Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
7 juin 2012 au 14 févr. 2026
Questions
351
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 351 questions évaluables
Réponse directe
148
Réponse partielle
61
Réponse à côté
142
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 326 à 350 sur 352
Question 326Benoit Hamon
disiez-vous, Benoît Hamon ?
Réponse à côté
Un mot, Benoît Hamon, sur l'actualité au Moyen-Orient, qui s'embrase à nouveau entre l'Arabie saoudite et l'Iran. La France qui se contente de déplorer l'exécution, les 47 exécutions pratiquées par les Saoudiens, ça vous suffit ?
« Un mot, Benoît Hamon, sur l'actualité au Moyen-Orient, qui s'embrase à nouveau entre l'Arabie saoudite et l'Iran. La France qui se contente de déplorer l'exécution, les 47 exécutions pratiquées par les Saoudiens, ça vous suffit ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 7:37
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 327Benoit Hamon
De l'aveu du Premier ministre lui-même, non. Non, il parle d'une mesure symbolique. Pour autant, dans l'exposé des motifs de ce projet de loi, il y a l'objectif que ce texte protège la nation. Ça ne protégera pas davantage la nation que d'adopter cette réforme constitutionnelle. Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Réponse à côté
C'est déjà le cas dans le code civil. Il y a deux catégories de français dans le code civil. Il y a les naturalisés.
« C'est déjà le cas dans le code civil. Il y a deux catégories de français dans le code civil. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 1:52Voir 1 autre passage
« Il y a les naturalisés. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 2:02
Question 328Benoit Hamon
Parce que dans les faits, nous allons remettre en cause un principe, l'égalité des citoyens français devant la loi. Et en réservant cette mesure aux binationaux, qu'est-ce qui justifie qu'on ne frappe pas de la même opprobre un français né français de parents français et un français né français de parents étrangers ?
Réponse partielle
C'est déjà le cas dans le code civil. Il y a deux catégories de français dans le code civil. Il y a les naturalisés.
« C'est déjà le cas dans le code civil. Il y a deux catégories de français dans le code civil. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 1:52Voir 1 autre passage
« Il y a les naturalisés. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 2:02
Question 329Benoit Hamon
Fort heureusement, j'espère qu'on aura raison du terrorisme. Mais la constitution, elle reste. Et cette distinction, cette inégalité constitutionnelle devant la loi, elle demeurera, et c'est pour cela, aujourd'hui, que moi, j'y suis défavorable. Quelle est la solution ?
Réponse à côté
François Hollande, dans ses voeux, a parlé de déchoir de la nationalité française. Les individus, a-t-il dit, et pas les binationaux, les individus condamnés définitivement pour crimes terroristes, ça ouvre éventuellement une autre voie, une autre voie juridique possible pour vous, Benoît Hamon ? Et si le président ne vous entend pas, s'il s'entête, et s'il choisit, par exemple, d'en appeler au peuple, de convoquer un référendum ? Eh bien, je le souhaite. Vous le souhaitez ? Malgré les sondages actuelles ?
« François Hollande, dans ses voeux, a parlé de déchoir de la nationalité française. Les individus, a-t-il dit, et pas les binationaux, les individus condamnés définitivement pour crimes terroristes, ça ouvre éventuellement une autre voie, une autre voie juridique possible pour vous, Benoît Hamon ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 4:41Voir 2 autres passages
« Et si le président ne vous entend pas, s'il s'entête, et s'il choisit, par exemple, d'en appeler au peuple, de convoquer un référendum ? Eh bien, je le souhaite. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 5:59
« Vous le souhaitez ? Malgré les sondages actuelles ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 6:10
Question 330Benoit Hamon
Il y a même dans l'article 23.7, les français qui sont des noms français, né français qui peuvent être déchus de la nationalité. Qu'est-ce qui justifie que dans la constitution française, ce que Raphaël Glucksmann, un peu avant moi, appelait, qualifié comme ce que nous sommes, la République française, qu'est-ce qui justifie qu'on inscrive cette distinction ?
Réponse à côté
C'est l'inscription dans la constitution qui vous fait horreur, Benoît Hamon, et pas la mesure elle-même. Il y a des mots très forts qui sont prononcés. Les miens sont parfaitement modérés, mesurés.
« C'est l'inscription dans la constitution qui vous fait horreur, Benoît Hamon, et pas la mesure elle-même. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 2:19Voir 1 autre passage
« Il y a des mots très forts qui sont prononcés. Les miens sont parfaitement modérés, mesurés. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 2:30
Question 331Benoit Hamon
Non. Le Front National ne cesse de dire, comme des groupuscules d'extrême droite, comme le bloc identitaire, qu'il y a des Français de papier, ceux qui sont nés sur le sol français, mais de parents étrangers, et des Français de sang. Eux veulent faire la distinction. Dès qu'on fait une distinction, forcément, il y a une hiérarchie qui s'instaure. Forcément, on dira que certains sont plus français que d'autres. Eh bien, moi, je me refuse à ce que, de manière sournoise, cette hiérarchie, finalement, s'installe aussi dans la Constitution. Parce que, dans la réalité, qu'est-ce qui ronge la République ?
Réponse à côté
Référendum, pourquoi pas,
« Référendum, pourquoi pas, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 7:26
Question 332Benoit Hamon
Je souhaite même, je vais vous dire. J'aurais aimé la même énergie pour proposer au Congrès, et que le président de la République dise, comme il l'a dit à ses voeux, aux députés, aux sénateurs, prenez vos responsabilités, qu'on ait proposé le droit de vote des étrangers aux élections locales. On a commencé le quinquennat sur la promesse du droit de vote aux étrangers aux élections locales. Il y a eu les attentats depuis. Soit. On propose maintenant la déchéance de nationalité réservée aux binationaux. Quand nous avons dit, c'est peut-être ce qui a choqué, que c'était une proposition de l'extrême droite, nous sommes-nous trompés ?
Réponse à côté
Référendum, pourquoi pas,
« Référendum, pourquoi pas, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 7:26
Question 333Benoit Hamon
À mes yeux non. Pourquoi ?
Réponse à côté
C'est déjà le cas dans le code civil. Il y a deux catégories de français dans le code civil. Il y a les naturalisés.
« C'est déjà le cas dans le code civil. Il y a deux catégories de français dans le code civil. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 1:52Voir 1 autre passage
« Il y a les naturalisés. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 2:02
Question 334Benoît Hamon ancien ministre, député PS des Yvelines
Vous, pour l'interview du 14 juillet, vous avez dit au journal Atlantico, quelques jours avant, que vous attendiez de la part de François Hollande une clarification du projet européen de la France. Vous êtes déçu ?
Réponse directe
Non, mais il a énoncé un certain nombre d'objectifs qui, moi, me vont bien. Qu'on parle, aujourd'hui, d'harmonisation fiscale, qu'on évoque un agenda social, un gouvernement économique de la zone euro, toutes ces choses-là sont positives. Moi, j'attends un agenda. J'attends qu'on dise à quelle date va-t-on vraiment discuter de la question de l'harmonisation fiscale en Europe, pour éviter que les pays européens se livrent à de la concurrence fiscale entre eux. C'est-à-dire, en clair, aujourd'hui, on baisse les impôts dans un pays pour attirer les entreprises du voisin. Voilà la réalité du projet européen. J'y ajouterai même, et ça, c'est à l'adresse du président de la République, puisque, au…
« Non, mais il a énoncé un certain nombre d'objectifs qui, moi, me vont bien. Qu'on parle, aujourd'hui, d'harmonisation fiscale, qu'on évoque un agenda social, un gouvernement économique de la zone euro, toutes ces choses-là sont positives. Moi, j'attends un agenda. J'attends qu'on dise à quelle date va-t-on vraiment discuter de la question de l'harmonisation fiscale en Europe, pour éviter que les pays européens se livrent à de la concurrence fiscale entre eux. C'est-à-dire, en clair, aujourd'hui, on baisse les impôts dans un pays pour attirer les entreprises du voisin. Voilà la réalité du projet européen. J'y ajouterai même, et ça, c'est à l'adresse du président de la République, puisque, aujourd'hui, il aura des décisions importantes à prendre. Moi, je suis opposé au traité de libre-échange avec les États-Unis, au nom de l'idée que je me fais de la construction européenne. La construction européenne, elle s'est fondée sur un principe, c'était que la dépendance économique entre les pays européens créerait des solidarités de fait. Et on a une théorie née de cela, qui s'appelle le spillover, la théorie de l'engrenage. Plus on serait dépendant économiquement, plus on serait solidaire. Or, aujourd'hui, on constate que l'Union européenne est en panne de solidarité. Eh bien, imaginez demain que les deux principales économies au monde, l'Union européenne et les États-Unis, se lient. Ça aura comme conséquence quoi ? Mais que la dépendance économique des pays européens entre eux va diminuer, et donc que ce continent sera encore moins solidaire qu'il ne l'est aujourd'hui. Je pense, aujourd'hui, que ça n'est pas la priorité que de soutenir un traité de libre-échange avec les États-Unis, dont on attend, comme gain de croissance, 0,3 point de PIB sur le continent européen. Tout ça me paraît... Le jeu n'en vaut pas la chandelle. Voilà un terrain sur lequel on pourrait refaire de la politique, et dire qu'avant d'aller signer des traités de libre-échange avec les États-Unis, il nous paraît important d'approfondir la construction européenne et l'intégration politique. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon ancien ministre, député PS des YvelinesVérifier à 5:48
Question 335Benoît Hamon ancien ministre, député PS des Yvelines
Ancien ministre de l'éducation, député PS des Yvelines. Et on va commencer par une question agenda. Est-ce que vous irez à la fête de la rose de Frangy cette année ?
Réponse partielle
Je ne sais pas. Je crois que je suis encore en vacances à ce moment-là, mais en tout cas, je regarderai ça avec beaucoup d'intérêt. Bon, l'an passé,
« Je ne sais pas. Je crois que je suis encore en vacances à ce moment-là, mais en tout cas, je regarderai ça avec beaucoup d'intérêt. Bon, l'an passé, »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon ancien ministre, député PS des YvelinesVérifier à 0:18
Question 336Benoît Hamon ancien ministre, député PS des Yvelines
vous étiez invité d'honneur. Cette année, c'est Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des Finances grecques. Ce sera fin août, juste avant l'université d'été du PS à La Rochelle. C'est un personnage qui vous intéresse ?
Réponse directe
Oui, je le trouve intéressant. Je le trouve intéressant sur le fond. Je trouve intéressant, en tout cas, le fait que lui et Alexis Tsipras ont réussi à pousser les dirigeants européens à faire de la politique. Alors, il est maintenant, il n'est plus au gouvernement, mais ils étaient pour l'essentiel travaillés ensemble. Avec Tsipras. Et sur le fond, on a réussi, et pourtant c'est un petit pays, la Grèce, ça doit être, je ne sais pas, un huitième du PIB de la France. Et ils ont réussi à pousser les dirigeants européens à reparler politique. Alors l'issue est difficile. Elle est même dure à supporter pour le peuple grec. Mais je trouve en tout cas que, grâce à la Grèce, on se repose les bonne…
« Oui, je le trouve intéressant. Je le trouve intéressant sur le fond. Je trouve intéressant, en tout cas, le fait que lui et Alexis Tsipras ont réussi à pousser les dirigeants européens à faire de la politique. Alors, il est maintenant, il n'est plus au gouvernement, mais ils étaient pour l'essentiel travaillés ensemble. Avec Tsipras. Et sur le fond, on a réussi, et pourtant c'est un petit pays, la Grèce, ça doit être, je ne sais pas, un huitième du PIB de la France. Et ils ont réussi à pousser les dirigeants européens à reparler politique. Alors l'issue est difficile. Elle est même dure à supporter pour le peuple grec. Mais je trouve en tout cas que, grâce à la Grèce, on se repose les bonnes questions. Et parmi ces questions, d'un mot, je trouve... vraiment frappant, moi, au moins, aujourd'hui, que le dirigeant européen ne se pose plus vraiment la question de savoir où nous en sommes en Europe. Et la faiblesse des solidarités entre les États européens. l'obsession, l'obsession à la fois des comptes publics, mais aussi du libre-échange. L'absence d'un agenda qui dise, sur les questions sociales ou sur les questions fiscales, comment on peut améliorer l'intégration européenne. est quelque chose, moi, qui m'inquiète beaucoup, et qui a été particulièrement mis en lumière par la crise grecque. Et j'espère, en même temps, pour être très honnête, aujourd'hui, je ne suis pas très optimiste, mais j'espère que les dirigeants européens sauront tirer quelques leçons sur la nature de la construction européenne de cette crise grecque. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon ancien ministre, député PS des YvelinesVérifier à 0:39
Question 337Benoît Hamon ancien ministre, député PS des Yvelines
Vous avez dit sur Twitter votre respect pour Philippe Noguès, ce député socialiste qui a choisi de quitter les rangs du PS parce qu'il n'approuve plus la politique menée par le gouvernement. Pourquoi est-ce que vous, qu'on appelle les frondeurs, vous ne créez pas un groupe politique à l'Assemblée nationale, indépendant de celui du parti socialiste, puisque vous dépassez après tout largement le palier des 15 députés ?
Réponse à côté
Parce que je suis socialiste, et que j'ai le sentiment qu'aujourd'hui le socialisme, il s'incarne beaucoup dans la parole de celles et ceux qui parfois frondent et disent leur désaccord avec telle mesure de libéralisation de l'économie française. Est-ce que c'est être moins socialiste que de demander qu'on ne limite pas ou qu'on ne plafonne pas les indemnités dont bénéficient les salariés quand ils sont victimes d'un licenciement abusif ? Est-ce que c'est être moins socialiste que d'exiger aujourd'hui qu'on ait des politiques qui en matière de dotation aux collectivités locales permettent à ces mairies, ces départements, ces régions de soutenir le secteur associatif, donc de faire vivre la…
« Parce que je suis socialiste, et que j'ai le sentiment qu'aujourd'hui le socialisme, il s'incarne beaucoup dans la parole de celles et ceux qui parfois frondent et disent leur désaccord avec telle mesure de libéralisation de l'économie française. Est-ce que c'est être moins socialiste que de demander qu'on ne limite pas ou qu'on ne plafonne pas les indemnités dont bénéficient les salariés quand ils sont victimes d'un licenciement abusif ? Est-ce que c'est être moins socialiste que d'exiger aujourd'hui qu'on ait des politiques qui en matière de dotation aux collectivités locales permettent à ces mairies, ces départements, ces régions de soutenir le secteur associatif, donc de faire vivre la République ? Non, je ne crois pas. Et donc, je n'ai pas l'impression d'avoir, moi, accompagné une forme de déplacement du centre de gravité de la vie politique française. Qu'est-ce que moi j'entends ? Je pense que tout le monde l'entend. Et qu'on soit un député socialiste, frondeur ou pas. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon ancien ministre, député PS des YvelinesVérifier à 8:05Voir 2 autres passages
« C'est qu'il y a beaucoup de gens qui s'interrogent sur le fait qu'on soit capable de changer la société. Qu'on soit capable, aujourd'hui, de donner du sens à leur bulletin de vote. Et par rapport à ça, j'observe une forme de grand dérèglement de la vie politique française. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon ancien ministre, député PS des YvelinesVérifier à 9:06
« Mais au-delà de ça, regardez la vie politique française. Vous avez une gauche qui donne le sentiment, parfois, de s'aventurer à droite. »
France Inter — L'invité du week-end · Benoît Hamon ancien ministre, député PS des Yvelines
Question 338Benoît Hamon "Le Parti Socialiste dit trop Je et pas assez Nous" | Archive INA
Au-delà du bestiaire, ce sont ces sept générations qui doivent s'affirmer maintenant ?
Réponse à côté
Moi, je n'ai jamais pensé que la rénovation, ça se résumait au fait de remplacer des gens de 50 ans par des gens de 40 ans. Ça se saurait si, quand on a 10 ans de moins que celui qui vous précède, on était forcément plus intelligent. Moi, je connais des gens de 30 ans qui sont déjà très très vieux. Il y a pas mal d'hommes et de femmes de 70 ans qui ont beaucoup d'énergie et qui sont encore des militants de gauche sincères.
« Moi, je n'ai jamais pensé que la rénovation, ça se résumait au fait de remplacer des gens de 50 ans par des gens de 40 ans. Ça se saurait si, quand on a 10 ans de moins que celui qui vous précède, on était forcément plus intelligent. Moi, je connais des gens de 30 ans qui sont déjà très très vieux. Il y a pas mal d'hommes et de femmes de 70 ans qui ont beaucoup d'énergie et qui sont encore des militants de gauche sincères. »
INA Politique · Benoît Hamon "Le Parti Socialiste dit trop Je et pas assez Nous" | Archive INAVérifier à 0:25
Question 339Benoît Hamon "Le Parti Socialiste dit trop Je et pas assez Nous" | Archive INA
Parlons des idées, le travail, l'autorité, ce sont des valeurs que le PS a laissé à Nicolas Sarkozy. Vous n'avez rien à proposer sur ces thèmes ?
Réponse directe
Attendez, qu'on ne confonde pas la valeur travail dont parle Nicolas Sarkozy, travailler plus pour gagner plus, c'est surtout la possibilité pour les chefs d'entreprise d'avoir recours davantage aux heures supplémentaires, d'augmenter les cadences s'ils le souhaitent et donc de dégrader les conditions de travail des salariés. Les gens qui sont populaires pourtant gagnent plus. Mais on verra, sauf que les salariés savent quand ils sont dans leur entreprise que ce n'est pas eux qui décident de faire des heures supplémentaires, c'est le chef d'entreprise qui décide de les distribuer. Nous, nous pensons que c'est autour de la rémunération du travail, donc du salaire, qu'il faut augmenter le pou…
« Attendez, qu'on ne confonde pas la valeur travail dont parle Nicolas Sarkozy, travailler plus pour gagner plus, c'est surtout la possibilité pour les chefs d'entreprise d'avoir recours davantage aux heures supplémentaires, d'augmenter les cadences s'ils le souhaitent et donc de dégrader les conditions de travail des salariés. Les gens qui sont populaires pourtant gagnent plus. Mais on verra, sauf que les salariés savent quand ils sont dans leur entreprise que ce n'est pas eux qui décident de faire des heures supplémentaires, c'est le chef d'entreprise qui décide de les distribuer. Nous, nous pensons que c'est autour de la rémunération du travail, donc du salaire, qu'il faut augmenter le pouvoir d'achat. De la même manière, nous disions et nous disons encore qu'il faut plafonner les loyers, encadrer la dépense de loyer qui occupe une trop grande place dans les dépenses des ménages. Voilà une manière de soutenir le pouvoir d'achat des ménages, voilà un terrain sur lequel nous aurions pu être efficaces quand par ailleurs, et là observons le contenu des politiques de Nicolas Sarkozy, qui a mis en place une mesure de 13 milliards de cadeaux fiscaux à des destinations des plus riches. Il y a un exemple qui est simple, que tous les économistes utilisent. Quand vous donnez 100 euros à une personne qui a déjà beaucoup d'argent, en général, elle l'épargne. Quand vous donnez 100 euros à une personne qui en a besoin, qui est modeste, en général, elle la consomme. Elle a réinvesti dans l'économie réelle, et ça fait derrière des carnets de commande de nos entreprises qui se remplissent et des emplois. Mais ce n'est pas le choix qu'a fait Nicolas Sarkozy. Il a fait d'abord un choix idéologique et doctrinal. Nous aurions fait le choix radicalement inverse. »
INA Politique · Benoît Hamon "Le Parti Socialiste dit trop Je et pas assez Nous" | Archive INAVérifier à 1:50
Question 340Benoit Hamon
En attendant, votre voisin, votre patron, même à Bercy, vous avez vu ce qu'il a dit hier, si on ne fait rien, le déficit sera de 5% cette année, il faudra donc trouver 10 milliards d'euros, en économie nouvelle, et en impôts supplémentaires. On comprend que les douceurs, c'est maintenant, avant les législatives, et que les coups de bâton, ce sera après les élections ?
Réponse directe
Non, je récuse cette analyse-là, il n'y aura pas les douceurs avant, et les coups de bâton derrière. 10 milliards à trouver ? Non, la preuve, le président de la République avait dit, toute dépense nouvelle, toute mesure nouvelle, sera gagée par quoi ? Ou par une recette supplémentaire, ou par une économie équivalente. Quand nous finançons... Mais là, il faut faire plus. Non, mais quand nous finançons le décret sur les 60 ans, nous dégageons la recette nouvelle. Oui, ça c'est neutre, mais il faut 10 milliards en plus. Pareil, sur les profs que nous mettrons en plus dans les écoles, il y aura ou une recette nouvelle, ou une économie équivalente. Mais la règle, elle est simple, ce qui ne veut…
« Non, je récuse cette analyse-là, il n'y aura pas les douceurs avant, et les coups de bâton derrière. 10 milliards à trouver ? Non, la preuve, le président de la République avait dit, toute dépense nouvelle, toute mesure nouvelle, sera gagée par quoi ? Ou par une recette supplémentaire, ou par une économie équivalente. Quand nous finançons... Mais là, il faut faire plus. Non, mais quand nous finançons le décret sur les 60 ans, nous dégageons la recette nouvelle. Oui, ça c'est neutre, mais il faut 10 milliards en plus. Pareil, sur les profs que nous mettrons en plus dans les écoles, il y aura ou une recette nouvelle, ou une économie équivalente. Mais la règle, elle est simple, ce qui ne veut pas dire que nous nous détournerons de l'objectif qui est d'améliorer la situation et la vie des Français. Et ça va se voir. Je vous assure que ça va se voir. Et si effectivement, ça doit nous amener à ce que le niveau, en tout cas, le niveau des contributions, notamment des plus riches des entreprises, et des plus riches des Français, changent, et bien oui, ce sera... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 9:00
Question 341Benoit Hamon
42 ans ?
Réponse à côté
Aujourd'hui, la loi est celle-là. La discussion, nous verrons ce sur quoi elle portera. Il y a des syndicats aujourd'hui qui souhaitent que l'on remette en cause cela. Nous discuterons, je vous dis, tout sera sur la table.
« Aujourd'hui, la loi est celle-là. La discussion, nous verrons ce sur quoi elle portera. Il y a des syndicats aujourd'hui qui souhaitent que l'on remette en cause cela. Nous discuterons, je vous dis, tout sera sur la table. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 3:49
Question 342Benoit Hamon
Y compris des membres du Parti Communiste, des membres du Front de Gauche, pour un gouvernement élargi après les législatives ?
Réponse partielle
S'ils souhaitaient participer à une majorité parlementaire, mais on en discutera avec eux, moi je souhaite que plus large sera l'unité de la gauche, mieux seront réunies les conditions pour faire réussir la gauche. J'insiste là-dessus, parce que c'est justement parce que c'est compliqué en ce moment. C'est justement parce qu'il y a les agences de notation, les marchés financiers, un contexte économique en Europe, une commission européenne qui n'a pas exactement les mêmes orientations que nous. C'est justement pour ces raisons-là qu'il vaut mieux être resserré, rassemblé pour réussir. On n'aura aucun problème à construire des politiques de l'emploi qui soient plus favorables aux salariés, à…
« S'ils souhaitaient participer à une majorité parlementaire, mais on en discutera avec eux, moi je souhaite que plus large sera l'unité de la gauche, mieux seront réunies les conditions pour faire réussir la gauche. J'insiste là-dessus, parce que c'est justement parce que c'est compliqué en ce moment. C'est justement parce qu'il y a les agences de notation, les marchés financiers, un contexte économique en Europe, une commission européenne qui n'a pas exactement les mêmes orientations que nous. C'est justement pour ces raisons-là qu'il vaut mieux être resserré, rassemblé pour réussir. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 5:25
Question 343Benoit Hamon
Il y a toujours une aile gauche, le courant ne sera pas déçu au sein du Parti Socialiste, c'est Henri Emanuelli qui l'incarne, c'est qui ?
Réponse à côté
On incarne collectivement une sensibilité du Parti Socialiste, mais en l'occurrence, cette sensibilité comme d'autres, aujourd'hui, veulent contribuer à faire réussir la gauche. Je dis ça pourquoi ? Parce que c'est trop facile de se mettre à l'extérieur des choses pour regarder les autres gouvernés et constater qu'ils ne font jamais assez bien. Nous, nous voulons, comme tous les socialistes, au-delà Europe Écologie des Verts, et moi je souhaite le plus grand nombre d'hommes et de femmes de gauche, nous voulons faire réussir la gauche.
« On incarne collectivement une sensibilité du Parti Socialiste, mais en l'occurrence, cette sensibilité comme d'autres, aujourd'hui, veulent contribuer à faire réussir la gauche. Je dis ça pourquoi ? Parce que c'est trop facile de se mettre à l'extérieur des choses pour regarder les autres gouvernés et constater qu'ils ne font jamais assez bien. Nous, nous voulons, comme tous les socialistes, au-delà Europe Écologie des Verts, et moi je souhaite le plus grand nombre d'hommes et de femmes de gauche, nous voulons faire réussir la gauche. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 4:52
Question 344Benoit Hamon
L'aile gauche du PS que vous avez incarné, Benoît Hamon... Pourquoi vous mettez ça à l'imparfait ?
Réponse à côté
Ah donc, ça existe encore ?
« Ah donc, ça existe encore ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 4:35
Question 345Benoit Hamon
Tout sera sur la table, dites-vous Benoît Hamon, y compris donc le cœur de la réforme Sarkozy dont vous disiez que c'était une injustice absolue qui font qu'aujourd'hui les 62 ans demeurent la règle et les 60 ans l'exception.
Réponse directe
Mais nous avions dit quoi ? Nous avions dit que le recul de l'âge légal, l'allongement de la durée de cotisation, les conditions du financement de cette réforme, le fait que les revenus du capital n'étaient mis en contribution que de manière très marginale, que tout ça amenait non seulement à ce que notre système ne soit pas équilibré, mais que de surcroît on faisait peser l'effort sur qui ? Il n'est pas plus équilibré aujourd'hui. Sur les salariés. C'est pour ça que, aussi bien sur la question des 67 ans, le fait qu'aujourd'hui l'âge de départ à la retraite, l'âge légal à taux plein soit à 67 ans, ce qui touche beaucoup les femmes, cette question sera discutée. Tout sera discuté, tout sera…
« Mais nous avions dit quoi ? Nous avions dit que le recul de l'âge légal, l'allongement de la durée de cotisation, les conditions du financement de cette réforme, le fait que les revenus du capital n'étaient mis en contribution que de manière très marginale, que tout ça amenait non seulement à ce que notre système ne soit pas équilibré, mais que de surcroît on faisait peser l'effort sur qui ? Il n'est pas plus équilibré aujourd'hui. Sur les salariés. C'est pour ça que, aussi bien sur la question des 67 ans, le fait qu'aujourd'hui l'âge de départ à la retraite, l'âge légal à taux plein soit à 67 ans, ce qui touche beaucoup les femmes, cette question sera discutée. Tout sera discuté, tout sera mis sur la table. Nous connaissons les positions des uns et des autres, mais en attendant, le souci qui sera celui du gouvernement, je le redis, le président de la République nous a donné à tous, d'ailleurs, une feuille de route assez simple. Oui, nous voulons reprendre la marge du progrès social, mais nous ne pouvons le faire que dans le cadre d'un contexte économique qui doit nous amener aussi à être vertueux sur le plan du respect des grands équilibres, comme on dit, mais il y a de la marge. Il y a matière à faire, la preuve. La preuve, ce qu'on a fait sur l'allocation de rentrée scolaire, la preuve, ce que l'on fait sur les 60 ans, et la preuve, ce que nous continuerons à faire tout au long des mois qui viennent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 2:36
Question 346Benoit Hamon
41,5 ?
Réponse à côté
Aujourd'hui, la loi est celle-là. La discussion, nous verrons ce sur quoi elle portera. Il y a des syndicats aujourd'hui qui souhaitent que l'on remette en cause cela. Nous discuterons, je vous dis, tout sera sur la table.
« Aujourd'hui, la loi est celle-là. La discussion, nous verrons ce sur quoi elle portera. Il y a des syndicats aujourd'hui qui souhaitent que l'on remette en cause cela. Nous discuterons, je vous dis, tout sera sur la table. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 3:49
Question 347Benoit Hamon
Un dernier mot sur les retraites, Benoît Hamon. Les durées de cotisation vont continuer d'augmenter ?
Réponse à côté
Aujourd'hui, la loi est celle-là. La discussion, nous verrons ce sur quoi elle portera. Il y a des syndicats aujourd'hui qui souhaitent que l'on remette en cause cela. Nous discuterons, je vous dis, tout sera sur la table.
« Aujourd'hui, la loi est celle-là. La discussion, nous verrons ce sur quoi elle portera. Il y a des syndicats aujourd'hui qui souhaitent que l'on remette en cause cela. Nous discuterons, je vous dis, tout sera sur la table. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 3:49
Question 348Benoit Hamon
Ça a encore un sens ?
Réponse partielle
Non, mais je m'amuse de cela. Oui, oui, ça... Non, non, mais ça... L'aile gauche, ça existe ? Je n'ai pas changé d'avis, j'ai toujours les mêmes opinions, les mêmes convictions, et c'est pour ça que je suis au gouvernement, d'ailleurs.
« Non, mais je m'amuse de cela. Oui, oui, ça... Non, non, mais ça... L'aile gauche, ça existe ? Je n'ai pas changé d'avis, j'ai toujours les mêmes opinions, les mêmes convictions, et c'est pour ça que je suis au gouvernement, d'ailleurs. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 4:37
Question 349Benoit Hamon
Je m'en réjouis d'avance. Le cannabis, enfin, dernière question. Le cannabis, c'est pour rebondir sur la chronique de Bernard Guetta que vous avez entendue. C'est un débat interdit ?
Réponse directe
Absolument pas. Mais il y a une position qui était celle de Cécile Duflo sur la dépénalisation de l'usage du cannabis, devrait-on dire d'ailleurs, puisqu'on confond dépénalisation et légalisation, puisqu'à évoquer Bernard Guetta, c'est objectivement une réalité économique. Le fait qu'il y a aujourd'hui une collusion entre les grands réseaux de trafic de drogue et un certain nombre de réseaux terroristes, notamment au Sahel, qu'il y a aujourd'hui un financement, qui est un financement, voire même des protections qui sont rendues par les uns et les autres, et que c'est une situation extrêmement préoccupante. Le ministre n'a pas accueilli ce débat-là en disant avec passion, il a dit que ce n'e…
« Absolument pas. Mais il y a une position qui était celle de Cécile Duflo sur la dépénalisation de l'usage du cannabis, devrait-on dire d'ailleurs, puisqu'on confond dépénalisation et légalisation, puisqu'à évoquer Bernard Guetta, c'est objectivement une réalité économique. Le fait qu'il y a aujourd'hui une collusion entre les grands réseaux de trafic de drogue et un certain nombre de réseaux terroristes, notamment au Sahel, qu'il y a aujourd'hui un financement, qui est un financement, voire même des protections qui sont rendues par les uns et les autres, et que c'est une situation extrêmement préoccupante. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 10:23Voir 1 autre passage
« Le ministre n'a pas accueilli ce débat-là en disant avec passion, il a dit que ce n'est pas d'actualité. Donc ce n'est pas d'actualité quand ça le sera, on en reparlera. Non, mais on en reparlera. Mais on ne débat pas pour une société qu'on ne débat pas, ça fait à peu près 48 heures qu'on ne parle que de ça. »
Donc il y aura seulement des impôts et pas d'économies ?
Réponse directe
Mais si, il y aura sans doute des mesures d'économie, parce qu'elles sont toujours toutes possibles, toujours possibles ces économies. Il y a des secteurs dans lesquels, effectivement, on peut faire des économies. Mais aujourd'hui, la ligne, elle est claire. Mais dites-le-vous, vous continuerez à être surpris par la capacité de ce gouvernement à changer la vie des Français. Surprenez-nous.
« Mais si, il y aura sans doute des mesures d'économie, parce qu'elles sont toujours toutes possibles, toujours possibles ces économies. Il y a des secteurs dans lesquels, effectivement, on peut faire des économies. Mais aujourd'hui, la ligne, elle est claire. Mais dites-le-vous, vous continuerez à être surpris par la capacité de ce gouvernement à changer la vie des Français. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoit HamonVérifier à 9:53
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
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« il faut... Cette dimension du calcul personnel est forte. Puis la deuxième chose, c'est qu'à l'évidence, il s'est lui-même radicalisé. Au fond, ce qu'il offre dans la corbeille de mariage entre la droite et l'extrême droite, c'est le cadavre de l'État de droit, justement. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 16:54
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:06Voir 2 autres passages
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:06
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 13:12Voir 2 autres passages
« que là où nos représentations collectives mettent la valeur dans la richesse concrète notre contribution à cette ci etc c'est certain que là il y a un biais qui est un biais qui ne correspond pas à l'idéal d'une société telle qu'on pourrait le partager néanmoins à cette étape aujourd'hui nous ce qui nous paraît important c'est d'essayer de désamorcer la contagion des préjugés et des biais et c'est pour ça qu'on pense chez Singa qu'un boulanger kurde qui s'installe dans un village de la Creuse a 100 fois plus d'efficacité sur les représentations que 10 fois cette émission en documentaire dans le même village et qu'il est pour nous crucial de provoquer la rencontre ce qui est intéressant en tout cas vous avez mis un peu là c'est un réseau d'accueil aussi qui s'appelle J'accueil qui est de l'hébergement par les citoyens sur de la longue durée de 3 mois minimum jusqu'à 18 mois qui est un dispositif qui marche très très bien qu'on a lancé en 2015 que moi j'ai repris plus récemment je suis président de J'accueil d'ailleurs et qui est un programme dont les impacts sont incroyables qui coûte beaucoup moins cher à la puissance publique que le fait d'acheter des nuités dans des foyers d'hébergement et qui permet parce que quand on est en immersion dans une famille d'apprendre plus vite le français de connecter avec le réseau qui ne voit pas que pour trouver du boulot dans ce pays il faut du réseau et nous ce qu'on prête en fait c'est pas du capital économique c'est du capital social c'est le réseau des gens qui accueillent c'est le réseau de nos mentors dans nos programmes et ce qu'on essaye de faire à partir de ces preuves de l'inclusion c'est construire un plaidoyer en clair mettant nos voiles là où il y a du vent quand il y a une actualité on essaye d'y raccrocher les enjeux migratoires pour proposer un autre regard et notamment un regard beaucoup plus positif quand il y a eu les universités du MEDEF là de rentrée on a rappelé que 15% des entreprises créées dans ce pays le sont par des étrangers je parle pas d'immigrés parce que dans les immigrés on compte les étrangers mais aussi ceux qui ont été naturalisés dans les statistiques où vous avez aujourd'hui 10,7% de la population qui est immigrée vous avez Emmanuel Valls parce qu'il est né catalan même s'il est français alors que quand on compte juste les étrangers 15% des entreprises créées le sont par des étrangers donc ça dit aujourd'hui que leur contribution à la création de valeurs à l'initiative à l'innovation elle est tout sauf mince tout sauf mince »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06Voir 2 autres passages
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On en a eu pas mal. En vérité, on dégustait plutôt qu'on ne l'emportait. Encore que ce n'a pas toujours été vrai. Mais, bon, il y en a eu plein. À Brest, notamment, parce qu'à Brest, il y a une tradition qui est liée à la marine nationale, qui s'appelle la royale elle-même. Et donc, il y a toujours eu un terreau favorable aux idées royalistes, réagles, extrême droite. Même si la Bretagne est longtemps restée très imperméable à Le Pen. Et si Brest s'appelait Brest-la-Rouge, pas pour rien, parce qu'il y avait des ouvriers, des arsenaux, qui constituaient quand même la masse des habitants. Mais il y avait, dans les collages la nuit, parce qu'à l'époque, on faisait des collages, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 7:33Voir 2 autres passages
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 15 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06Voir 2 autres passages
« employée de Singa donc elle a dû se nourrir évidemment de tout ce qu'on fait en Europe mais maintenant on est capable nous aujourd'hui dans la manière dont on a tourné notre plaidoyer par exemple de greffer notre plaidoyer sur ce qui se passe sur le dossier des retraites par exemple quand il y a eu les manifestations contre le report de l'âge légal à 64 ans qu'est-ce qu'a fait Singa on a pris le sujet des retraites on a dit ok bon bah alors essayons d'imaginer et parlons à des électeurs du RN qui sont contre le report de l'âge légal à 64 ans qui ont été manifestés avec des électeurs de gauche etc et disons clairement que si on applique le programme du RN c'est-à-dire si on arrête l'immigration si on expulse les travailleurs étrangers on se prive donc d'un strict point de vue utilitariste des cotisations des travailleurs étrangers et là l'âge légal de départ à la retraite le débat il sera plus de 64 ans il sera 66 67 68 ans à très court terme ou alors la baisse des pensions si on veut équilibrer le système c'est-à-dire c'est ou les retraités paieront moins s'il n'y a pas de travailleurs étrangers ou alors il faudra partir plus tard »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 23:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et c'est comme ça que ça doit marcher, etc. Et il y a là quelque chose de très puissant qui, à droite, par ailleurs, contamine un terrain qui était déjà conquis chez beaucoup d'électeurs et de militants de la droite. Mais à cela, je pense qu'il y a une autre lecture qui est une lecture plus historique qui doit nous amener à essayer de regarder la droite française pour ce qu'elle est aussi. Je vous conseille l'excellent bouquin de Laurent Joly sur la question de Vichy, où Laurent Joly, l'historien, analyse combien ce régime n'était pas un régime autoritaire, comme on l'entend, mais bien une dictature. Et il revient sur la genèse, ce basculement vers la fin de la République et la dictature. Et c'est intéressant parce qu'on avait eu le livre de Chapoutot sur les irresponsables qui observait comment le patronat allemand fait le choix, le capital, fait le choix de l'extrême droite en disant qu'ils sont trop crétins, on va réussir à les manipuler. Et à la fin... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 17:19Voir 2 autres passages
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51Voir 2 autres passages
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 13:12Voir 2 autres passages
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 28 observations33 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31Voir 2 autres passages
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées6 juin 2021 au 6 mai 2024 · 7 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28Voir 2 autres passages
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 26:24
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« toujours autour de la fac, en général, ou sur les parkings, ou sur les points de collage, des bagarres assez spectaculaires. Surtout aussi, les parties où on se courait après. C'est de la chasse, mais un jour tu chasses, un jour tu es chassé. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 8:17
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58