Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
7 juin 2012 au 14 févr. 2026
Questions
351
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 351 questions évaluables
Réponse directe
148
Réponse partielle
61
Réponse à côté
142
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 276 à 300 sur 352
Question 276Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"
Si vous gagnez, vous tenterez de dialoguer, comme vous l'avez dit, avec Emmanuel Macron et avec Jean-Luc Mélenchon ?
Réponse directe
Je tenterai, oui, je ne suis pas dupe des portes closes auxquelles je risque de me cogner.
« Je tenterai, oui, je ne suis pas dupe des portes closes auxquelles je risque de me cogner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"Vérifier à 4:55
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 277Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"
Que vous serez à coup sûr candidat à la présidentielle ?
Réponse à côté
il y a la légitimité des appareils, ceux qui sont désignés par leur appareil et ceux qui sont désignés par les électeurs. Alors, moi, je me suis mis en situation de gagner comme de perdre, de confronter mes idées à la réalité, d'observer aujourd'hui que les Français me mettent en tête à raison des choix politiques que j'ai faits, qui n'étaient pas simples. Je me souviens encore, on m'a dit, tous les sujets que vous défendez sont minoritaires. Ce n'est plus vrai, le revenu universel est aujourd'hui majoritaire dans l'opinion. C'est compliqué, je reconnais. Et c'est en marchant qu'on apprend à marcher. Sur une partie de ces solutions, on construit, on fabrique aujourd'hui des réponses à des s…
« il y a la légitimité des appareils, ceux qui sont désignés par leur appareil et ceux qui sont désignés par les électeurs. Alors, moi, je me suis mis en situation de gagner comme de perdre, de confronter mes idées à la réalité, d'observer aujourd'hui que les Français me mettent en tête à raison des choix politiques que j'ai faits, qui n'étaient pas simples. Je me souviens encore, on m'a dit, tous les sujets que vous défendez sont minoritaires. Ce n'est plus vrai, le revenu universel est aujourd'hui majoritaire dans l'opinion. C'est compliqué, je reconnais. Et c'est en marchant qu'on apprend à marcher. Sur une partie de ces solutions, on construit, on fabrique aujourd'hui des réponses à des solidarités qui sont manquantes. Eh bien, moi, je sors de cette élection avec davantage de force et de conviction que l'on peut gagner qu'avant. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"Vérifier à 6:14Voir 1 autre passage
« Tout ça, c'est de la vieille politique. Si c'est ce genre d'argument qui est utilisé, je les lui laisse. Moi, je ne pense pas que... Je n'ai pas dénigré qui que ce soit dans cette campagne. Je ne procède pas par Oukaz. Je suis ravi de débattre avec lui. J'espère qu'il aura un deuxième argument. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"Vérifier à 7:01
Question 278Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"
Bon, dialoguer donc pour aboutir à quoi ?
Réponse partielle
Poser le rassemblement, c'est prendre les choses dans l'ordre. Et ce que ceux qui nous ont précédés ont fait auparavant, c'est identifier les points sur lesquels un projet politique peut se construire. Il me semble aujourd'hui qu'au regard de l'urgence écologique et sociale, il y a matière à construire ensemble ce programme commun, peut-être même beaucoup plus facilement que cela ne l'était il y a de cela 20 ou 30 ans. Donc on verra. Moi, j'aspire à cela. En tout cas, si je suis choisi comme candidat dimanche, j'aurais la légitimité démocratique d'un vote du peuple de gauche.
« Poser le rassemblement, c'est prendre les choses dans l'ordre. Et ce que ceux qui nous ont précédés ont fait auparavant, c'est identifier les points sur lesquels un projet politique peut se construire. Il me semble aujourd'hui qu'au regard de l'urgence écologique et sociale, il y a matière à construire ensemble ce programme commun, peut-être même beaucoup plus facilement que cela ne l'était il y a de cela 20 ou 30 ans. Donc on verra. Moi, j'aspire à cela. En tout cas, si je suis choisi comme candidat dimanche, j'aurais la légitimité démocratique d'un vote du peuple de gauche. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"Vérifier à 5:31
Question 279Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"
Ceux qui ont voté pour vous, pensez-vous, pensent que vous pouvez gagner l'élection présidentielle ?
Réponse directe
Écoutez, je le crois, en tout cas ceux qui ont voté pour moi, oui, je le crois, mais je vais démarrer dans cette primaire à 7 ou 8%. Vous savez, ça apprend l'humilité, et ça devrait l'apprendre d'ailleurs à tout le monde. C'est qu'il faut regarder les débats politiques pour ce qu'ils sont, les dynamiques se construisent au fur et à mesure. Ce qui me donne de la force, je vais vous dire, c'est que j'ai vu beaucoup, beaucoup, beaucoup de jeunes actifs s'emparer de cette élection et décider que ce qui va se fabriquer à l'occasion de l'élection présidentielle, ils voulaient peser dessus, parce qu'ils n'ont pas trop envie, et je les comprends, que les règles du jeu soient déterminées seulement p…
« Écoutez, je le crois, en tout cas ceux qui ont voté pour moi, oui, je le crois, mais je vais démarrer dans cette primaire à 7 ou 8%. Vous savez, ça apprend l'humilité, et ça devrait l'apprendre d'ailleurs à tout le monde. C'est qu'il faut regarder les débats politiques pour ce qu'ils sont, les dynamiques se construisent au fur et à mesure. Ce qui me donne de la force, je vais vous dire, c'est que j'ai vu beaucoup, beaucoup, beaucoup de jeunes actifs s'emparer de cette élection et décider que ce qui va se fabriquer à l'occasion de l'élection présidentielle, ils voulaient peser dessus, parce qu'ils n'ont pas trop envie, et je les comprends, que les règles du jeu soient déterminées seulement par des générations qui ont connu le travail à une époque où il était facile d'avoir un emploi, où on connaissait des carrières linéaires, où on ne craignait pas que le réchauffement climatique mette en danger notre cadre de vie et la planète. Je pense que ces femmes et ces hommes, plutôt jeunes, il n'y a pas qu'eux, mais ont décidé de peser sur cette élection présidentielle et je m'en réjouis. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"Vérifier à 2:56
Question 280Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"
Des portes closes ou d'un dialogue ou d'une impasse ?
Réponse partielle
Sur le fond, le dialogue est possible. Il est parfaitement possible quand on parle de planification écologique, quand on parle de VIème République, quand on parle de République bienveillante. La question est, ceux-là veulent-ils parler ? Voilà, mais je pense que vouloir la mort du PS, ça ne fait pas un projet politique.
« Sur le fond, le dialogue est possible. Il est parfaitement possible quand on parle de planification écologique, quand on parle de VIème République, quand on parle de République bienveillante. La question est, ceux-là veulent-ils parler ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La volonté de tourner la page est claire"Vérifier à 5:07
Question 281Valls, Hamon, Montebourg : c'est serré ! #cdanslair du 13-01-2017
Elisabeth Martichoux, ils se sont fait des clins d'œil pendant le débat, ils se sont un petit peu... Non ?
Réponse à côté
oui je suis candidat à l'élection présidentielle et je participerai à la primaire organisée par le parti socialiste et pourquoi parce que moi je souhaite que demain nous pensions la protection sociale en fonction de ce que seront ou de ce que sera l'existence
« oui je suis candidat à l'élection présidentielle et je participerai à la primaire organisée par le parti socialiste et pourquoi parce que »
C dans l'air · Valls, Hamon, Montebourg : c'est serré ! #cdanslair du 13-01-2017Vérifier à 43:28Voir 1 autre passage
« moi je souhaite que demain nous pensions la protection sociale en fonction de ce que seront ou de ce que sera l'existence »
C dans l'air · Valls, Hamon, Montebourg : c'est serré ! #cdanslair du 13-01-2017Vérifier à 44:11
Question 282Valls, Hamon, Montebourg : c'est serré ! #cdanslair du 13-01-2017
Vous le baissez à combien ?
Réponse à côté
Il faut ensuite, et c'est juste, redonner du pouvoir d'achat. C'est pour ça que je propose un bouclier fiscal pour les plus modestes. Ceux qui payent les tranches les plus basses de l'impôt sur le revenu ou ceux qui ne payent pas du tout. 16 millions de foyers français ont vu leurs impôts locaux considérablement augmentés. On avait fait dans ce pays un bouclier fiscal pour les plus riches.
« Il faut ensuite, et c'est juste, redonner du pouvoir d'achat. C'est pour ça que je propose un bouclier fiscal pour les plus modestes. Ceux qui payent les tranches les plus basses de l'impôt sur le revenu ou ceux qui ne payent pas du tout. 16 millions de foyers français ont vu leurs impôts locaux considérablement augmentés. On avait fait dans ce pays un bouclier fiscal pour les plus riches. »
C dans l'air · Valls, Hamon, Montebourg : c'est serré ! #cdanslair du 13-01-2017Vérifier à 15:05
Question 283Valls, Hamon, Montebourg : c'est serré ! #cdanslair du 13-01-2017
Pas spécialement ?
Réponse à côté
oui je suis candidat à l'élection présidentielle et je participerai à la primaire organisée par le parti socialiste et pourquoi parce que moi je souhaite que demain nous pensions la protection sociale en fonction de ce que seront ou de ce que sera l'existence
« oui je suis candidat à l'élection présidentielle et je participerai à la primaire organisée par le parti socialiste et pourquoi parce que »
C dans l'air · Valls, Hamon, Montebourg : c'est serré ! #cdanslair du 13-01-2017Vérifier à 43:28Voir 1 autre passage
« moi je souhaite que demain nous pensions la protection sociale en fonction de ce que seront ou de ce que sera l'existence »
C dans l'air · Valls, Hamon, Montebourg : c'est serré ! #cdanslair du 13-01-2017Vérifier à 44:11
Question 284Revenu universel : Benoît Hamon ne veut pas qu'"on règle le chômage à coup de pauvreté"
oui. Et elle l'a accepté, là ?
Réponse directe
est en voie d'homologation, je crois qu'il est accepté, oui.
« est en voie d'homologation, je crois qu'il est accepté, oui. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Revenu universel : Benoît Hamon ne veut pas qu'"on règle le chômage à coup de pauvreté"Vérifier à 15:01
Question 285Revenu universel : Benoît Hamon ne veut pas qu'"on règle le chômage à coup de pauvreté"
que ça veut dire qu'il faut élargir le champ, par exemple ?
Réponse à côté
'opérations, qui sont des opérations où la France protège ses intérêts fondamentaux, qui peuvent supposer parfois de prendre des décisions qui consistent à demander une intervention du service d'action de DGSE, de nos forces spéciales, là où on protège nos intérêts. Ces décisions, elles ne peuvent pas se prendre dans le cadre d'une commission parlementaire. Elles doivent être contrôlées a posteriori par le Parlement, mais au moment de les prendre, ça relève du président de la République. Et je pense qu'il faut que cela reste ainsi, et de son état-major, etc. Mais voilà, je vous ai dit ma position. Pas de politique
« 'opérations, qui sont des opérations où la France protège ses intérêts fondamentaux, qui peuvent supposer parfois de prendre des décisions qui consistent à demander une intervention du service d'action de »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Revenu universel : Benoît Hamon ne veut pas qu'"on règle le chômage à coup de pauvreté"Vérifier à 21:56Voir 1 autre passage
« DGSE, de nos forces spéciales, là où on protège nos intérêts. Ces décisions, elles ne peuvent pas se prendre dans le cadre d'une commission parlementaire. Elles doivent être contrôlées a posteriori par le Parlement, mais au moment de les prendre, ça relève du président de la République. Et je pense qu'il faut que cela reste ainsi, et de son état-major, etc. Mais voilà, je vous ai dit ma position. Pas de politique »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Revenu universel : Benoît Hamon ne veut pas qu'"on règle le chômage à coup de pauvreté"Vérifier à 22:07
Question 286Benoît Hamon : le revenu universel, "un moyen d'éradiquer la pauvreté"
Empêtré. On en parlera avec Benoît Hamon. Nathalie Saint-Cricq qu'est-ce qui vous a marqué vous alors ?
Réponse à côté
Bonjour Benoît Hamon. Benoît Hamon, vous seriez donc ce candidat initialement inoffensif dont personne du coup ne s'est méfié mais qui serait désormais sérieusement en train de monter à deux semaines tout juste du premier tour de la primaire de la gauche. Autrement dit, vous seriez donc un quasi inconnu dont les bonnes idées auraient fini par vous révéler. Sauf que quasi inconnu d'abord, vous ne l'êtes pas. Enfin si, du grand public qui vient de découvrir votre air sympathique, vos jolis yeux clairs et vos épaules pas forcément charismatiques. En revanche, Benoît Hamon, vous êtes fort bien installé depuis très longtemps maintenant dans toute la classe médiatico-politique. Cela fait 30 ans q…
« Merci Karine Becker. Benoît Hamon, un commentaire à ce portrait ? Il y a du vrai. Mais vous avez haussé les épaules souvent. Vous n'épaules pas très charismatiques. Non, non, non. Je cite. Non mais c'est toujours délicat ce genre d'exercice, d'abord pour l'auteur de l'exercice lui-même. Merci. Et puis pour celui qui l'écoute, parce qu'il y a des parties prises que je comprends parfaitement dans un exercice journalistique et qu'on ne se reconnaît jamais véritablement dans aucun portrait, je suis d'accord sur une chose, j'ai échangé avec le ministère de l'économie sociale et solidaire dans la découverte en tout cas de modèles entrepreneuriaux, d'entreprises qui choisissent d'être privées non lucratives et donc de consacrer l'essentiel de leurs bénéfices à la réinjecter dans l'activité de l'entreprise elle-même et qu'il y avait des formes de conciliation entre la recherche du développement économique, donc dans l'enrichissement de l'entreprise et de l'impact social et environnemental de l'activité de cette entreprise qui me sont apparues comme très prometteuses et qu'il fallait développer. Je crois qu'il y a là une voie incontestable pour la France, surtout qu'on a une excellence dans ce domaine-là, dans le domaine du logement social, dans le domaine de la complémentaire santé des mutuelles, dans le domaine de l'insertion par l'activité économique, qui peut être un argument même dans les stratégies d'influence de la France. Il me semble qu'il y a un modèle français autour de l'économie sociale et solidaire qu'il faut pouvoir valoriser et pas simplement considérer que la diplomatie de la France consiste à défendre nos intérêts, vendre quelques missiles, avions et autres génies civils. Il y a dans le modèle social français à exporter aussi un peu de notre système de santé. »
France Inter — Questions politiques · Benoît Hamon : le revenu universel, "un moyen d'éradiquer la pauvreté"Vérifier à 15:00Voir 2 autres passages
« Référence au sondage qu'il vous donne. Nathalie Saint-Cricq l'a bien dit tout à l'heure, maintenant les choses doivent être à pression tendance au risque d'apparaître un peu saut si jamais on ne détecte pas une dynamique politique. Donc moi je pense que tout ça est très fragile, qu'il faut essayer d'être constant le plus sincère possible. Une chose est sûre, tout à l'heure dans mon portrait, vous avez évoqué le moment où j'étais porte-parole du Parti Socialiste. »
France Inter — Questions politiques · Benoît Hamon : le revenu universel, "un moyen d'éradiquer la pauvreté"Vérifier à 16:50
« C'est un moment clé ça quand même. »
Question 287Benoît Hamon : le revenu universel, "un moyen d'éradiquer la pauvreté"
On va aller le tout. Alors on termine par France Télévisions. Karine Bécart qu'est-ce qui vous a marqué cette semaine ?
Réponse directe
Vous avez raison Nathalie parce que donc je vais encore parler de France 2. Moi ce qui m'a marqué c'est l'émission politique jeudi avec Manuel Valls. Alors plus que France 2 c'est surtout Manuel Valls qui m'a intéressée. C'était quand même hyper intéressant de voir cet homme dans sa campagne totalement coincé. C'est-à-dire que toutes les questions qu'on lui pose c'est évidemment pour se justifier sur ce qui s'est passé avant. Sur ce qu'il a fait ces 5 dernières années. Alors il s'y attendait évidemment mais il passe quand même son temps aujourd'hui à dire. J'assume parfaitement tout ce qui a été fait. C'est presque devenu son vrai slogan. Alors ce qui était vraiment très intéressant c'est à…
« Vous avez raison Nathalie parce que donc je vais encore parler de France 2. Moi ce qui m'a marqué c'est l'émission politique jeudi avec Manuel Valls. Alors plus que France 2 c'est surtout Manuel Valls qui m'a intéressée. C'était quand même hyper intéressant de voir cet homme dans sa campagne totalement coincé. C'est-à-dire que toutes les questions qu'on lui pose c'est évidemment pour se justifier sur ce qui s'est passé avant. Sur ce qu'il a fait ces 5 dernières années. Alors il s'y attendait évidemment mais il passe quand même son temps aujourd'hui à dire. J'assume parfaitement tout ce qui a été fait. C'est presque devenu son vrai slogan. »
France Inter — Questions politiques · Benoît Hamon : le revenu universel, "un moyen d'éradiquer la pauvreté"Vérifier à 8:47Voir 2 autres passages
« Alors ce qui était vraiment très intéressant c'est à la toute fin de l'émission on a Philippe Martinez le patron de la CGT qui lui pose une question. Qui ne lui pose pas une question sur derrière mais qui lui pose une question sur l'avenir. Il lui dit bon alors vos mesures pour l'emploi ça n'a pas fonctionné donc vous qui êtes candidat à l'élection présidentielle qu'est-ce que vous proposez ? On se dit ah ça y est là il a quand même vraiment un boulevard pour nous dire ce qu'il va faire. Bah là il est coincé en fait il n'a rien à proposer si ce n'est ce qu'il a déjà fait et qui n'a pas totalement fonctionné comme on l'a bien marqué. »
France Inter — Questions politiques · Benoît Hamon : le revenu universel, "un moyen d'éradiquer la pauvreté"Vérifier à 9:17
Question 288Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"
Cette orientation écologique et antiproductiviste, si je vous ai bien entendu, Benoît Hamon, c'est ce qui vous distingue d'Arnaud Montebourg aussi ?
Réponse à côté
Écoutez, c'est, en tout cas, mon projet. Peu importe de qui cela me distingue. Je demande à être jugé sur ce projet. En tout cas, moi, j'ai un projet. Et sur ce projet, je prétends aujourd'hui que continuer à dire qu'il faut faire de la croissance pour atteindre le plein emploi, même si cette croissance, ça se traduit par des choix politiques, des choix industriels, des choix économiques qui sont dangereux pour notre environnement, je ne veux pas faire ce choix-là. Et je considère aujourd'hui que nous devons réfléchir à un objectif qui vise à baisser le chômage par le partage du temps de travail, qu'il faut penser cela parce que c'est le seul moyen d'atteindre un objectif qui est un objecti…
« Écoutez, c'est, en tout cas, mon projet. Peu importe de qui cela me distingue. Je demande à être jugé sur ce projet. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"Vérifier à 4:12Voir 2 autres passages
« En tout cas, moi, j'ai un projet. Et sur ce projet, je prétends aujourd'hui que continuer à dire qu'il faut faire de la croissance pour atteindre le plein emploi, même si cette croissance, ça se traduit par des choix politiques, des choix industriels, des choix économiques qui sont dangereux pour notre environnement, je ne veux pas faire ce choix-là. Et je considère aujourd'hui que nous devons réfléchir à un objectif qui vise à baisser le chômage par le partage du temps de travail, qu'il faut penser cela parce que c'est le seul moyen d'atteindre un objectif qui est un objectif de plein emploi. C'est donc mon choix politique et je le proposerai à nos compatriotes. J'observe aujourd'hui qu'il rejoint les préoccupations de beaucoup de jeunes actifs et ces jeunes actifs, ils demandent quoi ? Ils constatent que le travail salarié sera moins important, qu'ils auront des carrières beaucoup plus hachées, que la protection sociale qui est la leur ne leur permettra pas justement de faire face à ces carrières moins linéaires. Eh bien, ils veulent des protections. Ils veulent des protections comme en ont eu leurs parents et leurs grands-parents qui avaient pour eux l'État-providence et la sécurité sociale et dont ils ont le sentiment parfois que ces parents et ces grands-parents exigent maintenant qu'on démantèle l'État-providence. Eh bien, moi, je pense que ces jeunes générations, ces actifs qui sont aujourd'hui les forces vives de notre pays aspirent à du service public mais qui correspondent à leurs besoins, à des protections sociales qui correspondent à leur vie concrète et c'est autour de ça qu'on doit construire des réponses à gauche. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"Vérifier à 4:27
Question 289Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"
Avant de feuilleter la presse avec Hélène Jouan, je reviens une minute sur Manuel Valls. Vous avez grandi dans le même creuset, Benoît Hamon, celui du rocardisme. Qu'est-ce qu'il vous reste de... Vous en parlez moins que Manuel Valls, mais qu'est-ce qu'il vous reste de Michel Rocard ?
Réponse directe
Une critique féroce du capitalisme qui avait été celle de Michel Rocard. Le choix d'un modèle de développement respectueux de l'environnement, l'aspiration profonde à ce que le progrès économique soit conciliable avec le progrès social. Tout ça, je le retiens de Michel Rocard comme je retiens une leçon de lui. Le choix systématique de la démocratie. Alors, ça n'a pas été facile quand il était premier ministre. Il est lui-même passé par 49-3. Je me souviens que Manuel Valls avait utilisé cet argument oubliant qu'il n'avait qu'une majorité relative. Mais profondément, Michel Rocard était un homme qui faisait confiance à la démocratie, c'est-à-dire l'intelligence collective. Moi, je m'inspire…
« Une critique féroce du capitalisme qui avait été celle de Michel Rocard. Le choix d'un modèle de développement respectueux de l'environnement, l'aspiration profonde à ce que le progrès économique soit conciliable avec le progrès social. Tout ça, je le retiens de Michel Rocard comme je retiens une leçon de lui. Le choix systématique de la démocratie. Alors, ça n'a pas été facile quand il était premier ministre. Il est lui-même passé par 49-3. Je me souviens que Manuel Valls avait utilisé cet argument oubliant qu'il n'avait qu'une majorité relative. Mais profondément, Michel Rocard était un homme qui faisait confiance à la démocratie, c'est-à-dire l'intelligence collective. Moi, je m'inspire de cela. Mes choix politiques n'ont pas toujours été les mêmes que les siens. Mais incontestablement, ces leçons étaient précieuses dans ma jeunesse militante et elles continuaient à irriguer ce qu'est mon projet politique aujourd'hui. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"Vérifier à 8:01
Question 290Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"
Égalité, fraternité, défense des humiliés de la vie, république sociale, état qui protège les plus vulnérables, candidateur de conciliation et de réconciliation, vous auriez pu prononcer le discours d'Evry ?
Réponse à côté
Peut-être, peut-être aurais-je été aussi plus crédible en prononçant un discours comme celui-là que Manuel Valls.
« Peut-être, peut-être aurais-je été aussi plus crédible en prononçant un discours comme celui-là que Manuel Valls. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"Vérifier à 0:13
Question 291Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"
Elles sont parfaitement réconciliables. Ah bon ?
Réponse directe
Non, mais je dis que, de ce point de vue-là, il faut regarder qui a théorisé les gauches d'irréconciliables, c'est Manuel Valls, et d'ailleurs avec symétriquement un partenaire, Jean-Luc Mélenchon, qui lui ne conçoit pas travailler un jour avec le Parti Socialiste, pas davantage, que Manuel Valls ne conçoit travailler avec les écologistes et le reste de la gauche. Donc nous avons deux personnes qui ont métadiquement tapé sur le même clou. Et aujourd'hui, une fracture existe incontestablement dans la gauche. Moi, je prétends que sur la question du modèle de développement et du rapport que nous voulons avoir à la croissance, moi, je fus croyant, je ne le suis plus. Je ne pense pas aujourd'hui…
« Non, mais je dis que, de ce point de vue-là, il faut regarder qui a théorisé les gauches d'irréconciliables, c'est Manuel Valls, et d'ailleurs avec symétriquement un partenaire, Jean-Luc Mélenchon, qui lui ne conçoit pas travailler un jour avec le Parti Socialiste, pas davantage, que Manuel Valls ne conçoit travailler avec les écologistes et le reste de la gauche. Donc nous avons deux personnes qui ont métadiquement tapé sur le même clou. Et aujourd'hui, une fracture existe incontestablement dans la gauche. Moi, je prétends que sur la question du modèle de développement et du rapport que nous voulons avoir à la croissance, moi, je fus croyant, je ne le suis plus. Je ne pense pas aujourd'hui que courir après quelques déciles de croissance, quand cela se paye au prix de la destruction de notre écosystème, de la biodiversité de la planète et au prix de la remise en cause de nos droits sociaux, je ne pense pas que ce cap sur la croissance soit bon pour notre pays. Je pense que sur la question du travail, de la souffrance au travail, du surmenage qui est celui de nos compatriotes et du fait qu'on perd sa santé au travail, il y a aujourd'hui besoin de reconstruire une offre politique qui peut là aussi rassembler la gauche. Et enfin, la démocratie, sur le fond, constatons quoi que la Vème République, aujourd'hui, elle ne permet pas à la démocratie de respirer, que les citoyens, et ça a été le cas lors des 2 49.3 qu'a décidé Manuel Valls, se sont sentis dépossédés d'une forme de capacité à choisir ce qu'ils veulent pour eux-mêmes et notamment pour leur travail, en l'occurrence quand il s'agissait de la loi El Khomri. Donc, voilà, moi, je pense que sur ces questions, la démocratie, le modèle de développement, ce qui associe le progrès économique et l'écologie, mais aussi le rapport au travail, en lien notamment avec la révolution numérique qui va raréfier le travail. Il faudra donc penser à son partage. Sur ces questions-là, les passerelles, elles sont nombreuses. La gauche peut se reconcilier, si tant est, qu'on ne la laisse pas à Jean-Luc Mélenchon d'un côté et à Manuel Valls de l'autre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"Vérifier à 2:25
Question 292Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"
En tenant ce discours, Benoît Hamon, en qualifiant cette candidature de clivante, vous donnez raison à Manuel Valls, non pas au candidat, mais au Premier ministre, celui qui disait que les gauches étaient irréconciliables, alors elles sont inconciliables ou irréconciliables ?
Réponse directe
Non, mais je dis que, de ce point de vue-là, il faut regarder qui a théorisé les gauches d'irréconciliables, c'est Manuel Valls, et d'ailleurs avec symétriquement un partenaire, Jean-Luc Mélenchon, qui lui ne conçoit pas travailler un jour avec le Parti Socialiste, pas davantage, que Manuel Valls ne conçoit travailler avec les écologistes et le reste de la gauche. Donc nous avons deux personnes qui ont métadiquement tapé sur le même clou. Et aujourd'hui, une fracture existe incontestablement dans la gauche. Moi, je prétends que sur la question du modèle de développement et du rapport que nous voulons avoir à la croissance, moi, je fus croyant, je ne le suis plus. Je ne pense pas aujourd'hui…
« Non, mais je dis que, de ce point de vue-là, il faut regarder qui a théorisé les gauches d'irréconciliables, c'est Manuel Valls, et d'ailleurs avec symétriquement un partenaire, Jean-Luc Mélenchon, qui lui ne conçoit pas travailler un jour avec le Parti Socialiste, pas davantage, que Manuel Valls ne conçoit travailler avec les écologistes et le reste de la gauche. Donc nous avons deux personnes qui ont métadiquement tapé sur le même clou. Et aujourd'hui, une fracture existe incontestablement dans la gauche. Moi, je prétends que sur la question du modèle de développement et du rapport que nous voulons avoir à la croissance, moi, je fus croyant, je ne le suis plus. Je ne pense pas aujourd'hui que courir après quelques déciles de croissance, quand cela se paye au prix de la destruction de notre écosystème, de la biodiversité de la planète et au prix de la remise en cause de nos droits sociaux, je ne pense pas que ce cap sur la croissance soit bon pour notre pays. Je pense que sur la question du travail, de la souffrance au travail, du surmenage qui est celui de nos compatriotes et du fait qu'on perd sa santé au travail, il y a aujourd'hui besoin de reconstruire une offre politique qui peut là aussi rassembler la gauche. Et enfin, la démocratie, sur le fond, constatons quoi que la Vème République, aujourd'hui, elle ne permet pas à la démocratie de respirer, que les citoyens, et ça a été le cas lors des 2 49.3 qu'a décidé Manuel Valls, se sont sentis dépossédés d'une forme de capacité à choisir ce qu'ils veulent pour eux-mêmes et notamment pour leur travail, en l'occurrence quand il s'agissait de la loi El Khomri. Donc, voilà, moi, je pense que sur ces questions, la démocratie, le modèle de développement, ce qui associe le progrès économique et l'écologie, mais aussi le rapport au travail, en lien notamment avec la révolution numérique qui va raréfier le travail. Il faudra donc penser à son partage. Sur ces questions-là, les passerelles, elles sont nombreuses. La gauche peut se reconcilier, si tant est, qu'on ne la laisse pas à Jean-Luc Mélenchon d'un côté et à Manuel Valls de l'autre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"Vérifier à 2:25
Question 293Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"
Et un dernier mot, est-ce que vous ne vous sentez pas un peu responsable aussi de cette candidature Valls si vous n'aviez pas fait pression avec Arnaud Montebourg pour dégager Jean-Marc Ayrault de Matignon au printemps 2014 ?
Réponse à côté
Je pense que avec ou sans Benoît Hamon, avec ou sans François Hollande, avec ou sans qui que ce soit, Manuel Valls aura été candidat à l'élection présidentielle. Ah oui. Je pense que c'est un projet qu'il nourrit depuis très très longtemps. La preuve, c'est sa deuxième candidature, je vous le rappelle.
« Je pense que avec ou sans Benoît Hamon, avec ou sans François Hollande, avec ou sans qui que ce soit, Manuel Valls aura été candidat à l'élection présidentielle. Ah oui. Je pense que c'est un projet qu'il nourrit depuis très très longtemps. La preuve, c'est sa deuxième candidature, je vous le rappelle. »
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Question 294Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"
Ah c'était pas crédible ?
Réponse directe
Non, je pense que, quelle que soit la sincérité des intentions du candidat Manuel Valls, ses intentions de candidat contredisent ses actes de Premier ministre. Et je pense que sa candidature est sans doute la plus clivante qu'il soit aujourd'hui au Parti Socialiste à raison des choix qu'il a fait, des mots qu'il a prononcés, les mots de Munich à l'endroit de Mme Merkel sur la question des réfugiés, les mots sur la déchéance de nationalité, les mots sur le Burkini, et surtout les actes posés notamment à travers la loi travail, une loi qui non seulement a inversé la hiérarchie des normes, mais a rendu beaucoup plus vulnérables les salariés français. A raison de ces actes-là, sa candidature es…
« Non, je pense que, quelle que soit la sincérité des intentions du candidat Manuel Valls, ses intentions de candidat contredisent ses actes de Premier ministre. Et je pense que sa candidature est sans doute la plus clivante qu'il soit aujourd'hui au Parti Socialiste à raison des choix qu'il a fait, des mots qu'il a prononcés, les mots de Munich à l'endroit de Mme Merkel sur la question des réfugiés, les mots sur la déchéance de nationalité, les mots sur le Burkini, et surtout les actes posés notamment à travers la loi travail, une loi qui non seulement a inversé la hiérarchie des normes, mais a rendu beaucoup plus vulnérables les salariés français. A raison de ces actes-là, sa candidature est clivante aujourd'hui. »
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Question 295Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"
On n'en serait peut-être pas dans cette situation politique ?
Réponse à côté
Je pense que avec ou sans Benoît Hamon, avec ou sans François Hollande, avec ou sans qui que ce soit, Manuel Valls aura été candidat à l'élection présidentielle. Ah oui. Je pense que c'est un projet qu'il nourrit depuis très très longtemps. La preuve, c'est sa deuxième candidature, je vous le rappelle.
« Je pense que avec ou sans Benoît Hamon, avec ou sans François Hollande, avec ou sans qui que ce soit, Manuel Valls aura été candidat à l'élection présidentielle. Ah oui. Je pense que c'est un projet qu'il nourrit depuis très très longtemps. La preuve, c'est sa deuxième candidature, je vous le rappelle. »
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Question 296Benoît Hamon : "Il y a des choses positives dans ce quinquennat, mais nous avons échoué sur la question sociale"
Tout est acheté ?
Réponse à côté
Non. Il y a bien des choses positives, mais l'essentiel c'est qu'aujourd'hui sur la question sociale, celle des inégalités, de la pauvreté ou du chômage, l'échec est là. Moi j'ai été ministre, j'ai fait une loi consommation dont aujourd'hui on considère qu'elle a énormément d'effets positifs pour les consommateurs français. Pourquoi ? Parce qu'elle leur redonne du pouvoir. Je sais ce que j'ai pu faire à l'économie sociale et solidaire, je sais ce qui se fait à l'éducation nationale avec Najat Vallaud-Belkacem, à la santé avec Marisol Touraine. Je ne participerai pas à une curée anti-Hollande, je considère qu'il y a des choses positives qui ont été faites. Mais à cette étape, sur la question…
« Non. Il y a bien des choses positives, mais l'essentiel c'est qu'aujourd'hui sur la question sociale, celle des inégalités, de la pauvreté ou du chômage, l'échec est là. Moi j'ai été ministre, j'ai fait une loi consommation dont aujourd'hui on considère qu'elle a énormément d'effets positifs pour les consommateurs français. Pourquoi ? Parce qu'elle leur redonne du pouvoir. Je sais ce que j'ai pu faire à l'économie sociale et solidaire, je sais ce qui se fait à l'éducation nationale avec Najat Vallaud-Belkacem, à la santé avec Marisol Touraine. Je ne participerai pas à une curée anti-Hollande, je considère qu'il y a des choses positives qui ont été faites. Mais à cette étape, sur la question démocratique comme sur la question sociale, il me semble que nous avons échoué. Et si je peux dire un mot sur la question démocratique, Pierre Veil, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il y a des choses positives dans ce quinquennat, mais nous avons échoué sur la question sociale"Vérifier à 7:04Voir 1 autre passage
« ce qui moi me donne l'envie aujourd'hui de participer encore plus fortement au débat politique, c'est qu'on vit dans une démocratie par intermittence. On vote tous les 5 ans, mais les Français ont le droit de vote, mais entre deux votes, ils n'ont plus de voix. Et la meilleure démonstration de cela, c'est qu'on n'ait pu avoir la loi travail. La loi travail, elle s'est imposée contre la vie du Parlement, contre la vie d'une majorité de syndicats, contre la vie d'une majorité de Français, et on n'a rien pu faire pour l'en empêcher. On a appliqué la Constitution. C'est bien la raison pour laquelle je milite pour une 6ème République. Une 6ème République qui permette de faire respirer la démocratie. Ça a sans doute été la 5ème République un modèle qui fonctionnait à la démocratie. Comment on fait respirer la démocratie ? D'abord, en faisant en sorte que le chef de l'exécutif ne soit plus un irresponsable devant le Parlement tel qu'il est aujourd'hui, c'est-à-dire qu'on ne puisse rien faire pour contester ses choix, qu'il ait le droit pendant 5 ans de dominer autrui ou de faire ce qu'il veut, y compris de trahir ses engagements électoraux, mais qu'on ait la possibilité que le Parlement, avec moins de députés sans doute, un Sénat qui pourrait être fusionné avec le Conseil économique et social et environnemental, mais qu'on ait les moyens de contrôler l'action de l'exécutif et de faire en sorte que la démocratie respire. Et puis, un mot sur le Parlement, il n'est aujourd'hui représentatif que d'un électeur sur deux. Il ne représente pas toutes les nuances de la vie politique française. Quand une moitié de l'électorat n'a aucun représentant au Parlement, tout ça aussi, c'est une forme de déni de démocratie. Dans ce domaine-là aussi, il faudra faire évoluer et changer de République. La monarchie républicaine, ça suffit. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il y a des choses positives dans ce quinquennat, mais nous avons échoué sur la question sociale"Vérifier à 7:49
Question 297Benoît Hamon : "Il y a des choses positives dans ce quinquennat, mais nous avons échoué sur la question sociale"
Vous connaissez les préoccupations des Français ?
Réponse directe
Je les connais, mais je sais aujourd'hui que 5,5 millions de personnes sont à Pôle emploi. Je sais que la pauvreté augmente dans la jeunesse. Je sais aujourd'hui qu'on se rapproche d'un modèle social qui est celui des Anglais ou des Allemands avec des taux de pauvreté qui sont insupportablement élevés, où on peut travailler et être pauvre. Je sais aujourd'hui que les phénomènes de ghettoïsation ne cessent de s'amplifier. Tout ça, on n'en parle pas. Les grandes oubliées, toujours, ce sont les classes populaires. Voulez-vous que je vous dise, les dirigeants politiques de ce pays ne parlent aux classes populaires que pour évoquer avec elles la question identitaire ? Je ne méprise pas cette que…
« Je les connais, mais je sais aujourd'hui que 5,5 millions de personnes sont à Pôle emploi. Je sais que la pauvreté augmente dans la jeunesse. Je sais aujourd'hui qu'on se rapproche d'un modèle social qui est celui des Anglais ou des Allemands avec des taux de pauvreté qui sont insupportablement élevés, où on peut travailler et être pauvre. Je sais aujourd'hui que les phénomènes de ghettoïsation ne cessent de s'amplifier. Tout ça, on n'en parle pas. Les grandes oubliées, toujours, ce sont les classes populaires. Voulez-vous que je vous dise, les dirigeants politiques de ce pays ne parlent aux classes populaires que pour évoquer avec elles la question identitaire ? Je ne méprise pas cette question. Il y a une angoisse identitaire en France. Mais ce qui m'insupporte, je le dis avec beaucoup de franchise, c'est que finalement, on abandonne la question sociale pour ne parler aux classes populaires que de la question identitaire. Et le débat, aujourd'hui, absolument incroyable sur le Birkini, est le symbole de cet échec de la classe politique française. Pourquoi est-ce incroyable, ce débat ? Mais vous vous rendez compte que dans certaines communes, sans qu'on ait jamais vu un seul Birkini, on prend des arrêtés pour dire en gros quoi ? C'est qu'il est interdit de porter une tenue qui n'est pas interdite par la loi, à ce que je sache, qui pourrait troubler l'ordre public, sans qu'on sache si, oui ou non, ça trouble l'ordre public. Mais à partir de ce principe-là, si on considère qu'il y a là, sur les plages, il ne faut pas porter de tenue religieuse ou être visible ou donner une marque de visibilité à sa religion. Mais qu'est-ce qui empêchera demain que la djellaba et la barbe sur les plages soient considérées comme une forme de provocation ? Vous vous rendez compte, aujourd'hui, où nous en sommes arrivés ? Nous en sommes arrivés à ce que sur le Birkini, le Premier ministre s'exprime, dise que c'est une forme d'asservissement de la femme et qu'il ne faut pas légiférer. Mais si c'est si grave, qu'il légifère ? Je trouve que la capacité que nous avons à construire aujourd'hui des débats qui sont des débats, honnêtement, qui n'ont qu'une conséquence, c'est d'expliquer aujourd'hui que la France a un problème avec l'islam et les musulmans. Et moi, je revendique appartenir à une tradition politique qui considère que la laïcité, c'est une laïcité sans épithète. Ça veut dire qu'il y a des principes, ceux de la Déclaration des droits de l'homme, ceux de la loi 1905. Et à ce titre, l'islam doit être traité comme une religion ordinaire. Ça n'est pas une sous-religion que l'on traite par un biais post-colonialiste ou une religion dont on considère que finalement elle est un nid permanent de terroristes qu'on traite par le biais sécuritaire. Il faut trouver ce cadre. Et ce cadre, à mes yeux, il ne peut pas être trouvé par des déclarations intempestives de dirigeants politiques qui ne cessent de vouloir faire leur beurre politique et leur beurre électoral sur la question de l'islam. C'est pour ça que, je vous le dis, moi je n'aime pas les vêtements qui pourraient marquer l'idée qu'il y a une inégalité entre la femme et l'homme, mais considérer aujourd'hui qu'il faille légiférer pour la droite ou passer des arrêtés sur le burkini pour d'autres, »
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Question 298Benoît Hamon : "Il y a des choses positives dans ce quinquennat, mais nous avons échoué sur la question sociale"
Aujourd'hui, les sujets sécuritaires semblent être les plus préoccupants pour les Français, bien plus que tous les débats sur la ligne économique, qui est social-libérale, ou qui est un vrai socialiste. Cette dominante sécuritaire, est-ce un avantage pour François Hollande, président sortant ?
Réponse à côté
Le droit à la sûreté, c'est un droit fondamental, comme l'égalité et la liberté. Cela étant dit, aujourd'hui, moi, je ne rentrerai pas dans cette campagne présidentielle en considérant que la question centrale du débat politique, c'est la question identitaire ou la question sécuritaire. Je ne méprise pas ces questions-là, surtout en période de terrorisme.
« Le droit à la sûreté, c'est un droit fondamental, comme l'égalité et la liberté. Cela étant dit, aujourd'hui, moi, je ne rentrerai pas dans cette campagne présidentielle en considérant que la question centrale du débat politique, c'est la question identitaire ou la question sécuritaire. Je ne méprise pas ces questions-là, surtout en période de terrorisme. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il y a des choses positives dans ce quinquennat, mais nous avons échoué sur la question sociale"Vérifier à 3:42
Question 299Benoît Hamon : "Il y a des choses positives dans ce quinquennat, mais nous avons échoué sur la question sociale"
France Inter, Pierre Veil, le 6-9 de l'été. Et notre invité ce matin, Benoît Hamon, député socialiste des Yvelines et candidat à la primaire socialiste, on le sait depuis hier soir. Bonjour Benoît Hamon. Bonjour Pierre Veil. Êtes-vous, Benoît Hamon, avec votre candidature, le symbole à gauche d'une rentrée façon puzzle pour reprendre le titre d'un article du Monde hier ?
Réponse à côté
C'est bien qu'il y ait du monde. Et s'il y a du monde, ça veut dire qu'il n'y a pas déjà de candidat naturel. De candidat naturel pour succéder à François Hollande, même pas lui-même. Et si nous en sommes là, c'est qu'aujourd'hui nous avons le sentiment que si ce quinquennat n'a pas été simple, et que la situation à laquelle François Hollande a été confronté n'a pas été facile, il a été raté notamment parce que sur un certain nombre de questions importantes, la question sociale, la question démocratique, nous avons placé notre politique dans les pas parfois de nos prédécesseurs. Et si aujourd'hui nous sommes dans cette situation où les électeurs de gauche apparaissent déboussolés, désorient…
« C'est bien qu'il y ait du monde. Et s'il y a du monde, ça veut dire qu'il n'y a pas déjà de candidat naturel. De candidat naturel pour succéder à François Hollande, même pas lui-même. Et si nous en sommes là, c'est qu'aujourd'hui nous avons le sentiment que si ce quinquennat n'a pas été simple, et que la situation à laquelle François Hollande a été confronté n'a pas été facile, il a été raté notamment parce que sur un certain nombre de questions importantes, la question sociale, la question démocratique, nous avons placé notre politique dans les pas parfois de nos prédécesseurs. Et si aujourd'hui nous sommes dans cette situation où les électeurs de gauche apparaissent déboussolés, désorientés, c'est que sur ces questions essentielles, qui sont celles sur lesquelles les Français aujourd'hui ont à tendre des réponses, et ceci depuis longtemps, nous avons fait des choix politiques qui, hélas, ont esquivé les vraies réponses, n'ont pas trouvé des solutions. Je pense au chômage de masse, je pense à l'augmentation de la pauvreté, je pense au phénomène de ghettoïsation et de communautarisme qui ont augmenté, à l'isolement des territoires ruraux. Sur ces questions centrales, nous sommes restés, au bout du compte, sur des solutions du passé. Et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui, moi je me réjouis qu'une primaire a lieu, parce que c'est un progrès démocratique, et qu'elle permettra, justement, de mettre en débat des solutions. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il y a des choses positives dans ce quinquennat, mais nous avons échoué sur la question sociale"Vérifier à 0:36Voir 1 autre passage
« Oui, tout ça, c'est le petit bout de la lorgnette, si vous le voulez bien, moi j'aimerais bien qu'on parle des vrais sujets. Aujourd'hui, notre modèle de développement, il est totalement essoufflé. On continue à courir après un demi-point de croissance, et on fait quoi ? On lui sacrifie le code du travail ? On lui sacrifie des droits sociaux ? On sait que le coût environnemental d'un demi-point de croissance est énorme, et pourtant, il n'y a pas un seul de ces candidats classiques qui ne dira pas cap sur la croissance. Moi, je considère aujourd'hui qu'il faut changer de modèle de développement. Je défends quoi ? Le revenu universel d'existence. Le principe selon lequel, aujourd'hui, pour être moins dépendant du travail, toute personne perçoive un revenu universel qui permet justement aussi de quoi ? Réduire le temps de travail, c'est-à-dire reprendre la marge du progrès social. Mieux vivre à son travail, et mieux vivre dans la société. Enfin, développer les formes alternatives d'entrepreneuriat. Ce qui est incroyable aujourd'hui, c'est qu'on ne se retourne pas sur des années d'échecs, des quinquennats qui se succèdent, et à chaque fois, des hommes providentiels. Je dis des hommes, il aurait pu y avoir des femmes, mais des hommes providentiels. C'est l'échec. Les vraies réponses sont esquivées, et on a des commentaires qui sont des commentaires qui, finalement, discutent le principe même d'être candidat. Mais si dans une démocratie, on ne peut pas exposer ses idées, on comprend aussi pourquoi notre modèle démocratique est aujourd'hui largement essoufflé et contesté. »
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Question 300Benoît Hamon : "Il y a des choses positives dans ce quinquennat, mais nous avons échoué sur la question sociale"
Avant de retrouver la revue de presse avec Agnès Soubiran, une question, Benoît Hamon, si François Hollande gagne la primaire, vous le soutiendrez lors de la campagne électorale de 2017 ?
Réponse à côté
Pour une raison. Il y a du monde. Si vous voulez que... Non, mais ce n'est pas le problème qu'il y ait du monde. Pour être au second tour de l'élection présidentielle, il faut réunir la gauche. Il faut que ces deux gauches autoproclamées irréconciliables quand on écoute Manuel Valls ou parfois Jean-Luc Mélenchon, il faut les réunir pour gagner l'élection présidentielle. Et même pour être au second tour de l'élection présidentielle. Et il me semble aujourd'hui que cette capacité à parler avec les écologistes, avec ceux qui appartiennent à des formes de gauche plus contestatrices, plus radicales, ceux qui se sont opposés à la loi travail comme ceux qui ont pu soutenir un certain nombre de réf…
« Pour une raison. Il y a du monde. Si vous voulez que... Non, mais ce n'est pas le problème qu'il y ait du monde. Pour être au second tour de l'élection présidentielle, il faut réunir la gauche. Il faut que ces deux gauches autoproclamées irréconciliables quand on écoute Manuel Valls ou parfois Jean-Luc Mélenchon, il faut les réunir pour gagner l'élection présidentielle. Et même pour être au second tour de l'élection présidentielle. Et il me semble aujourd'hui que cette capacité à parler avec les écologistes, avec ceux qui appartiennent à des formes de gauche plus contestatrices, plus radicales, ceux qui se sont opposés à la loi travail comme ceux qui ont pu soutenir un certain nombre de réformes du gouvernement, cette capacité à construire des ponts, aujourd'hui, François Hollande ne l'a plus. Et vous l'avez ? Sa difficulté, ce sera de renouer un lien de confiance avec les Français et je pense qu'il est trop tard. Et c'est la raison pour laquelle je m'engage. Parce que je considère aujourd'hui qu'il faut rassembler la gauche et qu'il faut démontrer que dans les solutions que l'on propose sur les questions sociales, économiques et démocratiques, on a les moyens sur le fond »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "Il y a des choses positives dans ce quinquennat, mais nous avons échoué sur la question sociale"Vérifier à 9:34
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
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« il faut... Cette dimension du calcul personnel est forte. Puis la deuxième chose, c'est qu'à l'évidence, il s'est lui-même radicalisé. Au fond, ce qu'il offre dans la corbeille de mariage entre la droite et l'extrême droite, c'est le cadavre de l'État de droit, justement. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 16:54
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:06Voir 2 autres passages
« Ça m'est venu en 2016. Ah oui, tu n'y avais pas pensé avant ? Tu sais que ça existe, mais la décision d'y aller, de dire au stade de ma réflexion, pas simplement sur est-ce que j'ai cette immodestie de diriger la France. Il faut quand même être un peu... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:06
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
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« que là où nos représentations collectives mettent la valeur dans la richesse concrète notre contribution à cette ci etc c'est certain que là il y a un biais qui est un biais qui ne correspond pas à l'idéal d'une société telle qu'on pourrait le partager néanmoins à cette étape aujourd'hui nous ce qui nous paraît important c'est d'essayer de désamorcer la contagion des préjugés et des biais et c'est pour ça qu'on pense chez Singa qu'un boulanger kurde qui s'installe dans un village de la Creuse a 100 fois plus d'efficacité sur les représentations que 10 fois cette émission en documentaire dans le même village et qu'il est pour nous crucial de provoquer la rencontre ce qui est intéressant en tout cas vous avez mis un peu là c'est un réseau d'accueil aussi qui s'appelle J'accueil qui est de l'hébergement par les citoyens sur de la longue durée de 3 mois minimum jusqu'à 18 mois qui est un dispositif qui marche très très bien qu'on a lancé en 2015 que moi j'ai repris plus récemment je suis président de J'accueil d'ailleurs et qui est un programme dont les impacts sont incroyables qui coûte beaucoup moins cher à la puissance publique que le fait d'acheter des nuités dans des foyers d'hébergement et qui permet parce que quand on est en immersion dans une famille d'apprendre plus vite le français de connecter avec le réseau qui ne voit pas que pour trouver du boulot dans ce pays il faut du réseau et nous ce qu'on prête en fait c'est pas du capital économique c'est du capital social c'est le réseau des gens qui accueillent c'est le réseau de nos mentors dans nos programmes et ce qu'on essaye de faire à partir de ces preuves de l'inclusion c'est construire un plaidoyer en clair mettant nos voiles là où il y a du vent quand il y a une actualité on essaye d'y raccrocher les enjeux migratoires pour proposer un autre regard et notamment un regard beaucoup plus positif quand il y a eu les universités du MEDEF là de rentrée on a rappelé que 15% des entreprises créées dans ce pays le sont par des étrangers je parle pas d'immigrés parce que dans les immigrés on compte les étrangers mais aussi ceux qui ont été naturalisés dans les statistiques où vous avez aujourd'hui 10,7% de la population qui est immigrée vous avez Emmanuel Valls parce qu'il est né catalan même s'il est français alors que quand on compte juste les étrangers 15% des entreprises créées le sont par des étrangers donc ça dit aujourd'hui que leur contribution à la création de valeurs à l'initiative à l'innovation elle est tout sauf mince tout sauf mince »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06Voir 2 autres passages
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On en a eu pas mal. En vérité, on dégustait plutôt qu'on ne l'emportait. Encore que ce n'a pas toujours été vrai. Mais, bon, il y en a eu plein. À Brest, notamment, parce qu'à Brest, il y a une tradition qui est liée à la marine nationale, qui s'appelle la royale elle-même. Et donc, il y a toujours eu un terreau favorable aux idées royalistes, réagles, extrême droite. Même si la Bretagne est longtemps restée très imperméable à Le Pen. Et si Brest s'appelait Brest-la-Rouge, pas pour rien, parce qu'il y avait des ouvriers, des arsenaux, qui constituaient quand même la masse des habitants. Mais il y avait, dans les collages la nuit, parce qu'à l'époque, on faisait des collages, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 7:33Voir 2 autres passages
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 15 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06Voir 2 autres passages
« employée de Singa donc elle a dû se nourrir évidemment de tout ce qu'on fait en Europe mais maintenant on est capable nous aujourd'hui dans la manière dont on a tourné notre plaidoyer par exemple de greffer notre plaidoyer sur ce qui se passe sur le dossier des retraites par exemple quand il y a eu les manifestations contre le report de l'âge légal à 64 ans qu'est-ce qu'a fait Singa on a pris le sujet des retraites on a dit ok bon bah alors essayons d'imaginer et parlons à des électeurs du RN qui sont contre le report de l'âge légal à 64 ans qui ont été manifestés avec des électeurs de gauche etc et disons clairement que si on applique le programme du RN c'est-à-dire si on arrête l'immigration si on expulse les travailleurs étrangers on se prive donc d'un strict point de vue utilitariste des cotisations des travailleurs étrangers et là l'âge légal de départ à la retraite le débat il sera plus de 64 ans il sera 66 67 68 ans à très court terme ou alors la baisse des pensions si on veut équilibrer le système c'est-à-dire c'est ou les retraités paieront moins s'il n'y a pas de travailleurs étrangers ou alors il faudra partir plus tard »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 23:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et c'est comme ça que ça doit marcher, etc. Et il y a là quelque chose de très puissant qui, à droite, par ailleurs, contamine un terrain qui était déjà conquis chez beaucoup d'électeurs et de militants de la droite. Mais à cela, je pense qu'il y a une autre lecture qui est une lecture plus historique qui doit nous amener à essayer de regarder la droite française pour ce qu'elle est aussi. Je vous conseille l'excellent bouquin de Laurent Joly sur la question de Vichy, où Laurent Joly, l'historien, analyse combien ce régime n'était pas un régime autoritaire, comme on l'entend, mais bien une dictature. Et il revient sur la genèse, ce basculement vers la fin de la République et la dictature. Et c'est intéressant parce qu'on avait eu le livre de Chapoutot sur les irresponsables qui observait comment le patronat allemand fait le choix, le capital, fait le choix de l'extrême droite en disant qu'ils sont trop crétins, on va réussir à les manipuler. Et à la fin... »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 17:19Voir 2 autres passages
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51Voir 2 autres passages
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« parce qu'en dépit de ce nombre d'un rapport de force assez rare, je veux dire qu'une proposition de gauche soit à ce point soutenue par l'opinion, y compris dans les électeurs de droite, avec une majorité, même chez les Républicains. C'est vraiment très rare. Et pourtant, on perd politiquement. Alors, on perd politiquement en raison de la configuration politique actuelle et surtout en raison du moment dans lequel nous sommes, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 13:12Voir 2 autres passages
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes3 avr. 2019 au 14 févr. 2026 · 28 observations33 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31Voir 2 autres passages
« non la colonisation est-elle un crime ? dans notre histoire la colonisation est-elle un crime ? on est français on a une histoire non très bien la violence systémique exercée par un peuple et une armée sur un autre peuple l'expropriation de ses terres et de ses droits l'esclavage parce que la colonisation ça a été aussi l'esclavage les viols les massacres les fassures culturelles la volonté d'enlever c'est la population bon bref non ce n'est pas un crime Edouard Philippe c'est il doit rester une chose cette émission j'espère que ce sera ça mais il s'est déshonoré mais vraiment déshonoré et pour moi totalement disqualifié de la suite de cette campagne je le crois illégitime au fond après à occuper le fauteuil de président de la république on n'a pas le droit de dire ça c'est une injure y compris allez dire ça aux algériens mais allez dire même aux français qui étaient du contingent mais s'appelaient du contingent qui disaient mais attendez qu'est-ce qu'on fait là pourquoi on fait cette guerre à ces gens qu'on connait pas c'est injuste etc etc et qui se disent mais attend mais on l'a vu que c'était un crime on le sait on nous demandait de commettre des crimes au nom de la colonisation etc et ce qui est dingue c'est qu'on a pas demandé à Edouard Philippe une position sur l'Algérie aujourd'hui on a posé la question sur la colonisation sur le concept même oui et il a dit que c'est pas un crime donc si c'est pas un crime c'est que c'est possible et que c'est autorisé oui et que pourquoi pas quoi pour ne pas donc la colonisation allemande de la France entre 40 et 44 n'était pas un crime »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:00:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées6 juin 2021 au 6 mai 2024 · 7 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, c'est un texte qui est conforme aux obsessions européennes de vouloir faire de l'Europe une citadelle, conforme aussi aux paniques identitaires qui sont celles d'une grande partie des élites européennes. C'est-à-dire ? Le sentiment aujourd'hui que nos modes de vie, nos modèles économiques, sociaux seraient menacés par les migrations, quand en réalité, quand on regarde la démographie européenne, quand on regarde les enjeux économiques, nous savons pertinemment que si nous voulons conserver un haut niveau de protection sociale, un haut niveau de service public, ce qu'on appelle le solde naturel des naissances, c'est-à-dire la démographie européenne, ne nous permettra pas de le conserver et que nous aurons besoin demain de migration légale si nous voulons, ne serait-ce que conserver nos niveaux de vie et notre train de vie. Et c'est pour ça que c'est un mauvais texte et un mauvais texte qui, de surcroît, et c'est cela qui m'inquiète, durcit à nouveau ce que sont les politiques publiques en matière d'entrée et de contrôle des entrées aux frontières de l'Europe et va s'affranchir d'un certain nombre de textes internationaux. La Convention de Genève, un certain nombre de textes sur le droit international maritime, plus on durcit, plus on s'affranchit des droits fondamentaux qui faisaient la spécificité du modèle européen. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 1:28Voir 2 autres passages
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter — Questions politiques · Benoît Hamon : le revenu universel, "un moyen d'éradiquer la pauvreté"
« Exactement. Et donc non mais c'est juste pour dire que sa campagne me semble un petit peu compliquée. »
France Inter — Questions politiques · Benoît Hamon : le revenu universel, "un moyen d'éradiquer la pauvreté"Vérifier à 9:45
« ou d'autres, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Benoît Hamon : "La candidature de Manuel Valls est la plus clivante qui soit"Vérifier à 5:59
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 26:24
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« Il avait quand même une histoire assez originelle. Mais qu'il a toujours posé comme infranchissable cette frontière entre la droite et l'extrême droite. Il a refusé l'alliance à tout prix. Alors, oui, il y a quelque chose qui a radicalement changé. J'ai envie de le prendre à la fois par l'actualité et par la lecture historique de ce qui se passe en France. Ce qui est fascinant dans les périodes comme ça, c'est l'accélération de l'histoire. C'est-à-dire que ce qu'on pressentait être une digue très fragile, presque une fiction de frontières entre la droite et l'extrême droite, entre Rotaillot et Bardella, tout ça saute, et saute presque officiellement, par celui qui a enclenché intellectuellement, politiquement et idéologiquement cette fusion, en quelque sorte, de la droite à l'extrême droite, c'est Nicolas Sarkozy. Le discours sur l'identité nationale à Grenoble, le discours de Dakar sur l'Afrique, tous les ingrédients avaient été posés à l'époque pour une substitution de la question identitaire à la question sociale et pour, finalement, une harmonisation des projets politiques respectifs de la droite et de l'extrême droite. Et on y est. Et je pense que dans le choix Nicolas Sarkozy, il y a une double dimension personnelle. Il a quand même trois autres dossiers à venir devant les tribunaux. Et il espère sans doute de Le Pen ce qu'il n'a pas obtenu de Macron, c'est-à-dire une remise en cause de l'État de droit ou une pression sur le parquet ou une grâce, que sais-je encore, pour s'éviter ce qu'il juge être une injustice, mais qui n'est rien d'autre que l'application du droit et de la justice. Et donc, je pense que dans ce rapprochement avec Le Pen-Bardella, »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 14:51
« en tout cas, dans une ONG dédiée à l'inclusion des personnes réfugiées, c'était à la fois d'appuyer notre plaidoyer sur des faits, à la fois les preuves que l'on collecte nous-mêmes que l'inclusion, ça marche à travers nos programmes, les données scientifiques innombrables qui sont celles de l'Institut Convergence Migration, des Désinfox Migration, de la Chaire des Migrations au Collège de France qui sont des données indiscutables des faits migratoires et des effets des migrations sur nos sociétés et combiner cette analyse des faits avec un récit puisqu'il faut un récit en face, pas se contenter de dire vous êtes complètement con d'avoir peur la migration c'est pas ça ça vous change pas une voie mais comment est-ce qu'on arrive à lutter contre les préjugés et les biais par des récits qui font de la migration un des ingrédients d'un mode de vie à la française dans lequel on se retrouve ou on retrouve un certain nombre d'éléments de notre identité collective ou de nos ressources collectives qu'on habite en Corrèze dans les quartiers nord de Marseille en Corse à Brest ou dans les territoires ultramarins »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 22:30
« Oui, puis j'étais revenu à Brest et donc j'ai découvert, en tout cas pris conscience, on va dire, du racisme en France, alors que j'avais grandi dans un environnement très interculturel, notamment parce que mes parents avaient eu l'intelligence de nous mettre, mes frères et moi, et ma sœur et moi, au collège et à l'école sénégalaise et pas française. Et donc mon premier engagement, il est sur la question antiraciste. Et en fait, il n'est pas une adhésion, il est de maître. L'épinglette ne touche pas à mon pote à l'époque. On appelait ça une épinglette, pas un pince, mais c'était vraiment avec une épinglette. Et derrière, j'enchaîne avec l'université, les études d'éco et de hacke. Et là, il y a un combo en termes d'intensité de l'engagement. Plus, il ne faut jamais réduire la portée d'une victoire, parce qu'on gagne. Ce qui arrive assez rarement au mouvement social, on gagne. On fait reculer le gouvernement sur son projet de loi de sélection par l'argent à l'université. Et derrière, on enchaîne une sorte de montée en puissance de la gauche qui va l'emporter dans la foulée en 88. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 1:20
« alors moi en tant que président de SS France impossible d'approuver un tel budget mais je l'ai dit aux parlementaires après ils sont dans une réalité ils composent avec des réalités politiques des équilibres budgétaires plus globaux sans doute je suis passé par là donc je vois bien la complexité néanmoins si je regarde uniquement ce qui concerne les solidarités à l'égard des publics les plus vulnérables la question de l'insertion par l'activité économique tout ce qui concourt à faire en sorte que ceux qui sont les victimes de la pauvreté économique ne basculent pas justement dans l'exclusion et l'indignité mais ce budget est inacceptable c'est une offense aux aujourd'hui 9,8 millions de français qui vivent sous le seuil de pauvreté une vraie offense qu'il aurait faite et je vais prendre un exemple qui pour moi est symptomatique l'insertion par l'activité économique c'est les entreprises d'insertion les chantiers d'insertion et l'état concourt à cette mission d'intérêt général à hauteur de 300 000 personnes accompagnées sur 100 000 postes il finance 100 000 postes il y a 3 personnes qui vont se succéder en un an sur ces postes qui sont des postes d'insertion la cour des comptes on revient à la cour des comptes mais c'est toujours intéressant de voir ce qu'elle dit dans ces cas là elle dit que c'est un des dispositifs qui est parmi les plus efficaces pour remettre les gens dans le travail et vous avez des gens qui par ailleurs dénoncent à Eu et à Adia je mets un milliard de guillemets la Sistana qui vont faire quoi ? voter un budget qui diminue le nombre de personnes accompagnées de 300 000 à 240 000 60 000 personnes en moins accompagnées dans un programme qui pourtant leur permet de revenir vers le travail donc on a là des choix qui sont des choix qui consistent aujourd'hui à faire ou à mettre le poids du corps des efforts et des sacrifices sur les plus pauvres et à épargner les plus riches donc ce budget aujourd'hui tel qu'on le connaît si je défends les intérêts du secteur ou du mode d'entreprendre qui est le mien oui non »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 37:53
« toujours autour de la fac, en général, ou sur les parkings, ou sur les points de collage, des bagarres assez spectaculaires. Surtout aussi, les parties où on se courait après. C'est de la chasse, mais un jour tu chasses, un jour tu es chassé. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 8:17
« Mais c'est possible dans des conditions, dans des proportions raisonnables et dans des proportions maîtrisées, pour protéger les plus vulnérables, qui sont d'ailleurs les premiers demandeurs. C'est très intéressant. La génération des gens qui ont 40 ou 50 ans et qui sont issus de l'immigration extra-européenne sont les plus demandeurs d'une politique de fermeté et de maîtrise. La question, c'est la maîtrise. Il ne s'agit pas de fermer, il s'agit de maîtriser. »
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58
« Mais il y a quand même un côté assez dingue quand on y pense, à se dire, bon, c'est moi qui vais diriger plus de 65 millions de personnes, avec des pouvoirs considérables, et je suis capable d'être une forme de synthèse du génie de la nation, pour la transformer, blablabla. Donc il y a quand même un moment, un rapport à soi et aux autres qui pose un petit peu de folie. Mais non, ce qui m'a déterminé, c'était la conviction d'avoir identifié des transformations inéluctables et d'observer, en tout cas l'analyse qui était la mienne, une forme d'obsolescence des réponses de la gauche aux grandes transitions au cours. Obsolescence sur la question de la redistribution des richesses ou dans la négociation capital-travail, je ne trouvais rien, ni dans la version modérée de la social-démocratie, le social-libéralisme, quoi que ce soit qui assure la pérennisation des mécanismes de solidarité, des possibilités d'émancipation nouvelle, des réponses à des besoins sociaux non couverts par le secteur public, je ne voyais pas ça, la perspective d'une amélioration des salaires, etc. Et je ne la voyais pas davantage dans la version radicalisée de cette redistribution des richesses. J'ai toujours pensé que Mélenchon, à l'époque, et la France insoumise, proposait une version radicalisée d'une solution socialiste ou social-démocrate sur la question de la redistribution des richesses. »
Le Média — Podcasts · Benoit Hamon | Pourquoi la gauche a perdu le peuple : son analyse lucideVérifier à 9:31
France Inter · Le pacte asile et immigration en Europe - Thibault de Montbrial X Benoît HamonVérifier à 11:58