110 000 salariés en plus autorisés à arrêter de travailler à 60 ans, soit un nouveau retraité sur 6. Convenez-vous qu'on est plus dans le symbole que dans la grande réforme sociale ?
Réponse directeC'est d'abord une reconquête sociale. C'est une très bonne nouvelle pour 110 000 salariés qui ne vont pas avoir à travailler 2 ans de plus pour des femmes dont on va tenir compte désormais des congés maternités. Nous avons ajouté 2 trimestres de plus pour des salariés qui ont pu avoir des interruptions de carrière, être au chômage et dont 2 trimestres vont être comptés dans le calcul de leur retraite et qui vont pouvoir partir à 60 ans, à taux plein, au terme d'une vie de travail qui les amène à vouloir, désirer, jouir aujourd'hui d'une retraite bien méritée. Et donc c'est une bonne nouvelle. Vous ne me le direz pas, Benoît Hamon, mais je suis sûr que vous pensez qu'on aurait pu faire plus.…
« C'est d'abord une reconquête sociale. C'est une très bonne nouvelle pour 110 000 salariés qui ne vont pas avoir à travailler 2 ans de plus pour des femmes dont on va tenir compte désormais des congés maternités. Nous avons ajouté 2 trimestres de plus pour des salariés qui ont pu avoir des interruptions de carrière, être au chômage et dont 2 trimestres vont être comptés dans le calcul de leur retraite et qui vont pouvoir partir à 60 ans, à taux plein, au terme d'une vie de travail qui les amène à vouloir, désirer, jouir aujourd'hui d'une retraite bien méritée. Et donc c'est une bonne nouvelle. Vous ne me le direz pas, Benoît Hamon, mais je suis sûr que vous pensez qu'on aurait pu faire plus. Mais si la situation économique l'avait permis, nous aurions toujours pu faire plus dans l'absolu. Nous avions touché au cœur de la réforme Sarkozy ? Ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui nous avons une réforme qui est financée. Et le plus important était de dire comment nous finançons cela et comment à l'euro près nous arrivons à assurer cette réforme qui est une réforme de justice sociale et, je vais même plus loin, de progrès social. Mais après nous tenons compte de la réalité économique et la réalité économique nous amène aujourd'hui à poser par ailleurs la question du financement du système de retraite dans la négociation sociale. Nous l'aborderons, nous aborderons toutes les questions, tout sera sur la table. Mais dans l'immédiat, il y avait un engagement du président de la République. Il avait dit qu'il le ferait, qu'il le ferait dès les premières semaines de l'exercice du pouvoir. Il l'a fait et 110 000 personnes vont pouvoir partir à la retraite à 60 ans, à taux plein. »
