'ai dit, c'est ce qui nous…
« Mais parce que pour l'instant, la campagne européenne n'a pas commencé. On en parle pour la première fois quasiment. Et dans les faits, je suis très heureux d'ailleurs de pouvoir en parler demain avec vous, Alexandra Benzaïde, sur France Télévisions, même si initialement, j'étais invité, puis plus invité. Maintenant, je suis à nouveau invité grâce à la justice. Mais ce que je veux simplement vous dire, c'est qu'on va pouvoir entendre ce que sont les projets des uns et des autres. On verra. D'ailleurs, c'est heureux qu'il y a des points de rencontre nombreux entre les différentes listes de gauche. Il y a ensuite des différences stratégiques. Moi, je pense que, je l'ai dit, c'est ce qui nous différenciera, par exemple, de la liste place publique. On ne peut pas... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 15:34
Question 138Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Donc 6% à la présidentielle, ça ne vous pose pas de problème, en fait ?
Réponse directe
Mais évidemment que ça me pose problème. Mais ça ne m'a pas échappé, Nicolas Demorand. Mais croyez-vous que les idées que j'ai portées, ce ne sont pas les idées de l'avenir. Plus nous avançons, plus ce que j'ai dit sur le travail, ce que j'ai dit sur la protection sociale, ce que j'ai dit sur la révolution numérique, le climat, notre modèle de développement, le fait de se désintoxiquer du culte et de la religion de la croissance, plus cela s'impose. Voyez-vous, moi j'ai pris un risque. J'ai pris un risque de dire, au parti auquel j'appartenais, séparons-nous, ce sera plus honnête vis-à-vis des Français. J'ai pris aussi un risque, celui de continuer à me battre. Il était beaucoup plus confor…
« Mais évidemment que ça me pose problème. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 11:56
Question 139Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Pour parler clairement, il est de gauche, il est écologiste et Europe Écologie, il est vert. Pourquoi ne pas le choisir, lui ?
Réponse directe
D'abord, fort heureusement, il faudra un peu plus que les Verts pour pouvoir lutter contre le dérèglement climatique. Ils ont eu raison, sans doute raison avant tout le monde. Mais aujourd'hui, l'écologie politique, c'est un combat, ou l'écologie, c'est un combat qui est partagé par bien davantage qu'un parti politique. Et c'est une chance, parce que s'il fallait compter sur ce seul parti, nous n'y arriverons pas. Première chose, dans les faits, ce que je crois aujourd'hui, c'est que la transition écologique, elle a besoin de femmes et d'hommes au Parlement européen. Parce que c'est bien que l'écologie soit partout, s'il y a d'écologistes nulle part, et surtout pas au Parlement européen, ce…
« D'abord, fort heureusement, il faudra un peu plus que les Verts pour pouvoir lutter contre le dérèglement climatique. Ils ont eu raison, sans doute raison avant tout le monde. Mais aujourd'hui, l'écologie politique, c'est un combat, ou l'écologie, c'est un combat qui est partagé par bien davantage qu'un parti politique. Et c'est une chance, parce que s'il fallait compter sur ce seul parti, nous n'y arriverons pas. Première chose, dans les faits, ce que je crois aujourd'hui, c'est que la transition écologique, elle a besoin de femmes et d'hommes au Parlement européen. Parce que c'est bien que l'écologie soit partout, s'il y a d'écologistes nulle part, et surtout pas au Parlement européen, ce sera une grave erreur. Alors moi, j'ai proposé dans le passé, elle a été refusée cette méthode, une méthode pour rassembler la gauche. Et j'aurais souhaité même que Yannick Jadot prenne le leadership de tout cela. C'était la votation citoyenne, qui permettait justement de se sortir des logiques d'appareil. Les appareils, aujourd'hui, ils nous mènent toujours au même endroit, c'est-à-dire dans l'impasse. Cette votation citoyenne, elle a été refusée par tout le monde, dont acte. Je conduis, moi, aujourd'hui, une liste comme, je vous le dis, comme homme libre. Alors qui a sur cette liste ? Qui trouve-t-on ? Françoise Sivignon, l'ancienne présidente de Médecins du Monde. Une femme incontestable sur les questions humanitaires. Et qui choisit un engagement citoyen à nos côtés ? Éric Pliez, qui est patron du Samu Social de Paris. Et qui, lui aussi, s'engage au nom des combats qu'il porte et qu'il a portés. Sarah Soaly, qui est une femme des quartiers nord de Marseille, jeune, doctorante en droit, championne du monde de kickboxing, qui portera une parole, qui est la parole des femmes, des jeunes, mais aussi des quartiers populaires, et qui sera très haut sur cette liste. Ce que je veux vous dire, c'est que la gauche, elle ne se reconstituera pas par une somme d'appareils, elle se reconstituera par des causes, par des combats. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 8:12
Question 140Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Vous étiez ensemble au gouvernement, Jean-Marc Ayrault, présidence François Hollande, il est désormais numéro 2 de la liste La République en marche ?
Réponse à côté
Écoutez, il faut nommer les choses. Il y va pour être député européen, pas pour lutter contre le dérèglement climatique. Peut-être un petit peu, mais honnêtement...
« Écoutez, il faut nommer les choses. Il y va pour être député européen, pas pour lutter contre le dérèglement climatique. Peut-être un petit peu, mais honnêtement... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 7:17
Question 141Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Vous ne lui donnez pas le crédit de la sincérité et de l'engagement écologique ?
Réponse directe
Mais si, il n'en doute pas qu'il soit écologiste. Il ne peut pas douter de son engagement toute une vie. Mais là, aujourd'hui, prendre cette place-là, c'est d'abord prendre une place. Et à mon avis, sa contribution à la lutte contre le dérèglement climatique, elle sera marginale. Vaut mieux, honnêtement, choisir des femmes et des hommes qui s'engagent avec clarté. Et vaut mieux choisir l'écologie politique et la gauche, plutôt que... Honnêtement, j'aime beaucoup de respect.
« Mais si, il n'en doute pas qu'il soit écologiste. Il ne peut pas douter de son engagement toute une vie. Mais là, aujourd'hui, prendre cette place-là, c'est d'abord prendre une place. Et à mon avis, sa contribution à la lutte contre le dérèglement climatique, elle sera marginale. Vaut mieux, honnêtement, choisir des femmes et des hommes qui s'engagent avec clarté. Et vaut mieux choisir l'écologie politique et la gauche, plutôt que... Honnêtement, j'aime beaucoup de respect. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 7:29
Question 142Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Alors, si ça finira bien plus haut ?
Réponse à côté
Mais parce que pour l'instant, la campagne européenne n'a pas commencé. On en parle pour la première fois quasiment. Et dans les faits, je suis très heureux d'ailleurs de pouvoir en parler demain avec vous, Alexandra Benzaïde, sur France Télévisions, même si initialement, j'étais invité, puis plus invité. Maintenant, je suis à nouveau invité grâce à la justice. Mais ce que je veux simplement vous dire, c'est qu'on va pouvoir entendre ce que sont les projets des uns et des autres. On verra. D'ailleurs, c'est heureux qu'il y a des points de rencontre nombreux entre les différentes listes de gauche. Il y a ensuite des différences stratégiques. Moi, je pense que, je l'ai dit, c'est ce qui nous…
« Mais parce que pour l'instant, la campagne européenne n'a pas commencé. On en parle pour la première fois quasiment. Et dans les faits, je suis très heureux d'ailleurs de pouvoir en parler demain avec vous, Alexandra Benzaïde, sur France Télévisions, même si initialement, j'étais invité, puis plus invité. Maintenant, je suis à nouveau invité grâce à la justice. Mais ce que je veux simplement vous dire, c'est qu'on va pouvoir entendre ce que sont les projets des uns et des autres. On verra. D'ailleurs, c'est heureux qu'il y a des points de rencontre nombreux entre les différentes listes de gauche. Il y a ensuite des différences stratégiques. Moi, je pense que, je l'ai dit, c'est ce qui nous différenciera, par exemple, de la liste place publique. On ne peut pas... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 15:34Voir 2 autres passages
« Non, mais on ne pourra pas dire... On a beaucoup de questions là-dessus, s'il vous plaît, au standard. Mais on se sépare une fois qu'on est au Parlement européen. On fait du covoiturage pendant la campagne électorale. Ensuite, on se sépare et puis on choisit des candidats à la tête du gouvernement européen, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"Vérifier à 16:10
« politiques différentes. Ça me paraît bizarre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il faut à nouveau être conquérant en Europe"
Question 143Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
À quoi ça sert ?
Réponse à côté
Non mais, moi, je proposais, je le redis, une votation citoyenne. Vous me parlez, c'est intéressant d'ailleurs, de rassemblements de petits appareils, de petits partis entre eux. Bon, très bien. Sur la base de quoi ? Est-ce que, par exemple, question simple, on va élire un président de la Commission. Moi, je souhaite que Yanis Varoufakis, ancien ministre de l'Économie et des Finances grecques, qui a combattu les politiques d'austérité, soit demain le président de la Commission européenne. Ah, ça ferait bouger les lignes. Incontestablement, là, on s'engagerait dans la transition écologique. Aujourd'hui, la social-démocratie européenne, que je connais bien, et j'en respecte les militants, mai…
« Non mais, moi, je proposais, je le redis, une votation citoyenne. Vous me parlez, c'est intéressant d'ailleurs, de rassemblements de petits appareils, de petits partis entre eux. Bon, très bien. Sur la base de quoi ? Est-ce que, par exemple, question simple, on va élire un président de la Commission. Moi, je souhaite que Yanis Varoufakis, ancien ministre de l'Économie et des Finances grecques, qui a combattu les politiques d'austérité, soit demain le président de la Commission européenne. Ah, ça ferait bouger les lignes. Incontestablement, là, on s'engagerait dans la transition écologique. Aujourd'hui, la social-démocratie européenne, que je connais bien, et j'en respecte les militants, mais la social-démocratie européenne a un candidat. Qui est-il ? Un commissaire sortant de la Commission Juncker, M. Timmermans. Un de ceux qui s'opposent encore à l'interdiction, par exemple, de la pêche électrique. C'est un vrai libéral. Alors, on peut lui prêter d'être social-libéral. On ne sait pas où il est social, mais quelque part. Mais ce n'est plus possible. Ce que je veux simplement dire, c'est que, moi, je crois que l'Europe, ça va être du pouvoir. Le pouvoir de faire des bons règlements. Le pouvoir de faire des bonnes politiques. Pas le pouvoir de faire que des mauvaises politiques. Je suis en désaccord profond avec les politiques actuelles. Et d'ailleurs, je veux indiquer, et je le dis avec aussi beaucoup de force, le danger qu'il y a au vote-chantage qu'organise Emmanuel Macron sur les prochaines élections européennes. Je connais ça par cœur. Je l'ai connu au présidentiel. On vous explique. Attention à l'extrême droite et aux portes du pouvoir. Première question. Qui génère le monstre Orban en Hongrie ? Le monstre Salvini en Italie ou le monstre... On n'aime pas Emmanuel Macron. ...les politiques libérales. Celles qui cassent le service public, qui démolissent l'hôpital public, qui aujourd'hui tournent le dos à l'égalité. Première chose. Mais, soyons honnêtes, aujourd'hui, Emmanuel Macron nous dit, c'est moi ou le désordre. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 8:28Voir 1 autre passage
« Je refuse ça. D'abord, parce qu'on a aujourd'hui et Macron et le désordre, pardon de le dire, mais ça fait quand même... On n'a jamais connu un cycle pareil de désordre en France. Donc, il ne nous protège absolument pas ni du désordre social, ni du désordre public. Mais surtout, je veux mettre en garde, quand même, vos auditeurs sur les conséquences de tout cela. À force de désigner seulement l'extrême droite comme adversaire de ceux qui dirigent l'Europe, ceux qui, à un moment, auront marre des politiques inégalitaires de l'austérité du libéralisme choisiront l'extrême droite. Or, il y a bien, aujourd'hui, dans la démocratie européenne, des écologistes, des gens de gauche, et je pense en être un de ceux-là, avec d'autres, qui incarnent une alternative dans l'Europe à ces politiques libérales. Quand je vous parlais de politique écologique commune, c'est-à-dire de flécher ce qui pourrait être des ressources financières de l'Europe vers une politique qui soit une politique organisée, planifiée, en faveur de la transition écologique. C'est une alternative. Emmanuel Macron n'y est pas favorable. On peut en débattre dans le cadre de l'Europe. Mais ça, c'est sérieux. À force de ne désigner que les anti-européens comme adversaires, on finira par avoir un effondrement du projet européen. C'est pour ça que l'enjeu des élections européennes, c'est qu'on donne de la force à ceux qui croient en l'Europe, qui pensent que la coopération entre les peuples est importante, mais ne sont pas libéraux. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 10:14
Question 144Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
On l'invite et ce matin, Benoît Hamon, fondateur de Génération, pour terminer avec les Européennes. Vous allez présenter mardi, je crois, une liste des 30 premiers candidats pour les Européennes, estampillés Génération. Ce seront quels profils ?
Réponse partielle
Ah, vous verrez, ça va dépoter. Non, mais moi, je veux que les combats dans lesquels la gauche, les écologistes doivent se réincarner. J'ai parlé de la question des migrants, j'ai parlé de la transition écologique, j'aurais pu vous parler de la question des services publics, qu'ils s'incarnent à travers des personnes qui mènent ces combats et qui ne les ont pas forcément menés dans des partis politiques. Donc, voilà, parmi la trentaine de noms, il y a une personnalité qui vient justement du monde de l'humanitaire, François Sivignon, qui a été présidente d'une grande ONG humanitaire, je ne vais pas en donner le nom parce que je ne veux pas les engager, et c'est son engagement personnel à ell…
« Ah, vous verrez, ça va dépoter. Non, mais moi, je veux que les combats dans lesquels la gauche, les écologistes doivent se réincarner. J'ai parlé de la question des migrants, j'ai parlé de la transition écologique, j'aurais pu vous parler de la question des services publics, qu'ils s'incarnent à travers des personnes qui mènent ces combats et qui ne les ont pas forcément menés dans des partis politiques. Donc, voilà, parmi la trentaine de noms, il y a une personnalité qui vient justement du monde de l'humanitaire, François Sivignon, qui a été présidente d'une grande ONG humanitaire, je ne vais pas en donner le nom parce que je ne veux pas les engager, et c'est son engagement personnel à elle. C'est un grand honneur qu'un médecin d'une grande personnalité qui contribue, je trouve, à donner un visage de la République et de la France qui soit positif, chaleureux, hospitalier, sera une des femmes, un des visages de cette liste. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 13:38
Question 145Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
Dans son livre « Aujourd'hui tout commence », il préconise un traité environnemental européen qui place le vivant et le climat en tête de liste, enfin, au sommet de l'agenda. Est-ce que vous seriez prêts à...
Réponse à côté
Mais c'était dans mon programme présidentiel. À bien des égards, ce que reprend Yannick maintenant, ce sont des idées que nous avons défendues ensemble. Alors pourquoi vous êtes ensemble ? Mais je vous pose la question. Mais non, mais vous savez mieux que nous. Mais non, mais c'est pas à moi qu'il faut poser la question. Moi, j'ai posé les actes politiques, j'ai tendu des mains, mais tendu des mains respectueusement des identités des uns et des autres, et proposé une votation citoyenne. Ça n'est pas possible. Vous savez, il y a des fois, en politique, il ne faut pas chercher d'explications dans les contenus, dans le fond, dans les propositions. C'est autre chose, ça se situe ailleurs. C'est…
« Mais c'était dans mon programme présidentiel. À bien des égards, ce que reprend Yannick maintenant, ce sont des idées que nous avons défendues ensemble. Alors pourquoi vous êtes ensemble ? Mais je vous pose la question. Mais non, mais vous savez mieux que nous. Mais non, mais c'est pas à moi qu'il faut poser la question. Moi, j'ai posé les actes politiques, j'ai tendu des mains, mais tendu des mains respectueusement des identités des uns et des autres, et proposé une votation citoyenne. Ça n'est pas possible. Vous savez, il y a des fois, en politique, il ne faut pas chercher d'explications dans les contenus, dans le fond, dans les propositions. C'est autre chose, ça se situe ailleurs. C'est le choix aujourd'hui stratégique des Verts de s'imaginer peut-être une force charnière entre la droite et la gauche pour faire des majorités avec la droite un jour, avec la gauche un autre jour. Moi, il me semble, je veux leur dire sincèrement, que cette idée selon laquelle on puisse faire une politique écologique efficace quand le ministre des Finances est libéral, quand le ministre de l'Industrie prône le productivisme, on l'a vu avec Macron, ça ne marche pas. Je ne pense pas que Jadot, demain, aux côtés de Macron, sera plus efficace que Hulot l'avait été. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 6:57
Question 146Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
Un renoncement à un certain niveau ?
Réponse directe
C'est une défaite morale, me semble-t-il. C'est un renoncement, oui, à des principes et des valeurs. Donc, maintenant, on sait qu'il y a ça. La question, c'est, est-ce qu'on passe notre temps à se lamenter, à chercher des responsables, à dire que c'est la faute des frondeurs ? Mais bon, il n'y a pas de frondeur en Allemagne. La gauche s'est effondrée aussi, donc tout est ridicule. Et c'est peut-être pour ça aussi que vous avez du mal à percer. Mais écoutez ce qu'a dit le premier secrétaire du Parti Socialiste. Et je dois saluer ce discours-là quand il a dit on s'est trompé sur le CICE, on s'est trompé sur la déchéance de nationalité. Il a dit quoi ? Les frondeurs avaient raison. Ils avaient…
« C'est une défaite morale, me semble-t-il. C'est un renoncement, oui, à des principes et des valeurs. Donc, maintenant, on sait qu'il y a ça. La question, c'est, est-ce qu'on passe notre temps à se lamenter, à chercher des responsables, à dire que c'est la faute des frondeurs ? Mais bon, il n'y a pas de frondeur en Allemagne. La gauche s'est effondrée aussi, donc tout est ridicule. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 15:19
Question 147Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
Mais parmi les explications au refus, il y a notamment la confusion du système. Qui votait ?
Réponse directe
Oui, on trouve toujours mille explications quand on ne veut pas que les citoyens parlent. Et il n'y a rien de confus. Pour faire simple, même si la comparaison est audacieuse, on nous a dit, mais c'est quoi ce vote préférentiel ? Comme si c'était très compliqué. On le fait ailleurs, mais ce serait beaucoup plus compliqué en France. C'est l'Eurovision. L'Eurovision, vous voyez, vous votez, vous donnez trois points, deux points, un point. C'était pareil. Ça avait l'immense avantage, je le dis, de vous permettre, en tout cas à certains de vos auditeurs qui auraient peut-être participé, de choisir sans exclure. Oui, mais qui votait ? Tous les citoyens qui souhaitaient y participer, qui s'inscri…
« Oui, on trouve toujours mille explications quand on ne veut pas que les citoyens parlent. Et il n'y a rien de confus. Pour faire simple, même si la comparaison est audacieuse, on nous a dit, mais c'est quoi ce vote préférentiel ? Comme si c'était très compliqué. On le fait ailleurs, mais ce serait beaucoup plus compliqué en France. C'est l'Eurovision. L'Eurovision, vous voyez, vous votez, vous donnez trois points, deux points, un point. C'était pareil. Ça avait l'immense avantage, je le dis, de vous permettre, en tout cas à certains de vos auditeurs qui auraient peut-être participé, de choisir sans exclure. Oui, mais qui votait ? Tous les citoyens qui souhaitaient y participer, qui s'inscrivaient dans le cadre d'une primaire, comme dans les précédentes primaires, en l'occurrence pas primaires, votation, je préfère le mot. Et c'était une démarche qui était une démarche conforme à celle qui avait été organisée auparavant. Bon, moi je trouve que c'est compliqué quand même aujourd'hui de parler, de commenter abondamment le mouvement des gilets jaunes, tout le monde la main sur le cœur en disant il y a une volonté de participer au débat démocratique et de ne produire aucune innovation démocratique qui permette de faire respirer justement la société française. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 2:26
Question 148Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
il y a quelques-uns quand même, enfin pas parmi les grands appareils politiques, personne n'a répondu favorablement à votre invitation. Pour quelles raisons ?
Réponse partielle
Écoutez, pour quelles raisons, il faudra leur demander. Mais ce qui est frappant, c'est cet entêtement des partis, même des partis de gauche, à mettre hors-jeu les citoyens. Hors-jeu. D'ailleurs, je pense que les partis sont hors-jeu parce qu'ils mettent hors-jeu les citoyens. Ce qu'on a proposé était assez simple. C'était innovant démocratiquement, on ne l'avait jamais vraiment fait en France. C'était de dire aux citoyens de gauche, les partis n'arrivent pas à se départager, ils n'arrivent pas à se rassembler, pourquoi est-ce qu'on ne confie pas aux citoyens le soin de fabriquer une liste ? Comment ? En proposant à chacun des partis de proposer sa liste. Et une votation citoyenne, elle ser…
« Écoutez, pour quelles raisons, il faudra leur demander. Mais ce qui est frappant, c'est cet entêtement des partis, même des partis de gauche, à mettre hors-jeu les citoyens. Hors-jeu. D'ailleurs, je pense que les partis sont hors-jeu parce qu'ils mettent hors-jeu les citoyens. Ce qu'on a proposé était assez simple. C'était innovant démocratiquement, on ne l'avait jamais vraiment fait en France. C'était de dire aux citoyens de gauche, les partis n'arrivent pas à se départager, ils n'arrivent pas à se rassembler, pourquoi est-ce qu'on ne confie pas aux citoyens le soin de fabriquer une liste ? Comment ? En proposant à chacun des partis de proposer sa liste. Et une votation citoyenne, elle serait déroulée de la manière suivante. On vous aurait proposé de faire un tiercé, en quelque sorte, de dire, voilà, quelle est la liste que je mettrai en 1, par exemple, la liste communiste, pourquoi pas, et en 2, la liste d'Europe Écologie Les Verts, et en 3, pourquoi pas, celle de Génération. Mais, quelque part, on était un peu conforme à ce qu'est notre identité quand on est un citoyen de gauche. Est-ce qu'on est 100% résumé par une étiquette de parti ? Non. Eh bien, à travers ce tiercé, on pouvait fabriquer une liste et rassembler une famille. Parce que, d'expérience, j'ai participé à une primaire, je l'ai gagnée. Mais j'ai gagné une primaire d'une famille totalement fracturée et divisée à l'issue de cette primaire. OPS. OPS. Et j'ai voulu essayer de retenir les leçons de tout cela et imaginer une formule qui permettait aux citoyens de parler et de fabriquer une solution. Bon, la réponse, elle était presque pavlovienne de la part des partis politiques. C'est, on parle beaucoup des citoyens, mais dès lors que les citoyens font irruption dans le jeu politique, on préfère les mettre hors jeu. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 0:51
Question 149Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
Mais la crise que vit la République en ce moment, parce qu'il y a quand même une crise, est-ce qu'elle est aussi grave parce que, précisément, la gauche a disparu un peu des radars ?
Réponse directe
Oui, et qu'on voit qu'elle chancelle parce qu'il lui manque une jambe à la République. Et cette jambe, c'est la jambe gauche. Elle chancelle parce que, je ne vais pas me livrer encore à des analyses trop longues, mais on ne peut pas avoir à la fois des grands discours sur la finance et mon ennemi et ne faire que le CICE et la déchéance de nationalité. J'exagère un peu, c'est un peu grossier, mais il reste quoi ? Plus qu'une défaite politique des cinq dernières années, une défaite morale. C'est plus lourd parce que ça...
« Oui, et qu'on voit qu'elle chancelle parce qu'il lui manque une jambe à la République. Et cette jambe, c'est la jambe gauche. Elle chancelle parce que, je ne vais pas me livrer encore à des analyses trop longues, mais on ne peut pas avoir à la fois des grands discours sur la finance et mon ennemi et ne faire que le CICE et la déchéance de nationalité. J'exagère un peu, c'est un peu grossier, mais il reste quoi ? Plus qu'une défaite politique des cinq dernières années, une défaite morale. C'est plus lourd parce que ça... »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 14:50
Question 150Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"
Donc, il faut repolitiser l'écologie ?
Réponse directe
Oui, elle est politique, l'écologie, mais si elle s'allie avec des libéraux, ça ne marche pas. Elle ne peut trouver des alliés qu'à gauche. Mais la gauche doit faire des progrès. Il y a une gauche productiviste, qui croit au modèle industriel comme avant, comme dans les années 80, et ça ne marchera pas davantage, ça, parce que ça, honnêtement, ça empoisonne autant notre vie, l'air qu'on respire, nos sols, que le modèle libéral.
« Oui, elle est politique, l'écologie, mais si elle s'allie avec des libéraux, ça ne marche pas. Elle ne peut trouver des alliés qu'à gauche. Mais la gauche doit faire des progrès. Il y a une gauche productiviste, qui croit au modèle industriel comme avant, comme dans les années 80, et ça ne marchera pas davantage, ça, parce que ça, honnêtement, ça empoisonne autant notre vie, l'air qu'on respire, nos sols, que le modèle libéral. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon : "La République chancèle parce qu'il lui manque une jambe : sa jambe gauche"Vérifier à 6:28
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
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« il faut... Cette dimension du calcul personnel est forte. Puis la deuxième chose, c'est qu'à l'évidence, il s'est lui-même radicalisé. Au fond, ce qu'il offre dans la corbeille de mariage entre la droite et l'extrême droite, c'est le cadavre de l'État de droit, justement. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 16:54
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:06Voir 2 autres passages
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:06
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 13:12Voir 2 autres passages
« que là où nos représentations collectives mettent la valeur dans la richesse concrète notre contribution à cette ci etc c'est certain que là il y a un biais qui est un biais qui ne correspond pas à l'idéal d'une société telle qu'on pourrait le partager néanmoins à cette étape aujourd'hui nous ce qui nous paraît important c'est d'essayer de désamorcer la contagion des préjugés et des biais et c'est pour ça qu'on pense chez Singa qu'un boulanger kurde qui s'installe dans un village de la Creuse a 100 fois plus d'efficacité sur les représentations que 10 fois cette émission en documentaire dans le même village et qu'il est pour nous crucial de provoquer la rencontre ce qui est intéressant en tout cas vous avez mis un peu là c'est un réseau d'accueil aussi qui s'appelle J'accueil qui est de l'hébergement par les citoyens sur de la longue durée de 3 mois minimum jusqu'à 18 mois qui est un dispositif qui marche très très bien qu'on a lancé en 2015 que moi j'ai repris plus récemment je suis président de J'accueil d'ailleurs et qui est un programme dont les impacts sont incroyables qui coûte beaucoup moins cher à la puissance publique que le fait d'acheter des nuités dans des foyers d'hébergement et qui permet parce que quand on est en immersion dans une famille d'apprendre plus vite le français de connecter avec le réseau qui ne voit pas que pour trouver du boulot dans ce pays il faut du réseau et nous ce qu'on prête en fait c'est pas du capital économique c'est du capital social c'est le réseau des gens qui accueillent c'est le réseau de nos mentors dans nos programmes et ce qu'on essaye de faire à partir de ces preuves de l'inclusion c'est construire un plaidoyer en clair mettant nos voiles là où il y a du vent quand il y a une actualité on essaye d'y raccrocher les enjeux migratoires pour proposer un autre regard et notamment un regard beaucoup plus positif quand il y a eu les universités du MEDEF là de rentrée on a rappelé que 15% des entreprises créées dans ce pays le sont par des étrangers je parle pas d'immigrés parce que dans les immigrés on compte les étrangers mais aussi ceux qui ont été naturalisés dans les statistiques où vous avez aujourd'hui 10,7% de la population qui est immigrée vous avez Emmanuel Valls parce qu'il est né catalan même s'il est français alors que quand on compte juste les étrangers 15% des entreprises créées le sont par des étrangers donc ça dit aujourd'hui que leur contribution à la création de valeurs à l'initiative à l'innovation elle est tout sauf mince tout sauf mince »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06Voir 2 autres passages
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On en a eu pas mal. En vérité, on dégustait plutôt qu'on ne l'emportait. Encore que ce n'a pas toujours été vrai. Mais, bon, il y en a eu plein. À Brest, notamment, parce qu'à Brest, il y a une tradition qui est liée à la marine nationale, qui s'appelle la royale elle-même. Et donc, il y a toujours eu un terreau favorable aux idées royalistes, réagles, extrême droite. Même si la Bretagne est longtemps restée très imperméable à Le Pen. Et si Brest s'appelait Brest-la-Rouge, pas pour rien, parce qu'il y avait des ouvriers, des arsenaux, qui constituaient quand même la masse des habitants. Mais il y avait, dans les collages la nuit, parce qu'à l'époque, on faisait des collages, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 7:33Voir 2 autres passages
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 15 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06Voir 2 autres passages
« employée de Singa donc elle a dû se nourrir évidemment de tout ce qu'on fait en Europe mais maintenant on est capable nous aujourd'hui dans la manière dont on a tourné notre plaidoyer par exemple de greffer notre plaidoyer sur ce qui se passe sur le dossier des retraites par exemple quand il y a eu les manifestations contre le report de l'âge légal à 64 ans qu'est-ce qu'a fait Singa on a pris le sujet des retraites on a dit ok bon bah alors essayons d'imaginer et parlons à des électeurs du RN qui sont contre le report de l'âge légal à 64 ans qui ont été manifestés avec des électeurs de gauche etc et disons clairement que si on applique le programme du RN c'est-à-dire si on arrête l'immigration si on expulse les travailleurs étrangers on se prive donc d'un strict point de vue utilitariste des cotisations des travailleurs étrangers et là l'âge légal de départ à la retraite le débat il sera plus de 64 ans il sera 66 67 68 ans à très court terme ou alors la baisse des pensions si on veut équilibrer le système c'est-à-dire c'est ou les retraités paieront moins s'il n'y a pas de travailleurs étrangers ou alors il faudra partir plus tard »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 23:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et c'est comme ça que ça doit marcher, etc. Et il y a là quelque chose de très puissant qui, à droite, par ailleurs, contamine un terrain qui était déjà conquis chez beaucoup d'électeurs et de militants de la droite. Mais à cela, je pense qu'il y a une autre lecture qui est une lecture plus historique qui doit nous amener à essayer de regarder la droite française pour ce qu'elle est aussi. Je vous conseille l'excellent bouquin de Laurent Joly sur la question de Vichy, où Laurent Joly, l'historien, analyse combien ce régime n'était pas un régime autoritaire, comme on l'entend, mais bien une dictature. Et il revient sur la genèse, ce basculement vers la fin de la République et la dictature. Et c'est intéressant parce qu'on avait eu le livre de Chapoutot sur les irresponsables qui observait comment le patronat allemand fait le choix, le capital, fait le choix de l'extrême droite en disant qu'ils sont trop crétins, on va réussir à les manipuler. Et à la fin... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 17:19Voir 2 autres passages
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51Voir 2 autres passages
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 13:12Voir 2 autres passages
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 28 observations33 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31Voir 2 autres passages
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées6 juin 2021 au 6 mai 2024 · 7 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28Voir 2 autres passages
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 26:24
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« toujours autour de la fac, en général, ou sur les parkings, ou sur les points de collage, des bagarres assez spectaculaires. Surtout aussi, les parties où on se courait après. C'est de la chasse, mais un jour tu chasses, un jour tu es chassé. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 8:17
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58